L’UMP somme Montebourg et Pulvar de choisir entre télévision et ministère

Publié le 21.05.2012, 10h05

L'UMP a sommé lundi le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg et sa compagne la journaliste Audrey Pulvar de choisir entre la présence au gouvernement du premier et les interviewes politiques télévisées de la seconde.

L’UMP a sommé lundi le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg et sa compagne la journaliste Audrey Pulvar de choisir entre la présence au gouvernement du premier et les interviewes politiques télévisées de la seconde. | Thomas Coex

L’UMP a sommé lundi le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg et sa compagne la journaliste Audrey Pulvar de choisir entre la présence au gouvernement du premier et les interviewes politiques télévisées de la seconde.
Dans un communiqué, Geoffroy Didier, secrétaire national de ce parti, a appelé « le couple Montebourg-Pulvar à choisir cette semaine » entre « le redressement productif et la décence médiatique ».

A France Télévisions, on rappelle qu’Audrey Pulvar « n’est pas une salariée du groupe, mais collabore en tant que polémiste à une émission de divertissement et non à une session d’information ». « Elle jouit à ce titre d’une liberté de ton qui est le propre de l’exercice », précise la direction du groupe public.
Mme Pulvar a arrêté ce lundi une autre émission qu’elle animait sur France Inter.
« En interviewant samedi soir des responsables politiques, dont un leader socialiste, dans le cadre de la campagne des élections législatives et sur une chaîne de télévision du service public, Audrey Pulvar a démontré à quel point elle n’avait aucune déontologie », accuse le conseiller régional UMP.
Il fait allusion à l’émission « On n’est pas couchés » sur France 2 où était invité samedi Harlem Désir, numéro deux du PS.
Cette émission avait été programmée et enregistrée avant l’annonce de la composition du gouvernement, a fait valoir la direction de France Télévisions, qui souligne « qu’il n’y aura évidemment aucun invité politique pendant la campagne électorale des législatives ».
Pour le secrétaire national de l’UMP, « la compagne du ministre Arnaud Montebourg, avec lequel elle s’est affichée dans des réunions politiques, (celui-ci) ayant été nommé ministre, la décence aurait voulu qu’elle ait immédiatement interrompu toute interview politique, encore davantage en période de campagne électorale ».
Il a appelé à ce que « d’ici la prochaine même émission, qui sera diffusée samedi, Arnaud Montebourg et Audrey Pulvar aient clairement fait un choix devant les Français. Si Audrey Pulvar souhaite poursuivre ses interviews politiques, Arnaud Montebourg doit alors immédiatement donner sa démission à Jean-Marc Ayrault, au nom de la prétendue exemplarité affichée par le Premier ministre ».
« Si Arnaud Montebourg souhaite rester au gouvernement, sa compagne doit alors immédiatement interrompre toute interview politique », insiste le responsable UMP. « Le ministre semble avoir la mémoire bien sélective : il est loin, le temps où il réclamait lui-même l’interruption des interviews de Béatrice Schoenberg lorsque Jean-Louis Borloo avait été nommé au gouvernement… »

 

Assemblée: La bataille pour le « perchoir » est engagée

Par Sophie Huet

Mis à jour le 18/05/2012 à 18:53 | publié le 18/05/2012 à 17:49

Ségolène Royal n'a jamais caché qu'elle serait candidate à la présidence de l'Assemblée nationale après les élections législatives des 10 et 17 juin.
Ségolène Royal n’a jamais caché qu’elle serait candidate à la présidence de l’Assemblée nationale après les élections législatives des 10 et 17 juin. Crédits photo : FRED DUFOUR/AFP
Ségolène Royal est candidate à la présidence de l’Assemblée, mais Jack Lang et Jean Glavany sont aussi sur les rangs.
Ségolène Royal n’en fait plus mystère: elle sera bien candidate au «perchoir», c’est-à-dire à la présidence de l’Assemblée nationale, après les élections législatives des 10 et 17 juin. «Ce n’est pas une nomination. Il faut d’abord que je sois élue et il faut ensuite que les députés votent», a pris soin de rappeler jeudi sur BFMTV la présidente de la région Poitou-Charentes. L’entrée au gouvernement de Marylise Lebranchu, proche de Martine Aubry, est un obstacle de moins sur sa route puisque l’ancien questeur PS commençait à faire campagne pour le «perchoir».

La candidate à l’élection présidentielle de 2007, qui a fait activement campagne pour François Hollande en 2012 et qui n’a pas sollicité de portefeuille ministériel, s’est prévalue du soutien du chef de l’État et du premier ministre.

Le poste de président de l’Assemblée nationale, quatrième personnage de l’État dans l’ordre protocolaire, a toujours été convoité. Et puisque l’élection a lieu à bulletins secrets, on n’est jamais à l’abri d’une surprise. Si le groupe PSremporte la majorité des sièges à l’Assemblée, le «perchoir» reviendra à l’un des siens, qui sera désigné par un vote interne au groupe socialiste. «Ce serait un geste symbolique fort qu’elle devienne la première femme à présider l’Assemblée nationale», analyse un député PS. «Je voterai Royal parce qu’elle a mené une campagne présidentielle exemplaire, et qu’elle mérite cette fonction», déclare sans ambages François Loncle, député de l’Eure, qui n’a pourtant jamais été «royaliste».

Mais l’ancienne ministre, qui n’a pas voulu se représenter comme députée des Deux-Sèvres en 2007, doit d’abord redevenir députée. Elle brigue un mandat à La Rochelle (Charente-Maritime), où la défie le premier secrétaire fédéral du PS, Olivier Falorni.

Bras de fer

Au sein du groupe socialiste, d’autres candidatures au «perchoir» devraient voir le jour, celles de Jack Lang et de Jean Glavany notamment. L’ancien ministre de l’Éducation nationale a déjà engagé un bras de fer avec Ségolène Royal qui a critiqué les déclarations du nouveau ministre Vincent Peillonremettant en cause la semaine de quatre jours à l’école. «Je comprends mal que Ségolène Royal s’étonne de la confirmation (…) d’un engagement pris au cours de la campagne présidentielle», a lancé Jack Lang.

Lui-même candidat dans les Vosges, Lang n’a cependant guère de chance d’accéder au «perchoir», car les députés PS ne lui ont pas pardonné d’avoir été le seul socialiste à voter la réforme constitutionnelle de juillet 2008, adoptée à une seule voix de majorité. À l’époque, Jean-Marc Ayrault, qui présidait le groupe, indiquait qu’il s’était «mis lui-même en dehors du groupe». La candidature de Jean Glavany est beaucoup plus plausible. Le député des Hautes-Pyrénées a une solide expérience – il a été premier vice-président de l’Assemblée, président de la commission d’enquête sur l’utilisation des fonds publics en Corse – et un réseau de soutiens. «Le moment venu, il y aura sans doute au moins deux candidats. Mais l’heure n’est pas venue, commençons par gagner les législatives», explique Jean Glavany. Son candidat idéal? «Un élu expérimenté, qui fera vivre le Parlement de manière collective et pluraliste, en respectant l’opposition.»

Le ministre français de l’Intérieur appelle l’ETA à restituer ses armes

 

 – Publié le 18/05/2012 à 17:05 – Modifié le 18/05/2012 à 17:06

Le ministre Français de l'Intérieur, Manuel Valls, a appelé vendredi l'ETA à la "restitution" des armes qu'elle détient encore, comme "manifestation tangible" de la volonté affichée par l'organisation séparatiste basque espagnole de renoncer à la violence.Le ministre Français de l’Intérieur, Manuel Valls, a appelé vendredi l’ETA à la « restitution » des armes qu’elle détient encore, comme « manifestation tangible » de la volonté affichée par l’organisation séparatiste basque espagnole de renoncer à la violence.

Le ministre Français de l’Intérieur, Manuel Valls, a appelé vendredi l’ETA à la « restitution » des armes qu’elle détient encore, comme « manifestation tangible » de la volonté affichée par l’organisation séparatiste basque espagnole de renoncer à la violence.

« Nous savons que l’organisation terroriste a dérobé, et détient toujours, des stocks de plusieurs centaines d’armes », a relevé le ministre qui s’exprimait aux côtés de son homologue espagnol Jorge Fernandez, en marge du G6, réunion des ministres de l’Intérieur des six pays européens les plus peuplés, à Munich (sud).

« La restitution de ce stock d’armes devrait être la première manifestation tangible de la part d’ETA de sa réelle volonté d’abandonner définitivement le recours à la violence », a ajouté le ministre français.

Si Manuels Valls a rappelé que « aujourd’hui, ETA proclame son souhait d’intégration politique, affirme être disposée au dialogue », il a estimé qu’il appartenait « au seul gouvernement espagnol d’apporter les réponses qu’il considère utiles ».

La position qu’adopteront les autorités espagnoles sera « celle du gouvernement français », a-t-il assuré, ajoutant toutefois, qu’à son sens, « la dissolution de cette organisation terroriste est évidemment une conditionsine qua non ».

M. Fernandez a souligné qu’il « n’y aura pas de négociation politique avec l’ETA ». « Ce que l’ETA a à faire, c’est (sa) dissolution inconditionnelle », a-t-il ajouté.

L’Espagne « sait que la France est un partenaire totalement engagé (à ses) côtés dans la lutte contre toutes les formes de terrorisme et en particulier celui lié depuis longtemps à ETA », a repris M. Valls, et « je veux manifester ici la nécessité d’une très grande continuité ».

Même si la coopération franco-espagnole « est exemplaire », s’est félicité Manuel Valls, « il faut la prolonger, la développer, la renforcer dans de nombreux domaines, contre d’autres formes de terrorisme, mais aussi contre le crime organisé et le trafic de drogues », a-t-il souhaité.

Il a ajouté qu’il essaiera « si possible la semaine prochaine, de (se) rendre à Madrid (…) avec le souci de la continuité, de l’amitié et de l’efficacité ».

Pourquoi Vallaud-Belkacem ne « combattra » pas aux législatives

Créé le 17-05-2012 à 20h01 – Mis à jour à 20h58

La nouvelle porte-parole du gouvernement renonce à se présenter aux législatives… de peur perdre son poste ?

 Le lendemain de la victoire de François Hollande, l’ex porte-parole du candidat socialiste à la présidentielle disait sa détermination à devenir députée de Lyon malgré une configuration locale difficile. « Je vais mener ce combat » clamait Najat Vallaud-Belkacem le 7 mai sur LCI.

Mais hier, celle qui est entre temps devenue ministre, a fait savoir qu’elle renonçait à sa candidature. Il faut dire que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a mis en garde: « tout ministre qui ne sera pas élu aux législatives ne pourra pas rester au gouvernement ».  Ainsi le « combat » annoncé n’aura pas lieu.

 

Wauquiez refuse ses indemnités

Lefigaro.fr Mis à jour le 18/05/2012 à 14:53 | publié le 18/05/2012 à 14:28

Alors que François Hollande a décrété une baisse de 30% des salaires du président et des ministres, l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur Laurent Wauquiez a décidé de refuser les indemnités proposées aux ministres qui se retrouvent sans emploi,

En effet, tout ministre qui se retrouve sans emploi après avoir quitté son ministère peut continuer à recevoir pendant six mois l’intégralité de ses indemnités. Soit près de 14 000 euros mensuels.

L’ancien ministre a renoncé à ses indemnités et  n’a pas demandé non plus à réintégrer son corps d’origine, le Conseil d’État où il officiait en tant que maître des requêtes. Il n’a également pas souhaité retrouver son poste de député dont le mandat cours jusqu’au 17 juin. Celui qui est redevenu pour l’heure simple maire du Puy-en-Velay devra donc se contenter de ses indemnités municipales.

Lorsqu’il cumulait les deux fonctions de ministre et de maire,  Laurent Wauquiez redistribuait,  une partie des sommes qui lui étaient allouées à des associations caritatives ou humanitaires officiant en Haute-Loire ou à l’échelon national.

Taubira confirme une loi «très vite» sur le harcèlement

Par Stéphane Durand-SoufflandMis à jour le 18/05/2012 à 15:39 | publié le 17/05/2012 à 20:35

 

Christiane Taubira, jeudi, entourée de Manuel Valls et Delphine Batho, arrive pour le premier Conseil des ministres à l'Élysée.
Christiane Taubira, jeudi, entourée de Manuel Valls et Delphine Batho, arrive pour le premier Conseil des ministres à l’Élysée. Crédits photo : THOMAS SAMSON/AF

La nouvelle garde des Sceaux se trouve confrontée à deux priorités : apaiser une magistrature qui s’est souvent sentie rudoyée sous le précédent quinquennat et adopter des réformes phares du programme d’Hollande.

Faire adopter une loi nouvelle contre le harcèlement sexuel

Le Conseil constitutionnel a abrogé, le 5 mai dernier, l’article 222-33 du Code pénal qui réprimait le harcèlement sexuel, puni jusqu’alors d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende. Les Sages, saisis par une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), ont estimé que la définition du délit était trop floue. Cette décision qui a torpillé toutes les procédures en cours a provoqué un tollé. La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a déclaré vendredi que le vide juridique laissé par cette abrogation était «insupportable» et qu’il fallait traiter «très vite et très bien» ce dossier.Delphine Batho, ministre déléguée à la Justice, avec Najat Vallaud-Belkacem, ministre aux droits des Femmes, auront à cœur de s’y employer.

Nommer les procureurs  comme les juges du siège

Actuellement, les magistrats du siège (ceux qui jugent) sont nommés sur avis conforme du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). En revanche, les magistrats du parquet (en charge de l’action publique) peuvent être nommés contre l’avis du CSM. Ce fut, notamment, le cas de Philippe Courroye, réputé proche de Nicolas Sarkozy, nommé procureur à Nanterre sous Jacques Chirac. Tous les magistrats devraient, à l’avenir, être nommés sur avis conforme du CSM (lequel sera réformé) afin de renforcer leur indépendance, même si le lien hiérarchique entre le pouvoir exécutif et les parquets ne sera pas remis en cause. De même, le gouvernement ne devrait plus pouvoir intervenir dans les dossiers individuels.

Supprimer  les peines planchers

C’était l’une des mesures phares du quinquennat de Nicolas Sarkozy: l’instauration de peines minimales pour les récidivistes. Le texte avait été décrié par une partie de la magistrature, qui y voyait une atteinte au principe d’individualisation de la peine. La loi permettait cependant aux juridictions de jugement de ne pas appliquer le plancher à condition de motiver leur décision. Par ailleurs, le candidat Hollande a promis que toutes les peines de prison seraient «effectivement exécutées», mais dans des prisons «conformes à nos principes de dignité».

Multiplier les centres éducatifs fermés pour les mineurs délinquants

La justice des mineurs a toujours été l’objet d’âpres controverses entre la gauche et la droite. Sur ce point, le programme d’Hollande promet de doubler le nombre de centres éducatifs fermés, destinés à accueillir les mineurs condamnés. Le nombre de centres devrait ainsi être porté à 80 au cours des cinq années à venir.

Supprimer la Cour de justice de la République

Cette juridiction, composée de douze parlementaires et trois magistrats, a été créée sous François Mitterrand afin de juger les ministres pour des actes commis dans l’exercice de leurs fonctions. Les ministres seraient à l’avenir soumis aux juridictions ordinaires.

Delphine Batho va quitter son logement social

Par Gary AssoulineMis à jour le 18/05/2012 à 15:08 | publié le 18/05/2012 à 12:57

Delphine Batho, la ministre déléguée à la Justice, jeudi 17 mai au Palais de l'Élysée.
Delphine Batho, la ministre déléguée à la Justice, jeudi 17 mai au Palais de l’Élysée.Crédits photo : GONZALO FUENTES/REUTERS

La nouvelle ministre déléguée à la Justice a annoncé jeudi la résiliation du bail de l’appartement qu’elle loue à Paris pour un loyer très inférieur à celui du marché.

La ministre déléguée à la Justice, Delphine Batho, va quitter son logement social après avoir annoncé jeudi sur Twitter la résiliation de son bail. En mars, alors qu’elle était porte-parole de la campagne de François Hollandeelle avait été critiquée pour l’occupation d’un appartement social de 108 m2 situé dans le XIXe arrondissement de la capitale et loué à la Régie immobilière de la Mairie de Paris.

 

À ceux qui m’interrogent, j’ai résilié le bail il y a plusieurs jours comme indiqué au lendemain de la campagne :

 

Depuis 2001, année de son installation dans cet appartement, Delphine Batho s’acquitte d’un loyer de 1524 euros mensuels, auquel elle ajoute un surloyer, à sa demande. Toutefois, selon la chambre régionale des comptes, ce qu’elle paye reste 37% inférieur aux prix appliqués pour les locataires du secteur privé.

Interrogé vendredi à ce sujet sur France Inter, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a confirmé la procédure de départ «en cours» de la députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres. «C’est fait parce que ça doit être fait», a-t-il ajouté.

«Protéger la tranquillité de ma famille»

Delphine Batho engage donc la démarche d’exemplarité promise par la charte déontologique signée par les membres du gouvernement et par sa ministre de tutelle, Christiane Taubira. L’ancienne députée européenne a d’ailleurs réagi vendredi sur France Info en déclarant que les ministres seront «tous irréprochables» et que «ces buzz-là vont s’éteindre tout seuls».

Dans un chat donné au monde.fr quelques jours après le second tour de l’élection présidentielle, la future ministre déléguée avait répondu aux rumeurs sur sa situation. «C’est le fait d’une campagne de déstabilisation liée à mon rôle dans la campagne, déclarait Delphine Batho. On a dit que j’habitais une HLM, c’est faux. On a dit que je gagnais 22 000 euros par mois, c’est faux. Le salaire d’une députée, c’est 5 200 euros et c’est suffisamment confortable pour qu’on ne soit pas obligé d’en rajouter. Mais je ne me suis pas laissé détourner de mon objectif. Maintenant que la campagne est terminée, je vais prendre les dispositions pour protéger la tranquillité de ma famille, puisque mon adresse a circulé.»

Le collectif Jeudi Noir, actif dans la lutte pour le droit au logement, n’a pas tardé à réagir jeudi, après la passation de pouvoir au ministère de la Justice. «La nouvelle ministre déléguée à la Justice ne saurait tarder à quitter le logement du bailleur social parisien (…) qu’elle occupe certes légalement, mais qui, une fois libéré, sera attribué à une famille dans le besoin», expliquait Jeudi Noir dans un communiqué.


Par Gary Assouline

Le FN investit un candidat radié

AFP Mis à jour le 18/05/2012 à 15:09 | publié le 18/05/2012 à 14:54

Le Front national a annoncé vendredi présenter comme candidat aux législatives dans le Rhône Stéphane Poncet, alors même que Marine Le Pen avait dit en mars qu’il se verrait retirer son investiture FN après avoir publié des caricatures polémiques.

En mars, au Grand Journal de Canal +, la présidente du FN avait pourtant indiqué que Stéphane Poncet ne serait « plus candidat du FN » après la publication sur son blog de caricatures d’un « père Noël roumain » dérobant un écran plat, d’un Noir de l’époque coloniale pour moquer le film Intouchables ou encore de Nicolas Sarkozy en officier nazi.

« Elle a laissé investir sa candidature », a assuré vendredi M. Boudot, lui-même candidat dans la 7e circonscription, affirmant que, sur le plateau de Canal +, Mme Le Pen avait été « poussée » à sa réponse par un journaliste.

Stéphane Poncet a de son côté confirmé à l’AFP avoir dû s’expliquer devant « des membres du bureau politique » du FN. « On m’a expliqué que quand on est au FN, on ne peut pas faire ce genre de caricatures » et « mon investiture a été retirée », a-t-il ajouté, se disant le premier surpris de s’être retrouvé début mai de retour sur les listes des candidats aux législatives dans le Rhône.

Stéphane Poncet a depuis rouvert deux blogs, l’un sur la vie politique du FN, l’autre où il affiche ses caricatures, plus consensuelles qu’avant le scandale de mars.

Législatives : Aubry « regrette » l’absence d’accord PS-Verts et Parti de gauche

AFP Mis à jour le 18/05/2012 à 15:06 | publié le 18/05/2012 à 14:46

La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a réagi vendredi à l’absence d’accord entre son parti et le Front de gauche, « une responsabilité qui dépend d’eux, que nous respectons, que nous regrettons ».

« Aucun accord national n’a été trouvé » avec le PS et EELV pour les législatives sur les circonscriptions où il y a un risque d’élimination de la gauche à l’issue du premier tour à cause du Front national, avait un peu plus tôt affirmé Lydie Benoît, responsable élections du PCF.

A l’issue d’un entretien de deux heures avec le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, Mme Aubry a confirmé vendredi qu’il n’y avait « pas d’accord avec le Front de gauche, parce qu’il y a des désaccords au sein du Front de gauche » (PCF et Parti de gauche).

Selon elle, « le travail a été mené avec le Parti communiste dans de très bonnes conditions, un très bon climat ».

« C’est une responsabilité qui dépend d’eux, que nous respectons, que nous regrettons, mais le travail a été fait dans de bonnes conditions », a-t-elle précisé à la presse.

Martine Aubry a toutefois estimé que cette absence d’accord ne devrait pas faire perdre de circonscriptions à la gauche, puisque les discussions portaient sur des zones où elle ne partait pas favorite mais où il s’agissait d’éviter son élimination dès le premier tour.

EN DIRECT. Mélenchon : « Le plus adapté à ce coin c’est moi »

Créé le 18-05-2012 à 08h34 – Mis à jour à 13h15

Le candidat du Front de gauche dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais estime que son adversaire, Marine le Pen, est la « moins adaptée ».

Jean-Luc Mélenchon se sent "le plus adapté" pour la 11e circonscription (BAZIZ CHIBANE/SIPA)

Jean-Luc Mélenchon se sent « le plus adapté » pour la 11e circonscription (BAZIZ CHIBANE/SIPA)

13h – Jean-Luc Mélenchon se sent « le plus adapté » pour la 11e circonscription

Le leader du Front de gauche, interrogé sur sa candidature dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais a déclaré être « le plus adapté à ce coin, c’est moi et la personne la moins adaptée à ce coin, c’est elle [Marine Le Pen NDLR], parce qu’ici les gens ont tout le temps été solidaires et ne se sont jamais occupés de la nationalité initiale des gens ».

12h30 – Aurélie Filippetti « prête à perdre son poste au gouvernement »

La nouvelle ministre de la Culture, a affirmé être « prête à prendre le risque de perdre (son) poste au gouvernement » en cas de défaite aux élections législatives en Moselle, où elle se présente dans la première circonscription, à Metz. « Je suis prête à prendre le risque de perdre mon poste au gouvernement. La seule légitimité, elle vient de l’élection au suffrage universel, c’est indispensable », a estimé la ministre.

12h20 – Ségolène Royal dément sur Twitter toute polémique avec Vincent Peillon

Je déments toute polémique avec Vincent Peillon qui a raison de reformer les rythmes scolaires et qui a lui-même annoncé une concertation.

La présidente de la région Poitou-Charentes, interrogée sur BFM-TV sur le fait que des associations de parents d’élèves s’inquiètent du manque de concertation sur une telle mesure, avait déclaré : « Je pense que la journée d’une passation de pouvoirs, ce n’est pas le moment de faire des annonces ».

11h40 – Jean-Marie Le Guen est déçu de ne pas être au gouvernement 

Le député socialiste de Paris a déclaré sur LCI : « Il y a de la déception, mais nul n’est irremplaçable. J’avais la prétention de penser que je pourrais utilement conduire un certain nombre de réformes. Eh bien voilà, nous le ferons ensemble ».

11h30 – Dieudonné candidat du Parti antisioniste à Dreux

L’humoriste controversé a été investi pour le Parti antisioniste dans la 2e circonscription d’Eure-et-Loir, qui recouvre une partie de Dreux. Il s’était déjà présenté en 1997 dans face au FN dans cette circonscription. Dieudonné avait conduit une liste antisioniste aux européennes de 2009 en Ile-de-France, et obtenant 1,30% au 1er tour.

10h45 – Delphine Batho a résilié son bail

Jean-Marc Ayrault confirme que Delphine Batho a résilié son bail, dans du parc social situé dans le XIXe arrondissement de Paris. La ministre déléguée à la Justice a affirmé sur son compte twitter, jeudi, avoir résilié son bail « il y a plusieurs jours comme indiqué au lendemain de la campagne ».

10h – Martine Aubry déjeune à Matignon

La Première secrétaire du Parti socialiste va retrouver Jean-Marc Ayrault ce midi pour discuter des législatives et effacer les soupçons de tension au sein du parti.

8h45 – Christiane Taubira prépare une nouvelle loi sur le harcèlement sexuel

Interrogée sur France Info, la garde des Sceaux a affirmé préparer une nouvelle loi sur le harcèlement sexuel. Elle est également revenue sur l’indépendance de la justice : « Elle est garantie par la Constitution, mon rôle est de la défendre et de la rendre réelle, dans la pratique. Je n’interviendrai pas sur les dossiers individuels auprès des Parquets. »

8h30 – Dominique de Villepin ne sera pas « candidat aux législatives »

Dominique de Villepin a déclaré sur BFMTV : « Je ne crois pas que ce soit dans l’intérêt de notre pays de rentrer dans une cohabitation négative. Je ne serai pas candidat aux législatives et je ne soutiendrai aucun candidat », a ajouté l’ancien Premier ministre.

8h25 – Nadine Morano : un gouvernement « 35% plus cher »

L’ex-ministre UMP, à propos du gouvernement Ayrault, s’est interrogée sur RTL : « Qu’est-ce qui est important pour les Français ? Ce qui va entrer dans la poche des ministres en termes d’argent ou ce que ça va leur coûter à eux qui sont des contribuables ? Le gouvernement Hollande 1 coûte 35% plus cher que le gouvernement Fillon 1« , en raison du nombre de ministres précise l’ancienne  ministre délégué auprès du ministre du Travail chargée de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle.

8h20 – Ayrault promet la « concertation » sur les rythmes scolaires

Le Premier ministre a promis sur France Inter une « concertation » avec enseignants et parents d’élèves sur la question des rythmes scolaires et de la semaine de cinq jours, à l’issue de laquelle un « arbitrage » sera rendu. Le ministre de l’Education, Vincent Peillon, a « eu raison de rappeler que c’était une priorité » mais les décisions seront prises à l’issue d’une « concertation », a précisé Jean-Marc Ayrault.

8h – François Hollande décolle pour Washington

Le président de la République est parti pour les Etats-Unis où il doit rencontrer Barack Obama avant de participer au G8 à Camp David.

 

7h30 – Najat Vallaud-Belkacem : La baisse des salaires « est plus qu’un symbole »

La porte-parole du gouvernement a expliqué sur « Europe 1 » que « si l’ensemble des Français est mis à contribution, il n’y a pas de raison que les responsables politiques ne le soient pas aussi ». Najat Vallaud-Belkacem a ajouté que « c’est un signal de l’ordre du symbole, et un premier acte qui permet de montrer qu’on tient les promesses de campagne ».

Cécile Duflot en jeans crée la polémique

Lors du premier conseil des ministres, Cécile Duflot a été la seule a opté pour un look décontracté et un jeans. ( AFP / Lionel Bonaventure )

Damien Licata Caruso | 18.05.2012, 11h59 | Mise à jour : 13h25

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Qu’est ce qu’une ministre «normale» ? Cécile Duflot en a donné un premier aperçu jeudi à la sortie du tout premier conseil des ministres. La nouvelle ministre de l’Egalité territoriale et duLogement continue de tweeter, de prendre le RER et.

.. de porter ses jeans favoris même lors du premier rassemblement du nouveau gouvernement.

Tout le monde n’apprécie pas le style décontracté de la secrétaire nationale d’Europe EcologieLes Verts (EELV). «Je trouve que quand on représente les Français, il faut faire la différence entre la dilettante du week-end et la tenue du Conseil des ministres», critique l’ex-ministre Nadine Morano vendredi matin sur RTL. Partisane du tailleur en vogue chez les femmes dirigeantes, la candidate aux législatives à Toul, connue par ses prises de position remarquées,  poursuit sur la solennité d’un conseil des ministres : «c’est un moment protocolaire de la République où nous représentons tous les Français».

