Les syndicats en majorité satisfaits du gouvernement

|  17 mai 2012  |  Mise à jour le 18 mai 2012

Le bal des réactions a débuté. Dans la foulée de l’annonce du gouvernement Ayrault, les principaux syndicats ont globalement affiché leur satisfaction en découvrant les visages des nouveaux ministres.

Des attentes fortes pour l’éducation

Vincent Peillon suscite des attentes fortes. Aux yeux de Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUIPP-FSU, le nouveau ministre de l’éducation devra être « à l’écoute ». Le syndicaliste espère surtout « qu’il puisse bénéficier de marges de manœuvre suffisantes et nécessaires pour que s’engagent des évolutions concrètes dans les écoles », indique-t-il à l’AFP. La priorité? « Il faut redonner confiance à un corps enseignant mobilisé dont il faut développer l’enthousiasme et l’énergie avec des mesures concrètes. »

Même position pour Christian Chevalier, secrétaire générale du SE-Unsa. Le deuxième syndicat d’enseignants affiche sa confiance envers le nouveau ministre. « Les rencontres que l’on a pu avoir précédemment laissent entrevoir quelqu’un qui a une conception progressiste de l’éducation, qui semble ouvert au dialogue et à la discussion », encense-t-il. Mais prévient que « maintenant, les travaux pratiques vont démarrer ». Dans la même veine, le SNPDEN, principal syndicat des chefs d’établissement, a adressé mercredi, dans un communiqué, « ses vœux de réussite » à Vincent Peillon. Il appelle le ministre à ouvrir un « nouveau chapitre de l’histoire de l’école » après « les rudes coups portés » ces dernières années.

Le monde judiciaire loue le « caractère » de Taubira

La nouvelle garde des Sceaux semble faire l’unanimité. Dans la foulée de la nomination de Christiane Taubira au ministère de la Justice, les syndicats n’ont pas caché leur satisfaction. « Mme Taubira est 3e dans l’ordre protocolaire, loin devant l’Intérieur, ce qui est en soi un signe plutôt positif de la marque qu’on veut donner à la justice dans notre pays », a indiqué Christophe Régnard, président de l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire). Président du Syndicat de la magistrature (SM, gauche), Matthieu Bonduelle voit dans la députée de Guyane « quelqu’un d’indépendant, qui a du caractère ». « Ses interventions à l’Assemblée nationale lors du débat sur la loi pénitentiaire de 2009 étaient empreintes d’humanisme, ajoute-t-il. Elle avait le souci de l’homme, voulait éviter la surpopulation carcérale, faire respecter les droits des détenus. »

Valls devra répondre au « malaise des policiers »

A en croire les syndicats, Manuel Valls, nouveau premier policier de France, aura fort à faire. « Le ministre prend son poste dans une période critique », a déclaré dans un communiqué Nicolas Comte, secrétaire général d’Unité police SGP-FO (premier syndicat de gardiens de la paix). Pour lui, « une crise morale sans précédent frappe la maison police ». Il en va de même pour Alliance, plutôt classé à droite, qui a renouvelé dans un communiqué sa proposition de « présomption de légitime défense » pour les policiers, à laquelle l’ancien président Nicolas Sarkozy s’était déclaré favorable. Le 2e syndicat de police voit dans Manuel Valls un « homme pragmatique et réaliste », mais avertit qu’il sera « [jugé] sur ses actes ».

Le Foll à l’agriculture? « Un bon choix »

« Nous avons un bon connaisseur de la scène européenne et des questions agricoles. » Xavier Beulin, président de la FNSEA, n’a pas caché son plaisir, jeudi, après la nomination de Stéphane Le Foll au ministère de l’Agriculture. Aux yeux du chef de file du principal syndicat agricole français (pourtant marqué à droite), celui-ci dispose des armes pour défendre l’agriculture française sur le Vieux continent « alors que la politique agricole commune (PAC) est en pleine renégociation ». Surtout, l’ajout du secteur agroalimentaire à l’agriculture permet une « vraie cohérence », a-t-il ajouté, se disant « très heureux » de cette décision pour laquelle la FNSEA a beaucoup œuvré.

La Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), branche spécialisée de la FNSEA, s’est aussi félicitée de la nomination de ce « familier des questions agricoles et européennes », tout en demandant au nouveau ministre de défendre l’élevage laitier. Quant à la Confédération paysanne, syndicat minoritaire marqué à gauche, celle-ci a accueilli « positivement cette nomination et espère un changement de méthode » de la part du ministre.

L’hôtellerie-restauration voulait un ministère du Tourisme

Ils espéraient que le tourisme dispose d’un grand ministère dédié. Ce ne sera pas le cas. Principal syndicat de l’hôtellerie-restauration, l’Umih a félicité jeudi la nomination de Sylvia Pinel en tant que ministre déléguée à l’Artisanat, au Commerce et au Tourisme. Mais a d’emblée déploré l’absence d’un grand ministère, qui « engloberait toutes les problématiques du secteur », à savoir « l’attractivité de la France, l’aménagement du territoire, l’économie locale [ou encore] les petites entreprises. » De fait, le tourisme, qui pèse 7% du PIB et près de 2 millions d’emplois directs et indirects, a été durement touché par la crise. Or, si la France demeure la première destination touristique mondiale avec 76,8 millions de visiteurs en 2011, elle n’est qu’en 3e position en termes de recettes derrière les Etats-Unis et l’Espagne.

P.M. (avec AFP) – leJDD.fr

jeudi 17 mai 2012

Manuel Valls et Christiane TaubiraManuel Valls et Christiane Taubira ont marqué des points auprès des syndicats. (Reuters)

Péchenard et Squarcini sur le départ

Créé le 19-05-2012 à 13h36 – Mis à jour à 13h36

Les deux hommes,  patrons de la police nationale et du renseignement intérieur sont des proches de Nicolas Sarkozy.

Bernard Squarcini et Frédéric Péchenard JACQUES DEMARTHON STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Bernard Squarcini et Frédéric Péchenard JACQUES DEMARTHON STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Les patrons de la police nationale et du renseignement intérieur, Frédéric Péchenard et Bernard Squarcini, devraient rapidement quitter leur poste, en vertu d’un décret qui pourrait être pris dès le Conseil des ministres mercredi, a-t-on appris samedi 19 mai de source policière.

Contacté par l’AFP, le ministère de l’Intérieur n’avait pas souhaité s’exprimer samedi en début d’après-midi.

Proches de Nicolas Sarkozy

Les deux hommes sont des proches de l’ancien chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, qui les avait nommés à leur poste juste après sa victoire à la présidentielle de 2007.

Frédéric Péchenard, considéré comme « un grand flic » par ses pairs avant de devenir préfet, est devenu directeur général de la police nationale (DGPN) en juin 2007. Il est âgé de 55 ans.

Bernard Squarcini, 56 ans, a fait l’essentiel de sa carrière aux RG, où il s’est bâti une réputation d' »as du renseignement ». Proche de Nicolas Sarkozy, il avait été nommé à la tête de la Division de la surveillance du territoire (DST) avant de piloter la réorganisation du renseignement français au sein de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

« Ceux qui sont liés à ce système auront forcément à laisser la place »

Evoquant en février « un Etat UMP » et « un vrai système en place au niveau du ministère de l’Intérieur », François Hollande avait déclaré: « Aucun de ceux qui aujourd’hui exercent des responsabilités et qui sont loyaux n’ont à s’inquiéter mais, en revanche, ceux qui sont liés à ce système auront forcément à laisser la place à d’autres ».

En mars, à propos de Bernard Squarcini, François Hollande avait relevé des « manquements ». Il avait semblé se montrer plus indulgent pour Frédéric Péchenard: « Il n’y a pas de raison, si les Français m’en donnaient mandat, de le renvoyer du jour au lendemain (…) Mais il n’y a pas de raisons qu’il reste toute sa vie » DGPN.

Malaise dans la police : Valls annonce une mission de réflexion

Avec L.M. | Publié le 17.05.2012, 16h49 | Mise à jour : 22h25

Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), jeudi. Au soir de son entrée en fonction comme ministre de l'Intérieur, Manuel Valls s'est rendu au commissariat de la rue de Neuilly, d'où est parti le mouvement de grogne des policiers après mise en examen d'un de leur collègue. 

Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), jeudi. Au soir de son entrée en fonction comme ministre de l’Intérieur, Manuel Valls s’est rendu au commissariat de la rue de Neuilly, d’où est parti le mouvement de grogne des policiers après mise en examen d’un de leur collègue.  | LP / Jean-Baptiste Quentin

Manuel Valls n’a pas perdu de temps. A l’issue du premier conseil des ministres du quinquennat, jeudi, le député-maire (PS) d’Evry a effectué ses premières visites ministérielles en Seine-et-Marne, puis en Seine-Saint-Denis. A cette occasion, le nouveau ministre de l’Intérieur a annoncé la création d’une mission de réflexion pour répondre au malaise dans la police.

«J’ai entendu et compris l’émotion qui traverse les rangs de la police», a déclaré le ministre, à l’issue d’une visite au commissariat de Noisy-le-Sec. Là où avait démarré le mouvement de protestation dans la police après la mise en examen le 25 avril d’un gardien de la paix de Seine-Saint-Denis pour homicide volontaire, consécutive à la mort dans cette ville d’un multirécidiviste en fuite. Lors de diverses manifestations, les policiers avaient notamment manifesté leur inquiétude face au risque de suspension de salaire couru par les fonctionnaireslors d’une interdiction d’exercer décidée par la justice.

«Des experts reconnus et incontestables»

Manuel Valls, entré en fonctions jeudi, a annoncé son intention de rencontrer très vite  les syndicats de policiers. «Je serai inflexible dans la sanction des fautes professionnelles», a-t-il annoncé, souhaitant « qu’une réflexion approfondie soit menée sur les mécanismes qui touchent à la protection fonctionnelle des policiers». «Dans les prochaines heures, les prochains jours, je demanderai à des experts reconnus et incontestables et, pour certains d’entre eux indépendants vis-à-vis du ministère (…) de conduire une mission de réflexion pour formuler des propositions concrètes et réalistes sur ce sujet», a-t-il poursuivi. Le ministre de l’Intérieur a précisé que «cette réflexion doit porter sur les conséquences juridiques et matérielles des décisions judiciaires d’interdiction d’exercer et des décisions de suspension administratives conservatoires».

Interrogé sur la présomption de légitime défense pour les policiers, proposée par Marine Le Pen, puis reprise par Nicolas Sarkozy lors de la campagne électorale, Manuel Valls a écarté cette solution : «Si nous lançons cette réflexion, c’est que cette piste, incontestablement, n’est pas celle qu’il faut prendre».

Plus tôt dans l’après-midi, vers 17 heures, le nouveau ministre a fait halte à Mormant, où il a passé en revue la brigade territoriale de gendarmerie. Il s’est ensuite rendu sur le chantier de la nouvelle gendarmerie de cette commune péri-urbaine, qui abrite dans sa circonscription de gendarmerie la raffinerie de Grandpuits, un site classé Seveso. Il devait ensuite se rendre à la caserne des pompiers de Villeparisis. Interrogé par la presse sur la lenteur inhabituelle du convoi ministériel entre Paris et Mormant, le successeur de Claude Guéant a répondu qu’«en matière de sécurité routière, il faut être intransigeant et montrer l’exemple».

 

LeParisien.fr 

Gendarmerie : silence dans les rangs

Rédigé par Frédéric Ploquin le Mardi 1 Mai 2012 à 22:53 | 23 commentaire(s)

 

Le major Bernard Cordoba voulait parler pour ses collègues, ses patrons l’ont aussitôt suspendu… Anomalie française ?

 

Le major Bernard Cordoba ne s’exprime pas publiquement. Son statut de gendarme le lui interdit. Il peut se lâcher sur le forum qu’il a contribué à lancer en 2007, gendarmes et citoyens, sous le pseudonyme de Nardo, référence à ses origines espagnoles. Mais pas ailleurs, et la direction générale de la gendarmerie nationale ne plaisante pas avec ça. Le major, en poste dans la région Aquitaine, vient de le vérifier à ses dépens.
Militaire depuis 1977, en pointe dans la défense de ses collègues depuis les manifestations (illégales) de gendarmes en 2001, il a eu le malheur d’accepter de prendre la vice-présidence de l’association gendarmes et citoyens. C’était le 14 avril dernier. Son objectif n’était pas vraiment politique, mais l’association vivotait entre les mains de retraités, seuls autorisés à apparaître dans les statuts de ces associations qui pallient l’absence de syndicats dans la gendarmerie. Ce sont eux qui l’ont sollicité, soucieux d’avoir parmi eux un gendarme d’active à la fois reconnu sur le plan professionnel et populaire dans les rangs.
Trois jours plus tard, la direction de la gendarmerie frappe un grand coup. Sans mettre attendre l’annonce officielle de cette vice-présidence, elle signifie au major sa suspension dans l’attente d’une procédure disciplinaire. Sans appel possible. Ce genre de mesure frappe en général les gendarmes qui ont commis un délit. Lui voulait simplement parler au nom des autres. Il voulait faire savoir combien les moyens radio sont aujourd’hui obsolètes, dénoncer l’argent gâché par l’administration, qui a par exemple eut l’étrange idée de doter de pneus neige les voitures des gendarmes opérant dans le bassin d’Arcachon, où il n’a pas neigé depuis longtemps, expliquer qu’on ne remplace plus les amortisseurs des voitures… tout en détruisant des rames de papier pour ne pas voir fondre la prochaine dotation (ça, c’était au début de sa carrière…).
Son salaire divisé de plus de la moitié, le major Cordoba n’a pas tenu très longtemps. Il a tenu exactement trois jours avant de répondre favorablement au marché proposé par sa direction : sa suspension serait aussitôt levée s’il renonçait à sa vice-présidence. Elle l’a été.
Dans la plupart des pays européens, Espagne, Portugal, Italie, Belgique, Allemagne, les forces de police ayant le statut militaire ont tout à fait le droit de se rassembler au sein d’associations professionnelles. La France « n’en est pas là », fait savoir la direction de la gendarmerie.
Vieillerie d’une autre époque ? En ces temps d’élections, la direction de la gendarmerie n’a pas voulu prendre le risque de froisser simultanément ministère de l’Intérieur et Elysée. Le major a en effet montré qu’il était capable de s’exprimer au nom des tous les muets qui l’entourent. À deux ans de la retraite, en juin 2011, il a cru utile de se rendre à l’assemblée nationale pour éclairer la lanterne de deux députés en train d’enquêter sur la dialogue social dans les armées. Pour que les parlementaires entendent un autre discours que celui de ses chefs. Récemment, il a fait encore mieux : il a répondu favorablement à la demande d’audition formulée par l’équipe du socialiste François Rebsamen au sénat, désireuse d’entendre autre chose que le discours des retraités. Ses chefs n’ont pas vraiment apprécié : ils préfèrent leur vérité édulcorée au franc-parler d’un major dont l’un des meilleurs amis, Jean-Hugues Matelly, gendarme lui aussi, a été poursuivi pour avoir osé critiquer le rapprochement de la police avec la gendarmerie.
S’il avait le droit de parler, le major oserait-il dire que ses patrons se trompent d’époque ?

Et si le mois de Mai était propice à la liberté d’expression …

7 mai 2012  |   Classé dans: SOCIETE  |   Publié par: 

Et si le mois de Mai était propice à la liberté d’expression pour les Gendarmes et les Policiers.

En effet, comme nous pouvons le constater, de nombreux mouvements de protestations se déroulent en ce moment avec les policiers, qui défilent en uniforme avec les véhicules de police:

http://rutube.ru/tracks/5598008.html

http://youtu.be/uDPlcz_qmsk

http://youtu.be/qdor8J_A698

http://youtu.be/_Z1GRkag5jk

Il est plus que temps que nos gouvernants prennent en compte ce malaise profond qui nuit au travail quotidien de nos forces de l’ordre.

D’autres mouvements sont prévus les jours prochains.

Également le 30 Mai à 09H00 devant le 7 rue Nélaton pour défendre 3 fonctionnaires de Police qui avaient créé une association loi 1901 et qui avaient annoncé dans un courrier adressé au Président de la République via le Ministère de l’intérieur, ce qui arrive aujourd’hui. Ils sont convoqués devant le conseil de discipline pour le devoir de réserve…sic !

Venez nombreux: Policiers et Gendarmes faire valoir cette liberté d’expression que nous avons comme tous les citoyens. (prévoir café et gateaux pour un petit déjeuné Républicain)

Vous trouverez les renseignements ci joint :http://www.facebook.com/#!/events/232304066873616/

Merci à  Laurentcuenca DR

Suite Des policiers réunis à Bobigny pour une réforme de la légitime défense

– Publié le 30/04/2012 à 19:50

voir les nouvelles infos de Jean Michel représentant de la délégation

Environ 300 policiers de Seine-Saint-Denis et de départements voisins se sont à nouveau réunis lundi à Bobigny pour réclamer une réforme de la légitime défense, cinq jours après qu'un des leurs a été mis en examen pour homicide volontaire, a constaté une journaliste de l'AFP.Environ 300 policiers de Seine-Saint-Denis et de départements voisins se sont à nouveau réunis lundi à Bobigny pour réclamer une réforme de la légitime défense, cinq jours après qu’un des leurs a été mis en examen pour homicide volontaire, a constaté une journaliste de l’AFP.

Environ 300 policiers de Seine-Saint-Denis et de départements voisins se sont à nouveau réunis lundi à Bobigny pour réclamer une réforme de la légitime défense, cinq jours après qu’un des leurs a été mis en examen pour homicide volontaire.

Ils sont venus écouter des policiers qui ont été reçus en délégation un peu plus tôt dans la journée à la préfecture. Ce sont les mêmes qui avaient rencontré Nicolas Sarkozy jeudi, au lendemain de la mise en examen de leur collègue.

« A partir du moment où un individu jette un grenade, braque un policier, il faut que le policier puisse se défendre », a expliqué Stéphane, un des membres de cette délégation, qui n’a pas souhaité donné son nom.

« Aujourd’hui, c’est soit on se fait tuer, soit on va en prison. Il faut une alternative », a renchéri un de ses collègues, Mickaël.

La délégation a expliqué qu’il y aurait une réunion chaque lundi jusqu’à fin mai à la préfecture, avec deux des leurs, des représentants syndicaux, des juristes etc.

« Cela relève du domaine législatif, donc ça risque de prendre du temps », a reconnu Stéphane.

« Notre collectif se réunira à l’issue de l’élection (présidentielle, ndlr). (…) Si le gouvernement change et que ça ne bouge pas, on se mobilisera », a-t-il expliqué.

Les deux finalistes à l’élection présidentielle avaient soutenu les policiers jeudi. Mais si Nicolas Sarkozy a proposé de mettre en oeuvre la « présomption de légitime défense », François Hollande a rejeté cette idée.

Les policiers de la délégation, « ni politisés, ni syndicalistes », ont appelé leurs collègues à ne plus faire de rassemblement et à laisser le groupe travailler.

« On a montré qu’on était capables de se mobiliser sans les syndicats », qui ont été très critiqués dans ce rassemblement, s’est félicité un policier.

Une page créée sur Facebook « pour défendre le métier de policier » a attiré près de 10.000 internautes, s’est félicitée la délégation.

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Voici la page Facebook citée dans l’article passé dans la presse , ma modeste contribution pour soutenir les collègues

https://www.facebook.com/groups/110950449040598/

COMPTE RENDU DE LA REUNION DE CE JOUR
Désolé de répondre à votre attente que maintenant mais boulot et vie de famille oblige.

Je vais vous faire un compte rendu de la réunion de ce matin le plus précisément possible:

Tout d’abord pour DAMIEN:
– Mutation a Grenoble arrêté signé au 30 Avril
– Paiement de son salaire en totalité (avec primes), une photocopie de sa dernière fiche de paie a été envoyé au SGAP de lyon d’où il va dépendre pour qu’il y est une continuité du versement.
– Frais juridique pris en compte par l’administration ainsi que ses frais de déplacement lors de ses convocations au TGI ou autres.

Pour les 3 autres collègues de l’équipage:
– Il nous a été demandé de fournir un rapport de chacun avec leurs doléances qui sera traité au plus vite.

Tout ce qui est au dessus est acquis

Pour nos autres revendications:
– Réforme de la Légitime Défense
– Droit à la présomption d’innocence
– Situation administrative d’un collègue mis en examen
– Frais de justice et avocat fournis par l’administration

Pour tout cela, un groupe de travail a déjà été lancé au niveau du ministère suite à votre forte mobilisation et revendications.

