Oise : Autorisé à sortir pour voter, le détenu se fait la belle !

CLAIRE GUÉDON | Publié le 06.05.2012, 19h35

Il avait la matinée d’aujourd’hui pour aller voter à Maucourt, village au nord de Noyon (Oise). Un détenu de 26 ans, incarcéré au centre pénitentiaire de Liancourt en a du coup profité pour se faire la belle… chez ses parents résidant dans la petite commune. Il y a été localisé en milieu d’après-midi par les gendarmes.

Sa permission de sortie de quatre heures avait été délivrée par le juge d’application des peines afin qu’il puisse se rendre au bureau de vote de Maucourt, où il est inscrit sur les listes électorales.
Vers 8 heures ce matin, le père vient chercher son fils en voiture à la prison de Liancourt. Le condamné doit être revenu au plus tard à midi. Mais de retour, point du tout. Le centre pénitentiaire signale alors ce qui est considéré comme une évasion. Les gendarmes contactent les parents. La mère leur confirme que le fuyard n’est pas bien loin et qu’il a trouvé refuge à la maison. La maman s’engage à ramener son fils à la brigade de gendarmerie de Noyon, où le jeune homme a été placé en garde à vue. Libérable en 2014, il purge une peine depuis cinq ans pour des faits de travail dissimulé, d’escroquerie et de vol. Et surtout, il risque d’être considéré par la justice en état de récidive pour sa tentative d’évasion. En 2009 déjà, il n’avait, semble-t-il, pas respecté les obligations liées au port du bracelet électronique.
Les autorisations de sortie pour aller voter sont peu nombreuses. Généralement, les condamnés (lorsqu’ils ne sont pas privés de leurs droits civiques et civils) ont recours à une procuration. Pour le deuxième tour de l’élection présidentielle, une dizaine de demandes de ce type ont été traitées à la prison de Liancourt.
Plutôt insolite, l’histoire ne dit pas si le détenu qui voulait prendre l’air a bien accompli son devoir de citoyen. Et encore moins, pour qui il a voté. Maucourt et ses 102 votants (sur 132 inscrits) ont en tout cas choisi François Hollande, à plus de 56 %.

Le Parisien

A LA UNE


Police : derrière la fronde, un vrai et profond malaise

Publié le 27/04/2012 08:13 – Modifié le 27/04/2012 à 09:49 | J.C. et G.A.

sécurité

Manifestation de policiers le 25 avril 2012 sur les Champs-Elysées à Paris
Manifestation de policiers le 25 avril 2012 sur les Champs-Elysées à Paris Bertrand Langlois AFP

VIDEO — La mobilisation des policiers de Seine-Saint-Denis mercredi soir à Paris, pour soutenir un collègue mis en examen pour « homicide volontaire » traduit aussi, et surtout, un profond malaise chez les hommes en uniforme.

Un suspect de 29 ans abattu lors d’une poursuite à Noisy-le-Sec samedi dernier en Seine-Saint-Denis, un policier mis en examen pour « homicide volontaire », donc meurtre mercredi, et quelques heures plus tard, 200 policiers qui manifestent aux deux tons sur les Champs-Élysées ! Cet incroyable enchaînement, encore jamais vu en France, éclate au milieu de la campagne électorale et laisse tous les policiers de France sans voix. Sans préjuger des suites de l’enquête, et de la responsabilité envisagée du fonctionnaire de 33 ans qui met en avant « la légitime défense » pour expliquer l’usage de son arme de service, le coup de sang de ses collègues, et de tous les syndicats de police, illustre un malaise qui ne fait que grandir depuis de longs mois.

Pressurés par la politique du chiffre, démoralisés par la baisse drastique de leurs effectifs et de leurs moyens, inquiets face à une délinquance de plus en plus violente et déterminée, se sentant incompris par la justice et mal aimés par les citoyens qu’ils défendent, les policiers ont du vague à l’âme. « Notre ancien ministre, qui disait nous aimer, nous tue à petit feu », déplore un policier toulousain à propos de Nicolas Sarkozy, un temps envisagé comme le sauveur et qui ne trouve plus personne dans « la Grande maison » pour le défendre aujourd’hui.

«Armée mexicaine»

« Quand je suis rentré dans la police voilà 30 ans, il fallait avoir ses indics, amener des affaires. Aujourd’hui on nous parle toujours d’indicateurs mais ce ne sont plus les mêmes ! », ironisait voilà quelques mois un commandant, à l’heure de quitter son poste toulousain. La police des chiffres, « qui remplit des cases et oublie la réalité de ses vraies missions », les fonctionnaires l’exècrent. « Des chiffres, des indicateurs d’activité, bien sûr qu’il en faut. C’est nécessaire, mais comment envisager uniquement cela pour diriger un commissariat ? C’est impossible. Et en plus, les commissaires sont tellement obnubilés par ces indicateurs que les rapports humains sont catastrophiques. D’ailleurs, ils n’existent plus ! », constate un ancien. « Ce boulot je l’ai aimé, adoré même. Aujourd’hui je ne viens plus que pour la paye… », ajoute un autre.

Et ce malaise se traduit par des tensions quotidiennes avec une hiérarchie décrite comme « une véritable armée mexicaine bientôt y aura plus de chefs que de soldats » et qui doit faire « toujours plus » avec des moyens toujours moindres. Seulement cinq cents recrutements de gardiens de la paix sont prévus en 2012 sur la France. « Uniquement sur la Haute-Garonne, 81 départs en retraite sont annoncés . Imaginez au niveau national », lâche un syndicaliste policier. L’arithmétique de la révision générale des politiques publiques est simple : 10000 fonctionnaires en moins entre 2008 et 2013. « La mise en examen de notre collègue est la goutte d’eau de trop !, avertit un gardien de la paix. Ça va exploser ! »

Jean Cohadon


La police s’invite dans la présidentielle

Cette affaire a suscité hier de très nombreuses réactions dans la classe politique et bien sûr de la part des candidats à la présidentielle.

Allant dans le sens de nombreux policiers, Nicolas Sarkozy souhaite la mise en place d’une «présomption de légitime défense pour les policiers et gendarmes dans l’exercice de leurs fonctions», une proposition déjà faite par la présidente du Front national, Marine Le Pen. Le président-candidat exprime « son soutien et sa compréhension aux collègues du policier mis en examen tout en assurant ne « pas juger la justice dans cette affaire. Mais seulement agir, en qualité de chef de l’état, pour défendre l’honneur de fonctionnaires lorsqu’ils sont mis en cause ».

François Hollande préconise pour sa part « une protection administrative des policiers mis en examen pour qu’ils ne perdent pas leur salaire ». Le candidat socialiste s’en remet à « l’indépendance de la justice que personne ne peut remettre en cause ». Il garantit aussi les policiers « de sa compréhension en cette période où ils voient leurs moyens réduits ». Et, le député de Corrèze de souligner « qu’après une mise en examen, c’est la présomption d’innocence qui demeure ». Il a aussi souligné qu’il n’était «pas favorable, par principe, à tout annonce de législation nouvelle quand il se passe un incident ou un fait divers».

Quant au Syndicat de la magistrature il juge «abérrante» la réaction du ministre de l’Intérieur qui soutient la version de la légitime défense soutenue par le policier».

G.A.

Vidéo : Le ras-le-bol des policiers s’invite dans la campagne

Le ras-le-bol des policiers s'invite dans la campagne

Polique du chiffre : ces lettres de « mission » qui agacent la base

Révélée en septembre dans nos colonnes, la lettre de mission adressée aux policiers de la formation des motocyclistes urbains du commissariat central de Toulouse avait fait grand bruit. Un commissaire fixait à ses hommes des indications très précises : « 24 interpellations par mois et 600 timbres-amendes par mois constituant des minimums ». Un rappel à l’ordre pour tenter de mobiliser des fonctionnaires qui traînaient des bottes, mécontents d’une réorganisation de leur emploi du temps. « Un exemple parmi d’autre de l’absurdité de la politique du chiffre », préfère un policier de la Ville rose.

« Cette politique se traduit par du concret. Il faut lire les lettres de mission. Si ça continue, on va nous annoncer en janvier le nombre exact de délinquants qu’il nous faut arrêter sur douze mois », annonce un enquêteur de la sûreté départementale de la Haute-Garonne. Et les objectifs prennent trop souvent des airs de «Mission impossible» aux yeux des enquêteurs.

« Comment je peux savoir si je vais arrêter cinq détenteurs d’armes, douze voleurs de cuivre ou vingt-deux vendeurs de barrettes de haschich ? Avant, le taulier, le patron, te donnait les objectifs autour d’un verre et te réclamait, avant tout, des affaires d’initiative. Ensuite, c’est devenu plus officiel, à travers des courriers et des pourcentages. Maintenant c’est chiffré : tant d’écrous dans l’année et tant pis pour l’avis des juges, et parmi eux, tant dealers de shit, tant de braqueurs ou de pickpockets. Je ne crois pas que le nombre de meurtriers est précisé mais ça ne saurait tarder », rigole un jeune retraité en prévenant, « Il était grand temps que je parte… »

« Aujourd’hui, avant de se lancer dans une enquête, il faut la chiffrer. Ce n’est pas le voyou qui compte pour nos chefs, c’est l’argent que sa traque va coûter », déplore de son côté un enquêteur du service régional de police judiciaire. Et un de ses collègues lâche : « Pour une affaire Merah aux moyens énormes, quelle tristesse au quotidien ! »

J.C.


« Les gardiens de la paix se sentent abandonnés»

Matthieu Molines, un doctorant du Centre de recherche en management de l’Université de Toulouse 1 Capitole, vient de réaliser une étude sur les conditions de travail et le ressenti des gardiens de la paix.

Ce travail, dont les résultats doivent être rendus publics dans les jours qui viennent, révèle un certain, pour ne pas dire un fort, malaise au sein de la profession. Les conclusions font notamment état « de dysfonctionnements au niveau du management et d’un sentiment d’abandon de la part de la hiérarchie ».

C’est à partir du réseau de milliers de délégués du syndicat Alliance (second syndicat de gardiens de la paix) que Matthieu Molines a mené son travail. Plus de 6000 policiers, sur les 130 000 qu’il a sollicités, ont répondu aux trois questionnaires établis par le jeune chercheur. Parmi les sondés, 70 % sont très critiques vis-à-vis de leur commandement. Ils sont la même proportion à estimer que faire du chiffre est essentiel » tout en déplorant que la politique du résultat, c’est-à-dire celle des vraies enquêtes qui aboutissent à quelque chose de vraiment probant, soit mise en retrait au bénéfice du chiffre justement. Ces policiers affirment également regretter à 71 % « ne pas être suffisamment reconnus » et à 81 % « de ne pas être suivis par la justice ». 80 % se plaignent du poids de « la paperasserie et des lourdeurs bureaucratiques ». Pour la plupart, « tout cela joue sur le stress et la motivation et en pousse certains à se suicider ».

G.A.


« Ils en ont marre !»

Alain Hamon, journaliste et écrivain spécialiste de la police, répond à nos questions.

La manifestation de policiers, en soutien à leur collègue mis en examen ne traduit-elle pas un malaise plus profond dans la police ?

Oui. Et ce malaise est bien réel. Beaucoup de policiers en ont marre de ne pas être suffisamment considérés et soutenus par leur hiérarchie, par la population et la justice qui ne donne pas toujours suite à leurs procédures qui, il faut le préciser, sont loin d’être toujours assez bien ficelées pour aller jusqu’au tribunal. Cette affaire de coups de feu mortels, comme ces procédures mal ficelées, montrent d’ailleurs qu’il y a aussi un problème de formation. Et plus particulièrement au niveau des gardiens de la paix et des brigades anticriminalité. Les policiers en ont aussi assez mare d’être instrumentalisés par les politiques qui, pour séduire l’opinion publique, exigent d’eux qu’ils fassent du chiffre aux dépens d’un véritable travail de fond.

Les policiers ont déferlé sur les Champs-Élysées alors qu’ils n’ont pas le droit de manifester…

Ils ont un droit de réserve qu’ils n’ont pas respecté. Cette manifestation, qui semble spontanée, est aussi l’expression des dissensions qui secouent actuellement le syndicat SGP Unité police dont le policier mis en examen est délégué. La direction semble avoir été dépassée par sa base. Il n’empêche que cette violation du droit de réserve est inquiétante d’autant que c’est la seconde fois en quelques mois. L’an dernier, des policiers avaient déjà manifesté devant le tribunal de Bobigny pour dénoncer la condamnation de trois de leurs collègues qui avaient volontairement tronqué une procédure pour faire accuser un innocent. Tout ça montre que c’est un peu le souk en ce moment dans la police».

Recueilli par Guillaume Atchouel

Alain Hamon vient de publier « Police, l’envers du décor » éditeur : Jean-Claude Gawsewitch

EN DIRECT. Joly accuse Sarkozy de tenir «des propos pétainistes»

 

 

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Publié le 27.04.2012, 20h11 | Mise à jour : 20h17

 
L'ancienne candidate Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à la présidentielle, Eva Joly, a accusé vendredi Nicolas Sarkozy de mettre

L’ancienne candidate Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à la présidentielle, Eva Joly, a accusé vendredi Nicolas Sarkozy de mettre « en avant des propos pétainistes », en référence à la stratégie d’entre-deux-tours du président-candidat UMP. | AFP/Dirk Waem

Au lendemain du match des deux finalistes de la course à l’Elysée sur France 2, le duel à distance entre Nicolas Sarkozy et François Hollande s’est poursuivi ce vendredi. Avec toutefois un invité de dernière minute : Dominique de Villepin, absent de la campagne de 1er tour, s’est dit «effrayé» par la stratégie du président candidat vis-à-vis du FN.

 
 

«Les lignes rouges républicaines sont franchies une à une», a-t-il estimé dans une tribune au vitriol contre son ennemi juré.

Alors que l’ombre du Front national plane sur l’entre-deux tours, le ton de la campagne s’est radicalisé dans le choix des formules et références. Dans les deux camps, les comparaisons aux totalitarismes nazis et communistes se sont multipliées ces dernières heures. Accusé par Jean-Luc Mélenchon, ancien candidat du Front de gauche, d’utiliser des termes sortis de la «Collaboration», Nicolas Sarkozy a dénoncé, lors d’un meeting à Dijon, un «procès stalinien». Plus tard, en attendant l’arrivée de François Hollande, les militants socialistes présents à Limoges ont entonné le Chant des partisans. Puis le candidat PS a rendu hommage à la culture communiste, de laquelle étaient issus de nombreux résistants.

Bref moment consensuel, les deux leaders se sont retrouvés sur leur passion commune du sport. Sur les ondes de France Inter, Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il aurait rêvé de gagner le Tour de France cycliste et François Hollande d’«être l’avant-centre du Football club de Rouen». Le socialiste, «confiant» dans sa victoire même si «rien n’est fait», a même salué des propos «fair-play» de son rival : ce dernier venait de déclarer qu’en sport comme en politique, «la règle» était de se faire prendre sa «place» à un moment ou à un autre.

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20 heures. «Pas de connivence» avec le FN. Vis-à-vis du Front national, François Hollande défend sa stréatégie lors d’un meeting à Limoges : «Pas de connivence, pas de flatterie», dit-il.

19h45. Hollande rend hommage à la culture communiste. En meeting à Limoges, le candidat PS salue la culture communiste grâce à laquelle le «monde ouvrier pouvait trouver une dignité», «une capacité à se mettre en résistance». Et de saluer «tous ces résistants, notamment communistes». Il faut que le président sortant, plutôt que de moquer les communistes, se rappelle «ce que l’on doit aussi à ce parti dans l’histoire de la France». Puis François Hollande salue le mouvement écologique et la présence d’Eva Joly et Cécile Duflot. Il salue aussi Jean-Luc Mélenchon «qui soutient non pas notre programme mais notre exigence de victoire».

19h30. Joly accuse Sarkozy de tenir «des propos pétainistes».
Comme on lui demande si elle condamne le lien établi par Jean-Luc Mélenchon entre les «mots» du président sortant et «la Collaboration», l’ancienne candidate écologiste répond sur i-Télé que «l’enjeu» est «aujourd’hui de battre Nicolas Sarkozy, qui vraiment exagère». Celui-ci «monte toujours les Français les uns contre les autres» et «met en avant des propos pétainistes», affirme-t-elle.

19h25. Le Chant des partisans au meeting de Hollande à Limoges.
Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de François Hollande, fait chanter à la salle le Chant des partisans, hymne de la Résistance française durant l’occupation par l’Allemagne nazie. Eva Joly, Cécile Duflot, Jean-Michel Baylet, Lionel Jospin, Laurent Fabius… et la comédienne Clémentine Célarié assistent au meeting.


(TWITTER / SEBASTIEN TRONCHE)

19h15. Un ancien ministre UMP dit qu’il ne votera pas le 6 mai. Alain Lambert, qui a fait campagne au premier tour de la présidentielle pour François Bayrou (MoDem), annonce dans un communiqué qu’il «ne prendra pas part au vote» le 6 mai «aucun des deux candidats» ne répondant à ses «attentes».

19 heures. Barroso et Monti se démarquent d’Hollande. Le redémarrage de l’économie en Europe passera par une amélioration de la compétitivité et non par plus de dépense publique, affirment dans un communiqué le président de la Commission européenne et le chef du gouvernement italien, José Manuel Barroso et Mario Monti, dans une mise en garde voilée à François Hollande.

En savoir plus. Renégociation du pacte budgétaire européen : Merkel dit non

18h25. Sarkozy dénonce un «procès stalinien».
En meeting à Dijon, le président-candidat déclare : «Depuis lundi mon projet serait devenu extrémiste. Depuis lundi, c’est un déchaînement, j’aurais durci et extrémisé mes propos». Faisant valoir que ses propositions sont les mêmes depuis son entrée en campagne, Nicolas Sarkozy dénonce un «procès stalinien» alors qu’on l’accuse d’«extrémisme».

18h20. Sarkozy veut rassurer ses «amis centristes» sur ses positions en matière d’immigration.
Nicolas Sarkozy estime lors de son meeting à Dijon qu’il «n’accepte pas que l’on puisse être accusé de racisme dès que l’on prononce le mot immigration». S’adressant à ses «amis centristes», François Sauvadet, Frédéric Mitterrand ou encore Jean-Pierre Raffarin, il assure qu’il refuse l’amalgame : «Mes convictions, je les ai mûrement réfléchies (…). Jamais je n’accepterai une France repliée sur elle-même. Jamais je n’accepterai l’amalgame. Nous continuerons d’être un pays ouvert». Et de poser des limites à la politique immigratoire : «A force d’accueillir trop de monde, nous avons fait un calcul de tartuffe car lorsqu’on accueille trop, on accueille mal»; «Je n’accepte pas l’immigration quand elle est seulement motivée par l’attrait de prestations sociales les plus élevées au monde».

17h55. Soutien de VGE à Sarkozy : un député PS saisit le Conseil constitutionnel. Dans nos colonnes, l’ancien président de la République a affiché son soutien à Nicolas Sarkozy. Une entorse «à son obligation de réserve» de membre du conseil constitutionnel selon le député PS Jean-Jacques Urvoas, qui s’en est plaint par courrier auprès du président de l’institution du Palais royal, Jean-Louis Debré.

17h51. Sarkozy accuse Hollande d’esquiver. Face à ses propositions de débats lancées à François Hollande, le candidat UMP affirme lors d’un meeting à Dijon: «Je n’ai eu que l’esquive, je n’ai eu que la feinte.» De même sur l’immigration et sur la réforme des retraites, le président-candidat donne à son adversaire «20 sur 20 à l’esquive». Le candidat PS est, selon lui, «incapable de répondre à la moindre question». «Soit on ne sait pas et c’est un problème de compétence, soit on sait et c’est un problème de franchise», tacle-t-il. Et de citer en exemple la question de l’intégration de la Turquie à l’Union européenne, à laquelle François Hollande a eu une «réponse extraordinaire» : «Il a dit « je suis pour mais pas dans les cinq ans »». «Et ainsi va la politique qui nous est proposée», ironise Nicolas Sarkozy qui accuse le socialiste de pencher, à chaque fois, dans le «sens du vent».

17h49. Foule au meeting de Sarkozy. Un militant UMP rapporte sur son compte Twitter que le Zénith de Dijon est «plein à craquer» pour le meeting de Nicolas Sarkozy. Selon l’UMP, 10.000 personnes y participent.


17h45. Sarkozy : «Je sens que vous allez une fois encore infliger un démenti à tous ces observateurs qui observent si mal ! » 
En meeting à Dijon, le candidat UMP monte à la tribune sous les acclamations de ses militants. «Je sens le peuple de France en train de se mobiliser comme jamais il ne s’est mobilisé pour un rendez-vous présidentiel ! Je sens que vous allez une fois encore infliger un démenti à tous ces observateurs qui observent si mal, à tous ces commentateurs qui commentent si mal !» lance Nicolas Sarkozy. Il assure : «Je viens sans discours, je viens parler à des compatriotes de la seule chose qui compte, l’avenir de la France.» 

17h25. Rottweiler ? «C’était un jeu de mots». Le député UMP Lionnel Luca, qui a surnommé Valérie Trierweiler de «rottweiler», se justifie à nouveau sur BFM-TV. «Je n’ai pas voulu maltraiter la compagne de François Hollande, c’était un jeu de mots», dit-il avant de souligner que Nicolas Sarkozy «a eu raison» de dire, au cours de l’émission «Des Paroles et des actes», qu’il était désolé pour ces propos. Car l’élu UMP estime que ses déclarations ont été sorties de leur contexte et ont été instrumentalisées par la presse.

17h20. Une brève panne de la Franceforte.fr de Nicolas Sarkozy fait rire Twitter. Sous le hashtag #LaFrancequinepaiepassonFAI, (fournisseur d’accès internet, ndlr) les blagues fusent sur le réseau social.

La site de la France Forte est non disponible… Ca m’étonnerait pas que ce soit la faute aux 35 heures

Le site lafranceforte.fr n’est plus accessible : apparemment, Liliane a oublié de payer le FAI…

17h15. Sarkozy ironise sur Villepin. Interrogé sur la tribune dans «Le Monde» de Dominique de Villepin, qui se dit «effrayé» par sa campagne, le président candidat déclare : «Il a le droit de dire ce qu’il veut». «J’ai vu qu’il était aussi inquiet par François Hollande. Peut-être n’est-il rassuré que par lui-même», ironise-t-il.

17h05. Sarkozy à propos de Mélenchon qui l’accuse de s’inspirer de Pétain et Laval : il a «vraiment été modéré pour une fois». Le candidat UMP est interrogé par la presse en marge de son déplacement à Dijon.

17 heures. Un sénateur UMP refuse la «course à l’échalote avec le FN». Dans un entretien à Public Sénat, Jean-René Lecerf, sénateur UMP, prend ses distances avec les propos de Nicolas Sarkozy. «Plutôt que faire la course à l’échalote avec le FN, il y a d’autres réponses», estime ce gaulliste social proche de Jean-Pierre Raffarin. Et met en garde contre le risque d’éclatement de l’UMP. «Qu’il y ait défaite ou victoire, on n’arrivera pas à faire cohabiter très longtemps la droite populaire et les humanistes (…). Il se reposera la question du leadership de l’UMP. Le secrétaire général actuel est beaucoup trop chef d’un clan aujourd’hui», dit-il en parlant de Jean-François Copé. Selon lui, seuls «Alain Juppé, François Fillon ou Jean-Pierre Raffarin seraient des personnes qui pourraient éviter l’éclatement de l’UMP».

16h30. Hollande : «Je ne suis responsable que de mes propres propos». C’est ce qu’a répondu le candidat socialiste suite à la demande de NKM de condamner les «propos orduriers» de Jean-Luc Mélenchon concernant le chef de l’Etat. François Hollande estime que «dans cette campagne, il faut toujours condamner les propos qui ont été tenus par d’autres ! Moi je ne suis responsable que de mes propres propos !» «En même temps, il convient que d’autres fassent attention aux mots qu’ils utilisent. Je ne parle pas de Jean-Luc Mélenchon. Il y a des mots qui ont été utilisés dans le passé et qu’il vaut mieux ne pas reprendre. Quelquefois c’est par inadvertance. Quand il a été question du vrai travail», expression utilisée par Nicolas Sarkozy au sujet du rassemblement qu’il organise le 1er mai. Il a cependant pris ses distances avec le leader du Front de Gauche estimant que «le mieux, c’est de rester dans l’actualité, en évitant de nous replonger dans des périodes de notre Histoire que les uns et les autres nous n’avons pas envie d’exhumer.»

16h10. Le Syndicat de la magistrature appelle à voter contre Sarkozy. Dans un communiqué, le syndicat proche de la gauche «appelle chaque électeur à s’opposer par son vote à la politique du pire et à rendre possible le changement qui s’impose».

En savoir plus : La charge au vitriol du Syndicat de la magistrature contre Sarkozy

15h55. Zebda à Hollande : «Il va gagner !» Arrivé en fin de matinée sur le site du festival du Printemps de Bourges, qu’il fréquente «depuis 15 ans», François Hollande s’est offert un petit bain de foule avant de rencontrer les professsionnels du spectacle vivant, rapporte l’AFP. «Il va gagner !» a lancé Zebda devant le candidat PS venu assister aux répétitions du groupe toulousain, qui dénonce la politique migratoire de Nicolas Sarkozy.


François Hollande a assisté aux répétitions de Zebda (AFP)

En savoir plus : Bain de foule pour Hollande ce midi au Printemps de Bourges

15h34. Mélenchon aux législatives ? Pas encore «tranché».
Jean-Luc Mélenchon, qui a déjà dit le 13 avril qu’il n’excluait pas d’être candidat, affirme que la question n’est «pas tranchée». «Ca fait seulement 48 heures que je regarde», assure-t-il sur France Inter.

15h32. Les salariés de Fessenheim rappellent Hollande à sa promesse de les rencontrer. Les salariés de la centrale nucléaire de Fessenheim rappellent à François Hollande, qui s’est engagé à fermer le site s’il est élu, qu’ils attendent toujours de le rencontrer avant le 2e tour de la présidentielle, comme celui-ci s’y est selon eux engagé en mars.

15h20. Sarkozy aurait aimé remporter le Tour de France, Hollande aurait voulu être avant-centre du FC Rouen. Tous deux amateurs de sport, tous deux anciens supporteurs du club de football du Red Star, dans la banlieue parisienne, les deux candidats à l’Elysée reviennent longuement sur leurs souvenirs sportifs au micro de France Inter, dans des entretiens disponibles sur le site internet de la radio et dont de courts extraits ont été diffusés vendredi matin à l’antenne.

15 heures. Mélenchon décline l’invitation du PS. Clémentine Autain (Fédération pour une alternative sociale et écologique) affirme que Jean-Luc Mélenchon a été invité par le PS au meeting de François Hollande dimanche à Paris-Bercy, mais qu’il a refusé d’y aller, fidèle à sa stratégie. Dans un entretien au JDD.fr, Clémentine Autain soutient «sans hésitation» la défaite «cinglante» de Nicolas Sarkozy, mais rappelle que le FG «fait une campagne autonome».

14h40. Hollande accueille prudemment la charge de Villepin contre Sarkozy. «Je ne sais pas quel sera finalement son choix», indique le candidat PS interrogé à son arrivée à Bourges sur les propos de Dominique de Villepin. Le chiraquien se dit «effrayé» par la campagne de Nicolas Sarkozy dans une interview au «Monde». «J’ai cru comprendre qu’il n’était pas convaincu par les dernières déclarations de Nicolas Sarkozy dans cette campagne et qu’il demandait le rassemblement et le redressement», déclare François Hollande à la presse. «Moi, j’ajoute, je suis pour le rassemblement, le redressement et la justice. Ceux qui veulent participer à cet élan, le moment venu, pourront le faire mais dans la clarté», ajoute-t-il.

14h35. Hollande ironise sur Sarkozy et l’alternance. La réaction du candidat PS aux déclarations de Nicolas Sarkozy au journal «L’Equipe» est reprise par son équipe de campagne sur son compte Twitter : «N. Sarkozy a rappelé au journal l’Equipe une règle qui sur le plan sportif s’appelle le fair-play et sur le plan politique, l’alternance !». En fin de matinée, le candidat UMP a déclaré : «Je pense que les records sont faits pour être battus, et donc par conséquent on ne peut pas être triste que quelqu’un d’autre prenne votre place. (…) c’est la règle pour le sport, c’est la règle pour la politique».

N. Sarkozy a rappelé au journal l’Equipe une règle qui sur le plan sportif s’appelle le fair-play et sur le plan politique, l’alternance!

VIDEO. Hollande, le «fair-play» et l’alternance

14h30. Hollande répond à Bayrou. Comme évoqué jeudi soir, François Hollande déclare à Bourges qu’il a répondu aux quatre points de la lettre du centriste. S’il se dit globalement en accord avec le centriste sur les questions sociales, de moralisation de la vie publique et d’éducation, le candidat PS souligne que leurs avis divergent sur la question du sérieux budgétaire : François Bayrou réclame une «règle d’or» constitutionnelle, alors que François Hollande reste sur sa proposition d’une loi de programmation, plus souple.

14h20. Lefebvre (UMP) accuse Aubry de vouloir «créer des incidents». Le secrétaire d’Etat au Commerce Frédéric Lefebvre réagit aux propos de Martine Aubry qui rend responsable par avance Nicolas Sarkozy d’éventuelles violences le 1er mai. «Les déclarations de Martine Aubry sur le 1er mai n’ont qu’un objectif : créer des incidents. Cette attitude n’est pas digne!» écrit l’UMP sur son compte Twitter.

Les déclarations de Martine Aubry sur le 1er mai n’ont qu’un objectif : créer des incidents. Cette attitude n’est pas digne! FL 1/3

14 heures. NKM «somme» Hollande de condamner les propos de Mélenchon sur la Collaboration. «Franchissant une fois encore la ligne rouge, Jean-Luc Mélenchon a jugé opportun ce matin de faire référence à la période noire de la Collaboration en évoquant la campagne de Nicolas Sarkozy», déclare Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole du candidat UMP, dans un communiqué. Des propos «orduriers», qui ne «font pas honneur aux 4 millions des français qui lui ont apporté leur suffrages», selon NKM, qui demande à François Hollande de les «condamner formellement».

En savoir plus : Mélenchon et «les  mots de la «Collaboration»
Nicolas Sarkozy est «en train d’extrême-droitiser la droite» et emploie des termes «directement tirés de la Collaboration», accuse l’ex-candidat du Front de gauche. «La phrase qui consiste à dire : Se faire traiter de fasciste par un communiste est un compliment est une reprise mot pour mot de Pierre Laval le collabo, de la même manière que parler de Fête du travail et dire que c’est le vrai travail, c’est mot pour mot le texte de l’affiche du Maréchal Pétain en 1941», assure Jean-Luc Mélenchon sur France Inter.