Aucun règlement ne stipule pourtant quelle doit être la tenue la plus appropriée d’un ou d’une ministre mais la patronne des écologistes a franchi une ligne jaune que l’une de ses prédécesseuses, Dominique Voynet, n’avait pas osé tenter. L’ancienne ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement (1997-2001) l’a rappelé avec humour jeudi soir dans un reportage de France 2 : « J’ai été impressionnée que Cécile ait résisté à la pression de son entourage et qu’elle soit venue en jeans».

Une ex-ministre vole au secours de Cécile Duflot

Sur Twitter, c’est Roselyne Bachelot, ministre sortante des Solidarités et de la Cohésion sociale, qui défend avec légèreté le look un peu trop moderne pour certain(e)s de Cécile Duflot.

Franchement, si le jean de  est fabriqué en France, elle a bien fait de le porter au Conseil des ministres ! vérifie !

Pour rappel, le pantalon est autorisé à l’Assemblée nationale depuis 1980 mais la plupart des députées ont adopté le style tailleur-pantalon. Dans le secteur privé, l’interprétation du code du travail (article L. 120-2) permet à l’employeur d’imposer la jupe s’il en justifie clairement les raisons.

le parisien.fr

Les « losers » du gouvernement

Créé le 16-05-2012 à 21h59 – Mis à jour le 17-05-2012 à 12h45

Ils espéraient, en rêvaient à voix haute et piaffaient d’impatience. Delanoë, Rebsamen, Placé et consorts peuvent reprendre leur place dans la file d’attente.

Betrand Delanoë, François Rebsamen et Jean-Vincent Placé : trois absents du gouvernement. (Photomontage/Sipa)

Betrand Delanoë, François Rebsamen et Jean-Vincent Placé : trois absents du gouvernement. (Photomontage/Sipa)
Martine Aubry voulait Matignon sinon rien. Ou au moins un maroquin qu’elle aurait jugé à sa taille. Résultat : elle vivra le début du quinquennat depuis sa mairie de Lille. Mais la future ex-première secrétaire du PS est loin d’être la seule absente de ce premier gouvernement de l’ère Hollande.

Les chefs de pôle

François Hollande avait prévenu : chef de pôle de l’équipe de campagne ne signifie pas futur ministre. N’empêche, tous s’y voyaient déjà. La déception est donc d’autant plus grande pour François Rebsamen. Il a beau avoir indiqué ce mercredi matin « choisir le Sénat et Dijon », il n’aurait pas refusé le ministère de l’Intérieur dont il rêvait à voix haute.

Idem pour André Vallini et la justice. Il avait pourtant bataillé au début de la campagne présidentielle pour obtenir la tête du pôle. Au final : rien. Le néo-sénateur paye – comme beaucoup d’autres déçus – le fait d’être un homme et surtout l’affaire qu’il l’a opposé récemment à une ancienne collaboratricedevant les prud’hommes.

L’entrée au gouvernement d’Alain Rousset a aussi paru longtemps une évidence, mais l’Aquitain, président de l’Association des régions de France, a deux spécialités pour lesquelles la concurrence aura été trop forte : il s’est fait doubler sur l’industrie par Arnaud Montebourg, ex-candidat à la primaire, et sur l’agriculture par Stéphane Le Foll, hollandais historique.

Un autre chef de pôle n’a plus que ses yeux pour pleurer au-dessus de la composition du gouvernement : le sénateur Thierry Repentin rêvait du logement, il restera sans ministère fixe. Le « sien » lui a été subtilisé par Cécile Duflot, secrétaire nationale d’Europe Ecologie-les Verts. Fichu accord, doit-il penser.

Trois membres de l’équipe de campagne, enfin, ne dirigeaient pas de pôle mais avaient les oreilles qui sifflaient à l’élaboration de chaque liste de « ministrables ». Michel Destot, le député-maire de Grenoble, a été supplanté par Geneviève Fioraso… son adjointe à l’économie, à l’université et à la recherche dans l’Isère ! Jean-Marie Le Guen lorgnait la santé mais doit être aujourd’hui mal en point. Quant à Guillaume Garot, il s’est vu préférer deux autres proches de Ségolène Royal : Najat Vallaud-Belkacem et Delphine Batho.

Les leaders de parti

Hollande avait promis de rassembler toute la gauche. Il l’a fait, mais pas forcément avec les personnalités les plus citées. Candidat à la primaire, président du Parti radical, soutien actif durant la campagne… Le CV de Jean-Michel Baylet n’aura pas été suffisant pour le faire entrer au gouvernement. Le propriétaire de « la Dépêche du Midi » espérait l’agriculture, il restera au Sénat et au conseil général de Tarn-et-Garonne. Un seul radical s’assiéra autour de la table du Conseil des ministres : Sylvia Pinel.

Robert Hue avait manifesté son soutien plus prestement encore : dès le début de la primaire. Reste que l’issue est la même. Aujourd’hui président du petit MUP (Mouvement unitaire progressiste), il imite les membres d’un autre parti qu’il a dirigé pendant huit années : le Parti communiste français. A un détail près : son absence ne résulte pas de sa propre volonté.

« Je veux entrer au gouvernement ! » Le 6 mai au soir, dans la cour du siège du Parti socialiste,Corinne Lepage ne cachait pas ses ambitions. Elle aura du mal à dissimuler sa déception. En ralliant Hollande avant la présidentielle, à laquelle elle n’était pas parvenue à se présenter, elle pensait que son voeu serait exaucé. La présidente de Cap21 a un trop lourd passé : ministre de l’Environnement sous Jacques Chirac.

Eux aussi sont verts… et peut-être de colère : Jean-Vincent Placé et Yannick Jadot. Stratège politique et acolyte de Cécile Duflot à la direction d’EELV, le premier a été sacrifié au bénéfice de la secrétaire nationale du parti. Les socialistes ne voulaient pas des deux entités du couple infernal. Le second, lui, devra rester au Parlement européen, où Daniel Cohn-Bendit a tout de même prévu d’en faire le chef de file des écolos aux élections européennes de 2014.

Les éléphants du PS

Quatre poids lourds, quatre anciens soutiens d’Aubry, quatre recalés par Hollande. Ils ont beau avoir récemment détesté la première secrétaire et sincèrement soutenu le candidat à la présidentielle, cela n’aura pas suffit. Après une traversée du désert, Claude Bartolone pensait être revenu dans la course, mais il a notamment été dépassé dans la dernière ligne droite par Marylise Lebranchu ou François Lamy, eux toujours proches d’Aubry.

L’actuel maire de Paris, Bertrand Delanoë, et son héritière désignée, Anne Hidalgo, se voyaient bien quitter les Parisiens quelque temps ou même définitivement pour entrer au gouvernement. Il n’en sera rien. D’autant que les élus de la capitale sont déjà bien représentés par Pascal Canfin, George Pau-Langevin, Dominique Bertinotti et Yamina Benguigui.

Même cause et même effet pour Bernard Poignant, pourtant hollandais de la première heure. Le maire de Quimper est toutefois beau joueur : « Le gouvernement répond à tous les critères de parité, d’alliances à gauche et d’équilibre territorial, a-t-il déclaré à « Ouest-France ». En nommant Stéphane Le Foll et Jean-Yves Le Drian, il donne aussi une prime à l’Ouest, à la fidélité et à la loyauté. »

Député européen, d’Ile-de-France également, Harlem Désir devra lui aussi demeurer numéro deux du PS. Mais au moins a-t-il un plan B : devenir numéro un, lors du prochain congrès prévu fin octobre.

Tous les recalés auront cependant une seconde chance dans un mois. A l’issue des élections de juin un remaniement est déjà prévu. D’autant que Jean-Marc Ayrault a prévenu : « Tout ministre qui se présente aux législatives et qui ne sera pas élu ne pourra pas rester au gouvernement ! » Tous les espoirs ne sont pas perdus.

Les banlieues et Hollande : « Il faut relever le défi »

Créé le 11-05-2012 à 19h14 – Mis à jour le 12-05-2012 à 08h13

Le sénateur de Seine-Saint-Denis et ex-maire de Clichy-sous-Bois, Claude Dilain, fait le bilan, 7 ans après les émeutes, et dit ce qu’il attend du nouveau gouvernement. Interview.

Quartier du Chêne Pointu, Clichy-sous-Bois, en février 2012 (AFP/ Alexandre Klein)

Quartier du Chêne Pointu, Clichy-sous-Bois, en février 2012 (AFP/ Alexandre Klein)

Maire socialiste de Clichy-sous-Bois de 1995 à 2011, Claude Dilain, 64 ans, est aujourd’hui sénateur de Seine-Saint-Denis et conseiller général du canton du Raincy. Il partage ses semaines entre le Sénat, son cabinet de pédiatre où il exerce depuis plus de 30 ans, et sa permanence, en tant que sénateur et conseiller général, en mairie de Clichy-sous-Bois.

Dans sa tribune « Moi, Claude Dilain, maire de Clichy-sous-Bois, j’ai honte » publiée par « LeMonde » en avril 2010, il dénonçait le manque d’action des politiques publiques pour les quartiers populaires, les conditions de vie du Chêne Pointu, et le sentiment d’abandon de ses habitants. Quel regard porte-t-il aujourd’hui sur l’évolution de la situation ? Quelles sont les priorités ?

11 05 12 Claude Dilain
L’ex-maire socialiste de Clichy-sous-Bois et sénateur de Seine-Saint-Denis Claude Dilain C.R. Nouvel Observateur

La participation au premier tour de la présidentielle à Clichy-sous-Bois a été de 68,81% et de 73,09% au second. Qu’en pensez-vous ?

– Je m’attendais à moins, je suis donc satisfait. On est en retard par rapport aux moyennes nationales, mais, en atteignant 70% ou plus, on a inversé la tendance. C’est comme si les populations des quartiers populaires étaient encore plus imprégnées de la Ve République que la moyenne de la France. Mais notre taux d’abstention est fort, et cela reste inquiétant.

Je ne peux pas oublier qu’en 2007 j’ai crié victoire tout de suite, avant de déchanter, un mois plus tard, aux législatives.

Cette année, au vu des résultats, j’en déduis qu’il y a une vraie rencontre entre un candidat dont on disait qu’il n’avait pas tellement « l’esprit banlieues », et les attentes d’une population. On a une adhésion à François Hollande et ses propositions, en tous les cas une confiance en lui encore plus forte. Certains disent qu’ il y avait une volonté de faire partir Sarkozy, mais cela n’existe plus.

Il s’agit pourtant pour certains davantage d’un vote anti-Sarkozy que pro-Hollande.

– Sur le terrain, on n’a pas entendu le même rejet qu’en 2007. Les émeutes n’étaient pas si loin et ce rejet était vraiment très fort. Le temps a passé, ce n’est plus exactement la même population, les jeunes de 2005 ont vieilli et ne sont plus tout à fait dans les mêmes dispositions d’esprit. Je ne dis pas que certains n’ont pas voté pour Hollande pour faire sortir Sarkozy, mais beaucoup moins qu’en 2007. Par ailleurs, ce n’est pas une explication suffisante, sinon nous n’aurions pas obtenu de tels résultats.

François Hollande a repris votre idée de création d’un ministère de l’Egalité territoriale. En quoi consiste-t-elle ?

– Quand je l’ai proposée, il y a plusieurs années, on m’a ri au nez et la levée de boucliers a été terrible. Des sociologues disaient : « c’est n’importe quoi, il y a une spécificité de la banlieue ! » Mais non. Au-delà du fait qu’on souffre et qu’on est abandonné, on est des citoyens comme les autres. Comme les ruraux qui ne trouvent plus une pharmacie ou un médecin sont des citoyens comme les autres. Comme ceux, aussi, qui attendent les plans sociaux dans ces grandes zones désindustrialisées.

Le but de ce ministère est de permettre à chacun de se considérer comme un citoyen à part entière, non abandonné par la République. En termes de services publics, transports, logement, éducation,… Prenons l’éducation par exemple. La République va-t-elle prendre à bras le corps le problème de l’échec scolaire ? Sur 700-800.000 enfants, entre 100 et 150.000 sortent du système éducatif sans avoir les capacités de base. N’est-ce pas choquant dans une République qui fait de l’école républicaine le fondement même de la cohésion sociale ? Et quand on regarde la territorialisation, d’où viennent ces 150.000 ?

Ce n’est pas en faisant du Fadela Amara –elle ne pouvait cela dit rien faire de plus que ce qu’elle a fait- et en donnant trois francs six sous à des associations d’aide aux devoirs qu’on va combattre l’échec scolaire.

L’Education nationale est peut-être en train de nous dire que tout va bien, que les circulaires sont appliquées et que les aides fonctionnent. Mais non, ça ne fonctionne pas. Le ministre de l’Egalité territoriale pourra dire à celui de l’Education « j’ai un problème ». Et si on lui répond qu’il n’y en a pas, il aura suffisamment de poids pour le faire remonter au premier ministre, voire au président.

Quelles sont les principales difficultés en matière de services publics ?

– Notre taux de chômage est le double du taux national d’un point de vue global, et on n’a pas de pôle emploi depuis 16 ans. Mon successeur n’arrête pas de le réclamer aussi. Première conséquence : les chômeurs de Clichy-sous-Bois doivent aller dans une autre ville. Possible avec une voiture, extrêmement difficile sans.

Encore une fois, les habitants se sentent abandonnés.

Sans compter qu’avec 700 naissances par an, nous n’avons toujours pas non plus d’agence de la CAF, et bientôt plus d’antenne. Je viens d’apprendre, par ailleurs, que le projet de maison de l’enfance, guichet unique pour les familles, tombait à l’eau.

11 05 12 Chêne Pointu
Le Chêne Pointu en février 2012 (AFP/ Alexandre Klein)


Dans votre « coup de gueule » de 2010, vous interrogiez à l’époque : « Qu’attendons-nous ? De nouvelles émeutes ? » La situation est-elle ou peut-elle encore, selon vous, être explosive ?

– Difficile à dire, c’est imprévisible. Mais ça ne me fait pas peur. L’abstention, symptôme d’un divorce entre la République et une partie de la population, m’effraie davantage. Dans ses travaux, le politologue Gilles Kepel dit qu’il est urgent que la République réintervienne et démontre à ses habitants qu’elle les considère comme des citoyens comme les autres, sinon le vote communautaire va sévir. J’ignore ce qui se passera aux législatives. Nous sommes dans une situation différente de 2007. On dit qu’il y a une dynamique de gauche. L’abstention sera peut-être moins forte. Mais qui sait ? On verra à ce moment- là s’il s’agissait surtout de virer Sarkozy. Ou s’il y a autre chose.

Sept ans se sont écoulés depuis les émeutes. Quel bilan faites-vous ?

– Des hauts et des bas. La rénovation urbaine, le commissariat, les dotations de solidarité, le désenclavement, sont incontestablement positifs. La ville, longtemps en réparation, bouge, se développe, revit. Mais deux choses n’ont pas véritablement changé : le discours que l’on porte sur cette population, la façon dont on la regarde et la stigmatise. Et un certain nombre de problèmes : services publics, copropriétés au Chêne Pointu, restent au point mort. On nous a donné une partie seulement des outils du développement. On a démontré qu’on savait les utiliser. Il faut maintenant nous donner la deuxième partie de la boîte à outils. Sinon nous n’irons pas au bout du chantier.

Quelles doivent être les priorités du nouveau gouvernement ?

– Il faut absolument que des mesures montrant le respect qu’on a pour la population soient prises rapidement. Le vote des étrangers non européens peut être une bonne chose. Contrairement à ce que l’on dit, ça ne changera pas le résultat des votes et il y aura sans doute autant d’abstention, mais c’est un acte symbolique de reconnaissance très fort. Il faut aussi très rapidement s’occuper de l’éducation et de l’emploi. Et ne pas oublier les jeunes diplômés au chômage.

Il va aussi falloir expliquer qu’on ne pourra pas tout faire tout de suite. Et rétablir le dialogue entre les pouvoirs publics et la population, cesser de penser qu’on est plus intelligents et qu’on va régler les problèmes des autres sans les écouter. L’attente de la population concernant François Hollande et son gouvernement est extrêmement forte : il faut relever le défi. Beaucoup de jeunes m’ont dit : « on a voté Hollande parce qu’on ne peut rien attendre de la droite, -ils parlaient d’ailleurs plus de la droite que de Sarkozy- mais si on n’obtient rien, on ne votera plus jamais. »

11 05 12 Mairie de Clichy-sous-Bois
Mairie de Clichy-sous-Bois C.R. Nouvel Observateur

Le FN souhaite frapper les esprits

Par Guillaume PerraultMis à jour le 11/05/2012 à 20:24 | publié le 11/05/2012 à 19:44 
Marine Le Pen prononce un discours, à l'occasion de la fête de Jeanne d'Arc, place de l'Opéra, le 1er mai.
Marine Le Pen prononce un discours, à l’occasion de la fête de Jeanne d’Arc, place de l’Opéra, le 1er mai. Crédits photo : François BOUCHON/Le Figaro

Marine Le Pen veut croire à un éclatement de l’UMP et espère multiplier les triangulaires aux législatives.

Marine Le Pen et ses lieutenants pourront-ils accéder au Palais-Bourbon? Son score très élevé à la présidentielle – 17,90 % – ne le garantit nullement. Mais la présidente du FN entend bien mettre à rude épreuve l’UMP en multipliant les triangulaires. Au premier tour de la présidentielle, la candidate d’extrême droite est arrivée première ou deuxième dans 116 des 577 circonscriptions législatives. Elle a dépassé la barre des 25 % dans 59 de ces circonscriptions.Marine Le Pen fonde des espoirs dans le Gard, où elle est arrivée en tête (25,51 %), et dans la quinzaine de départements où elle a atteint la deuxième place, tels le Vaucluse (27,03 %), le Pas-de-Calais (25,53 %) et l’Oise. L’Yonne (23,68 %), le Tarn-et-Garonne (22,10 %) et la Drôme (20,96 %) seront également à regarder de près. De surcroît, elle veut croire que la défaite de Nicolas Sarkozy va libérer l’aile droite de l’électorat UMP du réflexe du «vote utile», qui est resté vivace au premier tour de la présidentielle. Les résultats dans les villes du littoral méditerranéen le prouvent. Le FN, tout en retrouvant un niveau élevé, n’a pas renoué avec ses records historiques. À Nice, Marine Le Pen n’a obtenu «que» 23,02 %. Dix ans plus tôt, le 21 avril 2002, Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret avaient totalisé 29,14 % dans cette même ville. Une partie de l’électorat potentiel de Marine Le Pen est donc restée fidèle à Nicolas Sarkozy le 22 avril. L’UMP et le «Rassemblement bleu Marine» vont se disputer ces suffrages aux législatives. En outre, la défaite de Nicolas Sarkozy risque d’entraîner un affaiblissement de l’autorité de la direction de l’UMP sur ses élus. Et donc multiplier les candidats dissidents au sein de l’ex-majorité présidentielle. La présidente du FN espère provoquer un nombre significatif de duels de second tour entre son candidat et le candidat de gauche, là où l’UMP n’aurait pu se maintenir faute d’avoir obtenu un score équivalent à 12,5 % des inscrits. Dans cette hypothèse, elle soutient qu’elle pourrait bénéficier d’importants reports de voix de l’électorat UMP.

Marine Le Pen veut, enfin, contribuer à l’éclatement de l’ex-majorité présidentielle en contraignant son aile droite à s’allier. Elle a affirmé vendredi sur Europe 1 qu’«il y a, au sein de l’UMP, chez les élus de base et chez certains députés, une proximité avec les idées que nous défendons depuis des années qui est évidente». Mais elle a subordonné tout accord local avec un député sortant à sa démission de l’UMP. Les scénarios échafaudés par la présidente du FN demeurent cependant fragiles. Jusqu’ici, son parti a toujours obtenu, aux législatives, un score inférieur d’environ 5 points à celui atteint à la présidentielle un mois plus tôt. Marine Le Pen, candidate à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), où elle pourrait affronter Jean-Luc Mélenchon, espère accéder à l’Assemblée. Louis Aliot, vice-président du parti, sera en lice à Perpignan (Pyrénées-Orientales) et Bruno Gollnisch à Hyères (Var). Sa nièce, Marion Le Pen, âgée de 22 ans, se présente à Carpentras (Vaucluse).

Guéant juge la Cohabitation contraire à « l’esprit de la Ve République »

 

Publié le 12.05.2012, 12h08

Le ministre de l'Intérieur sortant Claude Guéant a jugé samedi que la Cohabitation était contraire à

Le ministre de l’Intérieur sortant Claude Guéant a jugé samedi que la Cohabitation était contraire à « l’esprit de la Ve République », tout en plaidant pour une victoire de la droite aux élections législatives en juin. | Georges Gobet

Le ministre de l’Intérieur sortant Claude Guéant a jugé samedi que la Cohabitation était contraire à « l’esprit de la Ve République », tout en plaidant pour une victoire de la droite aux électionslégislatives en juin.
« Par principe, je pense que ce n’est pas l’esprit de la Ve République qu’il y ait une Cohabitation », a répondu M. Guéant interrogé par Europe 1 sur un éventuel partage du pouvoir exécutif à l’issue des législatives des 10 et 17 juin, comme ce fut le cas en France entre 1986 et 1988 puis entre 1997 et 2002.

« L’esprit de la Ve République c’est qu’il y ait une puissance d’action publique et que par conséquent il y ait une cohérence au sein de l’exécutif », a insisté ce proche du président sortant Nicolas Sarkozy.
Pour autant, M. Guéant, candidat UMP aux législatives à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), a dit « plaider pour que nous gagnions les législatives ».
Il a qualifié les propositions du président élu François Hollande de « politique qui va dans le mur, qui va créer de la récession si elle est effectivement mise en oeuvre ».
« Il est de notre devoir, à nous responsables de droite, de faire en sorte d’amener une majorité de droite à l’Assemblée nationale pour conjurer les périls qui nous menacent », a ajouté le ministre sortant.

 

Six mois d’insultes entre Le Pen et Mélenchon

Par lefigaro.frPublié le 12/05/2012 à 13:10

Au premier tour de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a recueilli 11,98% des voix à Hénin-Beaumont, contre 35,48% pour Marine Le Pen.
Au premier tour de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a recueilli 11,98% des voix à Hénin-Beaumont, contre 35,48% pour Marine Le Pen. Crédits photo : PATRICK HERTZOG/AFP
  •  «Semi-démente» pour l’un, «idiot triplement utile» pour l’autre, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, qui s’affronteront aux législatives à Hénin-Beaumont, se rendent coup pour coup dans les médias.
Le duel annoncé entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen dans la circonscription de Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, promet des échanges houleux. Durant la campagne présidentielle, de multiples passes d’armes ont opposé le candidat du Front de gauche et celle du Front national. Voici quelques morceaux choisis:

• Le 18 janvier, à Metz, Jean-Luc Mélenchon ouvre le feu et qualifie la présidente-candidate du FN de «semi-démente, qui propose des solutions auxquelles personne ne peut croire».

Il donnait ce jour là un meeting sur ces terres lorraines frappées par la désindustrialisation pour commencer «l’opération de nettoyage par rapport à la prétendue présence du FN dans les milieux ouvriers et employés».

«Cette Mme Le Pen, qui n’a aucune espèce d’imagination, passe son temps à faire des emprunts forcés pour dire: je parle comme Mélenchon. Voyez mes ailes, je suis un oiseau. Et de temps à autres, je suis xénophobe, voyez mes pattes, je suis un rat. Cela nous fait une chauve-souris».

• Dès le lendemain, Marine Le Pen riposte: Mélenchon «perd ses nerfs, je comprends! C’est quand même pitié de voir quelqu’un qui se présente comme étant le défenseur des ouvriers n’attirer» que 2% de leurs intentions de vote, ironise-t-elle.

Tout en dénonçant «un vrai dérapage», la présidente du FN considère que «tout ça c’est du cinéma, c’est un grand comédien M. Mélenchon». «Devant les caméras, il éructe, il menace, il insulte. Mais en dehors des caméras, c’est un homme charmant, affable, presque un petit garçon».

• Le 31 janvier, Jean-Luc Mélenchon revient à la charge, raillant «la malheureuse» Marine Le Pen qui «va trébuchant d’une stupiditude à l’autre», après la participation de la candidate et présidente du FN à un bal, vendredi à Vienne, organisé par des corporations estudiantines autrichiennes proches de l’extrême droite..

«Elle est plutôt limitée, dans son humour comme dans son imagination», assène le candidat FG. Et «la moitié du temps, elle répète des formules qu’elle emprunte aux autres. […] Elle se mélange les papiers dans ses fiches, elle n’était pas au courant que le Front national était pour la retraite à 65 ans, elle ne connaît pas la différence entre la retraite à la carte et la retraite par capitalisation».

• Le 23 février, leur duel télévisé très attendu tourne à la succession de monologues dans un climat tendu. La présidente du FN, qui refusait ce débat à moins que Mélenchon ne s’excuse publiquement, accuse France 2 de l’avoir maintenu par pure «logique commerciale». Le Front de gauche ironisait encore la veille sur «Marine la pétoche». Sur le plateau, la leader frontiste lance à son contradicteur: «En m’insultant vous insultez des millions de Français et 40% des ouvriers qui s’apprêtent à voter pour moi». Jean-Luc Mélenchon l’interrompt à plusieurs reprises. «Semi-démente? Ca vous laisse une bonne moitié», dit-il.

» LIRE AUSSI: Le Pen-Mélenchon: le clash

 

Trois jours plus tard, Jean-Marie Le Pen traite Jean-Luc Mélenchon de «voyou» pour avoir pris «à partie une femme». Il défie ce «gros sénateur» à débattre et promet de lui «retirer son caleçon». «Je vais montrer ce qu’il est, le candidat des communistes qui ont du sang sur les mains jusqu’au coude», lance-t-il.

 

«Oui» les communistes ont du sang jusqu’aux coudes, celui «de l’envahisseur, des nazis et de tous ceux qui leur ont tapé dessus chaque fois qu’ils défendaient les libertés», répond Jean-Luc Mélenchon le 11 mars, dans l’émission de France 5, C Politique. Marine Le Pen, «ce chef pitoyable», est «restée muette pendant que je lui disais ses quatre vérités», se félicite-t-il.

 

• Le 7 avril, Marine Le Pen contre-attaque, voyant en Mélenchon un «idiot triplement utile».

Il est «d’abord l’idiot utile de François Hollande puisqu’il permet de se défouler au premier tour avant d’espérer voter au second tour pour le candidat socialiste. Mais il est aussi l’idiot utile de Nicolas Sarkozy puisqu’il affaiblit Hollande au premier tour permettant au candidat UMP d’espérer créer une dynamique pour le second tour».

«Il est enfin l’idiot utile de François Hollande et de Nicolas Sarkozy réunis puisqu’il trompe des électeurs qui croient s’attaquer au système en votant pour lui au lieu d’apporter leur suffrage à la seule candidate anti-système Marine Le Pen», ajoute-t-elle.

 

• Le 12 mai, Jean-Luc Mélenchon officialise sa candidature face à Marine Le Pen aux législatives. «Je forme le vœu que les citoyens veuillent majoritairement être représentés à l’Assemblée nationale par quelqu’un qui porte comme réponse à la crise le social et pas l’ethnique», dit-il. La patrone du FN réagit sèchement en qualifiant cette annonce «d’épiphénomène».

«Jean-Luc Mélenchon est «un pauvre sénateur SDF des législatives, c’est un SCF, un sans circonscription fixe. Il cherche la circonscription la plus gagnanble. C’est pas très glorieux de la part de M. Mélenchon de courir comme ça après les caméras. Les électeurs de la circonscription jugeront ce parachutage», avait-elle dit la veille.

Législatives: Mélenchon officialise sa candidature face à Le Pen

Le Figaro.fr avec AFP Mis à jour le 12/05/2012 à 12:27 | publié le 12/05/2012 à 12:12

Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) a officialisé aujourd’hui sa candidature face à Marine Le Pen (FN) aux législatives en déclarant sur France 3 Nord/Pas-de-Calais : « oui je propose ma candidature dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais ».

