Affaire du Sofitel: DSK met en cause ses adversaires politiques

– Publié le 27/04/2012 à 23:27

Dominique Strauss-Kahn accuse ses adversaires politiques de s'être servis de l'affaire du Sofitel pour faire échouer sa candidature à l'élection présidentielle en France, dans une interview publiée par le Guardian selon lequel le socialiste vise ainsi des personnes "liées à Nicolas Sarkozy".Dominique Strauss-Kahn accuse ses adversaires politiques de s’être servis de l’affaire du Sofitel pour faire échouer sa candidature à l’élection présidentielle en France, dans une interview publiée par le Guardian selon lequel le socialiste vise ainsi des personnes « liées à Nicolas Sarkozy ».

Dominique Strauss-Kahn accuse ses adversaires politiques de s’être servis de l’affaire du Sofitel pour faire échouer sa candidature à l’élection présidentielle en France, dans une interview publiée par le Guardian selon lequel le socialiste vise ainsi des personnes « liées à Nicolas Sarkozy ».

« Peut-être ai-je été naïf sur le plan politique mais je n’ai tout simplement pas cru qu’ils iraient si loin (…), je ne pensais pas qu’ils pourraient trouver quelque chose capable de m’arrêter », déclare DSK au journaliste américain Edward Epstein, auteur de l’interview publiée par le journal britannique entre les deux tours de l’élection présidentielle française.

Le journaliste, dont le livre sur l’affaire du Sofitel paraît lundi sur internet, précise que Dominique Strauss-Kahn, qui ne cite aucun nom, se réfère par ce « ils » à des « agents » du président Nicolas Sarkozy, lui-même candidat à sa réélection.

« Dominique Strauss-Kahn accuse des ennemis liés à Nicolas Sarkozy d’avoir empêché sa candidature », titre le journal.

Selon le Guardian, l’ancien chef du FMI ne croit pas que les faits qui se sont produits au Sofitel de New York soient un coup monté, mais il estime que les suites de l’affaire ont été « orchestrées par des personnes ayant un agenda politique ».

Une femme de chambre de l’hôtel, Nafissatou Diallo, accuse Dominique Strauss-Kahn de l’avoir contrainte à une fellation dans sa suite le 14 mai dernier. DSK a reconnu une relation « inappropriée », mais sans « violence, ni contrainte, ni agression ».

D’après le quotidien, DSK accuse ses opposants d’avoir intercepté des appels téléphoniques et de s’être assurés que la femme de chambre allait bien porter plainte auprès de la police.

Toujours selon le journal, Dominique Strauss-Kahn affirme aussi qu’il était surveillé les jours précédant son séjour au Sofitel de New York.

Réagissant à ces déclarations, un des avocats de la femme de chambre les a jugées « complètement absurdes ».

« C’est complètement absurde, je n’ai rien d’autre à dire », a déclaré à l’AFP à New York Me Douglas Wigdor.

Dans l’interview réalisée le 13 avril à Paris, DSK assure qu’il comptait faire son annonce officielle de candidature « le 15 juin ». « Je n’avais aucun doute sur le fait que j’aurais été le candidat du parti socialiste », déclare celui qui était à l’époque le grand favori des sondages.

Selon Edward Epstein, DSK a eu recours ces onze derniers mois à une société de détectives privés dont l’enquête montre de nombreuses « activités en coulisses au Sofitel ».

Edward Epstein avait relancé l’affaire en novembre 2011 en affirmant que le procureur de New York avait en main les enregistrements de vidéosurveillance du Sofitel dans lesquels on voyait deux employés de l’hôtel se congratuler après avoir entendu la femme de chambre accuser DSK de crimes sexuels.

La procédure pénale a été abandonnée le 23 août, le procureur ayant des doutes sur la crédibilité de Mme Diallo. Un juge new-yorkais doit se prononcer mardi sur la poursuite ou non d’une procédure civile engagée par la jeune femme pour obtenir des dommages et intérêts.

Le 18 septembre, lors d’une interview télévisée, DSK n’avait pas exclu avoir été victime d' »un piège », s’interrogeant notamment sur l’attitude de la direction du Sofitel.