13h25. Aubry impute par avance à Sarkozy la responsabilité d’éventuelles violences le 1er mai. 
Le ton monte en cette fin de campagne. «Que Nicolas Sarkozy utilise le 1er mai pour parler du vrai travail, lui qui est le président du vrai chômage – les chiffres d’hier le confortent une fois de plus – qui a précarisé le travail, c’est honteux, c’est une provocation», attaque la maire de Lille. «Je le dis aujourd’hui, s’il devait y avoir le 1er mai des violences à cause de cette provocation, c’est le candidat Sarkozy qui en serait responsable», lance la Première secrétaire du PS devant la presse, à Lumbres (Pas-de-Calais). Le président-candidat a fait son mea culpa jeudi soir sur France 2 à propos de l’expression de «vrai travail», admettant que ce n’était «pas une expression heureuse».

13h15. Sarkozy : «C’est la règle de laisser sa place.» Dans les locaux du quotidien «l’Equipe», le président sortant dresse un parallèle entre sport et politique. «Je pense que les records sont faits pour être battus, et donc par conséquent on ne peut pas être triste que quelqu’un d’autre prenne votre place.» Nicolas Sarkozy fait cette remarque au micro de BFMTV devant une photo de l’Américain Bob Beamon, qui a détenu le record du monde de saut en longueur entre 1968 et 1991. «De toutes manières, c’est la règle pour le sport, c’est la règle pour la politique, c’est la règle pour la vie. Alors il faut gagner, Beamon avait gagné et Beamon a été remplacé, et je crois qu’il l’a accepté», lance-t-il. Le président-candidat a participé vendredi matin à la conférence de rédaction du quotidien sportif, au cours de laquelle il a notamment évoqué la finale de la coupe de France de football qui opposera samedi l’Olympique lyonnais à l’équipe de Quevilly (Nationale).

13 heures. Hollande fait une halte au Printemps de Bourges. Arrivé avec près d’une heure de retard, le candidat PS est arrivé au festival de musique où il va rencontrer «les professionnels du secteur avant de rejoindre le groupe Zebda», écrit-il sur son compte Twitter. L’an dernier déjà, François Hollande s’était rendu au Printemps de Bourges où il avait assisté aux concerts de Ben l’Oncle Soul et Cali.

L’arrivée de François Hollande à Bourges (TWITTER / MAUD PIERRON)

12h25. La chancelière allemande Angela Merkel «travaillera bien et en confiance avec le président français quel qu’il soit», assure vendredi son porte-parole, Steffen Seibert. Jeudi soir sur France 2, François Hollande a lancé : «Ce n’est pas l’Allemagne qui va décider pour l’ensemble de l’Europe.» Merkel avait réaffirmé auparavant son opposition à toute renégociation du pacte censé renforcer la discipline budgétaire en Europe.

12h05. Vrai ou faux ?  NKM et les «10% de chômeurs en formation». Retrouvez le décryptage des déclarations des candidats et de leurs lieutenants, passées au crible de la rédaction politique : le «Bureau de vérification de la petite phrase».

12 heures. Villepin «effrayé» par la campagne de Sarkozy. Dans une tribune publiée sur le site du «Monde», l’ancien Premier ministre se dit «effrayé» par la campagne de Nicolas Sarkozy et ses «gages à l’extrémisme». Et de citer notamment «l’instrumentalisation de faits divers, l’improvisation de bien des propositions, le débauchage sans vergogne de voix extrémistes». «La dérive électoraliste qui s’est engagée est un processus incontrôlable et sans fin», estime l’ennemi juré du président sortant. Il ne donne pas de consigne de vote, mais appelle à se prononcer «en pensant à la France et à ce qu’elle a toujours porté de meilleur, à ses valeurs de respect, de dignité et d’humanisme».

11h30. Audience record de «DPDA» sur France 2. 
L’émission politique «Des paroles et des actes» de France 2, qui recevait successivement jeudi soir les deux candidats à l’élection présidentielle, a réalisé un record d’audience, rassemblant 6,2 millions de téléspectateurs en moyenne (25,2% de part de marché), annonce la chaîne publique. Le précédent record pour l’émission avait été le face à face opposant le candidat PS à la présidentielle à Martine Aubry en finale des primaires socialistes le 12 octobre dernier (5,9 millions de téléspectateurs, 21,9% de part d’audience). Jeudi soir, les deux candidats ont fait presque jeu égal avec quelque 6,61 millions de téléspectateurs pour François Hollande et 6,36 millions pour Nicolas Sarkozy, selon des chiffres plus détaillés de Médiamétrie obtenus par l’AFP. Le passage en première partie de soirée du candidat socialiste, décidé par tirage au sort, l’a ainsi légèrement favorisé.

11 heures. Le Pen : Sarkozy «fait les poches» du programme FN. «Le candidat-président est en train d’essayer de faire les poches, pour des raisons électoralistes, de mon programme. Je crains que cela soit de la pure récupération», attaque la président du FN, invitée ce matin de France Info. Réagissant aux déclarations de Nicolas Sarkozy jeudi soir sur France 2, qui a déclaré qu’il choisirait «le vote blanc ou l’abstention» en cas de duels entre le PS et le FN au second tour des élections législatives, elle s’insurge : «Cela veut dire qu’ils (à l’UMP) veulent nos voix mais manifestement, ils ne veulent pas … les gueules des électeurs marinistes».

VIDEO. Le Pen : Sarkozy veut «nos voix» mais pas «les gueules des électeurs marinistes»

10 heures. Hollande penche pour les amateurs de Quevilly, Sarkozy joue la neutralité. François Hollande et Nicolas Sarkozy ont accordé, mercredi et jeudi, une interview à Jacques Vendroux, le directeur des Sports de Radio France, afin d’évoquer leur passion du sport. Leurs entretiens seront diffusés à 19h30 dimanche sur France Bleu. Les deux hommes seront au Stade de France demain soir. Le candidat UMP affiche sa neutralité : «Quevilly peut gagner car elle a déjà battu deux équipes professionnelles. Il y aura un beau vainqueur.» Le candidat PS penche pour les amateurs normands. « C’est l’équipe de ma région et je la soutiens à fond. Désolé pour Gérard Collomb, le maire de Lyon (membre du Parti socialiste) ! » Pour en savoir plus : quand Hollande et Sarkozy parlent de sport.

9h50. Débat : Copé «regrette» le «refus» d’Aubry. Le patron de l’UMP, interrogé par Canal+, ironis sur la première secrétaire du PS. «Elle refuse (de débattre) alors que nous sommes homologues. Je le regrette. Je n’avais pas l’impression qu’elle dérogerait à sa grandeur en débattant avec son homologue.» Mercredi, Martine Aubry a laissé entendre qu’elle ne participerait pas à un débat avec Jean-François Copé, qui le lui avait demandé mardi : «Je lui ai répondu (…) Il y a deux candidats, M. Sarkozy et M. Hollande, et vous, vous voyez déjà Nicolas Sarkozy battu et vous préparez déjà 2017, où vous serez candidat ». Elle a fait état d’une «débatite aiguë (qui) a soudainement pris la droite».

9h45. Copé : «Ni alliance, ni négociations, ni discussions» avec le FN. Le secrétaire général de l’UMP réaffirme la position défendue par Nicolas Sarkozy. «Il faut une ligne stratégique et qui soit claire. Jamais il n’y aura d’alliance avec le Front national. Jamais. Ni alliance, ni négociations, ni discussions», insiste Jean-François Copé sur Canal+. Face à l’électorat du FN et du centre, «la réponse (…) c’est de dire aux Français, attention, Nicolas Sarkozy est le seul qui a des réponses qui soient claires sur les questions qui vous préoccupent», comme l’immigration et la sécurité, «mais aussi sur la baisse du déficit, sur la croissance à venir», soutient le responsable de l’UMP.

9h30. Guéant regrette que l’absence d’appel du parquet sur la mise en examen du policier de Noisy-le-Sec. Le ministre de l’Intérieur, invité de BFM-TV, regrette que le parquet de Bobigny n’ait pas fait appel de la mise en examen pour homicide volontaire  du policier qui a tué, ce week-end à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), un multirécidiviste en fuite. «Je pense que le chef de mise en examen est malheureux.» 

9h20. Le PS furieux contre la une de «The Economist». 
«The Economist», l’influent hebdomadaire britannique du monde des affaires, est «connu pour être d’abord et avant toutes choses anti-français et anti-socialiste», estime le député socialiste Michel Sapin, chargé du programme présidentiel de François Hollande. Invité d’Europe 1, il est interrogé sur la dernière publication de l’hebdomadaire qui qualifie le candidat socialiste d’«homme plutôt dangereux».

9h10. Après François Hollande hier, c’est au tour de Nicolas Sarkozy de jouer les rédacteurs en chef du quotidien sportif «L’Equipe». A son arrivée au siège, le candidat UMP déclare à la presse présente à propos du foot : «C’est une vraie passion.»

VIDEO. Hollande à «l’Equipe» : Noah «est un homme bien»

 

8h50. Mélenchon : Sarkozy «sort des mots directement tirés de la Collaboration.» Le candidat du Front de gauche, invité de France Inter, redonne de la voix contre le président sortant. «La phrase qui consiste à dire : Se faire traiter de fasciste par un communiste est un compliment est une reprise mot pour mot de Pierre Laval le collabo, de la même manière que parler de fête du travail et dire que c’est le vrai travail, c’est mot pour mot le texte de l’affiche du Maréchal Pétain en 1941», attaque l’ex-candidat à la présidentielle (11,1%). «Lui il sort des mots, des phrases, des expressions qui sont directement tirés de la collaboration, pourquoi le fait-il ? A qui parle-t-il ? A qui veut-il inoculer ce poison ?» a demandé Mélenchon. Il estime que le candidat UMP «est en train d’extrême-droitiser la droite», avant d’appeler à voter François Hollande.

8h37. Guéant : «L’augmentation du chômage aurait pu être pire si nous avions été gouvernés par une autre personne». Le ministre de l’Intérieur est invité de BFM-TV.

VIDEO. L’intégralité de l’interview de Hollande sur RTL

8h35. Hollande : «Je maintiendrai, bien sûr, la loi sur la burqa et je la ferai appliquer de la meilleure des façons.» Le candidat PS rappelle sur RTL qu’il avait «voté la résolution qui proscrit la burqa», «le groupe socialiste» à l’Assemblée s’étant abstenu car ses amendements n’avaient «pas été acceptés».

8h30. Hollande : «Je n’ai pas encore choisi de Premier ministre.» «J’ai l’embarras du choix», répond François Hollande sur RTL alors que les journalistes lui soumettent les noms de Martine Aubry et Manuel Valls. «Des personnalités politiques de talent», selon le candidat.

8h29. Hollande : «Je ne pense pas que l’élection présidentielle se jouera sur un débat.» Le candidat PS , invité de RTL, ajoute : «Ça fait un an que je suis en campagne.» Alors que Jean-Michel Apathie lui demande «comment c’est d’être favori», François Hollande répond :«Ça ne me protège de rien et ça me donne des obligations, car ça me donne le souci demain d’être rassembleur, plus que d’autres.»

8h22. Hollande désapprouve l’expression «faire les poches des riches» de Mélenchon. «L’impôt n’est pas une spoliation» note François Hollande en réaction à la ritournelle de Jean-Luc Mélenchon qui veut « aire les poches des riches». Le candidat PS, invité de RTL, assure d’ailleurs qu’il ne négociera rien avec l’ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle, bien qu’il salue le «panache» de sa campagne. «Je n’appliquerai que les mesures que j’ai moi-même porté aux Français […] Je veux être clair avec les Français. Ce que j’ai présenté au premier tour, je le présente au second tour.»

8h19. En cas de duel UMP-FN aux législatives, Hollande appellera à voter «républicain». Alors qu’on lui demande sur RTL ce qu’il fera en cas d’affrontement UMP-FN aux législatives, François Hollande assure qu’il «prendra ses responsabilités». «Je l’ai déjà fait en 2002. C’était pas facile. J’ai dû prendre mes responsabilités, et appeler à voter pour Jacque Chirac, que je n’ai jamais arrêté de combattre politiquement». «Aux législatives, je ferai pareil», assure-t-il, car «je ne fais pas de distinctions entre républicains». Marine Le Pen ne serait donc pas une républicaine ? «Marine le Pen est autorisée de la République», répond François Hollande.

8h17. Hollande veut limiter «l’immigration économique». Interrogé sur RTL, François Hollande estime qu’«il n’y aura jamais d’immigration zéro», mais qu’on doit jouer sur l’immigration légale. On peut premièrement réduire le nombre «d’étudiants étrangers», dit-il, mais «je ne le veux pas». Selon lui, la «limitation de l’immigration économique» est «nécessaire» dans le contexte économique actuel..

8h10. Invités successifs de RTL, Nicolas Sarkozy et François Hollande ne se sont pas croisés, le candidat UMP étant parti avant l’arrivée de son rival socialiste.

VIDEO. L’intégralité de l’interview de Sarkozy sur RTL

7h59. Sarkozy et la finale de la Coupe de France : «J’y serai en tant que président de la République, lui en tant que spectateur.» Le chef de l’Etat lance une pique à son adversaire, avant d’ajouter, rieur :« Pas d’arrogance. » Pour conclure l’interview en légereté, Jean-Michel Apathie lui demande s’il compte soutenir Quevilly ou Lyon samedi lors de la finale de la Coupe de France de football. Le candidat UMP se refuse à dire sa préférence…

7h58. Sarkozy : «Je viens ici. Dans 5 minutes, il viendra. Vous pensez pas que les auditeurs de RTL auraient aimé nous entendre débattre ?» Sur RTL, Nicolas Sarkozy regrette ne pas pouvoir se confronter avec François Hollande, qui va être interviewé juste après lui. C’est une situation « ridicule », note-t-il.

7h55. Sarkozy : «Deux poids, deux mesures  dans le traitement médiatique des candidats. «A aucun moment je n’ai frayé avec le FN, toutes ces thèses sur l’Europe je les ai combattues […] Les idées de Mme Le Pen sur la préférence nationale, ce ne sont pas les miennes », répète Nicolas Sarkozy sur RTL. « C’est sa candidature qui est compatible avec la République, pas elle », reprécise-t-il. « Je ne suis pas d’accord mais je ne vais pas me rouler par terre, alors qu’à côté tout le monde est ébahi par le talent de M. Mélenchon, qui a multiplié les outrances. » 

7h52. Sarkozy : «Les initiatives de croissance de François Hollande, c’est une plaisanterie.» Sur RTL, le président attaque la crédibilité économique de son adversaire : « Il n’y a pas un pays au monde » qui validerait la « création de 60 000 fonctionnaires ». Nicolas Sarkozy se défend de ne pas travailler pour la croissance. « Dès 2008, j’ai engagé un grand emprunt au service de la croissance et j’ai été attaqué par les socialistes. » . Pour achever sa démonstration, le chef de l’Etat invite les auditeurs à regarder l’état des économies gérées par des socialistes. « Vous pensez que l’Espagne socialiste a montré le chemin ? » lance-t-il avant de critiquer l’ancien premier ministre grec Georges Papandréou « qui vient d’annoncer son soutien à François Hollande ».

7h54. Sarkozy : «La crise financière est passée, il faut s’attaquer maintenant à la crise économique.» Invité de RTL, le candidat UMP est interrogé sur les chiffres du chômage, qui augmentent pour le onzième mois consécutif. Il attribue cette hausse à «l’économie européenne qui malheureusement détruit des emplois». Lorsque j’ai dit que la crise européenne était passée, je persiste et je signe. Lorsqu’il s’est agi de savoir si l’euro allait imploser et si l’Europe allait exploser, vous admettrez qu’on n’est plus dans cette situation-là», répond-il à Jean-Michel Apathie. «Il faut s’attaquer à toute force maintenant aux conséquences de la crise financière et de la crise de confiance, c’est-à-dire à la crise économique, nous y sommes.»

VIDEO. Le match Sarkozy – Hollande décrypté par Stéphane Ferrara

«Des Paroles et des actes» : retrouvez les temps forts du duel Hollande-Sarkozy sur France 2

 

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EN DIRECT. Joly accuse Sarkozy de tenir «des propos pétainistes»

 

 

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Publié le 27.04.2012, 20h11 | Mise à jour : 20h17

 
L'ancienne candidate Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à la présidentielle, Eva Joly, a accusé vendredi Nicolas Sarkozy de mettre

L’ancienne candidate Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à la présidentielle, Eva Joly, a accusé vendredi Nicolas Sarkozy de mettre « en avant des propos pétainistes », en référence à la stratégie d’entre-deux-tours du président-candidat UMP. | AFP/Dirk Waem

Au lendemain du match des deux finalistes de la course à l’Elysée sur France 2, le duel à distance entre Nicolas Sarkozy et François Hollande s’est poursuivi ce vendredi. Avec toutefois un invité de dernière minute : Dominique de Villepin, absent de la campagne de 1er tour, s’est dit «effrayé» par la stratégie du président candidat vis-à-vis du FN.

 
 

«Les lignes rouges républicaines sont franchies une à une», a-t-il estimé dans une tribune au vitriol contre son ennemi juré.

Alors que l’ombre du Front national plane sur l’entre-deux tours, le ton de la campagne s’est radicalisé dans le choix des formules et références. Dans les deux camps, les comparaisons aux totalitarismes nazis et communistes se sont multipliées ces dernières heures. Accusé par Jean-Luc Mélenchon, ancien candidat du Front de gauche, d’utiliser des termes sortis de la «Collaboration», Nicolas Sarkozy a dénoncé, lors d’un meeting à Dijon, un «procès stalinien». Plus tard, en attendant l’arrivée de François Hollande, les militants socialistes présents à Limoges ont entonné le Chant des partisans. Puis le candidat PS a rendu hommage à la culture communiste, de laquelle étaient issus de nombreux résistants.

Bref moment consensuel, les deux leaders se sont retrouvés sur leur passion commune du sport. Sur les ondes de France Inter, Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il aurait rêvé de gagner le Tour de France cycliste et François Hollande d’«être l’avant-centre du Football club de Rouen». Le socialiste, «confiant» dans sa victoire même si «rien n’est fait», a même salué des propos «fair-play» de son rival : ce dernier venait de déclarer qu’en sport comme en politique, «la règle» était de se faire prendre sa «place» à un moment ou à un autre.

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20 heures. «Pas de connivence» avec le FN. Vis-à-vis du Front national, François Hollande défend sa stréatégie lors d’un meeting à Limoges : «Pas de connivence, pas de flatterie», dit-il.

19h45. Hollande rend hommage à la culture communiste. En meeting à Limoges, le candidat PS salue la culture communiste grâce à laquelle le «monde ouvrier pouvait trouver une dignité», «une capacité à se mettre en résistance». Et de saluer «tous ces résistants, notamment communistes». Il faut que le président sortant, plutôt que de moquer les communistes, se rappelle «ce que l’on doit aussi à ce parti dans l’histoire de la France». Puis François Hollande salue le mouvement écologique et la présence d’Eva Joly et Cécile Duflot. Il salue aussi Jean-Luc Mélenchon «qui soutient non pas notre programme mais notre exigence de victoire».

19h30. Joly accuse Sarkozy de tenir «des propos pétainistes».
Comme on lui demande si elle condamne le lien établi par Jean-Luc Mélenchon entre les «mots» du président sortant et «la Collaboration», l’ancienne candidate écologiste répond sur i-Télé que «l’enjeu» est «aujourd’hui de battre Nicolas Sarkozy, qui vraiment exagère». Celui-ci «monte toujours les Français les uns contre les autres» et «met en avant des propos pétainistes», affirme-t-elle.

19h25. Le Chant des partisans au meeting de Hollande à Limoges.
Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de François Hollande, fait chanter à la salle le Chant des partisans, hymne de la Résistance française durant l’occupation par l’Allemagne nazie. Eva Joly, Cécile Duflot, Jean-Michel Baylet, Lionel Jospin, Laurent Fabius… et la comédienne Clémentine Célarié assistent au meeting.


(TWITTER / SEBASTIEN TRONCHE)

19h15. Un ancien ministre UMP dit qu’il ne votera pas le 6 mai. Alain Lambert, qui a fait campagne au premier tour de la présidentielle pour François Bayrou (MoDem), annonce dans un communiqué qu’il «ne prendra pas part au vote» le 6 mai «aucun des deux candidats» ne répondant à ses «attentes».

19 heures. Barroso et Monti se démarquent d’Hollande. Le redémarrage de l’économie en Europe passera par une amélioration de la compétitivité et non par plus de dépense publique, affirment dans un communiqué le président de la Commission européenne et le chef du gouvernement italien, José Manuel Barroso et Mario Monti, dans une mise en garde voilée à François Hollande.

En savoir plus. Renégociation du pacte budgétaire européen : Merkel dit non

18h25. Sarkozy dénonce un «procès stalinien».
En meeting à Dijon, le président-candidat déclare : «Depuis lundi mon projet serait devenu extrémiste. Depuis lundi, c’est un déchaînement, j’aurais durci et extrémisé mes propos». Faisant valoir que ses propositions sont les mêmes depuis son entrée en campagne, Nicolas Sarkozy dénonce un «procès stalinien» alors qu’on l’accuse d’«extrémisme».

18h20. Sarkozy veut rassurer ses «amis centristes» sur ses positions en matière d’immigration.
Nicolas Sarkozy estime lors de son meeting à Dijon qu’il «n’accepte pas que l’on puisse être accusé de racisme dès que l’on prononce le mot immigration». S’adressant à ses «amis centristes», François Sauvadet, Frédéric Mitterrand ou encore Jean-Pierre Raffarin, il assure qu’il refuse l’amalgame : «Mes convictions, je les ai mûrement réfléchies (…). Jamais je n’accepterai une France repliée sur elle-même. Jamais je n’accepterai l’amalgame. Nous continuerons d’être un pays ouvert». Et de poser des limites à la politique immigratoire : «A force d’accueillir trop de monde, nous avons fait un calcul de tartuffe car lorsqu’on accueille trop, on accueille mal»; «Je n’accepte pas l’immigration quand elle est seulement motivée par l’attrait de prestations sociales les plus élevées au monde».

17h55. Soutien de VGE à Sarkozy : un député PS saisit le Conseil constitutionnel. Dans nos colonnes, l’ancien président de la République a affiché son soutien à Nicolas Sarkozy. Une entorse «à son obligation de réserve» de membre du conseil constitutionnel selon le député PS Jean-Jacques Urvoas, qui s’en est plaint par courrier auprès du président de l’institution du Palais royal, Jean-Louis Debré.

17h51. Sarkozy accuse Hollande d’esquiver. Face à ses propositions de débats lancées à François Hollande, le candidat UMP affirme lors d’un meeting à Dijon: «Je n’ai eu que l’esquive, je n’ai eu que la feinte.» De même sur l’immigration et sur la réforme des retraites, le président-candidat donne à son adversaire «20 sur 20 à l’esquive». Le candidat PS est, selon lui, «incapable de répondre à la moindre question». «Soit on ne sait pas et c’est un problème de compétence, soit on sait et c’est un problème de franchise», tacle-t-il. Et de citer en exemple la question de l’intégration de la Turquie à l’Union européenne, à laquelle François Hollande a eu une «réponse extraordinaire» : «Il a dit « je suis pour mais pas dans les cinq ans »». «Et ainsi va la politique qui nous est proposée», ironise Nicolas Sarkozy qui accuse le socialiste de pencher, à chaque fois, dans le «sens du vent».

17h49. Foule au meeting de Sarkozy. Un militant UMP rapporte sur son compte Twitter que le Zénith de Dijon est «plein à craquer» pour le meeting de Nicolas Sarkozy. Selon l’UMP, 10.000 personnes y participent.


17h45. Sarkozy : «Je sens que vous allez une fois encore infliger un démenti à tous ces observateurs qui observent si mal ! » 
En meeting à Dijon, le candidat UMP monte à la tribune sous les acclamations de ses militants. «Je sens le peuple de France en train de se mobiliser comme jamais il ne s’est mobilisé pour un rendez-vous présidentiel ! Je sens que vous allez une fois encore infliger un démenti à tous ces observateurs qui observent si mal, à tous ces commentateurs qui commentent si mal !» lance Nicolas Sarkozy. Il assure : «Je viens sans discours, je viens parler à des compatriotes de la seule chose qui compte, l’avenir de la France.» 

17h25. Rottweiler ? «C’était un jeu de mots». Le député UMP Lionnel Luca, qui a surnommé Valérie Trierweiler de «rottweiler», se justifie à nouveau sur BFM-TV. «Je n’ai pas voulu maltraiter la compagne de François Hollande, c’était un jeu de mots», dit-il avant de souligner que Nicolas Sarkozy «a eu raison» de dire, au cours de l’émission «Des Paroles et des actes», qu’il était désolé pour ces propos. Car l’élu UMP estime que ses déclarations ont été sorties de leur contexte et ont été instrumentalisées par la presse.

17h20. Une brève panne de la Franceforte.fr de Nicolas Sarkozy fait rire Twitter. Sous le hashtag #LaFrancequinepaiepassonFAI, (fournisseur d’accès internet, ndlr) les blagues fusent sur le réseau social.

La site de la France Forte est non disponible… Ca m’étonnerait pas que ce soit la faute aux 35 heures

Le site lafranceforte.fr n’est plus accessible : apparemment, Liliane a oublié de payer le FAI…

17h15. Sarkozy ironise sur Villepin. Interrogé sur la tribune dans «Le Monde» de Dominique de Villepin, qui se dit «effrayé» par sa campagne, le président candidat déclare : «Il a le droit de dire ce qu’il veut». «J’ai vu qu’il était aussi inquiet par François Hollande. Peut-être n’est-il rassuré que par lui-même», ironise-t-il.

17h05. Sarkozy à propos de Mélenchon qui l’accuse de s’inspirer de Pétain et Laval : il a «vraiment été modéré pour une fois». Le candidat UMP est interrogé par la presse en marge de son déplacement à Dijon.

17 heures. Un sénateur UMP refuse la «course à l’échalote avec le FN». Dans un entretien à Public Sénat, Jean-René Lecerf, sénateur UMP, prend ses distances avec les propos de Nicolas Sarkozy. «Plutôt que faire la course à l’échalote avec le FN, il y a d’autres réponses», estime ce gaulliste social proche de Jean-Pierre Raffarin. Et met en garde contre le risque d’éclatement de l’UMP. «Qu’il y ait défaite ou victoire, on n’arrivera pas à faire cohabiter très longtemps la droite populaire et les humanistes (…). Il se reposera la question du leadership de l’UMP. Le secrétaire général actuel est beaucoup trop chef d’un clan aujourd’hui», dit-il en parlant de Jean-François Copé. Selon lui, seuls «Alain Juppé, François Fillon ou Jean-Pierre Raffarin seraient des personnes qui pourraient éviter l’éclatement de l’UMP».

16h30. Hollande : «Je ne suis responsable que de mes propres propos». C’est ce qu’a répondu le candidat socialiste suite à la demande de NKM de condamner les «propos orduriers» de Jean-Luc Mélenchon concernant le chef de l’Etat. François Hollande estime que «dans cette campagne, il faut toujours condamner les propos qui ont été tenus par d’autres ! Moi je ne suis responsable que de mes propres propos !» «En même temps, il convient que d’autres fassent attention aux mots qu’ils utilisent. Je ne parle pas de Jean-Luc Mélenchon. Il y a des mots qui ont été utilisés dans le passé et qu’il vaut mieux ne pas reprendre. Quelquefois c’est par inadvertance. Quand il a été question du vrai travail», expression utilisée par Nicolas Sarkozy au sujet du rassemblement qu’il organise le 1er mai. Il a cependant pris ses distances avec le leader du Front de Gauche estimant que «le mieux, c’est de rester dans l’actualité, en évitant de nous replonger dans des périodes de notre Histoire que les uns et les autres nous n’avons pas envie d’exhumer.»

16h10. Le Syndicat de la magistrature appelle à voter contre Sarkozy. Dans un communiqué, le syndicat proche de la gauche «appelle chaque électeur à s’opposer par son vote à la politique du pire et à rendre possible le changement qui s’impose».

En savoir plus : La charge au vitriol du Syndicat de la magistrature contre Sarkozy

15h55. Zebda à Hollande : «Il va gagner !» Arrivé en fin de matinée sur le site du festival du Printemps de Bourges, qu’il fréquente «depuis 15 ans», François Hollande s’est offert un petit bain de foule avant de rencontrer les professsionnels du spectacle vivant, rapporte l’AFP. «Il va gagner !» a lancé Zebda devant le candidat PS venu assister aux répétitions du groupe toulousain, qui dénonce la politique migratoire de Nicolas Sarkozy.


François Hollande a assisté aux répétitions de Zebda (AFP)

En savoir plus : Bain de foule pour Hollande ce midi au Printemps de Bourges

15h34. Mélenchon aux législatives ? Pas encore «tranché».
Jean-Luc Mélenchon, qui a déjà dit le 13 avril qu’il n’excluait pas d’être candidat, affirme que la question n’est «pas tranchée». «Ca fait seulement 48 heures que je regarde», assure-t-il sur France Inter.

15h32. Les salariés de Fessenheim rappellent Hollande à sa promesse de les rencontrer. Les salariés de la centrale nucléaire de Fessenheim rappellent à François Hollande, qui s’est engagé à fermer le site s’il est élu, qu’ils attendent toujours de le rencontrer avant le 2e tour de la présidentielle, comme celui-ci s’y est selon eux engagé en mars.

15h20. Sarkozy aurait aimé remporter le Tour de France, Hollande aurait voulu être avant-centre du FC Rouen. Tous deux amateurs de sport, tous deux anciens supporteurs du club de football du Red Star, dans la banlieue parisienne, les deux candidats à l’Elysée reviennent longuement sur leurs souvenirs sportifs au micro de France Inter, dans des entretiens disponibles sur le site internet de la radio et dont de courts extraits ont été diffusés vendredi matin à l’antenne.

15 heures. Mélenchon décline l’invitation du PS. Clémentine Autain (Fédération pour une alternative sociale et écologique) affirme que Jean-Luc Mélenchon a été invité par le PS au meeting de François Hollande dimanche à Paris-Bercy, mais qu’il a refusé d’y aller, fidèle à sa stratégie. Dans un entretien au JDD.fr, Clémentine Autain soutient «sans hésitation» la défaite «cinglante» de Nicolas Sarkozy, mais rappelle que le FG «fait une campagne autonome».