« Je forme le voeu que les citoyens veuillent majoritairement être représentés à l’Assemblée nationale par quelqu’un qui porte comme réponse à la crise le social et pas l’ethnique », a-t-il ajouté. « Je suis un citoyen et partout chez moi », a-t-il ajouté, alors qu’on l’interrogeait sur sa légitimité à se présenter dans cette circonscription.

« Je représente la République et l’idée qui est née ici dans ce bassin minier, du mouvement ouvrier qui a trouvé un nouveau prolongement dans le programme que je présente, ‘l’humain d’abord’. Voilà qu’elle est ma légitimité et c’est celle de tout Français qui est partout chez lui sur le territoire de la République », a-t-il poursuivi, se disant « sûr que ce langage sans concessions sera bien compris ici ».

Cette candidature, qui n’est pas une surprise, avait été confirmée plus tôt dans la matinée par le secrétaire national du Parti de Gauche sur RTL. Elle avait été votée vendredi soir par le PCF local. Jean-Luc Mélenchon, présent aujourd’hui à Hénin-Beaumont, devrait rencontrer des militants dans la journée. Il sera ce samedi soir l’invité du 20h dfe TF1.

La présidente du Front national, Marine Le Pen, doit elle officialiser sa candidature dans cette circonscription lundi.

Mélenchon – Le Pen : florilège des insultes et noms d’oiseaux

«Semi démente» contre «triple idiot». Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen n’ont cessé de s’affronter verbalement à coup d’insulte et de noms d’oiseaux pendant la campagne. En voici un florilège.

Publié le 12.05.2012, 12h01 | Mise à jour : 12h11

«Semi démente» contre «triple idiot». Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen n'ont cessé de s'affronter verbalement à coup d'insulte et de noms d'oiseaux pendant la campagne. En voici un florilège.

«Semi démente» contre «triple idiot». Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen n’ont cessé de s’affronter verbalement à coup d’insulte et de noms d’oiseaux pendant la campagne. En voici un florilège. | Joel Saget

Le duel annoncé entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen dans la circonscription de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) promet des échanges houleux après les passes d’armes qui ont opposé le candidat du Front de gauche et celle du Front national pendant la campagne de la présidentielle.

Voici quelques morceaux choisis :

– Le 18 janvier, à Metz, Jean-Luc Mélenchon ouvre le feu et qualifie la présidente-candidate du FN de «semi-démente, qui propose des solutions auxquelles personne ne peut croire».

Il donnait ce jour là un meeting sur ces terres lorraines frappées par la désindustrialisation pour commencer «l’opération de nettoyage par rapport à la prétendue présence du FN dans les milieux ouvriers et employés».

«Cette Mme Le Pen, qui n’a aucune espèce d’imagination, passe son temps à faire des emprunts forcés pour dire : je parle comme Mélenchon. Voyez mes ailes, je suis un oiseau. Et de temps à autres, je suis xénophobe, voyez mes pattes, je suis un rat. Cela nous fait une chauve-souris».

– Dès le lendemain, Marine Le Pen riposte : Mélenchon «perd ses nerfs, je comprends ! C’est quand même pitié de voir quelqu’un qui se présente comme étant le défenseur des ouvriers n’attirer» que 2% de leurs intentions de vote, ironise-t-elle.

Tout en dénonçant «un vrai dérapage», la présidente du FN considère que «tout ça c’est du cinéma, c’est un grand comédien M. Mélenchon».« »Devant les caméras, il éructe, il menace, il insulte. Mais en dehors des caméras, c’est un homme charmant, affable, presque un petit garçon».

– Le 31 janvier, Jean-Luc Mélenchon revient à la charge, raillant «la malheureuse» Marine Le Pen qui «va trébuchant d’un stupiditude à l’autre».

«Elle est plutôt limitée, dans son humour comme dans son imagination», assène le candidat FG. Et «la moitié du temps, elle répète des formules qu’elle emprunte aux autres. (…) Elle se mélange les papiers dans ses fiches».

– Le 23 février, leur duel télévisé très attendu tourne à la succession de monologues dans un climat tendu. La présidente du FN, qui refusait ce débat à moins que Jean-Luc Mélenchon ne s’excuse publiquement, accuse France 2 de l’avoir maintenu par pure logique commerciale. Le Front de gauche ironisait encore la veille sur «Marine la pétoche». Sur le plateau, la leader frontiste lance à son contradicteur : «En m’insultant vous insultez des millions de Français et 40% des ouvriers qui s’apprêtent à voter pour moi». Jean-Luc Mélenchon l’interrompt à plusieurs reprises. «Semi-démente ? Ca vous laisse une bonne moitié», dit-il.

Trois jours plus tard, Jean-Marie Le Pen traite Jean-Luc Mélenchon de «voyou» pour avoir pris «à partie une femme».

– Le 7 avril, Marine Le Pen contre-attaque, voyant en Mélenchon un «idiot triplement utile».

Il est «d’abord l’idiot utile de François Hollande puisqu’il permet de se défouler au premier tour avant d’espérer voter au second tour pour le candidat socialiste. Mais il est aussi l’idiot utile de Nicolas Sarkozy puisqu’il affaiblit Hollande au premier tour permettant au candidat UMP d’espérer créer une dynamique pour le second tour».

«Il est enfin l’idiot utile de François Hollande et de Nicolas Sarkozy réunis puisqu’il trompe des électeurs qui croient s’attaquer au système en votant pour lui au lieu d’apporter leur suffrage à la seule candidate anti-système Marine Le Pen».

 

LeParisien.fr

Législatives : le duel Mélenchon-Le Pen se précise

Lancé dans une « bataille homérique » contre Marine Le Pen, le leader du Front de gauche sera samedi à Hénin-Beaumont, où il devrait annoncer sa candidature.

Le leader du front de gauche pourrait affronter Marine Le Pen dans le Pas-de-Calais. (YAGHOBZADEH RAFAEL/SIPA)

Le leader du front de gauche pourrait affronter Marine Le Pen dans le Pas-de-Calais. (YAGHOBZADEH RAFAEL/SIPA)

Mélenchon est déterminé à retrouver son adversaire de prédilection. Le leader du Front de gauche sera samedi 12 mai à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), très certainement pour annoncer sa candidature aux législatives face à Marine Le Pen. Il devra en tout cas se prononcer officiellement sur le choix de sa circonscription.

Ce sera une « bataille homérique », a lancé ce vendredi sur France Inter l’ex-candidat à l’Elysée.

Avec une symbolique extrêmement puissante, puisque c’est le berceau du mouvement ouvrier français et que c’est en même temps l’endroit où Mme Le Pen, par bravade, a décidé d’aller s’installer » alors « [q’]elle habite le château de Montretout, elle n’est pas du tout du Pas-de-Calais ! »

« D’accord, elle fait un score fort », reconnnaît le député européen, « mais elle ne profite que d’une chose : l’état de délabrement de la gauche socialiste là-bas » puisque « la fédération est mise sur tutelle » avec un « paquet d’intrigues et de difficultés de toutes sortes sur lesquelles je me garderai bien de me prononcer ».

Pour Mélenchon, « les gens de gauche en ont un peu marre d’être pris en tenaille entre soit le Front national soit des socialistes qui se querellent entre eux et qui sont assez largement discrédités ».

Parmi ses possibles points de chute figurent également Paris, le Val-de-Marne, l’Hérault, Marseille. Mais Hénin-Beaumont semble désormais en pole position.

Barroso estime que la Grèce devrait quitter l’euro si elle n’arrive pas à respecter ses engagements

Publié le 11.05.2012, 18h50

La Grèce devrait quitter la zone euro si elle ne parvient pas à respecter ses engagements budgétaires pris en échange d'un plan de sauvetage approuvé par les 17 Etats membres de l'Union monétaire, a estimé le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

La Grèce devrait quitter la zone euro si elle ne parvient pas à respecter ses engagements budgétaires pris en échange d’un plan de sauvetage approuvé par les 17 Etats membres de l’Union monétaire, a estimé le président de la Commission européenne José Manuel Barroso. |Thierry Charlier

La Grèce devrait quitter la zone euro si elle ne parvient pas à respecter ses engagements budgétaires pris en échange d’un plan de sauvetage approuvé par les 17 Etats membres de l’Union monétaire, a estimé le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.
« Si les accords ne sont pas respectés, cela signifie que les conditions ne sont pas réunies pour continuer avec un pays qui ne respecte pas ses engagements », a déclaré M.

Barroso dans un entretien à la chaîne télévisée italienne SkyTG24 diffusé sur son site internet vendredi.
M. Barroso a souligné avoir « beaucoup de respect pour la démocratie grecque et le Parlement grec ». « Mais je dois aussi respecter les 16 autres Parlements nationaux de la zone euro qui ont approuvé le plan d’aide à la Grèce », a-t-il argué.
« Tout le monde doit respecter les accords », a-t-il indiqué, en soulignant que « c’est comme dans un club ». « Je ne veux pas parler d’un pays spécifique mais si un pays ne respecte pas les règles, mieux vaut qu’il parte », a-t-il ajouté.
Cinq jours après les élections législatives qui ont vu le triomphe des partis politiques d’extrême gauche et droite opposés aux cures d’austérité imposées au pays par l’Union européenne, la Grèce n’a toujours pas de gouvernement.
Les mesures d’économies sont la condition pour l’attribution à la Grèce d’un plan de 240 milliards d’euros de l’UE et du Fonds monétaire international pour éviter que le petit pays méditerranéen ne fasse défaut sur sa dette.
Vendredi, tout le pays était suspendu à une décision de la gauche radicale sur son éventuel soutien à une coalition gouvernementale menée par les socialistes tandis que l’Allemagne agitait ouvertement la menace d’une sortie de la Grèce de l’euro.

 

Marion Le Pen prête à « battre le terrain » à Carpentras et à « laver l’affront »

 – Publié le 11/05/2012 à 18:37

Marion Maréchal-Le Pen, candidate aux législatives dans la 3e circonscription du Vaucluse, a officiellement lancé vendredi sa campagne, revendiquant son « autonomie » sous le regard attentif de son grand-père Jean-Marie Le Pen, décidé à « laver l’affront » fait au FN à Carpentras.

Entourée d’une nuée de caméras et d’appareils photo, la blonde jeune fille de 22 ans a éclipsé les autres candidats du Front nationaldans le département, lors d’une conférence de presse organisée à Cavaillon sous l’égide du président d’honneur du parti.

« Je ne débute pas réellement en politique car j’ai déjà été candidate, aux municipales à Saint-Cloud et aux régionales en 2010 où j’étais deuxième de liste dans les Yvelines », s’est-elle justifiée d’emblée.

« Adhérente au Front national depuis mes 17 ans, militante de terrain depuis très longtemps (…), je dispose d’une certaine légitimité à être candidate. C’est vrai que la députation, c’est quelque chose de tout nouveau et c’est une énorme responsabilité, donc nous allons battre le terrain au maximum », a poursuivi Marion Le Pen.

Etudiante en droit à l’université Panthéon-Assas (Paris II), elle a déjà pris ses quartiers à Carpentras et commencé à arpenter les marchés où elle a reçu, dit-elle, « un accueil très favorable ». « Je suis étonnée de la lucidité des électeurs face à M. Hollande, un simple gouverneur de province à la botte de Bruxelles », a-t-elle relevé, un brin timide.

Sans « fantasmer » sur la fonction de députée, Marion Maréchal-Le Pen a estimé avoir « de grandes chances d’être élue au vu des circonstances actuelles qui nous donnent raison, en particulier dans le Vaucluse qui souffre peut-être encore plus que le reste de la France des maux que nous dénonçons depuis des dizaines d’années ».

Interrogée sur son « parachutage » sur des terres qu’elle ne connaît pas, la candidate a assuré être engagée dans « une démarche d’implantation à long terme » et compte s’installer sur place si elle est élue, tout en finissant en parallèle son master.

La petite-fille de Jean-Marie Le Pen a démenti s’engager en politique « par mimétisme ». « Je ne suis pas coachée par ma famille, je suis autonome, avec ma personnalité et mon point de vue (…) Je ne suis pas la marionnette de mon grand-père, contrairement à ce que peut dire Jean-Michel Ferrand (le député UMP sortant, NDLR) », a-t-elle insisté, « fière » de son nom mais refusant de parler d' »une dynastie Le Pen ».

Prenant ses distances, elle a d’ailleurs dit vouloir privilégier le débat d’idées « au jeu des réflexions personnelles », quand Jean-Marie Le Pen ironisait sur son adversaire ayant « l’âge de la retraite ».

Pour ses premiers pas aux législatives, le FN lui a offert une circonscription de choix dans un département sensible aux thèses frontistes, et où Marine Le Pen a réalisé son meilleur score national au 1er tour de la présidentielle (27,03%, juste derrière Nicolas Sarkozy). Et c’est dans la 3e circonscription, qui inclut une partie de Carpentras, que le FN a battu son record national le 22 avril, avec 31,5% des voix.

Surtout, Carpentras évoque pour le FN « une manipulation ignoble »: en mai 1990, Jean-Marie Le Pen et son parti avaient été montrés du doigt, après la profanation de 34 tombes et l’exhumation du corps d’un défunt dans le cimetière juif de Carpentras.

Pour le patriarche, « si Marion était élue députée à Carpentras, cela aurait une signification de renaissance particulièrement symbolique ».

« Je ne l’ai pas vécu personnellement, mais (…) j’en ai subi des conséquences personnelles car le nom de mon grand-père a été sali », a renchéri Marion Maréchal-Le Pen, qui verrait dans son élection « un petit clin d’oeil à l’histoire ».

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Le point de 18h : Trierweiler reste journaliste, Mélenchon le retour

Créé le 11-05-2012 à 18h16 – Mis à jour à 18h45 2 réactions

Vous avez manqué les faits marquants de l’actualité ? Séance de rattrapage.

Valérie Trierweiler, à Tulle, après l'élection de François Hollande, le 6 mai 2012. (PHILIPPE DESMAZES/AFP)

Valérie Trierweiler, à Tulle, après l’élection de François Hollande, le 6 mai 2012. (PHILIPPE DESMAZES/AFP)

– « Je n’ai pas de fortune personnelle, ce que je ne considère pas comme un handicap, au contraire. J’ai besoin de gagner ma vie, j’ai trois enfants à charge ». Valérie Trierweiler confie, dans une interview à « Elle« , qu’elle souhaite continuer à faire du journalisme, en réalisant des entretiens de personnalités étrangères. La première dame ajoute qu’elle ne fera « rien qui puisse gêner » son compagnon, le président élu, François Hollande.

« Je pourrais par exemple, mais ce n’est qu’à l’état de réflexion encore, réaliser des entretiens de personnalités étrangères, ce qui me permettrait de poser une distance saine. C’est une piste », déclare Valérie Trierweiler, actuellement employée à « Paris-Match » et Direct 8.

– L’ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, pourrait annoncer demain à Henin-Beaumont (Pas-de-Calais) sa candidature aux législatives face à Marine Le Pen. « Jean-Luc Mélenchon sera à Hénin-Beaumont samedi 12 mai 2012 ». L’ex-candidat à la présidentielle (11,1%) « rencontrera les militants du Front de gauche à partir de 15 heures », annonce le Front de gauche. Retrouvez tous les événements de la journée via notre direct politique.

– Le Front de Libération Nationale (FLN, parti présidentiel) a remporté les élections législatives en Algérie, avec 220 des 462 sièges; Les islamistes ont, eux, subi un revers en arrivant en troisième position avec 66 sièges, a annoncé le ministre de l’Intérieur Daho Ould Kablia.

A lire également sur le « Nouvel Observateur » :

– Sarkozy sera-t-il compatible avec le Conseil constitutionnel ? En enfilant la robe d’avocat, le président sortant pourrait rentrer en contradiction avec les règles juridiques et morales de l’institution.

 Sida : le Truvada, entre espoir et vigilance. Ce traitement préventif contre le VIH ne doit pas se substituer aux autres moyens de préventions, alerte le docteur Cédric Arvieux.

– Mariage gay : les Américains moins conservateurs que les Français. Alors que François Hollande fait le timide sur la question, Barack Obama, en pleine campagne, s’y déclare ouvertement favorable. A lire sur le Plus.

Législatives : Mélenchon n’exclut pas une « bataille homérique » face à Marine Le Pen

15h22
Par SudOuest.fr avec AFP

 

Jean-Luc Mélenchon pourrait se présenter à Hénin-Beaumont, un des bastions du FN, pour affronter Marine Le Pen

Jean-Luc Mélenchon pourrait se présenter face à Marine Le Pen aux législatives dans le Pas de Calais

Jean-Luc Mélenchon pourrait se présenter face à Marine Le Pen aux législatives dans le Pas de Calais (archives David Le Déodic)

Le duel Mélenchon-Le Pen ne s’est sans doute pas achevé le 22 avril, au soir du premier tour de l’élection présidentielle. Ces deux-là, qui n’ont pas de mots assez durs l’un pour l’autre, pourraient se retrouverface à face aux législatives.

Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), qui doit officiellement se décider samedi sur son choix aux législatives, n’a en effet pas exclu de se présenter contre elle à Hénin-Beaumont. Une perspective qui, si elle se confirme, promettrait, selon lui, une « bataille homérique » pour ce scrutin des 10 et 17 juin.

Parmi les possibles points de chute figurent également Paris, le Val-de-Marne, l’Hérault, Marseille, mais Hénin-Beaumont semble désormais en pole position. Une réunion des militants locaux doit se tenir vendredi en fin d’après-midi pour donner leur accord ou pas à son atterrissage dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais.

L’ex-candidat à l’Elysée (11,1%), interrogé sur France Inter vendredi a d’ailleurs affirmé : « ça va être une bataille homérique en quelque sorte avec une symbolique extrêmement puissante puisque c’est le berceau du mouvement ouvrier français et que c’est en même temps l’endroit où Mme Le Pen, par bravade, a décidé d’aller s’installer » alors qu' »elle habite le château de Montretout (Hauts-de-Seine), elle n’est pas du tout du Pas-de-Calais! ».

« D’accord, elle fait un score fort », a reconnu le député européen, « mais elle ne profite que d’une chose : l’état de délabrement de la gauche socialiste là-bas » puisque « la fédération est mise sur tutelle » avec un « paquet d’intrigues et de difficultés de toutes sortes sur lesquelles je me garderai bien de me prononcer ».

Pour M. Mélenchon, « les gens de gauche en ont un peu marre d’être pris en tenaille entre soit le Front national soit des socialistes qui se querellent entre eux et qui sont assez largement discrédités, il y a là un beau symbole ».

Marine Le Pen, la présidente du FN, interrogée vendredi sur la possible perspective de se voir défier par Jean-Luc Mélenchon à Hénin-Beaumont, y a vu un souci « pas très glorieux de courir après les caméras« , tout en affirmant qu’un éventuel « parachutage » ne la « dérange pas ».

Au 1er tour de la présidentielle, Marine Le Pen, qui été conseillère municipale d’Hénin-Beaumont de 2008 à 2011, est arrivée en tête dans cette circonscription avec 31,42% des voix, devant François Hollande (28,75%), Nicolas Sarkozy (15,79%) et Jean-Luc Mélenchon(14,85%).

En passant

Créé le 11-05-2012 à 09h13 – Mis à jour à 10h43

Le nouveau président de la République déclare ne détenir aucune valeur mobilière, ni aucun compte à l’étranger.

François Hollande possède un patrimoine de 1,17 million d'euros et déclare ne posséder ni collections ni voiture. (PHILIPPE BOUTIN/CONTRE JOUR/SIPA)

François Hollande possède un patrimoine de 1,17 million d’euros et déclare ne posséder ni collections ni voiture. (PHILIPPE BOUTIN/CONTRE JOUR/SIPA)

Le président élu François Hollande dispose de biens immobiliers d’une valeur de 1,17 million d’euros et ne possède aucune valeur boursière ni collection diverse, selon sa « déclaration » de patrimoine parue vendredi 11 mai au « Journal officiel ».

En même temps que la proclamation officielle des résultats de l’élection présidentielle, le « JO » publie comme la loi l’exige la « déclaration de situation patrimoniale » de François Hollande.

Les biens immobiliers d’une valeur actuelle de 1,17 million d’euro se répartissent entre une maison à Mougins (Alpes-Maritimes) pour 800.000 euros et deux appartements à Cannes (Alpes-Maritimes) de 230.000 et 140.000 euros.

Pas de collection d’art, de bijoux…

François Hollande déclare en outre posséder « divers meubles » d’une valeur de 15.000 euros.

Il fait état des sommes déposées à la date de la déclaration (15 mars 2012) sur trois comptes courants ainsi que d’un contrat d’assurance-vie.

François Hollande déclare ne détenir aucune valeur mobilière (actions cotées ou non, placements…) ni aucun compte à l’étranger. Il n’a en outre pas de collection d’objets d’art, de bijoux ou pierres précieuses et ne déclare pas de véhicule.

Durant la campagne, il avait promis en janvier que la transparence serait « totale » concernant son patrimoine et son état de santé.

Déclaration de situation patrimoniale de François Hollande

François Hollande possède un patrimoine de 1,17 million d’euros

Marine Le Pen conteste l’existence d’une « liste noire » de candidats UMP à battre

Le Point.fr – Publié le 09/05/2012 à 12:39 – Modifié le 09/05/2012 à 12:59

Bruno Gollnisch avait évoqué une telle « liste » lors d’une conférence de presse mardi dans le Var.

Bruno Gollnisch le soir du premier tour.Bruno Gollnisch le soir du premier tour. © Philippe Huynh-Minh / Maxppp

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a contesté mercredi l’existence d’une « liste noire » de candidats UMP « à faire battre à tout prix », disant « réprouver » cette expression confirmée la veille par le député européen FN, Bruno Gollnisch.

« Je déteste cette expression. Nous n’avons pas effectué de liste, et encore moins de liste noire de candidats UMP à faire battre à tout prix », a déclaré Marine Le Pen à l’AFP, ajoutant que Bruno Gollnisch lui-même, qu’elle avait « eu au téléphone », « (contestait) cette formulation ». Néanmoins, s' »il n’y a pas de liste noire », « les électeurs » frontistes « se souviendront probablement de manière spontanée des candidats UMP qui se seront exprimés de manière violente à notre égard, y compris en appelant à voter socialiste ».

Jouanno « honorée »

Mardi, lors d’une conférence de presse à Hyères (Var) où il est candidat aux législatives, Bruno Gollnisch avait confirmé l’existence d’une « liste noire de personnalités qui ont déclaré explicitement qu’elles préféraient un candidat socialo-communiste au Front national », en cas de duels FN-gauche dans les seconds tours. Bruno Gollnisch avait cité en premier « Nathalie Kosciusko-Morizet, qui va être servie », mais aussi Chantal Jouanno, Claude Guéant et Jean-François Copé.

Sur son compte twitter, mardi, Chantal Jouanno s’est dite « honorée d’être sur la liste noire du FN (…), surtout un 8 mai… » avant d’ironiser : « Quelqu’un pourrait-il dire au FN que je ne suis pas candidate aux législatives ? »

« Vous vous rendez compte ? Le mot liste, le mot noir, tout ce que cela peut signifier, incarner dans notre histoire », a également réagi le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, sur i<Télé. « Madame Le Pen a tout fait pour assurer la victoire du PS » et Nice a apporté le score « le « plus faible » à François Hollande. « Je dérange profondément » le Front national, a-t-il argumenté.

 

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Union européenne: il n’y aura pas de renégociation du pacte budgétaire estime Barroso

Publié le 09.05.2012, 11h54

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a estimé mercredi qu'il n'y aurait pas de renégociation du pacte de discipline budgétaire qui a été signé en mars par 25 pays de l'UE, contrairement au souhait du nouveau président français, François Hollande.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a estimé mercredi qu’il n’y aurait pas de renégociation du pacte de discipline budgétaire qui a été signé en mars par 25 pays de l’UE, contrairement au souhait du nouveau président français, François Hollande. |Thierry Charlier

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a estimé mercredi qu’il n’y aurait pas de renégociation du pacte de discipline budgétaire qui a été signé en mars par 25 pays de l’UE, contrairement au souhait du nouveau président français, François Hollande.
Interrogé lors d’un colloque au Parlement européen à Bruxelles pour savoir s’il y aurait renégociation du pacte budgétaire, M.

Barroso a simplement répondu « non », sans étayer sa réponse. Egalement présent, le président du Parlement européen, Martin Schulz, a apporté la même réponse à cette question.
Les deux responsables politiques se sont en revanche montrés ouverts à la mise en place d’un autre pacte économique européen qui ne soit pas uniquement consacré à la discipline budgétaire. Interrogé sur un tel scénario, ils ont répondu positivement. « Parlez-vous de nouveau traité ou de contrat politique ? Si vous me dites un contrat politique, je vous dis oui », a affirmé M. Barroso.
Il n’a pas donné de précision sur le format que pourrait prendre ce contrat et s’est contenté de dire qu’il ne serait pas financé par de nouvelles dettes ou par l’inflation, en réponse à une question lors de ce colloque sur l’avenir de l’Europe au Parlement européen.
Le socialiste François Hollande, qui a été élu dimanche président de la république française, souhaite « renégocier » ou « compléter » le pacte budgétaire par des mesures censées doper la croissance, mais se heurte au non catégorique de la chancelière allemande Angela Merkel sur ce point.
Mardi, un membre du directoire de la Banque centrale européenne, Jörg Asmussen, a également affirmé que la France devait appliquer le pacte « tel quel ».
M. Hollande et Mme Merkel doivent se rencontrer le 16 mai, au lendemain de la prise de fonction de du nouveau président français, et ce sujet sera au coeur d’âpres discussions avant un dîner informel des dirigeants européens le 23 mai, consacré à la croissance et à l’emploi.

EN DIRECT. Législatives : Bayrou aura bien un adversaire PS

Créé le 09-05-2012 à 07h36 – Mis à jour à 11h03 39 réactions

C’est ce qu’a annoncé Martine Aubry à l’issue du conseil politique au QG de François Hollande.

François Bayrou (Sipa)

François Bayrou (Sipa)

Mots-clés : UMPFNSarkozyHollandeMarine Le Penprésidentielle

Pour mettre à jour le direct cliquez ici

 

11h – Propos de la maire d’Aix sur Hollande : le MoDem veut des excuses

Le secrétaire départemental du Modem-13 souhaite que le maire UMP d’Aix-en-Provence, Maryse Joissains-Masini, présente des excuses publiques pour avoir contesté la « légitimité » de François Hollande et dénoncé un « danger pour la République ».

Se disant « blessé dans (sa) dignité de citoyen », Bernard Sauvadet ajoute qu’il a « honte que (sa) ville soit représentée par un personnage qui met la ‘République en danger’ avec un tel comportement et des propos aussi méprisables et irresponsables ».

 

10h50 – Un gouvernement uniquement PS serait « une erreur »

C’est l’avis de Cécile Duflot. La secrétaire nationale d’Europe Ecologie-les Verts a réaffirmé sur BFTMV la volonté d’EELV de faire partie du prochain gouvernement.

 

 

10h40 – Le PS confirme qu’il présentera un candidat face à Bayrou

C’est ce qu’a annoncé Martine Aubry à l’issue du conseil politique au QG de François Hollande, selon le journaliste du « Figaro » Nicolas Barotte.

Sortie du conseil politique: Aubry confirme que le ps présentera un candidat face à F 

 

10h30 – Bertrand opposé à une réinvestiture de Vanneste

« Il ne faut pas que Christian Vanneste soit réinvesti… Les choses étaient claires pour moi. Elles doivent être clarifiées de façon à ce qu’on ne parle plus de ce sujet », a dit le ministre du Travail, Xavier Bertrand, sur Canal +.

L’UMP avait retiré en février son investiture aux législatives à Christian Vanneste, accusé de propos homophobes. Mais l’UMP n’avait pas prononcé son exclusion.

 

10h20 – Dernier conseil politique de Hollande avant son entrée à l’Elysée

Le président élu a ouvert à son QG son dernier conseil politique de campagne avant son entrée l’Elysée, en présence de nombreux ténors socialistes, avec au programme, entre autres, la question des élections législatives.


