Twitter lance les tweets sponsorisés sur mobile

  • Par Geoffroy Husson Publié le 29/02/2012 à 16:20

    L'application Twitter pour Android. Crédits : CC by Johan Larsson
    L’application Twitter pour Android. Crédits : CC by Johan Larsson Crédits photo : unknown

    Le site de microblogging compte étendre son modèle économique aux applications pour smartphone.

    Twitter a annoncé mercredi l’intégration des tweets sponsorisés dans ses applications mobiles sur iOS et Android. Ces messages, apparus sur le site de microblogging en avril 2010, sont postés par les comptes officiels de certaines marques qui achètent ce service à Twitter. Ils apparaissent sous forme de simples tweets mais sont clairement identifiés comme des annonces publicitaires grâce au message jaune «sponsorisé par».

    D’abord présents uniquement dans le cadre de la fonction recherche du réseau social, les tweets sponsorisés se sont peu à peu étendus à d’autres fonctionnalités. Sur son blog, Twitter rappelle en effet que les «tendances promotionnelles» et les tweets promotionnels étaient déjà affichés dans la fonction de recherche des applications Android et iOS, et dans la version mobile du site web. Les comptes et tweets promotionnels, quant à eux, n’étaient disponibles dans le flux que via le site mobile de Twitter. L’annonce faite mercredi permettra donc au réseau de microblogging d’étendre les tweets sponsorisés à d’autres plateformes. Il ne précise toutefois pas si les tweets promotionnels vont arriver sur d’autres systèmes mobiles comme Windows Phone ou Blackberry.

    «Dans un premier temps, un petit nombre d’utilisateurs pourront voir les tweets promotionnels en haut du flux, de la part de marques auxquelles ils sont déjà abonnés» annonce Twitter. Contrairement aux tweets sponsorisés affichés en haut des résultats de recherche, ceux présents dans le flux seront donc d’abord limités aux marques déjà suivies par l’utilisateur. Par ailleurs, il sera possible de signaler une annonce qui ne semble pas intéressante en faisant glisser le message avec le doigt. Cela permettra à Twitter et à l’annonceur de mieux cibler les besoins de l’utilisateur, avec des messages plus pertinents. En janvier 2012, Jack Dorsey, fondateur du réseau social, expliquait que le modèle économique de Twitter reposait sur le fait de découvrir de nouvelles informations sans les avoir recherchées. «Le modèle économique de Twitter a été en développement depuis un certain temps, et il fonctionne» déclarait-il.

    Par Geoffroy Husson

EN DIRECT. Sarkozy : «Je n’ai jamais parlé» de Hollande avec les dirigeants européens

Publié le 05.03.2012, 07h42 | Mise à jour : 15h28

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Nicolas Sarkozy visite ce lundi un centre pour mineurs délinquants à Saint-Quentin (Aisne).

Nicolas Sarkozy visite ce lundi un centre pour mineurs délinquants à Saint-Quentin (Aisne). | (AFP/FRANCOIS NASCIMBENI.)

Nicolas Sarkozy qui joue son va-tout cette semaine pour espérer rattraper son retard dans les sondages face à son rival socialiste, les questions de sécurité et d’immigration qui reviennent sur le devant de la scène, la polémique déclenchée par le ministre de l’Intérieur en liant droit de vote des étrangers et coutume alimentaire, François Hollande boudé par les dirigeants européens, sa proposition d’imposition à 75% des très riches.

 15h25. Boycott Hollande : Hamon évoque de possibles «consignes» et rappelle le démenti de Berlin. «Ce que l’on pense, c’est qu’effectivement des gens se sont parlés. Mais en même temps qu’ils se parlent, qu’ils décident demain de ne pas recevoir François Hollande, si jamais c’était vrai, la solidité de cette coalition est à mesurer à l’aune de la rapidité avec laquelle la chancellerie a démenti», insiste Benoît Hamon, porte-parole du PS.


15 heures. Morano soutient Guéant.
La ministre chargée de l’Apprentissage participait vendredi à la réunion publique au cours de laquelle Claude Guéant a estimé qu’accorder le droit de vote aux étrangers pourrait conduire à ce que «des étrangers rendent obligatoire la nourriture hallal». Sur son compte Twitter, Nadine Morano renvoie à l’intégralité du discours du ministre de l’Intérieur et écrit : «Hollande veut le droit de vote des étrangers nous sommes contre. je partage l’avis de GUEANT».