14h40. Hollande accueille prudemment la charge de Villepin contre Sarkozy. «Je ne sais pas quel sera finalement son choix», indique le candidat PS interrogé à son arrivée à Bourges sur les propos de Dominique de Villepin. Le chiraquien se dit «effrayé» par la campagne de Nicolas Sarkozy dans une interview au «Monde». «J’ai cru comprendre qu’il n’était pas convaincu par les dernières déclarations de Nicolas Sarkozy dans cette campagne et qu’il demandait le rassemblement et le redressement», déclare François Hollande à la presse. «Moi, j’ajoute, je suis pour le rassemblement, le redressement et la justice. Ceux qui veulent participer à cet élan, le moment venu, pourront le faire mais dans la clarté», ajoute-t-il.

14h35. Hollande ironise sur Sarkozy et l’alternance. La réaction du candidat PS aux déclarations de Nicolas Sarkozy au journal «L’Equipe» est reprise par son équipe de campagne sur son compte Twitter : «N. Sarkozy a rappelé au journal l’Equipe une règle qui sur le plan sportif s’appelle le fair-play et sur le plan politique, l’alternance !». En fin de matinée, le candidat UMP a déclaré : «Je pense que les records sont faits pour être battus, et donc par conséquent on ne peut pas être triste que quelqu’un d’autre prenne votre place. (…) c’est la règle pour le sport, c’est la règle pour la politique».

N. Sarkozy a rappelé au journal l’Equipe une règle qui sur le plan sportif s’appelle le fair-play et sur le plan politique, l’alternance!

VIDEO. Hollande, le «fair-play» et l’alternance

14h30. Hollande répond à Bayrou. Comme évoqué jeudi soir, François Hollande déclare à Bourges qu’il a répondu aux quatre points de la lettre du centriste. S’il se dit globalement en accord avec le centriste sur les questions sociales, de moralisation de la vie publique et d’éducation, le candidat PS souligne que leurs avis divergent sur la question du sérieux budgétaire : François Bayrou réclame une «règle d’or» constitutionnelle, alors que François Hollande reste sur sa proposition d’une loi de programmation, plus souple.

14h20. Lefebvre (UMP) accuse Aubry de vouloir «créer des incidents». Le secrétaire d’Etat au Commerce Frédéric Lefebvre réagit aux propos de Martine Aubry qui rend responsable par avance Nicolas Sarkozy d’éventuelles violences le 1er mai. «Les déclarations de Martine Aubry sur le 1er mai n’ont qu’un objectif : créer des incidents. Cette attitude n’est pas digne!» écrit l’UMP sur son compte Twitter.

Les déclarations de Martine Aubry sur le 1er mai n’ont qu’un objectif : créer des incidents. Cette attitude n’est pas digne! FL 1/3

14 heures. NKM «somme» Hollande de condamner les propos de Mélenchon sur la Collaboration. «Franchissant une fois encore la ligne rouge, Jean-Luc Mélenchon a jugé opportun ce matin de faire référence à la période noire de la Collaboration en évoquant la campagne de Nicolas Sarkozy», déclare Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole du candidat UMP, dans un communiqué. Des propos «orduriers», qui ne «font pas honneur aux 4 millions des français qui lui ont apporté leur suffrages», selon NKM, qui demande à François Hollande de les «condamner formellement».

En savoir plus : Mélenchon et «les  mots de la «Collaboration»
Nicolas Sarkozy est «en train d’extrême-droitiser la droite» et emploie des termes «directement tirés de la Collaboration», accuse l’ex-candidat du Front de gauche. «La phrase qui consiste à dire : Se faire traiter de fasciste par un communiste est un compliment est une reprise mot pour mot de Pierre Laval le collabo, de la même manière que parler de Fête du travail et dire que c’est le vrai travail, c’est mot pour mot le texte de l’affiche du Maréchal Pétain en 1941», assure Jean-Luc Mélenchon sur France Inter.


13h25. Aubry impute par avance à Sarkozy la responsabilité d’éventuelles violences le 1er mai. 
Le ton monte en cette fin de campagne. «Que Nicolas Sarkozy utilise le 1er mai pour parler du vrai travail, lui qui est le président du vrai chômage – les chiffres d’hier le confortent une fois de plus – qui a précarisé le travail, c’est honteux, c’est une provocation», attaque la maire de Lille. «Je le dis aujourd’hui, s’il devait y avoir le 1er mai des violences à cause de cette provocation, c’est le candidat Sarkozy qui en serait responsable», lance la Première secrétaire du PS devant la presse, à Lumbres (Pas-de-Calais). Le président-candidat a fait son mea culpa jeudi soir sur France 2 à propos de l’expression de «vrai travail», admettant que ce n’était «pas une expression heureuse».

13h15. Sarkozy : «C’est la règle de laisser sa place.» Dans les locaux du quotidien «l’Equipe», le président sortant dresse un parallèle entre sport et politique. «Je pense que les records sont faits pour être battus, et donc par conséquent on ne peut pas être triste que quelqu’un d’autre prenne votre place.» Nicolas Sarkozy fait cette remarque au micro de BFMTV devant une photo de l’Américain Bob Beamon, qui a détenu le record du monde de saut en longueur entre 1968 et 1991. «De toutes manières, c’est la règle pour le sport, c’est la règle pour la politique, c’est la règle pour la vie. Alors il faut gagner, Beamon avait gagné et Beamon a été remplacé, et je crois qu’il l’a accepté», lance-t-il. Le président-candidat a participé vendredi matin à la conférence de rédaction du quotidien sportif, au cours de laquelle il a notamment évoqué la finale de la coupe de France de football qui opposera samedi l’Olympique lyonnais à l’équipe de Quevilly (Nationale).

13 heures. Hollande fait une halte au Printemps de Bourges. Arrivé avec près d’une heure de retard, le candidat PS est arrivé au festival de musique où il va rencontrer «les professionnels du secteur avant de rejoindre le groupe Zebda», écrit-il sur son compte Twitter. L’an dernier déjà, François Hollande s’était rendu au Printemps de Bourges où il avait assisté aux concerts de Ben l’Oncle Soul et Cali.

L’arrivée de François Hollande à Bourges (TWITTER / MAUD PIERRON)

12h25. La chancelière allemande Angela Merkel «travaillera bien et en confiance avec le président français quel qu’il soit», assure vendredi son porte-parole, Steffen Seibert. Jeudi soir sur France 2, François Hollande a lancé : «Ce n’est pas l’Allemagne qui va décider pour l’ensemble de l’Europe.» Merkel avait réaffirmé auparavant son opposition à toute renégociation du pacte censé renforcer la discipline budgétaire en Europe.

12h05. Vrai ou faux ?  NKM et les «10% de chômeurs en formation». Retrouvez le décryptage des déclarations des candidats et de leurs lieutenants, passées au crible de la rédaction politique : le «Bureau de vérification de la petite phrase».

12 heures. Villepin «effrayé» par la campagne de Sarkozy. Dans une tribune publiée sur le site du «Monde», l’ancien Premier ministre se dit «effrayé» par la campagne de Nicolas Sarkozy et ses «gages à l’extrémisme». Et de citer notamment «l’instrumentalisation de faits divers, l’improvisation de bien des propositions, le débauchage sans vergogne de voix extrémistes». «La dérive électoraliste qui s’est engagée est un processus incontrôlable et sans fin», estime l’ennemi juré du président sortant. Il ne donne pas de consigne de vote, mais appelle à se prononcer «en pensant à la France et à ce qu’elle a toujours porté de meilleur, à ses valeurs de respect, de dignité et d’humanisme».

11h30. Audience record de «DPDA» sur France 2. 
L’émission politique «Des paroles et des actes» de France 2, qui recevait successivement jeudi soir les deux candidats à l’élection présidentielle, a réalisé un record d’audience, rassemblant 6,2 millions de téléspectateurs en moyenne (25,2% de part de marché), annonce la chaîne publique. Le précédent record pour l’émission avait été le face à face opposant le candidat PS à la présidentielle à Martine Aubry en finale des primaires socialistes le 12 octobre dernier (5,9 millions de téléspectateurs, 21,9% de part d’audience). Jeudi soir, les deux candidats ont fait presque jeu égal avec quelque 6,61 millions de téléspectateurs pour François Hollande et 6,36 millions pour Nicolas Sarkozy, selon des chiffres plus détaillés de Médiamétrie obtenus par l’AFP. Le passage en première partie de soirée du candidat socialiste, décidé par tirage au sort, l’a ainsi légèrement favorisé.

11 heures. Le Pen : Sarkozy «fait les poches» du programme FN. «Le candidat-président est en train d’essayer de faire les poches, pour des raisons électoralistes, de mon programme. Je crains que cela soit de la pure récupération», attaque la président du FN, invitée ce matin de France Info. Réagissant aux déclarations de Nicolas Sarkozy jeudi soir sur France 2, qui a déclaré qu’il choisirait «le vote blanc ou l’abstention» en cas de duels entre le PS et le FN au second tour des élections législatives, elle s’insurge : «Cela veut dire qu’ils (à l’UMP) veulent nos voix mais manifestement, ils ne veulent pas … les gueules des électeurs marinistes».

VIDEO. Le Pen : Sarkozy veut «nos voix» mais pas «les gueules des électeurs marinistes»

10 heures. Hollande penche pour les amateurs de Quevilly, Sarkozy joue la neutralité. François Hollande et Nicolas Sarkozy ont accordé, mercredi et jeudi, une interview à Jacques Vendroux, le directeur des Sports de Radio France, afin d’évoquer leur passion du sport. Leurs entretiens seront diffusés à 19h30 dimanche sur France Bleu. Les deux hommes seront au Stade de France demain soir. Le candidat UMP affiche sa neutralité : «Quevilly peut gagner car elle a déjà battu deux équipes professionnelles. Il y aura un beau vainqueur.» Le candidat PS penche pour les amateurs normands. « C’est l’équipe de ma région et je la soutiens à fond. Désolé pour Gérard Collomb, le maire de Lyon (membre du Parti socialiste) ! » Pour en savoir plus : quand Hollande et Sarkozy parlent de sport.

9h50. Débat : Copé «regrette» le «refus» d’Aubry. Le patron de l’UMP, interrogé par Canal+, ironis sur la première secrétaire du PS. «Elle refuse (de débattre) alors que nous sommes homologues. Je le regrette. Je n’avais pas l’impression qu’elle dérogerait à sa grandeur en débattant avec son homologue.» Mercredi, Martine Aubry a laissé entendre qu’elle ne participerait pas à un débat avec Jean-François Copé, qui le lui avait demandé mardi : «Je lui ai répondu (…) Il y a deux candidats, M. Sarkozy et M. Hollande, et vous, vous voyez déjà Nicolas Sarkozy battu et vous préparez déjà 2017, où vous serez candidat ». Elle a fait état d’une «débatite aiguë (qui) a soudainement pris la droite».

9h45. Copé : «Ni alliance, ni négociations, ni discussions» avec le FN. Le secrétaire général de l’UMP réaffirme la position défendue par Nicolas Sarkozy. «Il faut une ligne stratégique et qui soit claire. Jamais il n’y aura d’alliance avec le Front national. Jamais. Ni alliance, ni négociations, ni discussions», insiste Jean-François Copé sur Canal+. Face à l’électorat du FN et du centre, «la réponse (…) c’est de dire aux Français, attention, Nicolas Sarkozy est le seul qui a des réponses qui soient claires sur les questions qui vous préoccupent», comme l’immigration et la sécurité, «mais aussi sur la baisse du déficit, sur la croissance à venir», soutient le responsable de l’UMP.

9h30. Guéant regrette que l’absence d’appel du parquet sur la mise en examen du policier de Noisy-le-Sec. Le ministre de l’Intérieur, invité de BFM-TV, regrette que le parquet de Bobigny n’ait pas fait appel de la mise en examen pour homicide volontaire  du policier qui a tué, ce week-end à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), un multirécidiviste en fuite. «Je pense que le chef de mise en examen est malheureux.» 

9h20. Le PS furieux contre la une de «The Economist». 
«The Economist», l’influent hebdomadaire britannique du monde des affaires, est «connu pour être d’abord et avant toutes choses anti-français et anti-socialiste», estime le député socialiste Michel Sapin, chargé du programme présidentiel de François Hollande. Invité d’Europe 1, il est interrogé sur la dernière publication de l’hebdomadaire qui qualifie le candidat socialiste d’«homme plutôt dangereux».

9h10. Après François Hollande hier, c’est au tour de Nicolas Sarkozy de jouer les rédacteurs en chef du quotidien sportif «L’Equipe». A son arrivée au siège, le candidat UMP déclare à la presse présente à propos du foot : «C’est une vraie passion.»

VIDEO. Hollande à «l’Equipe» : Noah «est un homme bien»

 

8h50. Mélenchon : Sarkozy «sort des mots directement tirés de la Collaboration.» Le candidat du Front de gauche, invité de France Inter, redonne de la voix contre le président sortant. «La phrase qui consiste à dire : Se faire traiter de fasciste par un communiste est un compliment est une reprise mot pour mot de Pierre Laval le collabo, de la même manière que parler de fête du travail et dire que c’est le vrai travail, c’est mot pour mot le texte de l’affiche du Maréchal Pétain en 1941», attaque l’ex-candidat à la présidentielle (11,1%). «Lui il sort des mots, des phrases, des expressions qui sont directement tirés de la collaboration, pourquoi le fait-il ? A qui parle-t-il ? A qui veut-il inoculer ce poison ?» a demandé Mélenchon. Il estime que le candidat UMP «est en train d’extrême-droitiser la droite», avant d’appeler à voter François Hollande.

8h37. Guéant : «L’augmentation du chômage aurait pu être pire si nous avions été gouvernés par une autre personne». Le ministre de l’Intérieur est invité de BFM-TV.

VIDEO. L’intégralité de l’interview de Hollande sur RTL

8h35. Hollande : «Je maintiendrai, bien sûr, la loi sur la burqa et je la ferai appliquer de la meilleure des façons.» Le candidat PS rappelle sur RTL qu’il avait «voté la résolution qui proscrit la burqa», «le groupe socialiste» à l’Assemblée s’étant abstenu car ses amendements n’avaient «pas été acceptés».

8h30. Hollande : «Je n’ai pas encore choisi de Premier ministre.» «J’ai l’embarras du choix», répond François Hollande sur RTL alors que les journalistes lui soumettent les noms de Martine Aubry et Manuel Valls. «Des personnalités politiques de talent», selon le candidat.

8h29. Hollande : «Je ne pense pas que l’élection présidentielle se jouera sur un débat.» Le candidat PS , invité de RTL, ajoute : «Ça fait un an que je suis en campagne.» Alors que Jean-Michel Apathie lui demande «comment c’est d’être favori», François Hollande répond :«Ça ne me protège de rien et ça me donne des obligations, car ça me donne le souci demain d’être rassembleur, plus que d’autres.»

8h22. Hollande désapprouve l’expression «faire les poches des riches» de Mélenchon. «L’impôt n’est pas une spoliation» note François Hollande en réaction à la ritournelle de Jean-Luc Mélenchon qui veut « aire les poches des riches». Le candidat PS, invité de RTL, assure d’ailleurs qu’il ne négociera rien avec l’ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle, bien qu’il salue le «panache» de sa campagne. «Je n’appliquerai que les mesures que j’ai moi-même porté aux Français […] Je veux être clair avec les Français. Ce que j’ai présenté au premier tour, je le présente au second tour.»

8h19. En cas de duel UMP-FN aux législatives, Hollande appellera à voter «républicain». Alors qu’on lui demande sur RTL ce qu’il fera en cas d’affrontement UMP-FN aux législatives, François Hollande assure qu’il «prendra ses responsabilités». «Je l’ai déjà fait en 2002. C’était pas facile. J’ai dû prendre mes responsabilités, et appeler à voter pour Jacque Chirac, que je n’ai jamais arrêté de combattre politiquement». «Aux législatives, je ferai pareil», assure-t-il, car «je ne fais pas de distinctions entre républicains». Marine Le Pen ne serait donc pas une républicaine ? «Marine le Pen est autorisée de la République», répond François Hollande.

8h17. Hollande veut limiter «l’immigration économique». Interrogé sur RTL, François Hollande estime qu’«il n’y aura jamais d’immigration zéro», mais qu’on doit jouer sur l’immigration légale. On peut premièrement réduire le nombre «d’étudiants étrangers», dit-il, mais «je ne le veux pas». Selon lui, la «limitation de l’immigration économique» est «nécessaire» dans le contexte économique actuel..

8h10. Invités successifs de RTL, Nicolas Sarkozy et François Hollande ne se sont pas croisés, le candidat UMP étant parti avant l’arrivée de son rival socialiste.

VIDEO. L’intégralité de l’interview de Sarkozy sur RTL

7h59. Sarkozy et la finale de la Coupe de France : «J’y serai en tant que président de la République, lui en tant que spectateur.» Le chef de l’Etat lance une pique à son adversaire, avant d’ajouter, rieur :« Pas d’arrogance. » Pour conclure l’interview en légereté, Jean-Michel Apathie lui demande s’il compte soutenir Quevilly ou Lyon samedi lors de la finale de la Coupe de France de football. Le candidat UMP se refuse à dire sa préférence…

7h58. Sarkozy : «Je viens ici. Dans 5 minutes, il viendra. Vous pensez pas que les auditeurs de RTL auraient aimé nous entendre débattre ?» Sur RTL, Nicolas Sarkozy regrette ne pas pouvoir se confronter avec François Hollande, qui va être interviewé juste après lui. C’est une situation « ridicule », note-t-il.

7h55. Sarkozy : «Deux poids, deux mesures  dans le traitement médiatique des candidats. «A aucun moment je n’ai frayé avec le FN, toutes ces thèses sur l’Europe je les ai combattues […] Les idées de Mme Le Pen sur la préférence nationale, ce ne sont pas les miennes », répète Nicolas Sarkozy sur RTL. « C’est sa candidature qui est compatible avec la République, pas elle », reprécise-t-il. « Je ne suis pas d’accord mais je ne vais pas me rouler par terre, alors qu’à côté tout le monde est ébahi par le talent de M. Mélenchon, qui a multiplié les outrances. » 

7h52. Sarkozy : «Les initiatives de croissance de François Hollande, c’est une plaisanterie.» Sur RTL, le président attaque la crédibilité économique de son adversaire : « Il n’y a pas un pays au monde » qui validerait la « création de 60 000 fonctionnaires ». Nicolas Sarkozy se défend de ne pas travailler pour la croissance. « Dès 2008, j’ai engagé un grand emprunt au service de la croissance et j’ai été attaqué par les socialistes. » . Pour achever sa démonstration, le chef de l’Etat invite les auditeurs à regarder l’état des économies gérées par des socialistes. « Vous pensez que l’Espagne socialiste a montré le chemin ? » lance-t-il avant de critiquer l’ancien premier ministre grec Georges Papandréou « qui vient d’annoncer son soutien à François Hollande ».

7h54. Sarkozy : «La crise financière est passée, il faut s’attaquer maintenant à la crise économique.» Invité de RTL, le candidat UMP est interrogé sur les chiffres du chômage, qui augmentent pour le onzième mois consécutif. Il attribue cette hausse à «l’économie européenne qui malheureusement détruit des emplois». Lorsque j’ai dit que la crise européenne était passée, je persiste et je signe. Lorsqu’il s’est agi de savoir si l’euro allait imploser et si l’Europe allait exploser, vous admettrez qu’on n’est plus dans cette situation-là», répond-il à Jean-Michel Apathie. «Il faut s’attaquer à toute force maintenant aux conséquences de la crise financière et de la crise de confiance, c’est-à-dire à la crise économique, nous y sommes.»

VIDEO. Le match Sarkozy – Hollande décrypté par Stéphane Ferrara

«Des Paroles et des actes» : retrouvez les temps forts du duel Hollande-Sarkozy sur France 2

 

LeParisien.fr

 

Le FN croule sous les adhésions

Publié le 26.04.2012, 05h03
 
La présidente du Front national, Marine Le Pen s'est classée troisième de l'élection présidentielle avec 17,90% des voix.

La présidente du Front national, Marine Le Pen s’est classée troisième de l’élection présidentielle avec 17,90% des voix. | AFP/Francois Guillot

Selon nos informations, le Front national aurait dépassé ces derniers jours la barre des 50 000 adhérents à jour de cotisation. Record jusque-là jamais atteint. Bien loin des 10 000 adhésions d’il y a deux ans. « Et encore, on a un tas de demandes que nous n’avons pas pu traiter pendant la campagne, faute de temps et de personnel », assure un cadre.

 

Pour gérer cet afflux et pour faire face à la campagne des législatives, le FN compte étoffer son équipe, composée d’une vingtaine de salariés permanents, en créant une dizaine de postes.

 

Le Parisien

Fusillade à Noisy-le-Sec : La justice va-t-elle tenter de se dédouaner ?

mercredi 25 avril 2012

 


UN DANGEREUX CRIMINEL HORS D’ETAT DE NUIRE


Par
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret

Retour sur ce grave fait-divers survenu à Noisy-le-Sec samedi dernier (voir notre reportage sur place), au cours duquel un criminel au casier chargé, qui avait jété une grenade sur la police avant de braquer un des fonctionnaires avec une arme, a été grièvement blessé par balle par ce dernier.

      2012 04 21 Fusillade Noisy-le-Sec 02 © JENB Productions

Des antécédants de fusillades

On en sait un peu plus sur le passé du criminel décédé des suites de ses blessures dans la nuit de samedi à dimanche suite à la publication d’un article dans Le Parisien d’hier sous la plume de Valentine Rousseau [1].

Amine Bentounsi, originaire de Meaux en Seine-et-Marne, d’où il avait été interdit de séjour par décision de justice, était un criminel dangereux avéré. Ainsi, dès l’âge de 13 ans, ce délinquant récidiviste était-il le plus jeune incarcéré de France après plusieurs vols avec violence. Ainsi la journaliste rapporte :  » (…) Il avait alors déjà enchaîné cambriolages et vols de voitures en Seine-et-Marne, avait agressé deux employés d’un centre social, battu une voisine avec un cric pour lui voler son magnétoscope (…) ».

On peut déjà s’étonner de la décision de la juridiction Seine-et-Marnaise qui lui avait infligé une interdiction de séjour dans son département d’origine. S’il était dangereux dans son département, ne l’était-il pas sur le reste du territoire français ? 

Et la journaliste de poursuivre :  » (…) Une accumulation qui lui a valu un premier séjour en prison (…) « . Nouveau questionnement sur cette phrasologie :  » accumulation « . Est-ce à dire que les premiers vols avec violence n’ont pas été sanctionnés de façon dissuasive et qu’il a fallu attendre  » une accumulation  » de faits graves pour enfin se décider à placer cet individu dangereux hors d’état de nuire ?

Cet exemple pose à nouveau l’épineuse question de la justice des mineurs.

Toujours selon l’article, Amine Bentounsi avait été envoyé en Algérie pour vivre avec sa grand-mère espérant ainsi canaliser et calmer sa violence. Que nenni ! Selon l’auteur,  » (…) Il était revenu après avoir brûlé sa maison (…) « .  

En 2001, il participe à un violent braquage d’un bureau de poste à Meaux qui tourne mal : Fusillade sur des policiers au milieu des passants. Une fois de plus, la justice fait preuve de mansuétude (voire de laxisme ?) et il n’écope que de quatre ans de prison. Une peine dissuasive s’il en est vis-à-vis d’un criminel notoire, puisqu’en 2005, à peine dehors, il braque à nouveau un supermarché Seine-et-Marnais avec séquestration d’employés.

La justice se décide enfin à protéger la société de cet individu dangereux en lui infligeant une peine de dix ans de réclusion par une décision rendue en 2007. Enfin !

   2012 04 21 Fusillade Noisy-le-Sec 01 © JENB Productions

2005 + 10 = 2015. Non ?

Alors que dans un article paru ce matin dans Le Parisien sous la plume de Carole Sterlé [2], on apprend que la procureur de la République de Bobigny et les policiers en charge de l’enquête étaient revenus hier soir sur les lieux des tirs pour éclaircir les circonstances de ce tir mortel et donc mieux comprendre s’il y a ou non légitime défense, on constate donc que l’institution judiciaire va mettre à mal le fonctionnaire de police qui a fait usage de son arme de service.

Le vrai visage de notre institution judiciaire apparait sous sa vraie nature. A nouveau.

Mais qui est donc responsable de la mort d’Amine Bentounsi si ce n’est l’institution judiciaire elle-même ? Car à considérer que la peine de réclusion criminelle de dix ans démarre de la date des faits incriminés en 2005, il ne faut pas avoir fait math’ sup pour additionner 2005 + 10 = 2015.

   2012 04 21 Fusillade Noisy-le-Sec 03 © JENB Productions

La vraie question à se poser n’est donc pas de connaitre les circonstances du tir mortel, mais de savoir pourquoi la police devait encore interpeller en 2012 (!?) un individu connu pour sa dangerosité alors qu’à ce moment il aurait dû croupir aux frais des contribuables dans une prison jusqu’en 2015. Si ce multi récidiviste avait accompli sa peine complête, il ne serait pas mort dimanche dernier.

Soutien à notre police

La police n’ignorait pas les antécédants de dangerosité de ce criminel qui avait fait preuve de violences répétées, de violences en bandes organisées et surtout d’antécédants d’usages d’armes à feu lors de la fusillade de Saint-Pathus en 2005.  Ils savaient donc qu’ils avaient à interpeller un individu dangereux et susceptible d’être armé.

Le fait d’avoir lancé une grenade sur les fonctionnaires était un signe évident de non rédition. Voire une provocation. Brandir ensuite une arme en direction du policier ne pouvait être interprêté que comme un geste délibéré de vouloir tuer. Ou de se  » faire suicider  » par personne interposée.

Personnellement, je préfère la mise hors d’état de nuire définitive de ce dangereux criminel que de compter un mort dans les rangs de notre commissariat de police nationale. Pire, qu’un passant soit blessé ou tué par cet individu.

Plus que de se questionner sur la légitime défense du fonctionnaire, choqué d’avoir dû tirer (pour avoir été sur place lors des premières constatations), l’institution judiciaire ferait mieux de se remettre en question quant au parcours violent de ce criminel avéré. Parcours dont elle a une part de responsabilité par des peines antérieures visiblement pas assez dissuasives.

Et surtout de savoir pourquoi il se promenait à Noisy-le-Sec samedi dernier alors qu’il aurait du être incarcéré … jusqu’en 2015. Là est la vraie question à se poser.

Auteur : Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 25 avril 2012 – JENB Productions Noisy-le-Sec

Le Pen écrit à son tour à Hollande et Sarkozy

 

Par LEXPRESS.fr, publié le 26/04/2012 à 14:47

Le Pen écrit à son tour à Hollande et Sarkozy

« Je considère qu’il est de mon devoir de défendre l’honneur de mes électeurs, et de demander qu’on cesse de les mépriser », écrit Marine Le Pen dans sa lettre ouverte à François Hollande et à Nicolas Sarkozy.

REUTERS

Marine Le Pen accuse dans une lettre ouverte ce jeudi les deux finalistes, Nicolas Sarkozy et François Hollande, de « mépriser » ses électeurs, ce qui rend leur « quête » des voix du Front national « particulièrement illégitime » 

Après François Bayrou mercredi, c’est au tour de Marine Le Pen de rédiger une lettre à deux finalistes de l’élection présidentielle. 

« Je considère qu’il est de mon devoir de défendre l’honneur de mes électeurs, et de demander qu’on cesse de les mépriser. J’estime que votre attitude jusqu’ici rend votre quête de ces voix particulièrement illégitime », écrit Marine Le Pen dans cette lettre ouverte.  

Selon la présidente du FN, « il est inadmissible de dire que mes électeurs (6,4 millions) ne voulaient pas me porter à l’Elysée. Le vote en ma faveur n’est pas un ‘cri’, un vote ‘de crise’, ‘de souffrance’ ou de ‘désespérance’ comme j’ai pu l’entendre. Il est encore moins un vote ‘d’extrême droite’ ou ‘xénophobe' ».  

Le Pen demande le respect de ses électeurs

« Le vote en ma faveur a été un vote réfléchi, construit, un vote d’espérance, de soutien, en somme un véritable vote d’adhésion au nouveau chemin que je propose à la France, aux propositions qui sont les miennes », ajoute-t-elle au contraire. Elle cite: « protectionnisme intelligent, réindustrialisation, liberté monétaire, reconstruction des services publics, arrêt de l’immigration, priorité nationale, défense de la laïcité ».  

« Or, vous niez la sincérité du vote de mes électeurs et leur capacité à réfléchir, à se faire une idée personnelle et étayée de l’avenir de leur pays », accuse la dirigeante frontiste. 

« Messieurs les candidats, il vous reste quelques jours de campagne, et je vous demande, au nom de la démocratie et de la grandeur du peuple français, de faire preuve de respect », conclut Marine Le Pen.  

La présidente du FN, qui ne devrait pas donner de consigne de vote en faveur de l’un ou l’autre des deux finalistes, officialisera sa position lors de son discours du 1er mai, ce mardi.  

Sa lettre ouverte intervient juste au moment où le président-candidat Nicolas Sarkozy a repris une de ses propositions en matière de sécurité, en se disant favorable à « une présomption de légitime défense » pour les policiers. 

Avec

L' »entarteur » de Raffarin conteste que la crème chantilly soit une arme

 

 

Publié le 27.04.2012, 12h09

 
Le jeune « entarteur » de l’ancien Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin a contesté vendredi devant la justice que la crème chantilly de sa tarte puisse être considérée comme une arme, affirmant avoir seulement voulu ainsi atteindre symboliquement le président-candidat Nicolas Sarkozy.
« C’est la crème chantilly qui serait considérée comme une arme! », s’est offusqué Me Sylvain Cormier, à sa sortie du bureau du procureur, où son client a été convoqué vendredi matin selon la procédure du « plaider-coupable », procédure permettant à celui qui reconnaît les faits qui lui sont reprochés d’accepter la sanction proposée par le parquet et d’éviter ainsi un procès.