Sur le 93, un groupe de travail a été constitué afin de fixer les modalités de nos demandes. A savoir et je ne vous apprends rien, une loi et un changement du règlement intérieur ne se fait pas en 2 jours.

Tout les lundi, un groupe composé de représentants syndicaux gardiens, officiers, patrons, préfet, moniteurs de tir, spécialistes juridique et autres va se réunir pour avancer sur le sujet et présenter quelque chose de cohérent et correspondant au mieux à nos problème de terrain.

Pour ce faire, nous avons demandé a y participer afin de représenter l’ensemble des collègues et connaitre les avancées, ce qui nous a été autorisé bien qu’ayant aucune légitimité. Donc nous pourrons vous informez en temps réel au mieux.

Sur le sujet, du plein traitement, de la prise en compte de notre défense ainsi que des frais de justice par l’administration, ces doléances pourront être plus rapidement appliquées, ne s’agissant pas de loi.

Sur le sujet de l’IGS:
Il sera fait une différence entre le collègue en garde à vue pour une mise en examen dans l’exercice de ses fonctions et le collègue ripou. A voir dans les modalités comment ça va se traduire.

Nous avons également demandé et eu une réponse positive pour avoir sur place dès qu’une affaire comme celle-ci se présente, la présente d’une cellule psychologique immédiatement afin de prendre en charge le ou les collègues.

Nous avons fait des avancées considérables garce à vous, n’en déplaise à certains, voyant les com, nous n’appelons à aucun débrayage ou manif au risque que ce groupe soit dissous et que l’on fasse machine arrière.

Il est vrai que tout cela, nous l’avons obtenu avec le gouvernement actuel qui sera en place et qu’il n’est pas dit qu’en cas de changement tout ceci soit réduit à néant.

C’est pour cela que nous vous demandons de rester mobilisé et mobilisable au cas où le besoin de remontrer notre force se fasse sentir.

Si vous avez des questions nous essaierons d’y répondre au mieux, en espérant voir été précis dans le compte rendu.

Merci à tous, nous vous tiendrons informé.

D’autres informations suivront  et seront communiquées

En passant

Le Point.fr – Publié le 26/04/2012 à 14:47 – Modifié le 26/04/2012 à 20:09

Les deux candidats reçoivent chacun des délégations après la mise en examen, mercredi, d’un fonctionnaire pour homicide.

Les deux rivaux n'ont pas tardé à réagir à la manifestation spontanée de policiers mercredi soir sur les Champs-Élysées.Les deux rivaux n’ont pas tardé à réagir à la manifestation spontanée de policiers mercredi soir sur les Champs-Élysées. © Philippe Wojazer / AFP

Les deux candidats à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy et François Hollande, ont adressé jeudi, à des degrés différents, leur soutien aux policiers en colère après la mise en examen pour homicide volontaire d’un gardien de la paix de Seine-Saint-Denis. Le président-candidat, qui a reçu en privé une délégation de policiers à la mairie du Raincy (Seine-Saint-Denis) où il était en meeting, s’est déclaré favorable à une « présomption de légitime défense » pour les policiers, une proposition déjà formulée par la candidate FN Marine Le Pen.

Le candidat PS s’est prononcé, lui, pour que les policiers continuent de bénéficier d’une « protection administrative » et ne perdent pas leur salaire dans ces circonstances. Il doit lui aussi recevoir une délégation de policiers, ce jeudi à 17 h 30, à son QG de campagne parisien pour leur faire part de sa « vision » et ses « propositions ». Le policier, qui a tué un délinquant multirécidiviste en fuite samedi à Noisy-le-Sec, dit avoir agi en légitime défense, une version contredite par un témoignage et l’autopsie révélés par le parquet, selon lesquels il a été tué d’une balle dans le dos.

Manifestation policière sur les Champs-Élysées

L’avocat du policier, Me Daniel Merchat, a annoncé son intention de faire appel, arguant que « le projectile a ricoché » avant de toucher la victime : « Donc ce n’est pas un tir direct. » L’agent, qui a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer, ce qui le prive de son salaire, a reçu le soutien spontané de centaines de policiers qui ont manifesté mercredi à Bobigny et sur les Champs-Élysées à Paris. Jeudi, plusieurs centaines de policiers de Seine-Saint-Denis ont de nouveau laissé éclater leur colère à Bobigny, devant l’ancienne Direction territoriale de la sécurité de proximité (DTSP), avant de se diriger à pied vers la préfecture.

Le président-candidat a dit au Raincy sa « confiance » et son « soutien » aux policiers, attendant que « la justice dise le droit ». Mais, a-t-il ajouté, « il doit y avoir une présomption de légitime défense, car dans un État de droit, on ne peut pas mettre sur le même plan un policier dans l’exercice de ses fonctions et le délinquant dans l’exercice de ses fonctions à lui ». François Hollande, qui a dit aux policiers sa « compréhension par rapport à leur colère de voir leurs moyens réduits », dans un « travail qui peut les conduire à se mettre eux-mêmes en danger lorsqu’ils poursuivent des malfaiteurs qui sont prêts à tout », a relevé : « En même temps, il y a l’indépendance de la justice. »

Marine Le Pen s’en mêle

Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, a déclaré à Luxembourg ne pas pouvoir « accepter qu’un policier soit d’abord blessé avant d’être en mesure juridiquement de riposter », disant espérer « de tout coeur » un appel du parquet sur la qualification d’homicide volontaire retenue contre le policier. La présidente du Front national, Marine Le Pen, s’est déclarée « solidaire des policiers qui manifestent », le FN s’en prenant aux « magistrats dévoyés du tribunal de Bobigny ». Dès mercredi soir, l’UMP avait accusé « certains juges » de « n’appliquer que la présomption de culpabilité » en oubliant « la présomption d’innocence » face à « certains policiers ».

Les syndicats de magistrats ont déploré jeudi la nouvelle polémique police-justice ainsi déclenchée. Pour l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), Christophe Régnard a défendu la décision du juge d’instruction de mettre en examen le policier pour homicide volontaire. Le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) a jugé « aberrant que le ministre de l’Intérieur donne des instructions au parquet », y voyant une « récupération politicienne de bas étage ». Alliance (second syndicat de gardiens de la paix) a lancé une pétition appelant à un « droit à la présomption de légitime défense » afin de « mieux protéger policiers et gendarmes ».

Sarkozy et Hollande au chevet des policiers

Pour que le grand public sache qui nous sommes et ne pense pas que nous sommes à l’abri de tout et mieux soutenu …Au contraire

INFORMATIONS

Pourquoi cette page, tout simplement pour informer le grand public , qu’être fonctionnaire surtout dans la police nationale n’est pas un métier avec la sécurité de l’emploi, même loin de là, dans le privé vous pouvez faire tout ce que vous voulez en dehors du travail, on ne vous jugera pas, on ne vous condamnera pas, pire on ne viendra pas vous interpeller à votre domicile, vous pouvez boire dans un café, ivre dans la rue, recevoir des filles même en les payant on ne vous dira rien.
Votre voisin ou une relation va vous dénoncer pour un délit , on ne vous dira rien, on vérifiera avant et en plus on condamnera la personne qui a porter plainte voire pour outrage à magistrat et dénonciation calomnieuse et on vous donnera raison au pire on vous présentera des excuses si par hasard l’affaire a été ouverte.

POUR UN FONCTIONNAIRE DE POLICE

En revanche tout ce que j’ai dit avant ne concerne pas un Policier, il n’a pas le droit d’être malade plusieurs mois même si la maladie est consécutive à une bavure de la police des police au risque de se voir réformer, il n’a pas le droit de boire même hors service dans un lieu privé , au risque de se voir puni par son administration, ce qui implique qu’il n’aura plus de promotion, même si son concours est parfait à l’écrit on trouvera la faille à l’oral, il n’a pas le droit de voir des filles même chez lui au risque de penser qu’il est proxénète, il n’a pas le droit , de rien.
Mais il a le droit de se faire TUER, il a le droit de travailler avec rien, avec un personnel limité, si par hasard on considère suite à un témoignage qu’il a défendu son équipe ou lui même face à un individu armé notoirement connu, qui a fait de la prison , qui est peut être aussi en cavale, mais si la justice a considéré que le policier n’était pas en légitime défense il n’a pas le droit de se défendre lui même ou autrui mais il a le droit de se retrouver devant les tribunaux et il a le droit de se retrouver en prison comme un délinquant, voilà ce qu’un policier a le droit.

Quand un jeune policier fait sont travail, là il a le droit de se faire assassiner comme on dit , il a le droit aux belles médailles, les discours des officiels, la légion d’honneur la plus basse dans le grade, alors qu’on nomme officier ou commandeur des  » artistes comédiens chanteurs  » mais un policier à titre posthume a le droit à Chevalier.
Alors ne dites plus un policier a tous les droits, il a juste le droit de faire son travail, et s’il ne convient pas à l’administration, ou à la justice il se retrouve dehors ou en prison.

Histoire vécue par un policier que je connais très bien

Lien de la page facebook liée à cet article  https://www.facebook.com/pages/Police-Nationale-non-officielle/408643519155235

Devenir un homme en noir… suite et fin

Mis à jour le : 06/03/2012 11:44

 

De septembre à décembre dernier, quatorze policiers ont suivi la formation de la Force d’intervention de la Police nationale (FIPN) pour le RAID, les GIPN et la BRI-PP.
Parcours de Bruno C., policier rhônalpin qui, après avoir passé avec succès les sélections, a été formé à ses nouvelles missions.

MIOMCTI/SG/DICOM/R.W.

Quatre mois après avoir réussi les tests de sélection, quatorze stagiaires de la FIPN (RAID, GIPN et BRI-PP), dont Bruno C., sont convoqués début septembre 2011 pour quatorze semaines de formation. Le programme s’annonce chargé et le rythme soutenu : tir, GTPI, protection rapprochée, surveillance-filature, tir de haute précision, habilitations aux armes non létales (MBD, Taser), intervention…

Septembre 2011 – Yvelines

Après une semaine au centre national de tir de Montlignon, treize stagiaires sur quatorze ont été déclarés aptes au premier module de tireur qualifié à l’arme de poing. La suite des événements va vite les plonger dans l’inconnu avec une formation de quinze jours sur la surveillance-filature. « Les stagiaires étaient totalement novices en la matière, explique Gilles G., chef adjoint à la section appui opérationnel du RAID.
Ce fut pour eux la découverte progressive d’un nouveau métier, avec des techniques particulières et une attitude spécifique à tenir. Car la moindre faute d’inattention peut remettre en cause des mois de travail de plusieurs personnes. » Quatre jours de cas pratiques réglés au millimètre ont clôturé ce module au travers d’un scénario tout à fait crédible : sur la base d’une information d’un service de renseignement, un présumé terroriste a été localisé, identifié et surpris en plein repérage aux alentours de la tour Eiffel. La mission confiée au groupe est d’identifier ses éventuels complices, de vérifier la nature de son objectif et finalement de neutraliser le ou les protagonistes. « Cet exercice fait appel à leurs capacités de réflexion, d’organisation, de gestion du stress et d’adaptation, continue Gilles G. En “filoche”, c’est la loi du terrain qui va justifier notre engagement. »

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Durant ce test, trois réservistes de la Police nationale, limiers de la police judiciaire rompus à la filature, ont joué les « plastrons », confrontant les stagiaires à tous types de situations : métro, voiture, train et à pied, de nuit comme de jour, de la banlieue parisienne à la place Vendôme. « En filature, il faut sans cesse improviser, s’adapter à l’environnement et rester le plus naturel possible, souligne un des « filochés » aux vingt ans de pratique. Ils s’en sont bien sortis, d’autant que nous ne leur avons fait aucun cadeau, comme de sortir précipitamment d’une rame de métro. C’est très important pour nous de transmettre notre expérience aux plus jeunes. »

L’objectif n’est pas de faire des hommes de la FIPN des professionnels de la filature, mais de leur faire maîtriser rapidement les bons gestes et acquérir une base technique qu’ils développeront ensuite dans leurs unités. À l’issue de la journée, le débriefing de Gilles G. met l’accent sur les défauts observés : « Profitez de la foule et de votre environnement. Donnez des indications précises en voiture. Évitez de dévisager votre cible, surtout avec un air patibulaire ! Pensez à ce que vous pouvez apporter au dispositif, arrangez les choses, complétez-vous ! »

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Septembre 2011 – Région parisienne

Nouvelle découverte d’une mission des services d’intervention de la Police nationale : la protection rapprochée. Après un cours sur ses spécificités, le rôle de chacun dans la « bulle » de protection et du vocable adéquat (précurseur, flancs gauche et droit, élément avancé…), un test grandeur nature est organisé pour tester les stagiaires : gérer la protection de A à Z d’un VIP, en l’occurrence un homme du RAID qui ne se prive pas de tenter de déstabiliser les novices : jogging improvisé, rendez-vous impromptus qui s’éternisent, conduite rapide sur l’autoroute, fausse attaque au fusil d’assaut et à la grenade… « Ainsi, nous leur faisons toucher du doigt les difficultés de ce métier, déclare David S., formateur au RAID. Il n’existe pas d’équipe dédiée à cette spécialité au sein de l’unité, tous les membres du service sont susceptibles de protéger un jour ou l’autre un sportif, un chef d’État, une personnalité étrangère, un ambassadeur, un juge ou un témoin… » Les stagiaires se plient sans coup férir à l’exercice et suivent partout leur VIP, tout en restant le plus discret possible.

Pour Bruno C., ce premier mois de stage aura été riche d’enseignements : « Chaque semaine fait appel à des qualités différentes et bien précises. Il faut arriver comme une éponge, s’ouvrir aux formateurs pour prendre le maximum d’informations. Le plus difficile est de retranscrire ensuite l’enseignement sur le terrain en conditions réelles : se mettre dans la peau d’un tireur de haute précision, adapter son comportement à la filature, être aux aguets pour protéger un VIP. Il me faut parfois adopter des comportements aux antipodes de ce que j’ai pu pratiquer auparavant. »

Octobre-novembre 2011 – Saclay et Bruyères-le-Châtel (Essonne)

Le module le plus important de la formation, l’intervention, est aussi le plus long (quatre semaines). « Nous les préparons aux trois opérations de police que sont amenés à effectuer le RAID, les GIPN et la BRI : l’interpellation à domicile, la prise d’otages, la maîtrise d’individus retranchés ou forcenés, poursuit Philippe B. Chaque opération a ses propres mode opératoire et rythme, c’est sur ces bases qu’on essaie de les amener à un certain niveau. Par exemple, sur la prise d’otages, le mode opératoire peut être un assaut ou une intervention planifiée. Pour libérer des otages, on sait que le rythme est très soutenu, adapté de façon à libérer les otages le plus rapidement possible. »Une fois de plus, les formateurs de la FIPN confrontent leurs élèves à plusieurs cas pratiques pour les sensibiliser aux réalités du terrain et organiser leur colonne d’assaut dans des conditions difficiles. Un premier test est réalisé sur le site de la direction générale de l’armement de Saclay. Des terroristes retiennent en otage les deux enfants d’un riche industriel dans un endroit complexe, « un véritable labyrinthe » selon l’un des encadrants. Les « précurseurs » ouvrent le chemin de la colonne d’assaut dans ce site immense, idéal pour un guet-apens. Chacun tient sa place, joue son rôle. Une solide cohésion se dégage déjà de la colonne. L’assaut est donné dans un local plongé dans le noir, dans lequel de nombreux plastrons ont été disséminés.

Après plusieurs minutes vécues sur un rythme trépidant, Bruno revient sur ce baptême du feu fictif. « Entre les efforts de concentration et l’engagement physique, courir un marathon est de la rigolade à côté d’un assaut ! Il faut trouver un savant compromis entre la discrétion totale et le fait d’arriver à libérer les otages. Le secret est de communiquer sans cesse entre membres de la colonne. »

Une semaine plus tard, c’est au commissariat à l’énergie atomique (CEA), à Bruyères-le-Châtel, que les corps des stagiaires sont mis à contribution, avec le module intervention équipé d’un appareil respiratoire isolant (ARI). « Nous leur montrons que cet appareil sera leur seule protection possible contre un feu ou un incendie, déclare Philippe B., responsable intervention-incendie au CEA. Il leur permet de progresser là où l’air est vicié et de se protéger de toute explosion éventuelle. Nous en profitons également pour les sensibiliser aux risques liés aux feux. » La formation organisée avec le CEA découle de cas réels d’interventions auxquels le RAID a été confronté : en 2006, à Limay (Yvelines), un forcené avait mis le feu aux archives du bureau de Poste, menaçant la vie des cinq otages retenus ; en 2007 au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), un individu suicidaire menaçait de faire exploser son pavillon avec du gaz en cas d’intrusion de la police. Pour Bruno, cette formation s’est révélée éprouvante : « Le plus dur est de rester concentré sur l’intervention tout en gérant son stress dans un espace pollué. En plus de notre équipement, il faut gérer les douze kilos supplémentaires de l’ARI. Il faut réussir à rythmer sa respiration, car l’autonomie de l’appareil est courte, ce qui accentue d’autant plus le facteur stress. »

Le module intervention est également l’occasion pour les formateurs d’insister sur l’importance vitale de l’esprit d’équipe dans ce type d’unités : « Comme ils interviennent en groupe, si un élément n’est pas “dans le match”, il met en péril non seulement sa propre sécurité en cas d’erreur, mais aussi celle de ses collègues et, le cas échéant, celles des otages, insiste Philippe B. Tous les exercices sont donc organisés en groupe pour créer une  complémentarité et acquérir des gestes réflexes. Ils doivent prendre conscience que seuls ils n’arriveront à rien. »

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Novembre-décembre 2011 – Siège du RAID à Bièvres (Essonne)

Les stagiaires de la FIPN entament leur ultime mois de formation avec l’habilitation de technicien d’intervention en hauteur (TIH). Celle-ci est encadrée par trois CRS du centre national d’entraînement à l’alpinisme et au ski (CNEAS) de Chamonix. « Nous leur communiquons des techniques de cordes pour pouvoir se sécuriser lors d’interventions en milieu périlleux du type immeubles, antennes, ponts, monuments… Tous les supports où ils peuvent être amenés à intervenir dans le cadre de leurs missions, explique Éric D., l’un des CRS moniteurs. Nous avons clairement identifié leurs besoins et nous y répondons avec nos techniques issues du secours en montagne ou celles pratiquées en alpinisme, en escalade ou en accro branche. »

« La difficulté réside dans le cumul de deux techniques spécifiques : l’intervention d’un côté et l’escalade de l’autre, complète Frédéric G., l’un des membres du groupe franchissement du RAID. Nous apprenons aux stagiaires à gérer leur armement et leurs protections balistiques, le tout combiné au matériel de protection en hauteur (baudriers, cordes, casque…). »

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Décembre 2011 – siège du RAID – Bièvres (Essonne)

Les stagiaires achèvent leur dernier jour de formation avec l’aérocordage depuis un hélicoptère piloté par un gendarme de la section aérienne de Villacoublay. « Nous leur enseignons les techniques de descente en rappel et de corde lisse depuis un hélicoptère, explique Loïc V., spécialiste au RAID du parachutisme et de la varappe. En intervention, cela permet de mettre le plus rapidement possible une équipe d’intervention sur des points hauts inaccessibles. »

Les quatorze semaines sont clôturées par la cérémonie officielle d’intégration. Sur les quatorze stagiaires, onze reçoivent leur habilitation. Trois d’entre eux ont échoué au module de tir de haute précision ; ils ont six mois pour repasser et obtenir cette spécialité s’ils veulent intégrer leur unité. Tous les membres du RAID viennent saluer et féliciter leurs nouveaux collègues, un moment fort d’intégration et de reconnaissance par les anciens. Les désormais néo-policiers d’élite vont maintenant vivre six mois d’observation au sein d’un groupe d’intervention avant de pouvoir éventuellement intégrer la colonne.

Bruno C. revient sur cette expérience unique, débutée il y a plus d’un an avec les tests de présélection : « J’ai le sentiment d’intégrer une famille, avec les obligations, les devoirs et les comportements que cela inclut. La formation nous a appris la polyvalence et l’ambivalence du métier. Je ne suis pas devenu en quatorze semaines un expert en escalade, en filature ou en intervention, mais je me suis rendu compte de l’intérêt primordial, voire vital, de travailler quotidiennement et de sans cesse m’entraîner. »

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MESSAGE DE DELPHINE GUIBON « VEUVE D’ERIC LALES » !