14h50. Rome se défend de tout ostracisme contre Hollande. Des sources gouvernementales italiennes assurent que le chef du gouvernement ne s’est pas mis d’accord avec d’autres dirigeants européens conservateurs pour ne pas recevoir le candidat socialiste. «Mario Monti n’appartenant à aucun parti politique, il se garde bien de se mêler de politique italienne, encore moins de la politique d’autres pays», selon ces sources. Sur la crédibilité de François Hollande en Europe, la réponse est similaire : «Nous ne nous mêlons pas de la politique d’autres pays».

Angela Merkel et Mario Monti le 1er mars à Bruxelles (AFP / JESCO DENZEL)

14h45: Dominique de Villepin affirme avoir recueilli 420 signatures sur le plateau du Talk Orange-Le Figaro. «Je me bats pour cela et c’est pour cela que j’ai décidé de consacrer tout mon temps à la recherche de ces parrainages. J’ai suspendu certains déplacements que j’aurais voulu faire pour pouvoir gagner cette bataille des signatures», a t-il ajouté. La date limite de dépôt des signatures devant le conseil constitutionnel est fixée au 16 mars 2012 à 18h.

14h40. Bayrou : la seule «bénédiction» qui compte est celle «des citoyens français». 
Interrogé sur l’éventuelle entente entre Angela Merkel et des homologues européens pour refuser de recevoir François Hollande, le candidat MoDem estime que «les élections présidentielles, cela se passe en France. Et ce n’est pas auprès de dirigeants de pays voisins, même si on les connaît bien, qu’on va chercher la bénédiction pour être élu». «La seule bénédiction que l’on doit chercher quand on est candidat à l’élection présidentielle française, c’est celle des citoyens français et tout le reste est polémique ridicule», ajoute François Bayrou en marge d’un déplacement à Vincennes.

François Bayou visite le commissariat de Vincennes (AFP / JACQUES DEMARTHON)


14h30. Le buste de Hollande prêt à être fabriqué.
En déplacement dans les Vosges, François Hollande a visité l’entreprise Cirtes qui fabrique des bustes à partir d’images en 3D. Le candidat socialiste a pris la pose et son buste sera fabriqué en mai… en cas de victoire.

14h29. Sur son compte Twitter, Nathalie Schuck, journaliste au «Parisien», rapporte la réponse de Nicolas Sarkozy à un anonyme qui lui prédit sa réélection lors de son déplacement à Saint-Quentin : «Un homme à #Sarkozy a Saint-Quentin: « vous allez être prochainement réélu ». « Ne me portez pas la scoumoune! », rectifie le candidat»

13h56. Après Merkel, Rajoy dément ne pas vouloir recevoir Hollande. 
«Que j’ai pu dire que je ne recevrai pas M. Hollande, cela est faux», affirme le chef du gouvernement conservateur espagnol, Mariano Rajoy, interrogé lors d’une conférence de presse. Pour aussitôt apporter son soutien à Nicolas Sarkozy : «Tout le monde sait qui je veux voir gagner les élections, parce que nous militons dans le même parti.» Selon le magazine allemand «Der Spiegel», plusieurs dirigeants conservateurs européens se sont concertés pour boycotter le candidat socialiste, favori des sondages à la présidentielle française d’avril et mai.

13h47. Cazeneuve fustige les «conservatismes» européens, Désir raille le couple «Merkozy». Bernard Cazeneuve réagit dans un communiqué aux informations de Der Spiegel selon lesquelles plusieurs dirigeants européens avaient convenu de boycotter François Hollande. «Le refus de rencontrer François Hollande est en fait le signe d’un recroquevillement des conservatismes face au mouvement des peuples qui frémit en Europe.» «N’en déplaise à la droite européenne, le courage ne consiste pas à étrangler chaque jour un peu plus le peuple européen, pour mieux soulager les marchés qui n’aspirent qu’à reprendre le cours tranquille de la spéculation», poursuit le porte-parole socialiste. «Merkozy : ils se coordonnent mieux contre un progressiste que contre la crise de l’Europe ! Leur slogan : Plutôt Orban qu’Hollande !», dénonce de son côté le numéro 2 du PS, Harlem Désir.