 

Sa contestation de toute « violence avec arme », en l’espèce en jetant au visage « une assiette en carton remplie de chantilly » selon sa convocation, entraîne donc une audience au tribunal correctionnel de Lyon, le 30 mai.
Devant les caméras venues le rencontrer dans les couloirs du Tribunal de grande instance de Lyon, Romain, étudiant en master d’anthropologie se définissant comme « un penseur libre », explique son geste qui remonte au 24 février dernier comme « un acte politique », de « désacralisation ». « C’est une façon d’attaquer Sarkozy à travers Raffarin » et de dire le « ras-le-bol de la jeunesse », ajoute-t-il à l’AFP, tout en insistant sur la dimension d' »acte humoristique » de son geste.
« Demain, je vais aller entarter personne. Là, je suis un peu sur la sellette », ajoute dans un sourire ce membre du collectif « Al Qaïtarte », qui rassemble une quinzaine d' »activistes subversifs pâtissiers ».
Fondé en 2008 autour d’étudiants en Histoire de l’art à l’université Lyon II, il n’en est pas à sa première action, Romain ayant pour sa part déjà entarté l’artiste Ben.
Lors de la campagne des municipales il y a quatre ans, voulant exprimer leur « ras-le-bol de la démocratie représentative », le collectif s’en était pris à Dominique Perben, semant chantilly et boules puantes dans ses meetings. A gauche le président PS de Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne, et le maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, ont également subi des entartages.
Romain rêve néanmoins d’une « internationalisation » du collectif « Al Qaïtarte », en symbiose avec les entarteurs belges Maurice Gloup et Noël Godin.

 

Question à Hollande : «Si vous êtes élu, y aura-t-il une amnistie des PV ? »

 

 

PROPOS RECUEILLIS PAR C.D.S. | Publié le 27.04.2012, 11h46

 

| (LP/DELPHINE GOLDSZTEJN.)

La réponse de François Hollande à la question de Margot75. «Ce serait plus commode pour moi de répondre oui, mais la vérité m’oblige à dire non. L’amnistie est un signal, et ce signal, je ne veux pas l’envoyer, car il est contraire à l’exemplarité de l’Etat, à laquelle je tiens.

 

Imaginons un instant que j’accorde l’amnistie : il y aurait un relâchement immédiat de la discipline, des comportements sur la route. On me dit parfois : Mais les petits excès de vitesse? Justement, c’est parfois sur ces petits excès-là qu’il y a le plus d’accidents. D’ailleurs, je ne suis favorable à aucune amnistie, pas même celle du 14 Juillet*. C’est une tradition monarchique, pas républicaine. Aujourd’hui, l’amnistie serait considérée par nos concitoyens comme une largesse qui relèverait du fait du prince, en l’occurrence du président.

Mais je reconnais pour autant les difficultés des Français privés de leur permis de conduire, et parfois privés de leur emploi à cause de cette situation. Il faudra réfléchir à la meilleure façon de régler les difficultés que certains éprouvent à retrouver la possibilité de conduire, en réduisant les délais, trop longs, pour récupérer le permis.

* La fête nationale était l’occasion pour le président de faire bénéficier de remises de peine les détenus condamnés aux sentences les plus légères, pour désengorger les prisons. Cette amnistie du 14 Juillet a été supprimée en 2007.

 

Le Parisien

Fusillade mortelle à Angerville : une interpellation

 

 

F.L. | Publié le 27.04.2012, 12h27 | Mise à jour : 12h29

 
Un homme de 25 ans a été interpellé ce vendredi matin à Angerville (Essonne). Il est suspecté d’avoir participé à la fusillade mortelle survenue sur un parking de la commune mercredi vers 23 heures. Clément, 24 ans, avait reçu une balle en pleine tête. Il est décédé jeudi. Le jeune homme avec qui il se trouvait à ce moment-là a été lui, blessé.

 

Une marche en mémoire de cette victime qui présentait un casier judiciaire virge est organisée dimanche à 14 h 30 au départ du domicile de la famille de Clément.

 

LeParisien.fr

Meaux : la marche en mémoire d’Amine Bentounsi annulée

 

 

Publié le 27.04.2012, 11h08 | Mise à jour : 11h10

 
La marcheen mémoire d’Amine Bentounsi, ce délinquant tué samedi dernier par un policer à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), prévue ce samedi après-midi à Meaux, n’aura pas lieu. « On a changé d’avis car on veut éviter d’éventuels débordements, assume Amal, la soeur aînée du jeune homme originaire de Meaux.

 

On ne voudrait pas que cela soit récupéré à des fins politiques et que son nom soit sali. » Un hommage pourrait être toutefois lui être rendu lors de ses obsèques, dont la date n’a pas encore été fixée.

 

LeParisien.fr

Mélenchon aux législatives? Pas encore tranché, affirme l’intéressé

 

– Publié le 27/04/2012 à 10:41

 
Jean-Luc Mélenchon, ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle, a affirmé vendredi que la question de sa candidature aux législatives n'était pas encore tranchée.

Jean-Luc Mélenchon, ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle, a affirmé vendredi que la question de sa candidature aux législatives n’était pas encore tranchée.

Jean-Luc Mélenchon, ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle, a affirmé vendredi que la question de sa candidature aux législatives n’était pas encore tranchée.

Aux législatives, « nous allons avoir un beau résultat parce qu’une partie de ceux qui ont cru voter utile en se précipitant au premier tour (de la présidentielle) pour voter socialiste alors que ça ne changeait rien à la situation, vont maintenant comprendre qu’avec un Front de gauche à haut niveau, le débat de second tour, au lieu d’être sur les immigrés, sera sur la situation sociale », a-t-il dit sur France Inter.

S’agissant de son cas personnel, M. Mélenchon, qui a déjà dit le 13 avril qu’il n’excluait pas d’être candidat, a affirmé que la question n’était « pas tranchée ». « Ca fait seulement 48 heures que je regarde », a encore dit celui qui a obtenu 11,1% des suffrages au premier tour de la présidentielle.

« Ma notoriété est suffisante maintenant pour que quand j’arrive quelque part, si je dois arriver quelque part, on sache à qui on a affaire », a-t-il estimé.

Prendra-t-il la place d’un candidat déjà investi par un des partis du Front de gauche (PCF, Parti de gauche)? « C’est ça principalement qui sera le problème », a-t-il concédé, car « de ma vie jamais je n’ai poussé personne de là où il était et je n’ai pas l’intention de commencer maintenant », rappelant qu’il est « déjà député européen ».

Une rencontre se tient vendredi soir et il y en aura « plusieurs » autres pour décider, a-t-il ajouté, relevant que « ce n’est pas la question du siècle ».

Mais, a-t-il assuré, « on me dit c’est important que je sois présent à l’Assemblée ». « Honnêtement je n’y ai pas réfléchi, j’ai concentré mon énergie sur la campagne » présidentielle, a-t-il fait valoir.

Evoquant la possibilité d’avoir à l’issue du scrutin des 10 et 17 juin « des dizaines de députés » FG (19 actuellement), M. Mélenchon qui a redit son « ambition de placer le Front de gauche en tête de la gauche » dans les années à venir, a jugé qu’il fallait un groupe fort pour « que les socialistes soient obligés de composer avec nous en permanence ».

Espagne : les sans-papiers devront payer pour se faire soigner

 

Le Point.fr – Publié le 27/04/2012 à 10:44

La sacro-sainte assistance médicale gratuite, qui s’appliquait jusqu’ici à toute personne résidant sur le sol espagnol, est sacrifiée sur l’autel de la crise. Explications.

(photo d'illustration).

(photo d’illustration). © Daniel Ochoa de Olza / AP/SIPA

 

En 1986, l’assistance médicale gratuite devenait un « droit universel pour tous les Espagnols et tous les citoyens étrangers résidents ». Un quart de siècle plus tard, sur l’autel de la crise, ce principe a été sacrifié. Un décret-loi tout juste adopté dispose en effet que ce droit n’est réservé « qu’aux personnes qui sont assurées ». Autrement dit en sont exclus les immigrants sans papiers qui résident en Espagne. En outre, la couverture de santé devient très difficile pour les jeunes de moins de 26 ans, tous ceux qui ne cotisent pas ou les divorcés sans revenus. Ce décret-loi prévoit certes, dans un « souci humanitaire », de faire une exception pour les accidents graves, les cas de grossesse et de prendre en charge les étrangers de moins de 18 ans.

À partir du 1er septembre, cette mesure, qui suscite une forte polémique dans le pays, va laisser sur le carreau quelque 150 000 étrangers en situation irrégulière. L’esprit du législateur, qui se dit acculé par « l’obligation » de faire des coupes drastiques dans les dépenses de santé, est de « pérenniser » un système mis en danger par les affres de la crise. L’objectif est d’économiser 500 millions d’euros, chiffre que les spécialistes réduisent à la moitié, étant donné que les étrangers recourent bien moins au système sanitaire primaire que les autochtones. Autre coup de ciseaux important : 165 millions d’euros dans les achats de médicaments en vertu d’un nouveau mécanisme, le « copago », selon lequel les patients paient une partie du prix, y compris les retraités. Au niveau global, Madrid s’est engagé à réduire ses dépenses de l’ordre de 37 milliards d’euros cette année pour réduire son déficit public de 8,5 à 5,3 % d’ici à fin 2012.

« Xénophobe, cruel et inefficace »

L’éviction annoncée des sans-papiers de l’assistance médicale gratuite fait des remous. La ministre de la Santé, la conservatrice Ana Mato, justifie la mesure par les « abus » dont les étrangers illégaux se rendraient responsables. « Nous n’avons pas un système sanitaire qui nous permette de prendre tout le monde en charge, seulement les Espagnols et ceux qui travaillent dans notre pays et contribuent à sa richesse par leurs impôts. » Alfredo Pérez Rubalcaba, chef de l’opposition socialiste, dénonce pour sa part « une amputation des droits à la fois xénophobe, cruelle et inefficace ».

Au-delà du débat idéologique, des difficultés s’annoncent. Dans la pratique, les étrangers non régularisés auront toujours la possibilité de courir aux urgences, ce qui, avertissent les responsables sanitaires, devrait saturer des services déjà débordés. Surtout, les spécialistes mettent en garde contre le risque de contagion. Exemple : si, aux urgences, un malade sans papiers est diagnostiqué comme étant atteint de « tuberculose », il ne pourra plus aller consulter un spécialiste comme c’est le cas aujourd’hui. Et il présentera donc un « risque d’infection » dans le métro, un café ou tout espace public. Or, selon des chiffres officiels, dans la région de Madrid, 50 % des cas de tuberculose concernent des immigrants ; au niveau national, 40 % des gens ayant contracté le virus HIV sont des étrangers. Selon les termes de la Fédération des gays et lesbiennes, « cela revient à les condamner à mort ».

EXCLUSIF. Une balle tirée dans le dos fatale à Amine Bentounsi

 

Le Point.fr – Publié le 27/04/2012 à 08:22 – Modifié le 27/04/2012 à 10:23

Un délinquant multirécidiviste a été tué samedi soir à Noisy-le-Sec par un policier alors qu’il prenait la fuite.

Un délinquant multirécidiviste a été tué samedi soir à Noisy-le-Sec par un policier alors qu'il prenait la fuite (photo d'illustration).

Un délinquant multirécidiviste a été tué samedi soir à Noisy-le-Sec par un policier alors qu’il prenait la fuite (photo d’illustration). © Valery Hache / AFP

 

Une balle tirée dans le dos par un policier a été fatale à Amine Bentounsi. C’est ce que démontre l’autopsie réalisée sur le garçon de 30 ans. Une révélation faite par une source proche de l’enquête affirmant que les projectiles reçus dans le thorax n’ont pas causé la mort à Noisy-le-Sec de l’ancien plus jeune détenu de France. Visé par un mandat d’arrêt, celui qui était recherché pour des vols à main armée n’avait pas regagné la prison de Châteaudun, en Eure-et-Loir, après une permission de sortie en juin 2010. Un témoin a confirmé qu’Amine Bentounsi a bien été visé dans le dos « pour au moins un tir » d’un homme des forces de l’ordre, d’après cette même source.

La version du témoin, corroborée par l’autopsie, a permis au juge d’instruction Nicolas Aubertin de mettre en examen le fonctionnaire de police pour homicide volontaire. Plusieurs centaines de policiers avaient manifesté mercredi soir, de façon spontanée et spectaculaire, à Bobigny et sur les Champs-Élysées à Paris contre la mise en examen d’un de leurs collègues.

« Mon frère, ce n’était pas Mesrine »

« Le procureur de la République ne pouvait pas contester la mise en examen pour homicide volontaire. Les faits constatés et établis par l’enquête de la police des polices contredisent la version donnée par le policier », indique une source judiciaire. « La balle a ricoché de manière latérale, et comme l’individu était de profil, le fragment du projectile a pénétré à cet endroit-là. Mon client est ferme sur ce point : il se trouvait face à la personne recherchée », soutient Me Daniel Merchat, au quotidien Metro, précisant qu’il fera appel de la mise en examen devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.

« Mon frère, ce n’était pas Mesrine, souligne Saïd Bentounsi, frère aîné de la victime, au Point.fr. S’il a déjà été condamné pour des vols ou des cambriolages, Amine n’était pas quelqu’un de violent. Il n’a jamais tué personne. Nous voulons connaître la vérité. On n’a pas de haine. On veut la justice. » Une marche silencieuse sera organisée samedi à Meaux, la ville natale d’Amine Bentounsi. Il devrait être enterré, dès la semaine prochaine, dans le nord du Maroc, où vit son père. Le fonctionnaire de police, suspendu, a été muté en gardant le bénéfice de son traitement.

Nicolas Sarkozy, qui a reçu en privé jeudi une délégation de policiers à la mairie du Raincy en Seine-Saint-Denis où il était en meeting, s’est déclaré favorable à une « présomption de légitime défense » pour les policiers, une proposition déjà formulée par la candidate FN Marine Le Pen.

Noisy-le-Sec – Guéant « regrette » que le parquet n’ait pas fait appel

 

Le Point.fr – Publié le 27/04/2012 à 10:17

Le ministre de l’Intérieur souhaitait un appel sur la qualification d' »homicide volontaire » du policier qui a tué un homme en fuite.

 

Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, a regretté vendredi que le parquet de Bobigny n’ait pas fait appel de la mise en examen pour « homicide volontaire » du policier qui a tué, ce week-end à Noisy-le-Sec, en Seine-Saint-Denis, un multirécidiviste en fuite.

« Je le regrette », a déclaré Claude Guéant, interrogé par BFM et RMC sur le fait que le parquet n’ait pas fait appel, alors que lui avait souhaité un appel au sujet de la qualification. « Je pense que le chef de mise en examen est malheureux », a en effet expliqué Claude Guéant. « Je le regrette, mais c’est son libre arbitre », a-t-il poursuivi, « parce que la mise en examen s’est faite sur un chef extrêmement lourd ». Il a confirmé que le policier incriminé serait muté et garderait son salaire : « Je le confirme, effectivement, l’administration le soutient pour qu’il puisse assurer sa défense dans les meilleures conditions », a souligné Claude Guéant.

Pas un « permis de tuer »

Selon le ministre, « il n’y a pas un policier de France qui tue de sang-froid quelqu’un, il n’y a pas un policier qui tire avec l’intention de tuer de sang-froid, ça, ça n’est pas possible ». S’il n’était, jusque-là, « pas favorable » à l’instauration d’une présomption de légitime défense au bénéfice de la police, le ministre estime que depuis l’affaire de Noisy-le-Sec « les choses ont changé ». Il s’est toutefois défendu de rejoindre, sur ce plan, la présidente du Front national, Marine Le Pen. « Je ne suis pas favorable à la présomption d’innocence telle qu’ (elle) l’exprime, car elle souhaitait créer un régime juridique dans lequel les policiers se sentent dans leur bon droit, y compris, je cite, au risque des bavures, je ne suis pas d’accord pour qu’on ait un droit qui facilite les bavures », a-t-il assuré.

« On ne peut pas donner aux policiers un permis de tuer », a affirmé Claude Guéant, mais, selon le ministre, « il reste un texte à écrire » en ce domaine, parce qu' »un policier qui est soumis à cette menace de mise en examen (pour homicide volontaire) se trouve, dans l’action, sur le plan juridique, très démuni ». « La présomption de légitime défense, ça signifie que la preuve doit être apportée que le policier n’était pas en état de légitime défense », a expliqué Claude Guéant. Enfin, alors que des policiers non syndiqués viennent d’appeler à ne plus faire d’interpellations, le ministre a dit « qu’il fa(llait) qu’ils fassent leur métier, leur travail, c’est leur devoir ».

Le fisc réclame 9 millions d’euros à Johnny Hallyday

Par Marine Rabreau Mis à jour le 25/04/2012 à 09:51 | publié le 24/04/2012 à 22:03 Réactions (188)
Johnny Hallyday chante ce soir à Los Angeles.
Johnny Hallyday chante ce soir à Los Angeles. Crédits photo : VALERY HACHE/AFP

Alors que le rocker fait son grand retour sur scène, un redressement fiscal a été notifié à Johnny Hallyday, selon le Canard enchaîné. Le chanteur s’est refusé à confirmer l’information.

Johnny Hallyday se retrouve encore dans le collimateur du fisc français. Selon le Canard enchaîné, le chanteur s’est vu notifier un redressement de 9 millions d’euros, au terme d’une lourde enquête menée depuis la fin 2010. En janvier 2011, plusieurs perquisitions avaient eu lieu chez lui et certains de ses proches. Hier le service de presse de Johnny Hallyday indiquait n’avoir «aucun commentaire à faire». Interrogé ce matin sur RTL, le rocker français s’est refusé à confirmer qu’un redressement fiscal lui avait été notifié fin 2001.

Interrogé à l’issue du lancement de sa tournée 2012 mardi soir à Los Angeles, le chanteur a seulement déclaré: «Je ne vous confirme rien parce que c’est vous qui me l’apprenez, moi je sors de scène, j’ai fait ma musique, pour moi c’est ce qu’il y a de plus important».

Selon l’hedomadaire satirique, le fisc déplore l’existence d’«un réseau complexe de sociétés au fonctionnement plutôt baroque», visant particulièrement une société luxembourgeoise, Nerthus Invest SA, dont un des actionnaires est une entité basée au Libéria.

Le rocker se trouve ainsi de nouveau au centre d’une affaire fiscale. Lui qui s’était déjà vu redresser de quelque 100 millions de francs (15 millions d’euros) en 1975. Une somme dont il s’est acquitté une quinzaine d’année plus tard. Johnny Hallyday, qui a tenté par plusieurs moyens de payer moins d’impôts en France, avait fini par s’installer en Suisse en 2007. C’est au fisc suisse qu’il paie ses impôts sur ses revenus personnels. Mais ses activités artistiques et commerciales pratiquées dans l’Hexagone relèvent de la loi française.

Cette notification tombe mal pour la star. À 69 ans, après ses graves problèmes de santé, «le Taulier» devait faire son retour sur la scène de l’Orpheum Theater ce mardi soir à Los Angeles, avant de démarrer une gigantesque tournée à la mi-mai en France.

Elle risque aussi de faire polémique, en plein entre-deux tours de l’élection présidentielle. Johnny Hallyday a d’ailleurs fait savoir aujourd’hui qu’il «ne se mêlera plus jamais ouvertement de politique» estimant qu’un artiste n’a pas à se prononcer», a-t-il dit dans un entretien au Républicain lorrain. Proche de Jacques Chirac, Johnny Hallyday avait pris position pour Nicolas Sarkozy en 2007 qui l’a marié en 1996 avec Laeticia.

Valérie Trierweiler dévoile les «petites manies» de Hollande

 

 

 

François Hollande et sa compagne Valérie Trierweiler, le 4 avril à Rennes. ( LP/OLIVIER CORSAN )

A.R. | 24.04.2012, 18h11 | Mise à jour : 19h24

 

On connaissait le candidat François Hollande, Valérie Trierweiler nous présente le compagnon. Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Femme Actuelle à paraître samedi, elle dresse le portrait de cet homme qui « ne ferme jamais la porte à qui que ce soit ». « Le candidat est fidèle à l’homme qu’il est. Comme il le dit, pour être aimé, il faut être aimable. Il l’est donc. Dans l’intimité, il est d’humeur constante. Quels que soient les soucis, il ne le fait jamais sentir, par respect », assure-t-elle à propos de celui qu’elle côtoie depuis 2006, avant d’officialiser leur relation en 2010.

« Sa philosophie : aucun moment de vie ne doit être perdu. Au quotidien, c’est un homme qui s’investit dans la vie de la maison. Il fait les courses, cuisine – avec beaucoup de beurre ! », reprend Valérie Trierweiler, avant de livrer quelques confidences sur les manies du François Hollande intime. « Sa petite manie ? Ne jamais fermer les portes des placards ou des pièces », avoue-t-elle…pour mieux chanter les louanges de son compagnon : «Finalement, j’ai compris qu’il s’agissait d’un trait de caractère : il ne ferme jamais la porte à qui que ce soit et n’a rien à cacher.»

Valérie Trierweiller, journaliste à Paris Match depuis 1989 et animatrice de l’émission « Politiquement parlant » sur Direct 8, évoque également son potentiel futur de première dame. «Ma place ne sera pas politique. Il faut éviter le mélange des genres. Je resterai dans l’accompagnement. Je me plierai au protocole. Mais, ce sera à moi de trouver ma place tout en répondant aux attentes des Français. (…) Je commence à m’interroger mais depuis très peu de temps. Ce qui me fait peur, c’est de perdre ma liberté.»

« Il m’est essentiel de continuer à travailler, non pas en termes de carrière, – de ce point de vue je me suis accomplie -, mais tout simplement pour gagner ma vie », continue-t-elle. « Je souhaite rester journaliste, en télévision ou en presse écrite, mais sans doute en dehors du périmètre français. Des rencontres avec des personnalités étrangères, pourquoi pas ? »

Et la famille dans tout ça? « Cécilia (NDLR: Attias ex-Sarkozy) entrant à l’Elysée avec sa famille recomposée, j’ai trouvé cela normal dans la mesure où ses enfants étaient d’accord », juge Valérie Trierweiler, avant de rappeler, comme elle l’avait déjà confié en mars, qu’elle entend assumer financièrement ses trois garçons. « Ce n’est pas à François de les prendre en charge, ni à l’Etat », martèle-t-elle. La suivront-ils dans la résidence de la présidence en cas de succès de François Hollande ? « En ce qui nous concerne, nous n’en avons pas encore parlé. Ce sont eux qui choisiront. Mais j’ai plutôt le sentiment qu’ils ne le souhaitent pas. »

Leparisien.fr

 
 
 

 

 

 

Limited caractères

LE MONDE | 12.04.2012 à 14h23 • Mis à jour le 12.04.2012 à 14h27

Par Marlène Duretz

 
 
Savez-vous pourquoi les tweets sont limités à 140 caractères ? Et les statuts sur Facebook, pourquoi le sont-ils à 63 206 ?

Savez-vous pourquoi les tweets sont limités à 140 caractères ? En référence au Psaume 140 de la Bible, « Eternel, délivre-moi des hommes méchants, préserve-moi des hommes violents, qui méditent de mauvais desseins dans leur coeur, (…), aiguisent leur langue comme le serpent » ? Une incitation à faire du réseau social de Jack Dorsay un havre de paix où les langues qui se délient le font sans fiel ? Illusoire ! Pourquoi cette contrainte ? « L’origine de cette restriction est très simple, explique François Combes sur son blog, le service a été pensé et conçu pour permettre des mises à jour par SMS qui étaient à l’époque limités à 160 caractères. » Et pourquoi être tombé à 140 ? « En réalité, les tweets étaient originellement limités à 160 caractères et se composaient de la manière suivante :@nomducomptetwitter (limité à 20 caractères) message du tweet (limité à 140 caractères). » Mais quel avantage tire-t-on à s’exprimer en 140 caractères ? Celui d’aller à l’essentiel et à gagner en esprit de synthèse ! Pari tenu.

Et sur Facebook ? Une telle contrainte existe-t-elle ? Jusqu’en février 2009, la taille était celle du SMS, soit 160 caractères. Elle passe à 420 en mars, à 500 en juillet 2011 et est décuplée deux mois après. Mais cette hausse substantielle n’a pas dit son dernier mot et aboutit, en novembre 2011, à 63 206 caractères. Hasard ou savant calcul ? Non, une formule concoctée par l’ingénieux ingénieur de Facebook, Bob Baldwin, soit « Facebook… Face Boo K… hex (FACE) – K… 64 206 – 1 000 = 63 206 ». Quelqu’un pour éclairer ma lanterne ? « En d’autres termes, Baldwin s’appuie sur la valeur hexadécimale de « FACE » (64.206) à laquelle il soustrait le « K » (ou kilo) soit 1 000, pour arriver à 63 206. » Merci au site Mashable qui m’apprend aussi que ces 63 206 caractères équivalent à 451,5 messages complets de Twitter, la moitié du roman Le Vieil Homme et la mer d’Ernest Hemingway ou encore 2,32 fois la Constitution des Etats-Unis. De quoi y trouver son compte.

Marlène Duretz

Sarkozy à la reconquête de l’électorat FN

Par Solenn de Royer Mis à jour le 24/04/2012 à 23:26 | publié le 24/04/2012 à 20:23
Mardi, à Longjumeau, Nicolas Sarkozy a redit qu'il fallait «comprendre le vote FN».
Mardi, à Longjumeau, Nicolas Sarkozy a redit qu’il fallait «comprendre le vote FN». Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/JC MARMARA/LE FIGARO
 

Mardi à Longjumeau, le président-candidat a jugé le parti lepéniste «compatible» avec la République.

L’offensive en direction des électeurs du Front national s’accélère. En déplacement mardi à Longjumeau, fief de sa porte-parole Nathalie Kosciusko-Morizet, Nicolas Sarkozy a redit qu’il ne pouvait «pas faire la campagne du deuxième tour comme au premier», parce qu’il fallait «comprendre le vote FN». Sous une pluie fine, le président-candidat a d’abord rendu visite aux commerçants de la ville. Cette «déambulation» a été l’occasion d’une mise au point sur le vote FN. Devant un four à pizza, au comptoir du café L’Excuse, ou sur un trottoir de la rue François-Mitterrand, Nicolas Sarkozy a défendu le droit de s’adresser aux électeurs frontistes, en faisant valoir que le FN était un parti «compatible avec la République». «Ce vote n’est pas répréhensible, a-t-il lancé. S’il l’était, la République lui aurait interdit de se présenter.»

Alors qu’un journaliste lui demandait s’il y avait des «lignes blanches» à ne pas franchir, le président a haussé les sourcils: «Des lignes blanches? Je ne comprends pas… On n’a pas le droit de parler aux électeurs du FN? (…) Quels thèmes seraient tabous?» Il a répété que l’immigration, les frontières, la nation, étaient des sujets dont il «fallait parler». Il a ajouté qu’il tirerait «les conséquences» de ce vote, en prenant «des engagements suffisamment précis pour que les électeurs (du FN) sachent qu’on a compris leur message». Il devrait détailler sur TF1 mercredi et sur France 2 jeudi. Le président a également renvoyé François Hollande – qui, lui aussi, aura besoin des voix FN le 6 mai – dans ses cordes: «On n’a pas le droit de parler à ceux qui ont voté FN? Mais M. Hollande le peut, lui, comme il l’a fait dans un quotidien?»

«Europe passoire»

Plus tard, dans le Théâtre de Longjumeau bondé et surchauffé, Nicolas Sarkozy poursuit dans la même veine. Il commence par faire huer les «spécialistes, les observateurs» et «ces braves sondeurs»: des «girouettes qui changent avec le vent». Il moque les «leçons de morale» et la «pensée unique» de ces «tartuffes de Saint-Germain-des-Prés». Et il poursuit, ravi de son effet: «Les gens sont plus mauvais à l’extrême droite qu’à l’extrême gauche? Aller mendier les voix de l’extrême gauche, c’est noble? Et celui qui souffre dans son quartier, qui a peur dans le métro, je n’aurais pas le droit de lui parler?»

Le président-candidat a un mot aussi pour les électeurs du centre, soucieux de la maîtrise des finances publiques. Mais c’est pour mieux revenir à des sujets plus porteurs pour les électeurs du FN: «Est-ce que je peux demander aux Français, “faites des efforts” et en même temps accepter une immigration qui ne serait motivée que par l’attraction de prestations sociales parmi les plus généreuses d’Europe?» Il a ensuite égrené son antienne: immigration divisée par deux, lutte contre «l’Europe passoire», racines monarchiques et chrétiennes de la France, lutte contre le communautarisme, lien entre droit de vote et citoyenneté. Il a moqué Hollande qui n’était pas présent lors du vote de la loi interdisant la burqa. Et s’est livré à une charge contre «toutes ces horreurs, comme l’excision, des pratiques qui martyrisent les femmes, inacceptables sur le territoire de la République». Le public applaudit à tout rompre. Selon le baromètre OpinionWay Fiducial pour Les Échos et Radio Classique, 64 % des électeurs de Sarkozy seraient partisans d’un accord entre l’UMP et le FN pour les législatives. Pour Bruno Jeanbart d’OpinionWay, le sujet n’est plus «tabou».

Devant la scène, au premier rang: le président du groupe centriste au Sénat François Zocchetto, qui a soutenu François Bayrou au premier tour et apporte son soutien à Nicolas Sarkozy pour le second; Marie-Anne Monchamp, qui vient de publier un livre intituléÀ la gauche de la droite (DDB) ; sa porte-parole, NKM, auteur l’an dernier d’un pamphlet contre le FN (Le Front antinational, Éd. du Moment). Avant le meeting, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, souriait dans les rues de la ville: «La vie est un rêve, on est à Longjumeau, il fait beau, on est encore vivants et on peut gagner!»

Paris : les braqueurs dérobent 200 000 euros de bijoux

 
Info le Parisien

Stéphane Sellami | Publié le 24.04.2012, 22h49

 
(ILLUSTRATION).

(ILLUSTRATION). | (AFP)

Une bijouterie située rue de la Tour à Paris (XVIe) a été le théâtre d’un braquagesamedi 21 avril, vers 11 heures. Deux hommes encagoulés, ont forcé la porte du commerce à coups de pied avant de brandir une hache devant le gérant des lieux. Ils lui ont ensuite intimé l’ordre d’ouvrir plusieurs de ses vitrines et ses coffres.

 

Les malfaiteurs se sont finalement emparé s d’un butin estimé à 200 000 € en bijoux et pierres précieuses. Les enquêteurs du 1er district de police judiciaire (DPJ) ont été chargés des investigations.

 

LeParisien.fr

L’armement des municipaux s’invite dans la campagne

Par Jean-Marc Leclerc, Service infographie du Figaro Mis à jour le 24/04/2012 à 23:22 | publié le 24/04/2012 à 19:28
Des policiers municipaux patrouillent dans le centre-ville de Saint-Germain-en-Laye en juin 2008.
Des policiers municipaux patrouillent dans le centre-ville de Saint-Germain-en-Laye en juin 2008. Crédits photo : François BOUCHON/Le Figaro
 

INFOGRAPHIE – Leurs agents réclament de plus en plus de vraies armes de poing. La droite y est favorable et le Parti socialiste plutôt hostile.

