Meurtre dans l’Aube : Il tue et brûle sa femme à moitié

Publié le 2 mars 2012 à 20h41
Mis à jour le 2 mars 2012 à 20h41

Le mari d’une femme de 58 ans, portée disparue en début de semaine et dont le corps avait été retrouvé mercredi en partie démembré et calciné près de Troyes dans une décharge, a reconnu l’avoir tuée. Il a été déféré vendredi soir devant un juge d’instruction de Troyes, a-t-on appris auprès du parquet.

Les policiers du commissariat de Troyes avaient retrouvé le corps dans une décharge sauvage entre Grange-l'Evêque et Dierrey-Saint-Julien (Aube)

Les policiers du commissariat de Troyes avaient retrouvé le corps dans une décharge sauvage entre Grange-l’Evêque et Dierrey-Saint-Julien (Aube) SIPA/POL EMILE

Le mari de la femme de 58 ans découverte en partie démembrée et calciné a reconnu être l’auteur du crime. Il a été déféré vendredi soir devant un juge d’instruction de Troyes. L’homme, un chauffeur-magasinier, âgé de 56 ans, soupçonné d’avoir tué sa femme dimanche en l’étranglant à mains nues puis d’avoir tenté de dissimuler son cadavre, doit être mis en examen pour meurtre aggravé, selon le procureur de Troyes Alex Perrin, qui a requis son placement en détention.

Drame familial

Placé en garde à vue mercredi soir, l’homme a reconnu devant les enquêteurs de la police judiciaire avoir tué son épouse. « On est dans le cadre d’un drame familial », a expliqué le procureur, selon lequel le meurtre aurait eu lieu lors d’une dispute entre les deux époux, qui résidaient à Sainte-Savine (Aube).
Mariés depuis une dizaine d’années, ils envisageaient de divorcer : « On est dans un contexte de couple qui ne s’entend plus, qui envisage le divorce, ils étaient en train de penser à se séparer, c’est un couple qui ne fonctionnait plus », a expliqué le procureur de Troyes.

Récit d’un crime atroce

Le mari « aurait ensuite chargé le corps dans son véhicule, et il s’en serait débarrassé en campagne, après avoir tenté de le calciner en partie », selon le procureur. D’après les résultats de l’autopsie, le démembrement partiel du corps ne semble pas en revanche être du fait du suspect. Mercredi en fin de journée, une promeneuse avait alerté la police après avoir aperçu un chien passer avec une main dans la gueule. Les policiers du commissariat de Troyes avaient retrouvé le corps dans une décharge sauvage entre Grange-l’Evêque et Dierrey-Saint-Julien.
« On n’a pas d’élément particulier laissant entendre que c’était quelqu’un de violent », a déclaré le procureur à propos du meurtrier présumé, qui n’était jusqu’ici pas connu des services de police. Le suspect encourt la perpétuité. La disparition de l’habitante de Sainte-Savine avait été signalée lundi par sa famille. Un avis de recherche avait été émis.

 

Elles punissent une enfant à mort pour une friandise

Elles punissent une enfant à mort pour une friandise

la belle-mère et la grand-mère de Savannah ont été inculpé pour le meurtre de la fillette. | Photo REUTERS/Etowah County Sheriff’s Office/Handout

Une enfant de neuf ans est morte en Alabama, aux Etats-Unis, après avoir été obligée à courir trois heures jusqu’à épuisement. Sa grand-mère et sa belle-mère voulaient la punir d’avoir mangé une friandise. Les deux femmes ont été inculpées pour assassinat.

Clémentine Rebillat – Parismatch.com

  • Savannah Hardin avait seulement neuf ans et a été punie à mort. Sa faute? Avoir mangé une barre de chocolat en cachette. Un acte anodin pour la plupart des enfants, mais pas pour la petite américaine, qui a été forcée, lundi, à courir pendant trois heures autour de sa maison d’Alabama, aux Etats-Unis. Sa grand-mère et sa belle-mère auraient en effet obligé l’enfant à faire des tours dans la rue. «Il est prouvé que la grand-mère était dans la cour avec Savannah, et qu’elle l’encourageait avec les mots: « Bouge-toi! Bouge-toi! Bouge-toi! », un peu comme un sergent instructeur», a commenté le porte-parole du shérif sur CNN. Les autorités tentent toujours de savoir si Savannah a subi des violences physiques ou uniquement verbales. Selon un communiqué, la fillette, qui est décédée lundi à l’Hôpital pour enfants de Birmingham, «était extrêmement déshydratée et avait un taux de sodium très bas.» Elle souffrait en plus depuis son plus jeune âge d’une maladie de la vessie.

L’émotion de toute une ville

La petite fille, dont les parents avaient divorcés en 2006, vivait chez son père Robert et sa belle-mère, Jessica Mae Hardin. «Ça avait l’air d’être une famille recomposée heureuse, a déclaré un voisin à « USA Today« . Il y avait des mères, des grand-mères, des enfants.» Mais tout n’était pourtant pas aussi joyeux qu’ils voulaient le laisser croire. En août 2010, Robert et Jessica avaient demandé le divorce. Selon le site de Fox6, le père de famille avait affirmé que sa compagne était bipolaire et avait des tendances alcooliques. Il avait également fait savoir qu’elle aurait tenté de kidnapper l’enfant qu’ils avaient eu ensemble. Des allégations niées en bloc par la jeune femme de 27 ans. Pour se défendre, elle avait répliqué qu’il l’avait un jour poussé contre un mur et jeté sur le canapé alors qu’il était en colère. A la demande du couple, la procédure de divorce avait finalement été interrompue.

Face à ce drame, les voisins et amis de la fillette ont évidemment fait part de leur chagrin. Le proviseur de l’école élémentaire de Carlisle, dans laquelle elle était scolarisée, a confié sa peine à «USA Today». «C’est un évènement tragique, une situation déchirante. C’est le genre de chose qui ne peut pas arriver», a-t-il déclaré. Dans la salle de classe, son petit bureau s’est transformé en mémorial de fortune sur lequel ses camarades peuvent laisser des mots et des souvenirs. Une cellule de crise a également été mise à disposition des élèves. De leur côté, la belle-mère et la grand-mère de Savannah ont été inculpées pour meurtre. Leur caution est fixée à 500 000 dollars.