Nicolas Sarkozy lors de sa visite d’un centre pour mineurs délinquants à Saint-Quentin (AFP / ERIC FEFERBERG)


13h45. Sarkozy : «Je n’ai jamais parlé» de Hollande avec les dirigeants européens. «
Les dirigeants, vous ne croyez pas qu’ils ont autre chose à faire que de faire des pactes ou des choses comme ça ? Je n’ai jamais parlé avec les uns ou les autres de ça.» Lors d’un déplacement à Saint-Quentin, dans l’Aisne, Nicolas Sarkozy réagit aux journalistes qui l’interrogent sur l’hypothèse d’un pacte entre lui et les dirigeants européens conservateurs pour ne pas recevoir le candidat socialiste avant la présidentielle. Et d’ajouter : «Je pense que le problème de M. Hollande c’est pas du tout qu’il y ait un pacte contre lui – d’abord c’est aux Français de décider, c’est pas aux autres – c’est qu’il a peu voyagé, et donc il ne se rend pas compte qu’on est dans un monde ouvert, où les personnes et les biens peuvent circuler».

13 heures. Mélenchon refuse la confrontation avec Jean-Marie Le Pen, renouvelle son offre à la fille. «On a renouvelé notre offre de débat à Marine Le Pen» pour que «les candidats discutent avec les candidats», explique à l’AFP Eric Coquerel, conseiller du candidat du Front de gauche. «Vis-à-vis de Jean-Marie Le Pen, on a d’autres animateurs au Front de gauche (que M. Mélenchon) qui sont prêts à débattre avec lui», ajoute-t-il. Après le refus de la candidate du FN, le 23 février sur France 2 de débattre avec Jean-Luc Mélenchon, son père Jean-Marie Le Pen avait traité ce dernier «voyou» pour avoir pris «à partie une femme» et lui avait proposé un débat. «Je vais lui retirer son caleçon, et je vais montrer ce qu’il est : le candidat des communistes, qui ont du sang sur les mains jusqu’aux coudes.» Un «aveu de faiblesse» pour la candidate du FN, selon FG.

12h40. Joly veut porter le message de l’écologie.
 Interrogée sur I-Télé, la candidate EELV balaie à nouveau les mauvais chiffres des sondages : «L’important, c’est le message que je porte. Personne d’autre que moi ne parle d’écologie dans cette campagne». Eva Joly a tenu ce matin une conférence de presse sur « Fukushima, un an après » en compagnie d’une délégation japonaise et fera également une réunion publique ce soir à Paris.

12h29. Hollande ironise.
Sur son compte Twitter, Rosalie Lucas, journaliste au «Parisien», rapporte des propos tenus par le candidat socialiste lors de son déplacement à Nancy :  «#François Hollande à propos de la charge de François Fillon ce matin : « que d’hommages, que de compliments, que de vertus qui me sont donnés par nos concurrents et leurs porte-parole…»

12h25. Hollande «traitera avec tous les dirigeants légitimes» selon Moscovici.
Interrogé par Public Sénat et Radio classique sur la victoire de Vladimir Poutine à la présidentielle russe, le directeur de campagne du candidat socialiste précise : «Légitimes, c’est-à-dire ceux qui auront été élus par leur peuple». Poutine et Hu Jintao ? «Absolument. Encore que le système chinois ne soit pas un système démocratique au sens où nous l’entendons», a ajouté Pierre Moscovici. «Il faut parler avec eux ! Je pense qu’on peut avoir les valeurs qui sont les nôtres, en parler franchement avec nos partenaires et traiter avec eux, oui sans doute, sans pour autant admirer», a aussi dit l’ancien ministre des Affaires européennes.