Est-ce une surprise? Dans le «top dix» des idées émises sur le compte Facebook du candidat Nicolas Sarkozy figure en tête «l’armement obligatoire des policiers municipaux sur l’ensemble du territoire». «Après le premier tour de la présidentielle, on a aujourd’hui un vrai clivage entre Nicolas Sarkozy et François Hollande sur les questions de sécurité, les socialistes prônant notamment le désarmement des municipaux, ce qui témoigne d’une absence totale de lucidité», assène Éric Ciotti, député UMP des Alpes-Maritimes. À ce jour, environ 40 % des 20.000 policiers municipaux sont armés. La droite est plutôt favorable à l’extension de l’armement de ces agents de plus en plus exposés. Secrétaire national de l’UMP chargé de l’emploi des forces de sécurité, Bruno Beschizza s’est ainsi déclaré favorable à ce que l’armement des municipaux devienne la règle, les maires pouvant demander au préfet l’autorisation d’y déroger. À l’inverse de ce que prévoit actuellement la loi.

Mais des voix discordantes – et non des moindres – ont brouillé le message. Le maire de Marseille, par exemple, Jean-Claude Gaudin, pilier centriste du parti majoritaire, a déclaré le 30 août dans Le Figaro, alors que sa ville se trouvait en pleine tourmente sécuritaire: «Si armer la police municipale était la bonne solution, il y aurait moins de délinquance dans les villes où elle a été mise en œuvre. Or aucune statistique ne l’a démontré jusqu’à présent.» Depuis, Jean-Claude Gaudin a toutefois fait un premier pas en annonçant la dotation de ses policiers en pistolets à impulsion électrique.

 

À Lyon, ville socialiste, la police est armée. À Lille, chez Martine Aubry, elle ne l’est pas. Le secrétaire national du PS chargé de la sécurité, Jean-Jacques Urvoas, n’a pas hésité à déclarer qu’il fallait retirer aux municipaux leur armement, voire l’uniforme bleu qu’ils portent pour éviter toute confusion avec les policiers nationaux. Il a même imaginé de faire sanctionner les municipalités qui emploieraient un quota d’agents supérieur à la moyenne nationale. S’exprimait-il à titre personnel, comme il l’a prétendu?

Autant agiter, en tout cas, un chiffon rouge sous le nez d’agents de plus en plus investis dans des missions de sécurité périlleuses et qui arrivent souvent sur l’événement à chaud, bien avant les nationaux. L’affaire Aurélie Fouquet, du nom de cette municipale de 26 ans abattue à la kalachnikov, le 20 mai 2010, par des malfaiteurs à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), demeure emblématique du degré d’engagement de ces agents dans la lutte contre le crime. «La position des socialistes est ambiguë», estime Christian Estrosi, élu à la présidence de la Commission consultative des polices municipales (CCPM) créée le 26 septembre 2011 par le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant. Et le maire de Nice, ancien ministre UMP, de citer le cas de Toulouse, où l’affaire Merah a ravivé la polémique sur l’armement des municipaux.

En proie à une véritable crise identitaire

Aux pires heures des macabres expéditions du tueur au T-Max, le mois dernier, quand les projecteurs des médias étaient braqués sur la ville, la municipalité PS avait décidé de ­rétablir la dotation de ses policiers en armes de poing le jour, alors qu’ils n’étaient plus autorisés à les porter que la nuit. Et encore, pas tous. Sur les 200 policiers communaux, 136 seulement avaient le droit de détenir une arme lors des patrouilles nocturnes.

Les caméras de télévision sont ensuite parties couvrir d’autres actualités. Et les armes subitement devenues indispensables aux abords du Capitole ont été remisées de nouveau dans les coffres au lever du soleil. Depuis, dans la Ville rose, c’est la fronde des municipaux: grèves, manifestations, comme le 3 avril dernier, où vêtus de chasubles jaune fluo, arborant parfois une cible sur la poitrine, une soixantaine d’agents ont déposé symboliquement des étuis à pistolet devant la mairie pour protester contre leur désarmement partiel.

«Nous courons les mêmes risques que la police nationale, nous sommes des cibles, d’ailleurs on nous impose le port de gilets pare-balles, nous voulons pouvoir nous défendre», assurait, ce jour-là, Mickaël Bruneau, délégué syndical. Un point défendu au plan national par sa maison mère, le Syndicat national des policiers municipaux SNPM-FO. En cas de victoire aux prochaines élections, la gauche comme la droite ont l’intention de légiférer sur le statut et les moyens de la police municipale en proie à une véritable crise identitaire. Des travaux de la Commission Estrosi, qui intègre des élus de tous bords, il ressort que les municipaux réclament de la reconnaissance, un statut et les moyens de se défendre à la hauteur des risques auxquels on les expose. Les maires, quant à eux, veulent que l’État respecte le principe de libre administration de leur commune, sans se faire imposer un armement qu’ils ne jugeraient pas nécessaire ou qui serait trop coûteux. Le débat devra être tranché.

Orléans : quatre jeunes sauvent un sexagénaire de la noyade

 

B.M. | Publié le 24.04.2012, 18h24 | Mise à jour : 18h47

 

Les quatre jeunes gens ont entendu les appels à l'aide d'un sexagénaire qui se noyait dans la Loire.

Les quatre jeunes gens ont entendu les appels à l’aide d’un sexagénaire qui se noyait dans la Loire. | (IDE.)

Un sexagénaire est toujours entre la vie et la mort à Orléans (Loiret) après avoir été sauvé de la noyade par quatre jeunes gens de 18 à 20 ans. Dans la nuit de lundi à mardi, ces amis revenaient de chez une connaissance lorsqu’ils ont entendu les crisd’un homme en train de se noyer dans la Loire.

 

Après avoir alerté les pompiers, ils n’ont pas hésité à descendre dans l’eau jusqu’au cou extirper la victime de l’eau.

« On a entendu des cris, des appels au secours, explique Nicolas. On s’est précipités sur plus de 500 mètres pour garder le contact avec la personne qui coulait. On a formé une chaîne à trois, on s’est accrochés à des branches et on a extirpé la personne. » Le jeune homme pratique alors un massage cardiaque à la victime avant l’arrivée des secours.

« On n’a pas l’impression d’avoir fait un acte extraordinaire, confie Nicolas. On ne s’est pas rendu compte du danger ».

 

LeParisien.fr

Un accidenté de la route mort d’une balle dans la tête

 

Par Delphine de Mallevoüe Mis à jour le 24/04/2012 à 18:24 | publié le 24/04/2012 à 17:40

La gendarmerie de Nevers privilégie la piste criminelle, même si l’énigme reste entière sur les circonstances de la mort de l’automobiliste.

Ce qui s’apparentait à un banal accident de la route, il y a seulement quelques jours, est devenu un singulier fait divers, laissant perplexe la brigade de recherche de la gendarmerie de Nevers chargée de percer le mystère. Mercredi dernier, un automobiliste s’arrête sur le bord d’une route départementale de la Nièvre, interpellé par les gestes d’Adil Hiri, un habitant de Nevers, dont la voiture est accidentée sur le bas-côté. L’homme est blessé mais s’inquiète surtout de l’état de son véhicule. Il en fait le tour, tout en répondant aux questions de l’automobiliste qui s’est porté à son secours. L’accident semble bénin même si un hématome important lui mange le visage.

En réalité, tout conscient qu’il est, Adil Hiri a une balle logée dans la tête. À l’arrivée des pompiers, cet ouvrier intérimaire de 31 ans, marié et père d’un enfant de 5 ans, s’écroule et sombre dans le coma. Il meurt trois jours plus tard. Sur la petite route de campagne, ni les témoins ni les secours ne devinent la blessure par balle, et pour cause: la Citroën C3 ne présente aucun impact de balle ni même de traces de lutte. Une observation aujourd’hui attestée par l’enquête.

Un calibre 22 long rifle

C’est au centre hospitalier de Tours où le jeune homme est transporté que le scanner révèle la présence d’un projectile. «La balle n’a pas touché le cerveau mais l’os sous l’œil, explique-t-on au bureau du procureur de Nevers. C’est la pression sur une artère qui a aggravé son état et spectaculairement gonflé son visage». Les résultats d’autopsie devraient être connus dans les prochains jours et avérer «l’utilisation très probable d’un calibre 22 long rifle», selon une source proche de l’enquête.

Règlement de comptes avant qu’il prenne le volant? Agression sur la route, à l’extérieur de l’habitacle? Balle perdue? Un passager aurait-il été à ses côtés avant de prendre la fuite? L’énigme reste entière à ce stade de l’enquête qui «privilégie la piste criminelle», dit un gendarme de la brigade de recherches en balayant l’hypothèse d’une balle perdue. «La chasse est fermée à cette époque, confirme une source judiciaire, et rien ne laisse penser dans ce lieu désert qu’il pourrait s’agir d’un tir accidentel lié à une mauvaise manipulation d’un enfant ou de quelqu’un d’autre.» La victime elle-même n’a jamais mentionné de coup de feu, de bagarre ou d’agression à ses interlocuteurs lorsqu’elle était pleinement consciente.

«Nous passons au peigne fin son environnement familial et relationnel, sans élément éclairant pour l’instant», commente un enquêteur. Jusque-là effectuée dans le cadre d’une enquête de flagrance, la procédure, qui a été prolongée d’une semaine pour recueillir plus d’éléments, devrait faire l’objet d’une ouverture d’information judiciaire mercredi ou jeudi par le parquet de Bourges et ainsi être confiée à un juge d’instruction.

Droit de vote des étrangers : l’UMP met la pression sur le PS

 

Le Monde.fr avec AFP | 24.04.2012 à 18h38 • Mis à jour le 24.04.2012 à 19h32

 « Le Parti socialiste est pour le droit de vote des étrangers. » C’est ce que répètent en boucle les partisans de Nicolas Sarkozy depuis l’annonce des résultats du premier tour de la présidentielle, dimanche soir. Objectif : convaincre les Français qui ont choisi Marine Le Pen le 22 avril qu’ils ne doivent pas voter pour François Hollande au second tour.

L’argument peut avoir un certain effet. S’il dispose d’arguments pour attirer des électeurs frontistes du premier tour, le candidat PS risque toutefois de limiter les reports potentiels en promettant, comme François Mitterrand en 1981, le droit de vote des étrangers non communautaires aux municipales. Le Sénat, désormais à majorité socialiste, avait adopté une proposition de loi dans ce sens le 8 décembre 2011, à l’issue d’un débat houleux.

Invité sur France 2 mardi 24 avril, Nicolas Sarkozy a souligné « un risque communautariste » dans cette proposition, qui figure dans le programme de François Hollande. Le président-candidat a d’ailleurs affirmé qu’il n’avait « jamais fait ou voulu » mettre en place une telle mesure, avant d’admettre qu’il y avait été favorable « il y a quinze ans » quand « les risques communautaristes n’étaient pas ce qu’ils sont aujourd’hui ».

 

En octobre 2005, juste avant les émeutes dans de nombreuses banlieues françaises, celui qui était alors ministre de l’intérieur se disait en effet favorable « à titre personnel » à cette mesure.

Ségolène Royal, qui appelait dimanche soir à « s’adresser » aux électeurs FN et à « les comprendre », a sans doute cherché à contrer cette attaque en assurant, lundi soir, que le droit de vote des étrangers n’avait « jamais été la priorité » du PS.

Dans la foulée, le député (PS, Saône-et-Loire) Arnaud Montebourg, interrogé sur France 2 sur cette réserve émise par l’ancienne candidate à la présidentielle, a « confirmé » que le droit de vote des étrangers aux municipales était toujours au programme de M. Hollande.
« Ce sont des personnes qui sont des résidents réguliers sur le territoire, qui payent des impôts, qui, quand ils travaillent, cotisent aux caisses sociales ; ils doivent participer à la vie locale et en ce qui nous concerne, c’est dans le programme de François Hollande », a-t-il fait valoir.

M. Holande a finalement mis les choses au clair, en affirmant, mardi en début d’après-midi, que le droit de vote des étrangers, annoncé entre août 2012 et juin 2013 dans « l’agenda du changement », sera fait « dans le quinquennat », comme l’ensemble des 60 engagements de son programme.

L’UMP n’a pas manqué de s’engouffrer dans la brèche. Le secrétaire national du parti, Bruno Beschizza, a relevé mardi que « les responsables socialistes tiennent différents discours » sur le droit de vote des étrangers « selon l’interlocuteur qu’ils ont en face d’eux » et estimé que « les masques doivent tomber ».

Alexandre Lemarié

Elle poignarde son compagnon à cause de « The Voice »

 

Info le Parisien

Publié le 24.04.2012, 18h48

 
 A Nangis, en tout cas, un couple du quartier de la Mare-aux-Curés s’est sérieusement disputé à cause de ce casting vocal qu’il regardait, samedi soir, chacun encourageant un candidat différent.

 A Nangis, en tout cas, un couple du quartier de la Mare-aux-Curés s’est sérieusement disputé à cause de ce casting vocal qu’il regardait, samedi soir, chacun encourageant un candidat différent.

Qui eût cru que l’émission de télévision « The Voice », sur TF1, pouvait déclencher des accès de violence chez les téléspectateurs? A Nangis, en tout cas, un couple du quartier de la Mare-aux-Curés s’est sérieusement disputé à cause de ce casting vocal qu’il regardait, samedi soir, chacun encourageant un candidat différent.

 

Le ton est tellement monté que, vers 0h15, la femme, âgée de 35 ans, a saisi un couteau et l’a planté à deux reprises dans l’épaule de son compagnon. Celui-ci, âgé de 32 ans, a été transporté à l’hôpital de Provins. Ses blessures se sont révélées superficielles.

 

Le Parisien

François Fillon :«Nous devons rendre coup pour coup»

Par Sophie Huet Mis à jour le 24/04/2012 à 21:07 | publié le 24/04/2012 à 18:02

 
«Nous sommes plus rassembleurs que la gauche. Il faut avoir la rage de vaincre», a déclaré mardi François Fillon.
«Nous sommes plus rassembleurs que la gauche. Il faut avoir la rage de vaincre», a déclaré mardi François Fillon. Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro
 

Regonflés à bloc, les députés UMP ont écouté le premier ministre avec ferveur, mardi, au Sénat.

Deux jours après le premier tour de la présidentielle, pluie d’éloges sur Jean-François Copé. Invité devant le groupe UMP du Sénat, qui se veut «un pilier solide pour l’UMP», le patron du parti majoritaire a reçu mardi matin un accueil plus que chaleureux. Jean-Claude Gaudin, le président du groupe, lui a rendu hommage pour «son action permanente et constante» à la tête de l’UMP. Le sénateur maire de Marseille a ajouté: «Jean-François a associé tous les membres fondateurs de l’UMP, toutes les sensibilités, en n’oubliant personne. Il n’appartient pas à une seule famille (ex-RPR), il a rassemblé.»

L’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui a battu les estrades avec le député maire de Meaux, a abondé dans ce sens. L’ancien ministre Roger Karoutchi a ajouté: «Tu fais le job. L’appareil est ultramobilisé. On te le doit.» Même l’ancien président du Sénat, Gérard Larcher, qui n’a jamais été proche de Copé, a reconnu que celui-ci «fait mieux que le job». Peu après, lors de la réunion du groupe des députés UMP, leur président, Christian Jacob, s’est félicité de la mobilisation «à 300%» de l’UMP dans la campagne. Christian Estrosi, qui s’est rapproché de Copé après avoir été proche de Xavier Bertrand, a déclaré: «Grâce à toi, Jean-François, nous avons une formation politique parfaitement en ordre de marche, qui accompagne bien le candidat.»

«La rage de vaincre»

Regonflés à bloc, les députés UMP ont écouté avec ferveur François Fillon leur dire: «Nous sommes plus rassembleurs que la gauche. Il faut avoir la rage de vaincre.» Fillon a redit qu’il ne fallait pas «faire de zigzag» ajoutant, à l’adresse de Chantal Jouanno, dont les propos ont été unanimement condamnés par les parlementaires UMP: «On sait que les changements de pied entre les deux tours, c’est l’échec assuré.» Le premier ministre a enfoncé le clou: «Les Français méprisent les girouettes et les opportunistes. Nous devons incarner trois valeurs: la réforme, la protection, la sécurité. Le PS n’a pas le monopole du changement. La modernité, c’est nous. On a une ligne politique claire. Il faut riposter, rendre coup pour coup.»

De nombreux députés sont intervenus pour exprimer leur sentiment sur la campagne. Guy Geoffroy (Seine-et-Marne) a dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas: «Il n’y a pas d’un côté les voix vénéneuses du FN qui iraient de Le Pen à Sarkozy, et de l’autre les voix comestibles qui iraient de Le Pen à Hollande.» Christian Estrosi (Alpes-Maritimes) a estimé que «pour le premier tour, tous les sondages étaient faux, et tous les sondages pour le second tour sont faux également». Jacques Myard (Yvelines) a traité dans les couloirs Jean-Luc Mélenchon de «trotskiste de carnaval». Et il a ajouté: «Le fractionnisme, on laisse ça à la gauche. Nous, on va gagner.»

Hollande veut «convaincre» les électeurs FN

 

Par François-Xavier Bourmaud, Nicolas Barotte Mis à jour le 24/04/2012 à 22:17 | publié le 24/04/2012 à 20:40
François Hollande était mardi dans l'Aisne, à Hirson, où Marine Le Pen a recueilli 25% des voix au premier tour de la présidentielle.
François Hollande était mardi dans l’Aisne, à Hirson, où Marine Le Pen a recueilli 25% des voix au premier tour de la présidentielle. Crédits photo : Remy de la Mauviniere/AP
 

Pour le candidat PS, l’électeur frontiste est avant tout une victime de la politique de Nicolas Sarkozy.

Envoyé spécial à Hirson

L’extrême droite, c’était l’ennemie. La gauche a toujours considéré la famille Le Pen comme absolument infréquen­table. Mais l’électorat du FN s’installant dans le paysage politique, il a bien fallu changer de discours. Avec 17,9 % au premier tour, Marine Le Pen trouble le second tour et force le favori François Hollande à regarder cette réalité. «Le vote FN a changé de nature entre 2002 et 2012», a-t-il expliqué mardi dans Libération.

Une part de cet électorat «vient de la gauche et devrait se retrouver du côté du progrès, de l’égalité, du changement, de l’effort partagé, de la justice, parce qu’il est contre les privilèges, contre la mondialisation financière, contre une Europe défaillante», a-t-il ajouté. «À moi de les convaincre que c’est la gauche qui les défend, a-t-il poursuivi. C’est ma responsabilité de m’adresser tout de suite à ces électeurs qui n’adhèrent pas forcément aux idées du FN mais qui expriment, avant tout, une colère sociale.»

Entre les deux tours, c’est à cet électorat que veut aussi s’adresser Hollande. Pas tant à l’électeur de Le Pen qu’à la ­victime de «la désindustrialisation, de l’abandon des services publics». Mardi, il était à Hirson, dans l’Aisne, sous une pluie battante. Une centaine de militants étaient restés pour l’écouter, sur des ­terres où Marine Le Pen est arrivée en deuxième position avec 25 % des voix, juste derrière François Hollande, 30,8 %.

Vote de colère

Pour le candidat PS, l’électeur frontiste est avant tout une victime de la politique de Nicolas Sarkozy. «La colère, elle est par rapport à des promesses qui n’ont pas été tenues, a-t-il lancé depuis la petite tribune d’où il s’exprimait. Et après, on s’étonne qu’il y ait des suffrages qui se portent sur des candidatures qui expriment une colère.» En insistant sur la sanction du chef de l’État, la gauche veut rappeler de manière subliminale aux électeurs que pour continuer à exprimer leur désaveu du président sortant, il faut voter Hol­lande le 6 mai. Ils espèrent contrecarrer les reports de voix du FN vers Sarkozy.

Les socialistes scindent finalement les électeurs de Le Pen en deux catégories. D’un côté, ceux qui adhèrent aux idées d’extrême droite. Inutile de les chercher. De l’autre, ceux qui expriment un vote de colère. Quant à savoir laquelle est majoritaire? Les socialistes sont partagés. Pour Benoît Hamon, leader de l’aile gauche, la première l’emporte. «Une grande partie de l’électorat de Marine Le Pen est un électorat xénophobe, qui exprime à travers son vote une pensée, une conviction, une humeur xénophobe et islamophobe», a-t-il déclaré sur RFI. «Une grande majorité des électeurs de Marine Le Pen ne sont pas racistes», estime à l’inverse Razzy Hammadi, autre responsable de l’aile gauche.

Pour Hollande, l’exercice de reconquête de cette population est compliqué. L’électorat Le Pen est aussi composé de personnes qui ont rompu avec la gauche depuis dix ans. Jamais le PS n’a réussi à leur parler à nouveau et surtout à les convaincre de revenir vers lui. «Ce sont des votes qui, en définitive, ne veulent pas construire, a noté Hollande. Mais en même temps, nous devons les comprendre».

«Je m’adresse à tous les Français sans regarder ce qu’ils ont pu voter. Comment pourrais-je le savoir? Ça ne s’écrit pas sur les visages. Il n’y a pas de vote d’apparences, il y a des votes de souffrance, et je dois être attentif à ces votes-là, a-t-il résumé. Maintenant, je suis le candidat de la gauche et je ne vais pas mettre mon drapeau dans ma poche. Je suis socialiste.»

François Hollande a donné comme consigne de ne pas «changer d’axe de campagne». Il insiste quand même plus qu’auparavant sur l’enjeu de la réorientation européenne ou la politique industrielle… Pour conclure son discours, mardi, le candidat socialiste l’a assuré: «J’ai entendu les cris de colère, j’ai répondu par un message d’espoir.»

Parler aux électeurs du FN tout en dénonçant le virage à droite de Sarkozy, c’est le défi de la gauche. Les socialistes sont en effet dans la diabolisation du président-candidat. «Le second tour oppose François Hollande à Marine Le Pen», ironise ainsi Pouria Amirshahi, l’un des secrétaires nationaux du PS. Le nom de Le Pen reste synonyme d’adversaire à gauche.

Les électeurs ne suivent pas les consignes du FN au 2e tour

 

Par Caroline Bruneau Mis à jour le 24/04/2012 à 20:07 | publié le 24/04/2012 à 19:50  
Jacques Chirac, alors premier ministre, serre la main à Jean-Marie Le Pen à l'été 1987 au Cap d'Antibes. Chirac avait pourtant déclaré qu'il refusait «de serrer la main» au président du Front national.
Jacques Chirac, alors premier ministre, serre la main à Jean-Marie Le Pen à l’été 1987 au Cap d’Antibes. Chirac avait pourtant déclaré qu’il refusait «de serrer la main» au président du Front national. Crédits photo : -/AFP
 

Que ce soit contre Chirac ou pour faire battre la gauche, les directives de Jean-Marie Le Pen depuis 1988 n’ont pas été suivies d’effet dans les urnes.

Le Front national est depuis longtemps un acteur incontournable de la présidentielle. En 1988, pour sa deuxième participation au scrutin, Jean-Marie Le Pen avait récolté 14,34% des voix du premier tour. Arrivé quatrième derrière Mitterrand, Chirac et Barre, les éventuelles consignes de vote étaient très attendues par les deux finalistes. Malgré son estime pour Mitterrand et l’inimitié qui l’opposait à Chirac, Jean-Marie Le Pen avait choisi de se placer en arbitre du deuxième tour et appelé à voter pour «le candidat résiduel»:

 

Appelant le 1er mai à «ne donner aucune voix à Mitterrand», Le Pen avait cherché à faire battre la gauche. Sans succès: Mitterrand, président sortant, remporte le 8 mai le second tour avec 54,02% des voix.

En 1995, Le Pen laisse libre cour à son différent avec Chirac. La mise en place du «cordon sanitaire» par la droite républicaine le rend furieux: après le premier tour, fort de ses 15,00%, le président du Front National déclare que «Chirac, c’est Jospin en pire»:

 

Là encore, l’effet ne se fait pas sentir: Jacques Chirac l’emporte avec 53,64% des voix devant Jospin, qui atteint 47,36% des suffrages.

En 2007, Le Pen réalise son plus mauvais score depuis sa première participation en 1974 (0,75%). Avec seulement 10,44%, il est quatrième derrière Bayrou. Il appelle ses électeurs à «s’abstenir massivement» et qualifie les deux candidats du deuxième tour, Sarkozy et Royal, de «bonnet rose et rose bonnet»:

 

Finalement Sarkozy remporte l’élection avec 53,06% des voix devant Royal (46,94%).

Le comportement des électeurs de Le Pen semble ne pas suivre massivement les consignes de son leader. Si on regarde les résultats du premier tour, on peut aussi difficilement classer ses électeurs clairement à droite. En 1988, après le premier tour, l’addition des voix de Chirac, Barre et Le Pen fait 50,88%. Le total des voix de gauche ne monte qu’à 49,12%. Pourtant Mitterrand est largement réélu. Même scénario en 1995: le total des voix de droite, Le Pen compris, est de 59,16%, la gauche ne fait au premier tour que 40,56%. Au second tour, Chirac l’emporte pourtant avec seulement 52,64% des voix et Jospin capitalise sur son nom 47,36% des électeurs.

En 2007, une partie de l’électorat traditionnel de Le Pen se tourne vers Sarkozy dès le premier tour, ce qui explique le score relativement faible du leader du Front national (10,44%). Sarkozy l’emporte avec 53,06% des voix contre Royal à 46,94%. Bayrou, qui est arrivé troisième avec 18,57%, ne donne pas de consigne non plus. Si l’on additionne les votes pour Bayrou et Le Pen à ceux pour Sarkozy, on obtient 62,42%, bien au-delà du score réel du candidat de la droite au second tour. Le 1er mai prochain, Marine Le Pen s’exprimera devant ses électeurs sur la marche à suivre pour le deuxième tour. Mais la notion d’arbitre de l’élection semble donc difficile à discerner. Consigne ou pas, les électeurs de Le Pen ne se laissent pas dicter leur conduite.

L’UMP confrontée au dilemme de la «droitisation»

 

Par Jim Jarrassé Mis à jour le 24/04/2012 à 19:19 | publié le 24/04/2012 à 16:52  
Nathalie Kosciusko-Morizet, Nicolas Sarkozy et Chantal Jouanno, en 2011.
Nathalie Kosciusko-Morizet, Nicolas Sarkozy et Chantal Jouanno, en 2011. Crédits photo : PHILIPPE WOJAZER/AFP

Alors que Nicolas Sarkozy compte s’adresser en priorité aux électeurs du Front national, des voix s’élèvent au sein de la majorité pour refuser un nouveau virage à droite.

Droitiser ou recentrer la campagne? Le débat qui agitait l’équipe de campagne de Nicolas Sarkozy avant le premier tour n’aurait plus lieu d’être, selon le candidat, qui a semble-t-il choisi de s’adresser en priorité aux électeurs du Front national. Le réservoir électoral est en effet plus important de ce côté-là pour le président sortant, Marine Le Pen ayant obtenu 17,9% des suffrages, contre 9,13% des voix pour François Bayrou. «On ne peut pas faire la campagne du 2e tour comme au 1er tour, il faut comprendre le vote FN», a-t-il déclaré mardi à Longjumeau, dans l’Essonne, ajoutant que ce vote n’était «pas répréhensible». «J’ai bien fait de ne pas écouter tous ceux qui me conseillaient de me recentrer. Je continuerai à parler au peuple», avait-il tranché dès dimanche. Une stratégie qu’il doit exposer en fin d’après-midi aux parlementaires de la majorité.

Une clarification nécessaire, tant ce choix semble loin de faire l’unanimité au sein de l’UMP. En témoigne l’appel lancé par Chantal Jouanno à voter PS en cas de duel PS/FN au second tour des législatives. «Ma position, elle est très, très claire. C’est pour les socialistes [que je voterais]», a déclaré la sénatrice parisienne sur Public Sénat. «Je ne devrais pas le dire comme ça, je sais que ça va râler…» La réaction du parti ne s’est en effet pas fait attendre. «Cela dépasse les bornes», s’est agacé Charles Beigbeder, proche de Jean-François Copé et candidat aux législatives dans les XIIe et XXe arrondissements. «Plutôt qu’enchaîner les déclarations équivoques, elle qui doit tout à M. Sarkozy, devrait prendre sans plus attendre la carte du PS.» François Fillon a quant à lui condamné des «propos stupides».

Sarkozy demande aux parlementaires de ne pas parler des triangulaires aux législatives

 

Le Monde.fr | 24.04.2012 à 20h41 • Mis à jour le 24.04.2012 à 20h48

 

La campagne est « très difficile », a concédé Nicolas Sarkozy, mardi 24 avril, devant les parlementaires de l’UMP et du Nouveau Centre tout en leur assurant qu’il parviendrait à « arracher la victoire ».

Concernant le Front national, il a demandé aux parlementaires de la majorité de ne pas évoquer la question épineuse de l’attitude de l’UMP et du NC en cas de triangulaires avec le parti d’extrême droite et le PS aux élections législatives de juin. « Ne répondez pas à ces questions. C’est un piège tendu par les socialistes », a-t-il dit, selon les mêmes sources.

Dans la journée de mardi, l’ex-ministre des sports Chantal Jouanno avait estimé que, face à la montée du FN, la réponse n’était pas « dans la droitisation » de l’UMP et prévenant qu’en cas de duel PS-FN aux législatives, elle voterait socialiste. Cette déclaration lui a valu des tirs nourris de son camp.

Lire : Pour Jouanno, la « droitisation » de Sarkozy est « un mirage douloureux »

Mme Jouanno n’a rien exprimé d’autre que ce qu’avait dit, lors des cantonales de 2011, Nathalie Kosciusko-Morizet, maintenant porte-parole du président-candidat. Ce scrutin avait créé une vraie ligne de fracture sur la position du « ni PS, ni FN » arrêtée par l’Elysée et martelée par le patron de l’UMP, Jean-François Copé. François Fillon avait au contraire appelé à « voter contre le Front national », au nom des « valeurs ».

Le premier ministre a d’ailleurs confirmé mardi soir sur Canal + que « bien sûr » il ne voterait pas pour le Front national dans ce cas de figure. « Cette question, ça fait 20 ans qu’on vit avec, et ça fait 20 ans que jamais ô grand jamais les forces politiques auxquelles j’appartiens n’ont frayé avec le Front national, jamais », avait-il au préalable souligné.