10h15 – Le caractère accessible de Hollande inquiète son service de sécurité 

Le nouveau président apprécie les bains de foule et ne refuse jamais une photo, ce qui inquiète ses gardes du corps, apprend-on sur BFM TV. Son escorte devrait néanmoins être renforcée après son investiture.

 

10h – Dernier Conseil des ministres : les sortants disent leur émotion…

En route pour le dernier conseil des ministres. Un mélange de fierté et déception pour ce que je n ai pas eu le temps de faire.

 

… et les journalistes se bousculent

9h55 – Les retraites, un des premiers dossiers du gouvernement 

C’est ce qu’a affirmé le secrétaire général de Force Ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly. « François Hollande a pris l’engagement pendant la campagne qu’il rétablirait le droit à partir à 60 ans pour ceux qui ont la durée de cotisation » suffisante, a-t-il rappelé sur France 2.

 

9h40 – Hollande n’a pas encore choisi son Premier ministre

C’est ce qu’a estimé le député socialiste Michel Sapin, proche du président élu.

« Il n’a pas encore choisi, mais c’est mon sentiment », a déclaré Michel Sapin sur Radio Classique/Public Sénat. La passation de pouvoir entre Nicolas Sarkozy et François Hollande aura lieu le 15 mai. Le président élu doit annoncer alors le nom de son Premier ministre.

 

9h30 – L’UMP investit Nihous face à Bayrou

Le président de Chasse pêche nature et traditions (CPNT) sera le représentant du parti de Jean-François Copé aux législatives dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, révèle le « Figaro ». Lors du bureau politique de l’UMP qui s’est tenu lundi, l’ancien ministre Jacques Toubon s’était proposé pour aller affronter François Bayrou.


9h20 – Moscovici : Hollande « va occuper la fonction à fond »

« François Hollande est admirablement préparé. Il connaît les dossiers nationaux, il connaît les dossiers internationaux. Les choses se passent du mieux possible », a affirmé sur Europe 1 le responsable de la transition présidentielle. Il a par ailleurs loué Nicolas Sarkozy, qui a choisi de « faire une sortie digne », et s’est félicité des « conditions apaisées » prévalant dans cette transition, soulignant le contraste avec la situation de 1981.

 

 

9h15 – « Voter extrême-droite, c’est voter à gauche »

C’est l’équation énoncée sur France Info par Bernard Accoyer. Le président de l’Assemblée nationale a affirmé qu' »il n’y aura pas d’accords politiques, pas d’accords électoraux, la ligne de l’UMP est très claire ».

 

 

9h10 – Evry fière de Manuel Valls, son maire Premier ministrable

9h – Juppé veut dire « un grand merci » à Sarkozy

Le ministre des Affaires étrangères a loué sur Europe 1 les « grandes réformes » accomplies par le président battu. Le chef de la diplomatie française a par ailleurs jugé la situation en Grèce « extrêmement préoccupante » après la percée aux législatives des extrêmes opposés à la rigueur imposée par l’UE et le FMI, posant la question d’un maintien dans la zone euro.

 

8h45 – Guéant : une victoire UMP aux législatives « dans l’intérêt de la France » 

C’est ce que le ministre de l’Intérieur a affirmé sur RTL.

 

 

8h30 –  Les prédictions de Christian Estrosi

Le député-maire de Nice veut encore y croire.

8h20 – Morano veut un autographe de Sarkozy 

La ministre de l’Apprentissage a affirmé sur France Info qu’à l’issue de son ultime conseil des ministres, elle ferait signer le carton indiquant son nom sur la table du conseil par l’ex-président.

 

 

8h10 – Avalanche de livres politiques ce mercredi

Dimanche à l’imprimerie, mercredi en librairie: une dizaine d’ouvrages tentent de battre le fer électoral tant qu’il est chaud. A lire sur Bibliobs.

 

8h – Une élue UMP conteste la légitimité « physique » de Hollande

La vidéo de la maire d’Aix-en-Provence, Maryse Joissains-Masini expliquant que le nouveau président est « un danger pour la République » fait le miel des réseaux sociaux.

 

 

7h40 – La candidate PS investie face Bayrou entend le rester

« Je suis et je reste la candidate investie par le Parti socialiste », a affirmé Nathalie  Chabanne, candidate socialiste aux législatives dans la deuxième circonscription des Pyrénées-Atlantiques. Marisol Touraine avait proposé mardi de ne pas présenter de candidat PS face à François Bayrou.

Pierre Moscovici, s’y est déclaré « favorable », « à titre personnel ». Ségolène Royal a pour sa part estimé qu’un geste du PS à l’égard de François Bayrou ne serait pas « infondé » mais que les procédures de consultation interne devaient être respectées.

Jean-François Copé a annoncé lundi que l’UMP présenterait un candidat dans la circonscription, contrairement aux scrutins précédents.

 

7h15 – Dernier Conseil des ministres pour Sarkozy

Les membres du gouvernement Fillon prendront place autour de la table du salon Murat à 10h au palais de l’Elysée pour une ultime séance de conseil des ministres.

L’ordre du jour prévoit d’abord la présentation de projets de lois, qu’il reviendra à la future Assemblée nationale de voter, sur « la partie législative du code de la sécurité intérieure » ou le contrat unique d’insertion à Mayotte, ainsi qu’un décret sur « la sécurité publique » qui, on s’en doute, devraient être vite expédiés.

Ensuite, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant remuera le couteau dans la plaie en présentant une communication, de rigueur en de telles circonstances, sur « les résultats de l’élection présidentielle », même si ceux-ci ne seront officiellement proclamés que jeudi par le Conseil constitutionnel.

 

6h30 – 8 mai : la presse salue une « parenthèse républicaine »

Le « duo présidentiel » qu’ont formé mardi lors des cérémonies du 8 Mai le président élu François Hollande et le vaincu Nicolas Sarkozy offre une « parenthèse républicaine » avant la reprise de combats « sans merci » pour les législatives de juin, estiment les éditorialistes.

Dans le « Figaro« , Paul-Henri du Limbert parle de « la paix des braves sous l’Arc de triomphe », une image « forte » qui « frappe la conscience nationale ». « Nicolas Sarkozy a réussi sa sortie, François Hollande son entrée », assure l’éditorialiste du quotidien conservateur.

« On n’ira pas jusqu’à rejoindre le choeur des mauvaises langues selon lesquelles Nicolas Sarkozy est enfin devenu président le jour où il ne l’était plus, mais force est de reconnaître qu’il réussit mieux sa sortie que son entrée en fonctions il y a cinq ans », ajoute Bruno Dive (« Sud-Ouest« ).

Le président sortant « avait besoin de la présence de son successeur à ses côtés » pour « atténuer » son « image de diviseur », selon Michel Lepinay (« Paris-Normandie« ). « Evidemment, on ne peut défaire en un jour… cinq ans de passion virulente, de propos à l’emporte-pièce, de stigmatisations, de coups de gueule et de coups de force », poursuit-il.

La « sérénité retrouvée » de Nicolas Sarkozy « a valeur d’autocritique » mais elle arrive « trop tard », déplore Patrick Fluckiger dans « L’Alsace ».

 

6h – François Hollande et la chasse aux déficits

Panne de croissance et de créations d’emplois, commerce extérieur et comptes publics en berne… François Hollande va devoir remettre l’économie française sur les rails. Par Thierry Philippon.

Des larmes… des larmes… des larmes

Créé le 09-05-2012 à 09h45 – Mis à jour à 10h53

Tristan Berteloot

Par 
Journaliste

Au menu du réveil politique : la tristesse des militants UMP après la défaite de Nicolas Sarkozy.

  

Séquence émotion

Jour de trêve politique, hier, lors de la commémoration du 8-mai. À l’invitation de Nicolas Sarkozy, le président élu et le président sortant ont déposé ensemble une gerbe et rallumé la flamme sur la tombe du Soldat Inconnu, avant d’écouter, côte à côte, la Marseillaise, puis le Chant des partisans entonné par le chœur de l’armée française. Une belle image d’unité nationale.

Les militants UMP étaient là, pour certains sur la consigne du patron du parti Jean-François Copé, amassés derrière les barrières de sécurité pour saluer une dernière fois « leur » président de la République. « Nicolas, t’es le meilleur », entend-on.

Et puis il y a les larmes. Interrogés par les journalistes de BFMTV, beaucoup ne cachent pas leur tristesse. Une supportrice de Nicolas Sarkozy fond en pleurs, avant de se faire applaudir par les badauds.

Une image qui en rappelle une autre : celle d’une jeune militante effondrée à l’annonce du résultat final le soir du second tour de la présidentielle 2012, que les sympathisants de gauche s’échangent depuis sans retenue pour mieux fêter la victoire de François Hollande (attention, propos choquants) :

 

Il n’en fallait pas moins pour que les internautes détournent la « séquence émotion » à l’envie. Sur le site « pleuretupisserasmoins« , une capture d’écran montrant la jeune fille en pleurs, les initiales de Nicolas Sarkozy marquées au feutre sur les joues, ses amies tentant en vain de la consoler, est commentée en boucle façon « mème », ces détournements répétitifs qui fourmillent sur la toile.

Des larmes, il y en a aussi sur le site « Sarko je te pleure« , où sont répertoriées depuis dimanche les pires réactions anti-Hollande, la plupart commentant la présence de drapeaux étrangers le soir de l’élection place de la Bastille, quand on ne mêle pas directement racisme, et homophobie ou qu’on ironise sur l’avenir de la France, souvent comparé à l’Espagne ou la Grèce.

La Grèce, ce pays dans un tel chaos politique qu’un parti néo-nazi vient d’entrer au Parlement…

Tristan Berteloot

Par 
Journaliste

Sarkozyste, Depardieu ?

Créé le 03-05-2012 à 18h00 – Mis à jour le 09-05-2012 à 10h32 Réagir

Après s’être entiché de Mitterrand, Chirac, Castro et Poutine, l’acteur est apparu au meeting de Sarkozy à Villepinte. Une histoire d’amitié, et de services rendus.

Gérard Depardieu au meeting de Sarkozy à Villepinte, le 11 mars 2012 (ALFRED/SIPA)

Gérard Depardieu au meeting de Sarkozy à Villepinte, le 11 mars 2012 (ALFRED/SIPA)

Dimanche 15 avril, 16 heures, le peuple sarkozyste grelotte à la Concorde et Gérard Depardieu rentre de déjeuner. Une épaule d’agneau bien arrosée chez des amis, en compagnie d’un ancien ministre socialiste. « Comme on s’est régalés ! », marmonne-t-il en recevant « le Nouvel Observateur », une bouteille de San Pellegrino à la main. Sa chemise hawaïenne le découvre jusqu’au nombril, mais il a encore chaud. Le souffle est court, la peau sanguine, l’œil morose. Vieux matamore embourbé dans son corps. Dans son hôtel particulier de la rue du Cherche-Midi, Depardieu peine à trouver sa place.

Il va et vient dans l’immense hall de métal et de verre, entre un drapeau cubain, un banc de Brancusi, une statue implorante de Germaine Richier, des livres d’art échoués sur le sol… Les notes de la célèbre chanson de Barbara, gravées sur une portée incrustée au plafond, demandent au fils perdu : « Dis, quand reviendras-tu ? »

Des « Valseuses » à Villepinte

Tout cela, c’est son œuvre, son mausolée, disent ses proches, qui s’inquiètent de le voir sans cesse amasser, collectionner, imaginer ici des jardins intérieurs, une salle de sport, une piscine antique, des suites magnifiques pour des hôtes qui ne viendront jamais, parce que de toute façon Gérard n’est jamais là. Toujours parti : en Ukraine au bras de l’ancien président Iouchtchenko, en Italie, en Russie où, au lendemain de ce 15 avril, il va déclamer en public un poème de Lermontov. Parti dans ses vignes, sous les tropiques, à Quiberon pour une énième cure d’amaigrissement sans espoir… Pourvu que le cœur batte encore.

Ses intimes se font du souci, les Français aussi. Qu’est devenu leur fol ami, leur monument, leur idole ? Des « Valseuses » à Villepinte, il a bien changé le Gégé… Le 11 mars, il fallait fermer les yeux pour se rappeler que cet ostrogoth de 63 ans hissé sur le podium de l’UMP avait été le voyou génial de Bertrand Blier. Se pincer en écoutant cette déclaration ridicule que Cyrano, l’amoureux des mots, n’aurait jamais osée : « Je n’entends que du mal de cet homme qui ne fait que bien. »

Carla Bruni : « Nicolas et Gérard se fascinent mutuellement »

Carla Bruni, qui avait sollicité Depardieu, parmi d’autres artistes, n’en est pas revenue. « J’ai vraiment de la gratitude car on ne lui avait rien demandé. Il est monté sur scène comme ça, de son propre chef. C’est tout Gérard, l’imprévisibilité, la délicatesse du géant », dit celle qui le connaît depuis vingt ans, du temps où, dans les allées du Cap-Nègre, l’acteur faisait la cour à son amie mannequin Karine Sylla. Depardieu a envoûté les parents de Carla avant de conquérir son mari au fil de joyeux dîners à l’Elysée, en compagnie de ses complices de toujours, l’actrice Fanny Ardant et le directeur de l’Opéra de Montpellier, Jean-Paul Scarpitta. « Nicolas et Gérard ont des correspondances, cette énergie, cette mémoire, ce goût de bousculer les convenances, songe la première dame. Ils se fascinent mutuellement. »

Depardieu sait qu’il aurait mieux fait de se passer de cette escale à Villepinte. Il aurait pu, comme Elie Wiesel ou Françoise Hardy, prétexter une grippe, se contenter d’un mot de soutien. Mais la perspective d’aller un dimanche défier sur scène les « bien-pensants » l’amusait un peu. Sans doute aurait-il dû éviter de claironner aussitôt dans l’un de ses restaurants, la Fontaine Gaillon : « Il est vraiment bien, ce Sarko. Et puis il m’a tellement rendu de services », devant un client attablé… avec une journaliste du « Monde ». Quand le vin coule à flots, Gégé le timide se livre un peu trop. La confidence s’est retrouvée illico dans « le Canard enchaîné ». Et une fois de plus Depardieu a foutu la pagaille.

« Mon image, je m’en tape ! »

Cela rend fébrile son attaché de presse, qui demande expressément de « ne pas parler politique » et de « se déconnecter des élections ». L’acteur, lui, est beaucoup plus détendu : « Mon image, je m’en tape ! Elle est laide, elle a un gros nez, elle pue. La politique aussi, je m’en fous. Si je soutiens Sarkozy, c’est simplement par amitié pour l’homme qu’il est. » A-t-il voté d’ailleurs le 6 mai, lui qui jusqu’ici ne l’avait jamais fait ? « Sarko, c’est une anecdote », répète Depardieu. Une scène dans sa vie d’acteur. Un coup de cœur comme il en eut tant d’autres parmi les puissants.

Avant Sarkozy, il adora Mitterrand. Depardieu l’avait libéré un soir d’un ascenseur bloqué chez Jack Lang. « Je vous aime beaucoup », lança l’acteur au futur président. Gégé le charma comme il les charme tous, cinéastes, starlettes, hommes de lettres, d’Etat et d’affaires, depuis un demi-siècle. Avec sa gueule de marlou, son sourire peur-de-rien, sa soif de tout bouffer, la vie, les convenances, les femmes, les cochonnailles et les vers de Musset… Avec ses blagues grasses et son histoire de petit « Pétarou » (son surnom, enfant, en raison de ses flatulences incessantes), fils de « la Lilette », qui n’avait pas voulu de lui mais accepta qu’il l’aide à accoucher des petits frères, et de Dédé, le taulier qui ne l’ouvrait jamais.

Gégé de Châteauroux, sauvé par la tendresse des putes et la beauté des mots. Jean-Laurent Cochet, le professeur d’art dramatique qui le forma, se souvient encore de lui à 17 ans : « Gérard avait fait peur à la secrétaire du théâtre, avec son allure d’homme des bois. Il ânonnait des textes qu’il ne comprenait pas, mais il avait une soif d’apprendre inouïe, un instinct phénoménal et une grande gentillesse. Nous étions tous séduits. »

Petits traitements de faveur

Depardieu conquit ainsi les plus grands, Duras, Sagan, Truffaut, Barbara, Carmet, qui fut comme son second père… Comme eux, Mitterrand eut droit à des poulets fermiers, des grands crus, des embrassades, de vibrantes tirades de « Bérénice » et de « Caligula »… « J’ai senti le coup de foudre immédiat entre ces deux Terriens qui aimaient la vie », se rappelle Jack Lang. Naturellement, le comédien accepta de soutenir Tonton pour un second septennat en s’offrant, le 23 décembre 1987 dans « Libération », une page titrée « Mitterrand ou jamais » où il confessait : « Ca y est, je vais voter pour la première fois. » Ce qu’il ne fit pas.

Naturellement, il eut droit à des petits traitements de faveur pour étaler le paiement de ses impôts, qui depuis toujours le rendent fou. Pour monter son spectacle à l’Olympia avec Barbara. Ou plus tard pour obtenir un aménagement de la peine de son fils Guillaume, incarcéré pour trafic de stupéfiants.

Le père avait même cru pouvoir le faire libérer en menaçant de déchirer son passeport lors d’un vol en Concorde avec le président. Mitterrand, comme tous, lui pardonna ses foucades. « C’est un seigneur, un empereur, un sphinx », dira de lui le comédien. Depardieu fut de l’ultime voyage à Jarnac, solennel devant la dépouille présidentielle, avant de traiter le curé de radin parce qu’il buvait tout le vin.

Gégé pleura Mitterrand, puis s’enflamma pour Chirac. Il souffla avec lui ses 60 bougies, le fit picoler, rire, l’accompagna en Roumanie. « Lui, je l’aime beaucoup, déclara-t-il au « Figaro » au printemps 2001. Le tandem qu’il formait à l’Elysée avec Dominique de Villepin a fait des merveilles. » Ce qui ne l’empêcha pas, l’année d’après, de donner 10.000 euros au PC ou de soutenir un élu vert. D’aimer « Fidel » (et ses puits de pétrole), Bouteflika (et les vignes que celui-ci lui concéda un temps près de Tlemcen, grâce à son copain millionnaire Rafik Khalifa, condamné aujourd’hui à la prison à vie), puis le Slovaque Vladimir Meciar (et ses petits billets : 45.000 euros reçus pour soutenir sa candidature à la présidence, avant de réaliser qu’il était « un vrai fasciste »).

« Je fais du flouze »

« Pardon, pardon », s’excusera Gérard, comme il le fait toujours auprès de ceux qu’il aime lorsqu’il commet une grossièreté ou un navet. A l’ancien maire d’Aniane, dans l’Hérault, qu’il avait rencontré pour acquérir des vignobles et qui lui demanda un jour pourquoi il se noyait dans les films stupides (il tournait alors quatre longs-métrages en même temps, dont le désespérant « RRRrrrr ! ! ! ») et les amitiés douteuses, Depardieu répondit simplement : « Je fais du flouze. »

Le « flouze », c’est plus fort que lui. Les psys, qu’il a consommés comme le reste avec voracité – à raison, certaines années, d’une séance quotidienne -, diraient sans doute qu’il en a trop manqué petit. « Gérard a toujours fait du business, rappelle Michel Pilorgé, l’ami de Châteauroux devenu lui aussi comédien. A 14 ans, il dealait de l’essence, des jeans et des clopes sur la base américaine. Aujourd’hui, finalement, c’est un peu la même chose ; il est simplement devenu plus professionnel. »

Initié aux affaires à la fin des années 1980 par l’ex-roi du poulet Gérard Bourgoin, Depardieu s’est inspiré de ses riches amis, Michel Reybier, le prince du saucisson (Cochonou, Justin Bridou) reconverti dans l’hôtellerie de luxe, celui du vêtement, Roger Zannier, et Bernard Magrez, son puissant associé dans la production de vin. « Je n’avais pas grand-chose à lui apprendre, s’amuse le patron bordelais. Gérard a un bon sens paysan. On ne lui en raconte pas. » « Contrairement à ce qu’on pourrait penser, il n’agit pas en dilettante, confirme le financier Jean-François Hénin, avec qui l’acteur fut associé dans des placements pétroliers, aujourd’hui revendus. Il est planifié, blindé, très organisé. Capable de vous détailler précisément l’état de son patrimoine et celui de ses droits cinématographiques en Chine. »

Dans les années 2000, l’acteur a racheté des vignobles, des restaurants, une concession de motos Yamaha à Roissy et, plus récemment, des commerces dans sa rue du Cherche-Midi… La peur panique de l’ennui nourrit sans cesse de nouveaux projets. L’entreprise Depardieu, qui compte aujourd’hui 80 personnes, repose sur une équipe de fidèles, le chauffeur-secrétaire-nounou – dit Nounours -, le banquier retraité de la Société générale Gabriel Méhar, l’avocat fiscaliste Michel Gryner. Sans oublier son agent Bertrand de Labbey. Chaque jour, invariablement, le patron d’Artmédia reçoit un appel de Gégé et demande : « Où es-tu ? »

« Fatigué de vivre mais effrayé de mourir »

Il est à Chicago, venu participer à un opéra aux côtés de son ami Riccardo Muti ; à Phnom Penh pour embrasser Jean, 6 ans, son dernier enfant ; à Pékin pour une conférence sur Balzac, en Toscane en quête d’un vignoble, à Abu Dhabi ou au Kazakhstan pour de mystérieuses opérations… Bertrand de Labbey ne pose jamais de questions : « Gérard voyage sans bagages, c’est un être qui vit dans plusieurs mondes dont lui seul a la clé, un poète généreux et torturé, dupe de rien mais curieux de tout. Il est en mouvement permanent, sans doute pour échapper un peu à lui-même et à l’absence de son fils. Il lui arrive de dire qu’il est fatigué de vivre mais effrayé de mourir. »

Ces derniers temps, Depardieu bourlingue souvent en ex-URSS. Il vient y vendre ses vins, ses films, des publicités pour de la sauce tomate, pour des cuisines, des taxis ou des banques…  » Là-bas, Gérard est très demandé, c’est une star. Dans les bazars de Géorgie ou les marchés d’Ouzbékistan, les enfants, quand ils le voient, crient : « Obélix ! » Leurs parents, eux, lui parlent des « Valseuses » ou de « la Chèvre » « , raconte son intermédiaire local Arnaud Frilley, un jeune producteur russophone qui fut en classe avec Guillaume Depardieu. « Avec Gérard, nous avons deux films en préparation, au Kazakhstan et en Azerbaïdjan. Nous voudrions aussi tourner « les Frères Karamazov »…

Ensemble, ils ont déjà monté « Raspoutine », sans convaincre les producteurs français. « A un mois du tournage, rien n’était clair, le budget n’était pas bouclé. Le problème avec Gérard, c’est que dès qu’il y a de l’eau trouble et de l’argent pas net, il y va, regrette l’un d’entre eux. On a tous senti que la Russie, c’était un plan foireux. » L’artiste a alors appelé Nicolas Sarkozy. Cette fois, il ne lui a pas parlé du scanner qu’il s’est promis d’obtenir pour sa clinique favorite. Il s’est plaint du « manque de couilles » des producteurs de l’Hexagone. Le président a aussitôt passé un coup de fil au PDG de France Télévisions ; cela n’a pas suffi.

Son plus grand fan : Vladimir Poutine

Alors Depardieu a sollicité un autre ami, un de ses plus grands fans, qu’il fréquente depuis une dizaine d’années, de festivals officiels en soirées privées : Vladimir Poutine. La télévision d’Etat russe a prestement mis la main à la poche pour compléter une modeste participation tricolore, et, le jour de Noël sur France 3, les Français ont pu voir Depardieu dans la peau du ténébreux guérisseur. Deux millions et demi de téléspectateurs seulement l’ont suivi, alors qu’autrefois, pour « le Comte de MonteCristo », ils étaient plus de 12 millions…

« Je ne suis plus bankable, comme on dit « , bredouille le comédien. Son cachet pour le prochain « Astérix » s’élève tout de même à plus de 1,5 million d’euros, sans compter l’intéressement qu’il prend toujours sur le nombre d’entrées. C’est beaucoup. Surtout si, comme souvent ces dernières années, Gégé débarque ivre mort sur les tournages, colle des antisèches sur ses partenaires, les assaisonne de blagues grivoises avant de les planter au beau milieu d’une scène pour disparaître à moto. « Je ne distille plus comme avant », s’excuse-t-il souvent. Gustave Kervern et Benoît Delépine connaissaient les risques en allant proposer leur beau film, « Mammuth », au maestro : « On lui a dit qu’on avait un tout petit budget. Il a accepté de tourner pour le minimum syndical. Sur le tournage, il était sobre, pro, superattentif aux autres. »

Odieux ou délicieux

Il est comme ça, Depardieu, odieux ou délicieux. Il peut s’empiffrer puis s’affamer durant des semaines au fromage blanc 0% sans boire une goutte d’alcool. S’encanailler avec des oligarques russes et se réfugier pour lire saint Augustin, seul au clair de lune. L’homme qui pisse aux pieds des hôtesses de l’air et traite BHL de « sous-merde » fut l’intime du grand latiniste André Mandouze avant de devenir, récemment, celui de Jean Daniel, fasciné lui aussi par ce « monstre séduisant, capable de vous parler de Mallarmé en dévorant une côte de veau ». L’acteur est régulièrement pris de fringales amicales, qui souvent cessent aussi brusquement qu’elles sont nées.

Avec Jean-Pierre Tarot, l’histoire dura près de quinze ans. C’est Carole Bouquet qui lui présenta l’anesthésiste auquel François Mitterrand, quelques mois avant sa mort, avait confié sa douleur. Tarot devint, pour Depardieu, bien plus qu’un médecin. Il l’aida à affronter un quintuple pontage coronarien, un énième accident de la route, habita chez lui rue du Cherche-Midi, l’emmena en 2010 en Polynésie jusqu’aux îles Tuamotu, sur un yacht spécialement affrété par Olivier de Kersauson.

Obélix, Victor Hugo, DSK…

Là, dans ces paradis du bout du monde jadis prisés par un autre géant dévasté nommé Brando, Gérard se reposa. Ses trois téléphones ne captaient pas. Et l’ordonnance était simple : poisson cru à tous les repas, siestes, baignades, parties de cartes. « Dix jours de lumière, se souvient Kersauson. Le génie de ce mec est hors norme. Il nous racontait la mer au temps de Christophe Colomb, il passait des heures dans l’eau au cul de mon pêcheur… »

Tarot croyait pouvoir convertir l’acteur à une vie plus saine. En vain. L’ogre se lassa de son ami médecin et dévore aujourd’hui l’existence de plus belle. Au programme pour les mois prochains, entre deux escapades italiennes avec Clémentine, sa ravissante compagne de 35 ans : le nouvel Obélix (« Au service de sa majesté »), un rôle de vieux flic aux côtés de JoeyStarr, une adaptation de « l’Homme qui rit » de Victor Hugo, quelques longs-métrages kazakhs… et un « DSK », sous la direction d’Abel Ferrara. A condition, encore, que le projet trouve preneur. Pour l’instant, aucun producteur français n’est partant. Et Gérard Depardieu risque de ne même plus pouvoir compter sur son ami président.

 

Article publié dans « le Nouvel Observateur » du 3 mai 2012.


Moscovici souligne la « sortie digne » de Nicolas Sarkozy

Publié le 09.05.2012, 08h41

Pierre Moscovici a estimé mercredi que Nicolas Sarkozy avait choisi de

Pierre Moscovici a estimé mercredi que Nicolas Sarkozy avait choisi de « faire une sortie digne » et s’est félicité des « conditions apaisées » prévalant dans cette transition, soulignant un contraste à cet égard avec la situation de 1981. | Lionel Bonaventure

Pierre Moscovici a estimé mercredi que Nicolas Sarkozy avait choisi de « faire une sortie digne » et s’est félicité des « conditions apaisées » prévalant dans cette transition, soulignant un contraste à cet égard avec la situation de 1981.
Nicolas Sarkozy « a fait une campagne dure, mais il a choisi de faire une sortie digne. Qui va s’en plaindre? », a déclaré sur Europe 1 le responsable de la transition présidentielle dans l’équipe deFrançois Hollande.