12h15. Douste-Blazy ne croit pas en la victoire de Sarkozy.
Selon Philippe Douste-Blazy, qui a rallié il y a deux mois François Bayrou, le candidat du MoDem peut remporter le second tour de la présidentielle alors que «Nicolas Sarkozy ne battra pas François Hollande» car il «divise». Interrogé sur Europe 1, l’ex-ministre et cofondateur de l’UMP a ajouté : «Le meilleur des meilleurs des sondages pour Nicolas Sarkozy le place à 45% des intentions de vote pour le deuxième tour contre 55% pour François Hollande. (…) Et donc, autant voter Bayrou qui, lui, peut gagner» face aux socialistes. Selon lui, «il y a un mauvais génie autour de Nicolas Sarkozy qui le pousse à faire une campagne très à droite».

12 heures. NKM conteste une «droitisation» du discours de Sarkozy. «Où est-ce que vous avez une droitisation à parler de République et à dire, comme l’a fait Nicolas Sarkozy : l’immigration est un atout pour la France et l’immigration peut aussi être un problème et décliner toute une série de propositions ?», a argumenté Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de Nicolas Sarkozy, sur LCI.

11h30. Un Français sur deux favorable à l’adoption pour les couples homosexuels.
51% des Français est favorable à l’adoption pour les couples homosexuels, selon un sondage Ifop pour Femme actuelle et Enfant magazine publié lundi. En 2005, ils étaient 46%. Si l’on prend en compte la couleur politique des personnes interrogées, 36% des sympathisants de gauche y sont opposés, contre 59% des sympathisants du Modem, 65% des sympathisants de la droite parlementaire et 70% des sympathisants FN, souligne le sondage. Le candidat socialiste Français Hollande s’est dit favorable au mariage et à l’adoption par les couples homosexuels, alors que le président Nicolas Sarkozy s’y est déclaré opposé.

11 heures. Viande halal : Hollande annonce une «concertation» avec la filière s’il est élu. «Franchement, nous sommes dans une campagne présidentielle. Nous avons des enjeux majeurs» et «on viendrait faire une campagne sur la viande halal parce que Mme Le Pen en a parlé» et «il y aurait une espèce de surenchère ?» tacle François Hollande interrogé par la presse sur la polémique lancée par le ministre de l’Intérieur vendredi liant droit de vote des étrangers non communautaires et viande halal dans les cantines. «J’ai trop de respect pour la filière viande, trop de souci pour le consommateur pour jeter un doute sur la consommation de notre viande», souligne-t-il. «Ça ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de problème», relève néanmoins François Hollande. «Le problème devra être réglé avec le souci de la concertation et de la sécurité alimentaire. C’est le seul débat. Il y aura une concertation à avoir avec les professionnels sur les conditions d’abattage des bête.»

10h32. La réponse de Hollande à Baroin : «Je le laisse à sa notoriété.» Interrogé à son arrivée à Nancy par la presse sur les attaques de François Baroin à son égard, le candidat PS rétorque : «Je ne fais pas de commentaires sur les candidats, sur leurs compétences, sur leur crédibilité, chacun peut en juger. Chacun peut regarder ce qui a été fait par le candidat sortant et ce que je propose pour le pays. Pour ce qui est de la personne dont vous parlez, je le laisse à sa notoriété.» Le ministre de l’Economie a lancé ce lundi matin : «Il n’a pas l’autorité nécessaire pour discuter au niveau des chefs de gouvernement et des chefs d’Etat.»

10h30. Boudé par les dirigeants européens, Hollande minimise. «J’apprends par la presse allemande qu’il pourrait y avoir une alliance des dirigeants conservateurs européens pour ne pas me recevoir. Je n’y prête pas une attention considérable car ce qui compte ce n’est pas la position de ces dirigeants mais celle du peuple français», écrit le candidat socialiste sur son compte Twitter.

10 heures. Moscovici : Hollande veut «une belle victoire pour un beau quinquennat». Invité de Radio Classique et Public Sénat, le directeur de campagne du candidat PS indique : «François Hollande veut un victoire effective mais aussi convaincante, qui entraîne. Une belle victoire pour pouvoir ensuite avoir un beau quinquennat». «Il ne s’agit pas de battre Nicolas Sarkozy, il s’agit d’offrir aux Français un nouvel espoir», souligne Pierre Moscovici.