A la recherche des électeurs de Nicolas Sarkozy

24 avril 2012

Ils étaient là, parmi les citoyens qui faisaient la queue dans les bureaux de vote de Sucy-en-Brie, ce dimanche 22 avril. Etait-ce lui ou bien elle ? Impossible à savoir. Ils étaient forcément anonymes, les électeurs de Nicolas Sarkozy, mais bien présents. Près d’un votant sur trois, 31,9 % exactement, a-t-on su après  le dépouillement.

Photo Lucien Lung.

Pendant des semaines, nous leur avons couru après, en vain. Nous avons essayé de les rencontrer, d’engager la conversation avec ces fidèles. Ils étaient muets, en dehors des encartés, bien sûr. Et encore. « Même des militants vont voter sans enthousiasme », assurait l’un d’eux. Discutant ensemble, des jeunes qui distribuaient des tracts sur le marché maugréaient d’ailleurs contre le fait que la vieille garde du parti ne se mouillait guère, cette fois.

Après de multiples rebuffades, venait alors la nostalgie de 2007 quand, pour sonder l’opinion, il suffisait de laisser venir. On scrutait Auxerre à l’époque mais cela devait être pareil ici : sans même être sollicités, les électeurs de Nicolas Sarkozy affichaient leur choix et leurs espoirs, déclinaient nom et prénom avec fierté. Sucy avait donné 57,5% des voix au second tour à l’actuel chef de l’Etat. Un presque plébiscite.

 

© Fabrice Gaboriau

Aujourd’hui, évoquer le nom du président amène souvent une gêne, une tentative pour dévier la conversation.  S’expriment à l’occasion des critiques, des marques de déception, voire d’aigreur. « Il déconne », lâche un homme. On tourne en dérision les slogans de 2007, les « travailler plus pour gagner plus » et autres. On rejoint volontiers la cohorte des moqueurs qui fustigent « les belles promesses » et rient des talonnettes ou du yacht. Ce petit entrepreneur ne cache pas qu’il attendait bien davantage de l’actuel président.  » Il n’a pas fait grand-chose pour nous. » Et puis il y a un « mais » ou un « mais bon », suivi de points de suspension et d’un silence pensif.

Cinq ans plus tard, le vote Sarkozy n’est plus déclaratif. Il faut le lire plutôt en creux, dans une critique sur la stature de François Hollande, dans un « Il ne me dit rien », dans un « la gauche, moi… », dans un « Ce ne sont pas les socialistes qui vont réduire les déficits », glanés, volés ici ou là dans la conversation. Il faut le déduire d’une remarque sur « les charges sociales ou les impôts qui vont pleuvoir », lancée par une commerçante. Il faut le décoder dans le constat fait par cet homme que « la France s’en sort mieux que d’autres pays dans la crise », comme un hommage voilé.

Le bulletin dans l’urne est le même qu’en 2007 mais c’est ce qu’on en attend qui a changé. On n’est plus « sarkozyste ». On vote à droite, comme on le fait depuis un demi-siècle dans cette ville.

Vincent Giacobbi, représentant des jeunes UMP à Sucy-en-Brie, a distribué suffisamment de tracts pour s’être fait une opinion sur l’humeur de son camp : « Il y a eu plusieurs phases dans la campagne. Celle où les gens nous ont dit avoir été déçus par Nicolas Sarkozy, puis celle où ils se sont rendus compte que François Hollande ne faisait pas le poids. Il y a un vote de raison. Ces électeurs se disent que Nicolas Sarkozy, c’est malgré tout le mieux. »

Le candidat de l’UMP n’est pas sorti indemne du premier tour. Il perd mille voix par rapport à 2007.  Mais  » son score reste important », constate Marie-Carole Ciuntu, maire (UMP) de la commune. « L’état des forces entre aujourd’hui et 2007 ne me paraît pas être sensiblement modifié, ajoute l’élue. Ca va être intéressant de voir le second tour. La lisibilité n’est pas évidente. »

Sarkozy-Le Pen, les liaisons dangereuses

24 avril 2012

REUTERS/Benoit Tessier

Le mardi 24 avril 2012 pourrait marquer d’une pierre blanche l’évolution des droites françaises. En déclarant à Longjumeau, sur les terres de sa porte-parole Nathalie Kosciusko-Morizet, que le Front national est « compatible avec la République », Nicolas Sarkozy a spectaculairement validé l’opération de « dédiabolisation » entreprise par Marine Le Pen.

Ce faisant, il tente de sauver son élection mais cautionne aussi, en cas de défaite, un possible rapprochement de la droite et de l’extrême droite, alors que les prochaines élections législatives s’annoncent extrêmement difficiles pour l’UMP .

Avant lui, aucun président de la République n’était allé sur ce terrain là. Aucun haut responsable de l’UMP ou de feu le RPR n’avait non plus osé de tels appels du pied à l’électorat FN et surtout une telle reconnaissance du parti d’extrême droite.

La thèse que défend Nicolas Sarkozy est de dire qu’à partir du moment où Marine Le Pen est autorisée à se présenter à l’élection présidentielle, ce parti est « compatible avec la République » et qu’il faut évidemment écouter les 6,4 millions d’électeurs qui ont choisi d’aller voter pour lui.

Mais partant de là, le président candidat cautionne de facto les thèses défendues par ce parti en affirmant qu’aucun sujet ne doit être tabou. Le Front national se singularise des autres partis en défendant un projet axé sur la préférence nationale, le rejet de l’immigration et la sortie de l’euro.

En réalité, l’opération dédiabolisation a commencé dès le début de la campagne.  Nicolas Sarkozy a laissé son ministre de l’Intérieur Claude Guéant, affirmer que « toutes les civilisations ne se valent pas ». Puis, il a cautionné la polémique sur la viande hallal lancée par Marine le Pen.

Ensuite, il a annoncé sa volonté de réduire de près de moitié les flux migratoires et précisé que les conditions du regroupement familial seraient durcies ; enfin il a annoncé qu’il faudrait désormais dix ans de présence sur le territoire français pour bénéficier du minimum vieillesse et dix ans de présence dont cinq ans d’activité pour toucher le RSA.

Toutes ces annonces n’ont pas empêché Marine Le Pen de recueillir 18,03 % des suffrages au premier tour de l’élection présidentielle  en surfant sur le désespoir social et les promesses non tenues sur le pouvoir d’achat. La présidente du Front national est devenue  la clé du second tour.

La conséquence la plus spectaculaire est la perte de boussole du représentant de la droite parlementaire. Désormais toutes les vannes sont ouvertes ou presque. Ce que Patrick Devedjian, un des anciens fidèles du chef de l’Etat, a condamné dès  dimanche soir en déclarant : « l’extrême droite n’est forte que quand la droite est faible ».

Ce n’est évidemment pas la première fois, dans l’histoire de la Ve République, que la droite se retrouve affolée par l’extrême droite.  Elle a commencé à vivre sous  la pression du parti lepéniste à partir des années 1983-1984 et n’a cessé de l’être depuis.

L’évènement le plus spectaculaire a été la qualification de Jacques Chirac et de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2002.

Mais avant, il y avait eu une autre alerte. Aux  élections régionales de 1998, le FN avait obtenu 15 % des voix. Il avait fait élire 275 conseillers régionaux et s’était retrouvé en position d’arbitre dans une vingtaine de régions.

Certains élus UDF avaient craqué et accepté les voix du FN pour être élus président de région. Au RRR cependant, les consignes avaient été très  strictes : pas question de pactiser.

Alain Juppé et Philippe Séguin, en désaccord sur tout le reste, étaient au moins d’accord la dessus.

Pour contrer la poussée continue du FN, la parade imaginée par Jacques Chirac et ses fidèles a été de créer l’UMP en 2002. Autrement dit de regrouper la droite parlementaire pour mettre fin aux divisions endémiques entre le RPR et l’UDF.

Le parti unique a en fait servi de rampe de lancement à Nicolas Sarkozy qui, pour s’imposer face au FN en 2007, a choisi non pas une opposition frontale mais une récupération de ses thèmes.

Cinq ans plus tard, c’est cette stratégie qu’il pousse jusqu’à l’extrême au risque de tout perdre et de laisser dernière lui une UMP cassée en deux.

Il y aura ceux qui voudront pactiser avec le FN et les autres. Un champ de ruine.

Redressement fiscal de 9 millions d’euros contre Johnny Hallyday

 
 

– Publié le 24/04/2012 à 19:42

 
Un redressement fiscal de 9 millions d'euros a été notifié à Johnny Hallyday au terme d'une enquête de la brigade nationale des enquêtes fiscales, affirme Le Canard Enchaîné dans son édition à paraître mercredi

Un redressement fiscal de 9 millions d’euros a été notifié à Johnny Hallyday au terme d’une enquête de la brigade nationale des enquêtes fiscales, affirme Le Canard Enchaîné dans son édition à paraître mercredi

Un redressement fiscal de 9 millions d’euros a été notifié à Johnny Hallyday au terme d’une enquête de la brigade nationale des enquêtes fiscales, affirme Le Canard Enchaîné dans son édition à paraître mercredi.

Contacté par l’AFP mardi soir, le service de presse de Johnny Hallyday a indiqué « n’avoir aucun commentaire à faire pour le moment ». Le chanteur devait donner mardi soir à Los Angeles le coup d’envoi de sa tournée 2012 marquant son retour sur scène depuis ses ennuis de santé.

Joint par Le Canard Enchaîné, le fondé de pouvoir du chanteur, Pierric Carbonneaux Le Perdriel, s’était refusé à tout commentaire », ajoutant, selon le journal, qu' »(il) quitte toutes (ses) fonctions dans les sociétés de M. Hallyday dans un délai d’un mois ».

L’hebdomadaire affirme que l’enquête, déclenchée en décembre 2010, a révélé un « réseau complexe de sociétés au fonctionnement plutôt baroque », notamment des transferts d’actifs au Luxembourg vers une société dont les actionnaires comptent une autre entité domiciliée au Libéria.

Le chanteur, qui connaît depuis plus de trente ans des démêlés avec le fisc français, s’est installé en 2007 en Suisse dont il dépend pour ses revenus personnels. Les activités artistiques et commerciales en France, relèvent toujours de l’administration française.

Redressement fiscal de 9 millions d’euros contre Johnny Hallyday

 
 

– Publié le 24/04/2012 à 19:42

 
Un redressement fiscal de 9 millions d'euros a été notifié à Johnny Hallyday au terme d'une enquête de la brigade nationale des enquêtes fiscales, affirme Le Canard Enchaîné dans son édition à paraître mercredi

Un redressement fiscal de 9 millions d’euros a été notifié à Johnny Hallyday au terme d’une enquête de la brigade nationale des enquêtes fiscales, affirme Le Canard Enchaîné dans son édition à paraître mercredi

Un redressement fiscal de 9 millions d’euros a été notifié à Johnny Hallyday au terme d’une enquête de la brigade nationale des enquêtes fiscales, affirme Le Canard Enchaîné dans son édition à paraître mercredi.

Contacté par l’AFP mardi soir, le service de presse de Johnny Hallyday a indiqué « n’avoir aucun commentaire à faire pour le moment ». Le chanteur devait donner mardi soir à Los Angeles le coup d’envoi de sa tournée 2012 marquant son retour sur scène depuis ses ennuis de santé.

Joint par Le Canard Enchaîné, le fondé de pouvoir du chanteur, Pierric Carbonneaux Le Perdriel, s’était refusé à tout commentaire », ajoutant, selon le journal, qu' »(il) quitte toutes (ses) fonctions dans les sociétés de M. Hallyday dans un délai d’un mois ».

L’hebdomadaire affirme que l’enquête, déclenchée en décembre 2010, a révélé un « réseau complexe de sociétés au fonctionnement plutôt baroque », notamment des transferts d’actifs au Luxembourg vers une société dont les actionnaires comptent une autre entité domiciliée au Libéria.

Le chanteur, qui connaît depuis plus de trente ans des démêlés avec le fisc français, s’est installé en 2007 en Suisse dont il dépend pour ses revenus personnels. Les activités artistiques et commerciales en France, relèvent toujours de l’administration française.

Entre un et trois points séparent Hollande de Sarko

 

 

Le Point.fr – Publié le 22/04/2012 à 20:44 – Modifié le 22/04/2012 à 23:14

Les estimations des instituts de sondage sur les deux candidats qui s’affronteront lors du deuxième tour concordent.

Les instituts de sondage ont donné des estimations concordantes au soir du premier tour de la présidentielle.

Les instituts de sondage ont donné des estimations concordantes au soir du premier tour de la présidentielle. © Richard Bouhet / AFP

 

Les instituts de sondage et le ministère de l’Intérieur estiment dimanche que les deux candidats arrivés en tête du premier tour de l’élection présidentielle seraient distants de 1 à 3 points.

Selon la totalisation nationale des voix du ministère de l’Intérieur à 22 heures 25, François Hollande est en tête avec 28,10 % des voix, Nicolas Sarkozy second avec 26,98 %, Marine Le Pen à 18, 76 % et Jena Luc Mélenchon à 10,89 %, François Bayrou 9, 19 %.

D’après les estimations Ipsos-Logica-Le Point, avec 28,8 %, le candidat du PS devance Nicolas Sarkozy, crédité de 26,1 % des voix. Comme les sondages l’annonçaient, Marine Le Pen grimpe sur la troisième marche du podium avec 18,5 % des voix. Jean-Luc Mélenchon recueille, pour sa part, 11,7 %. François Bayrou obtient 8,8 %. Additionnés, les scores des cinq « grands » candidats approchent des 95 % des suffrages, laissant des miettes au reste de leurs adversaires : 2,3 % pour Eva Joly, 1,8 % pour Nicolas Dupont-Aignan, 1,2 % pour Philippe Poutou, 0,6 % pour Nathalie Arthaud, 0,3 % pour Jacques Cheminade.

Selon TNS-Sofres/Sopra Group, François Hollande serait crédité de 28,6 % des voix, Nicolas Sarkozy de 27,3 % des suffrages, Marine Le Pen serait à 18,0 %, Jean-Luc Mélenchon à 11,1 %, François Bayrou à 9,0 %, Eva Joly à 2,3 %, Nicolas Dupont-Aignan à 1,7 %, Philippe Poutou à 1,2 %, Nathalie Arthaud à 0,6 % et Jacques Cheminade à 0,2 %. Le taux d’abstention serait de 19,0 %.

Harris Interactive estime qu’avec 29 % des voix François Hollande devance Nicolas Sarkozy, crédité de 27,1 %. Marine Le Pen obtient 17,7 % des voix, Jean-Luc Mélenchon 11,3 % et François Bayrou 8,9 %. Eva Joly totalise 2,2 % des suffrages, Nicolas Dupont-Aignan 1,7 %, Philippe Poutou 1,3 %, Nathalie Arthaud 0,6 % et Jacques Cheminade 0,2 %. Le taux d’abstention serait de 20,7 %.

Le CSA donne François Hollande à 29,2 %, Nicolas Sarkozy à 27 %, Marine Le Pen à 17,3 %, Jean-Luc Mélenchon à 11,4 %, François Bayrou à 8,8 %, Eva Joly à 2,5 %, Nicolas Dupont-Aignan à 1,8 %, Philippe Poutou à 1,2 %, Nathalie Arthaud à 0,5 % et Jacques Cheminade à 0,3 %. Le taux d’abstention est de 21,3 %.

Irrégularité électorale en Israël ? Des Français n’ont pas eu de bulletin pour voter Marine Le Pen

 

22 avril 2012 | Classé dans: Election 2012,France,Politique Française | Posté par:
 Irrégularité électorale en Israël ? Des Français n’ont pas eu de bulletin pour voter Marine Le Pen
 
Mon contact à Netanya en Israël, une ville très francophone ou réside une importante communauté française, me rapporte les faits suivants : 
 
« Je suis arrivé au bureau de votre situé dans la ville de Netanya, et je me suis plaint auprès de la personne chargée du contrôle des votes qu’il manquait, dans mon enveloppe, le bulletin pour voter pour Marine Le Pen. Réponse de la préposée (qui a refusé de donner son nom) : « je sais, des dizaines de personnes me l’ont déjà signalé »
 
Le passif Marine Le Pen/ Israël est déjà chargé. L’Etat d’Israël lui refuse l’entrée pour ne pas servir à la rendre « casher » vis à vis des Français qui doutent d’elle, et seraient tentés de conclure que si Marine Le Pen est bien vue par les Juifs, elle n’est probablement plus le diable.
 
Les Juifs, ont, pour la plupart, déjà fait le travail : dans les discussions entre amis, plus personne ne la diabolise, et elle est considérée comme un candidat dont il n’est pas scandaleux de parler.
 
En revanche, ce sont clairement les candidats et les partis d’extrême gauche que les Juifs ont détecté comme étant leurs plus grands ennemis. Des années d’antisémitisme mal déguisé ne passent pas inaperçu. Les nouveaux diables des Juifs sont Mélenchon, Poutou, Joly, Arthaud, et, dans la mesure ou plusieurs de ces tristes êtres se retrouveront à des postes clefs du prochain gouvernement de gauche, François Hollande lui-même.  
 
Reproduction autorisée et vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :
© Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

=-=-=MESSAGE DE NOTRE AMI ET COLLÈGUE Yves Fulconis=-=-=

Chers amis Policiers , fonctionnaires de l’état , ou des collectivités locales , sympathisants de la Police Nationale . Nous avons su nous mobiliser lors de la mort tragique de nos collègues Eric et Cédric , Lâchement assassinés par des bons à rien sans envergure , afin de venir en aide au moins financièrement à leur famille , et les soutenir dans leur épreuve . Je viens en mon nom propre , aujourd’hui , faire appel à cette même solidarité , pour éviter encore un drame dans nos rangs , induit lui par nôtre propre administration , qui par son indifférence , et son manque humanité , pousse à bout une de nos collègue du département 78 ! Cette dernière , suite à un accident de la vie , suivit d’une blessure en service , que l’administration à mit très longtemps à reconnaitre , s’est retrouvée avec une demi solde , puis suspendue sans solde , pendant plusieurs mois , durant lesquels , elle n’a plus pu faire face à ses obligations financières , (loyer , impôts , assurances ,ect…ect….) accumulant une dette importante , quelle ne pouvait pas solder ! réintégrée depuis peu , elle a déjà pu régler la moitié de ses créances , Mais se trouve aujourd’hui menacée d’expulsion,de son domicile , et poursuivie par les impôts , qui lui réclament le règlement immédiat de ses retards ! après plusieurs recours auprès des différents créanciers , et de nôtre administration et ses services sociaux , elle n’a pu obtenir aucun aménagement de sa dette , ni aucune aide administrative ! Elle lance donc un cri d’alarme , dont je me fais ici le relais , car elle est à bout , et commence à envisager des solutions radicales et dramatique à ses problèmes ! allons nous laisser une collègue encore convalescente et dans le besoin , faire un geste malheureux et définitif , pour la somme de 2500 euros ?? allons nous nous contenter de pleurer sur elle quand il sera trop tard , ou allons nous lui permettre de prendre un nouveau départ ? Moi , mon choix est fait , je vais l’aider dans la mesure de mes moyens , et je vous demande d’en faire autant ! si seulement 250 d’entre nous , lui envoie 10 euros , elle sera sortie d’affaire ! avouez que l’effort est bien mince pour préserver la vie d’une collègue , qui de plus , se propose de rembourser chacun d’entre vous , dès quelle le pourra ! Voici ses coordonnée personnelles :JACOLOT Valérie , 2 Bd MICHELET, Bât A ,Appartement 33 , 78250 HARDRICOURT ! vous pouvez lui adresser vos dons à cette adresse , ou pour plus de facilités

sur son compte Pay pal : panthera94@voila.fr .
Merci de vôtre compréhension , et de vôtre aide , elle est au courant de ma démarche , mais par pudeur , ne l’aurait jamais faite elle même ! Je suis le S/B FULCONIS Yves , en poste au CDSF 13 , Formateur en APP , vous pouvez me trouver tout les soirs , de 16h à 00h , au stand du SGAP ! Je compte sur vous ! si vous voulez joindre Valérie Sur FB , demandez Carlita Siramy en amie .

=-=-=-=-=-=-=-=-=MERCI DE PARTAGER=-=-=-=-=-=-=-=-=-=

Noisy-le-Sec : un homme grièvement blessé par un policier

 

E.B. et V.M-F. | Publié le 21.04.2012, 22h54 | Mise à jour : 23h13

 
 ILLUSTRATION. Un homme a été grièvement blessé par un policier lors d'une course-poursuite

 ILLUSTRATION. Un homme a été grièvement blessé par un policier lors d’une course-poursuite | DR

 
Un homme, qui serait âgé de 28 ans et originaire de Trappes (Yvelines), a été grièvement blessé par balle ce samedi soir par un policier lors d’une course-poursuite à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis). Connu des services de police pour un braquage, il  a été repéré vers 20h30, par une patrouille du commissariat local place Jeanne d’Arc.

 

Le jeune homme, qui portait sur lui deux armes, a alors jeté une grenade – qui s’est révélée factice – puis a pris la fuite à pied. Trois policiers l’ont poursuivi rue Jules-Auffray pendant que leur collègue, en voiture, contournait le bloc de maison. Les deux hommes se sont retrouvés face à face. Le fuyard a brandi une arme. Le policier a alors tiré le blessant grièvement. Le quartier a été bouclé, le temps pour les secours de prodiguer des massages cardiaques au blessé en attendant qu’un hélicoptère se pose sur le stade Huvier. Vers 21h30, le blessé a été héliporté dans un état jugé sérieux vers l’hôpital Georges-Pompidou, à Paris. Le préfet, Christian Lambert, et le maire, Laurent Rivoire, se sont rendus sur place. L’IGPN, la police des polices, a effectué des relevés toute la soirée.

 

LeParisien.fr

Marine Le Pen déboutée en appel de son action en diffamation contre Eva Joly

 

Publié le 21.04.2012, 19h43

 

La cour d'appel de Paris a débouté samedi la présidente du FN Marine Le Pen de l'action en diffamation qu'elle avait engagée contre sa rivale écologiste à la présidentielle, Eva Joly, qui l'avait accusée d'être

La cour d’appel de Paris a débouté samedi la présidente du FN Marine Le Pen de l’action en diffamation qu’elle avait engagée contre sa rivale écologiste à la présidentielle, Eva Joly, qui l’avait accusée d’être « l’héritière de son père milliardaire par un détournement de succession » | Pascal Pavani

La cour d’appel de Paris a débouté samedi la présidente du FN Marine Le Pen de l’action en diffamation qu’elle avait engagée contre sa rivale écologiste à la présidentielle, Eva Joly, qui l’avait accusée d’être « l’héritière de son père milliardaire par un détournement de succession ».
Jugées « irrecevables » en première instance, les poursuites engagées par Mme Le Pen ont finalement été déclarées « recevables ».

 

Mais si la cour a bien considéré que les propos étaient « diffamatoires », elle a octroyé à Mme Joly « le bénéfice de la bonne foi ».
Le procès en appel, qui s’est tenu dans la matinée, avait été audiencé en urgence car il s’agit d’un litige électoral qui devait être purgé avant le premier tour de la présidentielle, dimanche.
Les propos litigieux remontent au 10 avril. Avant de se rendre à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), fief de Marine Le Pen, Eva Joly avait déclaré dans un entretien avec RMC-BFMTV que son adversaire du FN était « l’héritière de son père milliardaire par un détournement de succession ».
L’ancienne magistrate faisait allusion à l’héritage qu’avait reçu Jean-Marie Le Pen dans les années 1970 d’un de ses amis, Hubert Lambert, et qui avait donné lieu à un début de conflit avec la famille du défunt, avant un règlement à l’amiable.
La candidate frontiste réclamait à Eva Joly 20.000 euros de dommages et intérêts.
Jeudi, le tribunal correctionnel de Paris avait jugé « irrecevables » les poursuites, estimant que, « même de manière indirecte, Mme Le Pen n’était pas visée par les propos incriminés ». Il s’agissait, selon les juges, d’une attaque dirigée contre son père.
Une analyse que n’a pas partagée la cour d’appel. Comme l’y engageait le parquet général, la cour a jugé les poursuites « recevables », considérant que Marine Le Pen était « nommément mise en cause par Eva Joly » et disposait donc d' »un intérêt direct et personnel à agir ».
Les juges d’appel ont en outre considéré que les propos étaient bien « diffamatoires » car ils « mettent en cause la probité personnelle » de Marine Le Pen.
Toutefois, ont-il nuancé, « les propos ont été tenus dans le cadre d’une polémique électorale ». Compte tenu « des conditions d’une émission réalisée en direct, de l’absence d’animosité personnelle et des controverses sur la fortune de Jean-Marie Le Pen », la cour a « accordé à Eva Joly le bénéfice de la bonne foi ».
En revanche, la cour d’appel n’a pas non plus donné raison à Eva Joly qui réclamait 20.000 euros de dommages et intérêts pour procédure abusive.
Le conseil de Marine Le Pen, Me Wallerand de Saint-Just, a annoncé qu’il formerait « certainement » un pourvoi en cassation.

 

Agression homophobe près de Lyon, deux jeunes de 17 et 19 ans arrêtés

 

Publié le 21.04.2012, 17h44

 
Deux jeunes hommes de 17 et 19 ans ont été arrêtés dans la nuit de vendredi à samedi près de Lyon pour avoir insulté deux homosexuelles dans un bus et avoir frappé l’une d’entre elles au ventre, a-t-on appris auprès de la police.
Traversant Villeurbanne en bus, à la limite est de Lyon, les victimes, âgées « d’environ 25 ans », ont été prises à partie peu après minuit par les adolescents, qui les ont d’abord insultées, a expliqué un responsable policier à l’AFP.

 

Le plus âgé a ensuite porté « plusieurs coups de genou au ventre » à l’une des jeunes femmes, qui a déposé plainte, tandis que le plus jeune retenait la compagne de la victime pour l’empêcher de s’interposer.
Identifiés grâce au signalement du couple, les agresseurs ont été interpellés dans la foulée.
Le suspect de 19 ans, « connu des services de police pour des vols et des violences », a reconnu les faits en garde à vue et devait être présenté au tribunal correctionnel dimanche, en comparution immédiate, pour « insultes et violences volontaires aggravées ».
Le plus jeune, résident d’un foyer dont il avait fugué, a été remis en liberté sans poursuites. « Il a participé aux insultes mais pas aux violences », souligne la police.

 

Marche blanche à Montpellier pour Léa, violée et tuée le 1e janvier 2011

 

 

Publié le 21.04.2012, 16h57

 
Plus de 400 personnes, selon la police, ont effectué samedi dans le centre-ville de Montpellier une marche blanche en hommage à Léa, une lycéenne de 17 ans qui a été violée et tuée dans la nuit du 31 décembre 2010 au 1er janvier 2011 à Montpellier, a constaté un correspondant de l’AFP.
En têtede cortège avait été déployée une banderole sur laquelle on pouvait lire « Léa, violée, assassinée le 1e janvier 2011, elle a droit à un procès équitable ».

 

Plusieurs personnes portaient des roses rouges à la main tandis que d’autres brandissaient des pancartes où il était écrit « Procès équitable pour Léa ». La même inscription apparaissait sur des tee-shirts blancs portés par les proches de la jeune fille.
La mère et le père de la victime se soutenaient lors de cette marche qui est partie du quartier de l’Ecusson, dans le centre-ville de Montpellier, jusqu’à la cour d’appel.
Aucun discours n’a été prononcé à son terme, le petit ami de la victime disant simplement: « Merci d’être venu, nous allons continuer le combat ».
Jeudi prochain, la cour d’appel de Toulouse doit étudier la demande des avocats de Gérald Seureau, mis en examen et placé en détention provisoire pour le viol et le meurtre de la lycéenne, de faire annuler les gardes à vue de leur client et tous les actes d’enquête (procès-verbaux de garde à vue, perquisitions..) qui en ont découlé.
Ils se fondent sur la jurisprudence de la Cour de cassation, elle-même inspirée par la Cour européenne des droits de l’Homme, qui avait jugé la garde à vue française illégale du fait, notamment, de l’absence d’avocat lors de la première heure.
Gérald Seureau, qui avait 24 ans au moment des faits, avait dans un premier temps reconnu avoir violé et tué la lycéenne, décrivant « avec des détails et des précisions étonnantes » les faits, avait indiqué le procureur de la République du tribunal de Montpellier, Brice Robin.
Les deux jeunes gens avaient passé la soirée de réveillon ensemble et avaient consommé beaucoup d’alcool et de stupéfiants. Après avoir flirté, ils étaient sortis au petit matin pour aller sur un terrain isolé à proximité.
« Ils ont eu un rapport sexuel qui semblait consenti au départ. Mais le jeune homme a eu des problèmes d’érection, a mal vécu la chose, et s’est mis à frapper la jeune fille à plusieurs reprises, pendant un temps très long. Il a tenté de l’étrangler, lui a donné force coups de poings, et lui a mis la tête dans la terre », avait expliqué le procureur.
La jeune fille, violée, « est décédée des suites de ces nombreux coups », vraisemblablement étouffée, avait ajouté le magistrat.

 

Bondy : le trafiquant de drogue et sa «nourrice» condamnés

 

Info le Parisien

 

Stéphane Sellami | Publié le 20.04.2012, 23h38 | Mise à jour : 21.04.2012, 12h17

 
Au cours de la perquisition de l’appartement duquel venait de sortir le trafiqunt de drogue, les policiers ont saisi entre autres 1 kg d’herbe de cannabis ainsi que 45 000 € en argent liquide.

Au cours de la perquisition de l’appartement duquel venait de sortir le trafiqunt de drogue, les policiers ont saisi entre autres 1 kg d’herbe de cannabis ainsi que 45 000 € en argent liquide. | DR

Dans le jargon policier, une «nourrice» est une personne chargée de garder chez elle de la drogue, des armes ou de l’argent pour le compte de trafiquants de stupéfiants. Un homme, âgé de 58 ans, identifié comme étant la «nourrice» d’un trafiquant de Bondy (Seine-Saint-Denis) vient d’être condamné par les juges du tribunal de Bobigny.

 

En tant que complice, il a écopé, jeudi 19 avril, d’une peine de six mois de prison avec sursis. Le vendeur de drogue, âgé de 20 ans, jusqu’alors inconnu des services de police, a, lui, été condamné à 4 ans de prison dont 18 mois fermes. Il a été écroué à l’issue de l’audience.

