Coups de feu à L’Ile-Saint-Denis

 
Info le Parisien

Coups de feu à L’Ile-Saint-Denis

 

Stéphane Sellami | Publié le 08.05.2012, 01h16 | Mise à jour : 01h30

LP/ARCHIVES

 
Plusieurs tirs d’armes à feu ont été entendus lundi vers minuit à la limite des communes de L’Ile-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et de Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine). Une patrouille de police a constaté la présence de plusieurs douilles sur la chaussée. 

Selon les premiers éléments de l’enquête, des cartouches de calibre 7,65 mm auraient été retrouvées, ainsi que plusieurs autres douilles de «calibre indéterminé», a précisé lundi soir Christian Lambert, le préfet de Seine-Saint-Denis. 

 

Dans la foulée, un homme blessé, apparemment par balle, s’est présenté à l’hôpital Louis-Mourier à Colombes (Hauts-de-Seine). «Nous ne savons pas si cette personne a un lien avec les coups de feu qui ont eu lieu à L’Ile-Saint-Denis», a encore indiqué Christian Lambert.  

«Nous ne pouvons que déplorer ce recours aux armes à feu, qui devient quasi-systématique, a dénoncé Stéphane Pelliccia, délégué départemental pour le syndicat CFDT interco police. Les délinquants se procurent de plus en plus facilement ce type d’armes.»

 

LeParisien.fr

Le meurtrier présument D’UNE joggeuse tuée fr 2007 en Alsace Devant les assises

 

Publié le 07.05.2012, 16h12

 
 
Un homme de 23 ans est jugé à partir de mercredi par la cour d’assises du Bas-Rhin pour lemeurtre en 2007 d’une femme de 49 ans, retrouvée morte sur un chemin d’Alsace où elle avait l’habitude de faire son jogging.
Jugé pour homicide volontaire, Gilles Weiss encourt jusqu’à 30 ans de réclusion. Issu d’une communauté de gens du voyage de la région et actuellement détenu pour un autre viol commis deux mois après le meurtre, il a été confondu par son ADN. 

 

La victime, Martine Jung, avait été retrouvée morte en août 2007 dans une forêt de Schweighouse-sur-Moder (Bas-Rhin), où elle était allée faire un jogging avec son chien. Son corps était couvert d’ecchymoses et l’autopsie avait confirmé qu’elle avait reçu des coups violents au visage. Mais elle n’avait pas subi de violences sexuelles.
Le jeune homme, qui venait d’avoir 18 ans au moment des faits, a été mis en examen pour homicide volontaire fin mars 2011 à l’issue d’une analyse ADN qui a relancé l’enquête, jusque là dans l’impasse malgré deux appels à témoin.
Ses empreintes génétiques ont été retrouvées sur le corps et les vêtements de la victime. Il a reconnu lors de sa garde à vue être le propriétaire d’un couteau retrouvé près de l’endroit où a été découvert le cadavre, mais a nié avoir tué la victime.
« Il va être difficile à l’accusé de contester les faits, tous les éléments du dossier vont contre lui. On va voir quelle sera son attitude et s’il reconnaît les faits », a estimé l’avocat des parties civiles, Me Joseph Wetzel. La famille de la victime « souhaite que la vérité apparaisse » sur les circonstances du meurtre et les motivations de l’accusé, a-t-il ajouté.
Lors de sa mise en examen, Gilles Weiss était déjà en prison, après avoir été condamné en octobre 2009 à 12 ans de réclusion pour un viol commis à Haguenau (Bas-Rhin).
Le verdict est attendu au plus tôt jeudi soir.

 

Un Député UMP pose la question du la « rapprochement » avec le Front de nationale

 

 

Publié le 07.05.2012, 18h51

 
Le député UMP de la Gironde, membre du collectif la Droite populaire, Jean-Paul Garraud, a posé lundi la question du

Le député UMP de la Gironde, membre du collectif la Droite populaire, Jean-Paul Garraud, a posé lundi la question du « rapprochement » avec le FN, en se demandant s’il fallait devenir « pragmatique » ou rester « dans les blocages idéologiques ». | MARTIN BUREAU

 
Le député UMP de la Gironde, membre du collectif la Droite populaire, Jean-Paul Garraud, a posé lundi la question du « rapprochement » avec le FN, en se demandant s’il fallait devenir « pragmatique » ou rester « dans les blocages idéologiques ».
« De nombreuses questions se posent qu’il va falloir trancher rapidement et qui tournent autour de la recomposition de la droite », écrit Jean-Paul Garraud, membre de l’aile droite de l’UMP, dans un texte intitulé « La défaite de Nicolas Sarkozy: analyse d’un scrutin », rendu public lundi. 

 

« Une majorité des électeurs de l’UMP et des électeurs du FN veulent un rapprochement. Qu’est-ce qui est le plus important pour la France ? Cette question, seule, doit nous guider. On devient pragmatique ou on reste dans les blocages idéologiques ? », demande-t-il, en indiquant que la Droite populaire « a un rôle important à jouer ».
Selon Jean-Paul Garraud, « le pays est majoritairement à droite » mais « il existe un risque majeur de voir cependant tous les pouvoirs entre les mains de la gauche à la faveur de triangulaires mortifères pour la droite lors des prochaines législatives ».
« Qu’on le veuille ou non, la dynamique est sur le FN depuis 2002 » et « aujourd’hui, il représente près de 20% de l’électorat, sans aucune représentation nationale », poursuit le secrétaire national de l’UMP à la Justice, en soulignant encore que « l’évolution du discours et le changement de président à la tête du FN accentuent cette évolution ».
« La gauche n’a aucune leçon de morale à nous donner, elle qui, sans état d’âme, s’allie avec des extrémistes révolutionnaires patentés », ajoute le député.
Ces propos ont été condamnés par une vice-présidente du Parti radical (PR) de Jean-Louis Borloo, Nathalie Delattre, qui a demandé à l’UMP en Gironde de retirer son soutien à M. Garraud.
Selon Mme Delattre, elle-même présidente du PR en Gironde, « les valeurs républicaines défendues par l’UMP et Alain Juppé (maire de Bordeaux) sont fondamentalement incompatibles avec l’idéologie du Front National qui repose sur le rejet, la discrimination et la stigmatisation ».
La question du rapprochement avec le FN a déjà agité l’UMP durant l’entre-deux-tours de la présidentielle, avec des déclarations dans Minute du ministre de la Défense sortant Gérard Longuet, qualifiant Marine Le Pen d' »interlocuteur qui n’est pas bienveillant mais qui, au moins, n’est pas disqualifié ».
M. Longuet avait ensuite précisé que « la seule majorité de gouvernement possible (était) l’alliance du centre et de la droite républicaine ». Nicolas Sarkozy et le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, ont également écarté toute idée d’accord avec le FN. De son côté, Marine Le Pen s’y déclare aussi opposée.

 

Bouches-du-Rhône: le corps calciné HNE celui d’truand toulonnais de l’ONU

 

Publié le 07.05.2012, 18h19 | Mise à jour : 19h16

 
Un corps calciné a été découvert samedi matin à Châteauneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône), une commune proche de l'étang de Berre, sur un terrain de motocross jouxtant l'autoroute A55. La victime serait une figure du banditisme de Toulon

Un corps calciné a été découvert samedi matin à Châteauneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône), une commune proche de l’étang de Berre, sur un terrain de motocross jouxtant l’autoroute A55. La victime serait une figure du banditisme de Toulon

 
Le corps retrouvé calciné, samedi matin, à Châteauneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône), près de l’étang de Berre, est celui d’une figure du milieu toulonnais. Les relevés ADN ont permis d’identifier un Toulonnais connu des services de police, a déclaré lundi le procureur adjoint d’Aix-en-provence, Pascal Guinot. 

 

Selon une source proche de l’enquête, il s’agit de Stéphane Forschelet, 40 ans, qui avait été condamné notamment à 18 ans de réclusion pour des vols à main armée et des enlèvements. 

Cet homme à la carrure impressionnante, connu pour sa dépendance à la cocaïne, était considéré dans le milieu comme un «électron libre». Soupçonné d’appartenir à la «bande du Pont du Las», du nom d’un quartier de Toulon, il avait été jugé dans l’affaire de la «tuerie du bar Mireille» à Toulon (deux morts et trois blessés), dossier dans lequel il avait finalement été acquitté en juillet 2005 par la cour d’assises d’appel des Bouches-du-Rhône.

Tué d’une balle dans la tête

Le corps a été découvert par un gardien, samedi peu après 8 heures, sur un terrain de moto-cross jouxtant l’autoroute A55. Les résultats de l’autopsie, pratiquée lundi, ont confirmé que l’homme a été tué d’une balle dans la tête, comme le laissait supposer un impact retrouvé par les enquêteurs. Il a été abattu sur place, où un seul projectile, endommagé et non exploitable, a été retrouvé. Le corps a ensuite été brûlé sur les lieux. 

«Cela ressemble beaucoup à un règlement de comptes», a estimé le procureur adjoint, au vu du mode opératoire choisi et du passé judiciaire de la victime. Le parquet d’Aix a confié l’enquête à la brigade criminelle de la police judiciaire de Marseille, en charge de plusieurs affaires de règlements de comptes dans la région qui ont fait une dizaine de morts depuis le début de l’année, souvent sur fond de trafic de drogue.

 

LeParisien.fr 

Ruinée, l’ancienne etait devenue braqueuse Commerçante

Jean-Marc Ducos | Publié le 07.05.2012, 11h56
 
METZ (MOSELLE), LE 7 DÉCEMBRE 2010. Fabienne Lévy doit répondre en appel de quatre braquages de banques.

METZ (MOSELLE), LE 7 DÉCEMBRE 2010. Fabienne Lévy doit répondre en appel de quatre braquages de banques. | (PHOTOPQR/ « LE RÉPUBLICAIN LORRAIN »/MAURY GOLINI.)

 
C’est une forte personnalité à la gouaille et au caractère bien trempé qui se présentera ce matin devant la cour d’assises de Meurthe-et-Moselle. Fabienne Lévy, 54 ans, une commerçante qui avait connu l’opulence avant la ruine, doit répondre en appel de quatre braquages de banques avec la complicité de son fils Jérémie, 22 ans, qui était mineur au moment des faits. 

 

En décembre 2010, elle avait été condamnée à dix ans de réclusion par les assises de la Moselle. Cette licenciée en droit, qui rêvait de devenir commissaire de police, a retrouvé la liberté le 15 décembre 2011. Elle travaille depuis dans un restaurant du sud de la France.

Du bagout et du talent. Fabienne Lévy avait tout réussi au début de sa vie. Un mariage avec un riche entrepreneur installé au Cameroun. Des revenus confortables. Le mal du pays la pousse à revenir vivre dans sa Moselle natale. Elle ouvre une première boutique de mode à Saint-Avold. Trois autres suivront. Une véritable success story. Seule ombre au tableau, l’éloignement de son mari resté en Afrique qui la conduit au divorce.

Elle dit avoir voulu se venger des banques

Les affaires florissantes, pourtant, commencent à péricliter les unes après les autres. Une liaison avec un délinquant achève de déstabiliser Fabienne Lévy. Elle sombre en 2001 lorsqu’elle est condamnée par le tribunal de prud’hommes à payer une indemnité de 76000 € à une ancienne employée. « Quand j’ai demandé un prêt à la banque, on s’est moqué de moi. Avant, ils me déroulaient le tapis rouge », avait-elle expliqué lors de son premier procès où elle s’est souvent emportée sur un ton insolent pour justifier la série de braquages commis avec la complicité de son fils. « Je ne regrette rien, je voulais me venger des banques, d’un système », qui ne lui avait pas permis de remonter la pente après sa faillite, avait-elle justifié à l’audience.

Le premier vol à main armée, elle le mène le 23 janvier 2006 dans une Caisse d’épargne de Gerlfangen, en Allemagne. Elle emporte 86000 €. Le 24 octobre, c’est au tour d’une banque de Nietaltdorf d’être attaquée pour un butin de 50000 € cette fois. Son fils lui sert de chauffeur. C’est encore le cas le 6 novembre 2007 à Gisingen où, sous la menace toujours d’un pistolet à poivre, elle vole 21000 € dans une Caisse d’épargne. Des cibles choisies et repérées à l’avance par la commerçante qui baragouine quelques mots de mauvais allemand. Sa photo est publiée dans la presse d’outre-Rhin car elle a été filmée par une caméra de vidéosurveillance. La braqueuse, qui agit grimée, doit se rabattre sur la France et jette son dévolu sur l’agence du Crédit mutuel de Meisenthal (Moselle) le 12 décembre 2007 où elle rafle 15000 €. Le braquage de trop. Les gendarmes avaient déjà ciblé cette Fabienne Lévy et sa voiture de location. Elle est arrêtée une semaine plus tard avec son fils.

« C’est une femme qui a mal supporté le déclassement social et a vraiment difficilement vécu la perte de ses revenus. Mais c’est une femme apaisée aujourd’hui », assure Me Jean-Christophe Duchet, son avocat devenu aussi celui de son fils avec qui elle entretenait « une relation fusionnelle ». Fabienne Lévy a prévu cette fois d’expliquer ce que sont devenus les 172000 € de son butin.

 

Le Parisien

Alpes-de-Haute-Provence: non sexagénaire controlled à 205 kmh sur l’A51

 

Publié le 07.05.2012, 12h07

 
 
Un homme de 67 ans a été contrôlé dimanche après-midi sur l’A51 dans le sens Gap-Marseille, à 205 km/h au lieu des 130 km/h autorisés, a-t-on appris lundi auprès de la gendarmerie.
Originaire de Villeurbanne (Rhône), le conducteur, au volant d’une Porsche Cayenne, a été contrôlé vers 17h15 à hauteur de Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence) par la Brigade rapide d’intervention (BRI) du peloton autoroutier de la gendarmerie de Peyruis. 

 

Il a fait l’objet d’une rétention de permis de conduire et le véhicule a été saisi. Le sexagénaire est convoqué devant le Tribunal de Police de Digne-les-Bains en juin prochain.

 

Rachida Dati chahutée DANS le fief des Ulis PS

 

Sébastien Morelli | Publié le 05.05.2012, 13h28

 

LES ULIS, HIER. Rachida Dati (UMP) s’est rendue dans la commune, qui a massivement voté pour François Hollande (PS) au premier tour de la présidentielle. Malgré un accueil peu chaleureux, la maire du VIIe arrondissement de Paris ne s’est pas démontée.

LES ULIS, HIER. Rachida Dati (UMP) s’est rendue dans la commune, qui a massivement voté pour François Hollande (PS) au premier tour de la présidentielle. Malgré un accueil peu chaleureux, la maire du VIIe arrondissement de Paris ne s’est pas démontée. | (LP/S.M.)

 
Talons hauts, très hauts, blouson de cuir noir et jean serré. Rachida Dati  (UMP ) a fait une apparition remarquée hier matin sur le marché  des Ulis. Sur place, les militants socialistes l’attendaient de pied ferme et l’ont accompagnée tout au long de cette visite d’une heure trente, aux cris de « Hollande président! ». « Vous êtes en terre de mission ici », a lancé l’ex-ministre de la Justice de Nicolas Sarkozy aux militants UMP locaux soutenant le président-candidat. 

 

Car, au premier tour de la présidentielle, ce fief de la gauche a massivement voté Hollande, qui y a raflé 44,5% des suffrages, le troisième plus gros score du département.

Mais, malgré cet accueil tonitruant, Rachida Dati ne s’est pas démontée, affichant un large sourire en toute circonstance. Sur le marché, la maire du VIIe arrondissement de Paris a croisé Maud Olivier, la maire (PS) des Ulis. Les deux femmes se sont saluées et ont échangé quelques mots.

Dans la foule, certains lui tendent la main et se font prendre en photo avec elle. D’autres lancent des remarques acerbes. « Dans le VIIe, le marché n’est pas aussi populaire qu’ici », lance une dame en la traitant de « bourgeoise ». « Du balai, rentre chez toi, Sarko », s’agacent d’autres. « Envoyer comme par hasard une femme prénommée Rachida aux Ulis, c’est une blague, lui fait remarquer un militant socialiste. Ça rentre dans tous les clichés de l’UMP. »

Impassible, l’élue continue sa visite, n’esquivant pas le dialogue avec ceux qui l’interpellent, comme ce jeune en voiture, visiblement énervé : « La révocation des sursis, moi j’ai été en prison pour rien à cause de vous! » L’ex-garde des Sceaux s’arrête et discute calmement avec le jeune homme, qui avait écopé d’une peine plancher. Plus tard, dans un café du quartier des Amonts, elle se confronte à quatre jeunes qui soutiennent François Hollande et refusent de quitter les tables réservées par l’UMP. Là aussi, l’élue installe le dialogue. Les quatre se lèvent, demandent à lui payer un café et, au final, poseront même pour une photo en sa compagnie. « Je peux comprendre certaines frustrations, mais notre responsabilité est de ne déserter aucun territoire », conclut-elle avant de partir.

 

Le Parisien

EN DIRECT. La passation de Pouvoir Sarkozy-Hollande fixée au 15 mai

 

 P.Th., N.F. | Publié le 07.05.2012, 06h43 | Mise à jour : 12h20

François Hollande lors de son arrivée à son QG de l'avenue de Ségur, ce lundi, au lendemain de sa victoire.

François Hollande lors de son arrivée à son QG de l’avenue de Ségur, ce lundi, au lendemain de sa victoire. | AFP/KENZO TRIBOUILLARD

 
Il est le septième président de la Ve RépubliqueFrançois Hollande a remporté le second tour de la présidentielle ce dimanche soir, avec 51,62% des voix face à Nicolas Sarkozy (48,38%) selon des résultats quasi-définitifs du ministère de l’Intérieur. 

Une victoire fêtée une bonne partie de la nuit place de la Bastille, à Paris, par des dizaines de milliers de personnes.

Entouré de sa compagne, la nouvelle première dame, Valérie Trierweiler, de son équipe de campagne et des ténors socialistes, François Hollande s’est exprimé depuis la tribune : «Merci à tous. Soyez heureux, soyez fiers, soyez généreux. Soyez fiers d’être des citoyens français.» «Il y a beaucoup de joie, de bonheur, mais aussi l’appréhension des responsabilités qui attendent. La Bastille, ce sont des souvenirs qui vont rester», a-t-il confié peu après au micro de France 2.

La fête terminée, la politique reprend ses droits. Le nouveau président socialiste, François Hollande, va devoir se lancer dans la formation d’un gouvernement pour préparer les législatives et tenter de disposer de la majorité la plus large possible pour diriger le pays. L’UMP s’active aussi. En début d’après-midi, Nicolas Sarkozy doit réunir le comité de campagne pour les législatives juste avant la tenue d’un bureau politique extraordinaire de l’UMP. La présidentielle à peine passée, c’est une nouvelle bataille qui commence.

Retrouvez les temps forts de la soirée électorale.


Répondez à la question du jour : Selon vous, François Hollande aura-t-il une majorité à l’Assemblée ?

Avec leparisien.fr, suivez les temps fort de ce lendemain d’élection :

12h13. Juppé pas candidat : Delaunay réagit. La députée socialiste de la 2e circonscription de Bordeaux, Michèle Delaunay réagit, sur Twitter, à l’annonce d’Alain Juppé qui ne sera pas candidat aux législatives.

Alain Juppé renonce aux législatives à  Merci à tous de votre travail de terrain. Merci à @fhollande

 

Alain Juppé ne sera pas candidat aux législatives et veut se consacrer « à sa tâche municipale » à Bordeaux.  

 

12h08. Il n’est «pas possible de renégocier le pacte budgétaire» européen, dit Berlin. Il s’agit pourtant là d’une volonté affichée par le candidat Hollande au cours de la campagne, pour y ajouter un volet croissance.

12h02. Alain Juppé ne sera pas candidat aux législatives. Le ministre des Affaires étrangères annonce qu’il ne sera pas candidat aux élections législatives, une décision prise au lendemain de la victoire de François Hollande à la présidentielle, et en vue d’éviter un possible cumul de mandats. «J’ai décidé de ne pas être candidat dans la deuxième circonscription», de Bordeaux, déclare Alain Juppé, qui est aussi maire de Bordeaux, en soulignant qu’il souhaite se consacrer «à sa tâche municipale» et à la préparation des prochaines élections dans la municipalité en 2014.

11h42. Hollande participera aux cérémonies du 8 mai aux côtés de Sarkozy. Le président élu François Hollande participera demain matin à Paris aux côtés du chef de l’Etat sortant Nicolas Sarkozy aux cérémonies du 8 mai commémorant la fin de la Seconde guerre mondiale, selon l’Elysée. «M. Sarkozy a proposé à François Hollande de participer à cette cérémonie, il l’a accepté», indique-t-on de même source. 

11h41. La passation de pouvoir Sarkozy-Hollande fixée au 15 mai
. La passation de pouvoir entre le président élu François Hollande et le chef de l’Etat sortant Nicolas Sarkozy a été fixée d’un commun accord au mardi 15 mai, selon l’Elysée. Cette date a été fixée lors d’une conversation téléphonique, ce lundi matin, entre le secrétaire général de la présidence de la République, Xavier Musca, et le directeur de campagne de François Hollande, Pierre Moscovici, précise-t-on de même source.

11h39. Copé : «On a besoin de se parler les uns et les autres.» Au micro de BFM TV, le secrétaire général de l’UMP affirme que «l’heure est au rassemblement» avec un objectif : les élections législatives. Le député-maire de Meaux dépeint l’UMP comme «une famille politique rassemblée pour gagner les élections législatives». 

11h17. Aliot (FN) dénonce la présence de drapeaux étrangers à la Bastille. 
Le vice-président du Front national Louis Aliot s’offusque de la présence de drapeaux étrangers, notamment «beaucoup de drapeaux algériens», lors du rassemblement célébrant la victoire de François Hollande à l’élection présidentielle dimanche soir place de la Bastille.

11h10. Le président nigérian félicite François Hollande. 
Le président nigérian Goodluck Jonathan félicite le socialiste et s’engage à travailler avec lui. «Il a également salué le peuple de France pour le succès de ces élections qu’il considère non seulement comme un triomphe de la démocratie mais aussi une preuve évidente de sa maturité et de la longue tradition démocratique française», indique la présidence dans un communiqué.

11h05. La garde rapprochée de Hollande au QG pour «préparer l’avenir». La garde rapprochée de François Hollande est rassemblée à son QG de campagne, à Paris, autour du président élu, avec notamment Pierre Moscovici et Manuel Valls. «On va faire le point, regarder les résultats et préparer l’avenir», assure Manuel Valls à la presse à son arrivée avenue de Ségur dans le VIIe arrondissement de Paris, soulignant : «C’est à François Hollande d’en fixer les principaux points.» Alors qu’on lui demande s’il va préparer la passation de pouvoir, la répartition des tâches et la constitution des équipes, Manuel Valls répond : «On vous le dira dans les heures qui viennent.»

10h55. Montebourg «on fire» sur la piste de danse. Cette vidéo de Rue89 devrait faire le buzz. On y voit Arnaud Montebourg fêter la victoire de François Hollande, place de la Bastille. Le député socialiste de Saône-et-Loire y apparaît… déchaîné.

10h48. Morano déplore la présence de «beaucoup de drapeaux étrangers» à la Bastille. La ministre de l’Apprentissage regrette la présence de «beaucoup de drapeaux rouges» et «beaucoup de drapeaux étrangers» dimanche soir place de la Bastille à Paris lors du rassemblement fêtant la victoire de François Hollande. «J’ai ressenti un drôle de sentiment hier soir lorsque je regardais la télé, mis à part le discours creux de François Hollande, c’était de voir la place de la Bastille avec très peu de drapeaux bleu, blanc, rouge, beaucoup de drapeaux rouge, et puis également beaucoup de drapeaux étrangers», relève la sarkozyste de choc sur Europe 1. «Quand je vois ça, ça ne me rassure pas beaucoup et je me dis (…) quelle est la France qu’on va nous construire avec le droit de vote des étrangers ? Nous nous battrons parce que nous ne voulons pas de ce droit de vote des étrangers», renchérit-elle.


 

Morano déplore la présence de « beaucoup de drapeaux étrangers à la Bastille ». Ce n’était donc pas que du cynisme, c’est désormais une ligne.

