L’électorat du FN en partie séduit par l’impôt à 75%

SONDAGE EXCLUSIF – Selon une étude Ifop réalisée pour leJDD.fr, 57% des Français sont favorables à la proposition de François Hollande de taxer davantage les plus riches. « L’impôt à 75% » plaît même à une majorité des électeurs d’extrême droite.

En début de semaine, François Hollande a lancé l’idée d’imposer à 75% les contribuables les plus riches. Dans une étude de l’Ifop réalisée jeudi et vendredi pour leJDD.fr (à lire en intégralité ci-dessous), 57% des Français se disent favorables à cette mesure « car elle contribuera à une plus grande justice sociale ». A l’inverse, 42% d’entre eux estiment qu’une telle imposition provoquera le départ du pays des plus riches.

Cette étude prouve que l’annonce du candidat socialiste lui a permis de « gauchiser » son programme. « Ce qui reste comme l’identité du Parti socialiste, même dans les pires moments, c’est son indentification à la lutte contre les inégalités et contre les injustices sociales », décrypte pour le JDD.fr Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop.

Une partie de l’électorat FN favorable à la proposition de Hollande

L’imposition à 75% sur les plus riches « renforce le clivage droite-gauche mais exacerbe surtout le clivage gros-petit », analyse le responsable de l’institut de sondage. Et cela bénéficie à François Hollande. Sa prise de position « a contribué à réactiver l’image de Nicolas Sarkozy comme ami des riches », estime encore Frédéric Dabi, avant d’ajouter : « Une partie de l’opinion publique, les catégories populaires et de plus en plus les classes moyennes, appréhendent toute décision politique en se demandant à qui cette mesure va profiter : aux modestes ou aux riches. François Hollande a recréé ce clivage sur lequel Nicolas Sarkozy n’est pas à l’aise. »

Autre enseignement du sondage de l’Ifop : la proposition du candidat socialiste a aussi séduit l’électorat du… Front national : 51% des sympathisants du parti d’extrême droite sont favorables à l’idée de taxer les plus riches. Si, sur la méthode, Frédéric Dabi relativise ce constat, évoquant le « petit échantillon » de personnes interrogés, le responsable de l’Ifop reconnaît qu' »une partie de l’électorat FN est sensible à ce thème de la justice sociale ». Marine Le Pen a d’ailleurs repris cette expression dans plusieurs de ses discours. Et, dans le cadre d’un second tour face à Nicolas Sarkozy, François Hollande pourrait ainsi en profiter pour récupérer des voix venant d’extrême droite.

Tribune libre : Montebourg – Pulvar : les arroseurs arrosés.

 

arroseur arrosé

Tribune libre : Montebourg – Pulvar : les arroseurs arrosés.

29/02/2012 – 17h00
PARIS (NOVOpress) –Quand on stigmatise, insulte, traine dans la boue en permanence une partie de l’opinion publique, il faut toujours s’attendre, un jour ou l’autre, à un retour de bâton.

C’est ce qui arrivé hier soir à Audrey Pulvar et à son mari Arnaud Montebourg, membre éminent du parti socialiste, qui, sortant d’un restaurant du 16e arrondissement parisien, ont été apostrophés et chahutés de manière virulente par un groupe de jeunes gens ne partageant manifestement pas les opinions politiques des deux personnalités citées.

Visiblement ces personnes souhaitaient surtout exprimer (sans doute maladroitement vu les propos rapportés) le ras-le-bol d’une partie de la jeunesse française « Desouche » face au traitement qui lui est réservé au quotidien par les médias et les politiciens de la bien-pensance, toujours prompts à défendre les autres avant les nôtres.

La question n’est pas de débattre des injures qui auraient été proférées hier soir devant les deux socialistes, car il suffit de relire toutes les excuses trouvées aux textes haineux de groupes de rap financés par de nombreuses municipalités socialistes et diffusés sur toutes les ondes pour se dire que finalement, ces insultes ont été faites dans un contexte bien précis, sans pensées réelles (c’est bien ça que Jack Lang, ami d’Arnaud Montebourg, pense quand il déclare « kiffer » le rap ?).