Il avait été repéré, le 15 avril, vers 13 h 30, dans le hall d’un immeuble de la cité Bondy-Nord, avenue Léon-Blum. Intrigués par son comportement suspect, les policiers de la brigade anticriminalité (Bac) locale l’avaient observé quelques minutes avant de l’interpeller. Au moment de son arrestation, le dealer était en possession de 25 gr d’herbe de cannabis. Au coursde la perquisition de l’appartement duquel il venait de sortir, les fonctionnaires ont encore saisi 2,5 kg de résine de cannabis, 1 kg d’herbe de cannabis ainsi que 45 000 € en argent liquide. Cette somme était entreposée dans un coffre-fort installé dans l’appartement de la «nourrice». Le locataire des lieux a été arrêté dans la foulée. Il a, très vite, reconnu avoir été payé par le trafiquant pour conserver cette drogue et cet argent chez lui.

 

 

LeParisien.fr

Ils reversent leur prime à la veuve d’un policier

Faits divers en directMarseille

Publié le samedi 21 avril 2012 à 11H37

 C’est une unité en première ligne. Le Service interrégional de sécurisation des transports en commun (SISTC) réalise régulièrement des interpellations remarquées en matière de délinquance de voie publique et notamment les vols à l’arrachée.

Après plusieurs affaires réussies, une prime de 1 940 euros a été allouée aux fonctionnaires du service par le Directeur départemental de la sécurité publique. Les bénéficiaires ont unanimement décidé de reverser l’intégralité de la somme à la veuve du policier de la Bac tué la semaine dernière, à Chambéry (Savoie), en service. Une collecte avait également été réalisée lors du décès du fonctionnaire Éric Lalès, en janvier dernier à Vitrolles.

R.L.

Montpellier : Un islamiste présumé arrêté

 

Coup de filet dans les milieux islamistes radicaux

 

Un homme de 31 ans, connu de la justice et susceptible d’entretenir des relations avec la mouvance islamiste radicale, a été arrêté samedi matin à Montpellier.

Un présumé islamiste radical a été interpellé ce samedi à Montpellier

Un présumé islamiste radical a été interpellé ce samedi à Montpellier AFP/JEAN-SEBASTIEN EVRARD

Un « candidat au jihad ». C’est ainsi qu’a été qualifié un homme de 31 ans arrêté samedi matin à Montpellier. L’individu est déjà connu par la justice et est susceptible d’entretenir des liens avec une mouvance islamiste radicale. C’est en tout cas ce qu’indique une source proche de l’enquête. L’homme a été interpellé par le groupe d’intervention de la police nationale (GIPN) de Marseille. Celui-ci est intervenu samedi matin dans un quartier sensible de Montpellier, a précisé cette source.

 

L’homme, déjà repéré par les services de renseignement français, était suivi par les enquêteurs de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) qui ont agi dans le cadre d’une enquête préliminaire du parquet anti-terroriste de Paris. C’est cette même enquête qui a entraîné les diverses arrestations, il y a quelques semaines, de présumés islamistes radicaux du groupuscule Forsane Alizza. Toutefois, selon les premiers éléments de l’enquête, il n’aurait pas de liens avec avec ce groupe, dissous par le ministère de l’Intérieur et dont plusieurs sympathisants avaient été arrêtés et mis en examen début avril. Parmi les personnes écrouées figure le leader de Forsane Alizza, Mohamed Achamlane. Certains d’entrer eux sont soupçonnés d’avoir évoqué en septembre 2011 un « projet intellectuel » d’enlèvement d’un magistrat lyonnais qui n’avait toutefois pas connu de « tentative de commencement d’exécution », selon le procureur de Paris François Molins.

Dans le cas présent, la famille de cet islamiste présumé entretenait des relations avec la mère de Mohamed Merah, le tueur du Toulouse, selon les premiers recoupements des policiers qui l’ont placé en garde à vue pour une durée de 96 heures au siège de la DCRI à Paris.

 

Par Actu France Soir (avec AFP)

Laon. Un jeune de 18 ans avoue le meurtre de la lycéenne

Publié le 21/04/2012 12:44 – Modifié le 21/04/2012 à 12:45 | avec Agence

 

La police
La police DDM

Un jeune homme de 18 ans a reconnu le meurtre de Sonia, cette lycéenne retrouvée morte hier vendredi à Laon dans l’Aisne. C’est sur ses indications que le corps de la jeune fille avait été découvert par les enquêteurs sur un chemin longeant l’enceinte d’une abbaye.

Placé en garde à vue après le témoignage d’un ami de la victime, le jeune homme, lui aussi lycéen, a avoué l’assassinat par arme blanche mais ses motivations restent pour l’instant assez floues. Aucun « motif valable » n’a pu être mis en évidence selon le procureur de la République de Laon qui évoque des « pulsions morbides » de la part du meurtrier présumé.

Les deux jeunes gens se connaissaient et arboraient tous deux un style « gothique » mais le magistrat reste prudent sur un lien éventuel entre cet éléments et le drame.

Portée disparue depuis jeudi dernier vers 10h30, après les cours, la lycéenne n’avait jamais fugué même si cette hypothèse avait été envisagée dans un premier temps.

Le suspect, inconnu des services de police, doit être présenté ce dimanche devant un juge d’instruction pour « homicide involontaire » en attendant les dernières avancées de l’enquête qui doit déterminer sir le jeune homme a prémédité ou non son geste.

Environ 60 blessés, dont 20 « grièvement », dans une collision de 2 trains à Amsterdam

 

– Publié le 21/04/2012 à 21:04

Une soixantaine de personnes ont été blessées samedi, dont une vingtaine « grièvement », dans une collision frontale entre deux trains dans la banlieue d’Amsterdam, a-t-on appris auprès de la police ferroviaire néerlandaise.

« Il y a environ 60 blessés, dont entre 15 et 20 grièvement, mais je ne peux pas donner des chiffres plus précis pour le moment », a déclaré à l’AFP Ed Kraszewski, porte-parole de la police ferroviaire.

A 18h30 (16H30 GMT), deux trains sont entrés en collision, de manière frontale, dans la banlieue ouest d’Amsterdam. « Il s’agit d’un train à grande vitesse et d’un train local », a précisé Babet Verstappen, porte-parole de ProRail, le gestionnaire des voies ferrées néerlandaises.

Les services de secours sont sur place pour soigner les blessés, a-t-elle précisé, ajoutant que le premier train se rendait à Uitgeest (ouest) tandis que l’autre se rendait à Nimègue (est), la collision ayant eu lieu sur un pont entre la gare centrale et la gare d’Amsterdam Sloterdijk, à l’ouest de la ville.

L’ensemble du trafic ferroviaire à l’ouest d’Amsterdam, dont celui de la gare centrale vers l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol, a été interrompu en raison de l’accident.

Marine Le Pen déboutée en appel de son action en diffamation contre Eva Joly

 
 

– Publié le 21/04/2012 à 20:17

 
La cour d'appel de Paris a débouté samedi la présidente du FN Marine Le Pen de l'action en diffamation qu'elle avait engagée contre sa rivale écologiste à la présidentielle, Eva Joly, qui l'avait accusée d'être "l'héritière de son père milliardaire par un détournement de succession

La cour d’appel de Paris a débouté samedi la présidente du FN Marine Le Pen de l’action en diffamation qu’elle avait engagée contre sa rivale écologiste à la présidentielle, Eva Joly, qui l’avait accusée d’être « l’héritière de son père milliardaire par un détournement de succession

La cour d’appel de Paris a débouté samedi la présidente du FN Marine Le Pen de l’action en diffamation qu’elle avait engagée contre sa rivale écologiste à la présidentielle, Eva Joly, qui l’avait accusée d’être « l’héritière de son père milliardaire par un détournement de succession ».

Jugées « irrecevables » en première instance, les poursuites engagées par Mme Le Pen ont finalement été déclarées « recevables ». Mais si la cour a bien considéré que les propos étaient « diffamatoires », elle a octroyé à Mme Joly « le bénéfice de la bonne foi ».

Le procès en appel, qui s’est tenu dans la matinée, avait été audiencé en urgence car il s’agit d’un litige électoral qui devait être purgé avant le premier tour de la présidentielle, dimanche.

Les propos litigieux remontent au 10 avril. Avant de se rendre à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), fief de Marine Le Pen, Eva Joly avait déclaré dans un entretien avec RMC-BFMTV que son adversaire du FN était « l’héritière de son père milliardaire par un détournement de succession ».

L’ancienne magistrate faisait allusion à l’héritage qu’avait reçu Jean-Marie Le Pen dans les années 1970 d’un de ses amis, Hubert Lambert, et qui avait donné lieu à un début de conflit avec la famille du défunt, avant un règlement à l’amiable.

La candidate frontiste réclamait à Eva Joly 20.000 euros de dommages et intérêts.

Jeudi, le tribunal correctionnel de Paris avait jugé « irrecevables » les poursuites, estimant que, « même de manière indirecte, Mme Le Pen n’était pas visée par les propos incriminés ». Il s’agissait, selon les juges, d’une attaque dirigée contre son père.

Une analyse que n’a pas partagée la cour d’appel. Comme l’y engageait le parquet général, la cour a jugé les poursuites « recevables », considérant que Marine Le Pen était « nommément mise en cause par Eva Joly » et disposait donc d' »un intérêt direct et personnel à agir ».

Les juges d’appel ont en outre considéré que les propos étaient bien « diffamatoires » car ils « mettent en cause la probité personnelle » de Marine Le Pen.

Toutefois, ont-il nuancé, « les propos ont été tenus dans le cadre d’une polémique électorale ». Compte tenu « des conditions d’une émission réalisée en direct, de l’absence d’animosité personnelle et des controverses sur la fortune de Jean-Marie Le Pen », la cour a « accordé à Eva Joly le bénéfice de la bonne foi ».

En revanche, la cour d’appel n’a pas non plus donné raison à Eva Joly qui réclamait 20.000 euros de dommages et intérêts pour procédure abusive.

Le conseil de Marine Le Pen, Me Wallerand de Saint-Just, a annoncé qu’il formerait « certainement » un pourvoi en cassation.

Un jeune homme aux « pulsions morbides » soupçonné d’avoir tué une lycéenne à Laon

 
 

– Publié le 21/04/2012 à 18:57

 
Animé de "pulsions morbides", arborant un style vestimentaire "gothique", un jeune homme de 18 ans est soupçonné d'avoir réalisé l'"envie de donner la mort" qui le taraudait en tuant à l'arme blanche jeudi à Laon une lycéenne de 17 ans qu'il connaissait de longue date

Animé de « pulsions morbides », arborant un style vestimentaire « gothique », un jeune homme de 18 ans est soupçonné d’avoir réalisé l' »envie de donner la mort » qui le taraudait en tuant à l’arme blanche jeudi à Laon une lycéenne de 17 ans qu’il connaissait de longue date

Animé de « pulsions morbides », arborant un style vestimentaire « gothique », un jeune homme de 18 ans est soupçonné d’avoir réalisé l' »envie de donner la mort » qui le taraudait en tuant à l’arme blanche jeudi à Laon une lycéenne de 17 ans qu’il connaissait de longue date.

Scolarisée au lycée Julie-Daubié, la victime était portée disparue depuis jeudi vers 10H30 après les cours, a précisé samedi à l’AFP le procureur de la République de Laon Olivier Hussenet.

Inquiets de ne pas avoir de nouvelles de leur fille, ses parents avaient alerté la gendarmerie en fin de journée.

Bien que la jeune fille n’ait jamais fugué, cette hypothèse avait été envisagée dans un premier temps. Mais vendredi en fin de journée, une lycéenne a déclaré aux gendarmes avoir reçu les confidences d’un « ami de la victime qui lui avait dit qu’il l’avait tuée », selon le magistrat.

Le jeune homme âgé de près de 19 ans a été interpellé et placé en garde à vue et a « reconnu les faits tout de suite », selon le magistrat.

Le corps de la victime a été retrouvé sur ses indications, en contrebas d’un chemin qui longe l’enceinte de l’abbaye Saint-Vincent à Laon, un endroit fréquenté par de jeunes gens pour se rencontrer.

Le suspect n’a avancé devant les gendarmes aucun motif pour expliquer son geste « prémédité », « un projet caressé depuis un moment », hormis son « envie de donner la mort », a ajouté la magistrat.

S’il ne revendique aucune appartenance au satanisme, il a une « fascination pour la mort et la souffrance qui y fait penser », a ajouté le magistrat. « Il s’était créé un monde à part particulièrement macabre », a-t-il ajouté, évoquant des « pulsions morbides ».

« Il n’a pas agi sous l’emprise de l’alcool, de la colère, de la vengeance ou du dépit amoureux », a-t-il relevé. S’il n’avait pas de « raison compréhensible de s’attaquer » à la victime, il a « senti qu’avec elle, ce serait plus facile de s’isoler », a-t-il expliqué.

Les deux jeunes gens, qui n’entretenaient pas de relation amoureuse, avaient tous deux un « look gothique ». Ils se connaissaient depuis une dizaine d’années, selon une lycéenne scolarisée dans le même établissement que le jeune homme.

Elève de terminale littéraire au lycée Paul-Claudel de Laon, il était « assez spécial », « très morbide », « solitaire » sans pour autant être complètement isolé et était même plutôt « sympa », selon cette lycéenne qui a requis l’anonymat. Selon elle, il fumait de la résine de cannabis.

Il avait « souvent un couteau sur lui », affirmait qu’il « tuait des souris », « s’amusait avec des coeurs de bestioles » sans trop donner d’explications à cela. Il s’était entaillé un bras, expliquant simplement qu’il en avait envie, selon cette lycéenne.

Vêtu de noir, portant des colliers à pointes, des croix, des bagues en forme de tête de mort, il racontait qu’il lui arrivait de fréquenter des cimetières avec sa copine mais ne revendiquait aucune tendance sataniste, selon la même source.

Le parquet a demandé qu’il soit examiné par un psychiatre et l’autopsie de la victime a été ordonnée, selon le procureur, qui a indiqué que la jeune fille n’avait pas subi de violences sexuelles.

Le suspect, inconnu jusqu’alors de la police et la justice, devrait être présenté dimanche à un juge d’instruction en vue d’une mise en examen, vraisemblablement pour « assassinat », selon le procureur.

Madagascar: soupçon de double meurtre d’un couple de Français

 

– Publié le 21/04/2012 à 18:52

 
La police malgache a déclaré samedi qu'un corps retrouvé la veille dans le sud-ouest de l'île était celui d'un Français porté disparu depuis plus d'une semaine après celui de sa compagne, soupçonnant un double meurtre

La police malgache a déclaré samedi qu’un corps retrouvé la veille dans le sud-ouest de l’île était celui d’un Français porté disparu depuis plus d’une semaine après celui de sa compagne, soupçonnant un double meurtre

La police malgache a déclaré samedi qu’un corps retrouvé la veille dans le sud-ouest de l’île était celui d’un Français porté disparu depuis plus d’une semaine après celui de sa compagne, soupçonnant un double meurtre.

« Nous pouvons confirmer que c’est le corps de Gérald Fontaine », a déclaré à l’AFP un responsable de la police.

Ce ressortissant français de 41 ans, dont la compagne Johanna Delahaye, victime d’un meurtre, avait été retrouvée morte dimanche dernier sur une plage, était porté disparu depuis jeudi 12 avril. Le couple gérait un restaurant de la ville de Tuléar.

« Nous sommes quasiment sûrs que c’est un meurtre, il y a des traces visibles de coups sur le dos. Nous cherchons maintenant le mobile », a-t-on ajouté.

Les autorités locales se sont déplacées samedi près de Manombo, un village enclavé situé à 60 kilomètres de Tuléar, où la découverte du corps avait été signalée vendredi.

« Cliff, un ami que Gérald et moi avons en commun a vu le cadavre et a reconnu Gérald Fontaine », a dit Fabienne Crisaci, habitante de Tuléar et amie de Gérald Fontaine.

« La taille et la corpulence du corps correspondent à celles de Gérald », a précisé à l’AFP la police judiciaire.

Une villageoise a avoué avoir vu le corps dès lundi dernier, 24 heures après la découverte de celui de la compagne de Gérald Fontaine. Elle a précisé avoir vu des cheveux longs, ce qui correspond à la description de Gérald, mais elle a préféré garder le silence par peur d’être interrogée. L’information n’est parvenue aux autorités locales que vendredi.

Le corps a été déposé à la morgue où doit avoir lieu l’autopsie dimanche.

Le couple, qui avait repris la gestion d’un restaurant à Tuléar il y a plus d’un an, s’était rendu le 12 avril en quad sur une plage des environs, réputée dangereuse et peu fréquentée.

Le corps sans vie de la jeune femme, âgée de 31 ans et enceinte de 2 mois, y avait été retrouvé dimanche. Selon l’autopsie, elle a été frappée puis jetée à la mer.

Un gourdin taché de sang et le quad du couple caché dans des buissons avaient été retrouvés sur la plage.

Située à dix kilomètres de Tuléar, la plage est isolée, le premier village est à 1,5 kilomètre et les Malgaches évitent l’endroit en raison de superstitions locales.

Quatre Malgaches soupçonnés d’être impliqués dans le meurtre de Johanna Delahaye ont été placés en garde à vue mais clament leur innocence. Ils doivent être déférés à la justice à partir de lundi.

Gérald Fontaine était jusqu’à présent sur la liste des suspects potentiels.

« Nous ne le considérons plus comme un suspect, nous suivons d’autres pistes. Y a-t-il eu demande de rançon, a-t-il remis de l’argent? C’est ce que nous essayons de savoir », a déclaré une responsable de la police.

Madagascar, le corps du Français disparu retrouvé

 

Le Point.fr – Publié le 21/04/2012 à 09:37 – Modifié le 21/04/2012 à 16:56

Gérald Fontaine, 41 ans, était porté disparu depuis le 12 avril.

C'est sur cette plage isolée que le corps sans vie d'une jeune Française enceinte de deux mois avait été découvert.

C’est sur cette plage isolée que le corps sans vie d’une jeune Française enceinte de deux mois avait été découvert. © Alexander Joe / AFP

 

La police malgache a déclaré samedi qu’un corps retrouvé la veille dans le sud-ouest de l’île était celui du Français porté disparu depuis plus d’une semaine après le meurtre de sa compagne. « Nous pouvons confirmer que c’est le corps de Gérald Fontaine », a déclaré à l’AFP un responsable de la police. Ce ressortissant français de 41 ans, dont la compagne Johanna Delahaye a été retrouvée morte dimanche dernier, était porté disparu depuis jeudi 12 avril.

Les autorités locales dont le maire de Tuléar se sont déplacées samedi près de Manombo, un village enclavé situé à 60 kilomètres de Tuléar, où la découverte du corps portant des traces de coups avait été signalée vendredi. « Cliff, un ami que Gérald et moi avons en commun, a vu le cadavre et a reconnu Gérald Fontaine », a ajouté Fabienne Crisaci, habitante de la localité de Tuléar et amie de Gérald Fontaine.

Quatre personnes en garde à vue

Le couple, qui avait repris la gestion d’un restaurant à Tuléar, s’était rendu le 12 avril en quad sur une plage des environs, réputée dangereuse et peu fréquentée. Le corps sans vie de la jeune femme, âgée de 31 ans et enceinte de 2 mois, y avait été retrouvé dimanche. Selon l’autopsie, elle a été frappée puis jetée à la mer.

Un gourdin taché de sang et le quad du couple caché dans des buissons avaient été retrouvés sur la plage. Située à dix kilomètres de Tuléar, la plage est isolée, le premier village est à 1,5 kilomètre, et les Malgaches évitent l’endroit en raison de superstitions locales.

Quatre Malgaches soupçonnés d’être impliqués dans le meurtre de Johanna Delahaye ont été placés en garde à vue mais clament leur innocence. Gérald Fontaine était jusqu’à présent sur la liste des suspects potentiels. « Nous ne le considérons plus comme un suspect, nous suivons d’autres pistes », a déclaré une responsable de la police.

Un incendie place de la Bourse à Paris

 

Le Point.fr – Publié le 21/04/2012 à 15:01

Les sapeurs-pompiers rencontrent des problèmes pour éteindre le feu car du carburant se trouve sur la chaussée.

 Un incendie provoquait d’importants dégagements de fumée samedi en début d’après-midi sur la place de la Bourse, dans le 2e arrondissement de Paris, a constaté l’AFP.

Selon une journaliste sur place, des scooters et vélos attachés à un parking à vélos brûlaient sur le trottoir d’une des rues longeant le palais Brongniart. Des explosions se faisaient entendre, probablement en raison de détonations dans les réservoirs de ces engins.

Trois camions de sapeurs-pompiers se trouvaient sur place, mais rencontraient des problèmes pour éteindre le feu car du carburant se trouvait sur la chaussée.

Plainte d’actionnaires de L’Oréal contre le photographe François-Marie Banier

 

– Publié le 21/04/2012 à 14:17 – Modifié le 21/04/2012 à 14:18

 
La justice française a ouvert une enquête après le dépôt en janvier d'une plainte contre des dirigeants du géant français des cosmétiques L'Oréal par un ancien distributeur du groupe, a-t-on appris mercredi de source proche de l'enquête

La justice française a ouvert une enquête après le dépôt en janvier d’une plainte contre des dirigeants du géant français des cosmétiques L’Oréal par un ancien distributeur du groupe, a-t-on appris mercredi de source proche de l’enquête

Deux actionnaires minoritaires de L’Oréal ont déposé une plainte contre le photographe François-Marie Banier qu’ils accusent d’avoir bénéficié d’un contrat de complaisance avec le leader mondial de cosmétiques, a-t-on appris samedi auprès de leur avocat.

La plainte pour « abus de confiance, complicité et recel » vise nommément François-Marie Banier. Les deux actionnaires, Janez Mercun et la société Temtrade, basée à Genève, l’accusent d’avoir bénéficié de deux contrats, signés en 1996 et renouvelés en 2002, « qui ne correspondent à rien », a précisé Me Frédérik-Karel Canoy à l’AFP.

En 1996, un « contrat de sponsoring », signé à la demande de Liliane Bettencourt, prévoyait une rémunération de 1.000.000 de francs et un contrat de « prestations de service » prévoyait une rémunération de 500.000 francs, selon la plainte consultée par l’AFP. Les sommes ont été portées en 2002 à 305.000 euros par an pour l’un et 450.000 pour l’autre, pour une durée de dix ans, selon la plainte.

Or, « les prestations de M. Banier ont été purement fictives », selon Me Canoy qui, s’appuyant sur les témoignages de plusieurs dirigeants de L’Oréal lors de l’enquête préliminaire, évalue à deux le nombre d’interventions faites par an depuis 2002 par M. Banier « pour la coquette somme de 450.000 euros pour donner son point de vue artistique sur des produits grand public ».

Le photographe, ami de Liliane Bettencourt, a par ailleurs été mis en examen (inculpé) le 14 décembre 2011, notamment pour « abus de faiblesse » au détriment de la milliardaire et pour « blanchiment ».

Les juges le soupçonnent d’avoir profité de l’affaiblissement mental depuis 2006 de l’héritière de L’Oréal pour en obtenir plus de 120 millions d’euros de cadeaux divers. Pour rester libre sous contrôle judiciaire, M. Banier a dû débourser dix millions d’euros.

Cinq insurgés arrêtés à Kaboul avec 10 tonnes d’explosifs

 
 

– Publié le 21/04/2012 à 14:05

 

KABOUL (Reuters) – Cinq insurgés, dont trois Pakistanais, ont été arrêtés à Kaboul en possession de dix tonnes d’explosifs qu’ils prévoyaient d’utiliser pour une série d’attentats dans des quartiers fréquentés de la capitale, a-t-on appris samedi de source sécuritaire.

« Si tous ces explosifs avaient été utilisés, cela aurait pu provoquer un bain de sang à grande échelle », a déclaré un porte-parole des services de renseignement afghans, sans préciser la date de l’arrestation.

Les explosifs étaient cachés dans 400 sacs dissimulés sous des pommes de terres dans un camion intercepté dans les faubourgs de la capitale afghane, a-t-il ajouté.

« Trois terroristes pakistanais et deux de leurs complices afghans qui avaient dissimulé les explosifs sous des sacs de pommes de terre ont été arrêtés », a précisé le porte-parole.

Selon lui, les suspects ont avoué avoir reçu un entraînement auprès de Noor Afzal et Mohammad Omar, deux hommes qu’il a présentés comme des commandants des taliban pakistanais et des agents des services de renseignement pakistanais.

Islamabad a nié par le passé que ses services secrets hébergent ou utilisent les insurgés, en particulier le réseau Haqqani, qui serait basé au Nord-Waziristan, pour contrebalancer l’influence croissante de l’Inde en Afghanistan.

Après les attaques des insurgés le week-end dernier à Kaboul et dans trois autres provinces afghanes, le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, a fait état de rapports des services de renseignement selon lesquels le réseau Haqqani préparait « une action de grande ampleur ».

L’ambassadeur américain à Kaboul, Ryan Crocker, a également déclaré qu’il ne faisait « aucun doute » que le réseau lié à Al Qaïda était derrière ces attaques simultanées.

Les taliban afghans, qui ont revendiqué les attaques, ont en revanche nié l’implication de l’organisation pachtoune fondée par Jalaluddin Haqqani, qui opère dans l’Est afghan et dans les régions tribales pakistanaises.

Hamid Shalizi, Tangi Salaün pour le service français

Marine Le Pen pour une « présomption de légitime défense » des policiers

 

– Publié le 29/11/2011 à 11:47

 
La présidente du Front national, Marine Le Pen, a demandé mardi que soit reconnue une "présomption de légitime défense" pour les forces de l'ordre, fût-ce au "risque des bavures", après deux fusillades en 24 heures dans les Bouches-du-Rhône.

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a demandé mardi que soit reconnue une « présomption de légitime défense » pour les forces de l’ordre, fût-ce au « risque des bavures », après deux fusillades en 24 heures dans les Bouches-du-Rhône.

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a demandé mardi que soit reconnue une « présomption de légitime défense » pour les forces de l’ordre, fût-ce au « risque des bavures », après deux fusillades en 24 heures dans les Bouches-du-Rhône.

Celles-ci ont causé la mort de deux malfaiteurs, alors qu’un policier, blessé très grièvement, est toujours entre la vie et la mort.

« Je suis pour la mise en place d’une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre, parce qu’il faut que les policiers soient capables, mentalement et moralement, d’être dans leur bon droit lorsqu’ils défendent leur peau face à des criminels », a déclaré la candidate à la présidentielle sur I-Télé.

Comme on lui demandait si cela se ferait au « risque de bavures », elle a répondu: « eh bien au risque des bavures. Moi, je préfère compter un mort chez les criminels qu’un mort chez les forces de l’ordre ».

« Dès qu’un policier se défend face à un criminel, il est convoqué devant sa hiérarchie, il est immédiatement mis en examen », a dénoncé la présidente du parti d’extrême droite.

« Ce que je vois c’est qu’il y a quelques semaines, une jeune policière a été tuée à coups de sabre (à Bourges) », a-t-elle rappelé, revenant sur une affaire dans laquelle l’avocat Gilbert Collard, président de son comité de soutien à la présidentielle, défend les intérêts de la famille de la victime.

« Avant de la tuer, le fou en question avait blessé deux autres personnes, et les policiers n’ont pas osé arrêter cet homme-là avec une arme, tout simplement parce qu’ils ont peur d’être eux-mêmes poursuivis par la justice », a-t-elle ajouté.

Georges Tron : « Je n’ai jamais cédé à la menace »

Ses démêlés avec la justice, la campagne présidentielle, les législatives… Georges Tron, député-maire (UMP) de Draveil et patron de l’UMP locale, répond à nos interrogations.

Propos recueillis par laurent degradi | Publié le 20.04.2012, 06h22

 

Villebon-sur-Yvette, le 20 février. En organisant la campagne présidentielle de l’UMP dans l’Essonne, dont le passage de François Fillon à Villebon, Georges Tron a pu aider Nicolas Sarkozy sans s’exposer médiatiquement. Affaires judiciaires obligent…

Villebon-sur-Yvette, le 20 février. En organisant la campagne présidentielle de l’UMP dans l’Essonne, dont le passage de François Fillon à Villebon, Georges Tron a pu aider Nicolas Sarkozy sans s’exposer médiatiquement. Affaires judiciaires obligent…

Georges Tron, alors secrétaire d’Etat à la Fonction publique, a été mis en examen le 22 juin 2011 pour viols et agressions sexuelles. S’il refuse toujours de s’exprimer sur le fond de l’affaire, le maire UMPde Draveil et député de la 9e circonscription — il est candidat à sa réélection — a accepté d’évoquer le contexte particulier dans lequel il évolue depuis dix mois.

 
 


Lors du conseil du 2 avril, vous avez révélé votre intention de vous exprimer publiquement sur votre affaire…
GEORGES TRON
. Oui. J’ai défini où, quand et surtout le contenu de ce que j’allais révéler, mais je ne dis rien de plus pour le moment.

Depuis dix mois, vous faites l’objet de nombreuses attaques. Comment vivez-vous cette situation?

J’ai passé une année de laquelle je ressors intact à titre personnel. Je ne dis pas que cela ne m’a pas touché car ça a blessé des proches. Mais je n’ai jamais perdu la flamme ou modifié la façon dont je gère ma ville où l’agglo. Tous les gens faibles, fragiles, confrontés à la défaite sur un plan électoral ou autre se sont senti pousser des ailes car ils m’ont pensé affaibli. Ils se sont trompés. Je n’ai jamais cédé à la menace. J’ai passé quarante-huit heures en garde à vue, j’en suis sorti. Je suis passé devant des psychologues qui ont dit que j’étais un type sain d’esprit. Pour terminer, j’ai vu les juges. Je les revois le 10 mai. Ils savent… La justice se prononcera bientôt.

Vous avez été discret durant la campagne présidentielle. Est-ce un choix?

Oui. J’ai fait un calcul très simple dont j’ai averti Nicolas Sarkozy. Je ne veux aucune exposition médiatique nationale donc je ne suis pas apparu sur les médias. En revanche, j’ai tout prévu de A à Z en Essonne : le président Sarkozy à Longjumeau, François Fillon le 20 février à Villebon-sur-Yvette. J’ai organisé des réunions publiques et j’en prépare une pour l’entre-deux-tours.

Pourquoi avoir choisi de disparaître de la scène nationale?

Je ne vois pas comment les Français auraient pu comprendre que je m’expose médiatiquement pour servir Nicolas Sarkozy tout en étant dans une situation ambiguë. Je n’ai donné de prise à personne. Personne ne sait ce que je pense, personne ne sait ce que je sais. Aucun journaliste ne m’a eu sur aucun plateau de télé ni sur aucune radio.