 


10h43. Hollande félicité par Barroso pour ne pas avoir cédé aux sirènes populistes. 
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a appelé dimanche soir le président français élu François Hollande et l’a félicité de ne pas avoir cédé aux sirènes populistes et anti-européennes lors de la campagne, indique un de ses porte-parole.

10h40. Hollande a obtenu 51,62% des voix, selon les résultats définitifs diffusés par le ministère de l’Intérieur.

En savoir plus. Résultats définitifs : François Hollande élu avec 51,62% des voix
Selon les chiffres définitifs du ministère de l’Intérieur publiés ce lundi matin en intégrant le vote des Français de l’étranger, il obtient 51,62% des voix face à Nicolas Sarkozy, (48,38%). Le taux d’abstention est de 18,96%. Quelque 17,8 millions de suffrages se sont portés sur le président élu, 16,7 millions sur son prédécesseur et 2,1 millions d’électeurs ont voté blanc ou nul, selon cette totalisation portant sur plus de 45 millions d’inscrits et 36,6 millions de votants.

10h38. Le vote des Français de l’étranger. Le résultat du second tour de la présidentielle, concernant les Français de l’étranger, est favorable à Nicolas Sarkozy qui remporte 53,05% des suffrages, contre 46,95% à François Hollande.

10h33. L’équipe de campagne de Hollande au QG. Outre le directeur de campagne, Pierre Moscovici, et le directeur de la communication, Manuel Valls, la porte-parole Najat Vallaud-Belkacem a été aperçue au 59, avenue de Ségur.

10h30. Copé : «L’UMP est une grande famille».
 Le secrétaire général de l’UMPse défend, sur France Info, d’être le nouveau patron de l’opposition. «L’UMP est une grande famille. Je n’envisage pas de travailler autrement que de matière très collective» affirme Jean-François Copé. Et d’insister sur sa fidélité au président sortant : «Je serai toujours très solidaire de Nicolas Sarkozy. Très très.»  

AUDIO. Jean-François Copé sur France Info

10h24. France 2 devance TF1. La soirée électorale du second tour dimanche a rassemblé en moyenne 5,8 millions de téléspectateurs sur France 2 et 4,6 millions sur TF1, selon les chiffres Médiamétrie. Ces chiffres portent sur l’ensemble de la soirée à partir de 19h30 et donnent à la chaîne public 27,4% de part d’audience, 5,8 points de plus que sa concurrente privée.

10h18. Peltier : «La France ne peut pas confier tous les pouvoirs à la gauche.» Dans cette période de crise, «ce serait une folie», lance le secrétaire national de l’UMP sur BFM TV. «Ma conviction, c’est que l’état de grâce dans une période de crise, ça n’existe pas. Les Français sont dans l’attente d’une politique forte», dit celui qui pense que «les législatives peuvent tout changer».

10h17. Pas d’emménagement à l’Elysée? Selon notre reporter, Frédéric Gerschel, «François Hollande et Valérie Trierweiler souhaitent rester vivre chez eux dans le XVe mais la sécurité juge cela difficile».

Scoop Dreuz: Ce soir, la «France du Changement» se défoule DANS LA VIOLENCE

7 mai 2012 | Classé dans: Brève du jour,France,Société | Posté par: 

Ce soir, l’élection de François Hollande est fêtée comme il se doit. Coté pile, on vous montre des jeunes qui brandissent des pancartes « Pour une France apaisée ». Et coté face, on ne vous montre pas la place du Capitol*, à Toulouse, ou des violences ont éclaté.

On ne vous montre pas non plus les drapeaux algérien, palestiniens, Place de la Bastille. Je me demande ce qu’ils faisaient là, mais je sais que si quelqu’un les avait brûlés, il y aurait eu une guerre civile.

On ne vous dira pas que dans le 93, le 77 et à Toulouse, dans le 91 et le 92, à Nanterre, ça caillasse et brule des poubelles, et que la police a ordre de pas intervenir.

L’Est Républicain rapporte qu’ »à Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, des voitures ont été brûlées, puis que «la police est passée et comme les jeunes n’aiment pas la police, ils ont commencé à caillasser avec des bouteilles», a raconté un fonctionnaire de la mairie, sous couvert d’anonymat.

Selon d’autres témoignages, des jeunes ont pris de l’essence et mis le feu sur un véhicule abandonné, puis sur un autre. Un cordon de sécurité a été déployé sur place, où une vingtaine de voitures des forces de l’ordre ont été déployées, interdisant l’accès à la mairie, a-t-on indiqué de même source.

« Les pompiers sont intervenus, un cordon policier a été mis en place de manière préventive et le préfet Christian Lambert s’est rendu sur place», a confirmé une source préfectorale.. »

Vous ne saurez pas qu’à Marseille, un cocktail Molotov a été jeté sur le commissariat du 3ème arrondissement.

Ni que dans le 20ème à Paris, c’est la guerre urbaine contre les policiers : avec des tirs de mortier et plusieurs agressions contre les policiers.

Sur l’ensemble des arrondissements parisiens, ce soir, les policiers en patrouille et en intervention se font insulter.

Dans le 93 ça brûle, et les policiers se font caillasser. Des effectifs de police du 92 ont essuyé des jets de projectiles.

Quelques villes du 93 brûlent, et à Saint Denis, la police se fait caillasser.

Sur les Champs Elysées, les boutiques ferment et les CRS chargent. Ça commence…

Plusieurs « jeunes » s’attaquent verbalement aux policiers à Paris, lesquels ne peuvent intervenir. Il y a des rodéos sauvages un peu partout.

Ordre a été donné aux policiers de quitter les secteurs sensibles.

Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention suivante et impérativement le lien html ci dessous :

© Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

* Hier soir, une source m’a indiqué avoir vu des drapeaux français brûler à Toulouse. Comme des drapeaux français avaient été brûlés, sur cette même place, en 2007, je n’ai pas été très surpris, et j’ai repris l’incident dans mon article. Et pour être totalement transparent, j’ai également illustré cela d’une photo d’archive.
Il y a quelques minutes, cependant, j’ai reçu un démenti, aussi ai-je décidé, en attendant d’en savoir plus, de retirer de mon texte les références à des drapeaux brûlés, hier soir, à Toulouse, place du Capitole.

Oise: Cinq Mises en examen écoulement assassinat

 

PATRICK CAFFIN | Publié le 07.05.2012, 10h10


FEUQUIÈRES, RUE BOURDON, VENDREDI. C’est dans cette petite artère qu’un jeune de 19 ans a été mortellement touché par balle. Cinq suspects ont été interpellés et mis en examen pour assassinat.

FEUQUIÈRES, RUE BOURDON, VENDREDI. C’est dans cette petite artère qu’un jeune de 19 ans a été mortellement touché par balle. Cinq suspects ont été interpellés et mis en examen pour assassinat. | (LP/D.L.)

 
Hier, à l’issue de trente-six heures de garde à vue, les cinq suspects interpellés dans le cadre dumeurtre d’Aissam Ziani, 19 ans, tué dans la nuit de jeudi à vendredi à Feuquières (oise), ont été mis en examen pour assassinat et incarcérés. Les quatre jeunes majeurs et un mineur, âgés de 17 ans à 20 ans, « ont été mis en examen ce matin sur la base de l’assassinat, c’est-à-dire homicide volontaire avec préméditation, confirme le parquet. 

 

Nous avons également retrouvé une arme qui pourrait avoir servi à tirer sur la victime. Il s’agit d’un fusil à pompe à canon scié et à crosse sciée. »

En plus des cambriolages, de possibles affaires de stupéfiants

Les quatre majeurs sont cousins et résident à Beauvais, rue de la Frette, pour deux d’entre eux, à Morvillers et à Hodenc-en-Bray pour les autres. A priori, trois d’entre eux seraient impliqués dans des affaires de cambriolage auxquelles la victime aurait participé. « Ils se sont tous donné rendez-vous dans un kebab à Beauvais jeudi soir, raconte Me Risbourg, avocate d’un des prévenus. C’est là qu’ils ont décidé d’aller à Feuquières pour récupérer l’argent de la revente que leur devait la victime. Mon client n’a rien à voir avec ces affaires de cambriolage, mais c’est lui qui a conduit le groupe. Il a même emprunté la voiture de sa mère, une Mégane (NDLR : identifiée par certains témoins) pour conduire tout le monde à Feuquières. »
Pour Me Makarewicz, qui défend le mineur, le dossier « est plus complexe qu’il n’y paraît ». « Aucun n’a de passif avec la justice, assure-t-elle. Il va falloir s’attarder longuement sur les faits et sur les raisons qui ont poussé ces jeunes dans une telle situation, la pire en matière pénale. »
D’après nos informations, hier, aucune déclaration n’aurait été faite lors de la présentation des suspects. En plus des cambriolages, on évoque toujours de possibles affaires de stupéfiants. On ne sait donc pas pourquoi le groupe s’est rendu à Feuquières armé d’un fusil de chasse. C’est avec cette arme qu’un des jeunes a tiré deux balles sur Aissam Ziani, le touchant mortellement en plein cœur. La victime était arrivée à Feuquières six mois auparavant, en provenance de Seine-et-Marne. Il s’était installé dans l’Oise avec sa compagne et était père d’un bébé de 2 mois. 

 

Le Parisien

INFO OBS. Le père d’UNE victim de Merah porte complaint Contre Sarkozy

 

Créé le 07-05-2012 à 09h48 – Mis à jour à 09h54  

Isabelle Monnin

 

Par  
journaliste

 

Albert Chennouf, dont le fils a été tué à Montauban, considère qu’ils avaient les moyens d’empêcher Mohamed Merah de tuer son fils.

Marine Le Pen: «J’appelle Tous les patriotes à me Rejoindre»

  •  
Elisa Bertholomey
Le 06.05.2012 à 21:18
 

 

La candidate du Front national a réagi très rapidement à l’élection de François Hollande. Après avoir constaté que la droite était responsable de son propre échec, elle a annoncé son objectif : les législatives, le mois prochain.

« Le seul combat, c’est à l’Assemblée nationale qu’on va le mener. Il faut des députés qui sachent ce qu’ils veulent, qui ne soient ni soumis ni complices. Je ne veux pas construire une nouvelle droite, je veux défendre la nation. J’appelle tous les patriotes et tous les partisans de la nation à me rejoindre. Nous allons faire ce grand rassemblement et porter le message de la France à l’Assemblée nationale. Pour une assemblée vraiment nationale. »

Double meurtre à Madagascar: Deux Français interpellés

 

Créé le 04-05-2012 à 15h23 – Mis à jour à 15h31

Il s’agirait notamment d’un ami de Gérald Fontaine, tué en avril avec sa compagne sur une plage des environs. 

 

Deux Français ont été interpellés vendredi 4 mai dans l’affaire du double meurtre d’un couple français qui avait repris un restaurant à Tuléar dans le sud-ouest de Madagascar, a-t-on appris de source policière.

« Nous avons interpellé deux Français ce vendredi matin », a déclaré un responsable de la police locale. Selon un résident de Tuléar, il s’agit d’un ami de Gérald Fontaine, tué en avril avec sa compagne sur une plage des environs.

 

Double meurtre à Madagascar: Deux Français interpellés

 

Créé le 04-05-2012 à 15h23 – Mis à jour à 15h31 

Il s’agirait notamment d’un ami de Gérald Fontaine, tué en avril avec sa compagne sur une plage des environs. 

 
Deux Français ont été interpellés vendredi 4 mai dans l’affaire du double meurtre d’un couple français qui avait repris un restaurant à Tuléar dans le sud-ouest de Madagascar, a-t-on appris de source policière.

« Nous avons interpellé deux Français ce vendredi matin », a déclaré un responsable de la police locale. Selon un résident de Tuléar, il s’agit d’un ami de Gérald Fontaine, tué en avril avec sa compagne sur une plage des environs.

  

Aigues-Mortes: le client d’une discothèque UNE battu à mort de

 

 

Publié le 30.04.2012, 11h33 | Mise à jour : 11h37

 
ARCHIVES. 

ARCHIVES.  | LP

Un client d’une discothèque d’Aigues-Mortes (Gard) est mort lundi au petit matin après une violente rixe sur le parking de l’établissement. Selon le groupement de gendarmerie du Gard et le procureur de la République de Nîmes, cinq videurs de la boîte de nuit « La Churascaïa », l’une des plus fréquentées de la région, ont été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquêtede flagrance pour «coups mortels».

 

Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime, un homme de 48 ans domicilié à Lansargues (Hérault), une petite commune à l’est de Montpellier, est mort de ses blessures lors d’une bagarre qui a opposé des clients aux agents de sécurité de La Churascaïa, vers 4 heures 15.

Les motifs de ce différend n’ont pas été révélés et font l’objet d’investigations de la part des gendarmes de la compagnie de Vauvert.

 

LeParisien.fr

Val-d’Oise: non policier se suicide fils with arme de service de

 

T.R. | Publié le 01.05.2012, 00h55 | Mise à jour : 00h59

 
Un policier d’une trentaine d’années de Seine-Saint-Denis s’est suicidéavec son arme de service lundi à son domicile de Cergy-Pontoise (Val d’Oise). Son corps a été retrouvé inanimé vers 22h30. Le fonctionnaire, anciennement CRS, venait d’être muté il y a un environ un mois au sein de la compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI) de Seine-Saint-Denis, basée à Aulnay-sous-Bois, à la suite d’une sanction disciplinaire.

 

Selon les premiers éléments de l’enquête, le motif de son geste serait néanmoins lié à un différend familial. Le préfet de Seine-Saint-Denis devait se rendre sur place dans la nuit.

 

LeParisien.fr

Le sniper présument de La Prison de Varces s’est suicide Au Matin de fils procès

 

– Publié le 27/04/2012 à 09:09

 
Le sniper présumé de la prison de Varces s'est suicidé vendredi matin à la maison d'arrêt de Lyon-Corbas, au matin de son procès.

 

Le sniper présumé de la prison de Varces s’est suicidé vendredi matin à la maison d’arrêt de Lyon-Corbas, au matin de son procès, a-t-on appris de source judiciaire, confirmant une information du site internet du Dauphiné libéré.

« Il s’est suicidé ce matin », a-t-on appris de source judiciaire.

Mise en examen d’policier de l’ONU: Guéant « regrette« que le parquet n’Ait fel Pas appel

 

– Publié le 27/04/2012 à 09:06

 
Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a regretté vendredi que le parquet de Bobigny n'ait pas fait appel de la mise en examen pour "homicide volontaire" du policier qui a tué, ce week-end à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), un multirécidiviste en fuite.

Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, a regretté vendredi que le parquet de Bobigny n’ait pas fait appel de la mise en examen pour « homicide volontaire » du policier qui a tué, ce week-end à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), un multirécidiviste en fuite.

Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, a regretté vendredi que le parquet de Bobigny n’ait pas fait appel de la mise en examen pour « homicide volontaire » du policier qui a tué, ce week-end à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), un multirécidiviste en fuite.

« Je le regrette », a déclaré M. Guéant, interrogé par BFM sur l’absence d’appel du parquet, qu’il avait souhaité s’agissant de la qualification. « Je pense que le chef de mise en examen est malheureux », a en effet expliqué M. Guéant.

Hollande assure qu’il maintiendra, « of course », la loi sur la burqa

 

– Publié le 27/04/2012 à 08:39

 
Francois Hollande juge indispensable la limitation de l'immigration économique

Francois Hollande juge indispensable la limitation de l’immigration économique

Le candidat PS à l’Elysée, François Hollande, a assuré vendredi qu’il maintiendrait « bien sûr, la loi sur la burqa » s’il était élu et qu’il la ferait « appliquer de la meilleure des façons ».

« Je maintiendrai, bien sûr, la loi sur la burqa et je la ferai appliquer de la meilleure des façons », a déclaré M. Hollande sur RTL, rappelant qu’il avait « voté la résolution qui proscrit la burqa », « le groupe socialiste » à l’Assemblée s’étant abstenu car ses amendements n’avaient « pas été acceptés ».

EXCLUSIF. Une balle Tiree DANS le dos fatale à Amine Bentounsi

 
 

Le Point.fr – Publié le 27/04/2012 à 08:22 – Modifié le 27/04/2012 à 10:23

Un délinquant multirécidiviste a été tué samedi soir à Noisy-le-Sec par un policier alors qu’il prenait la fuite.

Un délinquant multirécidiviste a été tué samedi soir à Noisy-le-Sec par un policier alors qu'il prenait la fuite (photo d'illustration).

Un délinquant multirécidiviste a été tué samedi soir à Noisy-le-Sec par un policier alors qu’il prenait la fuite (photo d’illustration). © Valery Hache / AFP

 

Une balle tirée dans le dos par un policier a été fatale à Amine Bentounsi. C’est ce que démontre l’autopsie réalisée sur le garçon de 30 ans. Une révélation faite par une source proche de l’enquête affirmant que les projectiles reçus dans le thorax n’ont pas causé la mort à Noisy-le-Sec de l’ancien plus jeune détenu de France. Visé par un mandat d’arrêt, celui qui était recherché pour des vols à main armée n’avait pas regagné la prison de Châteaudun, en Eure-et-Loir, après une permission de sortie en juin 2010. Un témoin a confirmé qu’Amine Bentounsi a bien été visé dans le dos « pour au moins un tir » d’un homme des forces de l’ordre, d’après cette même source.

La version du témoin, corroborée par l’autopsie, a permis au juge d’instruction Nicolas Aubertin de mettre en examen le fonctionnaire de police pour homicide volontaire. Plusieurs centaines de policiers avaient manifesté mercredi soir, de façon spontanée et spectaculaire, à Bobigny et sur les Champs-Élysées à Paris contre la mise en examen d’un de leurs collègues.

« Mon frère, ce n’était pas Mesrine »

« Le procureur de la République ne pouvait pas contester la mise en examen pour homicide volontaire. Les faits constatés et établis par l’enquête de la police des polices contredisent la version donnée par le policier », indique une source judiciaire. « La balle a ricoché de manière latérale, et comme l’individu était de profil, le fragment du projectile a pénétré à cet endroit-là. Mon client est ferme sur ce point : il se trouvait face à la personne recherchée », soutient Me Daniel Merchat, au quotidien Metro, précisant qu’il fera appel de la mise en examen devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.

« Mon frère, ce n’était pas Mesrine, souligne Saïd Bentounsi, frère aîné de la victime, au Point.fr. S’il a déjà été condamné pour des vols ou des cambriolages, Amine n’était pas quelqu’un de violent. Il n’a jamais tué personne. Nous voulons connaître la vérité. On n’a pas de haine. On veut la justice. » Une marche silencieuse sera organisée samedi à Meaux, la ville natale d’Amine Bentounsi. Il devrait être enterré, dès la semaine prochaine, dans le nord du Maroc, où vit son père. Le fonctionnaire de police, suspendu, a été muté en gardant le bénéfice de son traitement.

Nicolas Sarkozy, qui a reçu en privé jeudi une délégation de policiers à la mairie du Raincy en Seine-Saint-Denis où il était en meeting, s’est déclaré favorable à une « présomption de légitime défense » pour les policiers, une proposition déjà formulée par la candidate FN Marine Le Pen.

Johnny Hallyday: « Le fisc Devra Attendre: JE N’Ai Pas neuf millions d’euros d' »

 
 

Le Point.fr – Publié le 26/04/2012 à 13:35 – Modifié le 26/04/2012 à 16:32

Le chanteur, qui est remonté sur scène aux États-Unis, ne confirme pas son redressement fiscal, mais reconnaît son manque de liquidités.

Johnny Hallyday.

Johnny Hallyday. © Sipa

 

Johnny se serait bien passé de cette mauvaise publicité au moment même où il communique sur son retour sur scène, après plus de deux ans de silence, consécutif à un grave problème de santé. Alors qu’il lançait officiellement sa nouvelle tournée mardi avec un concert à Los Angeles, prélude d’une grande tournée, l’AFP confirmait qu’un redressement fiscal de l’ordre de neuf millions d’euros lui avait été notifié. Très vite, le service de presse du chanteur signifiait « n’avoir aucun commentaire à faire pour le moment ».

Interrogé, de son côté, par RTL, le rocker bottait en touche, visiblement agacé par la polémique : « Je ne vous confirme rien parce que c’est vous qui me l’apprenez… » Mais à la sortie de son show, il a mis les points sur les i dans le bras de fer qui l’oppose au ministère du Budget : « S’il faut leur donner neuf millions d’euros, il va falloir qu’ils attendent, parce que je ne les ai pas ! a-t-il lancé devant la caméra de TF1. J’aimerais qu’on me foute un peu la paix et qu’on me laisse faire mon métier tranquillement. C’est ce que je sais faire de mieux, alors qu’on me laisse faire mon métier. »

Épilogue d’une longue procédure

Ce redressement fiscal est l’épilogue d’une procédure qui court déjà depuis longtemps entre le fisc et le chanteur. En décembre 2010, une série de perquisitions, conduites par le personnel de la Direction nationale des enquêtes fiscales et des policiers, aurait eu lieu chez les proches de l’artiste, notamment son fondé de pouvoir, aujourd’hui sur le départ. Le fisc disposerait d’un « dossier épais et bien étayé », selon le Canard enchaîné, qui s’intéresserait à des montages compliqués mélangeant un réseau de sociétés, dont une à Genève, et le transfert d’une partie des actifs au Luxembourg, dans une société ayant des ramifications jusqu’au Liberia.

Ce n’est pas la première fois que le chanteur connaît des démêlés avec le ministère du Budget. En 1975, Johnny avait déjà été condamné à payer des arriérés de plusieurs dizaines de millions de francs. La pression fiscale l’avait poussé à s’installer en Suisse, en 2007 – après avoir hésité avec la Belgique -, pour bénéficier d’un forfait avantageux, ce qui ne le dispense pas de régler l’addition concernant ses activités artistiques et commerciales exercées sur le territoire français.

Ce nouveau redressement tombe au plus mal pour le chanteur, dont les finances sont mal en point à en croire Johnny lui-même, qui reconnaît ne pas avoir cette somme dans l’immédiat. Certes, il est à la tête d’un patrimoine important, dont une villa à Marne-la-Coquette et un chalet à Gstaad, mais son compte en banque ne suffirait plus à assurer un train de vie démentiel, évalué récemment à plusieurs millions d’euros annuels par le magazine Capital. L’artiste misait justement sur cette nouvelle tournée pour se renflouer. Il faudra compter avec les agents du fisc aux aguets.

La Légitime Défense: Que dit la loi?

Le Point.fr – Publié le 26/04/2012 à 16:20

Gros plan sur les textes à l’origine de la colère des policiers, après la mise en examen de l’un d’entre eux pour homicide volontaire.

 

La légitime défense est au coeur de la polémique sur la mise en examen pour homicide volontaire d’un policier de Seine-Saint-Denis, accusé d’avoir tué d’une balle dans le dos un multirécidiviste en fuite. Le président-candidat Nicolas Sarkozy a plaidé jeudi pour une « présomption de légitime défense » pour les policiers.

– Que dit la loi ?

Les règles de légitime défense ne sont pas identiques pour les policiers, soumis au droit commun, et les gendarmes, qui peuvent utiliser leurs armes après sommation. Selon le règlement général d’emploi de la police, l’usage de l’arme « est assujetti aux règles de la légitime défense et aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur ». L’article 122-5 du code pénal est la référence : « N’est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même et autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense. »

Les gendarmes, militaires, sont assujettis à l’article L2338-3 du Code de la défense : il prend en compte les « menaces » pour « déployer la force armée ». Le texte dit aussi – ce qui n’est pas le cas pour les policiers – que lorsque les personnes invitées à s’arrêter par des appels répétés de « halte, gendarmerie » (…) cherchent à échapper à leur garde », il peut y avoir usage de la « force armée ».

– Que demandent les syndicats de police ?

Une « même loi » pour les deux forces de sécurité, préconise le Syndicat national des officiers de police (Snop – majoritaire). « Clarifier les choses », est une vieille revendication de toutes les organisations. Pour les syndicats de police, le gardien de la paix mis en examen par un juge d’instruction de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour « homicide volontaire », après voir tué d’une balle dans le dos un multirécidiviste en fuite, a agi en état de légitime défense, ce que le juge a exclu de facto.

Alliance (second syndicat de gardiens de la paix) a lancé jeudi une pétition appelant à un « droit à la présomption de légitime défense » afin de « mieux protéger policiers et gendarmes » invoquant pour les deux l’article du Code de la défense.

– Que proposent les candidats ?