« C’est une alternance qui se passe dans des conditions apaisées. On ne va pas s’en plaindre par rapport à 1981 », a-t-il ajouté, en saluant la « dignité des équipes sortantes, la loyauté de l’appareil d’Etat » dans cette transition.
« La gauche a exercé le pouvoir pendant quinze ans. Nous sommes nous-mêmes très bien préparés », a poursuivi M. Moscovici.
« En 1981, il y avait une sorte de soupçon d’illégitimité sur la gauche qui n’avait jamais exercé le pouvoir. Ca n’est plus le cas aujourd’hui. Et par la volonté conjointe des deux équipes, les choses se passent dans le meilleur climat possible », a-t-il poursuivi. « François Hollande est admirablement préparé. Il connaît les dossiers nationaux, il connaît les dossiers internationaux. Les choses se passent du mieux possible », a affirmé M. Moscovici.
Interrogé d’autre part sur l’avenir de M. Sarkozy, il s’est dit persuadé qu' »on le reverra dans la politique d’une façon ou d’une autre, qu’on entendra parler de lui ».
« C’est un homme qui est dans la force de l’âge, qui a du talent… Ce n’est pas totalement anormal qu’un ancien président puisse s’exprimer dans le champ politique », a-t-il souligné.

 

Le FN en embuscade pour les législatives

Le parti de Marine Le Pen, qui rêve de revenir à l’Assemblée nationale, espère pouvoir se maintenir au second tour dans une centaine de circonscriptions.

Olivier Beaumont | Publié le 09.05.2012, 09h34

«Le vrai changement, c’est Marine », ironise un cadre de l’ex-candidate FN à l’Elysée, en détournant le slogan de François Hollande. A moins d’un mois des élections législatives, le parti de Marine Le Pen — qui fera campagne sous l’appellation Rassemblement bleu marine — entend transformer l’essai après son bon score à la présidentielle et la défaite de Nicolas Sarkozy.

 Objectif : se maintenir dans un maximum de circonscriptions au second tour, poursuivre l’entreprise de déstabilisation au sein de l’UMP grâce à un nombre record de triangulaires possibles  et, surtout, faire entrer des députés frontistes à l’Assemblée, ce qui ne lui est plus arrivé depuis 1989. « Si on gagne ne serait-ce qu’un siège, ce sera déjà une victoire pour nous », assure son porte-parole, Florian Philippot.

Si le Front national réalisait un score similaire à celui du 22 avril (17,9% des suffrages exprimés), il serait en effet en mesure de recueillir au moins 12,5% des inscrits dans 353 circonscriptions. Pari réalisable? Selon notre enquête BVA publiée lundi, il recueillerait 17% d’intentions de vote en juin prochain.

4,3 % au scrutin de 2007

Mais tous les candidats ne s’appellent pas Marine Le Pen. Et on vote souvent moins aux législatives qu’à la présidentielle, ce qui rend plus compliquée la possibilité d’atteindre le cap des 12,5% des inscrits, seuil nécessaire pour se maintenir au second tour. « On peut néanmoins espérer se maintenir dans une bonne centaine de circonscriptions, au moins. Et pourquoi pas 150? » espère-t-on au parti. En 2007, une seule candidate était parvenue à se maintenir : Marine Le Pen à Hénin-Beaumont. « On revient de loin », admet à son tour Bruno Bilde, professionnel de la carte électorale au FN. En 2007, le Front national avait recueilli 4,3% aux législatives. Dix ans plus tôt, il s’était qualifié dans 133 circonscriptions, provoquant 76 triangulaires.

Parmi les territoires où les « candidats marinistes » — comme elle les appelle — auront le plus de chances de faire un bon score le 10 juin, pour le premier tour : le Nord-Est et le Sud-Est. Notamment en Alsace, en Lorraine, en Champagne-Ardenne, en Franche-Comté, en Picardie, dans le Nord-Pas-de-Calais, mais aussi en Paca ou dans le Languedoc-Roussillon.

 

Le Parisien

Marine Le Pen: « Je ne suis pas d’extrême-droite »

 

[jeudi 03 mai 2012 – 09:00]

 Marine Le Pen était l’invitée du « European-American Press Club », le 2 mai, à quelques jours du deuxième tour de la présidentielle. M. Le Pen a sans surprise confirmé son intention de voter blanc mais refuse de « porter le chapeau d’une défaite potentielle de Nicolas Sarkozy. J’ai dit clairement que je considérais que l’un valait l’autre par leur volonté de renforcer le fédéralisme européen et leur refus d’arrêter l’immigration. Leur politique sera la même ».

 

La présidente du Front national estime aujourd’hui que le seul espace de liberté est incarné par le Parlement. « Il n’y a plus d’élection présidentielle. A partir du moment où ils ont voté le Traité de Lisbonne contre l’avis des Français, ils ont transféré la souveraineté nationale à Bruxelles. Il s’agit aujourd’hui d’élire des fonctionnaires, des employés de banque, de la BCE plus qu’un président de la République (…).Evoquant son souhait d’un système où la proportionnelle serait intégrale, Marine Le Pen, qui a lancé sa campagne législative sous le nom de « Rassemblement bleu marine », a poursuivi: « je vois une Assemblée nationale où enfin le peuple sera revenu dans sa maison et qui pourra empêcher la déliquescence économique, sociale, identitaire de notre pays ».

 

Exclue du second tour de la présidentielle, la présidente du Front nationale estime cependant que « la victoire est inéluctable. Je crois que nous allons arriver au pouvoir. Je pense que nos idées seront bientôt majoritaires. Elles avancent dans des proportions spectaculaires. Les Français s’aperçoivent que nos idées étaient justes ».

 

La normalisation du parti reste visiblement la priorité de Marine Le Pen. « Je ne suis pas d’extrême-droite, je suis la représentante d’un parti national et patriote. Je dénie et refuse ce terme d’extrême-droite volontairement péjoratif qui a été utilisé par des organes de presse pour nous mettre dans des sacs avec des gens infréquentables, a-t-elle déclaré. Marine le Pen n’exclut d’ailleurs pas de changer le nom du parti: « si le Rassemblement bleu marine est un succès, nous nous poserons la question de le perpétuer ».

Maryse Joissains-Masini conteste la légitimité de François Hollande

Créé le 09-05-2012 à 05h37 – Mis à jour à 06h49 Réagir

Dans un entretien à l’AFP, le maire d’Aix-en-Provence ajoute que le nouveau président est « un danger pour la République ».

Maryse Joissains-Masini conteste la légitimité de François Hollande TSCHAEN/SIPA

Maryse Joissains-Masini conteste la légitimité de François Hollande TSCHAEN/SIPA

Le maire (UMP) d’Aix-en-Provence, Maryse Joissains-Masini, a contesté « la légitimité » de François Hollande et dénoncé « un danger pour la République » dans des propos tenus dimanche à des médias locaux et qu’elle a maintenus mardi 8 mai à l’AFP.

Dans un entretien vidéo mis en ligne par Aix City Local News, elle a réagi dimanche à l’élection de François Hollande en ces termes: « Même si M. Hollande est proclamé président de la République, je ne pense pas qu’il soit légitime parce qu’il y arrive après un combat anti-démocratique comme on ne l’a jamais vu dans ce pays (…) Par voie de conséquence, je ne me sens pas liée par ce président de la République que j’estime illégitime ».

Et d’ajouter: « C’est un danger pour la République ». « Parce que cet homme n’a jamais fait la démonstration qu’il ait réussi quelque chose dans sa vie. Je crois que c’est quelqu’un d’intelligent et d’un certain niveau (…) mais on ne s’intitule pas président de la République du jour au lendemain ».

J’espère que la jeunesse ne va pas pâtir dans les années à venir de la bande de rigolos qui va s’emparer des commandes, dit-elle encore. « Je ne souhaite pas que mon pays se casse la figure, mais quelque part je pense que Nicolas Sarkozy pourrait servir de recours, et peut-être dans pas si longtemps ».

Interrogée mardi, l’élue a maintenu « sur le fond ces propos, même s’ils sont peut-être un peu violents ». « Ils ont été tenus dans un désarroi total et sur le coup de la colère que j’ai réfrénée durant toute la campagne que j’estime avoir été diffamatoire envers Nicolas Sarkozy », a-t-elle ajouté avant d’accuser les médias d’avoir « lynché » le président sortant.

Maryse Joissains-Masini s’en est également prise au physique du nouveau chef de l’Etat, accusé de manquer de « prestance ».

En tous les cas, physiquement, il ne donnera pas l’image d’un président de la République », disait-elle devant la caméra dimanche. « J’aurais aimé d’un président qu’il ait plus de prestance et pas qu’il agite ses petits bras comme il le fait dans tous ses meetings parce que ça me paraît extrêmement ridicule ».

Mardi, Maryse Joissains a assumé ses commentaires, relevant qu' »on s’était gaussé » aussi de l’allure de Nicolas Sarkozy. Et elle a ajouté qu’en évoquant les « petits bras » de François Hollande, elle s’est « fait plaisir ».

Contactée par l’AFP, la fédération UMP des Bouches-du-Rhône n’a pas souhaité réagir.

Son secrétaire départemental, le député Renaud Muselier, a estimé que « ces propos n’engageaient que Maryse Joissains ». « Nous avons un président de la République, élu démocratiquement. Il n’y a rien à redire, c’est notre président – même si ce n’est pas mon ami » politique, a-t-il dit à l’AFP.

 

« Sud Ouest ». Pour vous, les conditions sont optimales pour obtenir l’explosion de l’UMP que vous recherchiez ?

Journal de Louis Aliot

“L’appel à la base du Front National”

Sud-Ouest du 8 mai 2012


Louis Aliot. Les ténors de l’UMP ne prennent pas le chemin d’un dialogue ou ne serait-ce que d’une discussion puisque MM. Copé et consorts viennent de se prononcer contre toute forme d’alliance, quelle qu’elle soit.

Cela correspond à ce que nous souhaitions, c’est-à-dire un appel à la base et non pas des arrangements d’appareils tels qu’on peut les voir entre le PS et M. Mélenchon.

Pourtant, à l’UMP, certains comme Jean-Paul Garraud, député Droite populaire, appellent à un rapprochement avec le FN ?

Qu’il y ait au sein de l’UMP des gens qui partagent cette façon de voir les choses, c’est certain, mais la Droite populaire ne représente que 40 députés, qui pèsent très peu face à l’état-major de ce parti.

Les caciques de l’UMP, comme les Kosciusko-Morizet, les Fillon, les Juppé, les Baroin, sont sur une ligne très hostile au FN et nous n’allons pas perdre du temps à discuter de positions qui ne sont pas partagées.

Alain Juppé, qui vous est très opposé, ne sera pas candidat à Bordeaux. Cela vous ouvre-t-il la voie ?

Il a pris acte de sa défaite. Le Front national étant de retour, il sait très bien qu’il fait partie des personnalités absolument incompatibles avec un projet patriotique et national. Il a donc été prudent en appliquant la maxime « Il vaut mieux prévenir que guérir ! ».

Il pèsera donc moins à l’UMP pour faire appliquer la ligne anti-Front national ?

On verra bien ! Nous essayons d’agir sur ce que nous pouvons influencer, le reste ne nous appartient pas !

Mais il est évident que si Alain Juppé avait été candidat, il aurait fait partie de notre liste noire des personnalités les plus hostiles, qui ne peuvent pas attendre la moindre mansuétude.

Selon Jean-Luc Mélenchon, des « triangulaires » risqueraient d’éliminer la gauche du second tour dans 350 circonscriptions ?

Je ne sais pas d’où il sort ces chiffres, mais il est évident que la poussée du Front national, notamment dans la ruralité et dans nos régions, est une nouveauté qui doit inquiéter la gauche.

À partir du moment où elle a exercé des responsabilités et où la droite n’a jamais tenu ses engagements, les électeurs les sanctionnent en se tournant vers une force d’avenir.

Avec une telle stratégie, comptez-vous obtenir l’élection de députés ?

Les sondages nous donnent aujourd’hui 18 % aux élections législatives. Cependant, le scrutin majoritaire à deux tours n’est pas favorable à une formation comme la nôtre.

On sait très bien aujourd’hui que la droite appellera à voter socialiste pour faire barrage au FN. Mais nous ne désespérons pas de voir un certain nombre d’électeurs, qui refusent ce schéma, se porter davantage sur notre candidat que sur le socialiste. Alors, il y aurait des surprises. Nous espérons toujours voir se dresser un certain nombre de barrières vis-à-vis de l’hégémonie de la gauche, notamment au Parlement.

Le Pen écrit à son tour à Hollande et Sarkozy

Par LEXPRESS.fr, publié le 26/04/2012 à 14:47

Le Pen écrit à son tour à Hollande et Sarkozy« Je considère qu’il est de mon devoir de défendre l’honneur de mes électeurs, et de demander qu’on cesse de les mépriser », écrit Marine Le Pen dans sa lettre ouverte à François Hollande et à Nicolas Sarkozy.

REUTERS

Marine Le Pen accuse dans une lettre ouverte ce jeudi les deux finalistes, Nicolas Sarkozy et François Hollande, de « mépriser » ses électeurs, ce qui rend leur « quête » des voix du Front national « particulièrement illégitime »

Après François Bayrou mercredi, c’est au tour de Marine Le Pen de rédiger une lettre à deux finalistes de l’élection présidentielle.

« Je considère qu’il est de mon devoir de défendre l’honneur de mes électeurs, et de demander qu’on cesse de les mépriser. J’estime que votre attitude jusqu’ici rend votre quête de ces voix particulièrement illégitime », écrit Marine Le Pen dans cette lettre ouverte.

Selon la présidente du FN, « il est inadmissible de dire que mes électeurs (6,4 millions) ne voulaient pas me porter à l’Elysée. Le vote en ma faveur n’est pas un ‘cri’, un vote ‘de crise’, ‘de souffrance’ ou de ‘désespérance’ comme j’ai pu l’entendre. Il est encore moins un vote ‘d’extrême droite’ ou ‘xénophobe' ».

Le Pen demande le respect de ses électeurs

« Le vote en ma faveur a été un vote réfléchi, construit, un vote d’espérance, de soutien, en somme un véritable vote d’adhésion au nouveau chemin que je propose à la France, aux propositions qui sont les miennes », ajoute-t-elle au contraire. Elle cite: « protectionnisme intelligent, réindustrialisation, liberté monétaire, reconstruction des services publics, arrêt de l’immigration, priorité nationale, défense de la laïcité ».

« Or, vous niez la sincérité du vote de mes électeurs et leur capacité à réfléchir, à se faire une idée personnelle et étayée de l’avenir de leur pays », accuse la dirigeante frontiste.

« Messieurs les candidats, il vous reste quelques jours de campagne, et je vous demande, au nom de la démocratie et de la grandeur du peuple français, de faire preuve de respect », conclut Marine Le Pen.

La présidente du FN, qui ne devrait pas donner de consigne de vote en faveur de l’un ou l’autre des deux finalistes, officialisera sa position lors de son discours du 1er mai, ce mardi.

Sa lettre ouverte intervient juste au moment où le président-candidat Nicolas Sarkozy a repris une de ses propositions en matière de sécurité, en se disant favorable à « une présomption de légitime défense » pour les policiers.

Avec

Valérie Rosso-Debord accuse à tort Najat Vallaud-Belkacem d’appartenir à une instance marocaine

– Publié le 28/04/2012 à 09:25

Une responsable UMP, Valérie Rosso-Debord, a accusé vendredi Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de François Hollande, d'appartenir au "Conseil de la communauté marocaine de l'étranger" (CCME), ce qui n'est plus le cas, a précisé à l'AFP l'intéressée, une information confirmée à la lecture du site internet du CCME.Une responsable UMP, Valérie Rosso-Debord, a accusé vendredi Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de François Hollande, d’appartenir au « Conseil de la communauté marocaine de l’étranger » (CCME), ce qui n’est plus le cas, a précisé à l’AFP l’intéressée, une information confirmée à la lecture du site internet du CCME.

Une responsable UMP, Valérie Rosso-Debord, a accusé vendredi Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de François Hollande, d’appartenir au « Conseil de la communauté marocaine de l’étranger » (CCME), ce qui n’est plus le cas, a précisé à l’AFP l’intéressée, une information confirmée à la lecture du site internet du CCME.

Dans un communiqué publié dans la soirée de vendredi, la déléguée générale adjointe de l’UMP a dénoncé l’appartenance de Mme Vallaud-Belkacem à une instance qui « a pour but de renforcer +l’identité marocaine+ des Marocains de l’étranger, d’émettre des avis sur leur +éducation religieuse+ (en l’occurrence musulmane) ».

« Même si le Maroc est un pays ami, cela est un peu ennuyeux qu’une élue républicaine appartienne à ce Conseil (…) En effet, Mme Vallaud-Belkacem est prompte à s’indigner quand l’UMP parle d’identité nationale mais elle est prête à défendre l’identité marocaine », affirme la députée de Meurthe-et-Moselle, qui « souhaite interroger » le candidat PS à la présidentielle « sur sa porte-parole, qui est également élue de Lyon et candidate aux élections législatives ».

Contactée par l’AFP, Mme Vallaud-Belkacem a indiqué que si elle avait bien été membre de cette instance, ce n’était plus le cas.

« J’en ai fait partie de décembre 2007 à décembre 2011: un engagement volontaire et bénévole au service de l’intérêt général et du dialogue entre les cultures, un parmi tant d’autres. Pourquoi le découvrir maintenant à 7 jours d’une élection présidentielle ? », s’interroge-t-elle.

En déclarant que « les membres de ce conseil peuvent recevoir des indemnités », Mme Rosso-Debord avait laissé entendre que la porte-parole du candidat PS avait pu être rémunérée.

« Puisque les militants d’extrême-droite et maintenant l’UMP de Nicolas Sarkozy ont décidé d’en faire leur obsession à mon égard », a précisé Mme Vallaud-Belkacem, « il s’agit d’une institution très transparente qui ne vaut pas autant de mystères et qui rassemble des Marocains qui vivent à l’étranger pour qu’ils apportent leur expérience, leur regard extérieur sur leur pays d’origine ».

Dans ce « contexte électoral », « ce n’est pas moi qui suis visée, attaquée, soupçonnée -même le Front national avait laissé à ses militants répudiés et sympathisants anonymes la vilaine tâche de répandre sur Internet cette accusation de double allégeance, cette calomnie d’un autre siècle » mais « c’est une certaine idée de la France qui est visée ».

« Le droit à la double nationalité est un droit magnifique, ancré profondément dans l’histoire de notre pays », a-t-elle ajouté.

Le CCME, créé par le roi du Maroc Mohammed VI en 2007, comprend 35 membres, Marocains installés à l’étranger, partout dans le monde, ou personnalités ayant la double nationalité.

Selon le site internet du CCME, c’est le cas notamment de Mohammed Moussaoui, de Paris, ingénieur et président du Congrès mondial des citoyens d’origine marocaine (et non du Conseil français du culte musulman, présidé par un Mohammed Moussaoui homonyme), de Raphy Marciano, directeur du Centre communautaire juif de Paris et proche du grand rabbin de France Gilles Bernheim, et de Daniel Amar, directeur général du Congrès juif canadien, section Québec.

Des accusations d’un financement libyen à Sarkozy en 2007 resurgissent avant le second tour

AFPPar AFP | AFP – il y a 3 heures

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  • A une semaine du second tour de l'élection présidentielle, Mediapart a publié samedi un document attribué à un ex-dignitaire libyen affirmant que Tripoli avait accepté de financer pour "50 millions d'euros" la précédente campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.Afficher la photoA une semaine du second tour de l’élection présidentielle, Mediapart a publié samedi un document attribué à un ex-dignitaire libyen affirmant que Tripoli avait accepté de financer pour « 50 millions d’euros » la précédente campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.
  • Le 12 mars, M. Sarkozy avait rejeté un éventuel financement de sa campagne de 2007 par la Libye. "S'il l'avait financée (la campagne), je n'aurais pas été très reconnaissant", avait-il ironisé, en allusion à l'intervention armée de la France dans le cadre d'une opération de l'Otan qui a fait chuter le régime de Kadhafi (mars-octobre 2011).Afficher la photoLe 12 mars, M. Sarkozy avait rejeté un éventuel financement de sa campagne de 2007 par la Libye. « S’il l’avait financée (la campagne), je n’aurais pas été très reconnaissant », avait-il ironisé, en allusion à l’intervention armée de la France dans le cadre d’une opération de l’Otan qui a fait chuter le régime de Kadhafi (mars-octobre 2011).

A une semaine du second tour de l’élection présidentielle, Mediapart a publié samedi un document attribué à un ex-dignitaire libyen affirmant que Tripoli avait accepté de financer pour « 50 millions d’euros » la précédente campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

Ce document en arabe, portant la signature de Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignements extérieurs de la Libye, aujourd’hui en exil, fait état d’un « accord de principe » pour « appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles, M. Nicolas Sarkozy, pour un montant d’une valeur de cinquante millions d’euros ». La note ne précise pas si un tel financement a effectivement eu lieu.

Le 12 mars, M. Sarkozy avait qualifié de « grotesque » un éventuel financement de sa campagne de 2007 par Mouammar Kadhafi.

Bernard Cazeneuve, un des porte-parole de François Hollande, a demandé samedi à M. Sarkozy de « s’expliquer devant les Français » face « à des éléments aussi graves, étayés par des documents nouveaux émanant de l’entourage du dictateur libyen lui-même »

Mediapart explique avoir obtenu cette note de la part « d’anciens hauts responsables du pays, aujourd’hui dans la clandestinité », qui l’ont communiquée « ces tout derniers jours ».

Homme de confiance du colonel Kadhafi, Moussa Koussa, ancien chef des services de renseignements libyens de 1994 à 2009, puis ministre des Affaires étrangères, a fait défection au régime de Tripoli avant de se rendre à Londres, puis au Qatar.

Dans la note, rédigée en arabe et traduite par Mediapart, il précise que cet accord est consécutif au « procès-verbal de la réunion tenue le 6/10/2006, à laquelle ont participé de notre côté le directeur des services de renseignements libyens (Abdallah Senoussi, ndlr) et le président du Fonds Libyen des investissements africains (Bachir Saleh, ndlr), et du côté français M. Brice Hortefeux et M. Ziad Takieddine ».

L’avocate de Ziad Takieddine, Me Samia Maktouf, a déclaré à l’AFP que son client « ne pouvait pas être présent à cette réunion vu le caractère secret des réunions internes aux autorités libyennes. En revanche, il pense que le document est crédible ». M. Takieddine a également dit à l’AFP qu’il reconnaissait la signature de M. Koussa.

L’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine est l’un des hommes clefs du volet financier du dossier Karachi sur un éventuel financement illicite de la campagne d’Edouard Balladur en 1995 via des rétrocommissions sur des contrats d’armement. Le 24 avril, il a été mis en examen une troisième fois dans cette affaire.

Interrogé vendredi par Mediapart, l’ex-ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a déclaré n’avoir « jamais rencontré Moussa Koussa et Bachir Saleh », ancien homme clef du régime libyen et destinataire de la note qui lui a été adressée le 10 décembre 2006, selon Mediapart.

Le Canard Enchainé avait affirmé début avril que Bachir Saleh, recherché par Interpol, a obtenu un titre de séjour « au nom du regroupement familial » en France. Il était responsable du Libyan African Portfolio (LAP), « le puissant fonds souverain libyen crédité de plus de 40 milliards de dollars », selon Mediapart.

Le 12 mars, M. Sarkozy avait rejeté un éventuel financement de sa campagne de 2007 par la Libye. « S’il l’avait financée (la campagne), je n’aurais pas été très reconnaissant », avait-il ironisé, en allusion à l’intervention armée de la France dans le cadre d’une opération de l’Otan qui a fait chuter le régime de Kadhafi (mars-octobre 2011).

Mediapart avait publié ce jour-là une autre note laissant penser que Tripoli aurait financé à hauteur de 50 millions d’euros la campagne de 2007 de M. Sarkozy.

Cette note indiquait que la question d’un financement de la campagne de 2007 a fait l’objet d' »entretiens préalables entre ZT et Saïf al islam », en référence, selon Mediapart, à Ziad Takieddine et au fils de Mouammar Kadhafi.

Cette note faisait notamment référence à une visite en Libye de « NS+BH 06.10.2005 », ce qui correspondrait, selon le site, à une visite en Libye en octobre 2005 de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, et de Brice Hortefeux, pour régler les modalités de financement de la campagne de M. Sarkozy (« MODALITES FIN CAMPAGNE NS REGLEES »).

En mars 2011, Saïf al Islam avait affirmé sur Euronews que la Libye avait financé la campagne de M. Sarkozy pour la présidentielle de 2007.

En passant

Publié le 27.04.2012, 10h50

Marine Le Pen a accusé vendredi Nicolas Sarkozy de faire « les poches » du programme FN par électoralisme et « pure récupération » et a appelé à faire entrer « massivement » des députés du « rassemblement bleu marine » aux législatives pour empêcher un plan d’austérité. | Boris Horvat

Marine Le Pen a accusé vendredi Nicolas Sarkozy de faire « les poches » du programme FN par électoralisme et « pure récupération » et a appelé à faire entrer « massivement » des députés du « rassemblement bleu marine » aux législatives pour empêcher un plan d’austérité.
« Le candidat-président est en train d’essayer de faire les poches, pour des raisons électoralistes, de mon programme. Je crains que cela soit de la pure récupération », a lancé Mme Le Pen sur France Info.

Marine Le Pen s’est insurgée contre le fait que Nicolas Sarkozy ait déclaré jeudi soir que l’UMP se déciderait « au cas par cas » dans l’éventualité de duels entre le Parti socialiste et le Front national au second tour des élections législatives, ajoutant tout de suite qu’il choisirait « le vote blanc ou l’abstention ».
« Cela veut dire quoi? Cela veut dire qu’ils (à l’UMP) veulent nos voix mais manifestement, ils ne veulent pas … les gueules des électeurs marinistes », a-t-elle dit. « Au cas par cas, ils voteront pour les socialistes, s’ils trouvent que les députés socialistes ont des qualités ou alors blanc ou abstention », a-t-elle ajouté.
« Socialiste ou blanc et nul. En aucun cas, il (Nicolas Sarkozy) n’accepterait qu’il y ait de députés marinistes. Etonnant tout de même pour quelqu’un qui ne cesse tous les jours de venir piocher dans un projet qu’il a pourtant combattu de manière virulente », a encore déclaré Marine Le Pen.
« Ses promesses (à Nicolas Sarkozy) se colorent en bleu marine en toutes circonstances depuis un certain nombre de jours », a-t-elle ironisé.
Pour elle, « le seul moyen demain d’empêcher un plan d’austérité pour la France, c’est de faire entrer massivement des députés nationaux à l’Assemblée nationale, c’est-à-dire les députés du rassemblement bleu marine ».
Elle a pris pour exemple les Pays-Bas en affirmant que le PVV de Geert Wilders (extrême droite), « un parti dit populiste, avec lequel nous avons un certain nombre de points communs, a empêché la mise en place d’un plan d’austérité ».
Les députés néerlandais ont pourtant approuvé jeudi un budget de rigueur réclamé par Bruxelles, après un accord entre cinq partis, mais sans le PVV. Le parti de Geert Wilders avait claqué la porte des négociations samedi, provoquant la démission du gouvernement.

Marine Le Pen accuse Sarkozy de faire « les poches » du programme FN par électoralisme

Tesson : « Marine Le Pen ne fera rien pour favoriser Sarkozy »

Le Point.fr – Publié le 23/04/2012 à 07:52 – Modifié le 23/04/2012 à 08:23

Pour Philippe Tesson, ce premier tour reflète l’approfondissement de la fracture qui divise depuis plusieurs années la France.