En Essonne, les législatives sont marquées par trois candidatures dissidentes au sein de l’UMP : Thomas Zlowodski et Marianne Duranton dans la 10e et Laurence Spicher-Bernier dans la 7e. En tant que président de la Fédération 91, comment l’analysez-vous?
Ce sont trois cas différents. Concernant M. Zlowodski, il s’agit d’une volonté immédiate d’être reconnu. C’est un type bien mais qui a tort de faire ça.

Marianne, elle, a commis une première erreur lors des sénatoriales en se présentant sur la liste de Dugoin. Elle en fait une seconde. Pour nous, l’important est d’être en bonne position dans la 10e où les dissensions entre Dray et Boutih nous offrent une chance de tirer notre épingle du jeu. Mon souhait est qu’on trouve un accord derrière Bernard Zunino, notre candidat, avec Marianne Duranton.

Enfin, Laurence Spicher-Bernier n’a aucune légitimité. Ce qu’elle fait est fragilisant pour les militants et absurde sur le plan politique. Elle se disperse et divise au lieu de se concentrer sur la mairie de Savigny. Je n’ai aucune forme d’indulgence à son égard. Si elle a une chose à faire, c’est se ranger derrière Françoise Briand qui a l’investiture de l’UMP, et rentrer dans le rang.

 

Le Parisien

Il est toujours mis en examen

 

L.D. | Publié le 20.04.2012, 06h20

 

Le 23 mai 2011, une plainte est déposée contre Georges Tron. Elle émane de Virginie Faux et Eva Loubrieu, deux anciennes employées de la mairie de Draveil, dont il est maire depuis 1995. Ces femmes l’accusent de harcèlement sexuel. Le parquet d’Evry ouvre une enquête préliminaire le 25 mai. Quatre jours plus tard, Georges Tron démissionne de son poste de secrétaire d’Etat à la Fonction publique.

 
 

Il est placé quarante-huit heures en garde à vue le 20 juin au côté de son adjointe à la culture Brigitte Gruel, également mise en cause. Le 22 juin, Tron est mis en examen pour viols en réunion. Il est placé depuis sous contrôle judiciaire. Le 30 juin 2011, il retrouve son fauteuil de député. Une dernière confrontation avec les deux plaignantes est prévue le 10 mai.

 

 

Le Parisien

Collision mortelle à Villiers-le-Bel en 2007 : un policier mis en examen

 

 

S.M. avec AFP | Publié le 19.04.2012, 20h08 | Mise à jour : 23h12

 
En 2007, une marche avait été organisée à Villiers-le-Bel, les proches des deux victimes et les habitants du quartier demandant la «justice», après l'accident mortel impliquant une voiture de police.

En 2007, une marche avait été organisée à Villiers-le-Bel, les proches des deux victimes et les habitants du quartier demandant la «justice», après l’accident mortel impliquant une voiture de police. | AFP/Jacques Demarthon

Un des quatre policiers impliqués dans un accident de la circulation fatal à deux adolescents en 2007 à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) a été mis en examen pour «faux témoignage» jeudi à Pontoise, a annoncé à l’AFP son avocat, Me Frédéric Champagne. Dans deux mois s’ouvre le procès pour «homicide involontaire» d’un des gardiens de la paix.

 

Le 25 novembre 2007, deux adolescents avaient perdu la vie dans la collision accidentelle entre leur moto et une voiture de police, déclenchant deux soirées d’émeutes au cours desquelles des forces de l’ordre avaient été visées par des tirs d’armes à feu. En juin 2010, les familles de victimes avaient saisi la justice afin de contester la version officielle sur les circonstances de l’accident.

A l’appui de leur plainte pour «faux témoignages», les avocats des familles, Maîtres Jean-Pierre Mignard et Emmanuel Tordjman, soutenaient que l’expertise judiciaire contredisait les déclarations des policiers sur la vitesse de leur voiture au moment de la collision. Une juge d’instruction de Pontoise avait alors ouvert l’enquête qui a abouti jeudi à la mise en examen d’un des quatre policiers.

«Mon client conteste formellement avoir menti lors de son témoignage. Il est fatigué de toute cette procédure. Cela a été un épisode violent dans sa vie», a assuré Me Frédéric Champagne. «Beaucoup d’associations ont essayé de travestir cet accident afin de justifier les violences commises dans les jours qui ont suivi», a déclaré à l’AFP le patron du syndicat de policiers Synergie-Officiers, Patrice Ribeiro, réaffirmant le caractère accidentel de la collision.

Cette mise en examen confirme «le pressentiment que les déclarations des policiers n’avaient que pour seul but d’exonérer leur collègue qui était au volant», estime pour sa part Me Mignard. Interrogé sur la probabilité que les autres policiers soient à leur tour inquiétés par la justice, l’avocat s’est contenté d’affirmer que «leurs déclarations (étaient) en tous points semblables les unes aux autres».

Au terme d’une longue bataille judiciaire, les avocats des familles ont récemment obtenu une autre victoire dans ce dossier. Après une première décision de non-lieu, la justice a finalement décidé de poursuivre le policier qui était au volant au moment de l’accident. Ce fonctionnaire devra répondre des faits d’«homicide involontaire» le 29 juin devant le tribunal correctionnel de Pontoise.

Emeutes : deux jeunes gens condamnés à 12 et 15 ans de prison

En octobre 2011, deux habitants de Villiers-le-Bel ont été condamnés en appel aux assises à des peines de 12 et 15 ans de réclusion après avoir été reconnus coupables d’avoir ouvert le feu sur les forces de l’ordre lors des deux soirées d’émeute. Deux accusés avaient été acquittés à l’issue de ce procès à Nanterre où le recours à des témoins sous X avait été dénoncé par les avocats de la défense. A l’audience, plusieurs témoins avaient dépeint le climat de colère qui avait embrasé la ville après l’accident, sur fond de rumeurs d’un acte intentionnel des policiers. «Si cette affaire avait été traitée normalement, s’il n’avait pas fallu attendre trois jours pour ouvrir une information judiciaire, on aurait pu éviter bien des drames», a estimé Me Mignard. En octobre 2005, un autre décès accidentel de deux adolescents, morts dans une centrale EDF à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), avait provoqué trois semaines d’émeutes dans les banlieues françaises.

 

LeParisien.fr

Les nouveau-nés de Formerie (Oise) étaient viables

J-L.R | Publié le 19.04.2012, 22h44

 

FORMERIE. La maison où les deux corps de nouveau-nés ont été découverts enterrés.

FORMERIE. La maison où les deux corps de nouveau-nés ont été découverts enterrés. | LP/ D.LIVOIS

Le 27 mars, les gendarmes découvraient dans le jardin d’une maison de Formerie (Oise)le corps de deux nouveau-nés enterrés. Les résultats de l’autopsie, révélés hier, démontrent que les enfants, des jumelles nées à huit mois et demi de grossesse, étaient bien nées viables, même si aucune trace de violence n’a été découverte sur les petits corps.

 

La mère, dont l’avocate veut faire valoir le déni de grossesse, a été mise en examen pour double homicide volontaire sur mineur de moins de 15 ans, et placée en détention provisoire. Le père, âgé d’une quarantaine d’années, a lui aussi été entendu et placé en garde à vue, mais rapidement remis en liberté. La jeune femme, âgée de 31 ans, déjà mère de trois enfants, dit avoir accouché dans les toilettes « entre le 1er et le 15 février ». Deux jours plus tard, elle aurait enseveli les bébés au pied du toboggan du jardin, de peur que son compagnon ne la quitte si elle tombait de nouveau enceinte.

 

Le Parisien

Policier tué à Vitrolles: six hommes mis en examen, dont quatre écroués

 

Publié le 19.04.2012, 22h12 | Mise à jour : 22h44

 

Ces mises en examen font suite à l'intervention le week-end dernier du GIPN dans un camp de gens du voyage, à Marseille, dans le cadre de l'enquête sur la fusillade mortelle de Vitrolles en 2011.

Ces mises en examen font suite à l’intervention le week-end dernier du GIPN dans un camp de gens du voyage, à Marseille, dans le cadre de l’enquête sur la fusillade mortelle de Vitrolles en 2011. | AFP/Gerard Julien

Six hommes ont été mis en examen jeudi et quatre d’entre eux ont été écroués dans le cadre de l’enquête sur le meurtre d’un policier à Vitrolles(Bouches-du-Rhône) fin 2011, a-t-on appris de source proche du dossier.

 

Parmi les écroués figurent trois hommes, Jean Bengler, Bruno Bonacci et Jean-Baptiste Dominici, selon la même source.

Ils sont soupçonnés d’avoir été à bord de la voiture prise en chasse par la brigade anticriminalité (BAC) d’Aix-en-Provence dans la nuit du 27 au 28 novembre à Vitrolles, après une série de cambriolages. La course-poursuite avait fini par des coups de feu fatals au policier après que les policiers eurent immobilisé la voiture des malfrats. Ils ont été mis en examen pour le meurtre du lieutenant Eric Lalès, grièvement blessé à la kalachnikov et décédé dix jours plus tard, et celui d’un complice mort sur le coup, Patrick Lombard, la justice ne distinguant pas encore le tueur parmi les suspects.

Quatre hommes écroués, deux autres sous contrôle judiciaire

Jean-Baptiste Dominici, déjà détenu dans le cadre d’une autre affaire, avait été extrait de sa cellule lundi après un coup de filet la veille. Un quatrième homme a également été écroué, tandis que les deux autres ont été placés sous contrôle judiciaire à l’issue de leur présentation devant la juge Fournier. Les différents chefs de mise en examen visent des faits de vol et recel de biens en bande organisée, détention d’armes, association de malfaiteurs, meurtre et tentative de meurtre sur les policiers qui faisaient équipe avec Eric Lalès dans le véhicule de la BAC.

Ces six hommes faisaient partie des 13 tziganes placés en garde à vue dimanche et en début de semaine dans le cadre de l’enquête.

 

LeParisien.fr

Meurtre d’un policier à Vitrolles : six hommes mis en examen

Le Point.fr – Publié le 20/04/2012 à 06:52 – Modifié le 20/04/2012 à 07:11

Une course-poursuite entre un véhicule de la BAC et des malfaiteurs en novembre s’était achevée par la mort du lieutenant Éric Lalès.

Très grièvement blessé, Éric Lalès était décédé le 8 décembre dans un hôpital de Marseille, peu après la visite à son chevet du président Nicolas Sarkozy.

Très grièvement blessé, Éric Lalès était décédé le 8 décembre dans un hôpital de Marseille, peu après la visite à son chevet du président Nicolas Sarkozy. © Anne-Christine Poujoulat / AFP

 

Six hommes ont été mis en examen jeudi et quatre d’entre eux ont été écroués dans le cadre de l’enquête sur le meurtre d’un policier à Vitrolles (Bouches-du-Rhône) fin 2011, a-t-on appris de source proche du dossier. Parmi les écroués figurent trois hommes, Jean Bengler, Bruno Bonacci et Jean-Baptiste Dominici, soupçonnés, selon la même source, d’avoir été à bord de la voiture prise en chasse par la brigade anticriminalité (BAC) d’Aix-en-Provence dans la nuit du 27 au 28 novembre à Vitrolles, après une série de cambriolages.

La course-poursuite avait fini par des coups de feu fatals au fonctionnaire après que les policiers avaient immobilisé la voiture des malfrats. Les six individus ont été mis en examen pour le meurtre du lieutenant Éric Lalès, grièvement blessé à la kalachnikov et décédé dix jours plus tard, et celui d’un complice mort sur le coup, Patrick Lombard, la justice ne distinguant pas encore le tueur parmi les suspects. Jean-Baptiste Dominici, déjà détenu dans le cadre d’une autre affaire, avait été extrait de sa cellule lundi après un coup de filet la veille.

Un septième homme en fuite

Un quatrième homme a également été écroué, tandis que les deux autres ont été placés sous contrôle judiciaire à l’issue de leur présentation devant la juge Fournier. Un septième homme est en fuite. Les différents chefs de mise en examen visent des faits de vol et recel de biens en bande organisée, détention d’armes, association de malfaiteurs, meurtre et tentative de meurtre sur les policiers qui faisaient équipe avec Éric Lalès dans le véhicule de la BAC. Ces six hommes faisaient partie des 13 personnes placées en garde à vue dimanche et en début de semaine dans le cadre de l’enquête.

Ils auraient notamment été confondus par des traces ADN retrouvées dans le véhicule des malfaiteurs et des écoutes téléphoniques. Les enquêteurs s’appuient aussi sur des tests d’odorologie, une technique d’identification judiciaire qui repose sur l’analyse des odeurs par des chiens, ici celles détectées dans le véhicule volé et comparées à celles des suspects. Parmi les sept autres personnes placées en garde à vue, trois ont été laissées libres, deux extraites de prison l’ont réintégrée et deux ont été entendues mercredi par la juge d’instruction sous le statut de témoin assisté, avait indiqué précédemment une autre source proche du dossier.

Sept personnes, appartenant toutes à la communauté des gens du voyage, selon la préfecture, avaient été interpellées dimanche à Gignac-la-Nerthe et Rognac près de Marseille. Une conférence de presse du procureur de la République à Aix-en-Provence, Dominique Moyal, est prévue vendredi à 11 h 45 au tribunal. Très grièvement blessé, Éric Lalès, 37 ans et père de deux enfants, était décédé le 8 décembre dans un hôpital de Marseille, peu après la visite à son chevet du président Nicolas Sarkozy.

 

Deux ex-amis se disputent un ticket Amigo gagnant: jugement attendu à Agen

 

– Publié le 20/04/2012 à 06:56

 

Un pactole d’un million d’euros a brisé une amitié de 35 ans entre deux septuagénaires de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) qui se disputent le partage d’un ticket gagnant du jeu « Amigo », une affaire qui sera tranchée vendredi par le tribunal d’Agen.

Un pactole d’un million d’euros a brisé une amitié de 35 ans entre deux septuagénaires de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) qui se disputent le partage d’un ticket gagnant du jeu « Amigo », une affaire qui sera tranchée vendredi par le tribunal d’Agen.

Le 31 juillet 2011, Messaoud Boudissa, 79 ans est, comme à son habitude, dans le café PMU « L’Ecrevisse » de son ami Cheikh Guendouzi, 73 ans, où il tente sa chance sur les courses hippiques ou, comme ce jour-là, au jeu de hasard « l’Amigo ».

Selon le patron du bar, son désormais ex-ami lui demande, « comme souvent », de lui prêter de l’argent pour parier car, dit-il, « il a une petite retraite ».

« Un peu en gueulant », M. Guendouzi aurait cédé devant l’insistance de son client, lui lançant : « tiens, voilà 20 euros. Si tu gagnes on partage, si tu perds tu ne me devras que 10 euros ».

S’ensuit en direct sur écran le tirage de « l’Amigo » pour lequel M. Boudissa a fait valider le ticket par le patron de l’Ecrevisse.

Selon M. Guendouzi, M. Boudissa se rend compte qu’il a gagné, mais pas qu’il a décroché le pactole.

« On a dû gagner dans les 30 euros, ça va pouvoir nous rembourser », aurait alors dit M. Boudissa que l’AFP n’est pas parvenue à contacter.

En glissant le ticket dans la machine de la Française des jeux M. Guendouzi voit alors apparaître la mention « Gros lot », et une invitation au gagnant à se rendre dans un centre de paiement pour connaître le montant exact remporté.

« Si j’avais été malhonnête, je n’aurais rien dit. Je lui aurais donné les 30 euros et gardé le ticket avec moi », assure-t-il.

Sans effusion particulière dans le bar, M. Boudissa rentre alors chez lui avec le ticket gagnant puis se présente seul, un peu plus tard, au centre de paiement de la FDJ pour découvrir que le ticket d’Amigo valait en fait 1.007.320,56 euros, et empocher la somme pour lui seul.

« Ma famille me reproche de ne pas être allé avec lui au centre de paiement », peste M. Guendouzi, « mais j’avais confiance », raconte-t-il aujourd’hui. « De plus, je ne savais pas si les patrons de café avaient le droit de jouer », dit-il.

S’estimant « trahi », jurant qu’il ne reparlera « jamais » à son ancien ami harki comme lui venu se réfugier en 1963 à Villeneuve-sur-Lot, il engage alors une procédure judiciaire.

Plusieurs témoins présents ce jour-là dans le bar, « de tous sexes et de toutes origines, ont entendu de façon audible le deal » sur le prêt des 20 euros, souligne son avocat Me Daniel Veyssière.

« J’ai gagné tout seul. J’ai pris le ticket, j’ai touché. Personne n’a joué avec moi », s’est défendu M. Boudissa dans les colonnes de la Dépêche du Midi.

Pour Me Veyssière, au contraire, « il y a clairement constitution d’une société en participation. Si M. Guendouzi n’avait pas eu de témoin, il ne servait à rien d’aller devant le tribunal, sa parole seule ne valait rien ».

L’avocat de M. Boudissa balaie cet argument d’un revers de main. L’argument de constitution de société en participation « ne tient que s’il s’agit d’une habitude, d’une tradition de jouer ensemble quand chacun met une somme pour un pot commun. Là, ce n’est pas du tout le cas », estime Me Edouard Martial.

Selon lui, « celui qui a le ticket entre les mains est le légitime détenteur des gains, sauf à prouver qu’il y ait un accord préalable entre les différents joueurs ».

Le tribunal de grande instance d’Agen, sur la foi des attestations et des arguments déployés à l’audience le 13 mars par les avocats, rendra sa décision vendredi. Pour l’heure, une saisie conservatoire de la moitié de la somme a été opérée sur le compte bancaire de M. Boudissa.

Opération : Allons-y Marine !

 

 
Communiqués/ 19 avril 2012 / 

 

Communiqué de Presse de Julien Rochedy, Président des Jeunes avec Marine

Nous lançons l’opération « Allons-y Marine ! ».
Sur tous les réseaux sociaux, affichons ce visuel (ci-dessous), afin de montrer au système que les Français vont se mobiliser en masse pour amener Marine au second tour le 22 avril.

Ils vont se mobiliser pour aller voter pour Marine Le Pen afin d’adresser un message fort à toute la classe politique UMPS qui a trahi les Français depuis plus de trente ans, et pour porter la seule candidate patriote au pouvoir.

Alors, le 22 avril, avec Marine, pour la France et pour l’avenir : Allons-y !

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Trafic de cocaïne : 5 arrestations aux Pays-Bas et en Espagne

 

Cinq personnes, soupçonnées de diriger un réseau international de trafic de cocaïne, ont été interpellées aux Pays-Bas et en Espagne, a annoncé jeudi le parquet national néerlandais. « Elles sont probablement responsables de l’achat, du transport et du commerce de grandes quantités de cocaïne en Amérique du Sud et en Afrique », a déclaré dans un communiqué le parquet selon lequel la drogue était destinée à l’Europe de l’ouest.

Sarkozy ne serait « pas choqué » par la publication des résultats dès 18h30

 

Publié le 19.04.2012, 16h02

 
Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi sur Europe1 qu'il ne serait

Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi sur Europe1 qu’il ne serait « pas choqué » par une publication des résultats du premier tour de l’élection présidentielle dimanche dès 18h30, comme envisage de le faire Libération. | Lionel Bonaventure

Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi sur Europe1 qu’il ne serait « pas choqué » par une publication des résultats du premier tour de l’élection présidentielle dimanche dès 18h30, comme envisage de le faire Libération.
« Non, franchement, ça ne me choque pas, parce que le monde est devenu un village », a répondu le président candidat à une question sur ce sujet.
« Ne recréons pas une ligne Maginot.

 

Nous avons des règles qui parfois sont datées, tout le monde le sait, c’est une forme d’hypocrisie », a affirmé M. Sarkozy.
« Le monde est ce qu’il est, nous dépendons des autres et les autres dépendent de nous. Par conséquent, n’imaginons pas qu’on pourrait revenir en arrière. Je m’inscris résolument dans le XXIè siècle et pas dans le XXe siècle », a-t-il ajouté.
Alors qu’on lui a fait remarquer que cela pourrait influencer le vote, M. Sarkozy a fait valoir qu’on allait « quand même pas faire une frontière numérique entre la France et tous les autres pays du monde, pour interdire aux autres de communiquer avec la France ».
« Je vous rappelle d’ailleurs que ça existe déjà pour nos compatriotes d’Outre-mer qui sont encore en train de voter alors qu’on a annoncé les résultats ici », a-t-il également fait observer.
« Nicolas Sarkozy se moque tellement des outre-mers qu’il ignore qu’une partie des outre-mers vote samedi », a attaqué dans un communiqué Victorin Lurel, député PS de Guadeloupe et « M. Outre-mer » de François Hollande.
« La loi électorale a justement été modifiée depuis bientôt 10 ans (entrée en application pour la première fois pour la présidentielle de 2007, ndlr) pour toutes les élections nationales pour avancer au samedi le jour du vote dans les départements de la zone atlantique et en Polynésie française pour éviter, justement, que ceux-ci ne connaissent les résultats avant d’avoir voté! », a rappelé M. Lurel.
Aux précédents scrutins, les médias français avaient tous respecté la loi qui, sous peine d’amende, interdit de faire mention avant 20H00 (fermeture des derniers bureaux) de tout sondage sortie des urnes ou des estimations compilées après la fermeture des premiers bureaux à 18H00.
Mais l’arrivée des réseaux sociaux, avec les millions de comptes Twitter et Facebook, a bouleversé la donne et, pour la première fois, un journal français, Libération, a clairement annoncé qu’il n’hésiterait pas à violer cet embargo « de plus en plus archaïque ».

 

François Hollande aborde en grand favori le premier tour de la présidentielle

 

Publié le 19.04.2012, 14h17

 
François Hollande aborde en position de grand favori face à Nicolas Sarkozy le premier tour de la présidentielle dimanche, dont l'une des grandes inconnues est constituée par les scores respectifs de Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou.

François Hollande aborde en position de grand favori face à Nicolas Sarkozy le premier tour de la présidentielle dimanche, dont l’une des grandes inconnues est constituée par les scores respectifs de Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou. | Denis Charlet

François Hollande aborde en position de grand favori face à Nicolas Sarkozy le premier tour de la présidentielle dimanche, dont l’une des grandes inconnues est constituée par les scores respectifs de Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou.
Au premier tour, les derniers sondages créditent le candidat socialiste de 27 à 29,5% d’intentions de vote, contre 24 à 28% pour le candidat sortant.

 

Pour le second tour, tous donnent François Hollande vainqueur, avec 6 à 18 points d’écart avec Nicolas Sarkozy.
L’écart prévu au soir du premier tour demeure cependant « ténu et maintient l’incertitude sur l’ordre d’arrivée entre les deux » principaux protagonistes, met en garde Frédéric Dabi dont l’institut, l’Ifop, mesure un point entre le candidat du PS et celui de l’UMP.
Un seul institut, Harris Interactive, place en tête Nicolas Sarkozy (28%) devant François Hollande (27%). « C’est très serré », relativise son directeur, Jean-Daniel Lévy, relevant que l’on est dans les marges d’erreur.
Autre interrogation, le niveau d’abstention estimé entre 24 et 29% alors qu’elle avait été de 16% au premier tour de la présidentielle de 2007. Le record d’abstention à un premier tour a été enregistré en 2002, avec un taux de 28,40%.
Derrière, les deux leaders Marine Le Pen (FN) et Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) se livrent à un duel pour la troisième place.
La première veut toujours croire qu’elle peut renouveler l’opération de son père Jean-Marie Le Pen en 2002 : être présente au second tour. Mais créditée de 14 à 17% d’intentions de vote, ses chances de refaire un écart de quelque 10 points sur le duo de tête dans la dernière ligne droite de la campagne sont minimes.
Jean-Luc Mélenchon, qui a entre 12 et 15% d’intentions de vote, caresse l’espoir de passer devant Mme Le Pen. « Bien sûr que je serais déçu » si « je n’atteints pas mon objectif », a-t-il dit. Mais parti à 3% dans la campagne, il estime que son résultat peut être d’ores et déjà considéré comme « un succès et peut-être à quelques égards un triomphe ».
Là aussi, compte tenu des marges d’erreur, « une réelle incertitude perdure s’agissant de l’ordre d’arrivée entre ces deux prétendants », estime Frédéric Dabi.
François Bayrou, qui avait joué le rôle du « troisième homme » en 2007, est relégué à la cinquième place, entre 10 et 12% d’intentions de vote. Il compte sur les derniers jours de la campagne pour améliorer son score et peser ainsi sur le paysage politique de l’après 6-mai. Il mise en particulier sur la reconstruction du centre qui devrait « se faire tout de suite » après la présidentielle, « avant les législatives » de juin, plaide-t-il.
C’est la première fois que cinq candidats recueillent chacun plus de 10% d’intentions de vote à un premier tour de la présidentielle. Si le résultat de dimanche confirme cette tendance, « cela montrera qu’une grande partie de l’opinion n’est pas contente du bipartisme et qu’elle cherche d’autres voies », estime Bruno Jeanbart, d’Opinionway.
Loin derrière, Eva Joly enregistre des sondages calamiteux la créditant de 2 à 3% d’intentions de vote quand l’été dernier certains lui prédisaient un score à deux chiffres.
Un institut de sondage la place même à égalité, 2%, avec Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste, complètement inconnu avant la campagne. Ils sont suivis du souverainiste Nicolas Dupon-Aignan et de Nathalie Arthaud, l’autre trotskiste de Lutte ouvrière.
Quant à Jacques Cheminade, l’objet politique non identifié de cette campagne, il n’a pas décollé depuis qu’il a créé la surprise en recueillant les 500 parrainages d’élus nécessaires pour pouvoir être candidat, ce que n’avaient réussi ni l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin, ni l’ancienne ministre de l’environnement Corinne Lepage.
L’abstention risque elle de faire « de 2012 la deuxième élection présidentielle de l’histoire de la Ve République la plus boudée au premier tour après celle de 2002 » (28,40%), relève Gaël Sliman de BVA. Or les résultats de ce premier tour de 2002 avaient bouleversé le jeu politique, avec l’accès de Jean-Marie Le Pen au second tour et l’échec de Lionel Jospin.
La possibilité d’une publication des résultats avant l’heure légale (20H00) par certains médias français continuait par ailleurs de planer sur le scrutin. Nicolas Sarkozy a déclaré jeudi qu’il ne serait pas choqué en cas de fuites, quand au même moment les autorités chargées de la surveillance de la campagne annonçaient la mise en place d’un gros dispositif de surveillance.

 

Marine Le Pen perd son procès en diffamation contre Eva Joly

Publié le 19.04.2012, 13h41

 
La présidente du Front national, Marine Le Pen, a perdu le procès en diffamation qu'elle avait engagé contre sa rivale écologiste à l'élection présidentielle, Eva Joly, qui l'avait accusée d'être

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a perdu le procès en diffamation qu’elle avait engagé contre sa rivale écologiste à l’élection présidentielle, Eva Joly, qui l’avait accusée d’être « l’héritière de son père milliardaire par un détournement de succession ». | Martin Bureau

 
La présidente du Front national, Marine Le Pen, a perdu le procès en diffamation qu’elle avait engagé contre sa rivale écologiste à l’élection présidentielle, Eva Joly, qui l’avait accusée d’être « l’héritière de son père milliardaire par un détournement de succession ».
Tout comme l’y avait engagé le parquet durant l’audience de lundi, le tribunal correctionnel de Parisa estimé que la candidate frontiste était « irrecevable en son action » car « même de manière indirecte, Mme Le Pen n’était pas visée par les propos incriminés ».

 

Dans son jugement, le tribunal observe en effet « que le détournement de succession évoqué par Mme Joly est, de manière directe, imputé à Jean-Marie Le Pen » et que rien ne « laisse supposer qu’elle aurait pris part à des agissements frauduleux ».
Immédiatement après le délibéré, l’avocat de Marine Le Pen, Me Wallerand de Saint-Just, a déclaré qu’il ferait appel, estimant que le tribunal « commettait une erreur de raisonnement ».
« C’est une décision logique, attendue qui permet de faire tomber les masques », a réagi pour sa part Me Joseph Breham, l’un des collaborateurs de Me William Bourdon qui avait défendu lundi Eva Joly.
Tout cela montre que Marine Le Pen est « l’instrument de son père et de la politique de son père », a-t-il ajouté.
Aucun des deux conseils n’était en mesure de dire si l’appel devait être audiencé avant dimanche, ou si seule la première instance, devant le tribunal, était concernée par ce délai d’urgence.
Les propos litigieux remontent au 10 avril. Avant de se rendre à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), ville symbole de la percée de Marine Le Pen dans le Nord-Pas-de-Calais, Eva Joly avait déclaré dans un entretien avec Jean-Jacques Bourdin (RMC-BFMTV) que son adversaire du Front national était « l’héritière de son père milliardaire par un détournement de succession ».
L’ancienne magistrate faisait allusion à l’héritage qu’avait reçu Jean-Marie Le Pen dans les années 1970 d’un de ses amis, Hubert Lambert, et qui avait donné lieu à un début de conflit avec la famille du défunt, avant un règlement à l’amiable.
Pour ces propos qu’elle jugeait diffamatoires, la candidate du FN à l’Elysée réclamait à Eva Joly 20.000 euros de dommages et intérêts.
Lors du procès de lundi, audiencé en urgence car il s’agit d’un litige électoral qui doit être purgé avant le premier tour de la présidentielle, Eva Joly avait crié à l’instrumentalisation de la justice par sa rivale.
Marine Le Pen « se donne pour la seule femme vertueuse qui va pouvoir corriger toute la corruption de l’UMP et du PS », avait déploré la candidate EELV, assurant qu’elle n’avait voulu que « dénoncer la démagogie de cela ». « J’ai voulu rappeler d’où venait la fortune de la famille Le Pen ».
En l’absence de sa cliente, Me de Saint-Just avait épinglé une diffamation « inacceptable », et ce même si « la liberté d’expression est plus grande » en temps de campagne électorale. « Quand on a été 30 ans magistrat, avait-il brocardé, on ne diffame pas ainsi ».
Le parquet ne s’était pas laissé convaincre. « L’imputation est à l’encontre de M. Le Pen et non de Mme Le Pen », avait ainsi expliqué la représentante du ministère public, Diane N’Gomsik, avant d’appeler à la relaxe de Mme Joly.
Me William Bourdon avait quant à lui mis en garde le tribunal au sujet d’une éventuelle condamnation de sa cliente: « il est rarissime, avait-il rappelé, que l’autorité judiciaire rende une décision qui soit de nature, à quelques encablures de la présidentielle, à procurer directement ou indirectement un avantage ou un inconvénient à l’une ou l’autre » partie.