La proposition d’Alliance a été reprise par le président-candidat Nicolas Sarkozy en meeting jeudi au Raincy en Seine-Saint-Denis : « Dans un état de droit, on ne peut pas mettre sur le même plan un policier dans l’exercice de ses fonctions et le délinquant dans l’exercice de ses fonctions à lui », a-t-il déclaré avant de recevoir une délégation de policiers en colère qui ont à nouveau manifesté leur soutien à leur collègue. Il leur a dit son intention de « faire évoluer le concept de légitime défense ».

La présidente du Front national Marine Le Pen avait déjà formulé la même proposition en novembre 2011. En janvier dernier, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant l’avait rejetée, déclarant qu’on ne pouvait donner « un permis de tirer aux policiers ». Le candidat PS François Hollande a annoncé qu’il devait recevoir jeudi après-midi une délégation de policiers afin de présenter sa « vision et ses propositions ».

Dix ans ferme verser la femme ayant caché le corps de son fils compagnon au congélateur

– Publié le 26/04/2012 à 16:50

 
Une femme de 53 ans a été condamnée jeudi à Lyon à dix ans de réclusion pour avoir provoqué la mort de son compagnon, un "homme battu", lors d'une violente querelle en novembre 2008, avant de cacher son corps dans son salon, dans un congélateur, à côté duquel elle a vécu 21 mois

Une femme de 53 ans a été condamnée jeudi à Lyon à dix ans de réclusion pour avoir provoqué la mort de son compagnon, un « homme battu », lors d’une violente querelle en novembre 2008, avant de cacher son corps dans son salon, dans un congélateur, à côté duquel elle a vécu 21 mois

Une femme de 53 ans a été condamnée jeudi à Lyon à dix ans de réclusion pour avoir provoqué la mort de son compagnon, un « homme battu », lors d’une violente querelle en novembre 2008, avant de cacher son corps dans son salon, dans un congélateur, à côté duquel elle a vécu 21 mois.

Les jurés des assises du Rhône ont été plus cléments que l’avocat général, Christian Roussel, qui avait requis 12 ans de réclusion criminelle à l’encontre de Guylaine Collober, décrite comme une femme « jalouse et dominatrice » et un « tyran domestique qui se transforme en meurtrière ».

« Vous n’êtes pas une victime des hommes, vous êtes un bourreau. On est dans un cadre de violences habituelles et de privation de soins », a dit Christian Roussel, expliquant que nombre de témoins avaient vu la victime avec des signes de maltraitances régulières.

Décrite par les témoins comme « séductrice, possessive, hystérique et ingérable », Guylaine Collober avait expliqué mardi, au premier jour de son procès, que le soir des faits, son compagnon lui avait « mis une gifle » et qu’elle avait répondu avec « un ou deux coups de poing » avant d’entendre un « craquement ».

Le septuagénaire, souffrant de problèmes cardiaques, avait succombé quelques instants plus tard.

Ayant sollicité en vain l’aide de son demi-frère pour faire disparaître le corps en le découpant, et après avoir renoncé à se suicider, elle s’était alors fait livrer un congélateur dans son salon pour y cacher le cadavre pendant près de deux ans, parmi des aliments.

Ce n’est qu’en août 2010, lorsque sa fille avait finalement fait part à la police lyonnaise de ses soupçons concernant sa mère, que l’affaire avait éclaté au grand jour.

Luca (UMP): « Quand Hollande gagnera l’élection, il le Devra à Le Pen »

 

12H 12

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Le député UMP des Alpes-Maritimes Lionnel Luca s’est placé jeudi dans la perspective d’une victoire du candidat socialiste à la présidentielle en déclarant que « quand il gagnera l’élection, il le devra à Marine Le Pen ». Interrogé par l’AFP sur sa position en cas de duel FN/PS aux législatives, l’élu, membre de la Droite populaire, l’aile droite de l’UMP, a indiqué qu’il ne voterait « jamais, jamais pour le PS ». Que ferait-il donc ? « Il y a le secret de l’isoloir. Chacun fait ce qu’il entend », a-t-il répondu. M. Luca s’est toutefois montré critique à l’égard de la candidate du FN à la présidentielle: « Mme Le Pen a eu des mots très durs avec Sarkozy. Ce qu’elle est en train de faire, c’est d’appeler indirectement à voter Hollande », a-t-il affirmé. « Quand Hollande gagnera l’élection, il le devra à Mme Le Pen », a-t-il ajouté.

Deuxième tournée: Hollande Donné Vainqueur par 55% Contre 45% à Sarkozy, Selon TNS Sofres

François Hollande est crédité de 55% des intentions de vote au second tour de l'élection présidentielle, soit dix points d'avance sur Nicolas Sarkozy (45%), selon un sondage TNS Sofres/Sopra Group pour iTélé publié jeudi.

François Hollande est crédité de 55% des intentions de vote au second tour de l’élection présidentielle, soit dix points d’avance sur Nicolas Sarkozy (45%), selon un sondage TNS Sofres/Sopra Group pour iTélé publié jeudi.

François Hollande est crédité de 55% des intentions de vote au second tour de l’élection présidentielle, soit dix points d’avance sur Nicolas Sarkozy (45%), selon un sondage TNS Sofres/Sopra Group pour iTélé publié jeudi.

Ces chiffres sont stables en comparaison de la dernière enquête de cet institut sur le vote au second tour, publiée les 18 et 19 avril.

27% des personnes interrogées n’ont pas exprimé d’intentions de vote, au lieu de 25% il y a une semaine.

81% d’entre elles, y compris celles qui ont décidé de s’abstenir, se déclarent sûres de leur choix, 14% disent pouvoir encore changer d’avis, 5% sont sans opinion.

Chez les électeurs de François Hollande, 94% se disent sûrs de leur choix et 6% seulement pourraient changer d’avis. Chez ceux de Nicolas Sarkozy, 88% s’affirment sûrs de leur choix et 12% déclarent pouvoir changer d’avis.

Selon cette enquête, 51% des électeurs de Marine Le Pen voteraient pour Nicolas Sarkozy si le vote avait lieu dimanche prochain, 16% voteraient pour François Hollande, 33% s’abstiendraient ou voteraient blanc ou nul.

39% des électeurs de François Bayrou voteraient Sarkozy, 32% Hollande, 29% s’abstiendraient ou voteraient blanc ou nul.

82% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon voteraient Hollande, 6% Nicolas Sarkozy, 12% s’abstiendraient ou voteraient blanc ou nul.

Par ailleurs, 79% des personnes intérrogées se disent « tout à fait certaines » d’aller voter et 10% « pratiquement certaines ». 4% ont répondu qu' »il y a de grandes chances » qu’elles votent. 5% seulement n’ont pas l’intention d’aller voter et 2% n’en sont « pas certaines ».

Les électeurs de Marine Le Pen et ceux qui n’ont pas de préférence partisane sont les moins nombreux à être « tout à fait certains » d’aller voter (68%), alors que ceux de François Bayrou sont 84%, autant qu’à l’UMP. Ces données sont toutefois fragiles, constituant des sous-échantillons.

88% des personnes interrogées déclarent s’intéresser au second tour de la présidentielle, contre 12% qui ne s’y intéressent pas.

Sondage réalisé par téléphone auprès d’un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgées de 18 ans et plus et inscrites sur les listes électorales. Méthode des quotas.

Policiers en colère – Claude Guéant Défend Le Principe de la Légitime Défense

Le Point.fr – Publié le 26/04/2012 à 12:53 – Modifié le 26/04/2012 à 18:49

Cette mesure, figurant au programme de Marine Le Pen, avait été qualifiée de « permis de tuer », début 2012, par le ministre de l’Intérieur.

 

Le ministre français de l’Intérieur Claude Guéant a défendu jeudi le principe de la légitime défense dans le cas du policier qui a tué un délinquant multirécidiviste lors d’une interpellation. « Nous ne pouvons pas accepter qu’un policier soit d’abord blessé avant d’être en mesure juridiquement de riposter », a-t-il déclaré à son arrivée à Luxembourg pour une réunion avec ses homologues de l’UE. « La justice fera la lumière sur ce qui s’est passé », a-t-il ajouté. « Le fonctionnaire en cause a été mis en examen pour homicide volontaire. J’espère que le parquet fera appel de cette qualification et l’administration apportera tout son soutien juridique au policier mis en examen », a-t-il précisé. « Ce qui s’est passé le 21 avril à Noisy-le-Sec illustre malheureusement l’extrême difficulté du métier de policier », a-t-il souligné.

« Ce soir-là, une patrouille a été en situation d’interpeller un malfaiteur recherché pour vol à main armée déjà condamné à onze reprises », a-t-il raconté. « Ce malfaiteur a pointé son arme sur un policier qui a riposté. L’arme était approvisionnée de six cartouches, on l’a su après, et la question est de savoir si les conditions de la légitime défense étaient réunies », a-t-il indiqué.

Manifestation des policiers

Le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) a jugé « aberrante » la réaction de Claude Guéant. « Une mise en examen ne vaut pas condamnation », a rappelé le président du SM, Matthieu Bonduelle, interrogé par l’AFP. Il a jugé « aberrant que le ministre de l’Intérieur donne des instructions au parquet et préjuge du débat qui va nécessairement et logiquement s’engager sur la question de la légitime défense », et a vu dans ses propos une « récupération politicienne de bas étage ».

Plusieurs centaines de policiers ont manifesté mercredi soir de façon spontanée et spectaculaire en banlieue parisienne et sur les Champs-Élysées à Paris contre la mise en examen pour homicide volontaire de leur collègue. La version de la légitime défense a été mise à mal par l’autopsie et un témoignage, révélés par le parquet, selon lesquels la victime a été tuée d’une balle dans le dos.

Le policier a affirmé aux enquêteurs s’être retrouvé face au fuyard, qui « l’aurait alors visé en tendant son bras armé vers lui » et il a tiré à quatre reprises contre le jeune homme, décédé peu après. Mais selon l’autopsie, la victime a été mortellement touchée par une balle entrée à l’horizontale dans son dos. En outre un témoin en voiture a relaté « avoir assisté à une scène de course poursuite (…) au cours de laquelle un homme faisait feu en direction d’un fuyard », rapporte le parquet. Si l’homme en fuite était armé d’un revolver approvisionné, il n’en a pas fait usage, selon le parquet. Et s’il a lancé une grenade, elle « s’est révélée a posteriori inoffensive », ajoute la même source.

Au Raincy, jeudi, Nicolas Sarkozy s’est déclaré favorable à une « présomption de légitime défense » pour les policiers, une idée figurant au programme de Marine Le Pen. Au mois de janvier, Claude Guéant avait jugé cette proposition néfaste, en la qualifiant de « permis de tirer ».

Mise en examen d’policier de l’ONU: les magistrats prennent à Sarkozy S’en

Le Point.fr – Publié le 26/04/2012 à 18:31 – Modifié le 26/04/2012 à 18:32

L’Union syndicale des magistrats regrette que le président-candidat « remette en cause le déroulement de la procédure » judiciaire.

 

L’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) a regretté jeudi que Nicolas Sarkozy « remette en cause le déroulement de la procédure » judiciaire dans l’affaire du policier mis en examen pour homicide volontaire après avoir tué un délinquant multirécidiviste. L’USM a déploré, dans un communiqué, « qu’une fois de plus, le chef de l’État, pourtant garant de l’indépendance de la justice, remette en cause le déroulement de la procédure et tente d’opposer policiers et magistrats, qui oeuvrent ensemble dans un but commun : le respect des lois de la République ».

« Une mise en examen n’est pas une déclaration de culpabilité, mais une étape procédurale normale de l’enquête, préservant la présomption d’innocence », a-t-elle rappelé. Nicolas Sarkozy a exprimé sa « confiance, son soutien et sa compréhension » aux collègues du policier de Seine-Saint-Denis qui ont manifesté contre sa mise en examen pour homicide volontaire, alors qu’il invoque la légitime défense. Le chef de l’État s’est également déclaré favorable à une « présomption de légitime défense » pour les policiers. « La légitime défense est une notion juridique très précise dont il convient de vérifier l’existence lorsqu’elle est invoquée », a commenté l’USM.

Perte de confiance envers la police

Interrogée par l’AFP sur cette proposition, Virginie Valton, vice-présidente de l’USM, a estimé que cela « modifierait complètement la philosophie du système ». « Cela permettrait aux policiers d’éviter une enquête sur les conditions dans lesquelles ils ont tiré. Ce qu’on craint dans le cadre d’une telle réforme, c’est que les Français perdent la confiance qu’ils peuvent avoir dans leur police », a-t-elle dit, « estimant que la transparence bénéficie à tout le monde ». « Si ce policier a réellement agi en état de légitime défense, au final il sera blanchi et le blason des policiers dans leur ensemble sera redoré », a-t-elle estimé.

Alors que le syndicat d’officiers de police Synergie a mis vivement en cause les magistrats du tribunal de Bobigny, Virginie Valton a estimé que « l’ouverture d’une information, dans ce contexte-là, dans n’importe quelle juridiction de France, aurait été faite de la même manière », soulignant que le parquet n’avait pas fait appel de la mise en examen.

Mise en examen: des policiers du 93 appellent à faire strike

 

Le Point.fr – Publié le 26/04/2012 à 19:07

Des fonctionnaires en colère après la mise en examen de l’un des leurs ont appelé leurs collègues de France « à ne plus faire d’interpellations ».

 

Des policiers en colère de Seine-Saint-Denis ont appelé, jeudi, leurs collègues en France « à ne plus faire d’interpellations » afin « de se faire entendre » après la mise en examen, la veille, d’un collègue ayant tué un délinquant multirécidiviste lors d’une interpellation dans ce département. Le message a été reçu jeudi par plusieurs policiers, sur leur téléphone portable notamment, a-t-on appris auprès de certains d’entre eux. Il s’agit d’un « appel », est-il expliqué, afin de « ne plus faire d’interpellations » – notamment celles visant les étrangers en situation irrégulière – ni de contraventions.

Il est conçu, est-il aussi précisé, afin que tous les policiers « puissent se faire entendre ». L' »appel » est signé d’un « collectif » de policiers en colère de Seine-Saint-Denis, dont il est difficile de mesurer l’audience et qui échappent à toute emprise syndicale, ont indiqué ces sources. Plusieurs centaines de policiers ont manifesté spontanément mercredi soir à Bobigny et sur les Champs-Élysées, à Paris, puis jeudi, contre la mise en examen par un juge de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour « homicide volontaire » d’un gardien de la paix, qui a tué d’une balle dans le dos un multirécidiviste en fuite en Seine-Saint-Denis.

Une délégation de manifestants, élus par ceux-ci, a été reçue jeudi matin par le président candidat Nicolas Sarkozy. Les manifestants ont mis un terme à leur mouvement lors d’une assemblée générale jeudi vers 16 heures, après avoir également été reçus par le préfet Christian Lambert et avoir obtenu un compte rendu du contenu de la rencontre avec Nicolas Sarkozy. Plusieurs syndicats de police ont été reçus jeudi vers 18 heures par le candidat PS François Hollande à son QG parisien.

Le forcené du Puy-de-Dôme mis en examen et écroué pour « tentative de meurtre » Le forcené du Puy-de-Dôme mis en examen et écroué pour « tentative de meurtre »

– Publié le 26/04/2012 à 19:50

 
L'homme de 62 ans arrêté mercredi matin après s'être retranché dans une maison du Puy-de-Dôme et avoir tiré sur un gendarme a été mis en examen et écroué jeudi soir pour "tentative de meurtre sur un agent de la force publique", a annoncé le parquet.

L’homme de 62 ans arrêté mercredi matin après s’être retranché dans une maison du Puy-de-Dôme et avoir tiré sur un gendarme a été mis en examen et écroué jeudi soir pour « tentative de meurtre sur un agent de la force publique », a annoncé le parquet.

L’homme de 62 ans arrêté mercredi matin après s’être retranché dans une maison du Puy-de-Dôme et avoir tiré sur un gendarme a été mis en examen et écroué jeudi soir pour « tentative de meurtre sur un agent de la force publique », a annoncé le parquet.

Le sexagénaire a été mis en examen pour « tentative de meurtre sur un agent de la force publique », un crime passible de la réclusion à perpétuité, puis placé en détention provisoire, a indiqué à l’AFP le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Pierre Sennès.

Selon le magistrat, le retraité a délibérément ouvert le feu mardi matin à deux reprises et à quelques mètres de distance, avec un fusil de chasse, sur un gendarme venu lui demander de quitter une maison de Beurières (Puy-de-Dôme) où un ami l’hébergeait provisoirement.

« L’adjudant blessé a été sérieusement touché à la main, tandis qu’une gerbe de plombs a touché son thorax au niveau du coeur, mais a été arrêtée par un gilet pare-balles. Quelques plombs ont néanmoins touché le poumon », a précisé M. Sennès.

Le forcené s’est ensuite barricadé dans la maison, armé de trois fusils de chasse et d’un « nombre conséquent » de cartouches, jusqu’à être arrêté par le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) dans la nuit de mardi à mercredi, a-t-il déclaré.

Dans ses explications, l’homme a confié être « obsédé par une partie de chasse en 1995 », dans le même village de Beurières, au cours de laquelle une mère de famille a été selon lui « assassinée ». « Cette affaire l’obsède depuis 17 ans », a dit le procureur.

Il s’était rendu sans violence peu après 5H00 mercredi, selon le sous-préfet d’Ambert, Eric Vrignaud. Le GIGN avait donné l’assaut à partir de 3H30 et progressait depuis, de chambre en chambre, dans cette maison construite sur trois niveaux.

La famille de l’ami qui lui avait prêté sa maison, et se trouvait à l’hôpital au moment des faits, avait demandé aux forces de l’ordre d’intervenir pour le déloger.

« Il était en voie de marginalisation », a encore affirmé le procureur.

Pas d’appel de la mise en examen d’policier de l’ONU

– Publié le 26/04/2012 à 19:50

 

PARIS (Reuters) – Le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a rejeté jeudi la demande d’appel lancée par le ministre de l’Intérieur Claude Guéant contre la mise en examen pour homicide volontaire d’un policier qui a tué un malfaiteur présumé le week-end dernier.

« Il n’y a pas d’appel du procureur de la République dans ce dossier », a-t-on indiqué au parquet.

Les syndicats de magistrats dénoncent pour leur part des tentatives de « récupération politique » de l’affaire.

Interrogé sur France Inter au sujet de cette mise en examen, qui a suscité la colère des policiers, le ministre de l’Intérieur avait dit espérer une « évolution » du parquet sur ce dossier.

« J’espère de tout coeur que le parquet voudra bien faire appel de cette qualification », avait-il déclaré. « L’homicide volontaire, c’est quelque chose qui est extrêmement grave parce que ça veut dire que, de sang-froid, on tue quelqu’un. Je ne peux pas imaginer que ça a été le cas de ce policier, et j’espère qu’il y aura par conséquent une évolution », avait-il ajouté.

Plusieurs centaines de policiers ont défilé mercredi soir sur les Champs-Elysées, à Paris, pour protester contre la mise en examen et l’interdiction d’exercer de leur collègue, qui a tué un délinquant décrit comme « multirécidiviste ».

Nicolas Sarkozy s’est dit favorable jeudi à la mise en place d’une « présomption de légitime défense » pour les policiers et gendarmes dans l’exercice de leurs fonctions, une proposition déjà faite par la présidente du Front national, Marine Le Pen, et demandée par le syndicat policier Alliance.

L’Union syndicale des magistrats (USM) condamne cette polémique « qui n’a pour seule conséquence que d’affaiblir l’autorité de l’Etat. »

Dans un communiqué, elle rappelle qu’une mise en examen n’est pas une déclaration de culpabilité, « mais une étape procédurale normale de l’enquête, préservant la présomption d’innocence ».

« La légitime défense est une notion juridique très précise dont il convient de vérifier l’existence lorsqu’elle est invoquée », dit l’USM.

Le Syndicat de la magistrature se demande jusqu’où ira cette « escalade électoraliste », jugeant que Nicolas Sarkozy fait semblant d’ignorer que « ce policier, comme toute personne mise en examen, bénéficie de la présomption d’innocence ».

« Le malaise légitime des policiers ne doit pas se tromper de cible: il n’est pas acceptable dans un Etat de droit, alors qu’une information judiciaire est en cours, que des policiers et des élus de la République exercent des pressions sur la justice », déclare-t-il.

Chine Labbé et Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

François Hollande N’A « pas Besoin de Parler Comme le FN »

 
 

– Publié le 26/04/2012 à 21:47

 

PARIS (Reuters) – François Hollande a estimé jeudi n’avoir « pas besoin de parler comme le Front national » pour tenter d’amener les électeurs de Marine le Pen à voter pour lui au second tour.

Invité de l’émission « Des paroles et des actes » sur France 2, le candidat socialiste à l’élection présidentielle a défini le Front national (FN) comme « un parti autorisé à se présenter et qui conteste un certain nombre de valeurs de la République ».

La candidate frontiste, Marine Le Pen, a recueilli 17,9% des voix au premier tour, un record pour le parti d’extrême droite. François Hollande est arrivé en tête avec 28,6% des suffrages, devant le président sortant Nicolas Sarkozy, 27,2%.

« Je parle aux Français. Je dois m’adresser à celles et ceux qui vont faire un choix d’un président de la République et qui ne doivent pas se sentir abandonnés, oubliés », a dit François Hollande.

« Je n’ai pas besoin de parler comme le Front national », a ajouté le député PS en visant Nicolas Sarkozy, accusé par une partie de la classe politique d’avoir franchi une ligne jaune dans sa quête des voix FN.

« Je ne suis pas dans une course folle qui conduit les électeurs qui doutent à aller encore vers le Front national ».

« Je ne fais pas de distinction : comment reconnaître un électeur du Front national d’un autre électeur », a-t-il poursuivi. « Je fais en sorte que sur mes valeurs, mes principes, il y ait un vote d’adhésion ».

A la question de savoir s’il considérait les électeurs du FN comme des personnes xénophobes, François Hollande a refusé d’utiliser « cette rhétorique ».

« Une partie des électeurs de l’extrême ont des sentiments qui ne sont pas ceux de l’amitié et de l’amour du prochain », a-t-il estimé.

A dix jours du second tour, François Hollande s’est déclaré « confiant » et « mobilisé ».

« Toutes les conditions sont réunies pour gagner, mais nous n’avons pas encore remporté l’élection. Mais c’est vrai que le mouvement est en notre faveur », a-t-il dit.

« Je sens quelque chose qui se passe et je ne fais pas non plus un communiqué de victoire, ça se sera le 6 mai ».

Elizabeth Pineau, édité par Gérard Bon

Les Candidats à la présidentielle reçoivent les policiers en colère

 
 

– Publié le 26/04/2012 à 22:14

 
L'agent, qui a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer, ce qui le prive de son salaire, a reçu le soutien spontané de centaines de policiers qui ont manifesté mercredi à Bobigny et sur les Champs-Elysées à Paris.

L’agent, qui a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer, ce qui le prive de son salaire, a reçu le soutien spontané de centaines de policiers qui ont manifesté mercredi à Bobigny et sur les Champs-Elysées à Paris.

« Présomption de légitime défense » pour Nicolas Sarkozy, maintien du salaire tant qu’un policier « n’est pas jugé » pour François Hollande: les candidats à la présidentielle ont chacun formulé leur soutien jeudi aux policiers après la mise en examen d’un de leurs collègues.

Le policier, qui a tué Amine Bentounsi, un délinquant multirécidiviste de 29 ans en fuite, samedi à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), dit avoir agi en légitime défense, une version contredite par un témoignage et l’autopsie révélés par le parquet, selon lesquels il a été tué d’une balle dans le dos.

Sa mise en examen pour homicide volontaire avait déclenché des manifestations spontanées de centaines de policiers franciliens, mercredi soir à Bobigny et sur les Champs-Elysées à Paris, où une centaine de véhicules banalisés ou siglés « police » avait fait irruption toutes sirènes hurlantes.

Elle s’est imposée dès jeudi matin dans la campagne présidentielle à dix jours du premier tour, chacun des deux candidats recevant des délégations de policiers.

Nicolas Sarkozy, qui a reçu en privé une délégation de policiers à la mairie du Raincy (Seine-Saint-Denis) où il était en meeting, s’est déclaré favorable à une « présomption de légitime défense » pour les policiers, une proposition déjà formulée par la candidate FN Marine Le Pen.