9 heures. Baroin : en Europe, Hollande est un «inconnu» qui «n’a pas l’autorité nécessaire». Invité de Canal+, le ministre de l’Economie ironise sur l’hypthèse d’un front européen anti-Hollande mené en coulisse par Nicolas Sarkozy. «Je crois que c’est une aimable plaisanterie.» «Je n’imagine pas un axe de chefs d’Etats contre François Hollande qui est, il faut dire les choses, totalement inconnu sur la scène européenne et internationale, qui n’a pas l’autorité nécessaire pour discuter au niveau des chefs de gouvernement et des chefs d’Etat et qui surtout, par ses positions depuis plusieurs semaines, en quelque sorte les insulte, leur dit : «Je vais renégocier, je ne suis pas d’accord avec ce que vous avez fait et vous allez voir ce que vous allez voir», tacle François Baroin. «Il aura la porte fermée, il l’a déjà la porte fermée. Et on pense que c’est bien pour la France ?»

8h45. Copé et la surtaxe Hollande : «Ça retombera sur les classes moyennes.» Le patron de l’UMP attaque sur les dangers que représente, à ses yeux, la proposition de François Hollande de surtaxer de surtaxer à 75% les revenus supérieurs au million d’euros annuels. «Si notre système fiscal n’est pas compétitif, les plus riches ont les moyens de s’en aller», souligne Jean-François Copé interrogé sur RMC-BFM-TV. Le risque : «Ça retombera sur les classes moyennes.» A ses yeux, le système fiscal actuel est «juste et compétitif». Il fustige une «proposition caricaturale» car «cela ne rapportera rien au niveau du budget de l’Etat, Hollande l’a dit lui-même».

8h40. Affaire Guéant : Copé refuse de jouer les arbitres. Interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur RMC – BFM-TV sur la polémique déclenchée par le ministre de l’intérieur, le patron de l’UMP refuse de «faire l’arbitrage des élégances». La veille, la porte-parole du candidat UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet, et Rachida Dati avaient pris leur distance. Jean-François Copé préfère recentrer le débat sur «le danger» des communautarismes pour la République. Selon lui, la phrase de Claude Guéant «a été très largement sortie de son contexte pour en faire un espèce de chiffon rouge». «Il a posé le vrai problème à mes yeux», souligne le maire de Meaux, assurant que derrière le droit de vote des étrangers, «il y a la question du communautarisme».

8h29. Fillon et l’imposition des plus hauts revenus à 75% : «Une proposition imbécile.»
Le Premier ministre fustige une nouvelle fois la proposition du candidat PS de surtaxer à 75% les revenus supérieurs au million d’euros annuels. «Lui-même sait qu’elle n’a pas de raison d’être et qu’elle ne sera pas appliquée, comme beaucoup de propositions socialistes», déclare-t-il sur Europe 1.

8h27. Fillon : «Le communautarisme est une menace pour la France depuis toujours.» Jean-Pierre Elkabbach revient à la charge sur les déclarations de Claude Guéant qui a assumé ses propos sur le vote des étrangers, ce lundi matin sur RTLLe Premier ministre ne désavoue pas le ministre de l’Intérieur en soulignant : «C’est moi qui ai défendu au Sénat la position du gouvernement et de la majorité contre la proposition des socialistes qui voulaient introduire le droit de vote des étrangers aux élections locales» Il rappelle que «c’est justement parce que nous sommes contre la citoyenneté à plusieurs vitesses, nous sommes contre le communautarisme», «une menace pour la France depuis toujours».

8h25. Fillon : « Qu’au moins les choses soient claires, qu’on étiquette la viande.» Le Premier ministre, invité d’Europe 1, est interrogé sur le tollé déclenché par Claude Guéant. Le Premier ministre préfère défendre la proposition de Nicolas Sarkozy qui prône «l’étiquetage de la viande en fonction de la méthode d’abattage». Au passage, il glisse : «Les religions devraient réfléchir au maintien de tradition qui n’ont plus grand-chose à voir avec les connaissances de la science. On pourrait y réfléchir, ce n’est pas le jour.»