Unitésgppolicevald’oise Syndicat nous fait part de cette lettre
MESSAGE DE DELPHINE GUIBON « VEUVE D’ERIC LALES » !

Bonjour,

je souhaite remercier tous les commissariats de France et plus particulièrement les commissariats d’AIX en PROVENCE et de MARSEILLE, pour tout ce qu’ils ont fait pour moi.

Tous ces soutiens et ces élans d’humanité dans cette situation si difficile et si douloureuse m’ont énormément touchée et m’ont aidée à surmonter cette épreuve.

Sachez que chacun des mots qui m’ont été adressé resteront à jamais gravé dans ma mémoire et que je suis en train de remercier chaque personne dont j’ai pu relever l’adresse en leur adressant personnellement un courrier.
En attendant que ces lettres soient envoyées et pour remercier également les personnes qui ont fait des dons en liquide, j’aimerai donc par votre intermédiaire que soit transmis ce mail, pour vous témoigner de mon éternelle reconnaissance « je ne vous ai pas oublié ».

Si vous le pouvez, merci de faire suivre ce mail,

Encore mille mercis pour tout ce que vous avez fait., pour moi et mes filles Cyrielle et Maëlis.

Delphine GUIBON

Henry-Antoine Mayembo : « Ce policier a fait bouclier. Je ressentais les impacts des coups qu’il prenait »

A écouter

FAITS DIVERS

Créé le 13/04/2012 à 08h15

Yves CalviYves Calvi

Yves Calvi recevait vendredi matin Henry-Antoine Mayembo, chercheur amateur en physique. Aujourd’hui s’ouvre à la 14ème chambre du tribunal de grande instance de Paris le procès de son agression et d’un policier qui est venu lui porter secours. Mai 2011, Henry-Antoine se fait voler son téléphone portable dans la station de métro Barbès à Paris. Il court après son agresseur. Un policier le suit. Les trois hommes se retrouvent dans la rue. Le policier arrête le voleur. Mais une dizaine d’hommes qui assiste à la scène encercle Henry-Antoine et le policier. Un homme muni d’un couteau agresse les deux hommes et blesse grièvement le policier. Son pronostic vital est engagé les 48 premières heures. Les mois passent, le policier se remet de ses blessures et l’auteur des faits ainsi que ses complices sont arrêtés. Henry-Antoine remue ciel et terre pour que son sauveur reçoive la légion d’honneur. Demande obtenue ! L’Elysée et Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, le félicitent.

Décès de notre collègue CRS

J’ai le regret de vous faire savoir , le suicide par pendaison de notre collègue CRS Chef de centre de la CRS 22, je vous informe suite à l’information donnée par mon collègue  Eric Alfa de fb, qui vient de nous informer, nous n’avons pas plus d’infos pour le moment, nous pouvons vous informer que les obsèques auront lieu  mercredi à la cathedrale st front de perigueux a 13H30 .

D’autres informations suivront

Merci de faire suivre

Caisse noire dans la police… pour des ampoules et des stylos

POLICE

Les commissariats de Lille, Tourcoing et Roubaix sont soupçonnés d’avoir alimenté une caisse noire en revendant à des ferrailleurs du matériel récupéré lors d’interventions. Des sommes dérisoires pour pouvoir acheter de quoi faire fonctionner les commissariats, selon des factures saisies.

La Rédaction avec Claire Andrieux | RMC.fr | 13/04/2012
 
© Reuters
Le système D des commissariats du Nord pour faire face à la crise. Les commissariats de police de Lille, Tourcoing et Roubaix sont soupçonnés d’avoir alimenté une caisse noire en revendant des biens saisis sur la voie publique : des vélos et autres matériaux normalement destinés à la destruction et ici revendus à des ferrailleurs. La pratique, illégale, durait depuis au moins 3 ans. Sauf que l’argent récolté ne servait pas à un quelconque enrichissement personnel, mais permettait seulement aux commissariats de financer les dépenses de fonctionnement quotidien des services, expliquent les syndicats. Une rigoureuse comptabilité était d’ailleurs tenue, avec cahiers de comptes et factures,montrant des achats de papiers pour imprimante, des ampoules, un GPS pour une patrouille ou encore des sandwichs le midi. Les sommes saisies, entre 800 et 1.200 euros sont en outre dérisoires. Une enquête interne à la police a été ouverte à Lille et les commissaires concernés seront entendus la semaine prochaine.
« Pas de papiers et plus d’argent pour l’essence des patrouilles »
Pour Fabrice Danel, délégué du syndicat SGP police- FO dans le Nord, cette dérive n’est qu’un reflet du manque de moyens de la police : « Depuis quelques temps on a un gros problème de budget dans la police nationale et on arrive même plus, nous, à assumer le petit matériel – ampoules, stylos…- dans les commissariats. Il y a vraiment un gros problème. Quand on compare le budget de 2009 avec celui de 2012, il y a entre 30 et 40% de baisse. En 2010, dès août c’était catastrophique : il n’y avait même plus de papiers pour les procédures et on ne pouvait plus acheter d’essence pour les véhicules de patrouilles ».
« Les cours de commissariats ressemblent à des déchetteries »
Sur RMC, Sylvie Feucher secrétaire générale du syndicat national des commissaires de police, pointe également du doigt le problème des ferrailles et autres matériaux récupérés par la police dont elle ne sait que faire. « Les cours de commissariats ressemblent plus à des déchetteries qu’à des services publics, explique-t-elle. Normalement c’est aux mairies de nous débarrasser de ces matériaux stockés, mais souvent ça ne fonctionne pas. Les vélos en bon état on peut les revendre au Domaine comme l’exige la loi, mais on ne peut pas se débarrasser de tous les matériaux, notamment les morceaux de ferraille qui restent dans les commissariats et qui ne servent à rien. Donc là ces commissariats ont réussi à les revendre à une entreprise spécialisée dans le traitement de la ferraille, mais pour des sommes vraiment dérisoires et en tenant des comptes précis. Il n’y a pas eu d’enrichissement personnel. La police du quotidien, c’est le parent pauvre de la police nationale ».

L’armement des polices municipales pourrait s’étendre

 

 Par Jean-Marc Leclerc Mis à jour le 09/01/2012 à 14:44 | publié le 08/01/2012 à 17:31 Réactions (138)
Une patrouille de policiers municipaux en région parisiennne, à Saint-Germain-en-Laye. À ce jour, sur les 18 000 municipaux en France, 7 000 sont armés, soit environ 40 % de l'effectif.
Une patrouille de policiers municipaux en région parisiennne, à Saint-Germain-en-Laye. À ce jour, sur les 18 000 municipaux en France, 7 000 sont armés, soit environ 40 % de l’effectif. Crédits photo : François BOUCHON/Le Figaro

À l’UMP, les initiatives se succèdent pour réclamer une généralisation du port d’arme pour les «municipaux».

L’armement des polices municipales revient sur le devant de la scène. Alors qu’à gauche, le secrétaire national du PS chargé de la sécurité, Jean-Jacques Urvoas, propose, à titre personnel, de désarmer les municipaux, la majorité pousse les feux pour confier à ces agents, au nombre de 18 000 en France, des pouvoirs renforcés qui les rapprocheraient de la police nationale. À ce jour, les municipaux armés sont déjà au nombre de 7 000, soit environ 40 % de l’effectif.

Le 7 décembre, plusieurs députés UMP, dont des membres de la Droite populaire, ont déposé une proposition de loi pour généraliser la dotation en armes de poing. Elle n’a certes pas été inscrite à l’ordre du jour de la commission des lois, mais elle vient relayer une première tentative dans les rangs de la majorité. En juin dernier, en effet, Bruno Beschizza, le secrétaire national de l’UMP chargé de l’emploi des forces de sécurité, avait déjà émis publiquement le souhait que l’armement des polices municipales devienne la règle. Avant que l’Association des maires de France ne vienne contrecarrer ce projet, en objectant que toutes les villes n’avaient pas les mêmes besoins ni les mêmes budgets.

Faut-il aller jusqu’à imposer l’armement pour tous les policiers? De nombreux responsables au ministère de l’Intérieur considèrent que les grandes agglomérations sont davantage concernées que les petites par la question des armes. La Place Beauvau a les yeux rivés sur Marseille notamment, où les récentes bouffées de violence imposent une mobilisation tous azimuts des forces de sécurité.

Dans la Cité phocéenne, le député UMP Renaud Muselier milite désormais ouvertement pour l’armement des municipaux. La ville va recruter 100 agents de plus pour étendre, dans un premier temps, les plages horaires des patrouilles. Et son maire Jean-Claude Gaudin, qui a toujours refusé d’armer ses agents, ne se déclare plus hostile au principe de l’armement. «Il évolue, comme sur la vidéoprotection qui va prendre un tour concret, avec l’implantation de 1 000 caméras d’ici à la fin 2013», se félicite un haut fonctionnaire à la préfecture des Bouches-du-Rhône. M. Gaudin ira-t-il jusqu’au bout?

Concertation avec les élus

En tout état de cause, la réforme des polices municipales reste un sujet délicat. Le Conseil constitutionnel avait désavoué le gouvernement en censurant, le 10 mars dernier, deux dispositions de la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi), censées renforcer les pouvoirs des policiers municipaux. Les Sages semblaient critiquer une forme de désengagement de l’État sur certaines missions de sécurité.

La concertation avec les élus est donc plus que jamais nécessaire. Dès cet été, Claude Guéant a ainsi mis en place une commission consultative des polices municipales, dont l’ancien ministre UMP Christian Estrosi a été élu président. L’hôte de Beauvau a, par ailleurs, publié mercredi dernier un décret relatif aux conventions que scellent les communes avec les préfets pour mieux coordonner le travail des municipaux avec celui de la police d’État.

Christian Estrosi y voit «une première étape dans le renforcement de l’action des polices municipales». Le maire de Nice, qui a fait de sa ville une vitrine de la police municipale armée, appuyée par une vidéosurveillance dernier cri, travaillant main dans la main avec les «nationaux», assure que le décret sur la coordination des polices en France «instaure un diagnostic local de sécurité qui permettra, en fonction des particularités de la commune, de déterminer plus précisément la nature et les lieux d’intervention de la police municipale et de la police nationale, et ainsi, de renforcer les modalités opérationnelles d’une collaboration efficace».

La question des armes sera étudiée au sein de cette commission, dans un groupe spécialement composé pour en débattre, parallèlement aux questions de statut. Mais la puissante Association des maires de France se montrera vigilante.

A Nancy, la police la joue « cow-boy » face à l’extrême gauche

Enquête 02/04/2012 à 13h56

 

Une perquisition musclée dans une affaire mineure illustre la tension entre policiers et militants, alors que les accrochages avec l’extrême droite se multiplient.

Le capot d’une voiture de police à Nancy (Pol Emile/Sipa)

Il est 7h30 le 26 janvier dans un appartement de Nancy, lorsque l’interphone sonne. Agé d’une vingtaine d’années, Romain (le prénom a été changé à sa demande), se lève et décroche. Il entend, juste derrière la porte : « Police ! Police ! Ouvrez ! »

Il tente de vérifier à travers le juda :

« Celui-ci était obstrué, je n’ai pas pu voir. Je n’étais pas chez moi, donc je n’ai pas ouvert, mais je suis allé voir les colocataires de l’appartement. »

Réveillés en sursaut, les trois résidents, apeurés, décident de ne pas ouvrir. L’un d’eux :

« A aucun moment, ils ne nous ont dit pourquoi ils voulaient rentrer. On a cru que c’était une bande d’extrême droite qui voulait en découdre. »

Les policiers continuent de tambouriner. Romain :

« A un moment, ils nous disent : “Si vous n’ouvrez pas la porte, on la défonce.” On pensait qu’ils bluffaient, d’autant qu’on avait rien à se reprocher. »

« Il a enfoncé son genou dans la clavicule »

Ils finissent par sortir un pied de biche, enfoncent la porte et entrent en trombe. Romain raconte :

« J’étais assis sur le lit d’une des chambres avec une des colocataires de l’appartement. Un policier en civil est arrivé arme au poing, il a poussé la fille, puis m’a mis une grande claque dans le visage.

Je suis tombé à la renverse sur le lit, il m’a alors enfoncé son genou dans la clavicule pour m’immobiliser puis a pointé son arme sur ma tempe.

Ça a duré cinq secondes, j’étais terrorisé. Puis il a rangé son arme et m’a demandé de me coucher par terre, bras écartés, avant de me menacer avec son poing. »

« On n’est pas dans une série télé ! »

Pendant ce temps, les autres policiers, certains en civil, d’autres en uniforme, fouillent l’appartement. Matelas retournés, armoires et tiroirs vidés. Ils finissent par exiger les cartes d’identité des résidents. L’un d’eux demande alors aux fonctionnaires de police s’ils ont un mandat :

« “On n’est pas dans une série télé ! ” nous a rétorqué un policier. Ils ne nous ont présenté aucun document officiel autorisant la perquisition. »

Personne ne dit rien parmi les colocataires, sous le choc. Il faut attendre la fin de l’opération pour que les policiers expliquent qu’ils sont à la recherche d’un militant d’extrême gauche. Romain raconte qu’en partant, les fonctionnaires s’adressent à eux, railleurs :

« Ils nous ont dit : “Vous n’avez pas ouvert la porte, vous avez pas eu les cojones, hein ! ” Et ils ont ajouté en ricanant : “Vous avez besoin de rien ? Ah si, d’une porte ! ” »

Lionel Razurel, le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), s’est expliqué dans L’Est républicain et dans Le Républicain lorrain :

« Des plaintes pour violences avaient été déposées. Nous avons agi dans le cadre d’une enquête judiciaire sur instruction du parquet, dans le strict respect des règles du code de procédure pénale.

Les fonctionnaires ont décliné leur profession, ils ont frappé et attendu une demi-heure pour qu’on leur ouvre, alors qu’ils entendaient du bruit à l’intérieur. Il n’y a jamais eu de violence. »

Trois jours d’interruption temporaire de travail

Romain s’est rendu chez le médecin dans les jours qui ont suivi. Ce dernier lui a prescrit trois jours d’interruption temporaire de travail (ITT) « plus pour le choc psychologique que pour le coup », confesse-t-il.

Contacté par Rue89, le directeur de la DDSP a fait savoir qu’il ne voulait plus s’exprimer sur le sujet, renvoyant à ses déclarations dans la presse locale.

Le lendemain, les trois jeunes, rejoint par une quatrième fille – résidente dans l’appartement mais absente au moment de l’intervention policière – se rendent au commissariat central de Nancy pour déposer plainte pour violence :

« Le policier à l’accueil a refusé de prendre notre plainte sous prétexte que la police ne peut pas prendre de plainte contre la police… Ils nous ont dit d’envoyer un courrier recommandé au procureur.

Sceptiques, on a fini par aller dans un autre commissariat de Nancy, et après quelques coups de fil, ils ont accepté de prendre notre plainte. »

« Ils ne pouvaient pas casser la porte »

Tous les quatre sont militants dans diverses associations d’extrême gauche de Nancy, participant à des actions sociales en Meurthe-et-Moselle. Pour eux, l’intervention policière consiste clairement en une « opération d’intimidation ». Me Brigitte Jeannot, leur avocate :

« Les policiers ont commis à mon sens une action disproportionnée, mais aussi illégale. Comme il n’y avait pas de flagrance, ils ne pouvaient pas casser la porte, d’autant que la personne recherchée n’était pas domiciliée à cette adresse. »

Le jeune homme recherché, qu’on appellera Thomas, est en effet domicilié chez sa mère. Il explique qu’il lui arrive souvent de se faire héberger chez des amis :

« Je n’ai reçu aucune convocation de la part de la police chez ma mère. Envoyer des convocations que je ne reçois pas (puisqu’il n’y avait pas mon nom sur la boîte aux lettres) a pour résultat que je ne me présente pas, et fournit un motif pour faire une perquisition… »

Face aux nationalistes autonomes lorrains

La convocation arrivera pourtant une semaine plus tard au domicile de sa mère. Thomas s’est rendu au commissariat pour découvrir que deux plaintes ont été déposées contre lui pour « vol avec violence » et « violence en réunion ».

En fait, pour des rixes avec de jeunes militants d’extrême droite locaux qui se présentent comme des nationalistes autonomes lorrains. Après trois heures de garde à vue, il sera relâché. Me Jeannot émet des doutes sur la procédure :

« Si la personne recherchée était quelqu’un de vraiment dangereux, il aurait été présenté à un juge d’instruction et mis en détention. Là, il s’agissait de l’entendre dans une affaire de droit commun tout à fait bénigne.

Par conséquent, dans l’intervention à l’appartement de mes clients, la disproportion était manifeste, tout cela était injustifié. »

« Les policiers jouent aux cow-boys »

Récemment, Nancy est devenu le théâtre d’une opposition forte, parfois jusqu’à l’affrontement physique, entre des militants antifascistes et les nationalistes autonomes lorrains.

Ces dernier sont allés jusqu’à lancer, bras tendu, un « Sieg Hiel ! » place Stanislas. Philippe Leclerq, militant au Réseau éducation sans frontière (RESF) et ancien conseiller général de Lorraine, raconte :

« Les autonomes lorrains ont perturbé à plusieurs reprises les cercles de silence que nous organisons chaque mois. »

Une source proche du milieu associatif d’extrême gauche va jusqu’à pointer l’attitude de la police :

« Le climat de répression à Nancy est de pire en pire, et on a le sentiment que certains policiers protègent les nationalistes autonomes lorrains.

Lors d’une manifestation unitaire contre l’extrême droite, certains militants étaient à côté des policiers et les ont entendus discuter avec des membres des autonomes pour leur dire dans quelles directions nous étions. »

Plus mesuré, Philippe Leclerq, fin connaisseur du pavé nancéien explique :

« C’est compliqué d’affirmer une telle chose, mais c’est vrai qu’il y a des provocations de la part de certains policiers et ils ne nous protège pas face aux autonomes, ça c’est évident »

Raphaël Bartolt, préfet de Meurthe-et-Moselle, répond qu’« aucun de ces faits ne lui ont été relatés » :

« Je suis particulièrement vigilant sur les modalités d’intervention des forces de l’ordre. Aucun comportement discriminant ne saurait être toléré, et j’ai toute confiance dans les agents de police et de gendarmerie de Meurthe-et-Moselle qui effectuent leur mission dans des conditions opérationnelles parfois très délicates. »

Dans Thomas, de son côté, prétend :

« Les policiers m’ont dit : “Toi, si un jour on te croise tout seul dans la rue et qu’on est en civil tu vas voir”, ils jouent les cow-boys au sens propre. »

Pour dénoncer ce climat, une manifestation unitaire a été organisée le samedi 3 mars contre la répression.

Procès Barresi: la défense étrille l’enquête de police

Par Stéphane Durand-Souffland Mis à jour le 30/03/2012 à 16:20 | publié le 29/03/2012 à 21:35
 
Le verdict est attendu vendredi au procès de Bernard Barresi, accusé d’avoir attaqué un fourgon blindé en 1990, près de Mulhouse. Jeudi, le directeur d’enquête a été mis en difficulté.

Le commissaire Thierry Hartmann l’assure: «Il n’y a que dans les films que la police voit tout.» Sa modestie l’honore. Mais l’on pourrait objecter qu’il n’y a guère que dans son enquête que la police a si peu vu. En tout cas, beaucoup de choses lui ont échappé.

Pourtant, l’enjeu était de taille: une équipe composée de six malfrats s’empare, le 1er mars 1990, de 300 kg de billets usagés, pour un montant de 33,75 millions de francs (5,145 millions d’euros), en braquant un fourgon blindé près de Mulhouse. Depuis août 1989, la PJ alsacienne dispose d’un tuyau de ses collègues marseillais: un certain Bruno Latard, truand connu, prépare un vol à main armée dans la région. De sorte que – et c’est providentiel – son domicile est surveillé moins de trois heures après le coup.

Pour résumer à outrance, la surveillance permet de remonter à la famille B., qui a un cousin nommé Bernard Barresi à Marseille; la police est persuadée qu’il a trempé dans l’affaire, bien qu’il ait à l’époque un casier judiciaire vierge -il n’a jamais été condamné à ce jour. Il ne répond qu’aujourd’hui du braquage devant les assises du Haut-Rhin, ayant échappé aux recherches pendant vingt ans.