« Il doit y avoir une présomption de légitime défense car dans un Etat de droit, on ne peut pas mettre sur le même plan un policier dans l’exercice de ses fonctions et le délinquant dans l’exercice de ses fonctions à lui », a-t-il ajouté, assurant les gardiens de la paix de sa « confiance » et son « soutien ».

François Hollande, qui a reçu des syndicalistes policiers à son QG de campagne parisien, a pour sa part réfuté la nécessité de légiférer sur ce point. « Je ne suis pas favorable par principe à toute annonce de législation nouvelle quand il se passe un incident ou un fait divers », a-t-il répondu sur France 2.

En revanche, « le policier mis en examen doit pouvoir continuer à travailler. Il est présumé innocent comme tout concitoyen », a-t-il affirmé, et il doit donc pouvoir garder « salaire » et « indemnité » même s’il est poursuivi, a-t-il estimé.

Les collègues du policier mis en cause s’étaient particulièrement indignés de ce que l’interdiction d’exercer lors de son contrôle judiciaire le privait de salaire. Leur grogne semble avoir été entendue: sur instruction du ministre de l’Intérieur Claude Guéant, il sera muté et son salaire maintenu.

M. Hollande, qui a promis des embauches dans la police, a par ailleurs souligné que « les effectifs ont baissé depuis cinq ans, (les) conditions de travail (sont) très difficiles ».

– Polémique « police/justice » –

L’avocat du policier, Me Daniel Merchat, veut faire appel de sa mise en examen vendredi devant la chambre de l’instruction, arguant que « le projectile a ricoché » avant de toucher la victime. Le parquet s’y est refusé.

Jeudi, plusieurs centaines de policiers ont à nouveau manifesté à Bobigny, et un collectif informel de policiers de Seine-Saint-Denis a appelé, par SMS, des policiers de toute la France à cesser les interpellations.

Marine Le Pen a saisi l’occasion pour réclamer une « victoire idéologique » du Front national, qui propose depuis longtemps d’instaurer une présomption de légitime défense.

Alors que les syndicats de magistrats déploraient les attaques de certains syndicats de policiers contre la décision et critiquaient l’intervention de l’exécutif dans la procédure, le garde des Sceaux Michel Mercier a appelé à « ne pas opposer magistrats et policiers » et à « laisser conduire dans la sérénité l’enquête » confiée à la police des polices (IGS).

La soeur du délinquant multirécidiviste, Amal Bentounsi, a estimé « honteux, inadmissible » que M. Sarkozy intervienne dans ce qu’elle juge être une « bavure ».

EN DIRECT. Hollande-Sarkozy, Le Débat s’interposent

Le Point.fr – Publié le 26/04/2012 à 19:52 – Modifié le 26/04/2012 à 22:13

Les deux finalistes de la course à l’Élysée sont les invités de l’émission-phare de France 2, ce soir. Un rendez-vous à suivre en direct sur Le Point.fr.

François Hollande et Nicolas Sarkozy

François Hollande et Nicolas Sarkozy © – / AFP

À six jours du débat de l’entre-deux-tours, François Hollande et Nicolas Sarkozy vont pouvoir roder leurs arguments, ce soir. Les deux finalistes dans la course à l’Élysée sont les invités de l’émission-phare de France 2 Des paroles et des actes. Suivez ce rendez-vous en direct sur Le Point.fr.

22 h 3 – Nicolas Sarkozy est confronté par David Pujadas à ses « petits arrangements avec la vérité« , à savoir son voyage imaginaire à la centrale nucléaire de Fukushima et ses propos sur la « fête du vrai travail » le 1er mai. « Le vrai travail n’est pas une expression heureuse, j’ai voulu dire une vraie fête du travail », concède-t-il. « Naturellement que je ne suis pas allé à Fukushima, car il y avait un périmètre de sécurité. (…) Dire lors du meeting : je suis allé à Tokyo pour parler de Fukushima, ça passait moins bien », a-t-il réagi.

22 heures – Sarkozy est ensuite appelé à s’exprimer sur le « Valérie Rottweiler« , lâché par le député de la Droite populaire Lionnel Luca : « Je ne me sens pas engagé par ces propos absurdes, je détesterais qu’on fasse ça avec Carla, quand on aime quelqu’un, ce qui est le cas de Carla avec moi ou de Valérie Trieweiler avec Hollande, c’est pas bien. » Toutefois, et c’est aussitôt repris sur son compte twitter, le chef de l’État demande : « Peut-être pouvez-vous dire à François Hollande qu’il condamne Mme Aubry quand elle me compare à M. Madoff ». Et le président de rappeler « le sale mec », mots qu’auraient prononcés François Hollande début janvier, se mettant dans la peau de Sarkozy. Mais tout de même, il « condamne » les propos de Lionnel Luca et ajoute : « Je suis même prêt à dire à Valérie Trieweiler, que je connais, que je suis désolé et qu’elle mette ça sur le compte de la campagne et des paroles qui s’envolent et qui ne resteront pas. »

21 h 55 – David Pujadas interroge Nicolas Sarkozy sur sa proposition du jour, piquée à Marine Le Pen : la présomption de légitime défense pour les policiers et les gendarmes. Le journaliste commence par préciser qu’elle existe déjà pour les gendarmes. Mais, rapidement, le président-candidat, qui a entamé un virage à droite toute dès le lendemain du premier tour, pour attirer les voix frontistes, ironise : « Alors, quand Marine Le Pen dit que le soleil est jaune, la mer est bleue, je dois faire quoi ? Je dois dire le contraire ? »

21 h 53 – Nicolas Sarkozy jette un léger froid lors de son arrivée sur le plateau en taclant directement son adversaire sur le fait qu’il ait refusé de faire trois débats. « Je l’ai accepté, les Français doivent le savoir ! Ce n’est pas extraordinaire, cette proposition… Quand on est entre camarades socialistes, on fait trois débats, voire quatre », ajoute-t-il en allusion aux débats de la primaire. Si Royal lui en avait proposé d’autres, il aurait accepté, assure-t-il. Sauf qu’il oublie que la candidate malheureuse lui avait effectivement proposé un deuxième débat. Et qu’il ne l’a pas accepté !

21 h 52 – François Hollande quitte le plateau, Nicolas Sarkozy le remplace.

21 h 51 – François Hollande lance des signaux aux centristes dont il a besoin des reports de voix pour être élu le 6 mai. Le candidat PS répond à la lettre envoyée la veille par l’ex-candidat du MoDem François Bayrou aux deux candidats à la présidentielle qualifiés pour le second tour. Il se dit d’accord sur le sujet de la moralisation de la vie publique cher au leader du MoDem, se prononçant pour une modification du statut pénal du chef de l’État. Il s’engage aussi sur « le non-cumul des mandats pour les membres du gouvernement » et sur un durcissement des conditions d’inéligibilité des élus condamnés. Dernier clin d’oeil envoyé aux électeurs de François Bayrou : sa promesse de mettre en place une dose de 15 % de proportionnelle pour les élections législatives.

21 h 50 – Le futur Premier ministre de François Hollande sera nécessairement socialiste, assure ensuite le candidat. Interrogé sur les noms de Jean-Marc Ayrault et de Martine Aubry, il dit : « Oui, ils sont talentueux et respectables », mais plus tard le portrait-robot de son Premier ministre idéal fera plaisir au premier, son ami et président du groupe PS à l’Assemblée nationale depuis 1997 : le Premier ministre sera quelqu’un « qui connaît bien le PS, qui connaît bien les députés et qui me connaît bien ».

21 h 45 – À propos de Jean-Luc Mélenchon, François Hollande se félicite : « J’ai trouvé que sa déclaration était claire, simple ». Il lui a adressé « un message de remerciement, sans poser la moindre condition, sans fixer des exigences ». « Avant le premier tour, on me disait l’otage de Mélenchon ! » rappelle le socialiste, allusion directe à Sarkozy. Il nie, donc, et met lui-même sur la table la question du futur gouvernement. Mélenchon en fera-t-il partie ? « Je n’en sais rien, ce sera sa responsabilité », dit-il avant de rappeler que « ceux qui ont appuyé ma candidature pour le second tour seront dans la majorité présidentielle ». En revanche, Hollande précise que « pour gouverner, ce sera sur la base de mes soixante engagements ».

21 h 40 – Cette fois, c’est une question de politique étrangère : « Vous dites, les droits de l’homme, c’est important. Auriez-vous vendu, comme Nicolas Sarkozy, des Mistral et des navires de guerre à la Russie de Poutine ? » Et à François Hollande de répondre : « Je ne vais pas les reprendre à la Russie, ils ont été vendus. La Russie n’est pas un pays à mettre au ban des nations. Je ne condamne pas cette vente. Des complaisances à l’égard de la Russie auraient pu être moins grandes. » Et de conclure : « Il nous faut un certain nombre de principes de précaution. On a vendu des armes à la Libye, à l’Irak de Saddam Hussein. Mais je suis conscient de ce que cette industrie représente pour la France. »

21 h 37 – Hollande se voit soumettre quatre propositions du candidat Sarkozy et doit dire ce qu’il en pense.

– Nicolas Sarkozy souhaite imposer sept heures de travail obligatoire rémunérées pour les bénéficiaires du RSA. Hollande n’est pas d’accord : « Je souhaite qu’il y ait des contrats d’insertion, pas sept heures, de vrais contrats d’insertion, leur permettant de retrouver du travail dans le secteur privé. »

– Le Buy European Act. Hollande est d’accord, mais précise : « Je ne sais pas qui a été au pouvoir pendant cinq ans, vous me donnerez son nom ! » raille-t-il. Et il explique : « Ça s’appelle la réciprocité, c’est un bon principe, je l’avais proposé moi-même. »

L’apprentissage dès 14 ans. Hollande explique : « Je souhaite que dans l’éducation nationale il y ait des filières de qualité, l’apprentissage peut être une solution. »

21 h 35 – Le journaliste Fabien Namias arrive sur le plateau.

21 h 34 – Séquence européenne, toujours. François Lenglet fait allusion aux propos de Mario Draghi, le très orthodoxe patron de la BCE, dont certains médias français ont cru voir qu’il était sur la même ligne que François Hollande lorsqu’il a proposé de remplacer le pacte budgétaire européen par un « pacte de croissance ». Mais Lenglet l’explique tout de suite : par croissance, Draghi pense plutôt à de la déréglementation, soit des propositions très différentes de la « relance keynésienne » préconisée par Hollande. Réponse du candidat socialiste : « Nous sommes le seul continent à connaître la récession. Vous croyez que je vais me présenter en disant, c’est terrible, nous allons vivre la récession pour 5 ans, 10 ans ? » Et d’évoquer la situation de la Grèce, de « l’Espagne au bord du gouffre, l’Italie (qui) emprunte à des taux d’intérêt très élevés ». Le socialiste tente de conclure, sans vraiment répondre : « Moi, je suis là pour le changement. » Lenglet, retente sa chance : « Mais la croissance, ils ne l’entendent pas de la même manière que nous… » Et Hollande de se féliciter : « C’est déjà une bonne chose qu’ils parlent de croissance ! »

21 h 32 – Le compte twitter de Jean-Luc Mélenchon publie un message ironique : « Un #dpda sans Mélenchon, c’est un peu comme regarder un concert sans avoir le son. »

21 h 30 – Vient sur la table le sujet épineux de la renégociation du traité européen. François Hollande ne cesse de dire qu’il veut le renégocier, sans quoi il ne le ratifiera pas. Mais Angela Merkel l’a répété jeudi soir : elle ne veut pas en entendre parler. Hollande fait oeuvre de pédagogie. Il assure ne pas remettre « en cause le sérieux budgétaire, des disciplines, voire même des sanctions », mais il martèle : « Il ne sera pas possible d’atteindre ces objectifs sans croissance. » Alors, comme il l’a annoncé lors d’une grande conférence de presse mercredi, il adressera un mémorandum aux dirigeants européens qui comportera quatre points visant à relancer la croissance : « création des eurobonds, création d’une banque européenne d’investissement, une mobilisation des fonds structurels aujourd’hui inutilisés et un dialogue avec le président de la Banque centrale européenne ». Car François Hollande en est persuadé : « Nous ne sommes pas n’importe quel pays, nous sommes un pays leader en Europe ! »

21 h 25 – François Hollande est questionné au sujet du budget de l’Assurance maladie. « Dire que l’hôpital doit rester un service public, ce n’est pas dire qu’il doit dépenser davantage. II doit répondre aux obligations du service public, à savoir l’urgence, l’accueil, la recherche », explique-t-il. Et de poursuivre : « Dire que l’hôpital doit rester un service public, ce n’est pas dire qu’il doit dépenser davantage. Il doit répondre aux obligations du service public. »

21 h 22 – Sur la question du chômage, qui a connu une nouvelle hausse en mars, pour la onzième fois consécutive, François Hollande pointe la responsabilité de son adversaire : « Il y a une progression du chômage considérable ces cinq dernières années, plus de 33 %, et ça touche, et les jeunes et les seniors. Le constat est implacable : le président avait dit qu’il voulait être jugé sur le chômage, il le sera. » Alors que Sarkozy a annoncé pour le 1er mai un rassemblement du vrai travail au Trocadéro, Hollande se démarque : « Je ne laisserai pas dire qu’il y a du vrai travail et du faux chômage. » Au rayon propositions, Hollande note que « les chômeurs d’ores et déjà qui refusent trois fois de suite une offre sont privés d’une partie de leurs indemnités », mais il assure : « Nous devons faire beaucoup plus que cela. Sans croissance, difficile de faire de la création d’emplois ». Il fait par ailleurs une allusion à sa volonté de renégocier le traité européen dit « d’austérité » par ses détracteurs pour y ajouter un volet croissance. Mais surtout il lance comme un cri du coeur : « Le contrat de génération est quand même la plus belle idée qui soit sortie de cette campagne ! » C’est sa proposition qui consiste à exonérer de charges pendant deux ans une entreprise qui garde un senior tout en embauchant en CDI un junior.

21 h 20 – Interrogé sur le coût du travail par François Lenglet, le candidat socialiste commence par tacler gentiment le journaliste de BFMTV sur ses désormais célèbres graphiques. Pas déstabilisé pour un sou, celui qui est opposé à la TVA sociale proposée par Nicolas Sarkozy voit le coup venir : « Moi, j’aime beaucoup vos graphiques, celui-là est passionnant ! Entre 2001 et 2011, le coût du travail a augmenté de 40 % ! Et qui était au pouvoir ? La droite… » Alors que Lenglet fait remarquer que là n’était pas la réponse, Hollande, qui souligne tout de même un manque de compétitivité française, finit par lâcher : « Nous devons changer le mode de financement de la protection sociale. » « Mais il n’y a pas la trace d’une mesure sur ce sujet dans votre programme », rétorque Lenglet. Hollande insiste : ce ne sera « pas à travers une hausse de la TVA ». « Nous allons prendre pour assiette l’ensemble de la richesse des entreprises, pas simplement le coût du travail, pour financer la protection sociale », explique-t-il.

21 h 15 – Nicolas Sarkozy vient d’arriver en coulisse.

21 h 14 – D’emblée, la proposition de taxer à 75 % les revenus au-delà de 1 million d’euros est mise sur la table. Le journaliste interroge François Hollande sur le risque de faire fuir footballeurs, artistes et autres grandes fortunes. Le candidat socialiste s’explique : « C’est normal en période de crise, de difficultés, d’être patriote, il y a du patriotisme. » Aux artistes, Hollande dit : « Vous nous donnez des spectacles formidables, mais vous vous rendez compte de la situation dans laquelle est le pays ? (…) Vous pouvez vivre comme cela sans considération de l’état du pays ? » Il martèle la philosophie qui l’inspire : « Un pays doit se retrouver sur des valeurs et des principes. » Le président de la République qu’il aspire à être doit délivrer « un message de confiance et de solidarité et de fierté ». Hollande dit lui-même : « Moi, je suis fier d’être Français, c’est une grande nation. »

21 h 13 – François Lenglet, journaliste à BFM Business, arrive sur le plateau pour interroger François Hollande sur les questions économiques.

21 h 12 – « Démagogique », la promesse de François Hollande de prendre le train le plus souvent possible, s’il était élu ? La journaliste Nathalie Saint-Cricq s’interroge sur la possibilité pour un président de la République de tenir cet engagement, compte tenu des obligations de sécurité que ce statut implique. Le candidat socialiste reconnaît à demi-mot qu’elle ne serait pas forcément réalisable. Mais ajoute : « Un peu de modestie fait du bien, un peu d’économie de moyens fait du mieux. »

21 h 10 – Le candidat PS livre ensuite son point de vue sur la dépénalisation du cannabis : « Le cannabis doit rester un interdit. La pénalisation est nécessaire, tout comme la répression, par rapport au consommateur et aux trafiquants », estime François Hollande.

21 h 8 – François Hollande est interrogé sur le débat qui l’opposera à Nicolas Sarkozy, mercredi prochain. « Je souhaite que ce soit un débat digne », dit Hollande, car il sera regardé « par 20 millions de personnes » et « parce que le prochain président sortira vainqueur ». Mais alors que le président-candidat a confié à plusieurs reprises vouloir « atomiser » ou « exploser » François Hollande, l’intéressé assure : « Je ne me laisserai pas entraîner au pugilat, aux polémiques. » Un proche de François Hollande confiait pourtant au Point lors du grand rassemblement de Vincennes, il y a deux semaines, s’attendre à « un débat bestial ». Quant aux relations entre les deux hommes, Hollande minimise : « On se connaît sur les plateaux télé, ça ne va pas plus loin » (cliquez ici pour regarder quelques extraits d’une précédente confrontation Hollande-Sarkozy, en 1999).

21 h 5 – Interrogé sur les propos du porte-parole du PS Benoît Hamon (« Une grande partie des électeurs du FN sont xénophobes »), François Hollande botte en touche : « Qu’une partie des électeurs de l’extrême droite aient des sentiments qui ne soient pas ceux de l’amitié, de l’amour du prochain, c’est possible… » dit-il, mais il se refuse à « employer cette rhétorique » et rappelle que le Front national « est autorisé à se présenter ». « Est-ce que son fonctionnement est démocratique ? ça je n’ai pas de vérification », poursuit-il. « Est-ce qu’il contribue à l’expression du suffrage ? Oui puisqu’il a récolté les voix d’un certain nombre de millions de nos citoyens ». Durant l’entre-deux-tours, François Hollande, comme Nicolas Sarkozy, a entrepris de s’adresser aux électeurs de Marine Le Pen lors du premier tour.

21 heures – François Hollande est-il confiant ? « Toutes les conditions sont réunies pour gagner, mais nous n’avons pas encore remporté l’élection. Des jours de campagne nous séparent de l’élection, ça va venir, mais c’est vrai que le mouvement est en notre faveur », admet le candidat, qui a dû noter que le 6 mai était la saint Prudence. Il dit : « Je ne fais pas un communiqué de victoire, cela sera le 6 mai. » Une prudence toute mesurée.

20 h 58 – La journaliste Nathalie Saint-Cricq entre en piste.

20 h 55 – Le journaliste David Pujadas interroge François Hollande sur une question bien précise : « Y a-t-il trop d’étrangers en France ? » Le candidat PS esquive et répond de la sorte : « Nous devons avoir des règles. Je n’expulse pas des étrangers en situation régulière. Les étrangers en situation irrégulière seront reconduits à la frontière. »

20 h 55 – Premier sujet abordé : la polémique sur la mise en examen d’un policier pour homicide volontaire. « Je suis pour que la justice soit indépendante, mais en même temps le policier mis en examen doit pouvoir continuer à travailler. Il est présumé innocent », explique le candidat. François Hollande tente de ménager les deux corporations : « justice et police » : il veut faire qu’elles « ne soient pas opposées l’une à l’autre, mais qu’elles puissent travailler ensemble ». Quant à la proposition de Nicolas Sarkozy ce matin de créer une présomption de légitime défense, Hollande balaye : « Marine Le Pen l’avait proposée » : « Je ne suis pas favorable par principe à toute annonce de législation nouvelle » en lien à un fait particulier, explique le candidat PS.

20 h 52 – Interrogé sur son refus de participer à plusieurs débats, comme le voulait Nicolas Sarkozy, le candidat du changement rétorque qu’il ne « veut pas changer les règles » à ce sujet.

20 h 50 – L’émission commence. François Hollande s’installe sur le plateau de France 2. Le candidat socialiste livre son état d’esprit : « Je suis confiant, car je suis en tête et la gauche a fait un résultat meilleur que lors des derniers scrutins. Je veux rassembler les Français. » Pour rappel, selon les résultats définitifs du premier tour, François Hollande est arrivé en tête avec 28,63 % des voix, suivi par Nicolas Sarkozy avec 27,18 % des voix.

20 h 45 – Un journaliste de France 2 tweete : « Le conseiller com de Nicolas Sarkozy, Franck Louvrier, et Patrick Buisson sont arrivés. Les choses se mettent en place ! »

20 h 40 – Rue de Solférino, le PS organise ce soir une « riposte party » pour commenter sur Internet Des paroles et des actes. Invitée spéciale du soir, Ségolène Royal, qui a démontré lors de précédentes émissions qu’elle excellait dans l’art d’attaquer Nicolas Sarkozy sur Twitter. Le 6 mars, la même émission sur France 2 recevait son ancien adversaire à la présidentielle. Royal se lâchait, publiant, entre autres : « Sarkozy a raté l’Ena. Il ne s’en est pas remis ! On peut réussir sa vie sans Rolex et sans l’Ena, il faut qu’il s’en remette ! » Ça promet.

20 h 35 – Les deux candidats seront interrogés successivement, ce soir. Le tirage au sort a décidé que François Hollande passerait en premier.

20 h 30 – Aucune confrontation n’est prévue entre les deux candidats, François Hollande ayant refusé la proposition de Nicolas Sarkozy de participer à trois débats. L’invitation, mardi dernier, de quatre grandes radios généralistes pour un débat qui aurait été diffusé le matin simultanément sur leurs quatre antennes n’y aura rien changé. François Hollande a décliné l’invitation, arguant qu’un seul débat était nécessaire.

Le policier mis en examen HNE muet et fils garde wages

Publié le 26.04.2012, 15h34 | Mise à jour : 21h06

 
Plusieurs centaines de policiers ont de nouveau manifesté jeudi à Bobigny, pour exprimer leur colère après la mise en examen la veille d'un de leurs collègues pour homicide volontaire, alors qu'un groupe est parti pour le Raincy où ils ont été reçus par le président-candidat Nicolas Sarkozy.

Plusieurs centaines de policiers ont de nouveau manifesté jeudi à Bobigny, pour exprimer leur colère après la mise en examen la veille d’un de leurs collègues pour homicide volontaire, alors qu’un groupe est parti pour le Raincy où ils ont été reçus par le président-candidat Nicolas Sarkozy. | Bertrand Langlois

Après l’émoi suscité chez les policiers de Seine-Saint-Denis par la mise en examen pour homicide volontaire de l’un des leurs, François Hollande et Nicolas Sarkozyont rencontré tour à tour des policiers jeudi.

 
 

La colère des policiers de Seine-Saint-Denis ne s’est pas pour autant calmée et ce même si le policier mis en examen a obtenu sa mutation et le maintien du versement de son salaire : «une décision administrative, qui ne remet pas en cause la décision de la justice» selon Christophe Carrez, délégué départemental Unité SGP-FO. Les policiers du 93 ont en effet appelé leurs collègues en France «à ne plus faire d’interpellations» afin «de se faire entendre».

Dans la matinée, le chef de l’Etat, en déplacement au Raincy, avait apporté son soutien à ces policiers dont une partie avait spontanément manifesté sur les Champs-Elysées mercredi soir. Il a proposé d’appliquer «la présomption de légitime défense». «Que la justice fasse une enquête, c’est parfaitement normal dans un Etat de droit», a-t-il dit tout en assurant les gardiens de la paix de sa «confiance» et son «soutien». «Il doit y avoir une présomption de légitime défense car dans un Etat de droit, on ne peut pas mettre sur le même plan un policier dans l’exercice de ses fonctions et le délinquant dans l’exercice de ses fonctions à lui», a-t-il ajouté. La présomption d’innocence figure au programme de Marine Le Pen et celle-ci s’est empressée de crier victoire. «Je me félicite de la victoire idéologique qui est la mienne. Chaque jour, Nicolas Sarkozy puise dans mon projet», a-t-elle affirmé, tout en disant ne pas croire le président-candidat.

