Paris : Lorenzo, 4 ans, porté disparu dans la Seine

Aline et Noël veulent espérer. Lorenzo, leur enfant, est tombé dans la Seine vendredi matin. Mais il sait nager. Aujourd’hui, ses parents lancent un appel à témoins.

Céline Carez, Stéphane sellami, Benoît Hasse | Publié le 26.05.2012, 07h29


port de Tolbiac (côté XIIIe), hier. Aline et Noël espèrent que le garçonnet s’est réfugié sur une rive ou que « quelqu’un l’a recueilli et va nous le ramener », explique sa maman. La famille transportait du sable en Belgique à bord de sa péniche lorsqu’elle
a fait escale à Paris.

port de Tolbiac (côté XIIIe), hier. Aline et Noël espèrent que le garçonnet s’est réfugié sur une rive ou que « quelqu’un l’a recueilli et va nous le ramener », explique sa maman. La famille transportait du sable en Belgique à bord de sa péniche lorsqu’elle a fait escale à Paris. | (LP/C.C.)

Il aura suffi de quelques secondes d’inattention pour que le drame survienne. Hier en fin de matinée, Lorenzo, 4 ans, a échappé à la vigilance de ses parents qui s’activaient sur le pont de leur péniche de fret, amarrée depuis la veille au port de Tolbiac (côté XIIIe).

Et le garçonnet a chuté dans la Seine. Ses parents ont donné l’alerte quelques instants plus tard, dès qu’ils se sont rendu compte de la disparition de l’enfant.

Malgré la mobilisation rapide d’importants moyens de secours, l’intervention des plongeurs des pompiers et de la brigade fluviale de la préfecture de police, hier soir, le bambin restait introuvable. « J’allais lui donner sa douche. Je me suis retournée quelques secondes et il avait disparu », explique Aline, sa maman, 30 ans.

Cette femme et son mari, bateliers professionnels depuis 1997, originaires de Vimpelles (77), transportaient une cargaison de sable jusqu’en Belgique. Comme d’habitude, leurs quatre enfants étaient du voyage. La disparition de Lorenzo, le plus jeune, les a plongés dans l’angoisse. « On vit un cauchemar et on se dit qu’on va se réveiller », lâchait Noël, hébété, le jeune papa.

« La brigade fluviale est arrivée tout de suite, commente-t-il. Ils ont tourné avec 3 ou 4 vedettes, ont plongé pendant quatre heures », note le papa. Leurs recherches sont restées vaines. Pourtant, hier soir, les parents de Lorenzo gardaient un espoir. « Notre petit garçon sait bien nager », soulignait sa mère en s’accrochant à l’idée que le petit ait pu se réfugier sur une rive sans être aperçu. « Ou peut-être que quelqu’un l’a recueilli et va nous le ramener », espérait encore Aline.

« La chute d’un enfant dans l’eau, c’est le risque numéro un du métier pour les mariniers qui travaillent en famille », explique Bruno Cossiaux, l’un des responsables de la Chambre nationale de la batellerie artisanale, qui compte un gros millier d’adhérents. « On déplore un décès tous les deux ou trois ans. La protection à 100% n’existe pas. Mais les bateliers sont sensibilisés. Ils apprennent à nager à leurs enfants dès le plus jeune âge. »

Hier, après les recherches, « les policiers de la brigade fluviale ont fait du porte à porte dans tous les bateaux amarrés », commente Bertrand, responsable d’une des péniches-restaurants du quai François-Mauriac. Dans la soirée, les policiers devaient poursuivre les recherches avec un sonar .

Les témoins peuvent contacter la brigade fluviale au 01.55.43.28.60.

 

Le Parisien

Nouvelles révélations dans le scandale de l’IGS

Le Point.fr – Publié le 12/01/2012 à 08:08 – Modifié le 12/01/2012 à 12:15

EXCLUSIF. Comment des agents de l’IGS ont été eux-mêmes manipulés pour truquer une enquête mettant en cause des policiers « de gauche ».