François Hollande, Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy.François Hollande, Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy. © AFP

Parmi les nombreuses conclusions que l’on peut tirer du scrutin de dimanche, il en est une qui nous semble essentielle : il y a plus de distance entre Sarkozy et Marine Le Pen, et entre Hollande et Mélenchon, qu’entre Hollande et Sarkozy. La carte politique que dessine ce premier tour révèle l’approfondissement de la fracture qui depuis plusieurs années divise la France. Ce clivage risque d’être déterminant dans l’avenir, il traverse à la fois la gauche et la droite, et par là même il pourrait être à terme le catalyseur de cette fameuse recomposition de chacune de ces deux familles politiques, problème qu’on évoque depuis longtemps et qui tarde à trouver sa solution. On veut parler du divorce que provoquent dans l’opinion les modalités d’application du principe européen, voire ce principe lui-même, et, par là même, la relation à la nation et tout ce qui en découle, en matière d’immigration, de protectionnisme économique et social, etc.

Hier, par son vote, plus d’un tiers du corps électoral français a mis en cause directement l’Europe en donnant ses voix à Marine Le Pen, à Jean-Luc Mélenchon et à Nicolas Dupont-Aignan. À quoi il convient d’ajouter la proportion d’électeurs des candidats de l’UMP et du PSréservés à l’égard de la politique suivie en matière européenne par les gouvernements antérieurs de gauche ou de droite, qui avaient manifesté dans le passé leur franche opposition en votant « non » au référendum de 2005. Les motivations des uns et des autres ne sont pas identiques : elles sont principalement ici d’ordre idéologique, là d’ordre économique ou social, elles ne puisent pas aux mêmes sources historiques, elles répondent ou non à une intention et à un objectif démocratiques. Mais elles se rejoignent dans un même rejet de l’ordre européen existant.

Conditions d’une crise politique

Ce phénomène n’est pas nouveau. Ce qui est nouveau, c’est qu’il est sorti hier des urnes un rapport de force capable de favoriser les conditions d’une crise politique. S’agissant de la gauche, François Hollande, s’il est élu, risque de devoir gouverner en s’appuyant sur une majorité divisée sur ce problème essentiel. Or, à l’entendre, Mélenchon n’est pas disposé au compromis. Une chose est d’éliminer Sarkozy, une autre de s’entendre ensuite sur l’Europe, noeud gordien de l’avenir français.

Le problème est infiniment plus complexe s’agissant de la droite. Le score important de Marine Le Pen, à quelques points de Nicolas Sarkozy, sera pour celui-ci, s’il est élu, une pesanteur qui limitera sa marge de manoeuvre. S’il est battu, c’est l’équilibre de la droite qui se trouvera menacé. Exploitant à la fois cette déconfiture, les tentations souverainistes d’une partie de la droite, la crise que traverse l’Europe et les difficultés que connaît aujourd’hui la France, la présidente du Front national ne manquera pas de poursuivre son avantage en renforçant son offensive contre les libéraux. Elle a clairement déclaré hier soir son ambition qui est d’infiltrer la droite et de la réduire pour construire une « nouvelle droite » autour du principe national. Reconstituer la patrie. Son vocabulaire empruntait moins à celui de son père qu’à celui de De Gaulle, ce qui n’est pas le moindre paradoxe. On peut douter qu’elle y parvienne. Il n’en est pas moins vrai qu’elle mettra tout en oeuvre pour poursuivre son but, brouillant les pistes et semant le trouble dans une opinion aujourd’hui désorientée.

Ce qui est en tout cas assuré, c’est qu’elle ne fera rien pour favoriser Sarkozy dans les deux semaines qui viennent. Les reports indispensables des voix de ses électeurs sur lui ne dépendront pas d’elle, mais de chacun d’entre eux. C’est à Sarkozy seul de jouer, par un discours qui devra prendre en compte celui qu’elle tient, mais qui ne devra en aucun cas surenchérir sur lui.

Chantal Jouanno : « La droitisation, un mirage douloureux »

Le Point.fr – Publié le 23/04/2012 à 20:17 – Modifié le 23/04/2012 à 20:33

INTERVIEW. Au lendemain du premier tour, la sénatrice UMP de Paris appelle la droite « à rester elle-même », critiquant ainsi la stratégie de droitisation suivie par Sarkozy.

"Les solutions radicales proposées par le FN ne sont pas les bonnes réponses", insiste Chantal Jouanno, sénatrice UMP de Paris. « Les solutions radicales proposées par le FN ne sont pas les bonnes réponses », insiste Chantal Jouanno, sénatrice UMP de Paris. © Abaca

Nicolas Sarkozy (27,18 % des voix) est arrivé en deuxième position derrière François Hollande (28,63 %) lors du premier tour de la présidentielle. Pour l’emporter le 6 mai, le président sortant entend mener une stratégie « à droite toute » pour rassembler l’essentiel des électeurs de Marine Le Pen qui a remporté un score historique de 17,90 % des suffrages. Dans une interview au Point.fr, la sénatrice UMP de Paris Chantal Jouanno « appelle de ses voeux un discours beaucoup plus équilibré ». « La droite doit rester elle-même », réclame l’ancienne ministre.

Le Point.fr : L’élection de Nicolas Sarkozy est-elle encore jouable ?

Chantal Jouanno : Tout est encore possible ! L’écart entre Nicolas Sarkozy et François Hollande à l’issue du premier tour n’est que de 1,5 point. Désormais, notre priorité est de montrer qu’il y a une différence totale de fond entre les projets de Nicolas Sarkozy et de François Hollande. Cette campagne d’entre-deux-tours va permettre de se pencher davantage sur les idées, et moins sur la démonstration de force. Les Français se sont servis de ce premier tour pour exprimer leurs doutes, en votant massivement pour les extrêmes et en soutenant les solutions les plus radicales. À nous de proposer maintenant aux électeurs des réponses radicalement nouvelles pour les convaincre qu’il y a une autre voie.

Selon vous, quelle doit être la ligne de Nicolas Sarkozy pour le second tour ? « À droite toute » ?

Non, les solutions radicales proposées par le FN ne sont pas les bonnes réponses. J’ai écouté Jean-François Copé ce matin. Certes, les questions d’immigration, de laïcité, de sécurité sont importantes, mais il ne s’agit pas des seuls fondamentaux de la droite traditionnelle ! Et ce ne sont pas les préoccupations majeures de nos concitoyens. Quand je vais tracter sur les marchés, les Français ne me parlent pas de ces sujets. Je crains que la droitisation ne soit qu’un mirage douloureux. Dans les prochains jours, j’appelle de mes voeux un discours beaucoup plus équilibré dans le choix des thèmes de campagne et dans les mots utilisés. La droite doit rester elle-même et porter ses propres valeurs qui sont celles de la méritocratie, du travail, de l’autorité – et cela va de pair avec le respect – de la compétitivité, de la croissance écologique.

La stratégie droitière de Nicolas Sarkozy a-t-elle servi à légitimer le FN ?

Quand on regarde la composition sociologique et géographique des électeurs du FN, on voit qu’il y a un effet crise dans ce vote pour Marine Le Pen. Néanmoins, je regrette que certains membres de l’UMP aient légitimé le parti de Marine Le Pen en tenant parfois les mêmes discours qu’elle, notamment sur la question du halal ou de l’islamisation de la société. Ce ne sont pas mes valeurs. Je ne suis pas à droite pour cela. Donc je dis ce que je pense. Après ce premier tour du scrutin, j’espère que les différentes sensibilités qui composent la droite seront encore prises en compte.

Dimanche, Marine Le Pen franchit la barre des 20 % dans 43 départements et talonne Nicolas Sarkozy. Craignez-vous un déchirement de la droite en cas de défaite ?

Tout est possible. Pourtant, il faut être bien conscient que la droite n’a jamais été forte quand elle a été désunie.

Abstention, vote blanc et vote nul : quelles différences ?

L’abstention consiste à ne pas participer à une élection ou à des opérations de référendum. Elle traduit soit un désintérêt total pour la vie publique, soit un choix politique actif consistant à ne pas se prononcer afin de montrer son désaccord. Ainsi, à l’occasion du référendum sur les accords de Matignon portant sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie en 1988, l’un des partis de l’opposition avait appelé ses partisans à s’abstenir pour s’opposer au texte. Néanmoins, l’abstention semble traduire une crise de la représentation et peut poser la question de la légitimité du pouvoir politique élu avec une faible participation.

Le vote blanc consiste pour un électeur à déposer dans l’urne un bulletin dépourvu de tout nom de candidat (ou de toute indication dans le cas d’un référendum). Ce type de vote indique une volonté de se démarquer du choix proposé par l’élection.

Le vote nul correspond à des bulletins déchirés ou annotés. Il est parfois difficile d’interpréter le sens d’un vote nul. L’électeur peut ne pas avoir souhaité que son vote ne soit pas décompté (il a cru qu’une mention manuscrite ajoutée n’aurait aucune incidence). Mais, il arrive également que l’électeur ait volontairement déposé un bulletin nul pour manifester son opposition aux différents candidats et programmes présentés.

Lors du dépouillement les votes blancs et nuls sont comptabilisés et sont annexés au procès verbal dressé par les responsables du bureau de vote. Mais ils n’apparaissent pas dans le résultat officiel où ne sont mentionnés que le nombre des électeurs innscrits, le nombre de votants, les suffrages exprimés ( ensemble des bulletins moins les votes blancs et nuls).

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France : 700 mosquées se mobilisent en faveur de François Hollande pour contrer Sarkozy

News of Tunisia

France : 700 mosquées se mobilisent en faveur de François Hollande pour contrer Sarkozy
  • 22 Apr 2012, 14:07

Les imams s’impliquent dans les élections présidentielles françaises et appellent à voter pour le candidat socialiste, François Hollande ! En effet, selon le site du magazine français Marianne, Marianne2.fr, “un réseau de quelques 700 mosquées qui devrait se mobiliser en faveur du candidat socialiste”.

Il faut voter aujourd’hui contre Nicolas Sarkozy “pour défendre notre dignité contre l’islamophobie et la stigmatisation des membres de notre communauté”, a estimé ainsi Mohamed Salah Hamza, recteur de la mosquée du 18ème arrondissement de Paris. De leur côté, Kamel Kabtane, recteur de la Grande Mosquée de Lyon, Azzedine Gaci, de la mosquée de Villeurbanne, Laid Bendidi, de Saint-Fons, ou Fawzi Hamdi, recteur à Vaulx-en-Velin, ont appelé également “Les musulmans de France à ne pas rester les bras croisés”.

Selon ces imams, les musulmans de France “ne peuvent plus se contenter d’êtres les «spectateurs» de ces élections. Ils doivent devenir acteurs de leur propre changement. Et pour être entendus, ils doivent prendre leur destin en main en exerçant leur droit de vote en leur âme et conscience”, arguent-ils en donnant une consigne de vote en faveur de François Hollande, premier adversaire de Nicolas Sarkozy.

Ce dernier s’attire les foudres des musulmans, selon Marianne2 qui rapporte qu’un appel au vote a été lancé en faveur de François Hollande” par les militants du Front des Banlieues Indépendants, qui redoute une abstention massive dans les quartiers populaires. “Ils exhorteront les fidèles à voter contre ceux qui n’ont eu de cesse depuis des mois de criminaliser la communauté musulmane (…) et à voter utile, c’est-à-dire François Hollande”, révèle enfin Marianne2.FR.

 

Vrai ou faux ? Pour Dupont-Aignan, il n’y a que «131 vrais bracelets électroniques»

Timothée Boutry | Publié le 20.04.2012, 08h35

Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan | (LP/PHILIPPE DE POULPIQUET.)

BUREAU DE VÉRIFICATION DE LA PETITE PHRASE

«Il y a 65 000 peines alternatives, mais il n’y a que 131 vrais bracelets électroniques avec localisation par GPS. Les autres sont des leurres.»NICOLAS DUPONT-AIGNAN, LORS D’UNE CONFÉRENCE DE PRESSE LE 12 AVRIL.

CONFUS

En voulant fustiger le bilan de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité et de justice, Nicolas Dupont-Aignan s’en est pris à l’efficacité du bracelet électronique.

Mais le candidat de Debout la République mélange tout et se trompe dans les chiffres! En langage juridique, le bracelet électronique s’appelle placement sous surveillance électronique (PSE). Il s’agit d’une mesure dite d’aménagement de peine, instaurée en 1997. C’est une alternative à la détention qui peut concerner toutes les personnes condamnées jusqu’à deux ans de prison. Un juge d’application des peines décide de son octroi, après enquête des services pénitentiaires. Le condamné purge alors sa peine à son domicile et se retrouve soumis à de stricts horaires de sortie (pour travailler par exemple). Le bracelet posé à sa cheville permet de vérifier qu’il respecte ces conditions contraignantes. Même s’il n’est pas suivi en dehors de chez lui, le dispositif n’a rien d’un leurre. Selon les derniers chiffres fournis par l’administration pénitentiaire, 9208 détenus étaient placés sous surveillance électronique au 1er avril.

Une logique différente

Par « vrai » bracelet électronique, Nicolas Dupont-Aignan évoque le placement sous surveillance électronique mobile (PSEM), qui aide à localiser son détenteur à tout moment. Un suivi à la trace qui permet aussi de repérer l’intrusion de son porteur dans une zone qui lui est interdite. La logique est donc tout à fait différente. Le PSEM s’adresse à des détenus condamnés à au moins sept ans de prison (c’est-à-dire des faits graves) et dont on a décelé une potentielle dangerosité. Le port de ce bracelet mobile peut être ordonné dans le cadre d’une libération conditionnelle ou même en fin de peine en guise de « sûreté ». Il ne s’agit donc pas d’une peine alternative. Son recours est beaucoup plus restreint : au 1er janvier 2012, cela concernait 45 personnes.

Le président du Comité de soutien à Marine Le Pen, Gilbert Collard, dévoile les premiers noms du comité de soutien à Marine Le Pen

19 avr 2012

 

 

Maître Gilbert Collard, en tant que président du Comité de soutien de Marine Le Pen, a communiqué la liste des membres du Comité. Vous pourrez trouver la liste des membres (non mise à jour) ci-dessous.

 

CIARDI  Michel         :  Président de l’Union des Français Juifs

FEELER Bob           :  Sportif de haut niveau (record du monde de vitesse Dragster)

LARTIGUE  Pierre    :  Coureur automobile (vainqueur Paris-Dakar et champion du monde rallye raid)

BUIL Jean François  :  Eleveur (père de militaire tué en Afghanistan)

LEFEVRE Christian  : Formateur

ALLARD Claude       : Luthier

GAILLARD Jean philippe : Architecte d’Intérieur

DUTERTRE Jean-Pierre  : Médecin en Chef des Armées (H) Ancien Auditeur de L’IHEDN

DENIS Jean             : Ancien résistant et Officier de la Légion d’Honneur

SEZNEC Denis        : Président de France Justice , journaliste, Conférencier

BRAZON Gérard : Cadre RATP, ancien conseiller municipal UMP de Puteaux

ARRAULT Christophe : Entrepreneur

JUILLARD Jocelyne : Artisan Taxi

ARRAULT Pierre : Ingénieur et Maitre de Conférence ER

PICARD Claude: Artiste Peintre, ancien adhérent du Parti Communiste

LABATTUT Louis Alain: Président des Anciens Combattants de Hyères et médaillé militaire

DESGORCES Marc : Administrateur , médaillé d’Outre Mer

GAMAIN Jacques : Médecin

PAPIN Norbert : Ancien PDG de la Sté TRANSIT et Ancien Juge au TCM

SCHWIEG Hugues Bernard : Chirurgien Dentiste et Vice Président Régional UNAPL et du CA CMPS ,médaillé du Conseil de l’Ordre

BOUISSET Alain : Consultant International du traitement des eaux (ancien adhérent du MODEM)

GARDIES Mikael : Chef d’entreprise

GUILLEY ANDREBE Alain : Colonel Armée de Terre (ER) chevalier de la légion d’honneur

BIGOT Jean-Claude :Colonel Armée de l’Air (ER) officier de la légion d’honneur

MERCIER  Jean-Louis : Ancien chargé de mission Affaires Internationales .Ancien directeur des Services de l’Assemblée Nationale (service général de la questure (Paul Amiot))

DAGNET Charles : Informaticien .Ancien dirigeant syndical de la Mairie de Paris .Ancien Président du Collectif DOM

APRILE Gérard : Sportif de Haut Niveau : champion du monde de pêche au gros (coupe Ernest Hemingway)

LE PAHUN Joël : Père d’un militaire tué en Afghanistan

NADOT Jean-Daniel : Président d’Association Alliance Europe Etats Unis

TAVERNE Mikael : Fonctionnaire de Police , responsable UNSA POLICE

NAHOUNOU Rosine : Présidente Association Franco Africaine

SIMON Robert : Consultant. Président d’Association d’assistants juridiques .Ex UMP

MEIZONNET JL : Médecin

DUPONT François Louis :journaliste, président d’une association humanitaire, chevalier de la légion d’honneur

THOORIS Michel :Responsable syndical (Police)

Gilles QUERE :chirurgien dentiste

Ghyslain POIZAT : pilote de ligne

 

CLOSTERMAN  Jacques     :   Ex  pilote de chasse -Commandant de Bord et Ex député suppléant

GANDON Alain-Michel         :   Service Santé des Armées

FLORIN Franck                   :   Chef d’entreprise animation

POSKHOW André               :   Communication – Chevalier ONM

CHETANNEAU Gilbert         :   Retraité police nationale

POTAZMAN Francis            :   Membre Union des Français Juifs

PENICHON Christian           :   Agriculteur

BERTIN Alain                      :  Scieur de bois

BOUSCH Nicolas                :  Cuisinier

BLANCHARD Elodie            :  Boulangère

SALIBA  Pascal                  :  Chef d’entreprise

DIEYE Pierre Raphael         :  Commercial – sportif

BARGOIN Gérard                :  Ancien Conseiller Régional

JUILLARD Jocelyne             :  Artisan Taxi

CLOSTERMANN Pierre Luc :  Etudiant

MAURO Alfred                    :  Gérant de Société

DALADIER André                : Agriculteur

CAZORLA Pierre                 : Comptable

ROBATEL Isabelle              :  Eleveur agricole

JUILLARD Serge                :  ( Handicapé)

ROCHE Joseph                 :  Transporteur

NERI Francis                    : ( Blogueur)

BELTRAN Paul                  : Agenceur

BELTRAND Marie              :  Gérante galerie de peinture

LUCAS Jack                     : Artiste peintre

MONNIER Maylise             : Assistante dentaire

SABY Deborah                  : Technicienne de laboratoire

LARROUTURE Christiane   : Artiste

DUTHEIL DE LA ROCHERE  Bertrand : Cadre EDF (ER)

PELLETIER J.François       : Ancien secrétaire du parti radical valoisien

GARLONN                        : Artiste peintre. Ecrivain.

FARINA Jo                        : Industriel . Gérant de Société

MATRET Bernard               : Retraité Ministère Intérieur (Ex chef service départemental des transmissions)

GREINER Denis                : Journaliste

BLOND Patrick                 : Sportif

RIVAS ESPOJO Mario       : Ancien Ministre

MARTINET Régis               : Haut responsable service de sécurité

NOE Alain                         : Artiste

THORON Jean Marc           : Sportif

CHABERT Gabriel              : Juriste et Président Association Musulmans sans Frontières

LUCAS Roberto                  : Endocrinologue

FROMENT Christophe        : Militaire

GROS Hubert                    : Officier (ER) Officier Légion d’Honneur

QUERE Gilles                    : Chirurgien dentiste

CARRIO Jean Pierre           : Promoteur Conseil en Immobilier

BUIL Chantal                      : Présidente Association sportive (mère militaire tué en Afghanistan)

RUYTERS Serge                : Sportif

GOURLOT Thierry              : Conseiller Régional de lorraine et ancien conseiller municipal

DE LA ROCHETTE J.J.      : Chef d’entreprise

THEBLINE Joseph             : Conseiller Municipal (Croix de la Valeur Militaire)

NKM ne croit pas aux sondages

 

AFP Publié le 19/04/2012 à 20:55 

La porte-parole de Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet, a affirmé qu’elle ne « croyait pas une seconde » aux mauvais sondages de Nicolas Sarkozy au regard de « la dynamique d’enfer » pour le président-candidat qu’elle observe dans des « salles pleines à craquer ». Alors qu’on l’interrogeait, lors de l’émission Elections 2012 (Youtube/AFP/CFJ/Google) sur les « huit à seize points » qui séparent Nicolas Sarkozy de François Hollande dans les enquêtes d’opinion, Mme Kosciusko-Morizet a répondu : « Je n’y crois pas une seconde. Je vais vous dire pourquoi: déjà au premier tour il y a un décalage complet entre ce qu’ont dit les commentateurs de sondages dans les médias et la réalité. Moi la campagne je la vis sur le terrain, ce que je vois, ce sont des salles pleines à craquer, une dynamique d’enfer ».

Elle a remarqué que lors du « dernier meeting de François Hollande à Lille, la salle ne faisait pas 30.000 comme l’ont dit les médias –nous à l’époque la salle faisait 10.000– et elle était à moitié vide ». « La ferveur et l’enthousiasme, ils n’étaient pas là-bas ». D’après elle, « les sondeurs le disent eux-même en off ils sont très désorientés: on a beaucoup de mal, on n’a jamais vu quelque chose d’aussi erratique, d’aussi indéterminé, aussi proche du premier tour », disent-ils selon Mme Kosciusko-Morizet.

Quand au second tour, elle a affirmé « qu’ils disent aussi : On a jamais vu autant de personnes qui se prononcent (pour) le premier tour et qui ne se prononcent pas (pour) le deuxième, et ça c’est un comportement politique qui n’existe pas ». Cela s’explique pour elle par cette « campagne très nouvelle, très particulière, peut-être du fait de cette crise économique dans laquelle nous sommes, et on pense que toutes les catégories de pensée, tous les commentaires ont du mal à décrire » cette course à l’Elysée.
Interrogée sur le nombre de participants au meeting de Nicolas Sarkozy à la Concorde dimanche, Mme Kosciusko-Morizet a indiqué: « 120.000 ». Pour vérifier le chiffre, elle a ironisé tout d’abord, suggérant de « prendre la photo aérienne et de compter ».
« Vous allez sur Wikipedia, vous regardez la superficie de la place de la Concorde, vous regardez la superficie de l’Esplanade du château de Vincennes, vous regardez les photos aériennes », a-t-elle ensuite conseillé aux journalistes.

Policier tué: « culture du laxisme »(Le Pen)

  AFP Publié le 11/04/2012 à 12:11

Marine Le Pen, la candidate du Front national, a incriminé aujourd’hui, après la mort d’un policier, tué lors d’une intervention en Savoie, « la culture du laxisme » qui, selon elle, « a contaminé une droite sarkozyste qui s’est révélée aussi molle que la gauche ».

« La multiplication de ces drames ces dernières années et la hausse spectaculaire du nombre de policiers et gendarmes blessés en activité démontrent l’état d’insécurité croissante dans lequel sont plongés nos compatriotes et les forces de l’ordre », écrit l’eurodéputée dans un communiqué.

« La violence grandissante est la conséquence logique des suppressions massives de postes de policiers et gendarmes depuis 2007 (3000 par an, assure-t-elle) et de l’état d’insécurité morale dans lequel sont laissées nos forces de l’ordre face aux voyous et aux criminels », accuse la candidate à la présidentielle.

« Rien n’est fait contre les violences. La culture du laxisme a contaminé une droite sarkozyste qui s’est révélée aussi molle que la gauche », affirme Marine Le Pen, assurant que, si elle est élue, elle « mettra en place la tolérance zéro sur chaque mètre carré du territoire national ».

Marine Le Pen au Zénith de Paris: « Nous allons leur montrer qu’ils ont tort! »

Publié le 17.04.2012, 21h45

Marine Le Pen a promis mardi soir de faire mentir le

Marine Le Pen a promis mardi soir de faire mentir le « système », de « leur montrer qu’ils ont tort », en appelant à une mobilisation massive pour l’envoyer au second tour de la présidentielle, lors de son dernier et plus gros meeting de campagne au Zénith de Paris | Martin Bureau

Marine Le Pen a promis mardi soir de faire mentir le « système », de « leur montrer qu’ils ont tort », en appelant à une mobilisation massive pour l’envoyer au second tour de la présidentielle, lors de son dernier et plus gros meeting de campagne au Zénith de Paris.
Seule contre tous! Avec ce mot d’ordre, la candidate du FNà l’Elysée a pris un ton résolument populiste pour renvoyer une nouvelle fois dos à dos tous ses adversaires et se présenter comme l’unique « vote utile » de la présidentielle.

D’abord Nicolas Sarkozy, « hier candidat compulsif, aujourd’hui épuisé par ses mensonges », puis « le sénateur Mélenchon », copieusement hué, « qui magouille avec M. (Patrick) Buisson » et « rêve de finir sous-ministre d’un gouvernement socialiste ».
Puis, devant 6.000 partisans, ce fut le tour du candidat socialiste: « Il est beau le PS de François Hollande (…) qui a laissé la corruption gangrener des fédérations entières de son parti, voler les pauvres, qui va à Londres, à la City, rassurer le monde bancaire (…) et se fait adouber par le Financial Times qui le trouve très bien dans la politique de rigueur ».
Qualifiant le vote Sarkozy, qu’elle redoute, de « totalement inutile », elle a martelé que « le seul vote qui va compter », « c’est le vote Marine Le Pen », avant de lancer un « appel solennel » à « nos anciens », une catégorie qui lui résiste dans les sondages.
A cinq jours du premier tour, Marine Le Pen est créditée d’une moyenne de 15 à 16% d’intentions de vote par les enquêtes d’opinion, toujours au moins 10 points derrière le duo de tête. Seule exception intervenue dans la soirée, et accueillie avec satisfaction au FN, un sondage CSA a fait chuter Nicolas Sarkozy à 24% et remonter Marine Le Pen à 17.
« Nous allons leur montrer qu’ils ont tort », a promis Marine Le Pen, qui a fustigé les « sachants », « les experts », journalistes, sondeurs, en somme tout ce qu’elle a pu relier aux « élites mondialisées ».
« Messieurs les aristocrates du système, mettez un couvert de plus à votre table dimanche, le peuple s’invite à votre table », a-t-elle encore lancé. « On va gagner! On va gagner! », lui ont répondu ses fans.
S’attardant longuement sur sa dénonciation de l’Europe de Bruxelles, « rêve commun » selon elle de tous ses adversaires, elle a fait de « l’Etat-nation » le seul rempart pour sauver les systèmes de protection sociale. Puis elle a fustigé le débat que s’apprête à lancer la Commission européenne sur la relance de l’emploi, au besoin par une différenciation des salaires minimums par branches.
« Une bombe à fragmentation anti-sociale, l’anéantissement du droit du travail », a prévenu la présidente du FN, qui a fustigé l’euro mais n’a pas évoqué son projet de sortie de la monnaie unique.
Marine Le Pen a définitivement conquis la salle par son discours virulent sur l’immigration, agitant de nouveau le spectre du « Franco-Algérien » Mohamed Merah.
« Plus d’immigration, c’est plus de chômage, plus d’insécurité, plus de déficit budgétaire, plus de dette, une charge écrasante », a assuré la présidente du FN, qui s’est défendue de toute xénophobie. « Nous sommes passionnément francophiles! », a-t-elle clamé, avant que la foule des frontistes, chauffée à blanc, ne réponde comme dans un stade de foot: « On est chez nous! On est chez nous! On est chez nous! »
« Et parce que vous êtes chez vous, vous avez le droit de ne plus vouloir ces Franco-Algériens comme Mohamed Merah », a-t-elle alors répondu à son public.
Et comme un ultime appel à la mobilisation dans les urnes, Marine Le Pen a lancé: « Faites-vous entendre », « criez votre colère » et « bougez-vous! ».

Une photo de Mélenchon et Bachar al-Assad sur Twitter

Ava Djamshidi | Publié le 17.04.2012, 16h59 | Mise à jour : 18h14

Sur Twitter, une photo de Jean-Luc Mélenchon à côté de Bachar al-Assad tourne ce mardi après-midi. L'équipe de campagne du candidat du Front de Gauche s'explique. 