De son côté, François Hollande s’est lui aussi placé sur un des terrains favoris du chef de l’Etat et ex-ministre de l’Intérieur. Il a plaidé pour que les policiers puissent dans ces circonstances continuer de bénéficier d’une «protection administrative» et ne perdent pas leur salaire. Plusieurs syndicats de police ont été reçus ce jeudi après-midi par le candidat PS à son QG de campagne. «François Hollande a souhaité que cette présomption d’innocence réclamée par une grande majorité des participants, puisse réellement exister et que le policier tant qu’il n’est pas jugé et condamné, puisse bénéficier de l’ensemble de son salaire et des primes afférents à sa fonction», a dit le député PS Claude Bartolone, président du conseil général de Seine-Saint-Denis, qui assistait à la rencontre. S’il est élu, M. Hollande a souhaité que des modifications soient apportées aux textes existants afin que le principe de présomption d’innocence soit «applicable dans la plénitude».

La soeur d’Amine Bentounsi estime que son frère a été victime d’une «bavure»

Dans l’après midi, la soeur du multirécidiviste en fuite, tué ce week-end à Noisy-le-Sec avait déclaré jeudi que son frère Amine Bentounsi a été victime d’une «bavure» alors que plusieurs centaines de policiers ont de nouveau manifesté à Bobigny, pour exprimer leur colère et qu’un groupe était parti pour le Raincy où ils ont été reçus par le président-candidat Nicolas Sarkozy

«Je suis très contente que la justice ait pris le courage d’être indépendante, qu’elle ait fait son travail mais je ne comprends pas que le président de la République Nicolas Sarkozy se permette d’intervenir, c’est honteux, inadmissible!», a relevé Amal Bentounsi, 36 ans. Elle a estimé qu’en «soutenant ce genre d’individu, cela signifie qu’on donne un permis de tuer». Lors d’un déplacement au Raincy en Seine-Saint-Denis, Nicolas Sarkozy a exprimé jeudi sa confiance, son soutien et sa compréhension aux collègues du policier et s’est déclaré favorable à une «présomption de légitime défense» pour les policiers.

Une marche blanche organisée samedi

«Oui, il a fait des bêtises, il était en prison dès 13 ans mais il n’a jamais tué personne, samedi il a essayé de s’échapper, il ne voulait juste pas retourner en prison», a-t-elle affirmé. «Ce policier n’en est plus un, il a sali l’uniforme, c’est un meurtrier qui a volontairement tué mon frère en lui tirant dans le dos, c’est une bavure, ce n’est pas du tout de la légitime défense et il y a des témoins, une autopsie qui le prouvent», a ajouté la soeur de la victime, qui vit à Meaux, en Seine-et-Marne. «Je ne veux surtout pas qu’on utilise cette affaire à des fins politiques en cette période d’entre-deux-tours d’élection présidentielle», a-t-elle lancé, annonçant qu’«une marche blanche sera organisée samedi à partir de 14h30 à Meaux en la mémoire d’Amine».

Le fonctionnaire de police, âgé de 33 ans, a été mis examen mercredi pour «homicide volontaire» après avoir tué d’une balle dans le dos Amine Bentounsi, 29 ans, recherché par la police, samedi, à Noisy-le-Sec.

Sa version des faits, invoquant la légitime défense, a été mise à mal par l’autopsie et un témoignage, révélés par le parquet, selon lesquels la victime a été tuée d’une balle dans le dos. Son avocat, Daniel Merchat, a annoncé qu’il allait faire appel et dénonce une affaire dans laquelle «il y a beaucoup trop de précipitation». «Certes l’autopsie dit que l’impact est situé en région dorso-lombaire, mais c’est un fragment de projectile qui a été retiré, pas le projectile. Le projectile a ricoché avant de le toucher, donc ce n’est pas un tir direct», a-t-il argumenté.

Nouvelles manifestations de policiers en soutien à leur collègue 

Les fonctionnaires de police se sont réunis vers 12h30 devant l’ancienne Direction territoriale de la sécurité de proximité (DTSP), avant de se diriger à pied, peu après 13 heures, vers la préfecture de Seine-Saint-Denis. En début d’après midi, le parquet de Bobigny a annoncé qu’il ne faisait pas appel de la mise en examen du fonctionnaire.

Les manifestants ont été reçus en début d’après-midi en préfecture, où ils devaient rencontrer le préfet Christian Lambert. «On va voir ce qu’il suggère, quelle est sa position», a dit Christophe Carrez, délégué départemental Unité SGP-FO. Au Raincy, une délégation de policiers était reçue au même moment par Nicolas Sarkozy qui se trouvait dans le département pour un meeting. La rencontre, qui n’était pas publique, s’est achevée peu après 14 heures. Le candidat socialiste François Hollande doit lui aussi recevoir une délégation de policiers, ce jeudi à 17h30, à son QG de campagne parisien pour leur faire part de «sa vision et ses propositions». «Les policiers souhaitent exprimer leur soutien à leur collègue. Ils ne comprennent pas qu’on puisse être mis en examen pour avoir essayé d’arrêter un malfaiteur dangereux», a affirmé Christophe Carrez.

A Lyon, un rassemblement spontané de policiers s’est également tenu. En civil et dans le calme, une centaine d’agents a rejoint aux alentours de midi la place Bellecour. «C’est un mouvement qui exprime un certain ras-le-bol mais aussi une solidarité envers notre collègue. Nous sommes dans le cadre de choses qui vont complètement à l’envers. On a enterré notre collègue de Chambéry il n’y a pas longtemps. C’est encore dans nos esprits» avait expliqué à Lyon mag.com Jean-Paul Borrelly, secrétaire départemental du syndicat Alliance Police

C’est quoi la légitime défense?

La légitime défense est au coeur de la polémique sur la mise en examen pour homicide volontaire d’un policier de Seine-Saint-Denis, accusé d’avoir tué d’une balle dans le dos un multirécidiviste en fuite.
Ce que dit la loi : les règles de légitime défense ne sont pas identiques pour les policiers, soumis au droit commun, et les gendarmes, qui peuvent utiliser leurs armes après sommation. Selon le règlement général d’emploi de la police, l’usage de l’arme «est assujetti aux règles de la légitime défense et aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur». L’article 122-5 du code pénal est la référence: «n’est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même et autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense». Les gendarmes, militaires, sont assujettis à l’article L2338-3 du Code de la Défense: il prend en compte les menaces pour «déployer la force armée». Le texte dit aussi – ce qui n’est pas le cas pour les policiers – que lorsque les personnes invitées à s’arrêter par des appels répétés de halte Gendarmerie cherchent à échapper à leur garde, il peut y avoir usage de la «force armée».

Ce que veulent  les syndicats de police : une «même loi» pour les deux forces de sécurité, préconise le Syndicat national des officiers de police (Snop – majoritaire). «Clarifier les choses» est une vieille revendication de toutes les organisations. Pour les syndicats de police, le gardien de la paix mis en examen par un juge d’instruction de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour «homicide volontaire», après voir tué d’une balle dans le dos un multirécidiviste en fuite, a agi en état de légitime défense, ce que le juge a exclu de facto. Alliance (second syndicat de gardiens de la paix) a lancé jeudi une pétition appelant à un «droit à la présomption de légitime défense» afin de mieux protéger policiers et gendarmes invoquant pour les deux l’article du Code de la Défense.

 

LeParisien.fr

François Hollande juge « indigne » une Attaque Contre sa compagne

 

– Publié le 26/04/2012 à 20:24

PARIS (Reuters) – François Hollande a qualifié jeudi d' »indigne » une attaque de Lionnel Luca contre sa compagne Valérie Trierweiler, surnommée « Valérie Rottweiler » par le député UMP des Alpes-Maritimes.

Le candidat socialiste a estimé que son rival à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, aurait dû condamner immédiatement de tels propos.

Lionnel Luca, animateur de la Droite populaire, collectif situé à l’aile droite de l’UMP, a évoqué lors d’une réunion publique « Hollande qui a retrouvé une femme, Valérie Rottweiler, et c’est pas sympa pour le chien, ça. »

« C’est indigne, ce qu’il a fait », a réagi le candidat socialiste à la présidentielle sur TV 5-Monde. « On peut m’attaquer autant qu’il est nécessaire de le faire dans le débat politique (…) mais ma compagne, qu’a-t-elle à voir? Elle a été comparée à un animal de compagnie, pas le plus sympathique, un Rottweiler, je crois, par une espèce d’assimilation de son nom de famille ». Le Rottweiler est un féroce chien de garde.

Nicolas Sarkozy, a ajouté François Hollande, aurait dû condamner tout de suite les propos de Lionnel Luca.

« Je pense que ça devrait être immédiat sans que j’aie à le demander », a-t-il dit. « Mais ça fait partie de ces excès, de ses outrances qui abîment la vie politique. Je défends l’honneur, la réputation de Valérie, ma compagne, mais je défends surtout l’honneur et la réputation de la politique ».

Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, a prononcé une timide condamnation de ces propos, tout en les mettant sur le même plan que la « une » du quotidien L’Humanité comparant le président sortant à Philippe Pétain.

François Hollande « n’a rien à demander, Nicolas Sarkozy fera ce qu’il a à faire si on lui pose la question. M. Hollande n’a pas condamné la ‘une’ de l’Humanité, par exemple, qui est une honte absolue », a-t-il dit sur i>TELE.

« Moi, ça n’est pas ma conception du débat public. Je pense qu’il y a des attitudes qui ne sont ni nécessaires, ni utiles, ni (…) dans le débat public. Je pense qu’on peut écarter les problèmes de personnes, on peut écarter les insultes, on peut écarter les caricatures », a-t-il ajouté.

Patrick Vignal, édité par Yves Clarisse

M. Sarkozy courtise sans Auf les Électeurs du FN

 

LE MONDE | 25.04.2012 à 11h10 • Mis à jour le 25.04.2012 à 11h36

Par Vanessa Schneider

 
 
Nicolas Sarkozy en visite, le 24 avril 2012, à Longjumeau (Essonne).

Chaque jour aller plus loin, à chaque discours taper plus fort. Dans sa quête éperdue des électeurs du Front national, Nicolas Sarkozy, qui ne part pas favori face à François Hollande, ne fait plus dans la dentelle. Et en est conduit à faire des affirmations qui seraient apparues incongrues avant le premier tour. « D’accord avec le Front national, il n’y en aura pas. De ministres du Front national, il n’y en aura pas », a-t-il affirmé, interrogé sur France Info mercredi 25 avril.

Nicolas Sarkozy invité de France Info par FranceInfo

Convaincu qu’il n’a plus rien à perdre, il chasse à gros calibre sur les terres de Marine Le Pen, en consacrant la majeure partie de ses propos largement improvisés aux thématiques favorites des frontistes: islam, immigration, attaque des médias. Une stratégie qu’il assume parfaitement. « Ils ont émis une souffrance et il faudrait qu’on leur reproche de souffrir ? Ils ont émis un vote et il faudrait qu’on leur reproche ce vote ? C’est à nous de les entendre, c’est à nous de les respecter, c’est à nous de les considérer », a-t-il lancé mardi, lors d’un meeting à Longjumeau (Essonne), la ville de sa porte-parole Nathalie Kosciusko-Morizet.

Auparavant, devant la presse, il avait expliqué : « On ne peut pas faire la campagne du 2e tour comme au 1er tour. Il faut comprendre le vote FN. » Selon lui, ce dernier n’est « pas répréhensible » et « si Marine Le Pen a le droit de se présenter c’est qu’elle est compatible avec la République ». Jamais auparavant, il n’avait été aussi loin dans la reconnaissance du vote lepéniste et dans le martèlement des fondamentaux de la candidate d’extrême droite. Florilège.

L’ISLAM

Sur ce thème, Nicolas Sarkozy a apporté une nouveauté à son discours en parlant de « toutes ces horreurs, l’excision, nous n’en voulons pas sur le territoire de la République ». « Ce ne sont pas des pratiques culturelles, ce sont des pratiques qui martyrisent les femmes, c’est inacceptable. » Sans jamais citer l’islam, le candidat de la droite s’attaque systématiquement à certains de ses aspects, au grand bonheur des militants UMP. « Je n’accepte pas qu’on enferme des femmes dans des prisons de tissus », a-t-il déclaré, en évoquant la loi interdisant le port de la burqa dans les espaces publics. « M. Hollande n’a pas participé au vote », a-t-il noté en provoquant les huées de la salle.

Autres classiques des meetings sarkozystes, les horaires de piscine différenciés entre les hommes et les femmes à Lille, ville de Martine Aubry, les femmes musulmanes qui refusent de se faire soigner par des médecins hommes dans les hôpitaux, et la viande halal. « Dans les cantines, nous voulons les mêmes menus pour tous les enfants », martèle-t-il jour après jour.

L’IMMIGRATION

Ce thème, déjà très présent avant le premier tour, a pris depuis dimanche une place majeure dans les discours de M.Sarkozy. Et il fait un tabac dans les salles UMP. Pour lui, il n’y a pas de sujets « tabous ». Interrogé sur la préférence nationale prônée par Mme Le Pen, il a expliqué mardi : « Je suis pour la préférence communautaire, mais je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas être pour la préférence nationale. » « Cela ne peut plus durer, s’est-il ensuite exaspéré à Longjumeau. A force d’accueillir trop de monde sur notre territoire, notre système d’intégration ne fonctionne plus. »

Et le candidat d’égrener toutes les mesures qu’il propose pour arriver à son but de diviser l’immigration légale par deux, notamment en obligeant l’apprentissage du français à tous les candidats au regroupement familial. Comme à chacun de ses meetings, il prend l’exemple d’« une femme claquemurée chez elle qui ne parlerait pas un mot de français. Quelle image l’enfant aura-t-il de sa mère, de l’autorité parentale ? »

Autre succès garanti chez les militants UMP, la question du droit de vote des immigrés aux élections locales promis par François Hollande. « Les socialistes n’ont plus le vote populaire, ils veulent le vote communautaire! » s’est-il enflammé. M.Sarkozy n’a pas manqué d’assimiler les étrangers à des fraudeurs ou des profiteurs en puissance, promettant l’instauration d’une « carte vitale biométrique » et de conditionner l’obtention du RSA et du minimum vieillesse à dix ans de présence minimum sur le territoire.

LES MÉDIAS

Haro sur les sondeurs et la presse, c’est le nouveau credo de Nicolas Sarkozy depuis mardi 17avril, où, s’estimant maltraité par France Inter, il s’est déchaîné contre les médias. Profondément agacé par les règles sur l’égalité des temps de parole, qu’il n’avait guère anticipées, il s’en est également pris à cette règle qui le plaçait « seul contre neuf »: « Ça c’est l’égalité, c’est ce qu’ils appellent l’équité. »

Sa nouvelle cible à Longjumeau, « ces braves sondeurs ». « Et dire qu’il y a encore des journaux qui achètent leurs études », s’est-il agacé, oubliant un peu vite que l’Elysée comme l’UMP sont des gros consommateurs de sondages. Et d’assurer, à tort, que certains « commentateurs » avaient pronostiqué son absence au second tour de la présidentielle.

Quand il s’en prend à la presse qui serait forcément contre lui, M.Sarkozy reprend la logorrhée lepéniste, parlant « de tous les observateurs, de tous les spécialistes, on se demande bien de quoi (…) des girouettes qui changent encore plus vite que le vent ». Parfois, il désigne simplement les médias par « ils », « eux ».

« Ils n’en avaient que pour Mélenchon, matin, midi et soir. Mon Dieu, quel talent, mon Dieu, quelle vision, mon Dieu, quel intérêt! » s’est-il notamment gaussé en provoquant les rires de la salle.

Vanessa Schneider

Policiers: Sarkozy prend «les Électeurs écoulement des imbéciles », Selon le FN

26.04.2012 à 15h55 • Mis à jour le 26.04.2012 à 15h58

 

Nicolas Bay, porte-parole de Marine Le Pen, a estimé jeudi que Nicolas Sarkozy prenait « vraiment les électeurs pour des imbéciles » avec sa proposition, déjà prônée par le FN, d’une présomption de légitime défense pour les policiers.

« Il essaie de marcher sur nos plates-bandes pour ne rien faire ensuite (…) C’est une surenchère qui cache mal un vent de panique », a jugé M. Bay, l’un des sept porte-parole de la campagne de Marine Le Pen. Interrogé pour savoir pourquoi il ne se félicitait pas d’une telle annonce, il a répondu: « parce qu’on sait qu’elle ne sera pas appliquée ». « Il s’agit de postures électoralistes, quelques jours après le premier tour, et à quelques jours du second », a affirmé M. Bay.

Sous couvert d’anonymat, un cadre frontiste a cependant affirmé à l’AFP qu’il s’agit d’une « bonne chose, car cela donne une légitimité à nos idées et à nos propositions, y compris dans leur aspect concret et technique ». (AFP)

Policiers en colère: la soeur du fuyard Tué parle de «bavure»

 

Publié le 26.04.2012, 15h34 | Mise à jour : 17h25

 
Plusieurs centaines de policiers ont de nouveau manifesté jeudi à Bobigny, pour exprimer leur colère après la mise en examen la veille d'un de leurs collègues pour homicide volontaire, alors qu'un groupe est parti pour le Raincy où ils ont été reçus par le président-candidat Nicolas Sarkozy.

Plusieurs centaines de policiers ont de nouveau manifesté jeudi à Bobigny, pour exprimer leur colère après la mise en examen la veille d’un de leurs collègues pour homicide volontaire, alors qu’un groupe est parti pour le Raincy où ils ont été reçus par le président-candidat Nicolas Sarkozy. | Bertrand Langlois

La soeur du multirécidiviste en fuite, tué ce week-end à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) par un policier qui a été mis en examen pour «homicide volontaire», a déclaré jeudi que son frère Amine Bentounsi a été victime d’une «bavure».

 
 

Parallèlement, plusieurs centaines de policiers ont de nouveau manifesté à Bobigny, pour exprimer leur colère alors qu’un groupe est parti pour le Raincy où ils ont été reçus par le président-candidat Nicolas Sarkozy. François Hollande devrait lui aussi recevoir une délégation vers 17h30 à son QG de campagne. Un autre rassemblement spontané a eu lieu à Lyon.

«Je suis très contente que la justice ait pris le courage d’être indépendante, qu’elle ait fait son travail mais je ne comprends pas que le président de la République Nicolas Sarkozy se permette d’intervenir, c’est honteux, inadmissible!», a relevé Amal Bentounsi, 36 ans. Elle a estimé qu’en «soutenant ce genre d’individu, cela signifie qu’on donne un permis de tuer». Lors d’un déplacement au Raincy en Seine-Saint-Denis, Nicolas Sarkozy a exprimé jeudi sa confiance, son soutien et sa compréhension aux collègues du policier et s’est déclaré favorable à une «présomption de légitime défense» pour les policiers.

Une marche blanche organisée samedi

«Oui, il a fait des bêtises, il était en prison dès 13 ans mais il n’a jamais tué personne, samedi il a essayé de s’échapper, il ne voulait juste pas retourner en prison», a-t-elle affirmé. «Ce policier n’en est plus un, il a sali l’uniforme, c’est un meurtrier qui a volontairement tué mon frère en lui tirant dans le dos, c’est une bavure, ce n’est pas du tout de la légitime défense et il y a des témoins, une autopsie qui le prouvent», a ajouté la soeur de la victime, qui vit à Meaux, en Seine-et-Marne. «Je ne veux surtout pas qu’on utilise cette affaire à des fins politiques en cette période d’entre-deux-tours d’élection présidentielle», a-t-elle lancé, annonçant qu’«une marche blanche sera organisée samedi à partir de 14h30 à Meaux en la mémoire d’Amine».

Le fonctionnaire de police, âgé de 33 ans, a été mis examen mercredi pour «homicide volontaire» après avoir tué d’une balle dans le dos Amine Bentounsi, 29 ans, recherché par la police, samedi, à Noisy-le-Sec.

Sa version des faits, invoquant la légitime défense, a été mise à mal par l’autopsie et un témoignage, révélés par le parquet, selon lesquels la victime a été tuée d’une balle dans le dos. Son avocat, Daniel Merchat, a annoncé qu’il allait faire appel et dénonce une affaire dans laquelle «il y a beaucoup trop de précipitation». «Certes l’autopsie dit que l’impact est situé en région dorso-lombaire, mais c’est un fragment de projectile qui a été retiré, pas le projectile. Le projectile a ricoché avant de le toucher, donc ce n’est pas un tir direct», a-t-il argumenté.

Nouvelles manifestations de policiers en soutien à leur collègue 

Les fonctionnaires de police se sont réunis vers 12h30 devant l’ancienne Direction territoriale de la sécurité de proximité (DTSP), avant de se diriger à pied, peu après 13 heures, vers la préfecture de Seine-Saint-Denis. En début d’après midi, le parquet de Bobigny a annoncé qu’il ne faisait pas appel de la mise en examen du fonctionnaire.

Les manifestants ont été reçus en début d’après-midi en préfecture, où ils devaient rencontrer le préfet Christian Lambert. «On va voir ce qu’il suggère, quelle est sa position», a dit Christophe Carrez, délégué départemental Unité SGP-FO. Au Raincy, une délégation de policiers était reçue au même moment par Nicolas Sarkozy qui se trouvait dans le département pour un meeting. La rencontre, qui n’était pas publique, s’est achevée peu après 14 heures. Le candidat socialiste François Hollande doit lui aussi recevoir une délégation de policiers, ce jeudi à 17h30, à son QG de campagne parisien pour leur faire part de «sa vision et ses propositions». «Les policiers souhaitent exprimer leur soutien à leur collègue. Ils ne comprennent pas qu’on puisse être mis en examen pour avoir essayé d’arrêter un malfaiteur dangereux», a affirmé Christophe Carrez.

a Lyon, un rassemblement spontané de policiers s’est également tenu. En civil et dans le calme, une centaine d’agents a rejoint aux alentours de midi la place Bellecour. «C’est un mouvement qui exprime un certain ras-le-bol mais aussi une solidarité envers notre collègue. Nous sommes dans le cadre de choses qui vont complètement à l’envers. On a enterré notre collègue de Chambéry il n’y a pas longtemps. C’est encore dans nos esprits » explique Jean-Paul Borrelly, secrétaire départemental du syndicat Alliance Police

C’est quoi la légitime défense?

La légitime défense est au coeur de la polémique sur la mise en examen pour homicide volontaire d’un policier de Seine-Saint-Denis, accusé d’avoir tué d’une balle dans le dos un multirécidiviste en fuite.
Ce que dit la loi : les règles de légitime défense ne sont pas identiques pour les policiers, soumis au droit commun, et les gendarmes, qui peuvent utiliser leurs armes après sommation. Selon le règlement général d’emploi de la police, l’usage de l’arme «est assujetti aux règles de la légitime défense et aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur». L’article 122-5 du code pénal est la référence: «n’est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même et autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense». Les gendarmes, militaires, sont assujettis à l’article L2338-3 du Code de la Défense: il prend en compte les menaces pour «déployer la force armée». Le texte dit aussi – ce qui n’est pas le cas pour les policiers – que lorsque les personnes invitées à s’arrêter par des appels répétés de halte Gendarmerie cherchent à échapper à leur garde, il peut y avoir usage de la «force armée».

Ce que veulent  les syndicats de police : une «même loi» pour les deux forces de sécurité, préconise le Syndicat national des officiers de police (Snop – majoritaire). «Clarifier les choses» est une vieille revendication de toutes les organisations. Pour les syndicats de police, le gardien de la paix mis en examen par un juge d’instruction de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour «homicide volontaire», après voir tué d’une balle dans le dos un multirécidiviste en fuite, a agi en état de légitime défense, ce que le juge a exclu de facto. Alliance (second syndicat de gardiens de la paix) a lancé jeudi une pétition appelant à un «droit à la présomption de légitime défense» afin de mieux protéger policiers et gendarmes invoquant pour les deux l’article du Code de la Défense.