L’ancien patron du FMI, âgé de 62 ans, a par ailleurs été mis en examen (inculpé) fin mars à Lille (nord de la France) pour proxénétisme aggravé en bande organisée et placé sous contrôle judiciaire, pour avoir participé à des soirées libertines dont certaines participantes étaient, selon les juges, des prostituées rémunérées.

Selon un sondage publié vendredi, le socialiste François Hollande est favori pour le deuxième tour de l’élection présidentielle le 6 mai face à Nicolas Sarkozy avec 55% des intentions de vote contre 45% pour le président sortant

Marine Le Pen au Zénith de Paris: « Nous allons leur montrer qu’ils ont tort! »

Publié le 17.04.2012, 21h45

Marine Le Pen a promis mardi soir de faire mentir le

Marine Le Pen a promis mardi soir de faire mentir le « système », de « leur montrer qu’ils ont tort », en appelant à une mobilisation massive pour l’envoyer au second tour de la présidentielle, lors de son dernier et plus gros meeting de campagne au Zénith de Paris | Martin Bureau

Marine Le Pen a promis mardi soir de faire mentir le « système », de « leur montrer qu’ils ont tort », en appelant à une mobilisation massive pour l’envoyer au second tour de la présidentielle, lors de son dernier et plus gros meeting de campagne au Zénith de Paris.
Seule contre tous! Avec ce mot d’ordre, la candidate du FNà l’Elysée a pris un ton résolument populiste pour renvoyer une nouvelle fois dos à dos tous ses adversaires et se présenter comme l’unique « vote utile » de la présidentielle.

D’abord Nicolas Sarkozy, « hier candidat compulsif, aujourd’hui épuisé par ses mensonges », puis « le sénateur Mélenchon », copieusement hué, « qui magouille avec M. (Patrick) Buisson » et « rêve de finir sous-ministre d’un gouvernement socialiste ».
Puis, devant 6.000 partisans, ce fut le tour du candidat socialiste: « Il est beau le PS de François Hollande (…) qui a laissé la corruption gangrener des fédérations entières de son parti, voler les pauvres, qui va à Londres, à la City, rassurer le monde bancaire (…) et se fait adouber par le Financial Times qui le trouve très bien dans la politique de rigueur ».
Qualifiant le vote Sarkozy, qu’elle redoute, de « totalement inutile », elle a martelé que « le seul vote qui va compter », « c’est le vote Marine Le Pen », avant de lancer un « appel solennel » à « nos anciens », une catégorie qui lui résiste dans les sondages.
A cinq jours du premier tour, Marine Le Pen est créditée d’une moyenne de 15 à 16% d’intentions de vote par les enquêtes d’opinion, toujours au moins 10 points derrière le duo de tête. Seule exception intervenue dans la soirée, et accueillie avec satisfaction au FN, un sondage CSA a fait chuter Nicolas Sarkozy à 24% et remonter Marine Le Pen à 17.
« Nous allons leur montrer qu’ils ont tort », a promis Marine Le Pen, qui a fustigé les « sachants », « les experts », journalistes, sondeurs, en somme tout ce qu’elle a pu relier aux « élites mondialisées ».
« Messieurs les aristocrates du système, mettez un couvert de plus à votre table dimanche, le peuple s’invite à votre table », a-t-elle encore lancé. « On va gagner! On va gagner! », lui ont répondu ses fans.
S’attardant longuement sur sa dénonciation de l’Europe de Bruxelles, « rêve commun » selon elle de tous ses adversaires, elle a fait de « l’Etat-nation » le seul rempart pour sauver les systèmes de protection sociale. Puis elle a fustigé le débat que s’apprête à lancer la Commission européenne sur la relance de l’emploi, au besoin par une différenciation des salaires minimums par branches.
« Une bombe à fragmentation anti-sociale, l’anéantissement du droit du travail », a prévenu la présidente du FN, qui a fustigé l’euro mais n’a pas évoqué son projet de sortie de la monnaie unique.
Marine Le Pen a définitivement conquis la salle par son discours virulent sur l’immigration, agitant de nouveau le spectre du « Franco-Algérien » Mohamed Merah.
« Plus d’immigration, c’est plus de chômage, plus d’insécurité, plus de déficit budgétaire, plus de dette, une charge écrasante », a assuré la présidente du FN, qui s’est défendue de toute xénophobie. « Nous sommes passionnément francophiles! », a-t-elle clamé, avant que la foule des frontistes, chauffée à blanc, ne réponde comme dans un stade de foot: « On est chez nous! On est chez nous! On est chez nous! »
« Et parce que vous êtes chez vous, vous avez le droit de ne plus vouloir ces Franco-Algériens comme Mohamed Merah », a-t-elle alors répondu à son public.
Et comme un ultime appel à la mobilisation dans les urnes, Marine Le Pen a lancé: « Faites-vous entendre », « criez votre colère » et « bougez-vous! ».

