Sarkozy veut « capter les votes » FN (Aliot)

AFP Publié le 07/03/2012 à 09:29
Nicolas Sarkozy, en avançant ses propositions hier sur France 2, était « dans une opération de captation de votes », en direction notamment de l’électorat du Front national, endossant « pratiquement » le concept de préférence nationale, a estimé aujourd’hui Louis Aliot (FN).

« On est dans la promesse électorale. Il est dans une opération de captation de votes », a déclaré sur France Inter le vice-président du parti d’extrême droite, considérant qu’il était « évident » que le président candidat faisait des appels en direction de l’électorat du FN.

« Il n’est plus par la population »

Mais « Nicolas Sarkozy n’est plus cru par la population », a-t-il ajouté, en déclarant qu’il n’accordait par exemple aucun crédit à la proposition du président sortant de diviser par deux, autour de 100.000, le nombre d’immigrés accueillis en France chaque année. « Je ne vois pas pourquoi il ferait demain ce qu’il n’a pas fait hier », a relevé Louis Aliot.

« Le phénomène de l’immigration est un phénomène global qui ne se réduit pas au nombre d’immigrés présents légalement, a-t-il ajouté (…) Il y a aussi tout le problème des clandestins, de l’insécurité qui est la conséquence de cela, etc.. »

« Une manoeuvre de dernière minute »

Selon lui, Nicolas Sarkozy « est aux abois » et tente « une manoveuvre de dernière minute » juste avant les élections. « Il tente le tout pour le tout ». Certaines des propositions du président sortant reviennent « pratiquement » à endosser le concept de « préférence nationale » défendue par le Front national, a-t-il estimé.

« Quand vous mettez des conditions pour des prestations sociales, des conditions de durée, c’est donc que la préférence nationale est légale… Il vient piocher dans notre programme », a-t-il conclu.

Marine Le Pen à l’aise face aux «vraies gens»

Par Guillaume Perrault Mis à jour le 06/03/2012 à 14:28 | publié le 06/03/2012 à 07:53 Réactions (369)
Marine Le Pen sur le plateau de Parole de candidat, avant l'enregistrement de l'émission le 5 mars.
Marine Le Pen sur le plateau de Parole de candidat, avant l’enregistrement de l’émission le 5 mars. Crédits photo : JOEL SAGET/AFP

La candidate du Front national était lundi l’invitée de l’émission Parole de candidat, sur TF1.

Marine Le Pen était plus à l’aise face aux «vraies gens» que face aux journalistes, lundi, sur le plateau de TF1, dans l’émission Parole de candidat. Confrontée à un panel représentatif de Français, la candidate du Front national s’appuie d’abord sur le pupitre transparent placé devant elle, comme un avocat à la barre du tribunal. Puis Marine Le Pen se détend et s’anime.

«Je ne comprends pas l’intérêt d’un retour au franc», l’interroge une chef d’entreprise. «Il n’y a que des avantages» à la sortie de l’euro, argumente la candidate du FN. Un cuisinier lui dit son opposition à l’apprentissage dès 14 ans. «Le principe de l’apprentissage, c’est d’apprendre», rétorque Marine Le Pen. «Ne serait-il pas préférable de laisser le droit du sol en France?», la questionne un Français d’origine maghrébine. Le ton devient alors conflictuel. Et la candidate du FN s’appuie d’une seule main sur le pupitre pour gagner en autorité. «Cette acquisition automatique de la nationalité française est une pompe à immigration, affirme la candidate du FN. La nationalité française s’hérite ou se mérite». Face à une commerçante qui l’interroge sur ses charges, Marine Le Pen se détend de nouveau et devient presque joviale.

La parole est ensuite aux journalistes. «Je marche sur mes deux jambes, répond la candidate du FN à une question du journaliste François Bachy qui l’interroge sur la cohérence de sa campagne. D’un côté le chômage, la dette, le pouvoir d’achat. De l’autre, l’immigration et l’insécurité». Le débat roule ensuite sur les questions économiques. Les objections de ses contradicteurs finissent par énerver Marine Le Pen. «Quoi qu’on dise, il n’y a pas de solution», raille-t-elle en prêtant ces réflexions aux journalistes qui lui font face. La candidate semble à deux doigts d’exploser. Mais elle finit par se contenir.