L’interrogation n’est pas non plus de savoir si les salaires mirobolants cumulés d’Arnaud Montebourg et d’Audrey Pulvar permettront à chacun d’acheter de nouveaux vêtements chics, ceux d’hier ayant, aux dires des victimes, subi quelques attaques de houblon.

Mais Audrey Pulvar et Arnaud Montebourg ont-ils été frappés et envoyés à l’hôpital, comme l’a été récemment cette élue qui a eu le tort de s’estimer partout chez elle pour coller des affiches électorales, y compris à proximité d’une cité chaude marseillaise ?

Ont-ils été menacés puis tabassés, comme c’est le cas, depuis de nombreuses années, lorsque des militants d’extrême-gauche tombent sur des identitaires ou des patriotes souhaitant se rendre à un meeting quelconque ?

Non. Bien entendu. À contrario, Mme Pulvar a été tellement effrayée et choquée par ses agresseurs qu’elle a eu le temps d’envoyer plusieurs messages via « twitter » afin d’alerter l’ensemble de ses amis journalistes et politiques.
Ceci pour à nouveau obliger l’ensemble des Français à subir pendant quelques jours le même message : « la bête immonde est de retour, il faut réagir avant qu’il ne soit trop tard ! »
Quelle aubaine pour le parti socialiste, dont Mr Montebourg a bien failli être le candidat à l’élection présidentielle ! Quelle chance, alors que la campagne présidentielle fait rage, de pouvoir tirer à boulets rouges sur la droite et l’extrême-droite, qui n’ont pourtant rien à voir dans cette histoire ! Quel bonheur de pouvoir à nouveau, encore et toujours, se servir de cet incident insignifiant pour réclamer toujours plus de solidarité, de tolérance, d’intégration, de métissage et de discrimination positive !

Ce matin, la haute société du spectacle et de la politique fait bloc derrière les deux « victimes » de cette « infâme agression ». Dès qu’on touche à « la caste », c’est branle-bas de combat !

Étonnant, car quand des “sauvageons” (comme certains disent) brûlent des voitures, cassent, pillent, rackettent, dépouillent voir même tuent, cette même caste est la première à monter au créneau pour trouver toutes les excuses du monde à des faits autrement plus violents que ceux, encore une fois uniquement rapportés par les victimes, commis hier.

Mme Pulvar, Mr Montebourg : ne vous vient-il pas à l’idée que vous êtes avant tout responsables de la situation d’hier ?

La presse nationale et les politiciens aux manettes depuis 40 ans n’ont ils pas compris qu’ils étaient responsables de ces dérapages, à force d’imposer au peuple qui pourtant n’en veut pas, pèle mêle : l’immigration massive, l’islamisation, le métissage, la discrimination positive, les hausses du prix de l’essence et des énergies nécessaires pour vivre, la baisse du pouvoir d’achat, les licenciements, la dictature des marchés, etc ?
Ce peuple qui ne peut plus s’exprimer librement et qui, même lorsqu’il souhaite changer de société par un simple vote démocratique, est stigmatisé quotidiennement.

La fracture sociale, ethnique, culturelle qui se creuse de plus en plus sur le territoire français est inévitable et amènera, dans les prochains mois, dans les prochaines années, des incidents autrement plus importants que ceux d’hier, prémices d’une guerre civile annoncée. Les procès, la prison, la répression, la censure, l’isolement, l’étouffement économique n’y feront rien…

La caste médiatique et politique parisiano-centrée est un des morceaux isolé, mais puissant de cette fracture française.

Et quand, un mardi soir de février, cette caste sort d’un restaurant chic du 16ème arrondissement parisien, le ventre plein de caviar et de grands crus et qu’elle tombe sur ce peuple de France qu’elle déteste (et qui la lui rend bien), attablé au bistrot, bière à la main, alors l’arroseur quotidien se retrouve arrosé.

Yann Vallerie