“Je ferai autre chose”

Quelle vie pour Sarkozy après l’Elysée ?

“Je ferai autre chose”



Nicolas Sarkozy va-t-il disparaître du paysage politique français en cas de défaite le 6 mai prochain ? L’interessé a expliqué pour la première fois publiquement qu’il envisageait ce scénario.

« Je vous le dis, oui », a répondu le président-candidat à la question « si vous perdez cette élection présidentielle, est-ce que vous arrêtez la politique ? » qui lui était posée, jeudi 8 mars, par une auditrice de la radio RMC.

« Je ferai autre chose. Mais quoi, je ne sais pas », a-t-il déclaré.

Depuis le début de son mandat, Nicolas Sarkozy a évoqué plusieurs fois sa vie après l’Elysée. Conférencier, avocat, paisible retraité… Les idées ne lui manquent pas.

Sarkozy et Hollande seraient cousins (JDD)

 Par Europe1.fr

Publié le 3 mars 2012 à 23h06 Mis à jour le 3 mars 2012 à 23h06

Nicolas Sarkozy et François Hollande, au-delà de leurs affrontements, ont un ancêtre en commun – dont ils n’ont probablement jamais entendu parler : Claude Labully.

Ce paysan du XVIIème siècle est l’ancêtre commun des deux candidats à la présidentielle, estime dans le Journal du dimanche le généalogiste Jean-Louis Beaucarnot.

Le spécialiste de généalogie a remonté les arbres généalogiques des deux hommes politiques et constaté « que les deux branches convergeaient vers les mêmes villages de Saint-Genix-sur-Guiers et de Saint-Maurice-de-Rothorens où vivent deux familles aux patronymes identiques : les Labully! », raconte le JDD. Et de fil en aiguille, le généalogiste en est arrivé à établir le cousinage entre François Hollande et Nicolas Sarkozy.

Quand Guaino perd son sang froid

Sur France 3 Ile-de-France, le conseiller spécial du président de la République Henri Guaino a accusé Jérôme Guedj, le président socialiste du Conseil général de l’Essonne, de lui faire « un procès d’intention » concernant ses propos sur l’immigration, qu’il avait qualifié de « problème » les jours précédent.

La « plume », l’ami et le conseiller de Nicolas Sarkozy aura essuyé une semaine pour le moins mouvementée. Sur le plateau de l’émission La Voix est libre samedi, Henri Guaino a été pris à parti par Jérôme Guedj, le président socialiste du Conseil général de l’Essonne. Ce dernier s’est dit « choqué » par les propos tenus récemment par le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy sur l’immigration, qualifiée de « problème » jeudi sur France 2. Avant de réitérer sa position sur RTL le lendemain.

Plus précisément, Jérôme Guedj n’a pas apprécié « cette phrase (où Henri Guaino précise que) le gouvernement lutte contre l’immigration »… « Clandestine », coupe le conseiller du président. Mais « vous n’avez pas dit ‘clandestine' », lui rétorque l’élu socialiste, pour qui son interlocuteur « va à rebond de l’histoire multiséculaire de notre pays, qui est une terre d’immigration ». Echaudé par « ce procès d’intention » comme par le fait « de ne pas pouvoir discuter », Henri Gaino s’emporte : « Mais taisez-vous! » Ou encore « vous êtes le bien, je suis le mal, vous faites de la politique comme un militant primaire ». Puisi, dans le brouhaha d’un débat devenu incontrôlable : « Si je vou straite de sale con, ça va vous plaire? », a-t-il demandé.

LA VIDEO :

Pierre Manière – leJDD.fr

samedi 25 février 2012

Henri Guaino Henri Guaino sur le plateau de La voix est libre. (Capture d’écran)

Réactions à l’article