Le siège de la préfecture de Paris. © François Guillot / AFP

Les accusations sont graves. Elles émanent d’un fonctionnaire de police dont l’IGS, l’Inspection générale des services, aurait falsifié la signature sur un P-V. Objectif : mouiller d’autres fonctionnaires dans l’affaire de l’enquête « truquée » à des fins qui pourraient être politiques. Le Point.fr a pu consulter l’audition de ce commandant de police qui semble avoir été trahi par l’IGS, son propre service. Le faux présumé est un procès-verbal de synthèse établi en 2007 qui met gravement en cause Yannick Blanc, le directeur de la police générale à la préfecture de police, marqué à gauche. Il est signé du commandant Jean-Pierre Delcher.

Interrogé le 15 septembre 2010 par la juge d’instruction de Paris, Jeanne Duyé, Delcher conteste être l’auteur du P-V et il contre-attaque : « Si l’on a décidé de mettre mon nom à mon insu sur un procès-verbal, en imitant mon visa, pour y porter des accusations infondées ou mensongères à l’encontre d’un fonctionnaire de haut rang, c’est que le ou les auteurs connaissaient parfaitement l’état de santé physique et psychique qui était le mien. Il leur permettait de présager mon décès, susceptible d’intervenir avant que M. Blanc ne puisse engager une action à la suite des faits dont il a été injustement victime. »

Grave maladie

Des policiers de l’IGS sont aujourd’hui soupçonnés d’avoir manipulé des P-V, déformé des déclarations de personnes en garde à vue, et modifié des comptes rendus d’écoutes téléphoniques pour provoquer la mise en cause de cinq fonctionnaires, dont quatre ont été mis en examen en 2007. Accusés d’avoir indûment délivré des titres de séjour, ils ont été suspendus de leurs fonctions avant d’être blanchis définitivement en janvier 2011 par la cour d’appel de Paris.

« Je ne reconnais ni mon style d’écriture ni ma signature », affirme Jean-Pierre Delcher dans l’audition que le Point.fr a pu consulter. En raison d’une grave maladie, le commandant de police bénéficiait d’un emploi du temps allégé. Ainsi lorsque les gardés à vue sont présentés à l’IGS aux alentours de 23 heures, le policier a déjà terminé son service depuis quelques heures.

Un « expert » sur mesure

La juge Jeanne Duyé a comparé d’anciens P-V rédigés par le commandant avec celui qui accable Yannick Blanc. Elle met en évidence un style « diamétralement opposé au procès-verbal incriminé tant sur la forme que sur le fond ainsi qu’une signature différente sur les procès-verbaux de synthèse ».

De même, la signature d’un autre officier, celle d’Isabelle Sablayrolles, a été usurpée. Entendue à son tour, en novembre 2010, elle refusait d’authentifier sa signature sur l’audition d’un « expert » appelé à la rescousse par le patron de l’IGS et chargé de prouver que les titres de séjour délivrés par les fonctionnaires incriminés étaient caducs. Or ce soi-disant expert était à l’époque des faits, en 2007, specialiste dans la gestion des fonds européens à la préfecture de région Rhône-Alpes. Une matière très éloignée des titres de séjour… Auditionné à son tour par la juge, le spécialiste reconnaîtra lui-même qu’il ne connaissait pas grand-chose en titres de séjour mais qu’il répondait à un service demandé par un ami du patron de l’IGS !

Si aujourd’hui les manipulations commises par l’IGS semblent avérées, il reste aux magistrats saisis à relier les faits entre eux. Il s’agit désormais de comprendre dans quel but ce « chantier » a été monté. Et à qui cela profitait…

Par , et Adriana Panatta

L’ex-patron de l’IGS récuse le soupçon de truquage d’une enquête

 

Le Point.fr – Publié le 16/01/2012 à 08:51

Éric Meillan est mis en cause dans une affaire d’enquête truquée, mais il nie s’être rendu coupable de la moindre faute déontologique.