Sur Twitter, une photo de Jean-Luc Mélenchon à côté de Bachar al-Assad tourne ce mardi après-midi. L’équipe de campagne du candidat du Front de Gauche s’explique.  | (AFP/Jean-Pierre Muller.)

Depuis le milieu de l’après-midi, une photographie de Jean-Luc Mélenchon, à côté de Bachar al-Assad, a fait son apparition sur Twitter. Cette photo a été prise le 21 juin 2001. A l’époque, Jean-Luc Mélenchon est ministre de l’Enseignement professionnel (2000 – 2002) dans le gouvernement de cohabitation de Lionel Jospin.

Matignon demande à Mélenchon de se rendre à l’aéroport d’Orly pour accueillir Bachar al-Assad à sa descente de l’avion qui l’a amené en France pour une visite officielle. Le président de la Syrie vient de succéder à son père, Hafez el-Assad, décédé un an plus tôt.

«Il s’agit d’une présence protocolaire, explique Arnauld Champremier-Trigano, le responsable de la communication du candidat du Front de gauche. Matignon l’a appelé à la dernière minute, pour lui demander de se rendre à Orly. Mais hormis à la descente de l’avion, Jean-Luc Mélenchon ne l’a pas rencontré. Il n’a pas dîné avec lui et il n’y a pas eu de réunion sur les questions éducatives. Les rendez-vous étaient prévus avec Jacques Chirac, Lionel Jospin ainsi que Raymond Forni, le président de l’Assemblée de l’époque. »

LeParisien.fr

Joly s’étonne que Le Pen la poursuive

 Par Europe1.fr avec AFP

Publié le 16 avril 2012 à 14h36 Mis à jour le 16 avril 2012 à 14h36

  La candidate écologiste à la présidentielle Eva Joly s’est étonnée lundi après-midi, en arrivant à son procès devant le tribunal correctionnel de Paris, que Marine Le Pen l’ait citée en diffamation, alors qu’elle-même se montrait souvent « très violente » dans ses propos.

« Je m’étonne que Marine Le Pen qui ne s’exprime pas avec des roses et qui est souvent très violente (…), a estimé utile d’instrumentaliser, d’utiliser la justice », a déclaré la candidate EELV, derrière ses indéfectibles lunettes vertes. Pour elle, le débat doit avoir « lieu dans l’espace public » et non dans un prétoire.

Il y a une semaine, avant de se rendre à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), ville symbole de la percée de Marine Le Pen dans le Nord-Pas-de-Calais, Eva Joly avait déclaré sur BFMTV que son adversaire du Front national était « l’héritière de son père milliardaire par un détournement de succession ».

Le FN appelle Lellouche à la démission

 

Par Europe1.fr avec AFP

Publié le 16 avril 2012 à 13h12 Mis à jour le 16 avril 2012 à 13h12

 Le Front national a estimé lundi que le secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur Pierre Lellouche « devrait démissionner immédiatement » après les accusations qui pèsent contre lui d’avoir fait travailler illégalement une employée de maison mauricienne et sans-papiers.

Pierre Lellouche a nié ces accusations, révélées par Libération. Il a annoncé dans un communiqué son intention d’engager « les poursuites que méritent ces allégations », en dénonçant une opération qui vise à « nuire » à son « honneur » et à sa « considération ». « Déjà discrédité par son calamiteux bilan ministériel (la balance commerciale de la France est déficitaire de 70 milliards d’euros par an), Pierre Lellouche devrait démissionner immédiatement du gouvernement », a estimé Nicolas Bay, l’un des porte-parole de Marine Le Pen dans la campagne présidentielle.

 

Nicolas Sarkozy inconnu de l’état Civil des mairies de tous les arrondissements de Paris. Les preuves en images

Jeudi 16 février 2012

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A DIFFUSER LARGEMENT AUTOUR DE VOUS POUR PERMETTRE A DES ACTIONS CITOYENNES SALUTAIRES. MERCI.Bonsoir  à tous,

Pour vous rapporter les preuves que « Nicolas SARKOZY » est inconnu de l’état civil des mairies de tous les arrondissements de Paris, preuves que nous rapportent les Mairies des 1er, 8ème et 17ème arrondissements de Paris. Vous trouverez en images, dans le fichier PDF joint, tous les actes civils officiels qui vous permettront de le vérifier.

Seul existe à l’état Civil des Mairies des 1er, 8ème et 17ème arrondissements de Paris, le dénommé : « Nicolas SARKÖZY de NAGY-BOSCA » qui n’a jamais été élu par le Peuple Français.

En tant que citoyen Français vous avez le droit de demander « gratuitement » à la Mairie de Paris , la délivrance d’actes civils :  extrait de naissance et de mariage, sans filiation,  de « Nicolas SARKOZY » et de « Nicolas SARKÖZY de NAGY-BOSCA ».

Ensuite vous pourrez envisager de faire une action citoyenne en portant opposition à la réélection présidentielle frauduleuse de « Nicolas SARKOZY » pour 2012, auprès du Parquet du Procureur de la République de votre ville ou de votre juridiction, qui n’aura pas été nommé ni promu par « Nicolas SARKOZY » depuis 2007 à ce jour,  ce que vous pourrez vérifier en faisant vos recherches sur le site du Journal Officiel de la République, pour marquer votre désaccord avec les fraudes qui sont commises en votre nom, par un Président de la République illégitime, qui ruine la France et commet des crimes contre la nation et contre l’humanité au NOM du PEUPLE Français, sans qu’il puisse prétendre au titre de Président de la République et qui ne bénéficie d’aucune immunité Présidentielle.

C’est le moment ou jamais de le faire avant les prochaines élections.

Ne soyons pas tous les collabos d’un système criminel.

Merci pour vos prochaines actions salvatrices pour le Peuple Français.

Bien cordialement.

Mirella CARBONATTO

Nicolas Sarkozy inconnu de l'état Civil des mairies de tous les arrondissements de Paris. Les preuves en images
Nicolas Sarkozy inconnu de l'état Civil des mairies de tous les arrondissements de Paris. Les preuves en images
Nicolas Sarkozy inconnu de l'état Civil des mairies de tous les arrondissements de Paris. Les preuves en images
Nicolas Sarkozy inconnu de l'état Civil des mairies de tous les arrondissements de Paris. Les preuves en images
Nicolas Sarkozy inconnu de l'état Civil des mairies de tous les arrondissements de Paris. Les preuves en images
Nicolas Sarkozy inconnu de l'état Civil des mairies de tous les arrondissements de Paris. Les preuves en images

UE : Le Pen dénonce un « cocktail ultralibéral »

13h34EN BREF

16 avril 2012

 

Par Europe1.fr avec AFP

La candidate du FN à l’Elysée Marine Le Pen a dénoncé lundi « le cocktail explosif de mesures ultralibérales » que devrait présenter la Commission européenne mercredi, selon le Figaro, pour relancer l’emploi.

« La commission européenne présentera mercredi un cocktail explosif de mesures ultralibérales censées relancer l’emploi, mais qui révèlent le vrai visage de cette Europe de Bruxelles: une machine à broyer les peuples et les modèles sociaux », écrit Marine Le Pen dans un communiqué.

« Deux mesures doivent nous alerter: le retour en pire de l’effroyable directive Bolkestein, avec l’ouverture totale des emplois aux Roumains et aux Bulgares et la fin de toutes les protections pour la fonction publique », ajoute la présidente du Front national.

« La seconde est la création d’un Smic variable selon la branche professionnelle: ici un Smic à 1000 euros, là un Smic à 600 euros, voilà ce qui attend les travailleurs français si rien n’est fait », estime Marine Le Pen

Le Pen joue la sécurité

Election présidentielle 2012 |  14 avril 2012  |  Mise à jour le 15 avril 2012

Après le Var, samedi, la candidate est dans son fief d’Hénin-Beaumont dimanche et reste persuadée de dépasser 20%.

En terrain conquis. Marine Le Pen sera dimanche après-midi dans son fief d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), où elle votera. Elle répondra aux habitants réunis salle François-Mitterrand et, par écran interposé, aux sympathisants qui lui ont adressé des questions sur Internet. « Il s’agit de donner la parole à ceux qui ne l’ont jamais. Il y aura des chômeurs, des précaires qui gagnent 700 euros par mois », annonce le secrétaire général du FN et conseiller municipal Steeve Briois. Une façon de marquer Nicolas Sarkozy, le Président candidat, appelant « la majorité silencieuse » à remplir la place de la Concorde à Paris.

Une fin de campagne sans prise de risques. « Il y a eu une séquence économie, une séquence insécurité, maintenant, c’est la proximité », explique Louis Aliot, numéro 2 du FN. Une proximité avec ses électeurs surtout. Samedi dans le Var, elle a condamné la fermeture de la maternité de La Seyne-sur-Mer. Jeudi, elle fera une conférence de presse à Sens (Yonne) sur le thème du commerce de proximité. La Bourgogne est aussi un terreau fertile pour les lepénistes.

« L’héritière de son père »

La candidate semble avoir enrayé son érosion dans les sondages. Plusieurs instituts la voient remonter. Elle ne rivalise toutefois pas avec les intentions de vote pour Hollande ou Sarkozy. Au mieux, son score serait à 16,5% (Ifop), un niveau proche de celui atteint par son père en 2002. Elle se dit toujours sous-estimée, persuadée de dépasser 20%.

Lundi, le tribunal de grande instance de Paris examinera sa plainte en diffamation contre Eva Joly. L’écologiste a estimé cette semaine que Marine Le Pen était « l’héritière de son père, milliardaire par un détournement de succession », faisant allusion à la fortune qu’Hubert Lambert, décédé en 1976, a léguée à Jean-Marie Le Pen. Cet héritage fit l’objet d’un conflit avec la famille du richissime héritier des ciments Lambert. Marine Le Pen réclame 20.000 euros de dommages et intérêts à sa concurrente verte. Mardi, elle tiendra meeting au Zénith de Paris, une salle de 6.000 places.

Nicolas Prissette – Le Journal du Dimanche

samedi 14 avril 2012

Eva Joly à la traîne, l’écologie absente de la campagne

Publié le 15.04.2012, 10h54

Dopés par les succès électoraux des dernières années, les Verts français avaient espéré une percée pour la présidentielle. Mais avec leur candidate, Eva Joly, critiquée de toutes parts, et la crise qui plombe les Français, l'environnement est absent de la campagne.

Dopés par les succès électoraux des dernières années, les Verts français avaient espéré une percée pour la présidentielle. Mais avec leur candidate, Eva Joly, critiquée de toutes parts, et la crise qui plombe les Français, l’environnement est absent de la campagne. | Jean-Pierre Clatot

Dopés par les succès électoraux des dernières années, les Verts français avaient espéré une percée pour la présidentielle. Mais avec leur candidate, Eva Joly, critiquée de toutes parts, et la crise qui plombe les Français, l’environnement est absent de la campagne.
Avec 2% d’intentions de vote, la Franco-Norvégienne aux lunettes rouges ou vertes se traîne désespérément à la sixième place au premier tour de la présidentielle le 22 avril, selon les sondages.

Ce mauvais score est à mettre en partie sur le compte de la personnalité de cette femme de 68 ans à l’accent rugueux, à l’air peu affable, et qui durant la campagne n’a cessé de multiplier les gaffes, expliquent les experts. Mais celle-ci est aussi pénalisée par la conjoncture: avec un chômage record (plus de 10%), l’électeur est plus inquiet des conséquences de la crise que des dangers environnementaux.
Dans la liste des sujets qui intéressent le plus les Français « l’environnement arrive en dernier », explique Frédéric Dabi de l’institut de sondage Ifop. « Eva Joly a eu des difficultés par rapport à sa personnalité, sur sa campagne peu cohérente, ses gaffes, mais c’est marginal par rapport au fait que les préoccupations des Français sont focalisées sur les questions économiques et sociales ».
L’espoir était pourtant élevé quand elle a été investie en juillet lors de primaires de son parti Europe écologie les Verts (EELV) devant l’animateur de télévision Nicolas Hulot, qui avait mis le thème de l’environnement au centre de la présidentielle de 2007 avec son « pacte écologique » proposé à tous les candidats.
Aux élections européennes de 2009, les Verts avaient recueilli 16% des suffrages, autant que le Parti socialiste, et aux élections régionales de 2010 ils avaient obtenu 12%. Ils pensaient aussi que la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon en mars 2011 ferait de l’écologie un thème de campagne.
Mais Eva Joly n’a pas seulement été incapable de convaincre les électeurs de voter pour elle, elle a aussi perdu les gains engrangés par son parti ces dernières années, craignent des cadres d’EELV.
Ses amis politiques lui reprochent ses bourdes et ses propositions peu en rapport avec l’environnement qui selon eux ont brouillé le message écologique, comme lorqu’elle a lancé l’idée de supprimer le défilé militaire de la fête nationale du 14 juillet.
Elle a été tellement critiquée dans son camp qu’elle a dû démentir des rumeurs selon lesquelles elle se retirerait de la course, tout en admettant que la campagne ne se passait pas très bien.
« Lorsque je vois dans les sondages que le pouvoir d’achat est la première préoccupation (des Français) et l’écologie la dernière, je me dis que j’ai été très mauvaise et que je n’ai pas réussi à faire comprendre » les enjeux écologiques, a-t-elle récemment déclaré à la presse.
Les grandes figures françaises de l’environnement ont d’ailleurs pris leur distance.
Se déclarant « désespéré que cette campagne en fasse aussi peu » sur l’écologie, Nicolas Hulot a refusé d’appeler à voter pour elle.
« Je ne peux pas être satisfait de la performance d’Eva Joly, pas plus qu’elle ne peut être satisfaite de sa performance quand on est à 2% », a lancé l’ancien journaliste Noël Mamère.
Beaucoup dans le parti se concentrent désormais sur les législatives de juin alors que selon tous les sondages le candidat socialiste François Hollande devrait remporter le second tour du 6 mai.
Selon un pacte électoral conclu avec le PS, les socialistes ont accepté de ne pas présenter de candidats contre les écologistes dans certaines circonscriptions. Cet accord devrait leur permettre de remporter 10 à 15 sièges –contre quatre actuellement, estime Daniel Boy, spécialiste des Verts au centre d’études politiques Cevipof.
Mais de mauvais résultats à la présidentielle risquent d’avoir un impact négatif sur le score des écologistes aux législatives.

 

Marine Le Pen détient-elle la clé de l’élection ?

Faiseuse de Roi

Publié le 13 avril 2012

Alors qu’elle pourrait arriver en troisième position à la présidentielle, la candidate du Front national assure qu’elle ne donnera pas de consigne de vote pour le second tour. Son électorat, s’il décidait de s’abstenir massivement, pourrait bien faire élire François Hollande.Sa stratégie est de faire perdre Sarkozy puis imploser l’UMP et obliger la droite à se recomposer autour du FN. C’est utopique, car le Front national n’est pas la machine de guerre de l’UMP. Ils ont un déficit de matière grise, d’organisation, de gens compétents, de gens qui pèsent, de relais, de réseaux… ils se feront toujours manger par l’UMP.

Mais si Nicolas Sarkozy perd, on risque de voir dans les prochaines années un tas de déçus de l’UMP rallier le FN. A moyen et long terme, on verra comment l’UMP se recompose et qui prendra sa tête, mais en attendant Marine Le Pen a intérêt à ce que le parti de droite perde.

Avez vous déjà rencontré des militants près à voter François Hollande pour accélérer ce phénomène ?

Oui, ils sont assez rares, mais j’ai croisé des responsables et des militants FN qui disent ouvertement qu’ils vont voter François Hollande, autant par vengeance envers Nicolas Sarkozy que pour accélérer l’explosion de l’UMP. Mais en majorité, s’ils devaient absolument voter, les frontistes mettraient la mort dans l’âme un bulletin Sarkozy dans l’urne. C’est surtout le cas de ceux qui se présentent comme d’anciens sarkozystes, qui ont rallié le FN dans le sillage de Marine Le Pen. Ils sont moins dans la stratégie, plus dans l’affect.

Une défaite de Nicolas Sarkozy à la présidentielle pourrait-elle avoir un impact dès les législatives ?

Si la droite perd, on verra des alliances dans les prochains scrutins locaux. Je pense que le FN veut créer la zizanie à l’UMP et faire des alliances pour les prochaines municipales, les cantonales, les régionales… afin de faire élire un maximum d’élus frontistes. Cela lui permettrait de montrer le FN comme un parti ancré dans la vie politique locale, une stratégie inspirée de Mégret.

Par contre, je ne pense pas que cela arrivera dès les prochaines législatives. Si la droite perd la présidentielle, il y aura plutôt un vote de raison pour limiter le pouvoir de la gauche.

Propos recueillis par Morgan Bourven

Marine Le Pen détient-elle la clé de l’élection ?

Faiseuse de Roi

Publié le 13 avril 2012

 

Alors qu’elle pourrait arriver en troisième position à la présidentielle, la candidate du Front national assure qu’elle ne donnera pas de consigne de vote pour le second tour. Son électorat, s’il décidait de s’abstenir massivement, pourrait bien faire élire François Hollande.

Marine Le Pen a tout intérêt à ce que Nicolas Sarkozy perde l'élection présidentielle, de façon à pouvoir peser sur la recomposition de la droite.

Marine Le Pen a tout intérêt à ce que Nicolas Sarkozy perde l’élection présidentielle, de façon à pouvoir peser sur la recomposition de la droite. Crédit Reuters

 

Marine Le Pen a tout intérêt à ce que Nicolas Sarkozy perde l’élection présidentielle, de façon à pouvoir peser sur la recomposition de la droite. Crédit Reuters

Atlantico : Créditée de 16 ou 17 points dans les sondages, Marine Le Pen détient-elle les clefs d’un second tour qui verrait s’affronter François Hollande et Nicolas Sarkozy ?

Sylvain Crépon : Il faudrait pouvoir déterminer dans quelle mesure ses consignes seraient suivies d’effet si elle décidait de s’abstenir de consigne de vote, comme elle l’a annoncé. Je n’ai pas connaissance de sondages dont la question serait : « Suivrez-vous les yeux fermés les consignes de vote de votre candidat ? ».

Les primo-votants frontistes seraient 75% à se replier sur Nicolas Sarkozy en cas de second tour Sarkozy/Hollande. Est-ce que ce report massif sur Sarkozy est valable pour l’ensemble des votants de Marine Le Pen ? J’aurais tendance à dire que oui.

Mais si ses consignes sont largement suivies par son électorat, il fera défaut à Nicolas Sarkozy, puisqu’il est beaucoup plus enclin à voter à droite. A partir de là, on peut dire qu’elle détient les clefs de la victoire. Si elle fait 15% et que la moitié de son électorat s’abstient, ça fait 7% d’électeurs potentiels en moins pour Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas rien, pour un candidat à 6 points de François Hollande…

Mon sentiment est qu’elle va faire un bon score, qu’elle sera au dessus de ce que disent les sondages. Je ne pense pas du tout qu’elle soit au second tour, mais je ne serais pas surpris qu’elle soit à 20%. Elle aurait d’autant plus d’impact : s’ils sont encore 50% à suivre ses consignes de vote, François Hollande passerait sans problème.

La présidente du Front National pourrait-elle changer d’avis et donner une consigne de vote ?

Je ne pense pas. Sauf si, coup de théâtre, Nicolas Sarkozy ouvrait des tractations et lui proposait de participer au gouvernement. Mais il ne le fera pas. Et même s’il le lui proposait, elle ne l’accepterait pas car elle est dans une logique à plus long terme.

Marine Le Pen a tout intérêt à ce que Nicolas Sarkozy perde l’élection présidentielle, de façon à pouvoir peser sur la recomposition de la droite. C’est sa stratégie.

En tapant sur Nicolas Sarkozy plus que sur François Hollande, ne s’aliène-t-elle pas une partie de son électorat dont les valeurs restent tout de même à droite ?

Non, ça ne la met pas en porte à faux vis-à-vis de son électorat. C’est ce que faisait déjà son père, qui pour des raisons idéologiques et personnelles passait son temps à taper sur Jacques Chirac.

Là, il s’agit de raisons essentiellement stratégiques et électorales, puisqu’elle sait qu’ils se disputent le même électorat. On n’est plus dans la configuration des années 80, marqué par ce gaucho-lepenisme ouvrier. Aujourd’hui, on est dans une configuration de droite où la concurrence se fait avec d’un côté Le Pen qui tape sur Sarkozy, de l’autre Sarkozy qui fait les yeux doux à l’électorat frontiste.

Sa stratégie se comprend en termes politiques. Mais concernant les valeurs, une victoire de la gauche serait autant une défaite pour Marine Le Pen que pour Nicolas Sarkozy…

En terme de valeurs oui, mais comme pour Jacques Chirac en 1981. La défaite de Valerie Giscard-d’Estaing a été le début de la carrière de Jean-Marie Le Pen. Et il ne faut pas oublier que le Front national a commencé son ascension dans les années 80, quand la gauche était au pouvoir, grâce à l’arrivée au Front national d’un électorat de droite un peu déboussolé par l’arrivée des socialistes au pouvoir. C’est peut-être ce qu’espère Marine Le Pen aujourd’hui.

Le Pen estime que «Sarkozy n’a aucune chance d’être réélu»

Publié le 14.04.2012, 13h15 | Mise à jour : 14h35
Dans un entretien à l'AFP, la candidate du FN affirme que le président sortant ne sera pas réélu pense «parce qu'il a trahi les Français dans des proportions historiques mais surtout parce qu'il a le cynisme de ne pas en tenir compte».

Dans un entretien à l’AFP, la candidate du FN affirme que le président sortant ne sera pas réélu pense «parce qu’il a trahi les Français dans des proportions historiques mais surtout parce qu’il a le cynisme de ne pas en tenir compte». | AFP/KENZO TRIBOUILLARD

Dans un entretien à l’AFP, la candidate du Front national estime que Nicolas Sarkozy«n’a aucune chance d’être réélu» et maintient qu’elle obtiendra le double de voix de son adversaire du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon.Vous voulez donner une grande place aux référendums. Quel serait votre premier référendum si vous êtes élue à l’Elysée ?
Marine Le Pen :
«La modification de la Constitution française, non pas pour la bouleverser sur le plan institutionnel mais pour y intégrer des éléments essentiels, comme la priorité nationale, et le fait que la République ne reconnaît aucune communauté».

Et sur la sortie de l’euro ?
«Sur à peu près six mois, je veux me tourner vers les responsables européens pour organiser des référendums sur la question, si possible le même jour d’ailleurs, dans tous les pays qui ont le référendum dans leur Constitution. Cette monnaie n’est pas viable, la situation de l’Espagne me donne raison».

Si les Français disent non, que reste-t-il de votre programme économique, puisque vous n’aurez pas la main sur la banque de France, dont vous voulez qu’elle prête 100 milliards d’euros par an à l’Etat à taux zéro ?
«Il reste beaucoup de choses: la hausse de 200 euros sur les salaires jusqu’à 1,4 fois le Smic, le fonds de financement des PME qui sera abondé par 15% des résultats des 50 plus grosses capitalisations boursières, la possibilité pour les PME-PMI de payer la TVA à l’encaissement et non à la facturation, la séparation des banques de dépôt et des banques d’affaires… Je renégocierai un certain nombre de traités (européens) pour permettre un protectionnisme de l’économie française aux frontières nationales».

Jean-Marie Le Pen a récemment affirmé que la sortie de l’euro a été mal comprise par l’opinion et que vous avez peut-être «négligé l’aspect purement électoral» des choses. Est-ce que vous partagez ce sentiment ?
«C’est un compliment. Ca veut dire que j’ai dit la vérité, que je ne cale pas mon projet sur des raisons électoralistes. Je dis aux Français ce qu’il faut faire, même si un certain nombre sont inquiets de cela. Et cette perception peut changer très vite».

Donnerez-vous une consigne de vote si vous n’êtes pas au second tour ?
«Je reste persuadée qu’un second tour est parfaitement envisageable. Si ça n’est pas le cas, comment pourrais-je appeler à voter pour deux candidats dont je pense qu’ils participent exactement du même système. Je serais complètement incohérente et illogique. Je ne me bats pas pour un ministère, ni pour des circonscriptions aux législatives, je me bats pour mes idées».

Vous avez dit que Nicolas Sarkozy allait perdre…
«Je le crois, oui».

Est-ce que vous misez sur une victoire de François Hollande pour mettre l’UMP en difficulté et devenir une force d’appoint incontournable à droite ?
«Non. Je suis comme un vulcanologue, si je vous dis qu’il va y avoir une éruption volcanique, ce n’est pas moi qui l’ai créée. Je pense que Nicolas Sarkozy n’a aucune chance d’être réélu, parce qu’il a trahi les Français dans des proportions historiques mais surtout parce qu’il a le cynisme de ne pas en tenir compte. Il refait exactement la même escroquerie et prend les Français pour de sombres idiots».

Affirmez-vous toujours que vous ferez le double de voix que Jean-Luc Mélenchon ?
«A peu de chose près, oui. Il est largement surévalué. C’est une posture qui plaît aux élites, le révolutionnaire de salon. Les types se disent « ah, on se fait des petits frissons », « ah, c’est la révolution », et puis arrivés dans l’urne ils votent Hollande».

Ce sont les élites qui sont allées remplir la place de la Bastille le 18 mars ?
«Non, ce sont les syndicats. Jean-Luc Mélenchon bénéficie de structures syndicales qui sont capables de mettre 100.000 personnes dans la rue du jour au lendemain»

Il n’y a donc rien de spontané à la Bastille ?
«Il y a aussi des gens qui viennent voir le spectacle. Il y a des Français qui ne peuvent pas se payer de cinéma, ni de théâtre, alors ils vont passer écouter 20 minutes Jean-Luc Mélenchon. Le Front de gauche vide le NPA, LO, le PC et les Verts. En 2007, ça fait 11-12, donc je pense que ce sera son score».

LeParisien.fr

Constat désabusé d’un citoyen de souche qui va voter prochainement! Par Gérard Brazon

      Gérard-54ansQu’entendons-nous lors de cette campagne électorale? Des propos vaseux, si ce n’est scandaleux sur les uns et les autres, des mises en cause, des mises en doute, des accusations, des comportements, des impostures, des manques flagrants de respect pour les électeurs et les français en général que l’on prend pour des gogos si ce n’est des imbéciles! 

 

Triste personnel politique qui ne sait plus comment dire, comment faire et avouer aux français que dans l’état actuel, la France est malade. Après 12 ans du pouvoir Radical-Socialiste de Jacques Chirac qui nous aura tout fait, tout promis et qui aura fini par s’amouracher d’un François Mitterrand plus malin que lui, vers la fin de ses inutiles mandats pour la France et qui préfère passer pour un sénile plutot que d’assumer ses responsabilités de chef de parti, de Maire de Paris et autres… 

 

Certains ont des remèdes nous disent-ils! Votez pour moi, faîtes-moi confiance! Chacun y va de sa chanson. Pourtant, la plupart ont fait leurs preuves! La Droite classique que j’appelle molle n’a pas tenue ses promesses de 2007: Insécurité, immigration, chômage, délocalisation, trahison du peuple par le traité de Lisbonne, Turquie dont la négociation d’entrée se poursuit, Israël que l’on ne soutient pas, (Guéno a même osé dire que Gaza était une prison à ciel ouvert) et j’en passe… La crise à bon dos et dans tous les cas n’explique pas les insuffisances et les retournements comme de prendre des socialistes dans le gouvernement!

 

Que dire de ces réactions au jour le jour, comme pour l’affaire du tueur Merah qui a vu Nicolas Sarkozy réagir… enfin, en refusant que des prédicateurs islamistes ne viennent pas, cette fois-ci, prodiguer leur bave islamiste et autres appels aux meurtres au Congrés de l’UOIF ! Ils avaient leur visas pourtant, mais tout de même ont-ils fini par penser, que cela n’aurait pas été malin de les laisser entrer après l’immense émotion des français face aux meurtres commis par le nazislamiste Merah !