7h55. Guéant : «Non, l’islam n’est pas du tout une obsession.» Invité de RTL, le ministre de l’Intérieur assume ses déclarations liant droit de vote des étrangers aux coutumes alimentaires. «Il est très important que nous puissions exprimer aux Français des visions de société. Nous récusons le communautarisme, le PS l’accepte», affirme Claude Guéant. Il justifie son opposition au droit de vote des étrangers aux élections locales : «Nous ne voulons pas que des règles intéressant la gestion des communes échappent aux règles de la République». Et il enchaîne : «Nous ne voulons pas que des menus qui correspondent à des préceptes religieux viennent à l’école. Je dis qu’il y a un risque.» Alors que Jean-Michel Apathie lui fait remarquer qu’il divise y compris dans le camp de la majorité présidentielle, Rachida Dati ayant notamment pris ses distances dimanche, Guéant, coutumier des déclarations polémiques,  rétorque : «Je crois qu’elle m’a insuffisamment lu.»

7h50. Aubry et la polémique Guéant : «Tous ses propos actuels ne méritent que le mépris.» La patronne du PS fustige les déclarations de Claude Guéant vendredi soir. «Nous ne voulons pas que des conseillers municipaux étrangers rendent par exemple obligatoire la présence de la nourriture halal dans les repas des cantines», avait lancé le ministre de l’Intérieur lors d’un meeting en s’opposant au droit de vote des étrangers. Le halal est «une méthode d’abattage», rappelle au passage Martine Aubry : «Est-ce qu’on vous donne de la viande empoisonnée ? Non.» Soulignant que «les Français se moquent» de ce genre de débat, elle dénonce : «On veut faire peur.»

7h48. Aubry et la taxe des plus hauts revenus à 75% : «Il y a des symboles en politique.» La socialiste défend la proposition de François Hollande sur iTélé. «C’est indécent, dans une période comme celle-ci, que les revenus du capital payent la même chose que les revenus du travail.» A l’origine de la taxe annoncée par le candidat PS, selon Martine Aubry : «Les patrons du CAC 40 ont augmenté leur rémunération à nouveau de 40%. Il y a des symboles en politique. Il dit un peu de décence, un peu de solidarité !»

7h45. Aubry et un front européen anti-Hollande : «C’est un peu inédit si c’est vrai.» Invitée d’iTélé, la première secrétaire du PS minimise l’hypothèse d’un front des dirigeants européens qui refuseraient de recevoir François Hollande avant la présidentielle. «Personne ne doute du fait que Nicolas Sarkozy n’est pas le candidat du peuple, mais le candidat des conservateurs. Les conservateurs européens s’unissent», constate Martine Aubry. «François Hollande
n’avait demandé que par courtoisie un rendez-vous avec Merkel. Elle a dit qu’elle ne le souhaitait pas. Il a répondu dont acte.» Elle assure, en revanche, qu’«avec les leaders européens, on n’a pas attendu l’élection pour travailler ensemble, notamment avec nos amis socialistes».

LeParisien.fr

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Par Geoffroy Husson Publié le 29/02/2012 à 16:20 Réagir

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Le site de microblogging compte étendre son modèle économique aux applications pour smartphone.

Twitter a annoncé mercredi l’intégration des tweets sponsorisés dans ses applications mobiles sur iOS et Android. Ces messages, apparus sur le site de microblogging en avril 2010, sont postés par les comptes officiels de certaines marques qui achètent ce service à Twitter. Ils apparaissent sous forme de simples tweets mais sont clairement identifiés comme des annonces publicitaires grâce au message jaune «sponsorisé par».

D’abord présents uniquement dans le cadre de la fonction recherche du réseau social, les tweets sponsorisés se sont peu à peu étendus à d’autres fonctionnalités. Sur son blog, Twitter rappelle en effet que les «tendances promotionnelles» et les tweets promotionnels étaient déjà affichés dans la fonction de recherche des applications Android et iOS, et dans la version mobile du site web. Les comptes et tweets promotionnels, quant à eux, n’étaient disponibles dans le flux que via le site mobile de Twitter. L’annonce faite mercredi permettra donc au réseau de microblogging d’étendre les tweets sponsorisés à d’autres plateformes. Il ne précise toutefois pas si les tweets promotionnels vont arriver sur d’autres systèmes mobiles comme Windows Phone ou Blackberry.

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