Éric Meillan, le directeur de l'Inspection générale des services (IGS) jusqu'en 2010, est mis en cause par la justice, qui cherche à établir si l'IGS a faussement mis en cause quatre policiers dans un trafic présumé de titres de séjour.Éric Meillan, le directeur de l’Inspection générale des services (IGS) jusqu’en 2010, est mis en cause par la justice, qui cherche à établir si l’IGS a faussement mis en cause quatre policiers dans un trafic présumé de titres de séjour. © Jack Guez / AFP

L’ancien patron de l’IGS, la police des polices parisienne mise en cause dans une affaire d’enquête truquée, nie s’être rendu coupable de la moindre faute déontologique, dans un entretien à parismatch.com à paraître lundi. Interrogé sur les accusations de truquage de procès-verbaux d’audition, Éric Meillan, le directeur de l’Inspection générale des services (IGS) jusqu’en 2010 rétorque : « Falsifier un P-V (…), ce n’est pas le style de la maison. Surtout dans une procédure judiciaire. » « Peut-être s’est-il passé des choses dont je n’ai pas eu connaissance », concède-t-il. « Je n’ai aucun élément tangible pour mettre en cause l’honnêteté de mes enquêteurs », insiste toutefois l’ancien responsable policier, aujourd’hui retraité.

La justice cherche à établir si l’IGS a faussement mis en cause quatre policiers dans un trafic présumé de titres de séjour dans le but d’écarter, dans le contexte de la présidentielle de 2007, un haut fonctionnaire de la préfecture de police de Paris marqué à gauche Yannick Blanc. Éric Meillan dément également toute intervention de nature politique dans cette affaire : « Je n’ai reçu aucune instruction dans cette affaire, ni dans aucune autre d’ailleurs. »

Une cabale qui « n’aurait pas été utile »

« Prétendre que j’ai été un proche du pouvoir, ça m’amuse ! » affirme encore Éric Meillan. « Quant à Michel Gaudin, le préfet de police de Paris auprès de qui j’aurais été aux ordres selon Le Monde (qui a révélé l’affaire, NDRL), sachez une chose : entre lui et moi, ça n’a jamais été le grand amour ! » Éric Meillan a-t-il transmis des éléments de cette enquête judiciaire à sa hiérarchie ? « Jamais ! » réplique-t-il. Certes, avec Yannick Blanc, « nous n’avons jamais eu beaucoup d’atomes crochus, lui et moi », car « j’avais l’impression qu’il méprisait les policiers et qu’il voyait des complots sans arrêt », explique-t-il. Mais il dit n’avoir jamais cherché à monter une cabale qui, selon lui, n’aurait pas été utile : « Un haut fonctionnaire comme Yannick Blanc, vous le faites partir du jour au lendemain. Pas besoin de monter un chantier ! Vous lui trouvez un placard doré et c’est tout. »

À propos des accusations de Daniel Vaillant convaincu que son portable avait été écouté pendant cette enquête : « Pas à ma connaissance ! On n’écoute pas un ancien ministre de l’intérieur », rétorque Éric Meillan, dont l’interview a été réalisée samedi par Paris-Match.

IGS : L’enquête se concentre sur une éventuelle falsification de pièces

 

Le Point.fr – Publié le 13/01/2012 à 13:45

Le procureur de la République de Paris François Molins a fait le point vendredi sur les investigations en cours.

Le siège de la préfecture de Paris. Le siège de la préfecture de Paris. © François Guillot / AFP

L’enquête sur la « police des polices » parisienne (IGS), soupçonnée d’avoir truqué des investigations pour écarter un haut fonctionnaire marqué à gauche, se concentre sur d’éventuelles falsifications de pièces et une violation du secret de l’instruction. Le procureur de la République de Paris François Molins a fait le point vendredi sur des investigations révélées mercredi par Le Monde et conduites « avec diligence » après les six plaintes avec constitution de partie civile déposées à Paris. Un seul policier est jusqu’à présent mis en examen.