 

LeParisien.fr

Bobigny: le parquet ne fel Pas appel de la mise en examen du policier

 Le Monde.fr avec AFP | 26.04.2012 à 06h27 • Mis à jour le 26.04.2012 à 17h49 

Plusieurs centaines de policiers ont manifesté à Bobigny pour exprimer leur colère. Le parquet de Bobigny a annoncé, jeudi 26 avril, qu’il ne faisait pas appel de la mise en examen pour homicide volontaire d’un policier de Seine-Saint-Denis qui avait tué samedi par arme à feu un multirécidiviste en fuite. Le ministre de l’intérieur, Claude Guéant, avait appelé de ses vœux un appel du parquet contre la qualification retenue mercredi soir à l’encontre du policier, qui ne retient pas la légitime défense. Il avait rappelé qu’une « information judiciaire [avait] été ouverte, mais sur une qualification toute différente qui est celle de violences », par le parquet de Bobigny. « Nous ne pouvons pas accepter qu’un policier qui se trouve face à un homme qui a une arme à la main, pointe cette arme sur lui, doive d’abord être blessé avant d’envisager de pouvoir riposter », avait souligné le ministre. A cet égard, « la légitime défense doit être précisée afin que les policiers puissent intervenir en toute sécurité ». NOUVELLE MANIFESTATION DE POLICIERS Jeudi, plusieurs centaines de policiers ont manifesté à nouveau à Bobigny pour exprimer leur colère. Les fonctionnaires de police se sont réunis vers 12 h 30 devant l’ancienne direction territoriale de la sécurité de proximité, avant de se diriger à pied, peu après 13 heures, vers la préfecture de Seine-Saint-Denis. Les manifestants ont mis fin à leur mouvement lors d’une assemblée générale vers 16 heures, après avoir été reçus par le préfet Christian Lambert et avoir obtenu un compte-rendu du contenu de la rencontre avec Nicolas Sarkozy par des policiers de la délégation. « Nous avons obtenu quelques avancées lors de cette rencontre, notamment une proposition de réforme sur la légitime défense, a dit un policier de Stains qui a souhaité garder l’anonymat. Nous sommes pour l’instant satisfaits. Nous suspendons donc notre mouvement. » Selon Christophe Carrez, délégué départemental du syndicat Unité SGP-FO, le préfet Lambert a annoncé qu’il constituerait lundi un groupe de travail pour suivre le dossier du policier incriminé. Le candidat socialiste François Hollande doit lui aussi recevoir une délégation de policiers, ce jeudi à 17 h 30, à son QG de campagne parisien pour leur faire part de « sa vision et ses propositions ». « Les policiers souhaitent exprimer leur soutien à leur collègue. Ils ne comprennent pas qu’on puisse être mis en examen pour avoir essayé d’arrêter un malfaiteur dangereux », a affirmé Christophe Carrez. BALLE DANS LE DOS L’affaire remonte à samedi soir, quand ce policier de Noisy-le-Sec a tiré sur un homme de 28 ans, qui était recherché pour n’avoir pas regagné sa prison après une permission de sortie en juin 2010. Son casier judiciaire comporte « onze condamnations, notamment criminelles pour des faits de vols avec arme », selon le parquet. Le policier a affirmé aux enquêteurs s’être retrouvé face au fuyard, qui « l’aurait alors visé en tendant son bras armé vers lui », et avoir tiré à quatre reprises sur le jeune homme, mort peu après. Mais selon l’autopsie la victime a été mortellement touchée par une balle entrée à l’horizontale dans son dos. En outre un témoin en voiture a relaté « avoir assisté à une scène de course poursuite […] au cours de laquelle un homme faisait feu en direction d’un fuyard », rapporte le parquet. Si l’homme en fuite était armé d’un revolver chargé, il n’en a pas fait usage, selon le parquet. Et s’il a lancé une grenade, elle « s’est révélée a posteriori inoffensive », ajoute la même source. L’avocat du policier, Daniel Merchat, a annoncé qu’il allait faire appel et dénoncé une affaire dans laquelle « il y a beaucoup trop de précipitation ». « Certes l’autopsie dit que l’impact est situé en région dorso-lombaire, mais c’est un fragment de projectile qui a été retiré, pas le projectile. […] Le projectile a ricoché avant de le toucher, donc ce n’est pas un tir direct », a-t-il argumenté. « PROTECTION ADMINISTRATIVE » En milieu de soirée, un cortège d’une centaine de véhicules banalisés ou siglés « Police » a fait irruption toutes sirènes hurlantes sur les Champs-Elysées. Mercredi soir, l’annonce de cette mise en examen avait déjà provoqué un mouvement de colère parmi les forces de l’ordre. Des centaines de policiers s’étaient réunis de façon spontanée à Bobigny, puis avaient été empêchés de manifester devant le ministère de l’intérieur. En milieu de soirée, un cortège d’une centaine de véhicules banalisés ou siglés « Police » avait fait irruption toutes sirènes hurlantes sur les Champs-Elysées, à Paris.

Les représentants de trois syndicats de gardiens de la paix ont alors été reçus au cabinet du ministre de l’intérieur. Ils ont demandé que le policier, placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer, puisse continuer à toucher son salaire, a déclaré un de leurs représentants. Interrogé jeudi sur ces revendications, François Hollande a préconisé que les policiers bénéficient dans ce type de circonstances d’une « protection administrative », afin qu’ils ne perdent pas leur salaire.

Des Centaines de policiers en colère Contre la mise en examen d’homicides non Collègue versez

 

Le Monde.fr avec AFP | 26.04.2012 à 06h27 • Mis à jour le 26.04.2012 à 08h08

 
 
En milieu de soirée, un cortège d'une centaine de véhicules banalisés ou siglés "police" a fait irruption toutes sirènes hurlantes sur les Champs-Elysées.

Très en colère contre la mise en examen d’un de leurs collègues pour homicide volontaire qui a tué un multirécidiviste en fuite dans la Seine-Saint-Denis, plusieurs centaines de policiers se sont réunis de façon spontanée mercredi 25 avril au soir devant la Direction territoriale de la sécurité de proximité à Bobigny. Ils ont ensuite voulu manifester devant le ministère de l’intérieur, mais en ont été empêchés par des barrages de police. En milieu de soirée, un cortège d’une centaine de véhicules banalisés ou siglés « police » a fait irruption toutes sirènes hurlantes sur les Champs-Elysées, à Paris.

La version de la légitime défense invoquée par le fonctionnaire de 33 ans a été mise à mal par l’autopsie et un témoignage, révélés par le parquet, selon lesquels la victime a été tuée d’une balle dans le dos. L’affaire remonte à samedi soir : un policier de Noisy-le-Sec a tiré sur un homme de 28 ans qui était recherché pour n’avoir pas regagné sa prison après une permission de sortie en juin 2010. Son casier judiciaire comporte « onze condamnations, notamment criminelles pour des faits de vols avec arme », selon le parquet. Le policier a affirmé aux enquêteurs s’être retrouvé face au fuyard, qui « l’aurait alors visé en tendant son bras armé vers lui » et il a tiré à quatre reprises contre le jeune homme, mort peu après.

« MÉTIER D’UNE EXTRÊME DIFFICULTÉ »

Mais selon l’autopsie, la victime a été mortellement touchée par une balle entrée à l’horizontale dans son dos. En outre un témoin en voiture a relaté « avoir assisté à une scène de course poursuite (…) au cours de laquelle un homme faisait feu en direction d’un fuyard », rapporte le parquet. Si l’homme en fuite était armé d’un revolver chargé, il n’en a pas fait usage, selon le parquet. Et s’il a lancé une grenade, elle « s’est révélée a posteriori inoffensive », ajoute la même source.

En fin de soirée, les représentants de trois syndicats de gardiens de la paix ont été reçus au cabinet du ministre de l’intérieur. Ils ont demandé au ministère que le policier, placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer, puisse continuer à toucher son salaire, a déclaré un de leurs représentants.

Dans un communiqué, le ministre de l’intérieur, Claude Guéant, a dit « comprendre l’émotion des policiers de Seine-Saint-Denis, qui exercent un métier d’une extrême difficulté. Il appartient à la justice de faire la lumière sur ce qui s’est passé ». L’UMP, par la voix de son secrétaire national Bruno Beschizza, s’en est prise à « certains juges » accusés de « n’appliquer que la présomption de culpabilité » en oubliant « la présomption d’innocence » face à « certains policiers ».

Des policiers manifestent Leur Colère sur les Champs-Élysées

  Par lefigaro.fr Mis à jour le 26/04/2012 à 10:46 | publié le 26/04/2012 à 08:13

Des policiers manifestent sur les Champs-Élysées après s’être vu refuser l’accès au ministère de l’Intérieur, le 25 avril 2012 Des policiers manifestent sur les Champs-Élysées après s’être vu refuser l’accès au ministère de l’Intérieur, le 25 avril 2012 Crédits photo : BERTRAND LANGLOIS/AFP  

Protestant contre la mise en examen d’un de leurs collègues pour homicide volontaire, ils se sont regroupés mercredi soir en un cortège d’une centaine de voitures après un rassemblement similaire à Bobigny. Une manifestation aussi inhabituelle que spectaculaire. Plusieurs centaines de policiers ont défilé mercredi soir sur les Champs-Élysées à Paris, gyrophares allumés et sirènes hurlantes. Ils protestaient contre la mise en examen pour homicide volontaire d’un de leurs collègues. L’affaire remonte à samedi soir. À Noisy-le-Sec, en Seine-Saint-Denis, un policier de 33 ans a tiré sur un homme de 28 ans qui était recherché pour n’avoir pas regagné sa prison après une permission de sortie en juin 2010. Son casier judiciaire comporte «onze condamnations, notamment criminelles pour des faits de vols avec arme», selon le parquet. Le policier a affirmé aux enquêteurs s’être retrouvé face au fuyard, qui «l’aurait alors visé en tendant son bras armé vers lui» et a tiré à quatre reprises contre le jeune homme, décédé peu après. Une balle dans le dos Mais la version de la légitime défense invoquée par le fonctionnaire a été mise à mal par les premiers éléments de l’enquête. L’autopsie a révélé que la victime a été tuée par une balle dans le dos et un témoin en voiture a relaté «avoir assisté à une scène de course-poursuite (…) au cours de laquelle un homme faisait feu en direction d’un fuyard», rapporte le parquet. Si l’homme en fuite était armé d’un revolver approvisionné, il n’en a pas fait usage, selon le parquet. Et s’il a lancé une grenade, elle «s’est révélée a posteriori inoffensive». Très en colère contre la mise en examen de leur collègue pour homicide volontaire, plusieurs centaines de policiers se sont réunis mercredi soir devant la Direction territoriale de la sécurité de proximité (DTSP) à Bobigny. Ils ont ensuite voulu manifester devant le ministère de l’Intérieur, mais en ont été empêchés par des barrages de police. En milieu de soirée, un cortège d’une centaine de véhicules banalisés ou siglés «police» a fait irruption toutes sirènes hurlantes sur les Champs-Élysées. En fin de soirée, les représentants de trois syndicats de gardiens de la paix ont été reçus au cabinet du ministre de l’Intérieur. Ils ont demandé que le policier, placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer, puisse continuer à toucher son salaire. Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, a dit «comprendre l’émotion des policiers de Seine-Saint-Denis, qui exercent un métier d’une extrême difficulté. Il appartient à la justice de faire la lumière sur ce qui s’est passé», a déclaré le ministre. «Le policier mis en examen bénéficie naturellement de la présomption d’innocence et se verra accorder le soutien juridique de l’administration», a ajouté Guéant. Claude Guéant défend la version de la légitime défense Revenant sur l’affaire jeudi, Claude Guéant a soutenu la version de la légitime défense. «Nous ne pouvons pas accepter qu’un policier soit d’abord blessé avant d’être en mesure juridiquement de riposter», a-t-il déclaré. «Le fonctionnaire en cause a été mis en examen pour homicide volontaire. J’espère que le parquet fera appel de cette qualification», a-t-il ajouté. «Ce qui s’est passé le 21 avril à Noisy-le-Sec illustre malheureusement l’extrême difficulté du métier de policier». La veille déjà, l’UMP a accusé «certains juges» de «n’appliquer que la présomption de culpabilité» en oubliant «la présomption d’innocence» face à «certains policiers». Le secrétaire national de l’UMP Bruno Beschizza, un ancien syndicaliste policier, a affirmé «son soutien aux policiers de la Seine-Saint-Denis ayant manifesté mercredi soir». Quant à la mise en examen de leur collègue pour homicide volontaire, elle «peut apparaître incompréhensible dans le cadre de l’interprétation de la légitime défense». Pour lui, «le scandale en Seine-Saint-Denis, ce sont les voyous qui bénéficient trop souvent eux de la culture de l’excuse». François Hollande pour une «protection administrative» François Hollande a quant à lui préconisé jeudi que les policiers bénéficient dans ces circonstances d’une «protection administrative» et ne perdent pas leur salaire. «Je sais qu’ils font un travail très difficile, notamment dans un certain nombre de quartiers dans nos villes, notamment en Seine-Saint-Denis, travail qui peut les conduire à se mettre eux-mêmes en danger lorsqu’ils poursuivent des malfaiteurs qui sont prêts à tout», a dit le candidat socialiste à l’Élysée. «Je veux leur dire ma compréhension par rapport à leur colère, de voir leurs moyens réduits», a insisté le député de Corrèze. «En même temps, il y a l’indépendance de la justice, elle est là, personne ne peut la mettre en cause et encore moins celui qui se présente au suffrage des Français pour être leur prochain président de la République», a-t-il observé.

Un policier de Seine-Saint-Denis mis en examen pour « homicide volontaire »

 

Le Monde.fr avec AFP | 25.04.2012 à 19h21 • Mis à jour le 25.04.2012 à 19h21

 
 Un policier a été mis en examen pour "homicide volontaire" après avoir tué par arme à feu un homme en fuite à Noisy-le-Sec.

Un policier a été mis en examen, mercredi 25 avril, pour « homicide volontaire », pour avoir tué par arme à feu un homme recherché et en fuite. L’intervention a eu lieu samedi à Noisy-le-Sec, en Seine-Saint-Denis, selon le parquet de Bobigny.

Le policier de 33 ans a été placé sous contrôle judiciaire, avec notamment l’interdiction d’exercer. Il a tiré sur un homme recherché pour des vols à main armée, affirmant qu’il était en légitime défense, ce qu’ont contredit l’autopsie et un témoignage.

HOMME EN FUITE

Samedi soir, des policiers de Noisy-le-Sec ont été prévenus par un appel téléphonique anonyme qu’un homme recherché pour des vols à main armée se trouvait dans le centre de la ville, explique le parquet.

Quatre policiers sont partis à la recherche de l’homme en fuite, trois à pied, un en voiture. Ce dernier a dit s’être retrouvé en face du fuyard, qui « l’aurait alors visé en tendant son bras armé vers lui ». Le policier a tiré à quatre reprises, tuant l’homme âgé de 28 ans.

BALLE DANS LE DOS

Mais l’autopsie et un témoignage ont mis à mal la version de la légitime défense. La balle mortelle a atteint l’homme en fuite dans le dos. Par ailleurs, un témoin qui était en voiture a relaté « avoir assisté à une scène de course-poursuite (…) au cours de laquelle un homme faisait feu en direction d’un fuyard », a rapporté le parquet.

Le policier a été placé lundi en garde à vue et une information judiciaire a été ouverte mercredi du chef de « violences volontaires avec arme par une personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».

Tué par l’ONU policier à Noisy-le-Sec: la Légitime Défense n’est Pas Auf

Carole Sterlé | Publié le 25.04.2012, 16h07 | Mise à jour : 16h16

 
C'est pres de ce croisement qu'Amine Bentounsi a ete blesse dans le dos, par un policier. Il est decede dans la soiree.

C’est pres de ce croisement qu’Amine Bentounsi a ete blesse dans le dos, par un policier. Il est decede dans la soiree. | LP / CAROLE STERLE

Le policier qui a mortellement blessé Amine Bentounsi, samedi soir, à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) a été déféré ce mercredi au parquet de Bobigny, à l’issue de sa garde à vue.

 

Une information judiciaire est ouverte pour «violences volontaires avec arme par un personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner».
Le parquet réclame le placement sous contrôle judiciaire de ce gardien de la paix et l’interdiction d’exercer son activité professionnelle. Samedi soir, un appel téléphonique avait signalé la présence d’Amine Bentounsi dans le centre-ville de Noisy-le-Sec. Ce malfaiteur bien connu de la police, originaire de Meaux en Seine-et-Marne, faisait l’objet d’un mandat d’arrêt depuis juillet 2010 pour évasion de la prison de Chateaudun (Eure-et-Loir), d’où il avait disparu après une permission de sortie. Samedi soir, quatre policiers de Noisy-le-Sec se sont mis à sa poursuite. Trois à pied, un quatrième en voiture qui a contourné un bloc de pavillons. C’est lui qui s’est ensuite retrouvé face à Amine Bentounsi. L’homme était armé mais n’a pas tiré.Les constatations, l’autopsie et un témoin ont mis à mal l’hypothèse de la légitime défense: le tir mortel a en effet atteint Amine Bentounsi dans le dos.

 

LeParisien.fr

De nouvelles pistes sur la disparition de la petite Maddie

Publié le 25/04/2012 12:47 – Modifié le 25/04/2012 à 12:47 | avec Agence

 

A gauche, Maddie à l'époque de sa disparition. A droite, une simulation de son visage aujourd'hui.
A gauche, Maddie à l’époque de sa disparition. A droite, une simulation de son visage aujourd’hui. ©London Metropolitan Polic

La police anglaise a demandé aux autorités portugaises de rouvrir l’enquête sur la disparition de la petite Maddie en mai 2007. Scotland Yard aurait découvert de « nouvelles pistes » d’investigation.

La fillette britannique avait disparu le 3 mai 2007, à seulement quelques jours de son quatrième anniversaire, au Portugal. Elle passait alors quelques jours de vacances avec sa famille à Praia da Luz. Alors que les parents de Madeleine avaient couché leurs trois enfants avant de partir diner dans un restaurant situé à une centaine de mètres de leur appartement, le pire se produit. A son retour, le couple anglais découvre le lit vide de Maddie, la porte et la fenêtre de la chambre grandes ouvertes.

L’affaire a ému toute l’Angleterre et personne n’a oublié le visage angélique de la fillette blonde. Mais les pistes d’investigation se sont une à une évanouies, malgré l’important dispositif d’enquête déployé par les autorités et Interpol.

28 enquêteurs et 40 000 pièces dans le dossier

La police avait évoqué la possibilité d’un pédophile étranger mais avait également enquêté sur la culpabilité des parents. L’affaire a été officiellement abandonnée en mai 2008 mais elle avait déjà été relancée l’année dernière à l’initiative du Premier ministre britannique David Cameron. La piste de deux hommes incarcérés pour pédophilie en Ecosse est alors examinée, les deux individus ayant beaucoup voyagé en Europe et notamment au Portugal. L’un d’eux correspondait même à la description d’un rodeur suspect décrit par certains témoins le soir de la disparition de Maddie.

Aujourd’hui, 28 enquêteurs sont sur le pied de guerre afin de résoudre l’énigme Madeleine McCann. Le chef de cette équipe, Andy Redwood, a confié dans la presse britannique que la vérité se trouvait surement dans les 40 000 pièces du dossier et que les policiers avaient « une bonne opportunité » de retrouver la trace de la petite fille. Scotland Yard a également diffusé une nouvelle photo de Maddie, vieillie par les logiciels informatiques. Elle serait aujourd’hui âgée de 9 ans.

Citoyens DETTE PUBLIQUE CONTRE LA

Pourquoi la France va droit à la faillite
et comment on peut encore l’éviter
 
Appel aux candidats 2012
pour empêcher la faillite programmée de la France

 

Nous, citoyens responsables et électeurs, sommes conscients que les hommes politiques nous ont entraînés depuis quarante ans dans une spirale d’endettement dont la facture est aujourd’hui dévastatrice.

Année après année, malgré des impôts constamment en hausse, les déficits n’ont fait qu’empirer. A tel point qu’aujourd’hui, plus de la moitié des dépenses courantes de l’Etat sont payées à crédit, donc reportées sur les générations futures.

C’est un système immoral, qui anéantit l’avenir de nos enfants et qui, mathématiquement, ne peut plus durer.

Les intérêts de la dette sont devenus le premier poste de dépense de l’Etat : 100 % de que ce nous payons en impôt sur le revenu, et même plus, est englouti dans cette dépense totalement stérile.

Ces intérêts augmentent tellement vite qu’ils menacent aujourd’hui d’absorber toute notre épargne, d’assécher les circuits de financement indispensables aux PME, à l’investissement et à l’emploi, et de faire chuter le niveau de vie de tous les Français d’une façon catastrophique.

 

La résorption de la dette doit être l’enjeu prioritaire de la campagne présidentielle. La première responsabilité du futur chef de l’Etat est de dire la vérité aux Français et d’arrêter cette spirale immorale qui mène implacablement notre pays à la ruine.

 

Nous demandons donc solennellement aux candidats à la Présidence de la République de s’engager à faire appliquer dans notre pays les principes qui ont permis au Canada de se débarrasser en 5 ans d’une dette publique plus importante que celle de la France, et d’obtenir la croissance la plus forte des pays du G7:

 

1. Réviser de fond en comble le fonctionnement et le rôle de l’Etat pour identifier toutes les dépenses qu’on peut supprimer sans nuire, ni au service public, ni aux citoyens.

2. Supprimer systématiquement ces dépenses inutiles pour résorber le déficit budgétaire.

3. Se fixer des objectifs annuels de désendettement de l’Etat, pour libérer notre pays de ce fardeau dévastateur, et lui redonner dynamisme et fierté.

Signez l\'appel

 

658 kilos de cannabis saisis de sexies week-end

Le Point.fr – Publié le 24/04/2012 à 07:19 – Modifié le 24/04/2012 à 07:23

Plus de 9 tonnes de cette drogue ont été saisies en France depuis le début de l’année.

 

Qu’ils soient transportés par go-fast ou en camionnettes utilitaires, 9 380 kg de cannabis ont été découverts depuis le début de l’année en France lors de treize saisies (moyenne 700 kg). Dernière saisie en date, celle de 658 kg de cannabis ce week-end par la police de l’air et des frontières (PAF) dans une voiture près d’Hendaye (Pyrénées-Atlantiques). Ces neuf tonnes saisies en près de quatre mois sont à comparer avec les 30,5 tonnes saisies en 2011 par les douanes qui constituent en moyenne plus de 80 % des saisies annuelles.

En raison de la « période de réserve » liée à l’élection présidentielle, aucun service (police, gendarmerie, douanes…) intervenant dans la répression du trafic de drogue n’a souhaité commenter ces chiffres. Sous le couvert de l’anonymat, un spécialiste impute l’augmentation des saisies à « un accroissement de la coopération internationale et à une meilleure connaissance des réseaux ». Avec la fin des violences de l’ETA, qui a annoncé le 20 octobre 2011 l’abandon définitif de son activité armée, les « Espagnols redéploient leurs efforts vers la criminalité organisée », explique ce spécialiste. L’Espagne, ajoute-t-il, « reste le pays de transit de la drogue du Maroc vers la France ». Or, relève ce spécialiste, la « coopération policière et judiciaire avec le Maroc est davantage efficace ».

Les services de lutte contre la drogue ont par ailleurs « amélioré leur connaissance des réseaux financiers des trafiquants », aboutissant à la saisie ces quatre dernières années de plusieurs centaines de millions d’euros de biens (appartements, villas, comptes bancaires, véhicules …) dont une partie a été affectée aux budgets des services luttant contre la drogue. Ainsi, souligne ce spécialiste, 65 millions d’euros confisqués ces quatre dernières années ont été redistribués dans les budgets des services, selon la clé de répartition suivante : police et gendarmerie (60 %), justice (20 %), douanes (10 %) et opérations de prévention (10 %). Selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, il y a 1,2 million de fumeurs réguliers de cannabis en France. Le chiffre d’affaires annuel du trafic est estimé de 700 millions à un milliard 

Hollande fel appel aux Électeurs « de gauche » Qui Ont vote FN

 

Le Point.fr – Publié le 24/04/2012 à 06:46 – Modifié le 24/04/2012 à 07:20

Le candidat socialiste à l’Élysée juge qu' »une part » de l’électorat du Front national « vient de la gauche ».

François Hollande pourrait récupérer une partie des voix de Marine Le Pen.