«Le côté obscur de la force»

À la barre, le commissaire – petit gabarit, profil aigu – reste convaincu que les B. lui ont effrontément menti. Le fait que ces citoyens au-dessus de tout reproche, travailleurs, jamais condamnés ni même suspectés de rien du tout, aient été acquittés en 1994 ne l’ébranle pas. On les a vus mardi et mercredi défiler au micro et se plaindre des méthodes de son équipe, des pressions psychologiques ou physiques (coups de Bottin sur la tête) pendant les gardes à vue, mais le policier retourne la situation: «Cela a été un chemin de croix pour moi», affirme-t-il. Pour lui, Olivia B., la cousine de M. Barresi, mère au foyer aujourd’hui décédée, est «passée du côté obscur de la force» et tous les siens avec elle, au nom d’un «réflexe clanique». Bref, Olivia, c’est Dark Vador et son mari Roger, responsable du nettoyage qui travaillait même le week-end pour le même prix à l’usine de fabrication du journal L’Alsace, c’est Don Corleone.

La défense de Bernard Barresi questionne le témoin. Me Dupond-Moretti attaque sec, mais il ne fait pas donner le bulldozer. Il pointe les trous dans les surveillances providentiellement précoces, affirme que le commissaire a triché dans son rapport de synthèse et même dans des procès-verbaux – il est établi qu’il y a eu de petits arrangements avec la vérité. Surtout, il lui demande pourquoi la police n’est pas intervenue chez M. Latard le jour du braquage, alors que plusieurs individus louches s’y trouvaient: n’aurait-elle pas ainsi mis toutes les chances de son côté pour récupérer le faramineux butin et interpeller d’un coup les auteurs du vol?

«Je ne voulais pas d’un Fort Chabrol», justifie le témoin, qui ne regrette rien. Ni de ne pas avoir repris les 33,75 millions aux complices marseillais du Dark Vador de Mulhouse, ni de ne pas avoir démasqué les six braqueurs. À ce jour, seul Bruno Latard, condamné en 1994, reconnaît (depuis mercredi) sa culpabilité. Un autre homme a été condamné la même année, qui nie encore. Le policier, devenu divisionnaire, oppose une curieuse loi du silence à Me Dupond-Moretti, refusant par exemple de dire combien de fonctionnaires surveillaient la maison de Bruno Latard.

Enquête bâclée

Me Pierre Bruno prend le relais. Cet avocat marseillais, tout en suavité assassine, drôle et percutant, continue à mettre le commissaire en difficulté, bien que le témoin ne craque jamais, trop habile dans l’art de l’esquive. Me Bruno fait notamment valoir que de nombreuses photos de la surveillance ont disparu, on se demande bien pourquoi, que la pellicule n’a pas été mise sous scellés, qu’une surveillance précédente de M. Latard – engagée sur la foi du tuyau d’août 1989 – semble avoir été réalisée hors de tout cadre légal et qu’en plus elle a aussi disparu… Le commissaire, campé à la barre depuis que Me Dupond-Moretti lui a demandé d’ôter la main de sa poche, encaisse, biaise, se tait, mais ne rompt pas.

Reste Me Jean-Yves Liénard. Après la préparation de ses deux confrères, il faut moins d’une demi-heure au doyen de la défense, malicieux comme un étudiant en droit, roué comme pas deux, pour tourner en ridicule l’enquête du commissaire Hartmann. Bernard Barresi prétend être arrivé à Mulhouse le 1er mars 1990 au matin par un train de nuit: a-t-on vérifié les horaires des chemins de fer, le b-a ba? «Ce détail m’échappe sur le moment», répond le commissaire.

Me Liénard poursuit. «Selon Florence B., son cousin Bernard est allé le lendemain chez un coiffeur, dont elle fournit l’adresse, pour se faire déteindre les cheveux, car il était selon elle arrivé grimé. A-t-on demandé au coiffeur s’il avait vu un Marseillais demander pareil traitement? Non.»

Dernière banderille de Me Liénard. Les B. ont déclaré, en garde à vue que Bernard Barresi s’était présenté chez eux le 1er mars, vers 16h30, vêtu d’un treillis, tenant à la main des gants et une cagoule sombres. Avec son «copain», il portait quatre sacs, deux fermés – «le butin», maintient le commissaire -, l’autre contenant des vêtements, le dernier attirant singulièrement l’attention du fait que le canon d’une arme en dépassait. L’avocat: «Le vol à main armée a eu lieu vers 10h30. M. Barresi aurait donc passé six heures à se balader dans Mulhouse en treillis, avec ses sacs, sa cagoule et son fusil?»

Le commissaire: «Je n’ai pas de boule de cristal pour connaître son emploi du temps.»

Même au cinéma, des répliques comme celles-là, on n’en entend pas.

Voici la lettre posthume de Reynald jeune français de 31 ans …



Que fait-on pour ceux qui veillent sur nous ?
Il était Policier !

Par Marcelle Lacassain, vendredi 17 février 2012.

Mardi 21 février 2012.

Un courrier qui prend aux tripes…


Chers collègues et amis.

J’avais trente et un ans, un père, une mère qui m’aimaient et que j’aimais, une petite amie que j’aimais, avec qui je fondais des projets de foyer, d’enfants… des coéquipiers qui m’appréciaient et que je j’appréciais, des amis avec qui je partageais plein de joies. J’étais policier ! Mon grade ? Gardien de la Paix… J’étais de la 11ème CI, en ULI. La Paix, je l’ai gardé sans jamais l’avoir trouvée. Pourtant je m’efforçais de la garder, de la maintenir… pour mes proches, mais aussi pour mes concitoyens.

Ces « citoyens » qui m’ont crachés dessus, qui m’ont insultés, parfois même violentés. Ce soir, vers 21h00, un d’entre eux, aidé par d’autres « citoyens », un « brave citoyen » comme disent certains donc, un de ceux que nos lois, nos magistrats, nos « citoyens », nos associations, nos bien-pensants et parfois même que certains des fonctionnaires de polices protègent; et par la force des choses que notre Etat protège…

Un d’entre eux, disais-je m’a lâchement assassiné.

Comment ??? Non, il n’était pas armé !

Non, il ne m’a pas foncé dessus avec un véhicule « emprunté illégalement »!

Il m’a simplement poussé sous le vérin d’un manège qui va me décapiter sous les yeux de mes collègues impuissants. Pourquoi ??? Comment vous dire… J’intervenais sur rixe entre « jeunes », qui, non contents de s’amuser gratuitement portaient des coups au forain propriétaire du manège et en présence de la foule nous prirent à parti mes collègues et moi.

Et moi j’ai eu moins de chance qu’eux voilà tout ! Le plus « curieux », c’est que ma mort ne fait l’objet que de quelques lignes dans les feuilles de choux qui se disent journaux d’informations.

Ah ! J’allais oublier, il s’agit bien évidemment d’un accident…

Que mes collègues sous l’effet de la peine, de la surprise, du choc, n’ont pas encore réagit !

Ils n’ont manifesté ni mécontentement, ni colère, ni ras-le-bol…

Pas même un « ça suffit »…!

Pas de marches silencieuses ou des manifestations…

Pas des interventions télévisées de nos gouvernants très émus…c’est étonnant, ça non ?

Surtout quand on sait que deux « jeunes désœuvrés » morts dans un transformateur en novembre 2005 avaient suffit à déclencher de longues nuits d’émeutes, de vandalismes et d’innombrables violences.

Je ne vous raconte pas tout ça pour vous faire pleurer sur mon sort ni vous inciter à la vengeance et encore moins à vous enjoindre à démissionner ! Non, collègue ! Je t’écris simplement pour te dire que si tu n’y prends pas garde, tu seras peut-être le prochain

Ce sont tes collègues qui pleureront de n’avoir rien pu faire, C’est chez toi que le téléphone sonnera pour annoncer à ta femme que tu es décédé dans l’exercice de tes fonctions.

C’est à ta famille que l’on remettra le drapeau, symbole de nos couleurs et des valeurs que tu as défendu au prix de ta vie.

C’est à tes parents que l’on donnera tes deux belles médailles « en chocolat » pour le titre de chevalier de la légion d’honneur et d’acte de courage et de dévouement, à titre posthume bien entendu. Avec un peu de chance tu passeras peut-être même brigadier ou officier (toujours à titre posthume) C’est pour ton fils, ta fille que les collègues verseront la cotisation à l’orphelinat de notre institution…

C’est à tes collègues que l’on dira d’éviter les contrôles dans le secteur ou tu seras MORT, ce dans le but bien évident de ne pas provoquer » ces pauvres petits, et par la même occasion empêcher qu’un autre collègue comme toi ou moi ne commette une « bavure »… Eh oui ! Mieux vaut que tu décèdes sous les coups, les balles ou les roues d’un véhicule…Cela suscitera toujours moins d’émotions que si un « citoyen » désœuvré trouve la mort après nous avoir tiré dessus ou bien après avoir essayé d’échapper à un contrôle de routine. Voilà, Collègue ! Je ne m’attends pas à ce que tu ailles manifester, à ce que tu deviennes plus professionnel lors de « l’exercice de tes fonctions », à ce que tu sois plus solidaire de nos collègues à ce que tu fasses ce qui est nécessaire pour que cela ne se reproduise plus jamais, ni même à essayer de réunir le maximum de collègues pour les en convaincre. Non, non. Loin de moi de croire que ma seule mort suffirait à changer tout ça. J’espère simplement que tu apprendras à en faire le moins possible, à ne plus t’exposer, à étouffer ta fierté et ton honneur dans le silence, la bêtise, la lâcheté, la collaboration, le suicide, voir même l’alcool ou la drogue pour les plus loques d’entre nous. Eh oui c’est aussi ça la « Grande Maison », une « famille », « saine » « unie » et « soudée » comme un seul homme. Il faudra aussi que tu apprennes à enduire ton anus (de vaseline liquide c’est plus efficace), à bien le dilater sinon c’est plus douloureux, et ce pour chacune de tes convocations à l’IGS ou au tribunal car pour nous autres, la présomption d’innocence n’existe pas ou alors il faudra que tu dénonces tes collègues. Je te rassure, il ne faut pas t’en faire pour moi. Là où je suis, j’ai enfin trouvé la paix…

Plus de risque de me faire insulter, violenter, dénoncer et accuser injustement… Ma fiancée va sûrement recevoir le chèque de soixante euros prévu pour les décès de collègues en service… Ma mère pourra essuyer ses larmes dans le drapeau qu’elle aura reçu… Mon père rangera mes deux médailles sur l’étagère du salon…

Mes collègues feront une quête pour une belle couronne…

Le préfet organisera sans doute une belle cérémonie… Seront présents beaucoup d’officiels, n’oublie pas que nous sommes en période d’élection ultime, ils seront légion ceux qui profiteront de mon oraison pour grappiller quelques secondes sur chaîne de télé ou quelques lignes dans les torchons… Les bien-pensants ou « citoyens » « sympathisants » diront il ne faisait que son travail c’est normal, ou alors c’est bien fait pour lui il n’avait qu’à pas martyriser ces pauvres jeunes qui venaient s’amuser…

Et puis pour une fois que c’est un flic qui se fait tuer, on ne va pas en faire un fromage. À ceux là je réponds : rassurez-vous personne n’en fera un fromage, pas même un petit crottin…. Ceux qui m’ont assassiné courent toujours ! Dans leur cité, ils doivent parader en criant on a fumé un keuf.

Et ils seront respectés par tous les petits autres jeunes « désœuvrés » qui les considéreront comme des héros…

Et pour les rares collègues qui n’auraient pas compris, qui les interpelleront, qui recevront des coups, des crachas, des insultes et qui utiliseront la force strictement proportionnelle et nécessaire; on dira: mais qu’avez vous fait ?

Vous allez provoquer une émeute, vous êtes fous ? En période d’élections en plus. J’en ai fini avec toi collègue, comme j’en ai fini avec ma vie !

Je te laisse donc retourner à tes occupations et je te dis.

Ma dernière volonté est que tu fasses passer ce message
au plus grand nombre de collègues possible.


Soutiens aux forces de l’ordre

Pour aider mon ami, qui a crée ce groupe qui est en rapport avec les forces de l’ordre de tout types, police , groupes spécialisés du RAID  GIPN gendarmerie,  GIGN , militaires,  police municipale, maitres chien , police de sécurité et tout ce qui a un rapport avec pour vous aider à vous protéger au quotidien parfois au péril de leur vie, mais c’est notre choix nous l’avons accepté mais pas nous faire insulter ou pire dans l’exercice de notre profession, la liste n’est pas exhaustive….

Venez vous inscrire que vous soyez professionnel ou non vous êtes les bienvenus , je vous remercie d’avance.

Amitiés à vous.

https://www.facebook.com/groups/323095094412615/

COR-Quatre policiers poursuivis pour homicide involontaire

 

 

Aujourd’hui à 13h28

Correction: bien lire 2009 et non 2006, dernier paragraphe

STRASBOURG (Reuters) – Quatre policiers, deux hommes et deux femmes, ont été mis lundi en examen pour homicide involontaire par un juge d’instruction de Montbéliard (Doubs), après la mort d’un homme qu’ils tentaient d’interpeller en 2009, a indiqué le parquet.

Cette mise en cause, révélée par l’Est Républicain, pose le problème des méthodes de contention employées par la police française et critiquées en novembre dernier par le Défenseur des droits et par Amnesty international.

Mohamed Boukrourou, un Marocain de 41 ans souffrant de troubles psychiatriques, était mort d’une défaillance cardiaque après avoir été conduit dans le fourgon des policiers à la suite d’une altercation avec un pharmacien au sujet de médicaments.

Trois des fonctionnaires s’étaient placés en position assise ou debout sur le corps de ce père de famille, qu’ils avaient menotté, pour parvenir à le maîtriser.

Le collège « Déontologie de la sécurité » du Défenseur des droits a demandé des sanctions contre les policiers en leur reprochant « un recours inadapté et disproportionné à la force » s’apparentant à un « traitement inhumain et dégradant ».

Amnesty international France s’est ému, de son côté, du sort de cinq personnes, toutes étrangères ou d’origine étrangères, qui sont décédées lors de leur interpellation par la police entre 2004 et 2009 sans que la lumière ait été faite sur les circonstances ayant entraîné leur mort.

Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse

Claude Guéant affirme l’attachement de la France à l’abattage rituel

Publié le 18.03.2012, 20h22

 

Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a affirmé dimanche

Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant a affirmé dimanche « l’attachement à l’existence de (l’)abattage rituel » de la France qui « s’honore d’en garantir sa pérennité », en marge du congrès des communautés juives de France, organisé par le Consistoire central juif. | Thomas Samson


Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant a affirmé dimanche « l’attachement à l’existence de (l’)abattage rituel » de la France qui « s’honore d’en garantir sa pérennité », en marge du congrès des communautés juives de France, organisé par le Consistoire central juif.
« La liberté religieuse, c’est aussi la protection de l’abattage rituel en France, composante du libre exercice du culte dans notre pays », a affirmé M.

Guéant. « La France est attachée à l’existence d’un abattage rituel et s’honore d’en garantir la pérennité », a-t-il ajouté.
« Simplement, il est apparu que certains abattoirs français recouraient à l’abattage rituel pour des raisons de commodité et économiques et non pour répondre à des commandes spécifiques. Pour écarter les risques d’abus, le gouvernement a renforcé » son encadrement, a affirmé le ministre.
Toutefois, « afin de lever définitivement les fantasmes entretenus par certains », Claude Guéant estime que le recours à l’étiquetage ne doit être que « volontaire ».
Invité à débattre de la question « la laïcité menace-t-elle la liberté religieuse » aux cotés de Manuel Valls (PS), directeur de la communication de campagne de François Hollande, le ministre a affirmé que « la conception de la laïcité (du gouvernement) n’est pas contre les religions ».
Rebondissant sur les récentes polémiques autour de la viande halal et casher, Manuel Valls est « revenu sur le climat ambiant qui est celui d’une stigmatisation croissante des pratiques religieuses », ajoutant que « l’Etat n’a pas à se préoccuper des préceptes alimentaires » des Français.
« Ces polémiques n’ont qu’un seul effet: diviser nos compatriotes », a-t-il affirmé.
Le débat a également tourné autour de l’inscription dans la Constitution de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, proposée par François Hollande.
« Donner une valeur constitutionnelle au titre premier de la loi de 1905, c’est mettre de l’instabilité dans une construction qui a été façonnée depuis plus d’un siècle et qui fait l’objet de l’unanimité de notre population », a estimé Claude Guéant.
« Concrètement, cela pourrait conduire à interdire toute subvention indirecte aux cultes », a poursuivi le ministre.

Suicide/policiers: l’Intérieur « saisi »

ésidentielle 2012

 
 

 AFP Publié le 16/03/2012 à 16:32

L’Unsa-police (troisième syndicat de gardiens de la paix) a annoncé aujourd’hui avoir « saisi » le ministère de l’Intérieur après deux suicides de policiers hier qui, selon les enquêteurs, ne « semblent pas avoir pour origine des raisons professionnelles ».

« La police nationale est encore une fois endeuillée après le suicide de deux fonctionnaires de police affectés sur Paris », a déclaré le syndicat dans un communiqué. « Ces actes de désespoir suscitent toujours une grande émotion dans nos rangs et interpellent une fois encore (…) sur la nécessité de trouver des réponses adaptées », ajoute-t-il. L’Unsa-police ajoute avoir « saisi une nouvelle fois le ministère de l’Intérieur » sur ce sujet et « rappelle les conditions de travail de plus en plus difficiles » des policiers, « la réduction excessive des effectifs et la politique du chiffre ».

De source policière, on a confirmé ces deux suicides survenus aux domiciles respectifs des policiers, l’un gardien de la paix en Seine-et-Marne, l’autre brigadier-chef dans le Val-de-Marne. Selon les tout premiers éléments des enquêtes ouvertes après ces suicides, ils « ne semblent pas avoir pour origine des raisons professionnelles », a-t-on ajouté de même source. Cependant, dans le cas du brigadier, un post-it a été retrouvé où il invoque la « non-écoute » de sa hiérarchie.

Selon les tout premiers éléments d’enquête, ce policier « rencontrait de graves problèmes privés », a expliqué la source, et il faisait l’objet d’une « enquête administrative » pour « faute professionnelle ». « Rien ne semble pouvoir être retenu en l’état contre sa hiérarchie », a précisé la source policière.

Fin décembre, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant avait annoncé que 2011 avait été « l’une des années les plus basses depuis 1996 » s’agissant des suicides de policiers. Son entourage avait précisé que 42 policiers s’étaient donné la mort en 2011 contre une cinquantaine chaque année en moyenne, selon les études effectuées sur ce sujet sensible parmi les forces de police. M. Guéant avait rappelé qu’il « est rare » que ces suicides soient liés à des motifs « professionnels », ce que confirment ces mêmes études.

Ecussons Police Nationale

Les Logos

P.P
Police Parisienne
Ecusson de la Police Parisienne Française des années 1950 – 1960 ces logos étaient apposés sur les véhicules PIE de l’époque (voir la Renault 8 dans la rubrique Renault ).
 
P.P
Ecusson de la Police Parisienne Française des années 1950 – 1960.
 
P.P
Préfecture de Police de Paris
 
 
P.P
Ancien ecusson.
 
P.P
Logo officiel de la Préfecture de Police de Paris. Ce logo est apposé sur certains véhicules de la police parisienne (voir exemple dans la rubrique Peugeot 307 phase 1).
 
P.N
D.C.S.P.
La direction centrale de la sécurité publique , police nationale est chargée d’assurer la sécurité des personnes dans la lutte contre la petite et moyenne délinquance, des biens et des institutions ainsi que la lutte contre les violences urbaines et contre l’insécurité routière.
 
P.N
Police Nationale
L’appellation Police Nationale fut créée le 23 avril 1941 sous le régime de vichy. La Police Nationale Française a pour missions, Maintenir l’ordre public, lutter contre la violence urbaine, la délinquance, l’insécurité routière, la lutte anti drogue, anti criminalité, anti terrorisme, le contrôle de l’immigration clandestine.
 
P.N
Ecusson d’uniforme.
 

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P.N
 
Écusson porté par les gardiens de la paix en tenue à l’épaule.
 
P.N
Écusson banane porté par les gardiens de la paix en tenue à l’épaule
 
P.N
Les cadets de la République
Les cadets de la République sont issus d’un projet entrepris en 2004 par Nicolas Sarkozy qui était à l’époque Ministre de l’intérieur. Ce sont des adjoints de sécurité qui bénéficient d’une formation renforcée pour préparer le concours de gardien de la paix.
 