Les plaintes ont été déposées notamment par des fonctionnaires de la préfecture de police (PP) de Paris, un temps mis en examen pour des soupçons de fraude aux titres de séjour avant d’être blanchis. Ils accusent l’IGS d’avoir truqué son enquête pour écarter durant la période de la présidentielle de 2007 Yannick Blanc, un haut fonctionnaire de la PP, proche de la gauche. Yannick Blanc et quatre fonctionnaires avaient été placés en garde à vue et ces derniers mis en examen. Deux de ces plaintes pour « faux en écriture publique par dépositaire de l’autorité publique », déposées par Yannick Blanc et une fonctionnaire, Dominique Nicot, visent des comptes rendus de synthèse des P-V d’audition lors des gardes à vue. Selon les plaignants, des déclarations ont été modifiées pour faire accroire qu’ils reconnaissaient des faits délictueux.

Mise en examen

Dans cette enquête, le commandant de police Jean-Pierre Delcher, « signataire apparent » des rapports, a été mis en examen en décembre, a précisé le procureur, insistant sur le fait que d’autres personnes n’avaient pas été mises en cause « en l’absence d’indices graves et concordants ». Interrogé en septembre 2010 par le juge, Jean-Pierre Delcher a nié être l’auteur du document incriminé. « Si on a décidé de mettre mon nom à mon insu (…) c’est que le ou les auteurs connaissaient l’état de santé physique et psychique qui était le mien. Il leur permettait de présager mon décès » dans un délai assez proche, a-t-il expliqué selon le P-V d’audition publié par le Point.fr. En revanche, le juge a estimé irrecevable une procédure dénonçant la retranscription altérée d’écoutes téléphoniques.

Une autre plainte, déposée par Christian Massard, l’officier de sécurité de l’ancien ministre PS de l’Intérieur Daniel Vaillant pour des violences présumées pendant sa garde à vue à l’IGS en 2007, a donné lieu à une enquête « proche de la clôture après investigations approfondies », selon le procureur. Dans cette enquête, un policier de l’IGS est témoin assisté. Une autre enquête pour violation du secret de l’instruction a été ouverte après une plainte de Bruno Triquenaux, subordonné de Yannick Blanc.

Dans ce dossier, le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, a été entendu comme témoin assisté en tant que signataire de la lettre de suspension de ce fonctionnaire. « Je n’ai jamais eu accès aux procédures judiciaires de l’IGS », a répété Michel Gaudin dans un entretien au Monde daté de samedi. « Je n’appartiens à aucun clan », a-t-il ajouté, en niant que l’enquête de l’IGS ait visé M. Blanc, qui « n’a quitté ses fonctions qu’en janvier 2008 ». Michel Gaudin a récusé tout motif politique à un départ qui « aurait pu intervenir bien plus tôt et sans aucune contrainte de procédure, Yannick Blanc occupant un poste de haut fonctionnaire à la discrétion du gouvernement ». Jeudi, Yannick Blanc a demandé la réintégration de ses deux ex-subordonnées suspendues. Une source proche du dossier a assuré qu' »elles n’en ont jamais fait la demande ». Mais leur avocat, Me David Lepidi, a affirmé vendredi « avoir les preuves matérielles » d’avoir fait, à deux reprises, en mars et en mai 2011, une demande d’examen de leur situation.

Le Bourget : un réseau de trafiquants de drogue démantelé

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ARCHIVES.
Les enquêteurs de la brigade des stupéfiants de la Préfecture de police de Paris travaillaient depuis plusieurs mois sur un réseau de trafiquants de drogue, implanté au Bourget (Seine-Saint-Denis). En fin de semaine dernière, les policiers anti-stups ont interpellé plusieurs suspects avant de procéder à diverses perquisitions.

Les fonctionnairesont saisi 700 grammes de cocaïne, 4 kilos d’herbe de cannabis, 3,7 kg de pollen de cannabis, ainsi qu’un pistolet-mitrailleur Uzi, équipé d’un silencieux.

Les policiers ont également mis la main sur plusieurs chargeurs, un gilet pare-balles et près de 11 000 € en argent liquide.

 

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