François Hollande pourrait récupérer une partie des voix de Marine Le Pen. © Fred Dufour / AFP

 

Le socialiste François Hollande, arrivé en tête du premier tour de la présidentielle, estime dans une longue interview publiée mardi dansLibération qu’il lui appartient désormais de « convaincre » l’électorat du Front national, « dont une part vient de la gauche ». Interrogé sur la campagne qu’il va mener d’ici le second tour, M. Hollande détaille une stratégie en trois points : « D’abord il faut mobiliser les électeurs qui ne sont pas venus voter », dit-il. « Deuxièmement, il faut parler à tous les républicains sincères qui ont à coeur l’intérêt de la France », ajoute-t-il. Et « enfin, il y a l’électorat de Le Pen, dont une part vient de la gauche et devrait se retrouver du côté du progrès, de l’égalité, du changement, de l’effort partagé, de la justice, parce qu’il est contre les privilèges, contre la mondialisation financière, contre une Europe défaillante ». « À moi de les convaincre que c’est la gauche qui les défend », conclut-il.

« C’est ma responsabilité de m’adresser tout de suite à ces électeurs qui n’adhèrent pas forcément aux idées du FN, l’obsession de l’immigration en particulier, mais qui expriment, avant tout, une colère sociale », souligne le candidat socialiste. M. Hollande affirme cependant qu’il souhaite s’adresser entre les deux tours « d’abord à l’électorat de gauche ». « L’erreur que je ne commettrai pas, c’est, pour parler aux autres, d’oublier les nôtres », poursuit-il. « Le vote Mélenchon, c’est un vote de transformation, de contestation, de colère, presque de manifestation dans tous les sens du terme », dit-il dans un hommage appuyé au leader du Front de gauche, qui « a su avec talent incarner cette aspiration ».

François Hollande insiste également sur le fait que « l’électorat écologiste va bien au-delà du score d’Eva Joly ». « Je suis socialiste, je suis le représentant de la gauche, mais je m’adresse à tous les Français, car je veux être le président du rassemblement », résume-t-il. En recueillant dimanche 17,9 % des voix, Marine Le Pen est devenue l’arbitre de la présidentielle et son électorat le principal réservoir de voix du candidat de l’UMP pour le second tour. Le président sortant Nicolas Sarkozy s’est d’ailleurs immédiatement lancé à nouveau lundi dans la chasse aux électeurs frontistes.

La presse Souligné le « pari risqué » de Sarkozy En quête des frontistes voix

 – Publié le 24/04/2012 à 07:04
 
Le premier tour de la présidentielle a sacré Marine Le Pen "faiseur de roi", souligne la presse mardi, estimant que Nicolas Sarkozy fait un "pari risqué" en espérant vaincre François Hollande en chassant les voix du Front national au risque d'effaroucher les centristes.

Le premier tour de la présidentielle a sacré Marine Le Pen « faiseur de roi », souligne la presse mardi, estimant que Nicolas Sarkozy fait un « pari risqué » en espérant vaincre François Hollande en chassant les voix du Front national au risque d’effaroucher les centristes.

Le premier tour de la présidentielle a sacré Marine Le Pen « faiseur de roi », souligne la presse mardi, estimant que Nicolas Sarkozy fait un « pari risqué » en espérant vaincre François Hollande en chassant les voix du Front national au risque d’effaroucher les centristes.

« Les deux postulants vont chercher à convaincre ces Français séduits par les discours protestataires, celui de Marine Le Pen en particulier », analyse Erik Izraelewicz dans Le Monde.

« Dans le rôle du faiseur de roi, Marine Le Pen supplante François Bayrou », résume Michel Urvoy dans Ouest France.

Jacques Camus, dans La République du Centre, constate « avec amusement que les deux finalistes se sont lancés dès hier dans une course effrénée et ridicule aux électeurs frontistes ». Jean-Michel Helvig déplore qu’on soit « en plein exorcisme du lepénisme » dans La République des Pyrénées.

Mais c’est surtout la stratégie du président sortant qui retient l’attention.

Le Figaro y adhère sans ambages. « Marine Le Pen veut la chute de Nicolas Sarkozy ? Soit, mais ses électeurs sont libres de leur choix. Et libres surtout de ne pas s’abandonner à la politique du pire », en l’occurence celle incarnée par François Hollande, écrit l’éditorialiste du quotidien conservateur, Paul-Henri du Limbert.

La presse de gauche fustige au contraire ce que Paul Quinio appelle dans Libération une « voie détestable » où « le président sortant a, pendant sa campagne de premier tour, fait le choix de l’amalgame: inquiétudes justifiées et angoisses fantasmées, préoccupations compréhensibles et discours indéfendables ont été mis dans le même shaker… au plus grand profit de Marine Le Pen ».

« Nicolas Sarkozy n’a pas perdu de temps. Durant les dernières années, il avait conforté ou fortifié les arguments du Front national ; à la veille d’un second tour qu’il sait périlleux, il les fait siens », dénonce Patrick Apel-Muller dans L’Humanité.

Autre quotidien communiste, La Marseillaise sous la plume de Pierre Bastien appelle à « barrer la route à une droite prête à tous les compromis pour confisquer le désir de changement des Français ».

Sans prendre parti, le reste de la presse insiste sur la prise de risque de Nicolas Sarkozy engagé dans ce qu’Hervé Cannet appelle une « monumentale chasse aux voix ».

« Après avoir légitimé les thèmes du FN, il l’a ressuscité et se voit condamné à courir derrière », estime Didier Louis dans Le Courrier picard.

« Le score élevé de Marine Le Pen et la stratégie de la tension de la présidente du FN ont ouvert un piège redoutable sous les pieds du président sortant », écrit dans La Croix François Ernenwein.

En effet, explique Dominique Jung des Dernières Nouvelles d’Alsace, « en descendant sur le terrain de Marine Le Pen, le président sortant exhibe une faiblesse plus qu’il ne démontre une habileté stratégique. Recycler le programme du FN, ses thèses et ses hantises est un pari risqué ».

« Le score historique de Marine Le Pen contraint le président-candidat à rester sur la ligne +à droite toute+, au risque de s’aliéner le vote centriste », ajoute Philippe Waucampt dans Le Républicain lorrain. Périlleux « grand écart », jugent Jacques Guyon (Charente libre) et Hervé Chabaud (L’Union/L’Ardennais).

Marine Le Pen fera connaître sa position le 1er mai. Selon Yves Harté dans Sud-Ouest, « ce même jour se jouera l’avenir public de Nicolas Sarkozy ».

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Hollande: «une partie» de l’électorat FN « Vient de la gauche »

 – Publié le 24/04/2012 à 06:49
  
  • Le socialiste François Hollande, arrivé en tête du premier tour de la présidentielle, estime dans une longue interview publiée mardi dans Libération qu'il lui appartient désormais de "convaincre" l'électorat du Front national, "dont une part vient de la gauche".

Le socialiste François Hollande, arrivé en tête du premier tour de la présidentielle, estime dans une longue interview publiée mardi dans Libération qu’il lui appartient désormais de « convaincre » l’électorat du Front national, « dont une part vient de la gauche ».

Le socialiste François Hollande, arrivé en tête du premier tour de la présidentielle, estime dans une longue interview publiée mardi dans Libération qu’il lui appartient désormais de « convaincre » l’électorat du Front national, « dont une part vient de la gauche ».

Interrogé sur la campagne qu’il va mener d’ici le second tour, M. Hollande détaille une stratégie en trois points: « D’abord il faut mobiliser les électeurs qui ne sont pas venus voter », dit-il. « Deuxièmement, il faut parler à tous les républicains sincères qui ont à coeur l’intérêt de la France », ajoute-t-il. Et « enfin, il y a l’électorat de Le Pen, dont une part vient de la gauche et devrait se retrouver du côté du progrès, de l’égalité, du changement, de l’effort partagé, de la justice, parce qu’il est contre les privilèges, contre la mondialisation financière, contre une Europe défaillante ».

« A moi de les convaincre que c’est la gauche qui les défend », conclut-il.

« C’est ma responsabilité de m’adresser tout de suite à ces électeurs qui n’adhèrent pas forcément aux idées du FN, l’obsession de l’immigration en particulier, mais qui expriment, avant tout, une colère sociale », souligne le candidat socialiste.

M. Hollande affirme cependant qu’il souhaite s’adresser entre les deux tours « d’abord à l’électorat de gauche ». « L’erreur que je ne commettrai pas, c’est pour parler aux autres, d’oublier les nôtres », poursuit-il. « Le vote Mélenchon, c’est un vote de transformation, de contestation, de colère, presque de manifestation dans tous les sens du terme », dit-il dans un hommage appuyé au leader du Front de gauche, qui « a su avec talent incarner cette aspiration ».

François Hollande insiste également sur le faite que « l’électorat écologiste va bien au delà du score d’Eva Joly ».

« Je suis socialiste, je suis le représentant de la gauche, mais je m’adresse à tous les Français, car je veux être le président du rassemblement », résume-t-il.

En recueillant dimanche 17,9% des voix, Marine Le Pen est devenue l’arbitre de la présidentielle et son électorat le principal réservoir de voix du candidat de l’UMP pour le second tour. Le président sortant Nicolas Sarkozy s’est d’ailleurs immédiatement lancé à nouveau lundi dans la chasse aux électeurs frontistes.

Le Front National Veut transformateur l’Essai Législatives auxiliaires

 

 – Publié le 24/04/2012 à 16:18

Ecart des résultats des premiers tours de la présidentielle en 2007 et 2012 (130 x 170 mm)

Ecart des résultats des premiers tours de la présidentielle en 2007 et 2012 (130 x 170 mm)

 

Fort de ses 17,90% au premier tour de la présidentielle, le Front national se tourne vers les législatives de juin, un « 3e tour » dont il veut sortir avec des députés, tout en appuyant sur les plaies de l’UMP.

« Il va y avoir le 3e tour, ce seront les législatives, et ça va être absolument fondamental comme bataille », a lancé Marine Le Pen lundi, ne voyant qu' »un début » dans son résultat obtenu dimanche.

Le numéro 2 du parti d’extrême droite, Louis Aliot, a fixé l’objectif: obtenir « si possible un groupe parlementaire » (15 élus).

Ce serait alors un véritable saut qualitatif pour le FN. D’abord pour le symbole, car les frontistes sont absents du Palais Bourbon depuis 1998. Ensuite, il donnerait une nouvelle tribune à Marine Le Pen, qui parie sur une victoire de François Hollande le 6 mai pour disputer à la droite le titre de meilleure opposante à la gauche, avec les élections locales de 2014 et la présidentielle de 2017 en ligne de mire.

« Ce n’est pas la première fois que le FN veut se positionner en leader de l’opposition de droite (…) C’est exactement ce sur quoi misait Jean-Marie Le Pen face à la droite RPR-UDF », dans les années 80 et 90, rappelle auprès de l’AFP Alexandre Dezé, maître de conférences en science politique à l’Université Montpellier 1.

D’ailleurs, en 1986, le FN avait participé aux législatives sous l’étiquette du « Rassemblement national ». Cette fois, ce sera le « Rassemblement bleu Marine », une alliance entre le FN, le Siel du souverainiste Paul-Marie Coûteaux, et des personnalités comme l’avocat Gilbert Collard.

Dimanche, Marine Le Pen a dépassé le seuil requis pour se qualifier au second tour des législatives (12,5% des inscrits) dans 353 des 577 circonscriptions en jeu. Si cette projection est purement mathématique, notamment parce que l’abstention devrait être plus élevée, il faut ajouter que la candidate du FN est arrivée en tête ou deuxième dans 116 circonscriptions.

Marine Le Pen a également dépassé la barre des 25% dans 59 circonscriptions, avec des pointes au-delà de 30% dans trois d’entre elles: la 11e du Pas-de-Calais, où elle doit justement se présenter, la 12e du Pas-de-Calais, et la 3e du Vaucluse, où la nièce de la dirigeante frontiste, Marion Le Pen, pourrait être candidate.

Reste que le scrutin majoritaire à deux tours est un handicap pour le FN. Aux cantonales de mars 2011, le parti d’extrême droite avait dépassé les 30% dans de nombreux cantons au 1er tour. Une semaine plus tard, il n’obtenait que deux élus.

Pour Marine Le Pen, sortir des législatives sans députés « atténuerait son succès au premier tour de la présidentielle », selon M. Dezé. « Il y a beaucoup de gens qui ont rallié le parti pour être récompensés à terme. Ca risque de provoquer des déceptions ».

Mais l’autre pari, « c’est de provoquer un maximum de pertes pour la droite au plan local, pour forcer cette recomposition politique à laquelle Marine Le Pen tient tant », ajoute auprès de l’AFP Gilles Ivaldi, chargé de recherche au CNRS et spécialiste de l’extrême droite.

A l’UMP, on garde le souvenir douloureux des législatives de 1997, où le FN, au second tour dans 133 circonscriptions, avait largement contribué à la défaite du RPR.

De leur côté, les frontistes comptent aussi sur des duels face au PS pour semer la zizanie à l’UMP dans l’entre-deux-tours, entre les partisans du « front républicain » — donc de l’appel au vote pour les socialistes — et les défenseurs du « ni PS ni FN ».

Mais des désistements pourraient aussi jouer contre Marine Le Pen. Lundi, le leader du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon a appelé le PS à faire barrage à l’extrême droite par des candidatures uniques dans les circonscriptions les plus à risque.

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Sarkozy sorte le grand jeu aux Électeurs du FN

Le Point.fr – Publié le 23/04/2012 à 21:01 – Modifié le 24/04/2012 à 01:12

En meeting près de Tours, le président-candidat n’a eu qu’une obsession : s’adresser aux « petits et aux sans-grades » que « les élites » ignorent.

Nicolas Sarkozy à Tours, lundi.

Nicolas Sarkozy à Tours, lundi. © Alain Jocard / AFP

 
 

Il s’était déjà autoproclamé « candidat du peuple » au début de sa campagne. Lundi, à Saint-Cyr-sur-Loire, près de Tours, Nicolas Sarkozy a franchi une nouvelle étape en se présentant comme celui des « petits et des sans-grades ». Une expression tout droit sortie du vocabulaire… lepéniste. Moins de 24 heures après la publication officielle des résultats du premier tour, le président sortant aura donc passé la seconde sans tarder dans le virage à droite annoncé par ses troupes dès dimanche soir, lors d’une soirée électorale marquée par le score historique de Marine Le Pen.

Car il en est persuadé : les électeurs de la présidente du FN seront la clé du second tour. Or, pour l’heure, il ne franchit pas la barre des 50 % dans les estimations des reports de voix. C’est très insuffisant pour espérer battre François Hollande au second tour. Alors lundi, Nicolas Sarkozy a passé l’essentiel de ses quarante minutes de discours à s’adresser directement à eux, se targuant de mieux « comprendre » leur vote que les autres candidats : « Je vois ce vote comme un cri de souffrance, une révolte, même. Et je n’accepte pas qu’on le caricature. Je veux leur dire que nous les avons entendus et que notre façon de les respecter sera de répondre par des engagements précis. » Et d’enfoncer le clou, volontiers alarmiste : « Je ne le prends pas à la légère, ce vote, je ne le prends pas de loin. »

« Si nous ne changeons rien, si nous ne nous mettons pas d’accord sur de nouvelles règles, nous risquons de refaire le chemin tragique des années 30 », n’a-t-il pas hésité à lâcher. Le président-candidat n’a pas pour autant proposé de nouvelle mesure. Il s’est contenté d’insister sur certaines thématiques de sa campagne de premier tour, celles chères à la droite identitaire : immigration, frontières, lutte contre « l’Europe passoire », et lutte contre l’assistanat. « L’Europe ouverte à tous les vents, c’est fini ! » a-t-il notamment tonné. Et de résumer son diagnostic par cette formule qu’il innovait pour l’occasion : « Les Français n’ont pas envie qu’on leur change leur mode de vie, c’est le message que j’ai entendu dimanche ». 

« À gauche, on se bouche le nez »

Non content de draguer ouvertement l’électorat populaire, le « candidat du peuple » autoproclamé s’en est pris à de nombreuses reprises aux fameux « corps intermédiaires », qu’il brocarde depuis le début de sa campagne, et en particulier aux journalistes, aux sondeurs, ces « pronostiqueurs », ces « observateurs qui à force d’observer ne voient plus rien », ce « système médiatique » qu’il juge « absolument déchaîné » contre lui. Pour mieux se démarquer de l’intelligentsia, le candidat de l’UMP a récusé l’emploi du terme « populiste » : « Je n’aime pas ce mot, je le trouve méprisant. » Et tenté de renvoyer la gauche au monde de l’argent de des élites : « Du côté de la gauche, on se bouche le nez. On ne comprend pas ce vote, on veut le nier », a-t-il accusé, au sujet du vote FN.

S’exprimant au nom des électeurs des extrêmes, le président sortant s’est encore insurgé : « Nous ne supportons plus les corps intermédiaires qui veulent tout le temps décider à notre place ! » En déplacement chez un viticulteur bio de la région, quelques heures plus tôt, Nicolas Sarkozy avait déjà semblé prendre un plaisir certain à tacler les journalistes, venus nombreux pour sa première sortie de campagne du deuxième tour. Ciblant certains d’entre eux en particulier, ou plutôt leurs employeurs, le président sortant n’a cessé de se présenter comme une victime des médias, ayant subi un « matraquage » inédit, et à qui « aucun mauvais coup, aucune manipulation » n’auraient été épargnés. Ce qui ne l’a pas empêché de pronostiquer à son tour, en guise de conclusion, le soir venu : « Ils se sont trompés au premier, ils vont se tromper encore massivement pour le second tour ! »

Marine Le Pen (FN): « Voter Sarkozy, C’EST Voter pour Quelqu’un de déjà parti »

Le Point.fr – Publié le 20/04/2012 à 10:14

La candidate FN à l’Élysée a répété vendredi que le chef de l’État ne serait pas le prochain président de la République.

"On voit cette sorte de panique qui le saisit, au point d'aller faire des promesses de dernière minute", a déclaré Marine Le Pen, au sujet de Nicolas Sarkozy.

« On voit cette sorte de panique qui le saisit, au point d’aller faire des promesses de dernière minute », a déclaré Marine Le Pen, au sujet de Nicolas Sarkozy. © Bertrand Langlois / AFP

 

Marine Le Pen, candidate FN à l’Élysée, a déclaré vendredi que voter pour Nicolas Sarkozy à la présidentielle revenait à « voter pour quelqu’un qui est déjà parti ». Sur BFMTV-RMC, elle a redit, à propos du président-candidat : « Il ne sera pas le prochain président de la République française et il le sait. On voit cette sorte de panique qui le saisit, au point d’aller faire des promesses de dernière minute. » « Cet électoralisme, cette précipitation, cette angoisse qui le saisit », a poursuivi la présidente du Front national. « Il a perdu, donc il partira, donc il est déjà parti. Donc voter pour Nicolas Sarkozy, c’est voter pour quelqu’un qui est déjà parti », a-t-elle insisté.

Les « marinistes » veulent faire exploser Maintenant l’UMP

Le Point.fr – Publié le 22/04/2012 à 20:41

Même si l’espoir d’une qualification au second tour s’est envolé, la présidente du FN dépasse le score historique obtenu par son père.

 

L’équipe de campagne de Marine Le Pen a accueilli, dimanche, comme une victoire la troisième position de la candidate du Front national au premier tour de l’élection présidentielle en France avec près de 20 % des voix. « Victoire ! Victoire ! » ont scandé dans une grande clameur plus de 500 cadres et soutiens réunis dans une salle du 15e arrondissement de Paris.

Même si l’espoir d’une qualification au second tour s’est envolé, la présidente du Front national dépasse le score historique obtenu par son père en 2002 (16,86 %), ce qui devrait permettre au FN de jouer les trouble-fête aux élections législatives de juin. Pour les jeunes militants rassemblés devant un écran géant salle Équinoxe, l’objectif est à présent « d' »exploser » l’UMP aux législatives.

À 43 ans, la présidente du Front national a réussi son pari de relever un parti affaibli par les scrutins de 2007, d’adoucir son image – ce qu’elle appelle un « marinisme décomplexé » – et de s’implanter durablement. « C’est une victoire, ça prouve que les Français adhèrent de plus en plus au programme du FN, sur tous les sujets », a dit Jean-Michel Dubois, le trésorier de la campagne, avec le calme des vieilles troupes.

Champ de ruines

Pour Marion Le Pen-Maréchal, petite-fille de Jean-Marie Le Pen, le score de la candidate marque un « nouveau départ pour le FN. « À partir d’aujourd’hui, nous allons nous positionner comme la réelle opposition », a-t-elle dit. Florian Philippot, le directeur de campagne, qui voit sa stratégie validée, estime que tout le mérite en revient à la candidate. « Marine a fait une très belle campagne, on a toujours été très confiants », a-t-il dit à des journalistes. Selon lui, les Français ont envoyé à Nicolas Sarkozy un « message de changement ».

Marine Le Pen devait prendre la parole vers 21 heures sur une estrade bleu marine, devant trois drapeaux tricolores. La salle devait accueillir plus tard une soirée dansante. En élégante veste noire, flanquée d’un badge « I love Marine », Kevin, un jeune « mariniste », voit de l’espoir dans le score de sa championne, « et pas seulement pour les législatives. « Il va y avoir du changement dans ce pays, ça va se voir », dit-il tout sourire.

Écart avec Jean-Luc Mélenchon

Le score de dimanche apparaît comme une forme de couronnement pour la fille de Jean-Marie Le Pen, qui a mené une campagne longue – quasiment depuis janvier 2011 – et harassante. Elle estime avoir été le « centre de gravité » de la campagne, forçant par exemple Nicolas Sarkozy à parler des « oubliés » et à réagir sur la viande halal ou la venue en France de prédicateurs islamiques.

Elle a aussi la satisfaction de laisser loin derrière elle son ennemi juré, le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, donné quatrième avec autour de 11 % des suffrages. Depuis son accession à la tête du parti, Marine Le Pen parie sur une implosion de l’UMP au lendemain du scrutin présidentiel, du moins si Nicolas Sarkozy mord la poussière au soir du 6 mai.

« Nicolas Sarkozy a dit qu’il allait partir s’il perdait. Il va donc laisser un champ de ruines », déclarait-elle jeudi dernier. « Il n’a plus aucune chance de gagner. C’est une évidence. Il le sait lui-même. »

Dans cette optique, la dirigeante du FN conduira la bataille des législatives à la tête d’un rassemblement patriotique susceptible d’attirer des élus UMP soucieux de sauver leur siège ou d’accepter des arrangements. L’objectif minimum pour le FN est de faire son retour à l’Assemblée nationale, ce qui serait une première depuis 1986. Le parti avait alors obtenu 35 députés grâce à la proportionnelle.


Marine Le Pen arrive en tête DANS le Gard

 

Le Point.fr – Publié le 22/04/2012 à 23:45

La candidate du Front national a réuni 25,51 % des suffrages.

 

La candidate du Front nationalMarine Le Pen, est arrivée en tête du premier tour de l’élection présidentielle dans le département du Gard avec 25,51 % des suffrages.

Dans ce département où l’extrême droite a régulièrement réalisé de bons scores, Marine Le Pen a obtenu 106 646 voix et devanceNicolas Sarkozy, qui totalise 24,86 % des suffrages, et François Hollande, qui a obtenu 24,11 %. Jean-Luc Mélenchon obtient 13,33 % des suffrages, et François Bayrou 6,91 %.

Présidentielle: les resultats Complets et définitifs du premier circuit

 

Le Point.fr – Publié le 23/04/2012 à 07:02 – Modifié le 23/04/2012 à 13:50

François Hollande arrive en tête avec 28,63 % des suffrages exprimés, devant Nicolas Sarkozy (27,18 %) et Marine Le Pen (17,90 %).

Le second tour de la présidentielle verra s'affronter Nicolas Sarkozy et François Hollande.

Le second tour de la présidentielle verra s’affronter Nicolas Sarkozy et François Hollande. © Montage Le Point.fr

  

François Hollande est arrivé en tête du premier tour de la présidentielle avec 28,63 % des suffrages exprimés, devant Nicolas Sarkozy qui en a recueilli 27,18 %, selon les résultats complets du premier tour publiés lundi par le ministère de l’Intérieur. D’après ces résultats, le candidat socialiste a totalisé plus de 10 millions de voix, 10 273 475, contre 9 754 324 pour le président sortant. Marine Le Pen (FN) a recueilli 17,90 % des suffrages, avec 6 421 808 voix.