P.N.
Police Nationale Artificier
 
P.U.P
Police Urbaine de Proximité
Chaque arrondissement de Paris possède sa propre Police Urbaine de Proximité. Cette section a été créée pour lutter contre la petite et moyenne délinquance, pour la surveillance des voies publiques, la surveillance des commerces spécifiques, marchés etc.….. Elle a également pour mission la surveillance à la sortie des établissements scolaires. Cette section assure une présence permanente dans les rues pour garantir la tranquillité et la sureté des habitants.
 
P.U.P
 
 
BAC
Brigade Anti Criminalité
Ecusson apposé sur les véhicules. Cette brigade a été créée en 1971 par le Commissaire Robert Broussard pour lutter contre la criminalité ainsi que pour lutter contre la petite et moyenne délinquance. A l’époque elle n’opérait que de 22h30 à 6h30 du matin. Ensuite en 1996 fut créée la brigade de jour pour lutter contre les délits sur la voie publique dans les zones les plus sensibles. Les officiers de la BAC peuvent travailler en civils ou en uniformes, ils sont équipés de véhicules d’intervention rapide très souvent banalisés « sans sérigraphie ».
   
BAC
Ecusson brigade de jour.
 
BAC
Ecusson brigade de nuit.
 

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D.O.S.T.L.
Services Techniques Logistiques
D.O.S.T.P. Direction Operationnelle des Services Techniques et Logistiques.
 
D.S.T
Direction de la Surveillance du Territoire
La DST a succédé à la ST selon une ordonnance du Général de Gaulle le 16 Novembre 1944. La DST est un service de renseignements du Ministère de l’intérieur chargé du contre espionnage en France. Tout le personnel de cette section ainsi que leurs missions sont secret défense. Leurs grandes missions sont principalement le contre espionnage intérieur, la protection du patrimoine industriel ainsi que la lutte contre le terrorisme. Le 1 juillet 2008 ils ont fusionné avec la DCRG « Direction Centrale des Renseignements Généraux » au sein de la nouvelle DCRI « Direction Centrale des Renseignements Intérieur ».
 
P.J
Police Judicaire
Sa mission est de lutter contre la délinquance et la criminalité, les disparitions inquiétantes de personnes, le trafic d’armes et d’explosifs, le proxénétisme, les trafics de véhicules volés, le trafic de stupéfiants, la fausse monnaie, la cyber criminalité et la délinquance organisée. Les officiers de la Police Judiciaire disposent d’une compètence générale et ont donc tout pouvoir en ce qui concerne les décisions de mesure de placement en garde à vue, perquisition et réquisition de personnes.
 
D.C.P.J
Direction centrale de la Police Judiciaire;
 
P.J
 
 
R.G.
Renseignements Généraux

Le Service des Renseignements Généraux a été remplacé par la DCRI, d’une part et de la SDIG d’autre part

 
D.C.R.I.
Direction Centrale Renseignement Intérieur

La D.C.R.I. remplace la DST (direction de la surveillance du territoire) et des RG (Renseignements généraux).

Leurs missions : la lutte contre l’espionnage et les ingérences étrangères,,la lutte contre le terrorisme, la protection du patrimoine et la sécurité économique.

 
B.C
Brigade Criminelle
Ce service a été créé le 1 décembre 1924, à l’époque elle s’appelait brigade spéciale N°1. Ce service de police situé au quai de Orfèvres a pour principales missions les homicides, les enlèvements, les attentats ainsi que toutes les affaires dites sensibles.
 
S.T.U.P.S ou B.D.S
la Brigade des Stupéfiants
La Brigade des Stupéfiants est domiciliée au 36 quai des orfèvres, sa mission principale est de démanteler les réseaux de trafic de drogue en collaboration avec les autres services de police. Cette brigade utilise le flair des chiens policier pour la recherche des drogues dissimulées. Chaque année les différentes brigades saisissent plusieurs tonnes de stupéfiants et substances diverses.
 
L.C.P.P.
Laboratoire Central Préfecture de Police
 
 
S.T.I.J.
Sections Techniques d’Identité Judiciaire
 
 
P.T.S.
Police Technique et Scientifique
 
 
D.C.I.
 
 
 
S.P.H.P
Service de Protection des Hautes Personnalités
Le service de protection rapprochée á été crée en 1935, sa mission est la protection des Personnalités Françaises et étrangères lors de leurs déplacements. Le SPHP est constitué d’environ 600 fonctionnaires de police. Ceux-ci sont affectés pour 5 ans renouvelables de tous grades et ayant passé des tests très rigoureux
 

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B.R.I
Brigade de Recherche et d’Investigation, Dite brigade anti gang
Cette brigade travaille en étroite collaboration avec la BAC et la BI Brigade d’Intervention sur des situations jugées très graves. Les BRI travaillent principalement en civil ou alors lors d’interpellations, ils sont cagoulés pour préserver leur anonymat. Ils interviennent pour interpeler les malfaiteurs du grand banditisme, ils sont équipés d’un matèriel d’écoute et d’observation d’une très haute technologie. Leurs surveillances discrètes peuvent durer plusieurs semaines.
 
B.R.B
Brigade de Répression du Banditisme
Cette brigade a été baptisée BRB en 1975. Elle est partagée en trois sections. La section voie publique est chargée de jour comme de nuit de la répression des vols à la tire. La section spéciale enquête traite des enquêtes sur les escroqueries, des cambriolages importants et des agressions à main armée. La section auto est chargée des enquêtes sur les véhicules douteux, en liaison avec la Direction de la circulation des transports et du commerce, ainsi que des enquêtes sur les vols de véhicules, en particulier le démantèlement des filières d’exportation et d’importation de véhicules volés.
 
B.R.B
 
 
C.R.S
CRS Compagnie Républicaine de Sécurité
Les compagnies de CRS existent depuis 1944, elles ont été créées pendant la seconde guerre mondiale. Ils peuvent avoir des missions différentes suivant les services auxquels ils sont affectés, maintien de l’ordre public, bon déroulement des manifestations, garde des bâtiments officiels, surveillance des rencontres sportives, fêtes foraines etc.…… La mission des CRS est très diversifiée car ils interviennent en renfort avec d’autres services.
 
P.N.C.R.S
Ecusson d’uniforme.
 
P.N.C.R.S
Ecusson d’uniforme.
 
G.I.P.N
Groupe d’Intervention de la Police Nationale
Les premiers groupes GIPN ont été mis en place en octobre 1972. Ce sont des tireurs d’élite équipés des armes et équipement les plus sophistiqués. Composé de fonctionnaires de police recrutés selon des critères très sélectifs et soumis à un entrainement très rigoureux, les GIPN interviennent pour toutes les missions dangereuses exigeant un grand professionnalisme, notamment dans les prises d’otage, la protection des personnalités, les mutineries de détenus, les interpellations d’individus armés ainsi que la sécurisation des procès à haut risque.
 
G.I.P.N
 
 
G.I.P.N
 
 
G.I.R.
Groupe d’Intervention Regionaux.
 
R.A.I.D
Recherche Assistance Intervention Dissuasion
Créé en 1985 par le commissaire Robert Broussard et Ange Mancini, le RAID est une unité d’élite de la Police Nationale Française qui participe sur tout le territoire à la lutte contre toutes les formes de criminalité et de grand banditisme. Son rôle est d’agir dans les cas de prises d’otages, de retranchements de forcenés ou d’arrestations à haut risque. Ils interviennent également pour la lutte anti-tterrorisme. Les spécialités du RAID sont les groupes d’assauts, tireurs d’élite, parachutistes, plongeurs, groupes de recherche, cynophiles, logisticiens et négociateurs.
 
 
Brigade Fluviale
Fondée en 1900 par le préfet de Police Louis LEPINE, a pour mission de veiller à la sécurité des voies navigables de Paris et dans la petite couronne, soit : 157km de cours d’eau. Elle intervient 24/24h pour toutes sortes d’opérations, crimes, recherche d’objets immergés (véhicules, armes, cadavres, drogues, bijoux…) en collaboration avec les autorités judiciaires. Ils disposent également d’un radar pour contrôler la vitesse des bateaux, et ils contrôlent également les bateaux de compagnies de tourisme de la Seine. Leurs missions évoluent au rythme des nouvelles technologies. Il est demandé aujourd’hui à cette brigade de veiller à la lutte anti-pollution et de contrôler ainsi les largages sauvages.
 
 
 
 
 
 
 
P.A.F.
Police aux frontières
La police aux frontières anciennement appelée Police de l’air et des frontières, est l’administration chargée de contrôler et de faire respecter la législation en matière d’immigration, la sécurité des ports et aéroports, la lutte contre l’immigration clandestine et assurer les controles aux frontières.

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P.A.F.
Ancien Logo police des frontières
 
P.A.F.
Ancien Logo de la police de l’air et des frontières
 
 
Brigade Canine ou Unité Cynophile « Section Dresseur »
Créée en 1950 au sein de la Préfecture de police, l’unité cynophile de la direction de la police urbaine de proximité contribue activement à assurer la sécurité des personnes et des biens. Une soixantaine de policiers, accompagnés de leurs chiens, effectuent près de 6 000 interventions annuelles. L’unité cynophile exploite les prédispositions naturelles de cet animal, qui constitue, dans certaines situations, un partenaire indispensable pour mener des missions spécifiques de police. La plupart des chiens sont des bergers belges et des bergers allemands. Ils sont dressés au centre national de formation des unités cynotechniques, basé à Cannes-Ecluse, ou au sein même de l’unité cynophile.
 
 
Brigade Canine ou Unité Cynophile « Section Patrouille »
Le chien est aussi un combattant, il est capable de désarmer un agresseur ou de faire sortir des forcenés de leur cachette. Elle assure un service de prévention et de lutte contre la délinquance, 24 heures sur 24, elle intervient en soutien dans les dispositifs de sécurisation de la Capitale. Elle procède aux contrôles et captures des chiens dangereux.
 
 
Brigade Canine ou Unité Cynophile « Section Explosifs »
Elle assiste les techniciens du laboratoire central de la Préfecture de Police dans la lutte contre le terrorisme et la mise en place des plans de sécurité lors des manifestations publiques et des cérémonies officielles. Cette équipe est appelée en renfort lors d’alertes à la bombe.
 
 
Brigade Canine ou Unité Cynophile « Section Stupéfiants »
Celle-ci participe à la recherche de drogues, en collaboration avec les autres services de police. Il peut répertorier les odeurs retrouvées sur une scène de crime, les classer et les comparer à toutes fins utiles. Pour repérer les trafics de drogues, le chien est un fin limier. Dressé à reconnaître ces substances même très bien dissimulées, il travaille avec les brigades anti-stupéfiantes et anti-terroristes.
 
P.N.
Police Nationale Urbaine – Brigade Canine
Merci à Dominique Renouf qui nous a quitté…

La police urbaine utilise les chiens en villes car leur intelligence, leur odorat et leur agressivité peut les rendre dissuasifs lors de situations compliquées.

Cet équipier est traité comme un fonctionnaire, avec ses entraînements, ses repos, sa formation, ses promotions et sa retraite.

Véhicules de la Police Nationale Simca

Simca

Si vous avez connaissance de l’existence d’autres modèles Simca avec photo, contactez moi. Merci
Modèles Simca PIE
1000 Pie – 1962
1100 Pie – 1967
simca 1000 Pie
1100 Pie
Ce fut un des premiers véhicules aux formes carrés. Elle était assez basse de caisse avec un moteur à propulsion, sorti en même temps que la Renault 8. Elle n’aura pas le même succès que sa rivale. La première voiture de chez Simca a possédé un hayon arrière, et ce sera également une des premières traction avant. On verra également quelques modèles banalisés dans le parc de la Préfecture de Police pour les inspecteurs.
Talbot Horizon – 1979
1500 Pie – 1962
Talbot Orizon
Simca 1500 pie
Elle fut commandée en version LS par la Préfecture de Police, et ce fut le dernier modèle de la marque Talbot qui deviendra ensuite Simca Talbot. Tous les commissariats furent équipés de ce véhicule doté de la fameuse boite automatique SIMCAMATIC. Elles servaient de véhicules d’interventions rapides.
1501 Pie – 1965
Simca 1501 pie
Ce modèle un peu plus sophistiqué que la 1500 viendra tout simplement la remplacer. Comme beaucoup de break de l’époque, elle était équipée d’un brancard.

Merci au créateur de ce site Monsieur RENOUF  qui nous a quitté ….

Véhicules de la Police Nationale Renault

Voici une cinquantaine de modèles Renault de ma collection personnelle au 1/43e, tous réalisés par moi-même. Merci de votre visite.
Les modèles sans sérigraphie
Juvaquatre – 1939
Modèles Renault Pie
4 CV PIE – 1955
DAUPHINE PIE – 1959
Renault 4CV pie
dauphine pie
73 exemplaires sont commandés par la Préfecture de Police, elles arrivaient sans vitres ni sièges et garnitures. Ce modèle avait les portes découpées et les fameux pneus à flancs blancs, elles recevaient ensuite tous les équipements réglementaires de l’époque: peinture noire et blanche, décalques de la ville de Paris, plaque lumineuse, etc… Les 4 CV ont remplacé la JUVAQUATRE.
Elle était équipée d’un projecteur additionnel côté droit à hauteur de pare brise, la 1ere version n’avait pas de clignotant avant et arrière. Ils se trouvaient sur les custodes de toit, elle disposait d’une boite de vitesse semi-automatique.
R8 PIE Major – 1962
R8 PIE Gordini 1965
Renault 8 Major
R8 gordini pie
La R8 Major a remplacé la Dauphine, bien plus spacieuse et maniable. Elle fut également équipée des premiers freins à disque de chez Renault.
Le modèle Gordini remplaça très vite la Major car plus puissante; elle fut donc utilisée pour les interventions rapides et pour l’escorte des personnalités.
Renault 5 PIE 3 portes – 1978
Renault 5 PIE 5 portes – 1983
renault 5 pie 3 portes
Citroen Type H gris
renault 5 pie 5 portes

Ce modèle était muni de 5 portes
R11 PIE – années 1980
R12 Break PIE – 1975
R11 Pie
Renault 12 break pie
Dans les années 1980 la R11 Pie fut utilisée par la Préfecture de Police qui a été séduite par le système de hayon arrière et les banquettes rabattables.
Ce véhicule fut très apprécié par les services de police pour sa grande surface vitrée, son volume intérieur et son hayon arrière avec un coffre important.
R14 PIE – 1974
R18 Break PIE –
R14 pie
Renault 18 pie
Également surnommée la poire, elle viendra remplacer la Simca 1100 dans le parc de la Police. Petite voiture nerveuse pratique pour les interventions en circulation urbaine, elle sera également commandée en version civile pour les voitures banalisées.
R18 Break PIE – 1980
R18 Pie Brigade Fluviale-1982
R18 pie goldorak
Renault 18 pie brigade fluviale
Cette année là, la R18 break fut livrée dans les commissariats, équipée de la fameuse rampe goldorak.
Ce véhicule était destiné à assurer la sécurité des personnes sur les voies navigables de la capitale et de la petite couronne parisienne.
R18 Break PIE série 2
Renault 18 break pie serie 2
les Renault Blanc Sérigraphie bleu et rouge

Renault 5 Alpine Turbo -1979

renault 5 alipine turbo sans phare de recherche
Renault AHN 3,5 tonnes Ce véhicule était utilisé sur autoroute par la Police Nationale pour les interceptions rapides, elle était équipées de la rampe Goldorak mais sans le phare de recherche.
Renault super5-5 portes – 1989
Renault 5 GT Turbo –
renault super 5 5 portes
Ce véhicule était utilisé par la police routière de Paris comme voiture de patrouille, elle était équipée de deux feux arrière de sureté orange et des tout premiers gyrophares bleus en forme de goutte
R11 – 1983
R18 Turbot – 1980
renault 11
Elle eut un grand succès auprès du Ministère de l’Intérieur alors que la régie connaît à cette époque des problèmes financiers. La version civile n’aura pas l’impact attendu par la firme.
enault espace bleu banalise ar Très peu de services ont possédé ce modèle qui était équipé de jantes alu et d’un becquet en version turbo et également de la rampe Goldorak avec phare de recherche.
R18 série 1 – 1981
R18 série 2 –
renault 18 blanche 1
Renault 18 serie 2
Les modèles sérigraphiés bleu et rouge vont remplacer les modèles Pie, certains exemplaires seront livrés banalisés pour être utilisé par les Inspecteurs.
Ce qui va différencier la série 2 sera purement accéssoire, les pare-chocs sont désormais en fibre, les clignotants seront blancs sur certains modèles.
R21 Nevada – 1989
Megane 1 – 1995
Renault 21 Nevada
renault megane 1
Elle a été fabriquée en différentes versions 5 et 7 place, plusieurs missions lui seront attribuées, version patrouille ou CRS, certaines seront équipées d’aérateurs pour les brigades cynophiles.
Megane 1 Phase 2 – 2002
Megane 1 Phase 2 break – 2002
Renault Megane 1 phase 2
renault megane 1 phase 2 break
Fut utilisée par les services de Police en version berline ou break.
Twingo – 1993
Megane 2 – 2003
clio
renault megane 2
Elle fut utilisée plus pour les patrouilles que pour les interventions. Elle était capable de se faufiler partout en zone urbaine mais n’était pas pratique du fait qu’elle n’avait que deux portes.
Espace 1 Phase 3 – 2001
Laguna 1 – 1998
Renault Espace 1 Phase 3
Renault Laguna 1
Scenic 1 phase 2 – 2003
Renault scenic 1 phase 2 AS Géolocalisateur
Sur ce modèle il a été ajouté un géolocalisateur.
Scénic 1 –
Scénic 1 Phase 2 –
scénic 1 phase 1
scenic 1 phase 2
Scénic 1 phase 2 pc noir-
Scénic 1 phase 2 CRS –
Renault Scenic 1 phase 2 pc noir
Renault Scénic 1phase 2 CRS
Scénic 2 –
Scénic 2 – 2004
Renault Scenic 2
Renault Scénic 2
Scénic 2 – 2005
Scenic 1 phase 2 avec BMW
Renault Scénic 1 phase avec BMW
Sur ce véhicule a été ajouté un géolocalisateur.
Modèles Renault Blanc Nouvelles Sérigraphies
Kangoo hayon – 2007
Kangoo 2 portes – 2008
Renault Kangoo hayon NS
Renault Kangoo 2 portes NS
Ce modèle possède un hayon.
Ce modèle possède deux portes ouvrantes à l´arrière.
Scénic 2 – 2007
Kangoo hayon – 2007
Renault scenic 2 rampe mercura NS
Renault Scénic 2 NS
Ce modèle possède une rampe mercura.
Ce modèle possède un hayon.
Scénic 2 géolocalisateur – 2008
Scénic 2 Phase 3- 2008
Renault Scenic 2 NS geolocalisateur
Renault Scenic 2 phase 3
Sur ce modèle les antennes ont été supprimées et remplacées par un géolocalisateur.
Il est équipé comme beaucoup de véhicules d’aujourd’hui du fameux géolocalisateur. Ce sont les derniers modèles reçus par la Police Nationale.
Banalisés
R25 Baccarat –
Safrane –
renault 25 baccarat banalise
renault safrane banalise
Velsatis phase 1 –
Velsatis phase 2 –
Renault Velsatis phase 1
renault velsatis phase 2
Espace
Espace – 2008
Renault Espace banalisé
Renault Espace bleu banalisé
enault espace bleu banalise ar
Modèles Renault Camions et utilitaires
Galion 2,5T – 1945
Saviem SG2
renault galion 2,5T
renault Saviem SG2
Après guerre, ce véhicule de dépannage destiné aux véhicules de police légers viendra remplacer les Renault AHS.
Galion Céllulaire – 1954
Galion
renault galon cellulaire
renault galon
Il était utilisé pour transporter les prisonniers. Il était doté de deux rangées de 5 cellules, les prisonniers voyageaient debout et le gardien lui était assis sur un strapontin ce trouvant sur la porte arrière.
AHN 3,5 tonnes – 1940
renault AHN 3,5 tonnes
Renault AHN 3,5 tonnes Ce camion fut utilisé lors de la libération de Paris pour le transport de matériel .
Estafette –
Trafic 1 Phase 2 – 1980
Renault Estafette
trafic phase 1
Trafic 1 Phase 2 Toit plat
Trafic 2 phase 3 – 2007
renault trafic 1 phase 2 toit plat
Ce véhicule est utIlisé par la Police nationale pour le transport des troupes, il est utilisé pour les interventions en ville mais également sur autoroute.
Trafic 2 Phase 3 NS – 2008
Trafic 2 phase 3 CRS autoroute – 2008
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Trafic 3 VEZI – 2009
renault trafic 3 VESI
Renault trafic 3 VEZI VEZI Véhicule d’Eclairage de Zone d’Intervention. Ce véhicule est équipé d’un puissant système d’éclairage.
Master 2 Mascotte Bapsa
Master 2 Céllulaire
renault mascotte BAPSA
Renault Master 2 cellulaire
Master 2 ralongé – 2008
renault master 2 ralongé
Ce véhicule est utilisé pour le transport des détenus, il est équipé de cellules et d’aérateurs.
Master 2 phase 1
Master 2 phase 2 déminage
renault master 2 phase1
renault master 2 phase 2 déminage
Master Déminage –
Master Mascotte
renault master Deminage
photo/Renault/Renault Master 1 mascotte.JPG
Master Fourgon
Master PN ralongé
Master 2 NS – 2007
Renault Master autoroute – 2009
Master 3
Renault Master autoroute
Renault Master autoroute Ce véhicule de dernière génération intervient essentiellement sur autoroute, il est muni d’une flèche articulée lumineuse.
Master cellulaire – 2009
Master 2 NS- 2009
Master cellulaire derniere generation
Renault Master autoroute
Renault Master cellulaire dernire generaion NS Ce véhicule de dernière génération, doter de la nouvelle sérigraphie est utilisé pour le transport des détenus, il est équipé de cellules et d’aérateurs..
Renault Master 2 Ce véhicule est équipé d’une rampe et de deux portes latéral