EN DIRECT. Marine Le Pen veut rétablir« la tolérance zéro »

M.P. | Publié le 04.03.2012, 10h09 | Mise à jour : 16h14

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Marine Le Pen tient un meeting à Marseille, axé sur l'autorité. 

Marine Le Pen tient un meeting à Marseille, axé sur l’autorité.  | CAPTURE D’ECRAN.

.. A cinquante jours du premier tour, les sujets se multiplient dans l’actualité politique. Ce dimanche, les invités s’enchaînent. Jean-Luc Mélenchon ouvre la danse au grand rendez-vous Le Parisien-Aujourd’hui-en-France-I Télé-Europe 1. Bien décidé à se faire entendre dans un contexte politique enclin à une bipolarisation entre l’UMP et le PS. Peu après midi, c’est François Hollande qui a fait une sortie qui risque bien de se faire remarquer. « J’ai appris que le directeur sportif ou l’entraineur du PSG gagnait 6 millions d’euros par an, lance-t-il évoquant sans le nommer Leonardo. Est ce que le PSG a des résultats tels que le directeur doit être payé autant ? » Marine Le Pen, comme tous les dimanches, tient un meeting dans l’après-midi à Marseille.

Suivez minute par minute ce dimanche politique sur leparisien.fr

16 heures. « Je sais qu’il est difficile de quitter ses coutumes, sa langue, mais telle est la règle a laquelle nous n’aurions pas du déroger», explique Marine Le Pen, dans une longue litanie sur l’immigration. «Il est impossible d’assimiler une immigration aussi massive que celle que nous vivons : 10 millions en 30 ans. (…) Certains étrangers sont depuis 30 ans sur notre territoire et n’ont pas fait l’effort d’apprendre notre langue »

15h45. «Plus aucune prestation sociale ne sera versée aux récidivistes délinquants et aux criminels», enchaîne Marine Le Pen. Selon le FN, plus de «4000 personnes» assistent aux meeting.

15h40. Marine Le Pen veut rétablir «la tolérance zéro». «Que les policiers et les gendarmes sachent que je ne les laisserai jamais tombé», assure-t-elle, avant de rajouter que «les remises automatiques de peine seront supprimées». Et elle s’amuse en citant le discours tenu hier à Bordeaux par Nicolas Sarkozy, assurant qu’elle a fait des «adeptes». Celle qui cible «les zones de non-droit», déclare la guerre «aux 5000 les chefs de bande». «Il faut aller les chercher, les juger»

15h35. Marine Le Pen : «L’ordre public se révèle fragile, détérioré et gangréné».  Celle qui se présente comme «la candidate de la révolte populaire» prononce un discours où elle cible une nouvelle fois Nicolas Sarkozy et l’échec de sa politique de sécurité. « Où est-il le Kärcher ?», harangue-t-elle sous les huées de l’assistance. « A Marseille, vous avez droit à la sécurité comme tous les compatriotes en tous lieux de France», assure-t-elle en évoquant les derniers faits divers qui ont émaillé la ville. Jean-Marie Le Pen, le président du FN est présent dans la salle, pour ce meeting axé sur l’autorité.

15h30. «Marseille, je t’aime», a crié Marine Le Pen en prenant la parole en introduction de son meeting dans la citée phocéenne. Pendant quelques minutes, la candidate n’a pas pu prendre la parole écoutant la foule scandait des « on est chez nous ».

Sarkozy : « l’immigration peut être un problème »

 

  • François Hollande
    29%
  • Nicolas Sarkozy
    25.5%
  • Marine Le Pen
    18.5%
  • François Bayrou
    12%
  • Jean-Luc Melenchon
    8%
  • Eva Joly
    3%
  • Dominique de Villepin
    1.5%
  • Nicolas Dupont-Aignan
    1%
  • Corinne Lepage
    0.5%
  • Philippe Poutou
    0.5%
  • Nathalie Arthaud
    0.5%

Par Europe1.fr avec agences

Publié le 3 mars 2012 à 19h21 Mis à jour le 3 mars 2012 à 19h41

© MAXPPP

A Bordeaux, il s’est notamment dit favorable à l’étiquetage de la viande halal.

A droite toute. Lors de son meeting à Bordeaux, Nicolas Sarkozy a alterné samedi les thématiques liées à l’immigration et à la justice.