Jean-Luc Mélenchon (FG), 3 985 088 voix, est à 11,10 %. François Bayrou (MoDem) est derrière, avec 9,13 % des suffrages et 3 275 390 voix. Tous les autres candidats sont en dessous de la barre des 3 %. Eva Joly (EELV), avec 828 392 voix, est à 2,31 %. Nicolas Dupont-Aignan (DLR) en recueille 644 065, soit 1,79 %. Philippe Poutou (NPA), 411 183 voix, obtient 1,15 % des suffrages, la candidate LO Nathalie Arthaud (202 562) 0,56 % et Jacques Cheminade (89 558) 0,25 %.

Sur 46 037 782 inscrits dénombrés par le ministère de l’Intérieur, 36 584 810 ont voté, et 35 885 845 se sont exprimés, ce qui porte le taux d’abstention à 20,53 %. Les résultats officiels du premier tour seront annoncés officiellement mercredi par le Conseil constitutionnel.

Donnez votre avis Vont se reporter les voix des Électeurs Le 6 mai?

 

Publié le 23.04.2012, 12h30

 
François Hollande peut compter sur d'excellents reports le 6 mai au second tour de la présidentielle, beaucoup plus que Nicolas Sarkozy qui part avec un handicap de 1,5 point sur son rival socialiste et dispose de moins de réserves de voix, selon plusieurs enquêtes réalisées après la clôture du premier tour dimanche soir.

François Hollande peut compter sur d’excellents reports le 6 mai au second tour de la présidentielle, beaucoup plus que Nicolas Sarkozy qui part avec un handicap de 1,5 point sur son rival socialiste et dispose de moins de réserves de voix, selon plusieurs enquêtes réalisées après la clôture du premier tour dimanche soir. | Jeff Pachoud

 
François Hollande peut compter sur d’excellents reports le 6 mai au second tour de la présidentielle, beaucoup plus que Nicolas Sarkozy qui part avec un handicap de 1,5 point sur son rival socialiste et dispose de moins de réserves de voix, selon plusieurs enquêtes réalisées après la clôture du premier tour dimanche soir.
Arrivé en tête du premier tour, M. Hollande a recueilli 28,63% des suffrages, contre 27,18% à M.

 

Sarkozy.
« Pour réduire l’écart qui le sépare de François Hollande, Nicolas Sarkozy devra donc notamment, dans les prochains jours, encore améliorer les reports de voix en sa faveur issus des électeurs de François Bayrou », estime Eric Bonnet de BVA.
Or pour le moment, les électeurs de M. Bayrou, 9,13% au premier tour, sont partagés entre les deux candidats et l’abstention. 36% d’entre eux voteraient pour M. Hollande et 39% pour M. Sarkozy selon BVA. Même pronostic pour CSA: les électeurs du candidat MoDem se partagent entre 40% disposés à voter Hollande et 25% Sarkozy. Pour Harris Interactive une majorité d’électeurs Bayrou (38%) se prononceraient pour le candidat socialiste, contre 32% pour Nicolas Sarkozy. Trente quatre pour cent des partisans de François Bayrou voteraient Hollande et 37% Nicolas Sarkozy, prévoit Opinionway. Hollande (33%) devance d’une courte tête Sarkozy (32%) pour Ipsos. En revanche selon l’Ifop ils seraient 38% à voter Sarkozy et 32% Hollande.
François Hollande peut compter faire le plein des voix de Jean-Luc Mélenchon, qui a totalisé 11,10% (90% selon BVA, 91% pour CSA, 83% pour Harris Interactive, 77% pour OpinionWay, 92% pour Ipsos et 83% pour l’Ifop), et de celles d’Eva Joly, qui a obtenu 2,31% des suffrages (84% pour CSA et 77% pour Opinionway).
En revanche, les électeurs de Marine Le Pen (17,9%) sont loin de se prononcer tous pour Nicolas Sarkozy: pour BVA, 57% voteraient pour le président sortant, et 20% pour celui du PS. Une majorité (52%) également opterait Sarkozy pour CSA (27% pour Hollande), mais pour Harris Interactive, moins de un sur deux (44%) se prononcerait pour le candidat sortant, 17% préférant celui du PS, un report encore moins favorable pour Opinionway (37% pour Sarkozy, 18% pour Hollande). Ipsos considère qu’ils seront 69% à voter Sarkozy et 18% Hollande. Pour l’Ifop, ce rapport est de 48% en faveur de Sarkozy et de 31% pour Hollande.
Ces électeurs sont également nombreux à envisager de ne pas voter au second tour: 23% pour BVA, 22% pour Ipsos, 21% pour CSA et l’Ifop, 39% pour Harris Interactive, tandis que selon Opinionway 45% n’expriment pas d’intention de vote pour le moment.
Dans ces conditions, le soutien de François Bayrou serait précieux pour Nicolas Sarkozy, relève Eric Bonnet. Or pour le moment, selon BVA, une majorité de Français ne le souhaite pas: 45% d’entre eux préfèrent que François Bayrou appelle à voter François Hollande, 29% qu’il appelle à voter pour Nicolas Sarkozy et 26% qu’il ne donne aucune consigne de vote.
Selon Ipsos, 25% des personnes interrogées souhaitent que François Bayrou se prononce pour François Hollande au deuxième tour, 29% pour Nicolas Sarkozy, 33% qu’il ne prenne pas position, et 13% ne se prononcent pas.
Au final, tous les instituts donnent François Hollande gagnant au second tour, avec un score compris entre 56% et 53% des voix contre 44 à 47% à Nicolas Sarkozy.

 

Resultats élection présidentielle 2012

 

 
  • Tous les résultats du 1er tour

  • "Ce n'est qu'un début, continuons le combat", a lancé Marine Le Pen, la candidate du FN arrivée en troisième position de la présidentielle.

    Marine Le Pen mieux que son père en 2002

 
22
avr.

Les estimations du 1er tour

Diffamation: le Litige Joly / Le Pen examiner par la cour d’appel

 

– Publié le 21/04/2012 à 13:06

 
Les propos litigieux remontent au 10 avril. Avant de se rendre à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), fief de Marine Le Pen, Eva Joly avait déclaré dans un entretien avec RMC-BFMTV que son adversaire du FN était "l'héritière de son père milliardaire par un détournement de succession".

Les propos litigieux remontent au 10 avril. Avant de se rendre à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), fief de Marine Le Pen, Eva Joly avait déclaré dans un entretien avec RMC-BFMTV que son adversaire du FN était « l’héritière de son père milliardaire par un détournement de succession ».

La cour d’appel de Paris a examiné samedi matin en urgence le recours en diffamation déposé par la présidente du FN, Marine Le Pen contre sa rivale écologiste à la présidentielle Eva Joly.

La cour rendra sa décision « à partir de 17H30 », a annoncé la présidente Claudine Forkel à l’issue de l’audience.

Le procès a été audiencé en urgence car il s’agit d’un litige électoral qui doit être purgé avant le premier tour de la présidentielle, dimanche.

C’est dans une ambiance empreinte de confidentialité que s’est déroulé le procès : seuls étaient présents dans la salle d’audience les avocats de Marine Le Pen, Me Wallerand de Saint-Just, et d’Eva Joly, Me William Bourdon. Présente en première instance, Eva Joly ne s’était pas déplacée.

Les propos litigieux remontent au 10 avril. Avant de se rendre à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), fief de Marine Le Pen, Eva Joly avait déclaré dans un entretien avec RMC-BFMTV que son adversaire du FN était « l’héritière de son père milliardaire par un détournement de succession ».

L’ancienne magistrate faisait allusion à l’héritage qu’avait reçu Jean-Marie Le Pen dans les années 1970 d’un de ses amis, Hubert Lambert, et qui avait donné lieu à un début de conflit avec la famille du défunt, avant un règlement à l’amiable.

La candidate frontiste réclame à Eva Joly 20.000 euros de dommages et intérêts.

Jeudi, le tribunal correctionnel de Paris a jugé « irrecevables » les poursuites, estimant que, « même de manière indirecte, Mme Le Pen n’était pas visée par les propos incriminés ». Il s’agissait, selon les juges, d’une attaque dirigée contre son père.

Un point de vue que ne partageait pas samedi le représentant du ministère public. « A mon sens, c’est à tort que l’action a été jugée irrecevable », a considéré Michel Lernout, en reconnaissant que Marine Le Pen avait un véritable « intérêt à agir ».

L’avocat général a toutefois estimé que « l’infraction de diffamation n’est pas caractérisée », « seuls les faits imputés à Jean-Marie Le Pen pouvant être considérés comme diffamatoires ». Un peu plus tôt, Me de Saint-Just avait demandé à la cour de corriger « l’erreur du tribunal ». Me Bourdon lui a répondu du tac au tac, en réclamant 20.000 euros de dommages et intérêts pour « procédure abusive ».

Dé DANS Mort la Répression à la veille du GP de Formule 1 de Bahreïn

 

Le Point.fr – Publié le 21/04/2012 à 10:09 – Modifié le 21/04/2012 à 12:52

Pour l’heure, le prince Salmane Ben Hamad al-Khalifa exclut toute annulation de la compétition.

Le royaume, dirigé par une dynastie sunnite, est en proie à une contestation de la part des chiites.

Le royaume, dirigé par une dynastie sunnite, est en proie à une contestation de la part des chiites. © AFP

 

L’opposition chiite bahreïnie a annoncé samedi qu’un homme avait trouvé la mort dans la nuit sur le lieu d’une manifestation « sauvagement » réprimée, non loin du circuit de Sakhir, où sont prévues les qualifications pour le Grand Prix de Formule 1 de Bahreïn. Il s’agit du premier mort dans les manifestations liées au GP, mais la répression de la révolte populaire entamée en février 2011 a déjà coûté la vie à des dizaines de personnes.

Selon des témoins, des dizaines de personnes ont manifesté dans la nuit à l’entrée de plusieurs villages chiites situés à quelques kilomètres du circuit, à l’appel du mouvement des « Jeunes du 14 février », une coalition radicale. Samedi matin, le Wefaq, principal groupe de l’opposition chiite, a annoncé la découverte du cadavre « du martyr Salah Abbas », âgé d’une trentaine d’années, près du village de Chakoura, où les forces de sécurité ont « sauvagement » réprimé une manifestation hostile à la dynastie sunnite qui dirige le pays. Ces derniers jours, l’opposition avait fait état de blessés et de dizaines d’arrestations lors de la répression de précédents rassemblements.

Dans la nuit, les manifestants, certains cagoulés, ont mis le feu à des pneus sur des routes et lancé des pierres et des cocktails Molotov en direction des forces de sécurité, qui les ont dispersés avec des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes, selon les témoins. De jeunes filles en abaya noire, l’habit traditionnel, étaient parmi les manifestants, dont certains portaient un linceul barré de l’expression « Je suis le prochain martyr », et la foule a scandé des slogans hostiles au gouvernement, répétant « À bas Hamad », en référence au roi Hamad Ben Issa al-Khalifa. Les « Jeunes du 14 février » avaient promis « trois jours de colère » coïncidant avec le Grand Prix prévu dimanche, sous le slogan « Non à la Formule de sang ».

Parent pauvre

Malgré ces manifestations, le prince héritier, Salmane Ben Hamad al-Khalifa, a écarté vendredi toute annulation de la course, comme cela avait été le cas l’an dernier lorsque le pays avait été secoué, entre la mi-février et la mi-mars, par une révolte populaire réprimée avec l’aide des monarchies du Golfe. « Une annulation ferait le jeu des extrémistes », a-t-il déclaré. Les manifestations à répétition ont cependant conduit à un renforcement de la sécurité autour du circuit de Sakhir. Des véhicules blindés étaient stationnés samedi sur l’axe routier reliant Manama au circuit, où des fouilles systématiques, avec des portiques de sécurité, étaient menées aux entrées du public, selon des journalistes.

Les organisations de défense des droits de l’homme avaient critiqué la tenue de la course en pleine crise politique dans ce petit royaume du Golfe, parent pauvre des riches monarchies pétrolières voisines. Selon une commission indépendante, la répression de la révolte en février-mars avait fait 35 morts, dont 4 sous la torture. Amnesty International estime pour sa part que 60 personnes ont été tuées depuis le début du mouvement. Et de nombreux opposants restent sous les verrous, en particulier le militant chiite Abdel Hadi al-Khawaja, condamné à la perpétuité et en grève de la faim depuis le 8 février. Vendredi, l’Iran, dont la population est majoritairement chiite comme à Bahreïn, a appelé les autorités de Manama à répondre aux revendications de l’opposition et à mettre fin à la « répression ».

Mélenchon porte complaint contre « Metro »

 

Le Point.fr – Publié le 21/04/2012 à 09:47 – Modifié le 21/04/2012 à 09:55

À quelques heures du premier tour, le journal a publié une photo du candidat du Front de gauche en compagnie de Bachar el-Assad.

L'entourage de Jean-Luc Mélenchon regrette que le candidat, tenu au silence à quelques heures du scrutin, ne puisse se défendre après la publication d'une photo embarrassante.

L’entourage de Jean-Luc Mélenchon regrette que le candidat, tenu au silence à quelques heures du scrutin, ne puisse se défendre après la publication d’une photo embarrassante. © FRANCK FIFE / AFP

 

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, va porter plainte contre le journal gratuit Metro, qui a diffusé vendredi une photo de lui avec le dirigeant syrien Bachar el-Assad, a affirmé dans la soirée son directeur de campagne dans un communiqué. « Prise hors contexte, cette photo (prise en 2001, NDLR) participe d’une volonté de manipulation de l’électorat, à quelques heures du scrutin et à un moment où aucune rectification ou droit de réponse ne peut être publié », condamne François Delapierre.

« D’une part, Metro (quatre millions d’exemplaires) n’est pas publié le samedi et, d’autre part, la fin de la campagne électorale officielle (à minuit, NDLR) lui aurait de toute façon interdit de donner la parole au candidat. Le dommage, dans toute son ampleur, est donc irréparable », poursuit François Delapierre. L’avocate de Jean-Luc Mélenchon a précisé : « La plainte est en cours de rédaction, elle sera transmise au procureur de la République dans les heures qui viennent. » C’est une « plainte pour diffamation, qui se fonde aussi sur le code électoral qui punit la propagation de fausses nouvelles influençant le vote », a précisé Me Raquel Garrido.

« L’instruction de monsieur Mélenchon est claire et irréversible : il considère que la publication à quelques heures du scrutin d’une photo datant de 2001 non légendée et présentée comme une information embarrassante dans l’article attaché constitue une atteinte à son honneur d’une part et d’autre part une manoeuvre punie par le code électoral », a expliqué Me Garrido. « D’ailleurs, Metro a compris son erreur et légendé la photo dans l’article en ligne. Mais, en ce qui concerne le journal papier, le mal est fait et est irrémédiable », a-t-elle ajouté.

La Peine de Sûreté de Dany Leprince levée

Le Point.fr – Publié le 21/04/2012 à 09:16 – Modifié le 21/04/2012 à 09:22

Incarcéré depuis 17 ans pour le quadruple meurtre de Thorigné-sur-Dué, Leprince a toujours clamé son innocence.

Dany Leprince, le 6 avril 2011.

Dany Leprince, le 6 avril 2011. © Niko / SIPA

 

La justice a ouvert la voie, jeudi, à une éventuelle libération conditionnelle de Dany Leprince en levant la peine de sûreté de 22 ans qui accompagnait sa condamnation à perpétuité, pour un quadruple meurtre familial qu’il a toujours nié. « Le tribunal (d’application des peines de Melun, TAP) a fait droit à la demande de relèvement de la période de sûreté », a indiqué une source judiciaire, confirmant une information du quotidien Le Monde publiée sur son site internet vendredi.

Dany Leprince restera incarcéré à Melun, lui qui a déjà passé plus de 17 ans en détention. Il devra attendre l’examen de sa demande de libération conditionnelle, prévu au mois de septembre. « La suppression de la peine de sûreté dans son intégralité rend recevable sa demande de libération conditionnelle. Mais attention, cela ne veut pas dire qu’elle lui sera nécessairement accordée », a tempéré son avocat, Me Yves Baudelot. S’il salue une « très, très bonne décision » judiciaire, l’avocat préfère ne pas se réjouir trop vite, « tant que Dany Leprince n’est pas dehors et tant que son innocence n’est pas reconnue ». « Car son vrai combat reste la reconnaissance judiciaire de son innocence », insiste-t-il.

En 1997, Dany Leprince avait été jugé coupable des meurtres de son frère, de sa belle-soeur et de deux nièces de 7 et 10 ans, tués à coups de hachoir et retrouvés dans la maison familiale de Thorigné-sur-Dué (Sarthe). Accusé par sa femme et sa fille dans des versions qui ont varié, Dany Leprince avait avoué en garde à vue le seul meurtre de son frère, avant de se rétracter, et il a, depuis, toujours clamé son innocence.

Le journaliste du Monde Franck Johannès, auteur d’un livre très documenté sur l’affaire intitulé Le couteau jaune, résume ainsi toutes les faiblesses de l’accusation dans son dernier article : « Le mobile du crime est incertain, l’horaire douteux et l’arme discutable ; les gendarmes n’ont pas pu produire une seule preuve matérielle contre lui et il n’avait pas une goutte de sang sur lui après l’horrible massacre. »

Faire reconnaître son innocence

Le TAP de Melun ne s’est, bien sûr, pas prononcé sur sa culpabilité ou son innocence, n’étant pas compétent pour le faire. « Le tribunal reconnaît que, certes, il combat pour faire reconnaître son innocence, mais le fait toujours dans le respect des règles judiciaires », y compris en ayant fait une grève de la nudité dans sa cellule, a relevé l’avocat. « Ce qui est dit dans le jugement, c’est qu’il a un comportement exemplaire depuis plus de 16 ans en détention », qu’il « a toujours travaillé » et que son travail a été « apprécié », a-t-il ajouté. Selon Me Baudelot, le TAP de Melun souligne que Dany Leprince a donné « des gages sérieux de réinsertion sociale » : pendant sa suspension de peine de huit mois, il a vécu avec son épouse (connue durant sa détention) et a travaillé pour une association qui souhaite l’embaucher à sa sortie de prison. La justice lui sait gré, enfin, de ne jamais être tombé « dans le vedettariat et la victimisation ».

Depuis un an, les mauvaises nouvelles s’accumulaient pourtant pour Dany Leprince. En avril 2011, la Cour de révision avait rejeté la requête en révision contre sa condamnation. Elle considérait qu’il n’existait « aucun fait nouveau ou élément inconnu de la juridiction au jour du procès de nature à faire naître un doute sur la culpabilité de Dany Leprince ». En septembre 2011, Nicolas Sarkozy lui avait refusé la grâce présidentielle. « Il aurait bien mérité d’être rejugé », avait alors estimé la présidente de la Commission de révision. Enfin, en mars 2012, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) avait jugé irrecevable le recours de Dany Leprince qui contestait le refus par la justice française de réviser son procès.

COMMENTAIRE VOTENT … Les Forains

 

 

Lucas Bretonnier | Publié le 20.04.2012, 23h10

 
PARIS (XIIe), LE 12 AVRIL. Les forains le disent. Ils votent majoritairement Sarkozy.

PARIS (XIIe), LE 12 AVRIL. Les forains le disent. Ils votent majoritairement Sarkozy. | ( LP/JOHANNA LANZEROTI.)

Paris, XIIe arrondissement. A la Foire du Trône, la grande roue tourne à droite. Seules les barbes à papa osent s’afficher en rose. « Ici, on bosse dur : vous n’en trouverez pas beaucoup qui votent extrême gauche», analyse un bon connaisseur du milieu forain. Qu’ils soient propriétaires d’une attraction géante à 3 M€ ou employés dans une modeste confiserie, ces commerçants bourlingueurs avouent, souvent à demi-mot, leur préférence pour le candidat sortant.

 

« Pour moi, c’est Sarkozy dès le premier tour, finit par lâcher l’animateur d’un stand. Mais n’écrivez pas mon nom ! »

S’ils hésitent parfois à clamer leur préférence, ils n’ont pas leur bulletin dans leur poche : dimanche, ainsi que le 6 mai, les quelque 600 forains en âge de voter ont pour la plupart prévu de le faire même s’ils travailleront à Paris, loin de chez eux. « Je vote dans l’Oise, j’ai donné une procuration au maire de mon village, assure Christian*, propriétaire d’un manège à sensation. Je voterai Nicolas Sarkozy aux deux tours. C’est le moins pire. Mélenchon, c’est de l’utopie. Le système social français est très bien, mais les caisses sont vides ! »

Dans les allées de la fête foraine, les musiques dissonantes qui s’échappent des manèges sont une torture pour les oreilles. Pas de cacophonie, en revanche, sur les discussions politiques, clairement à l’unisson : « Aux oubliettes les 35 heures et les aides sociales »; « les caisses de l’Etat sont vides »; « François Hollande va augmenter les impôts » ; « seul Sarkozy peut nous sortir de la crise », disent-ils en chœur. « Je motive les troupes pour Sarkozy », milite Jean-Luc, qui tient une brasserie sur le site (ouverte au public jusqu’au 3 juin). Dans les rangs, on trouve quand même quelques voix contraires : « Pour moi, ce sera Hollande, lâche une figure du monde forain sous couvert d’anonymat. Il veut faire du social, et nous, notre clientèle est populaire. C’est dans l’intérêt de nos affaires », calcule-t-il.

* Le prénom a été changé.

 

Le Parisien

Paris: IL Tente De s’immoler Devant Des policiers

 

Info le Parisien

Stéphane Sellami | Publié le 20.04.2012, 16h18 | Mise à jour : 16h29

 

Un policier en poste rue Albert dans le XIIIe arrondissement à Paris a eu le bon réflexe, le 19 avril, vers 11 h 30, en se jetant sur un homme qui voulait s’immoler après s’être aspergé d’essence… Ce dernier avait promis de venir se faire brûler devant les policiers, alors qu’il avait été arrêté, la veille, après avoir commis plusieurs infractions au code de la Route par des agents de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC).

 

Le fonctionnaire – un adjoint de sécurité (ADS) – qui s’est jeté sur l’homme qui tentait de s’immoler a été légéremment incommodé après avoir reçu du carburant dans les yeux. Il a été transporté à l’hôpital de l’Hôtel-Dieu dans le IVe arrondissement. L’auteur de cette tentative d’immolation a finalement été conduit à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris.

 

LeParisien.fr

Marseille: « la réglette collante », nouvelle arme fatale des voleurs au « Dab »

Publié le vendredi 20 avril 2012 à 17H19

Les suspects avaient installé une réglette d’aluminium, juste au-dessus de la fente qui crache les coupures.

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Le « collet marseillais » permettait au voleur de récupérer les cartes. Cette fois, ce sont les billets…

Photo archives Fréderic Speich

 

De toutes les pratiques douteuses nées à Marseille, il en est une qui ne cesse de se renouveler et de s’améliorer, jusqu’à prendre de vitesse les escrocs et les voleurs les plus « performants », mais extérieurs à la ville. Cette technique, c’est celle du vol par ruse au distributeur automatique de billets (Dab).

Mardi soir, à la Poste de Saint-Marcel (11e), des policiers de la Bac Sud ont interpellé deux garçons de 19 et 20 ans en train d’expérimenter une redoutable méthode pour dérober des billets de banque. Les fonctionnaires remarquant bien que les deux suspects rôdaient depuis plusieurs minutes aux abords du Dab. Mais ils ignoraient encore comment ils parviendraient à leurs fins.

190 € sur les suspects

C’est en procédant à leur interpellation que les policiers ont pu comprendre le stratagème. Les suspects avaient installé une réglette d’aluminium, juste au-dessus de la fente qui crache les coupures. Un objet savamment enduit de colle qui offre l’avantage de retenir en toute discrétion tous les billets réclamés par le titulaire de la carte bancaire. Croyant avoir affaire à une erreur, la victime quitte les lieux après n’avoir rien reçu en échange de son code et de son ticket de retrait.

Cachés dans l’ombre, ceux qui ont installé le dispositif n’ont plus qu’à récupérer la réglette, sur laquelle le butin reste collé. La plupart du temps, les voleurs agissent lorsque l’agence bancaire est fermée, de façon à n’attirer aucun soupçon. En fouillant les suspects, les hommes de la Bac ont trouvé 190 €, ainsi que 40 € encore fixés sur la réglette. Les spécialistes de ce type de délinquance craignent que cette technique, extrêmement simple à appliquer, ne fasse des émules dans la ville. Mieux vaut donc se montrer extrêmement prudent dès lors qu’une anomalie est repérée sur un Dab.

Romain LUONGO