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Véhicules de la Police Nationale Ford

Ford

Modèles Ford Blanc Sérigraphie Bleu et Rouge
Mondéo berline- 2006
Mondeo berline phare de recherche
Ce modèle est muni d’une rampe avec phare de recherche.
>Mondeo berline
Mondeo break
mondeo berline
Ford mondéo break
Ce véhicule de patrouille est affecté au compagnie de sécurisation de Paris.
Ce modèle est équipé d´une rampe mercura.
Mondeo break synophile
Mondeo break phase 2
mondeo break synophile
Ford mondéo break phase 2
C’est un véhicule équipé synophile, également affecté au compagnie de sécurisation de Paris.
Mondeo break 2 phase 2
Mondeo break 2 phase 2 géolocalisateur
mondeo break 2 phase 2
Ford mondéo break 2 phase 2 géolocalisateur
En 2008 toutes les antennes ont été supprimées et remplacées par un géolocalisateur.
Mondéo break synophile – 2008
Mondeo break 2 phase 2 géolocalisateur
Ford mondéo synophile geolocalisateur
Ford mondeo derniere generation
Ce modèle est muni d’un géolocalisateur.
Ce véhicule de dernière génération est affecté à la Brigade CRS.
Galaxy –
Ford galaxy
Banalisés
Ford mondéo break – 2008
Ford mondéo break synophile – 2008
Mondéo break banalisé dernière génération
Ford mondéo break synophile banalise
Camions et utilitaires
Ford Transit CRS – 2005
Ford Transit CRS –
Ford transit NS
Ford transit CRS phare de recherche
Ce véhicule utilisé par les compagnies de CRS pour le transport des troupes il possède une boite automatique, très pratique pour le trafic urbain.
Sur ce modèle , il a été ajouté le phare de recherche.
Transit CRS – 2009
Transit CRS dernière génération
Ce modèle est muni d’un phare de recherche.
Ford Transit céllulaire NS – 2007
Ford Transit – 2008
Ford transit NS
Ford transit CRS
Ce modèle est muni de céllules pour le transport des détenus.
Celui çi est muni de 4 gyrophares, 2 bleus a l’avant et 2 oranges á l’arrière ainsi que le phare de recherche et le géolocalisateur qui á remplacer les antennes.
Ford Transit – 2008
Ford transit rampe NS
Celui çi est muni d’une rampe ainsi que le géolocalisateur qui á remplacer les antennes.
Ford transit FIPN – 2010
Ford  transit FIPN
Ford transit FIPN Force d’Intervention de la Police Nationale, elle regroupe le Raid, le GIPN, la BAC, BRI de la PP.

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Véhicules de la Police Nationale Citroën

Citroën

Les modèles pie
2 CV Secours routier
ID 19 Pie – début 1960
Seulement 4 exemplaires ont été utilisé pour porter secours aux usagers de la route, elles étaient équipées d’un brancard repliable ainsi que d’un siège accompagnateur lui aussi pliant. Elles étaient également équipées d’un nécessaire de dépannage rapide et d’une trousse de premier secours.
La DS19 fut testée par les patrouilles de la Préfecture de Police mais vite arrêtée car avec son système hydraulique, elle ne permettait pas un démarrage rapide.
Visa 2 Pie – 1982
Le modèle Pie ne fut pas utilisé longtemps. Il fut très vite remplacé par la blanche sérigraphie bleu et rouge.
Modèles Citroën Blanc Sérigraphie bleu et rouge
Visa 2 – 1982
Citroen Visa 2

Peu utilisée par les services de Police, vite remplacée par la Peugeot 205 et la Renault 11.

BX Berline –
BX Break –
ZX – 1990
Citroen ZXLa version berline fut utilisée par la police nationnale comme véhicule d’intervention, elle á séduit le ministère de l’intérieur avec sa banquette arrière coulissante et son essieu autodirectionnel qui permettait une précision et une stabilitée dans les virages, elle fut également utilisée en version break.
Xsara 1 phase 2 –
Xsara 1 break – 2004
Citroen Zsara 1 phase 2
Elle fut utilisée en version banalisée ou sérigraphiée par les services de police avec un radar embarqué.
Xsara 1 phase 2 geolocalisateur
Xsara Picasso guadeloupe –
En 2008 toutes les antennes ont été supprimées et remplacées par un géolocalisateur.
Saxo
Xantia
Citroen Saxo
C’est la petite soeur jumelle de la Peugeot 106.
C15 – 1980
Jumpy
Citroen C15
Citroen Jumpy
Il est doté d’un petit toit transparent, 4 places assises ainsi qu’une porte latérale.
C8 –
Citroen C8 AS
Modèles Citroën Blanc Nouvelles Sérigraphies
C8 – 2007
C3 Picasso – 2008
Citroen C8
Citroen C3 picasso
Citroen C3 picasso Le modèle présenté est un prototype, il n’y en a pas en circulation.
Modèles Banalisés
Jumper – 2010
citroen junper banalise
Type H ar
camions et utilitaires
Type H – 1951
Citroën Type H Fourière – 1954
Type H bicolor av
Citroen Type H gris
Ce Citroën Type H était destiné à la réparation des radios embarquée à bord des véhicules de patrouille.
citroen type H fouriere ar

A l’époque le ramassage des chats, chiens et autres petits animaux errant était assuré par les services de Police avec ce véhicule carrossés par CURRUS, il était muni de trois cages indépendantes pour isoler les animaux, ces véhicules ramenaient les animaux dans les commissariats où souvent une cage était prévue a cet effet.
Type H – 1951
Citroen Type H
Type H ar Ce modèle était muni de deux portes latérales tôlées non vitrées.
Type H autoroute Pie- 1965
Type H Pie – 1968
citroen Type h autoroute
Citroen type panier a salade
Le type HY est utilisé pour les missions de balisage, d’accident ou de travaux. Il a été spécialement aménagé pour ce genre de tache.
Plusieurs surnoms furent donnés à ce Type H: « panier à salade » ou « nez de cochon ».Il était muni de 2 portes latérales pour un accès plus rapide, et également équipé de banquettes rabattables pour l’accès de brancards. Plusieurs modèles différents ont été utilisés par la police avec et sans grillage sur les vitres.
Type H bicolor –
Type H bicolor -1979
Type H bicolor av
Type H bicolor ar Il était carrossé par CURRUS.
Ce modèle était une version courte.
Type H Brigade fluviale – 1982
Citroen type H brigade fluviale
Type H ar Ce véhicule était destiné à assurer la sécurité des personnes sur les voies navigables de la capitale et de la petite couronne parisienne. Il était pourvu d’un bateau dans le fourgon.
Type H Pie Grillagé –
Type H Pie Grillagé –
Citroen Type H grillage
Citroen type H pare brise deux vitres
type H grillage ar
Celui ci fut équipé d’un grand pare-brise et de deux portes latérales. Il y avait également une porte centrale grillagée entre le poste de conduite et le fourgon.
Citroen type h double pare brise Ce modèle est muni d’un phare de recherche et d’un double pare brise.
Type H –
Jumper autoroute
type H grand pare brise Celui ci est muni d’un grand pare brise et de deux rétroviseurs carrès, il a également deux portes latérales et il est équipé d’un gyrophare bleu.
Jumper – 2005
Jumper phase 1 toit plat –
Jumper
Jumper géolocalisateur
Ce modèle est équipé d’un rampe lumineuse sur le toit a l’arrière, il était équipé comme véhicule de sécurisation.
Ce modèle possede un toit plat.
Jumper – 2005
Jumper autoroute
Sur ce modèle les antennes ont été supprimées pour laisser la place au nouveau géolocalisateur.
Jumper Autoroute – 2005
Jumper flèche – 2006
Jumper autoroute
Jumper fleche
Citroen jumper ar Ce véhicule est muni d’un gros caisson avec une flèche lumineuse. Il intervient essentiellement sur autoroute.
Citroen jumper ar Ce véhicule intervient essentiellement sur les accidents de la circulation. Il est muni d’une flèche articulée lumineuse.
Jumper Phase 1 ralongé –
Citroen Jumper Phase 1 GIPN
Ce Jumper ralongé est utilisé par le GIPN (Groupe d’Intervention de la Police Nationale).

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Véhicules de la Police Nationale Peugeot

Cette page présente l’ensemble des véhicules de police de la marque Peugeot que j’ai réalisé. Vous pouvez agrandir chaque image en cliquant dessus.
Les modèles sans sérigraphie
403 Berline
peugeot 403 berline
403 commerciale – 1955
403 break – 1955
Peugeot 403 commerciale
Ce modèle fut destiné au service interdépartemental de la protection civile. Elle était utilisée en voiture d’alerte; sur le toit il y avait des haut-parleurs. Utilisée à l’époque par l’identité judiciaire qui transportait avec elle tout le matériel nécessaire pour effectuer des prises de vues. Elles étaient équipées d’une plateforme en bois sur le toit afin de permettre au photographe de monter avec son appareil photo sur pieds.
404 berline –
404 break –
Les modèles pie
403 Break Pie- 1955
404 break Pie- 1962
Peugeot 403 pie
peugeot 404 Pie
Tous les commissariats furent équipés de ce modèle. Elle était affectée à la surveillance des rues de Paris. Spacieuse, on pouvait mettre un brancard dedans ainsi qu’une trousse de premiers secours. Son seul défaut était sa porte arrière qui s’ouvrait horizontalement, ce qui n’était pas pratique pour charger le brancard. Peu de ces modèles qui étaient utilisés pour la surveillance en trafic urbain avec le système de photos TRAFFIPAX ont été commandèes par la préfecture de police car elles étaient équipées d’une boite de vitesse ZF et n’avaient donc pas une bonne reprise.
404 Brigade fluviale
504 Break Pie – 1972
peugeot 404 brigade fluviale
Peugeot 504 break pie
205 Pie – 1983
Peugeot 205 pie
Elle arrivait comme beaucoup d’autres juste apprêtée et recevait sa peinture et ses accessoires dans les ateliers de la PP.
305 break Pie –
305 break Pie – 1983
peugeot 305 break pie
305 break pie goldorak av

Ce modèle était muni de la rampe goldorak avec phare de recherche.
309 Pie – 1987
peugeot 309 Pie
Plus spacieuse que la 205 car celle-ci pouvait accueillir 5 personnes à bord, la Police utilisa des versions GL très simplifiées au niveau des finitions.
Sérigraphie bleu et rouge
305 Break – 1983
305 Break – 1983
peugeot 305 break anciène sérigraphie
peugeot 305 rampe goldorak
Ce fut un des premiers véhicules orné de la sérigraphie bleu et rouge.
peugeot 305 rampe goldorak ar

Ce modèle était équipé de la rampe goldorak avec phare de recherche.
309 – 1992
205 – 1992
Peugeot 309
peugeot 205
Elle n’eut pas un gros succès au sein de la Police. Elle était pourvu du moteur de la 205 qu’elle a d’ailleurs remplacé. Le modèle sérigraphié bleu et rouge sera commandé en grand nombre par les Services de Police, principalement pour l’ilotage.
505 rampe goldorak
Peugeot 505 rampe goldorak
405 break Gyro – 1991
405 break Rampe –
Peugeot 405 Gyro
Peugeot 405 rampe
306 phase 1
306
peugeot 306 phase 1
Peugeot 306
Elle a remplacé la 205.
307 mercura phase 1 – 2003
307 mercura phase 1 break – 2003
Peugeot 307 1 mercura
Peugeot 307 phase 1 rampe mercura
Elle était équipée de la rampe mercura.
307 phase 1 – 2004
307 phase 1 break – 2004
Peugeot 307 phase 1
Sur ce modèle la nouvelle rampe toute bleu à remplacé la fameuse mercura. Sur ce modèle la nouvelle rampe toute bleu à remplacé la fameuse mercura
307 1 phase 2 – 2005
307 1 phase 2 break – 2005
Peugeot 307 1 phase 2
Peugeot 307 break phase 2
Elle a remplacé la Citroën Xsara.
307 Phase 2 – 2008
peugeot 307 phase 2 geolocalisateur
Ce modèle est équipé du geolocalisateur.
806
peugeot 308 NS
Nouvelles Sérigraphies
307 – 2007
307 Break – 2007
peugeot 307 NS
Peugeot 307 break
307 phase 2 mercura – 2008
307 phase 2 break mercura – 2008
peugeot 307 phase 2 rampe mercura
Peugeot 307 NS break phase 2 geolocalisateur
Ce modèle est équipé d´une rampe mercura. Ce modèle est équipé d´une rampe mercura.
307 phase 2 – 2008
307 phase 2 break – 2008
peugeot 307 phase 2 143 et 118
Peugeot 307 NS break phase 2 geolocalisateur
Ce modèle que j’ai réalisé au 1/43 et au 1/18 fut livré dans les commisariat en 2008, il est muni d’un géolocalisateur sur le toit, les antennes ont été suprimer. Ce modèle fut livré dans les commisariat en 2008, il est muni d’un géolocalisateur sur le toit, les antennes ont été suprimer.
307 phase 1 break LAPI – 2009
307 phase 2 break LAPI – 2009
peugeot 307 phase 1 reak lapi
Peugeot 307 NS break phase 2 geolocalisateur + lapi
Le système LAPI : de jour comme de nuit, ce dispositif enregistre, à l’aide de caméras situées sur le toit et pivotant à 360 degrés, les images des plaques d’immatriculation et des occupants de véhicules en stationnement ou en circulation. L’immatriculation du véhicule est lue et comparée au fichier des véhicules volés (FVV). Une alerte sur un terminal embarqué signale tout véhicule connu du FVV, et indique s’il y a lieu, la conduite à tenir. Ce véhicule est équipé du système LAPI.
308 Prototype – 2007
Peugeot 308 NS prototype
Ce prototype était exposer au salon 2007, les baguettes et garnitures ne sont pas peinte.
308 berline – 2008
308 berline – 2008
peugeot 308 NS antenne
Peugeot 308 NS
462 exemplaires de 308 berline seront livrés dans les commissariats. Ce modèle fut livré dans les commisariat en 2008, il est muni d’un géolocalisateur sur le toit, les antennes ont été suprimer.
308 berline – 2008
Peugeot 308 berline rampe mercura
Ce modèle est équipé de l’anciènne rampe mercura comme celle du Département 78..
308 SW – 2009
308 SW Rampe Mercura- 2009
L’un des dernier véhicule de la police nationale française mis en circulation. Ce modèle est muni d’un géolocalisateur à la place des antennes. Ce modèle est muni d’une rampe Mercura et d’antennes
Partner Tepee – 2009
Peugeot Partner Tepee
Pour l´instant ce véhicule est à l´éssai dans les services de police.
Modèles Banalisés
607-1 grise –
607-1 bleu –
Peugeot 607 phase 1 grise
Peugeot 607 bleu
605
607-1 phase 2
Peugeot 605 escorte de fonds
Peugeot 607 banalisé phase 2
Ce véhicule blindé sert a escorté les convois de transport de fonds.
Camions et utilitaires
D3A – 1951
D3A Vitré – 1952
Peugeot D3
Utilisé comme car de ronde, il était destiné aux missions de surveillance et de secours. Une fois tous les strapontins rabattus, on pouvait y poser un brancard. Il n’avait que 3 vitesses.
Un peu plus rapide avec sa boite 4 vitesses, il possédait une porte latérale. A l’arrière, il y avait deux sièges et une table. Dans certains modèles on pouvait rabattre les strapontins pour y mettre un brancard.
J7 Pie – 1965
J7 Blanc autoroute
Peugeot D3
Peugeot J7 blanc autoroute
Un des premiers modèles a être équipé de portes avant coulissantes qui permettait de rouler porte ouverte pour une intervention plus rapide qui était appréciée par les services de Police.
J7 Gris grillagé
J7 Pie police secours vitré
Peugeot J7 Gris grillage
 Peugeot J7 vitre Police secours pie
J7 Gris tous grillagé
J9 Pie grillagé
Peugeot J7 gris tous grillagé
peugeot J9 grillagé
Ce modèle était équipé d’une grille de protection sur le pare-brise avant pour éviter les projectiles lors des manifestations.
J9 Pie –
J9 Gris –
Peugeot J9 rampe pie
Peugeot J9 gris
Sur ce modèle, les gyrophares ont été remplacés par une rampe.
J9 Blanc – 1988
J9 Blanc autoroute
Peugeot J9 blanc
Peugeot J9 blanc autoroute
J5 1 Pie
J5 1 Blanc – 1993
peugeot J5 blanc
J5 1 phase 2 Blanc autoroute –
J5 1 phase 2 blanc
Peugeot J5 1 phase 2 autoroute
Peugeot J5 1 phase 2
Boxer Autoroute – 2004
Peugeot Boxer autoroute
Ce Boxer CRS est utilisé comme véhicule d’enregistrement des accidents et comme véhicule de sureté pour accompagner les convois exceptionnels.
Boxer phase 1 CRS – 2009
Peugeot Boxer phase 1 CRS
Sur ce modèle, il à été rajouté un phare de recherche .

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Merci au créateur de ce site Monsieur RENOUF  qui nous a quitté ….

Reconversion des Adjoints de sécurité ( ADS) et des Gendarmes adjoint volontaire (GAV): Convention signé !

Le SNES à l’origine (voir 23 juillet 2010 et 23 juin 2011) de la « CONVENTION CADRE AVEC LE MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR POUR FACILITER LE RECRUTEMENT DES ANCIENS ADS ET GAV DANS LES ENTREPRISES PRIVÉES » que viennent de signer avec lui,  l’ensemble des organisations patronales de la sécurité privée auquel s’est joint Pôle Emploi.

Rappelons que ADS et GAV justifient, en application du 1° ter de l’article 21 du code de procédure pénale, de l’aptitude professionnelle nécessaire pour être salarié des entreprises de sécurité privée. Mais le Ministère s’est de plus engagé, dans le cadre de cette convention, à favoriser l’employabilité des ADS et GAV avant l’embauche en :

– développant des actions de formation (initiale ou continue) liées aux besoins exprimés par la sécurité privée, des formations qualifiantes (type SSIAP, sûreté aéroportuaire, …), et ateliers spécifiques ;

– favorisant les stages en entreprises (périodes d’immersion) permettant à celles-ci d’évaluer les compétences des ADS et GAV (période d’essai) afin d’aboutir à la signature d’un contrat à durée indéterminée.

Le SNES, sans attendre la désignation des divers interlocuteurs chargés des déclinaisons régionales de cette convention cadre et de leur mise en oeuvre opérationnelle, entend favoriser à tous les niveaux l’insertion dans le métier de ces ressources humaines de qualité dans le cadre d’un partenariat public-privé de sécurité constructif.

 

 

 

source: http://www.e-snes.org/agenda_pdt_snes.html

 
 

Enquête truquée : la police des polices soupçonnée

Le Point.fr – Publié le 11/01/2012 à 13:26 – Modifié le 11/01/2012 à 16:20

L’IGS est soupçonnée d’avoir truqué une enquête portant sur un trafic de titres de séjour en 2007.