 

Mais il ne faut pas le dire parce qu’il ne faut pas « stigmatiser » une communauté alors même que celle-ci ne s’est pas précipitée dans la rue pour manifester son soutien aux endeuillés ! Des soldats français de confessions musulmanes ayant fait le choix de la France, des enfants juifs assassinés d’une manière sauvage! Non, ils ne se sont pas précipités pour manifester leur colère et leur indignation ces musulmans de France.  Même si la majorité des musulmans certes, ne sont pas des Merah en puissance! Et pourtant, souvenons-nous de ces marches blanches, de ces larmes des familles, de ces discours de biens pensants, de ces réceptions à l’Elysée lorsque l’un des leurs se fait tuer à la suite d’un fait divers dramatique ou de tentatives de cambrilolages !   

 

Mais quid de la France? Quid de notre pays, de la sécurité des citoyens, des tueurs de flics, de l’islamisation, de l’immigration, de l’Europe liberticide, de la crise qui balaie des millions de français qui même en ayant un travail, un salaire, une retraite, deviennent chaque jour plus pauvres pendant que d’autres s’octroient des rémunérations indécentes!  Quid des loyers qui étranglent, des dettes d’EDF, de GDF, des poubelles que lorgnent les plus miséreux, dans un pays comme le nôtre, et j’en passe. Un autre mandat? Mais pourquoi faire?

 

De 1997 à 2002, la gauche a mené une politique que n’aurait pas renié un libéral. Ouvrant grandes les portes de l’immigration au MEDEF, syndicat patronal, friand de main d’oeuvre à bon marché limite esclave! Politique que les militants socialistes n’assument pas malgré que Michel Rocard avait dit que l’on ne pouvait pas acueillir toute la misère du monde!

 

Depuis 2002, la droite est au pouvoir et donc, n’est pas innocente, je l’ai soutenu cette droite et j’en assume les résultats puisque j’ai cru à son discours! Mais je vous le dis chères lectrices et chers lecteurs, on a parfaitement le droit d’arrêter d’être idiot tout de même! Le droit de demander des réponses, de se poser des questions. De juger à l’aune des promesses non tenues et des résultats obtenus. Nul n’est condamné à l’imbécilité du militant gogo! Soyons ou redevenons des citoyens libres ! 

 

Je suis triste de voir ces milliers de militants applaudissant le bourgeois Mélenchon, attristé de voir d’autres militants s’esbaudir devant un discours, des promesses qui n’engagent que celui qui les écoute disaient Charles Pasqua et dont on sait qu’elles ne seront pas plus tenues que celles de 2007! Indigné de voir des gogos hollandais qui auraient dû réagir devant les propos tenus par leur candidat en Angleterre, à la City pour rassurer les financiers! Il n’en fut rien! Ils sont là, la bouche ouverte, prêt à gober de l’étron pourvu qu’il soit rose! Pitoyable.

 

Aujourd’hui, ces deux courants se présentent comme les sauveurs de la veuve et de l’orphelin si ce n’est du vieillard sans oublier le poisson rouge et le balaie des toilettes! Ben voyons…

 

Aujourd’hui, la politique étrangère est « chaud bouillant »! Qui en parle, qui nous explique comment il va s’y prendre pour préserver nos frontières, nos systèmes sociaux! Or, on apprend que « Pôle Emploi » s’organise pour « accueillir » les futurs travailleurs immigrés dans le cadre d’un nouveau plan européen très coûteux de formation de ceux-ci ! Tous confondus, nous avons 8 millions de pauvres en ce moment! Est-il urgent de mettre en place ce plan européen?

Ce n’est pas l’UMP qui en parle, ce n’est même pas Hollande alors même que cela correspond à ses désirs suite au rapport de Terra-Nova, la « boîte à penser » des socialistes. Il leur donnera le droit de vote en plus qui tuera notre France! Un droit que Nicolas Sarkozy ne réfute pas à titre personnel, nous avait-il dit au début de son mandat! Mais le peuple n’est pas mûr disait-il ! Qui s’en souvient à l’UMP?

Le peuple? Ces dernières années, le peuple fut le cadet des soucis de la gauche et de la droite! Faut-il rappeler que le traité de Lisbonne fût adopté par les socialo-communistes également.

 

Sur la politique étrangère justement, Mohammed  Dicko habite à Bamako. Il raconte ce qui se passe au Mali et l’utilisation d’enfants soldats! Quoiqu’en disent nos biens pensants de France, nos politiques de droite comme de gauche, le front se rapproche dangereusement de l’Europe et nous allons vers une crise qui aboutira à terme, à un flot de réfugiés. Faudra-t-il accueillir toute cette misère? La nourrir, la loger, la former et l’assister? Combien de temps avant que la France ne s’effondre?

 

Le Mali n’est que la suite du règlement de compte de Nicolas Sarkozy avec Kadhafi via BHL. La suite d’une vague islamiste qui a su profiter des « printemps arabes » pour prendre le pouvoir ou être en mesure d’influer profondément sur le devenir de ces pays comme la Tunisie, l’Egypte, la Lybie et bientôt le Mali et au-delà… Les enfants soldats reviennent ? BHL s’en moque totalement, ce n’est pas son problème!

 

Il nous reste le droit de vote et j’entends ne pas en être dépossédé sous le prétexte d’un sourire de candidat, de bonnes paroles ou d’anciennes amitiés politiques si ce n’est d’amitié tout court avec ceux avec lesquels, j’ai milité autrefois!

Désormais, les yeux ouverts, je vais aller voter comme je le pense, en toute sincérité, et non comme ils le souhaitent en tentant de me faire peur !  Il est temps pour la France, qu’une vraie Droite, fière d’elle-même, voit le jour dans les semaines qui viennent! C’est urgent pour notre pays…

Gérard Brazon

26 villes signent un appel pour le droit de vote des étrangers

 

Par A. l’AFP

Publié le 15/02/2011
Mis à jour le 14/10/2011

dans : France

 

 

Vingt-six villes ont relancé mardi 15 février 2011 le débat sur le droit de vote des étrangers aux élections locales, en signant un appel destiné à sensibiliser les pouvoirs publics et l’opinion sur ce sujet.

« Nous lançons un appel solennel et prenons l’engagement de tout mettre en oeuvre pour que le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers aux élections locales soit reconnu », écrivent ces maires réunis au Sénat à l’initiative du premier magistrat de Strasbourg, Roland Ries (PS).

Opinion publique favorable – « Aujourd’hui, les résidents étrangers doivent être considérés comme des citoyens à part entière », ajoutent-ils. « L’opinion publique est favorable à l’évolution d’une citoyenneté attachée à la résidence et non pas seulement à la nationalité », estiment-ils.

Rappelant que « le concept de citoyenneté contient le droit pour toute personne de participer aux prises de décision qui la concernent », ils soulignent que « son extension a déjà eu lieu pour une partie des étrangers résidents, ressortissants de l’UE, qui peuvent voter aux élections municipales et européennes ».

« Il s’agit maintenant de donner les mêmes droits à tous les étrangers résidents », soulignent-ils.

L’appel est signé par les maires des villes suivantes :

  • Angers,
  • Aubervilliers,
  • Bègles,
  • Besançon,
  • Caen,
  • Chelles,
  • Clichy-la-Garenne,
  • Creil,
  • Erstein,
  • Grenoble,
  • Illkirch-Graffenstaden,
  • Les Ulis,
  • Lille,
  • Metz,
  • Montbéliard,
  • Nantes,
  • Paris,
  • Pau,
  • Périgueux,
  • Quimper,
  • Reims,
  • Rennes,
  • Rouen,
  • Saint-Denis,
  • Strasbourg,
  • Toulouse.

Plusieurs municipalités s’étaient associées pour initier cet appel à l’occasion du premier congrès des conseils de résidents étrangers le 16 octobre dernier à Strasbourg.

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a dénoncé cette initiative en estimant dans un communiqué que rattacher la citoyenneté à la résidence et non à la nationalité serait « contraire à toute la tradition française », « aux valeurs de notre République » et « au concept même de démocratie ».

Selon Mme Le Pen, « il s’agit par ailleurs du seul droit qui reste aux Français, alors que les aides sociales sont déjà, hélas, distribuées depuis quelques décennies sans aucune distinction de nationalité ».

La question du droit de vote des étrangers aux élections locales revient régulièrement sur le devant de la scène. Le 30 mars 2010, les députés de la majorité avaient sans surprise repoussé une proposition de loi socialiste visant à donner le droit de vote et d’éligibilité aux étrangers non-européens aux élections municipales.

Le procès pour diffamation de Marine Le Pen contre Eva Joly aura lieu lundi

 

publié le 13/04/2012 à 20:43, mis à jour à 20:43

Le procès pour diffamation de Marine Le Pen contre Eva Joly aura lieu lundi

afp.com/Jean-Pierre Clatot

PARIS – Le procès intenté par Marine Le Pen à Eva Joly (EELV), qui a déclaré cette semaine que son adversaire du FN était « l’héritière de son père milliardaire par un détournement de succession », aura lieu lundi au tribunal de grande instance de Paris, a-t-on appris vendredi de sources judiciaires.

L’audience, qui voit une candidate à la présidentielle en poursuivre une autre, se déroulera à partir de 13H30 devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris. En vertu de la loi du 29 juillet 1881, les délais dans lesquels un procès a lieu sont plus réduits « en cas de diffamation ou d’injure pendant la période électorale contre un candidat« .

Mardi, avant de se rendre à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), ville symbole de la percée de Marine Le Pen dans le Nord-Pas-de-Calais, Eva Joly avait déclaré sur BFMTV que son adversaire du Front national était « l’héritière de son père milliardaire par un détournement de succession« .

Il s’agit d’une allusion à l’héritage important que Jean-Marie Le Pen avait reçu dans les années 1970 d’un de ses amis, Hubert Lambert, et qui avait donné lieu à un début de conflit avec la famille du défunt, avant un règlement à l’amiable. La propriété de Montretout, à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) où réside Marine Le Pen aujourd’hui, faisait partie de cet héritage.

La candidate du FN à l’Elysée réclame 20.000 euros de dommages et intérêts à Eva Joly pour diffamation.

Interrogée vendredi soir sur la perspective de ce procès, la candidate écologiste a répondu que « l’opinion a le droit de savoir que c’est une héritière » (Marine Le Pen, ndlr), alors qu’elle se présente comme « la candidate du peuple« .

« Chacun sait en France que cette fortune (dont son père a hérité) a une origine douteuse, parce que les conditions dans lesquelles le testament avait établi ont été longuement discutées publiquement dans les années 80« , a ajouté Mme Joly.

A la question de savoir si on pouvait continuer de parler d’une affaire qui a été réglée, l’ex juge d’instruction a répondu : « Dans la mesure où on se prétend le représentant du peuple, le peuple a le droit de savoir la vérité. Discuter de l’origine d’une fortune n’est pas diffamante pour moi, c’est la transparence démocratique« , a-t-elle dit.

Par

Quel candidat mobilise le plus sur Facebook?

 

Par , publié le 13/04/2012 à 19:52, mis à jour à 20:01

 
Quel candidat mobilise le plus sur Facebook?

Pour sa campagne Web, Nicolas Sarkozy mise beaucoup sur sa page Facebook.

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Qui a le plus de fans? Qui a les abonnés les plus actifs? Les internautes « likent »-ils plusieurs politiciens? Une étude Publicis Consultants Net Intelligenz passe au crible les pages des candidats et, surtout, les pratiques de leurs fans. 

Pas de doute: sur Facebook, Nicolas Sarkozy a la plus grosse communauté parmi les candidats, avec ses 594 377 abonnés. Pas de quoi lui assurer les fans les plus efficaces, nuancent les analystes de Publicis Consultants Net Intelligenz dans une étude publiée ce vendredi et dévoilée en exclusivité par L’Express. Ces derniers ont examiné l’activité au mois de mars des abonnés des dix politiciens engagés dans la course à l’Elysée.  

Sur l’ensemble des abonnés à sa page Facebook, Nicolas Sarkozy n’a « que » 51 000 fans actifs, alors que Jean-Luc Mélenchon compte 38 000 actifs sur ses 62 000 fans. « Il a une communauté jeune, en ce sens qu’elle a bénéficié d’une croissance très rapide, commente Joiakim Tuil, de Publicis Consultants. Il y a eu un ‘effet Bastille’ qui a amené beaucoup de nouveaux fans. La communauté de Nicolas Sarkozy, plus vieille, construite tout au long du quinquennat, n’a plus le même dynamisme. » En termes de fans actifs, Jean-Luc Mélenchon est ainsi le deuxième homme de la campagne sur Facebook. Viennent ensuite François Hollande, Marine Le Pen et François Bayrou. 

Les fans de Hollande sont les plus infidèles

Malgré sa forte volonté de mobilisation des blogueurs et commentateurs, Marine Le Pen compte moins de 15 000 actifs sur ses 51 000 fans. « C’est en recul, note Joiakim. Il y a quelques mois, ses abonnés allaient fréquemment commenter sur les pages des autres politiciens. Est-ce Facebook qui a sévi? Les commentaires sont-ils plus sévèrement modérés? En tout cas, l’activité s’est calmée. »  

François Hollande a plus de fans, mais Jean-Luc Mélenchon a plus de fans actifs.

François Hollande a plus de fans, mais Jean-Luc Mélenchon a plus de fans actifs.

Publicis Consultants Net Intelligenz

Les fans de François Hollande, eux, ont tendance… à s’abonner à d’autres pages. Le phénomène s’observe également, dans une moindre mesure, chez Nicolas Sarkozy. Les candidats des deux grands partis ont ainsi un petit millier de fans en commun. Un chiffre faible: il ne représente moins de 0,1% de leurs abonnés respectifs. Pas de quoi leur permettre de s’affronter régulièrement dans les commentaires. « C’est ce qui nous permet d’affirmer qu’il n’y a pas de débat à proprement parler sur Facebook sur les pages des candidats, conclut Joiakim Tuil. »  

Quant au plus grand nombre de publications en un mois, il est détenu par François Bayrou. Le chef de file du MoDem a posté cent statuts, sondages ou photos sur sa page au mois de mars. Facebook révèle d’ailleurs un détail amusant sur le profil des fidèles du leader centriste: il partage plus de fans actifs avec la gauche (François Hollande ou Jean-Luc Mélenchon) qu’avec la droite (Nicolas Sarkozy ou Marine le Pen).  

 

Etude réalisée au mois de mars par Publicis Consultants Net Intelligenz à l’aide des outils Pikko Software. Lire l’étude au complet

Présidentielle: Ce qu’il faut retenir de la journée de campagne du 12 avril

 

Créé le 12/04/2012 à 17h56 — Mis à jour le 12/04/2012 à 22h14

SYNTHÈSE – Coups d’éclat, grosses colères ou attaques ras-les-pâquerettes, le résumé quotidien de la campagne présidentielle par «20 Minutes»…

>> Retrouvez les résultats de notre sondage La Course 2012 en cliquant ici et

Les promesses en l’air du jour

Ce sont celles de François Hollande, en tout cas si l’on en croit François Bayrou. Selon le candidat du MoDem, la promesse de son concurrent socialiste d’organiser un «grand audit» de la situation économique du pays au lendemain de son éventuelle victoire à la présidentielle est une tactique pour «expliquer qu'[il] ne tiendra pas les promesses qu’il a faites».

Le lâcheur du jour

C’est Yves Cochet, qui indique dans un courrier adressé aux élus et cadres de son parti qu’il ne sera pas présent au dernier meeting d’Eva Joly, le 18 avril à Paris. Dans ce courrier, dont a eu connaissance le Monde, l’eurodéputé EELV explique que cette absence est «le symbole de son humeur critique vis-à-vis d’une campagne dont – comme en 2007 et avec la même impuissance de ma part à changer quoi que ce soit – tout indiquait depuis longtemps qu’elle serait un indéniable échec.» Eva Joly a raillé cette sortie, en déclarant simplement qu’il n’avait «plus depuis longtemps de responsabilités dans le parti».

La gaffe du jour

Elle en a commis d’autres sur Twitter, mais celle-ci mérite d’être mentionnée: Nadine Morano a «retweeté» (diffusé le tweet d’un autre utilisateur) ce jeudi en fin de matinée une vidéo consacrée à «la face cachée de François Hollande». Le hic: à la fin de la vidéo, on trouve un appel à voter pour Marine le Pen. La ministre UMP s’est rendue compte de sa boulette dans l’après-midi, et a supprimé son maladroit gazouillis.

 

L’optimiste du jour

Optimiste ou visionnaire? Non seulement la candidate du Front national se voit au second tour de la présidentielle, mais elle pense même faire un meilleur score que son père en 2002. «Je crois que ce sera beaucoup plus serré qu’on ne le dit. Je me vois à plus de 20%», affirme, confiante, Marine Le Pen dans une interview au Monde.

L’attaque en justice du jour

Ou plutôt l’attaque du monde de la justice: l’Union syndicale des magistrats (USM), majoritaire, a dévoilé son bilan du quinquennat Sarkozy, intitulé «Les heures sombres». Y sont dénoncées notamment une «mise au pas» des parquetiers et une gestion «désastreuse» des ressources humaines de la Justice.

La «bonne candidature» du jour

Ce n’est pas une candidature à la présidentielle, mais aux Jeux olympiques. Lors de son déplacement en banlieue ce jeudi sur le thème du sport, Nicolas Sarkozy a estimé: «Pour moi, la bonne candidature c’est 2024 (…) parce que c’est la date du centenaire de la dernière fois [à Paris], en tout cas pour les JO d’été».

Nicolas Bégasse

 
 
  • Demander une augmentation, négocier au mieux son salaire, éviter les questions pièges d’un entretien, réussir sa période d’essai…

En passant

Le Monde.fr | 12.04.2012 à 09h13 • Mis à jour le 12.04.2012 à 11h34

Par Raphaëlle Bacqué

Le candidat du NPA Philippe Poutou, lors de l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2, mercredi.

Lorsqu’il est arrivé, mercredi soir dans les studios de la plaine Saint-Denis, avec son blouson et deux membres de son équipe de campagne qui ont tout l’air de bons copains, même les services de sécurité de France Télévisions ont baissé la garde. Avant lui, Nicolas Dupont-Aignan, Eva Joly, François Hollande et Marine Le Pen, s’étaient engouffrés dans leur loge. Philippe Poutou a jeté un regard de regret vers le buffet de petits fours destinés aux invités – « C’est con, j’ai déjà mangé ! -« et s’est laissé entraîner vers le maquillage.

>> Lire le compte-rendu des interviews : Cinq candidats qui ont joué leur partition

Cette avant-dernière édition de « Des paroles et des actes », l’émission politique phare de France 2, est l’aubaine des petits candidats. Même temps de parole que les favoris. Même plateau. Mêmes intervieweurs-stars. C’est une opportunité de se distinguer enfin, dans une campagne qui commence à se répéter. C’est donc sa chance mais Philippe Poutou, qui raconte depuis les débuts de sa campagne, son cauchemar d’être la tête d’affiche du NPA, avoue tout de go : « Je ne suis pas peinard »… Juste avant le début de l’émission, les télévisions ont diffusé son clip de campagne officiel. Une parodie foutraque et amusante de « Questions pour un champion » où deux joueurs munis d’un gros buzz en caoutchouc parviennent à grand peine à deviner le nom de ce « candidat ouvrier dans l’automobile qui demande l’interdiction des licenciements avec la semaine avec 32 heures ». Pourtant, malgré ce petit succès qui a mis les rieurs de son côté, il paraît ne pas en mener large.

« BONNE CHANCE… »

Le tirage au sort l’a désigné bon dernier des cinq candidats destinés à passer à la question. Il faut donc, torture supplémentaire, qu’il les voit se débattre avant lui. Marine Le Pen a laissé la porte de sa loge grande ouverte, sans que personne n’ose vraiment y entrer. Mais à trois pas, on est allé chercher du vin rouge pour la petite troupe qui accompagne François Hollande. Là, sa compagne Valérie Trierweiler, la « plume » de ses discours Aquilino Morelle, son chef de cabinet Faouzi Lamdaoui et Christian Gravel, le directeur de cabinet de Manuel Valls, chargé de la communication de la campagne socialiste, écoutent la prestation de leur candidat en notant ses bons mots.

Lire notre entretien avec Philippe Poutou « Il nous faudra construire une opposition au PS »

Tout à l’heure, le favori des sondages viendra souhaiter à Poutou « bonne chance »… Sur un écran de télévision, il a déjà vu Nicolas Dupont-Aignan renvoyer dos à dos Nicolas Sarkozy et François Hollande d’un :« Je ne donnerai pas de consigne de vote en faveur d’un charlatan ». Puis, Eva Joly attaquer Nicolas Sarkozy sur les affaires Karachi et Bettencourt en assénant : « C’est une anomalie de solliciter un deuxième mandat alors que vous êtes cerné d’affaires judiciaires. » François Hollande a terminé, maintenant, son entretien en mettant les rieurs de son côté et Marine Le Pen achève de boxer ses interlocuteurs en brandissant un petit jeu énigmatique au nez des journalistes pour leur signifier qu’ils doivent « sortir du cadre » pour mieux penser. C’est donc à lui.

« JE NE VEUX PAS FAIRE UNE CARRIÈRE POLITIQUE »

Quelques minutes auparavant, lorsque Philippe Poutou est allé saluer Eva Joly, il riait encore devant la candidate écologiste dont le visage porte toujours l’ombre bleutée d’un hématome, reste de sa chute récente dans un escalier. « Alors, pas trop cassée ? » a-t-il lancé en lui serrant trop fort la main. Mais maintenant, il fait l’effet d’être comme la chèvre de Monsieur Seguin face aux journalistes qui l’attendent. On l’interroge d’abord sur ce programme économique radical qui promet d’exproprier les grandes entreprises, de nationaliser les banques, bref, s’inquiète le journaliste économique François Lenglet, qui « paraît ignorer le droit de propriété ». Il répond sans se troubler qu’il faut prendre « l’argent là où il est ! »

On ironise devant ses désarrois de candidat ? Il reconnaît benoîtement devant ses interlocuteurs qui hésitent entre le rire et l’effarement : « J’ai pas l’habitude d’être seul. On arrive chez le patron en groupe, on séquestre en groupe ! » On lui renvoie au visage le charisme d’Olivier Besancenot, le candidat trotskiste de 2007 ? Il réplique, hilare : « Je ne veux pas faire une carrière politique. Ça surprend, surtout par rapport aux autres… Besancenot n’a pas voulu continuer il m’a dit ‘ben tiens, fais-le, tu vas te faire chier toi aussi, à ton tour… »

Sur le fond, c’est confus en diable. Sur la forme, cela passe pour un nouveau genre de télégénie. Pour finir, il n’a plus que quelques secondes pour dire sa différence avec Jean-Luc Mélenchon. Grande inspiration de coureur avant le 100 mètres et le voilà qui débite à toute vitesse que si le candidat du Front de Gauche obtient un succès le 22 avril ce sera « tant mieux » mais  » si c’est pour nous faire le coup de la gauche plurielle on est pas d’accord ».

Sur le plateau, chose inhabituelle, le public qui n’était pas venu pour lui, a applaudi à cette petite performance du novice. Dans la coulisse, le directeur de campagne d’Eva Joly, Stéphane Sitbon a glissé à sa candidate « si ça continue, je vais voter Poutou… » Elle, pince sans rire, s’est seulement exclamé : « Tu ne peux pas me faire ça ! »

Et Philippe Poutou creva soudain l’écran…

Le Pen dans l’Yonne pour défendre la sécurité zone rurale

 
La candidate du FN Marine Le Pen a fait campagne jeudi dans une petite commune de l’Yonne, Brienon-sur-Armançon, pour y dénoncer la fermeture récente de la gendarmerie et le « désengagement » de l’Etat des territoires « ruraux et semi-urbains ». « Cette ville est l’une des milliers de victimes d’une politique qui n’est ni de droite, ni de gauche, une politique qui se fait sous la gauche et sous la droite: le désengagement systématique de l’Etat de nos territoires ruraux et semi-urbains », a dit la dirigeante frontiste, qui est restée un peu plus d’une demi-heure à Brienon-sur-Armençon, commune de 3.000 habitants. Elle y a été accueillie par plus d’une centaine de sympathisants.

Le Pen, « Madame Démagogue » (Arthaud)

 

AFP Mis à jour le 12/04/2012 à 11:25 | publié le 12/04/2012 à 10:48

La candidate de Lutte ouvrière à la présidentielle, Nathalie Arthaud, a qualifié aujourd’hui Marine Le Pen de « Madame Démagogue » qui « surfe sur les préjugés ». « On a Madame Démagogue, qui effectivement en jette, qui surfe sur les préjugés », a-t-elle dit sur BFMTV et RMC.

« C’est insupportable d’accuser en permanence les travailleurs immigrés de tous les maux de la société (…). Marine Le Pen, c’est (Nicolas) Sarkozy en pire », a-t-elle ajouté.

La candidate du Front national « fait le jeu du patronat quand elle divise les travailleurs et quand elle masque les véritables responsables du chômage, de la misère dans le pays », a poursuivi Nathalie Arthaud.

Le Pen espère arriver au deuxième tour

 
Marine Le Pen a déclaré espérer parvenir au  deuxième tour de l’élection présidentielle se voyant « à plus de 20% » et  assurant qu’il y aurait un « écart important » entre elle et Jean-Luc Mélenchon,  dans une interview au Monde daté de vendredi.

Le Pen engage « une procédure d’urgence » contre Joly pour ses propos

Par LCI,  le 10 avril 2012 à 18h38 10 avr., mis à jour le 10 avril 2012 à 18h41

 

La candidate du Front National à la présidentielle a annoncé mardi avoir engagé « une procédure judiciaire d’urgence » contre Eva Joly pour ses propos tenus le même jour. Marine Le Pen est « l’héritière d’une fortune illégitime » a déclaré Eva Joly.

Aulnay: plaintes en série pour affichage sauvage

 

 

C.S. | Publié le 11.04.2012, 16h57

 

Aulnay-sous-Bois, samedi. La permanence du parti présidentiel et la salle municipale Pierre-Scohy… Les affiches de campagne du Front de gauche envahissent la ville ! Le maire et l’UMP ont déposé plainte.

Aulnay-sous-Bois, samedi. La permanence du parti présidentiel et la salle municipale Pierre-Scohy… Les affiches de campagne du Front de gauche envahissent la ville ! Le maire et l’UMP ont déposé plainte. | (DR.)

Vitres recouvertes, autocollants sur la charnière de la porte… Les militants UMP ont vu rouge samedi 7 avril au matin à Aulnay-sous-Bois, en découvrant leur permanence située place Dumont tapissée par des affiches à l’effigie de Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche.

« C’est scandaleux, c’est une méthode honteuse », commente Séverine Maroun, qui a porté plainte.

 

L’élue locale UMP souligne la coïncidence de date avec la visite de François Hollande samedi soir dans la ville. « J’ai eu des représentants du Front de gauche qui m’assurent que ce ne sont pas eux et je les pense sincères, mais cela montre une facette de la démocratie scandaleuse à Aulnay. » Le Front de gauche a réagi dimanche.

« Nous avons distribué hier un communiqué sur le marché, remis en mains propres à M. Gaudron (candidat UMP aux législatives) et M. Goldberg (candidat PS). Nous condamnons cette opération provocatrice, qui n’est pas le fait d’équipes locales ni départementales, cela n’est pas dans notre intérêt d’avoir ce type d’agissements », assure Miguel Hernandez, élu Front de gauche.

Après le passage de la police pour trouver d’éventuelles empreintes, les affiches ont été enlevées par les militants UMP, dès samedi. L’élue UMP entend demander au maire si les caméras de vidéosurveillance du secteur peuvent être utilisées pour démasquer le colleur sauvage.

« Toutes les caméras ne fonctionnent pas, la police verra si un enregistrement peut éclairer l’enquête », assure Gérard Ségura, qui s’apprête lui aussi à déposer plainte pour un affichage sauvage du portrait de Jean-Luc Mélenchon sur la salle Pierre-Scohy, la veille du meeting de François Hollande, ainsi que sur des propriétés municipales et privées alentour.

 

Le Parisien