Selon le quotidien "Le Monde", le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, a été interrogé comme témoin assisté dans l'affaire.

Selon le quotidien « Le Monde », le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, a été interrogé comme témoin assisté dans l’affaire. © Benaroch / Sipa

L’Inspection générale des services (IGS), la « police des polices », aurait falsifié une procédure en 2007, année de l’élection présidentielle, afin de nuire à des fonctionnaires de la préfecture de police de Paris jugés trop proches du Parti socialiste, écrit Le Monde daté du 12 janvier. La préfecture de police de Paris dénonce dans un communiqué des « allégations infondées ». Le quotidien, qui parle d’un « scandale judiciaire », rapporte que des policiers de l’IGS sont soupçonnés d’avoir truqué des procès-verbaux, déformé des déclarations de personnes en garde à vue et modifié des comptes rendus d’écoutes téléphoniques pour provoquer la mise en cause de cinq fonctionnaires, dont quatre ont été mis en examen à tort en 2007.

Accusés d’avoir indûment délivré des titres de séjour et suspendus de leurs fonctions, ils ont depuis été blanchis par la cour d’appel de Paris. Au nombre des fonctionnaires visés figuraient Yannick Blanc, patron de la police générale à Paris, jugé proche de Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle de 2007, et Christian Massard, officier de sécurité de l’ancien ministre socialiste de l’Intérieur Daniel Vaillant. Six informations judiciaires, confiées à quatre juges d’instruction, sont en cours sur le rôle de la « police des polices » dans cette affaire.

Selon Le Monde, le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, un proche de Nicolas Sarkozy, a été entendu en qualité de témoin assisté le 15 décembre dernier dans cette affaire, ainsi que l’ancien patron des renseignements généraux Pascal Mailhos. « Ils ont tous deux été les signataires des arrêtés de suspension visant les fonctionnaires injustement accusés. Il leur est notamment reproché de s’être appuyés sur des éléments judiciaires dont ils n’auraient pas dû avoir connaissance », affirme le quotidien. Le patron de l’IGS, Claude Bard, a également été entendu.

Règles « violées »

« Outre l’institution policière, l’affaire pourrait aussi se révéler embarrassante pour Nicolas Sarkozy, à l’époque ministre de l’Intérieur puis président de la République », écrit Le Monde. La préfecture de police de Paris annonce dans un communiqué qu’elle « se réserve la possibilité de donner les suites judiciaires appropriées » à l’article reposant selon elle sur des « allégations infondées ». « Le fonctionnement et l’impartialité des services de la préfecture de police ainsi que le préfet de police sont mis en cause », indique le communiqué. « Pour répondre à ces allégations infondées, la préfecture de police usera de son droit de réponse auprès de l’organe de presse concerné », ajoute-t-il.

Yannick Blanc, aujourd’hui directeur adjoint du cabinet du président du conseil régional d’Ile-de-France, le socialiste Jean-Paul Huchon, a souhaité que « le problème » du fonctionnement de l’IGS soit posé. « Qu’on ait essayé de me déstabiliser pour me faire quitter mon poste, c’est dans la carrière d’un haut fonctionnaire. Les accidents de carrière, ça n’a rien d’extraordinaire, et j’ai depuis poursuivi ma vie professionnelle », a-t-il témoigné sur France Info. Il a précisé que deux des fonctionnaires injustement mis en cause, selon lui, étaient toujours suspendus. « Lorsqu’on s’aperçoit progressivement que, dans un service qui est chargé de faire respecter la loi par la police, et de faire respecter la déontologie de la police nationale, toutes les règles sont assez systématiquement violées, il y a un problème qu’il faut poser », a dit Yannick Blanc.

EXCLUSIF. Scandale à l’IGS : l’audition du préfet de police confirmée

Le Point.fr – Publié le 11/01/2012 à 16:45 – Modifié le 11/01/2012 à 16:59

Michel Gaudin a été entendu le 15 décembre dernier dans le cadre d’une enquête sur une procédure suspecte de la police des polices. Extraits de son audition.

Le préfet de police Michel Gaudin a été entendu par un juge d'instruction dans une enquête mettant en cause la police des polices. Le préfet de police Michel Gaudin a été entendu par un juge d’instruction dans une enquête mettant en cause la police des polices. © Hadj / Sipa

Michel Gaudin, le préfet de police, a bien été auditionné dans l’affaire impliquant l’Inspection générale des services (IGS) révélée aujourd’hui par Le Monde. Le quotidien dévoile que la police des polices est soupçonnée d’avoir truqué une enquête portant sur un trafic de titres de séjour, afin de mettre en cause des hauts fonctionnaires de police proches des socialistes, peu avant la présidentielle de 2007. Le Point.fr a eu accès au procès-verbal de première déposition du préfet, sous le régime de témoin assisté. L’audition du patron de la police parisienne s’est déroulée le 15 décembre dernier devant Philippe Jourdan, vice-président chargé de l’instruction au TGI de Paris. Michel Gaudin était assisté de son avocat Me Bertrand Domenach.

Selon l’un des hauts fonctionnaires mis en cause, qui a déposé le 6 février 2009, le préfet de police serait l’un des maillons d’une chaîne qui visait à nuire à des policiers « trop proches des socialistes ». Pour cette raison, l’ancien directeur général de la police nationale répond devant le juge d’instruction de recel d’informations judiciaires. Le préfet de police se serait en effet servi d’éléments d’une procédure judiciaire pour favoriser la suspension administrative de l’un des hauts fonctionnaires. Les pouvoirs administratifs et judiciaires étant censés être séparés, la justice soupçonne l’IGS d’avoir sciemment informé le préfet de police d’une procédure judiciaire, alors que l’IGS travaillait sous l’autorité d’un juge.

Zèle du préfet

Sur le procès-verbal que nous avons pu consulter, les questions du juge sont d’emblée incisives : « Vous n’êtes pas l’autorité disciplinaire du plaignant, qu’est-ce qui vous amène à demander sa suspension ? »

Michel Gaudin répond : « Je suis l’autorité d’emploi. Le plaignant étant administrateur civil, il dépend du ministère et si on doit engager une procédure, je me dois de saisir le ministre. »

Selon le préfet, qui connaissait le plaignant de longue date, ce n’était pas la première fois qu’il faisait l’objet de suspicion dans le traitement des dossiers de permis de séjour. Mais comme le rappelle le magistrat, le plaignant n’a fait l’objet d’aucune sanction après une première procédure disciplinaire engagée. Pourtant, le juge Jourdan indique que Michel Gaudin, pour motiver sa demande de suspension, fait référence à des éléments judiciaires.

Michel Gaudin précise au juge : « Je n’ai en rien eu recours (…) au contenu de documents couverts par le secret de l’instruction. J’ai donné des éléments afin d’emporter la conviction du secrétariat général de suspendre [le plaignant]. » Le préfet souligne le zèle dont il a fait preuve en vue de faire suspendre le haut fonctionnaire. Dans quel but ? À sa décharge, Michel Gaudin pouvait ignorer que l’affaire en question était truffée de faux P-V d’audition et d’écoutes téléphoniques tronquées.

Par , Adriana Panatta et

Nouvelles révélations dans le scandale de l’IGS

Le Point.fr – Publié le 12/01/2012 à 08:08 – Modifié le 12/01/2012 à 12:15

EXCLUSIF. Comment des agents de l’IGS ont été eux-mêmes manipulés pour truquer une enquête mettant en cause des policiers « de gauche ».

Le siège de la préfecture de Paris. © François Guillot / AFP

Les accusations sont graves. Elles émanent d’un fonctionnaire de police dont l’IGS, l’Inspection générale des services, aurait falsifié la signature sur un P-V. Objectif : mouiller d’autres fonctionnaires dans l’affaire de l’enquête « truquée » à des fins qui pourraient être politiques. Le Point.fr a pu consulter l’audition de ce commandant de police qui semble avoir été trahi par l’IGS, son propre service. Le faux présumé est un procès-verbal de synthèse établi en 2007 qui met gravement en cause Yannick Blanc, le directeur de la police générale à la préfecture de police, marqué à gauche. Il est signé du commandant Jean-Pierre Delcher.

Interrogé le 15 septembre 2010 par la juge d’instruction de Paris, Jeanne Duyé, Delcher conteste être l’auteur du P-V et il contre-attaque : « Si l’on a décidé de mettre mon nom à mon insu sur un procès-verbal, en imitant mon visa, pour y porter des accusations infondées ou mensongères à l’encontre d’un fonctionnaire de haut rang, c’est que le ou les auteurs connaissaient parfaitement l’état de santé physique et psychique qui était le mien. Il leur permettait de présager mon décès, susceptible d’intervenir avant que M. Blanc ne puisse engager une action à la suite des faits dont il a été injustement victime. »

Grave maladie

Des policiers de l’IGS sont aujourd’hui soupçonnés d’avoir manipulé des P-V, déformé des déclarations de personnes en garde à vue, et modifié des comptes rendus d’écoutes téléphoniques pour provoquer la mise en cause de cinq fonctionnaires, dont quatre ont été mis en examen en 2007. Accusés d’avoir indûment délivré des titres de séjour, ils ont été suspendus de leurs fonctions avant d’être blanchis définitivement en janvier 2011 par la cour d’appel de Paris.

« Je ne reconnais ni mon style d’écriture ni ma signature », affirme Jean-Pierre Delcher dans l’audition que le Point.fr a pu consulter. En raison d’une grave maladie, le commandant de police bénéficiait d’un emploi du temps allégé. Ainsi lorsque les gardés à vue sont présentés à l’IGS aux alentours de 23 heures, le policier a déjà terminé son service depuis quelques heures.

Un « expert » sur mesure

La juge Jeanne Duyé a comparé d’anciens P-V rédigés par le commandant avec celui qui accable Yannick Blanc. Elle met en évidence un style « diamétralement opposé au procès-verbal incriminé tant sur la forme que sur le fond ainsi qu’une signature différente sur les procès-verbaux de synthèse ».

De même, la signature d’un autre officier, celle d’Isabelle Sablayrolles, a été usurpée. Entendue à son tour, en novembre 2010, elle refusait d’authentifier sa signature sur l’audition d’un « expert » appelé à la rescousse par le patron de l’IGS et chargé de prouver que les titres de séjour délivrés par les fonctionnaires incriminés étaient caducs. Or ce soi-disant expert était à l’époque des faits, en 2007, specialiste dans la gestion des fonds européens à la préfecture de région Rhône-Alpes. Une matière très éloignée des titres de séjour… Auditionné à son tour par la juge, le spécialiste reconnaîtra lui-même qu’il ne connaissait pas grand-chose en titres de séjour mais qu’il répondait à un service demandé par un ami du patron de l’IGS !

Si aujourd’hui les manipulations commises par l’IGS semblent avérées, il reste aux magistrats saisis à relier les faits entre eux. Il s’agit désormais de comprendre dans quel but ce « chantier » a été monté. Et à qui cela profitait…

Par , et Adriana Panatta

L’ex-patron de l’IGS récuse le soupçon de truquage d’une enquête

 

Le Point.fr – Publié le 16/01/2012 à 08:51

Éric Meillan est mis en cause dans une affaire d’enquête truquée, mais il nie s’être rendu coupable de la moindre faute déontologique.

Éric Meillan, le directeur de l'Inspection générale des services (IGS) jusqu'en 2010, est mis en cause par la justice, qui cherche à établir si l'IGS a faussement mis en cause quatre policiers dans un trafic présumé de titres de séjour.Éric Meillan, le directeur de l’Inspection générale des services (IGS) jusqu’en 2010, est mis en cause par la justice, qui cherche à établir si l’IGS a faussement mis en cause quatre policiers dans un trafic présumé de titres de séjour. © Jack Guez / AFP

L’ancien patron de l’IGS, la police des polices parisienne mise en cause dans une affaire d’enquête truquée, nie s’être rendu coupable de la moindre faute déontologique, dans un entretien à parismatch.com à paraître lundi. Interrogé sur les accusations de truquage de procès-verbaux d’audition, Éric Meillan, le directeur de l’Inspection générale des services (IGS) jusqu’en 2010 rétorque : « Falsifier un P-V (…), ce n’est pas le style de la maison. Surtout dans une procédure judiciaire. » « Peut-être s’est-il passé des choses dont je n’ai pas eu connaissance », concède-t-il. « Je n’ai aucun élément tangible pour mettre en cause l’honnêteté de mes enquêteurs », insiste toutefois l’ancien responsable policier, aujourd’hui retraité.

La justice cherche à établir si l’IGS a faussement mis en cause quatre policiers dans un trafic présumé de titres de séjour dans le but d’écarter, dans le contexte de la présidentielle de 2007, un haut fonctionnaire de la préfecture de police de Paris marqué à gauche Yannick Blanc. Éric Meillan dément également toute intervention de nature politique dans cette affaire : « Je n’ai reçu aucune instruction dans cette affaire, ni dans aucune autre d’ailleurs. »

Une cabale qui « n’aurait pas été utile »

« Prétendre que j’ai été un proche du pouvoir, ça m’amuse ! » affirme encore Éric Meillan. « Quant à Michel Gaudin, le préfet de police de Paris auprès de qui j’aurais été aux ordres selon Le Monde (qui a révélé l’affaire, NDRL), sachez une chose : entre lui et moi, ça n’a jamais été le grand amour ! » Éric Meillan a-t-il transmis des éléments de cette enquête judiciaire à sa hiérarchie ? « Jamais ! » réplique-t-il. Certes, avec Yannick Blanc, « nous n’avons jamais eu beaucoup d’atomes crochus, lui et moi », car « j’avais l’impression qu’il méprisait les policiers et qu’il voyait des complots sans arrêt », explique-t-il. Mais il dit n’avoir jamais cherché à monter une cabale qui, selon lui, n’aurait pas été utile : « Un haut fonctionnaire comme Yannick Blanc, vous le faites partir du jour au lendemain. Pas besoin de monter un chantier ! Vous lui trouvez un placard doré et c’est tout. »

À propos des accusations de Daniel Vaillant convaincu que son portable avait été écouté pendant cette enquête : « Pas à ma connaissance ! On n’écoute pas un ancien ministre de l’intérieur », rétorque Éric Meillan, dont l’interview a été réalisée samedi par Paris-Match.

IGS : L’enquête se concentre sur une éventuelle falsification de pièces

 

Le Point.fr – Publié le 13/01/2012 à 13:45

Le procureur de la République de Paris François Molins a fait le point vendredi sur les investigations en cours.

Le siège de la préfecture de Paris. Le siège de la préfecture de Paris. © François Guillot / AFP

L’enquête sur la « police des polices » parisienne (IGS), soupçonnée d’avoir truqué des investigations pour écarter un haut fonctionnaire marqué à gauche, se concentre sur d’éventuelles falsifications de pièces et une violation du secret de l’instruction. Le procureur de la République de Paris François Molins a fait le point vendredi sur des investigations révélées mercredi par Le Monde et conduites « avec diligence » après les six plaintes avec constitution de partie civile déposées à Paris. Un seul policier est jusqu’à présent mis en examen.

Les plaintes ont été déposées notamment par des fonctionnaires de la préfecture de police (PP) de Paris, un temps mis en examen pour des soupçons de fraude aux titres de séjour avant d’être blanchis. Ils accusent l’IGS d’avoir truqué son enquête pour écarter durant la période de la présidentielle de 2007 Yannick Blanc, un haut fonctionnaire de la PP, proche de la gauche. Yannick Blanc et quatre fonctionnaires avaient été placés en garde à vue et ces derniers mis en examen. Deux de ces plaintes pour « faux en écriture publique par dépositaire de l’autorité publique », déposées par Yannick Blanc et une fonctionnaire, Dominique Nicot, visent des comptes rendus de synthèse des P-V d’audition lors des gardes à vue. Selon les plaignants, des déclarations ont été modifiées pour faire accroire qu’ils reconnaissaient des faits délictueux.

Mise en examen

Dans cette enquête, le commandant de police Jean-Pierre Delcher, « signataire apparent » des rapports, a été mis en examen en décembre, a précisé le procureur, insistant sur le fait que d’autres personnes n’avaient pas été mises en cause « en l’absence d’indices graves et concordants ». Interrogé en septembre 2010 par le juge, Jean-Pierre Delcher a nié être l’auteur du document incriminé. « Si on a décidé de mettre mon nom à mon insu (…) c’est que le ou les auteurs connaissaient l’état de santé physique et psychique qui était le mien. Il leur permettait de présager mon décès » dans un délai assez proche, a-t-il expliqué selon le P-V d’audition publié par le Point.fr. En revanche, le juge a estimé irrecevable une procédure dénonçant la retranscription altérée d’écoutes téléphoniques.

Une autre plainte, déposée par Christian Massard, l’officier de sécurité de l’ancien ministre PS de l’Intérieur Daniel Vaillant pour des violences présumées pendant sa garde à vue à l’IGS en 2007, a donné lieu à une enquête « proche de la clôture après investigations approfondies », selon le procureur. Dans cette enquête, un policier de l’IGS est témoin assisté. Une autre enquête pour violation du secret de l’instruction a été ouverte après une plainte de Bruno Triquenaux, subordonné de Yannick Blanc.

Dans ce dossier, le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, a été entendu comme témoin assisté en tant que signataire de la lettre de suspension de ce fonctionnaire. « Je n’ai jamais eu accès aux procédures judiciaires de l’IGS », a répété Michel Gaudin dans un entretien au Monde daté de samedi. « Je n’appartiens à aucun clan », a-t-il ajouté, en niant que l’enquête de l’IGS ait visé M. Blanc, qui « n’a quitté ses fonctions qu’en janvier 2008 ». Michel Gaudin a récusé tout motif politique à un départ qui « aurait pu intervenir bien plus tôt et sans aucune contrainte de procédure, Yannick Blanc occupant un poste de haut fonctionnaire à la discrétion du gouvernement ». Jeudi, Yannick Blanc a demandé la réintégration de ses deux ex-subordonnées suspendues. Une source proche du dossier a assuré qu' »elles n’en ont jamais fait la demande ». Mais leur avocat, Me David Lepidi, a affirmé vendredi « avoir les preuves matérielles » d’avoir fait, à deux reprises, en mars et en mai 2011, une demande d’examen de leur situation.

Scandale de l’IGS – Lepidi : « Le préfet de police devrait présenter ses excuses aux victimes »

Le Point.fr – Publié le 15/01/2012 à 17:49 – Modifié le 15/01/2012 à 20:24

Le Point.fr ouvre son espace « Débattre » à Sihem Souid, auteur de « Omerta dans la police ».

C’est un jeune homme discret, de 34 ans, qui travaille ses dossiers dans l’ombre de son bureau quand d’autres paradent dans les médias. Me David Lepidi est l’avocat de l’ancien ministre Daniel Vaillant, et il défend aujourd’hui cinq fonctionnaires de police mis en cause par leur hiérarchie à partir d’une enquête présumée tronquée de l’IGS, la police des polices. Petit-fils de Jean-Charles Lepidi, un ancien député gaulliste de Paris, et fils de Bernard Lepidi, vice-président d’une formation de droite, proche de Nicolas Sarkozy, Me Lepidi n’a rien d’un gauchiste et vote même toujours à droite : « Je fais abstraction de toute considération politique quand je défends un client, quel qu’il soit. Quand on est avocat, il faut savoir se déprendre de ses amis et de ses ennemis politiques », explique-t-il.

David Lepidi, comme pour brouiller les pistes, fut un excellent gestionnaire de portefeuille dans une vie antérieure, et même consultant sur l’antenne de la très libérale Bloomberg TV, et son sentiment sur l’évolution des marchés financiers est toujours très sollicité. Comment alors est-il devenu en quelques jours l’homme qui fait perdre son sang-froid à Claude Guéant, à l’Assemblée nationale, en mettant au jour un complot présumé contre de hauts fonctionnaires réputés proches de la gauche ?

Police de Sarkozy

« Lorsque j’ai pris la défense de Christian Massard, le policier du SPHP (Service de protection des hautes personnalités), chargé de la protection rapprochée de Daniel Vaillant, j’étais convaincu qu’il allait disparaître dans les trois mois qui suivraient notre entretien, il était amaigri, malade… C’est la chose qui m’a profondément marqué. » Il a passé 50 % de son temps de travail, près de 2 500 heures en quatre ans et demi, sur ce dossier. Il ne délègue jamais pour s’imprégner de la procédure en entier. Les victimes présumées de l’IGS n’ont jamais bénéficié de la protection juridique – la prise en charge de leur défense par l’administration -, contrairement à de grands flics, eux mis en examen.

« Je suis atterré de voir que Michel Gaudin, le préfet de police, a immédiatement apporté son soutien à un service de police accusé de faits graves, plutôt que de présenter ses excuses aux victimes de l’affaire », dit l’avocat. Ses clients blanchis par la justice, les magistrats entendent désormais faire toute la lumière sur les manipulations supposées des enquêteurs. David Lepidi n’a pas fini de croiser le fer avec la police de Sarkozy.

Par Sihem Souid

EXCLUSIF. Scandale de l’IGS : un témoin victime de chantage sexuel

Le Point.fr – Publié le 16/01/2012 à 17:10 – Modifié le 16/01/2012 à 17:51

 

Le Point s’est procuré l’attestation d’un témoin qui aurait été victime de « fortes pressions » de la part de la police des polices.

L'ex-directeur de la police générale, Yannick Blanc, ici en 2006.L’ex-directeur de la police générale, Yannick Blanc, ici en 2006. © Jean Ayissi / AFP

« Quand j’ai dit que je ne signerais pas ce qui était écrit, ils ont dit qu’ils allaient s’occuper de ma femme enceinte et faire en sorte qu’elle soit reconduite en Russie. Ils m’ont aussi menacé de me retirer ma carte de séjour et de me faire repartir en Roumanie si je ne signais pas sans relire. » Le Point.fr a pu se procurer un élément de l’enquête : l’attestation accablante d’Alexandru Moisei, un témoin entendu au début de l’enquête de l’IGS qui aurait été « truquée » à des fins politiques. Cet immigré roumain, qui avait obtenu une carte de séjour en juin 2007, raconte comment des policiers l’ont mis sous pression pour qu’il mouille un haut fonctionnaire.

Des policiers de l’IGS sont aujourd’hui soupçonnés d’avoir manipulé des P-V, déformé des déclarations de personnes en garde à vue et modifié des comptes rendus d’écoutes téléphoniques pour provoquer au total la mise en cause de cinq fonctionnaires, dont quatre ont été mis en examen en 2007. Accusés d’avoir indûment délivré des titres de séjour, ils avaient été suspendus de leurs fonctions avant d’être blanchis définitivement en janvier 2011 par la cour d’appel de Paris.

Scandale sans précédent

Parmi les fonctionnaires visés figuraient Yannick Blanc, patron de la police générale à Paris, jugé proche de Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle de 2007, et Christian Massard, officier de sécurité de l’ancien ministre socialiste de l’Intérieur Daniel Vaillant. Depuis, neuf plaintes, dont trois pour faux en écriture publique, ont été déposées. À ce jour, huit informations judiciaires confiées à quatre juges d’instruction ont été ouvertes pour faire la lumière sur ce scandale sans précédent dans les annales de la préfecture de police de Paris.

Le préfet de police Michel Gaudin, entendu comme témoin assisté, a apporté son soutien aux fonctionnaires de l’IGS dans un entretien accordé au journal Le Monde, qui a révélé l’affaire : « En l’état actuel de mes informations, je n’ai connaissance d’aucun manquement qui puisse leur être reproché. En outre, aucune de ces personnes n’a été mise en examen. Ces fonctionnaires conservent tout mon soutien. » Mais les témoignages accablants se succèdent : la semaine dernière, Le Point.fr révélait qu’un commandant de police semblait avoir été trahi par l’IGS, son propre service, qui aurait falsifié sa signature.

Le témoignage d’Alexandru Moisei vient noircir encore le tableau. Ainsi, comme Le Point a pu le vérifier, Alexandru Moisei évoque de « fortes pressions » de la part des policiers lors de son audition « Ils interprétaient à leur façon ce que je disais, par exemple que je couchais avec Bruno Triquenaux (NDLR : l’adjoint de Yannick Blanc) et que celui-ci prenait de l’argent sur des cartes de séjour qu’il faisait. Quand j’ai contesté ce qu’ils avaient écrit, ils ont dit qu’ils ne pouvaient pas passer trois quarts d’heure de plus avec moi, qu’ils étaient pressés et que je n’avais pas la possibilité de corriger. »

Fadettes : le patron de la police des polices contredit Courroye

Le Point.fr – Publié le 20/02/2012 à 16:40

Claude Bard affirme que le procureur de Nanterre lui a explicitement demandé le contenu des SMS d’un journaliste du « Monde ».

Philippe Courroye est soupçonné d'avoir cherché à identifier les sources de journalistes du "Monde" travaillant sur l'affaire Bettencourt. Philippe Courroye est soupçonné d’avoir cherché à identifier les sources de journalistes du « Monde » travaillant sur l’affaire Bettencourt. © Charles Platiau / Reuter

Le patron de la police des polices (IGS), Claude Bard, a contredit Philippe Courroye devant les juges en affirmant que le procureur de Nanterre avait explicitement demandé à l’IGS le contenu des SMS d’un journaliste du Monde, selon le P-V d’audition publié lundi par Le Monde. Claude Bard a été entendu le 17 février comme témoin assisté dans l’enquête sur les factures téléphoniques détaillées (« fadettes ») de journalistes du Monde.

Le procureur de Nanterre Philippe Courroye a été mis en examen dans cette affaire, soupçonné d’avoir cherché à identifier les sources de journalistes du Monde travaillant sur l’affaire Bettencourt en demandant à l’IGS d’analyser leurs factures téléphoniques détaillées.

Claude Bard a indiqué avoir reçu un coup de fil de Philippe Courroye le 28 septembre. « Lors de cet entretien, il m’a demandé s’il était possible d’obtenir techniquement le contenu des SMS », a indiqué Claude Bard aux juges d’instruction, selon le P-V d’audition publié par Le Monde. « J’ai répondu non si ce n’est pas dans un cadre judiciaire approprié, à savoir dans le cadre d’une commission rogatoire« , a-t-il ajouté, précisant avoir demandé à Philippe Courroye de prendre contact avec le numéro deux de l’IGS, Daniel Jacquème.

Démenti

En janvier, Daniel Jacquème a lui aussi accusé, devant les juges, Philippe Courroye d’avoir explicitement demandé à l’IGS le contenu des SMS qu’un journaliste du Monde, Jacques Follorou, avait échangés avec la juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez, chargée à l’époque d’une partie de l’affaire Bettencourt. Une réquisition a été établie auprès de l’opérateur Orange, selon Claude Bard, qui précise avoir pensé que c’était « un non-sens puisque l’opérateur était dans l’impossibilité d’y répondre ».

Philippe Courroye tout comme la procureur adjointe de Nanterre Marie-Christine Daubigney réfutent ces affirmations, assurant n’avoir jamais demandé « le contenu des correspondances, c’est-à-dire des SMS échangés ». Philippe Courroye dément également avoir téléphoné à l’IGS. La Cour de cassation a confirmé en décembre que le procureur Courroye avait enfreint la loi sur le secret des sources en réclamant les relevés téléphoniques de journalistes afin de trouver qui les informait dans l’affaire Bettencourt.

Daniel Vaillant : « Il faut supprimer la police des polices »

Le Point.fr – Publié le 17/01/2012 à 19:28 – Modifié le 18/01/2012 à 07:16

L’ancien ministre de l’Intérieur estime qu’en truquant une enquête contre cinq fonctionnaires, la police des polices s’est définitivement déconsidérée.

Daniel Vaillant à l'Assemblée en 2008.Daniel Vaillant à l’Assemblée en 2008. © Patrick Kovarik / AFP

Propos recueillis par et

Dans l’affaire de l’enquête truquée de l’IGS, l’un des cinq fonctionnaires visés était Christian Massard, l’agent de sécurité de Daniel Vaillant, député PS de Paris. L’ancien ministre de l’Intérieur du gouvernement Jospin ne peut s’empêcher d’y voir une manipulation politique. Et note que les auteurs des manipulations ont tous bénéficié de promotions, tandis que certains des fonctionnaires visés n’ont pas même été réintégrés.

Le Point.fr : Vous laissez planer des soupçons de manipulations de la part de l’IGS, la police des polices. Sur quels faits vous fondez-vous ?

Daniel Vaillant : D’abord, le contexte. L’affaire démarre en 2006-2007, lorsque Nicolas Sarkozy est encore ministre de l’Intérieur, et Claude Guéant son directeur de cabinet. Les deux hommes tiennent l’Intérieur depuis 2002 avec seulement une petite interruption lors du passage de Dominique de Villepin, Place Beauvau. Tout part d’une note des RG sur le service des affaires réservées (un service de la préfecture de police de Paris, chargé des affaires sensibles et des petits services aux personnalités). On sait que les notes des RG reposaient parfois sur des bruits de couloir. Il devait y avoir aux Affaires réservées des rivalités de personnes, comme dans de nombreux services, et certains ont colporté des allégations. Ce qui a permis de construire une histoire.

Aujourd’hui, le préfet de police Michel Gaudin et le ministre de l’Intérieur Claude Guéant disent quasiment découvrir le dossier. J’ai été ministre de l’Intérieur, je connais un peu la musique, j’imagine mal comment sur une affaire sensible qui nécessite une perquisition au bureau de l’agent de sécurité d’un député-maire de Paris, qui plus est, ancien ministre de l’Intérieur, le patron de l’IGS n’en réfère ni au préfet de Paris, ni au directeur de cabinet de la Place Beauvau.

Juste un détail, c’est Christophe Bay, futur directeur adjoint du ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, qui est allé dégoter ce fameux expert mandaté pour analyser les pièces (titres de séjour) saisies au service des affaires réservées. Cet attaché de la préfecture de Lyon, qui n’était pas un expert assermenté du droit des étrangers est venu durant cinq jours à Paris sans ordre de mission. C’est Claude Bard, le numéro trois de l’IGS, qui va prendre en charge sur ses deniers personnels son hébergement à Créteil et ses repas. Du jamais-vu. Tout ça sent le copinage et le montage.

Ce sont des mots forts.

Il y a aujourd’hui dans la police un clanisme fort. Tous les policiers qui ont été mêlés de près ou de loin à cette enquête ont bénéficié de promotions. Le commissaire Laborie qui est entré dans mon bureau en poussant Christian Massard est passé en juin chef du premier cabinet d’enquête à l’IGS. Daniel Jacquème, qui a notifié la garde à vue à Yannick Blanc, l’ex-directeur de la police générale, a quitté l’IGS quelques jours plus tard pour être rattaché à la sécurité du préfet de police. Il est aujourd’hui numéro deux de l’IGS. Claude Bard, ancien numéro deux de l’IGS, est directeur du service aujourd’hui. En 2009, il est passé contrôleur général puis, lors de l’été 2011, il est promu inspecteur général, alors que les autorités policières ne peuvent pas ignorer que la chambre d’instruction a rendu un non-lieu pour tous les fonctionnaires mis en cause. Il reçoit aussi, cerise sur le gâteau, la Légion d’honneur. C’était il y a quatre mois. Le brigadier major qui a interrogé mon agent de sécurité en garde à vue est devenu major à l’échelon exceptionnel. Et ceci, postérieurement à la plainte déposée contre lui par Christian Massard. Quant à Christian Bay, il vient d’être nommé préfet de l’Aube. Et son fameux expert Stéphane Béroud est directeur de cabinet du préfet de l’Ardèche. Pour finir, Pascal Mailhos, l’ancien patron de la Direction centrale des renseignements généraux (DCRG), qui avait signé avec le préfet de police Michel Gaudin les arrêtés de suspension des fonctionnaires, il est aujourd’hui préfet de Bourgogne. Il a pourtant été auditionné par le juge sous le statut de témoin assisté. Son collaborateur a été nommé inspecteur général de l’administration.

Lorsqu’on compare la carrière de ces hommes avec ceux qui ont été mis en cause, on ressent un certain malaise. Christian Massard, mon agent de sécurité vient tout juste d’être réintégré à sa demande. Il s’occupe de gestion au SPHP (service de protection des hautes personnalités). Il n’a pour l’instant obtenu aucune réparation. Dans cette affaire, il y a eu cinq fonctionnaires mis au tapis.

Cette affaire semble vraiment vous avoir touché.

Oui, mettez-vous à ma place. Je suis en réunion publique, rue de la Guadeloupe, le 1er juin 2007, lorsque j’apprends la nouvelle : mon agent de sécurité Christian Massard est en garde à vue. Je suis préoccupé. Christian Massard est alors à mon service depuis dix ans. Lorsque j’étais à l’Intérieur, il était le chef de ma sécurité avec dix-sept policiers sous ses ordres. Commandant fonctionnel, il a ensuite choisi de rester à mes côtés, alors qu’il aurait pu prétendre à un poste plus prestigieux. Ce choix m’a touché. Nous sommes nés l’un et l’autre un 19 juillet, ça rapproche. Bref, c’est un affectif et un parfait honnête homme.

Le lendemain matin, je suis à mon bureau de très bonne heure. Ni ma secrétaire, ni mon directeur de cabinet ne sont arrivés. Brusquement, sur les coups de 8 h 30, ma porte s’ouvre. Trois policiers, dont un commissaire, débarquent sans frapper dans mon bureau en poussant mon agent de sécurité qui n’a plus de lacets aux chaussures, ni de ceinture au pantalon. Je m’inquiète de ce qui se passe, on m’annonce que Christian Massard est en garde à vue et que l’on va perquisitionner son bureau. Ça fait drôle, j’étais quand même l’ancien ministre de l’Intérieur. Je pensais qu’ils voulaient perquisitionner mon bureau. Ce qui aurait expliqué leur entrée fracassante. Mais non, il voulait perquisitionner le bureau des agents de sécurité. Ils sont descendus avec ma secrétaire qui était arrivée entre-temps et sont entrés dans l’ordinateur de mon chef de cabinet. Puis ils sont repartis comme ils étaient arrivés.

J’ai reçu un coup de fil de M. Pierre Mutz, le préfet de police de Paris en poste à l’époque, qui s’est excusé de ne pas m’avoir prévenu. Il m’a alors expliqué que mon gars n’avait sans doute pas grand-chose à se reprocher tout en me précisant, je cite : « Enfin, c’est l’IGS, je ne vous en dis pas plus. » Pierre Mutz s’en foutait, il savait qu’il allait partir. Trois semaines plus tard, il était nommé préfet de la région Ile-de-France.

Pourquoi les policiers sont-ils venus dans mon bureau ? Par courtoisie ? La vraie courtoisie aurait été que le commissaire entre seul, m’avertisse de la garde à vue de mon agent de sécurité et de la perquisition dans son bureau. En réalité, ils n’avaient en rien besoin de faire irruption dans mon bureau. Je suis convaincu qu’ils voulaient humilier Christian Massard et me déstabiliser à quelques jours des élections législatives.

Christian Massard était atteint d’un cancer à l’oeil. Il n’a pas pu bénéficier des deux visites médicales supplémentaires auxquelles il avait droit. Commandant fonctionnel, il a été interrogé par un simple brigadier. Ce qui est exceptionnel. Un brigadier qui l’a tutoyé, insulté. De plus, lors de sa garde à vue, ce père a reçu la visite de son fils de 18 ans en cellule. Ce qui est assez dégradant. Le jeune homme s’est retrouvé avec son père et sa mère qui étaient en garde à vue. Mon agent de sécurité a été broyé.

Vous considérez-vous comme une victime dans cette affaire ?

Je relativise beaucoup, car j’ai été réélu comme député en 2007. J’ai sans doute été ciblé, on aurait bien aimé m’accrocher à travers mon agent de sécurité. Les victimes, ce sont les cinq fonctionnaires qui ont été mis au tapis. Certains n’ont pas encore été réintégrés dans la police. Le ministre de l’Intérieur se doit de réhabiliter ces fonctionnaires injustement bafoués.

Lorsque j’ai su que le dossier était vide, je me suis rapproché de Me Lepidi, l’avocat de tous les fonctionnaires mis en cause. J’ai décidé de porter plainte. Une plainte que Jean-Claude Marin, le procureur de Paris, s’est empressé de classer sans faire aucune investigation. Ce magistrat m’a reçu dans son bureau en tentant de relativiser les choses. Je lui ai fait remarquer que mon téléphone portable avait été écouté. Ce qui ne l’a pas fait réagir outre mesure. J’en ai alors parlé à Michèle Alliot-Marie qui était la garde des Sceaux, sans plus de résultat.

Comment réagissez-vous à l’interview de Michel Gaudin, le préfet de police de Paris, dans Le Monde qui apporte son soutien à l’IGS ?

Je n’ai pas compris qu’il n’ait pas un mot de regret, d’excuse pour les victimes. En continuant à soutenir l’IGS, il accentue le désespoir des victimes. Mettez-vous à la place du citoyen qui constate que l’on a passé volontairement des policiers à la moulinette. Quelle image de la police peuvent-ils avoir après de tels manquements ?

En tant que parlementaire et ancien ministre de l’Intérieur, que comptez-vous faire ?

L’IGS est aujourd’hui entachée. Elle n’a plus lieu d’être, il faut la supprimer. Ce corps d’inspection « maison » ne représente plus les garanties nécessaires d’indépendance et de transparence. Il faut que la police nationale – la préfecture de police comprise – se dote d’un nouveau corps d’inspection. La police qui enquête sur la police, ce n’est plus possible. Parfois, les fonctionnaires ont été amenés à travailler ensemble. Des animosités peuvent resurgir. Beaucoup de policiers partagent mon sentiment. Je pense qu’il y a eu dans la police nationale d’autres victimes des turpitudes de l’IGS. On ne le saura jamais.

Pourquoi ne pas avoir supprimé l’IGS quand vous étiez ministre de l’Intérieur ?

Trouvez-moi une affaire mettant en cause l’IGS au cours de mes 22 mois Place Beauvau. Elle ne se serait pas permis de faire n’importe quoi. À l’époque, personne ne m’a alerté sur un problème avec l’IGS. Il y a un problème de management dans ce corps, on y met aujourd’hui n’importe qui, alors qu’on devrait y placer les hommes les plus compétents. La police doit être irréprochable. Et a fortiori la police des polices. Celle-ci n’est pas là pour monter des chantiers contre les fonctionnaires.

Pensez-vous que la police soit aujourd’hui instrumentalisée à des fins politiques ?

La police doit être un instrument du pouvoir, mais au service du citoyen. Depuis dix ans, il y a une volonté de la part du pouvoir d’instrumentaliser la police à des fins politiques. Un jour ou l’autre, il y a un retour de bâton, comme on dit. À l’époque, lorsque j’étais ministre de l’Intérieur, certains de mes collaborateurs me communiquaient parfois ce qu’on appelait des notes blanches (ces notes de police non signées à caractère confidentiel), je refusais de les lire. Pour les affaires de terrorisme, de drogue, de grande criminalité, j’étais toujours disponible. Mais jamais pour les ragots. Je n’aurais jamais été raconté dans la presse, comme le ministre de l’Intérieur actuel, qu’un opposant politique s’est retrouvé en posture délicate dans le bois de Boulogne. Si le pouvoir disposait de ces informations, pourquoi avoir proposé Dominique Strauss-Kahn au Fonds monétaire international. J’estime en tout cas que Claude Guéant a commis une faute en en parlant.

Police : silence, on vote !

A l’approche des élections, les policiers de tous grades sont priés de s’abstenir de tout commentaire. Certains n’apprécient pas.

 

Police : silence, on vote !
Les consignes sont claires Place Beauvau : à compter du 23 mars 2012 et jusqu’au 17 juin inclus, les policiers sont priés de la boucler et de se faire le plus discrets possible. L’approche des élections voient en effet se multiplier les notes de service au sujet de que l’on appelle en langage administratif la « période de réserve ».
Témoin cette note adressée le 17 février 2012 à tous les responsables policiers des Pyrénées Atlantiques, dont voici un extrait :
« En période de réserve, il y aura lieu de s’abstenir de toute participation à des manifestations ou réunions publiques, ainsi qu’à tout événement pouvant donner lieu à des interprétations diverses compte tenu de la personnalité des organisateurs ou de leurs invités ».
Cet appel à la neutralié n’est pas à priori choquant. Certains y vooient cependant une manière de « museler » les fonctionnaires à l’heure où l’on aura besoin de leur sagacité pour dresser le véritable bilan du quinquenat en matière de sécurité, en bien comme en mal.
La note de service N°22/2012 s’achève sur une mise en garde explicite :
« Enfin, il convient d’être particulièrement vigilant dans le cadre des entretiens que vous accorderiez à des particuliers ou à des associations ».
Difficile, dans ces conditions, d’être à la fois fonctionnaire de police et citoyen !