Son discours a, en outre, attaqué très frontalement son principal adversaire, François Hollande. « Honte à ceux qui se sont joints aux séparatistes basques », a ainsi lancé Nicolas Sarkozy, faisant allusion aux militants socialistes qui l’ont, selon lui, hué et insulté jeudi lors de sa venue à Bayonne.

Sarkozy dénonce les « coups bas » du camp socialiste

« Honte à ceux qui considèrent qu’une campagne électorale doit être une succession de guets-apens et de coups bas. Nous n’avons pas la même conception du droit de manifester », a-t-il encore indiqué, avant de s’attaquer à la mesure de taxation des très hauts revenus annoncée en début de semaine par son adversaire.

« Quand on propose un taux d’imposition de 75% pour faire payer les riches et que l’on explique le lendemain que ‘cela _ je cite _ n’a pas vocation à rapporter un seul euro au budget de l’État’, donc à faire payer un seul euro aux riches, je dis que c’est du cynisme », a lancé le président sortant, devant quelque 8.000 personnes.

Europe1.fr fait le point sur les principaux thèmes abordés lors du meeting :

Moins d’immigrés. Evoquant l’immigration, le candidat de l’UMP a appelé à la « faire correspondre à nos capacités d’accueil ». « L’immigration est un atout, une richesse mais pourquoi ne pas avouer qu’elle peut être aussi un problème », a-t-il déclaré.

« La seule voie, c’est celle de l’immigration choisie »

« Quand on a perdu le vote populaire, on veut mobiliser le vote communautaire, a attaqué Nicolas Sarkozy. La seule voie, c’est celle de l’immigration choisie. »

Le candidat UMP s’est donc prononcé pour des modifications du regroupement familial. « Nous devons réduire le nombre des arrivées sur notre territoire. C’est pour cela qu’il faut mettre des conditions au regroupement familial: un travail, un logement décent, l’engagement à apprendre le français », a-t-il déclaré.

Contre le droit de vote aux étrangers. Concernant les étrangers vivant en France, Nicolas Sarkozy a redit qu’il s’opposait à l’octroi du droit de vote. « Donner le droit de vote aux étrangers, séparer le droit de vote de la citoyenneté, de la nationalité, c’est porter atteinte à la République. C’est ouvrir la voie au vote communautaire. C’est mettre les maires sous la menace du chantage communautaire », a affirmé le président-candidat. Une position qu’il n’a pas toujours défendue.

« Je souhaite l’étiquetage des viandes »

Pour l’étiquetage de la viande halal. Le président sortant a plaidé en faveur de « l’étiquetage de la viande en fonction de la méthode d’abattage », en pleine polémique sur la viande halal alimentée par Marine Le Pen et le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant. « Reconnaissons à chacun le droit de savoir ce qu’il mange, halal ou non. Je souhaite l’étiquetage des viandes en fonction de la méthode d’abattage », a déclaré le président-candidat.

« Pour un droit d’appel des victimes aux assises »

Renforcer le rôle de la victime dans les procès d’assises. Nicolas Sarkozy s’est prononcé « pour un droit d’appel des victimes pour les décisions des cours d’assises, pour la détention provisoire et l’exécution des peines ». « C’est un sujet très délicat et je mesure le bouleversement qu’il introduira dans notre justice, et pourtant je propose de l’instaurer (…). La victime a le droit de donner son avis sur la remise en liberté de celui qui en a fait une victime », a déclaré le candidat-président.

Etendre les jurys populaires. Toujours sur le volet « justice », le candidat UMP a proposé qu’un « condamné ne puisse pas bénéficier d’une remise en liberté conditionnelle avant qu’il ait effectué au moins les deux tiers de sa peine ». Il s’est également prononcé pour l’extension des jurys populaires à la mise en détention provisoire et l’application des peines », et a aussi affirmé que « l’obligation de réparer le dommage » devait être une « priorité de la politique pénale des mineurs ».

Nicolas Sarkozy menacé de mort à Bordeaux, un suspect arrêté

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Attendu samedi prochain à Bordeaux, Nicolas Sarkozy a été la cible d'appels malveillants lundi.

Attendu samedi prochain à Bordeaux, Nicolas Sarkozy a été la cible d’appels malveillants lundi. | Eric Feferberg

La police n’a pas trainé. Deux jours après les menaces de mort proférées contre Nicolas Sarkozy, l’auteur présumé de ces actions a été interpellé par les enquêteurs de la brigade criminelle de la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ).

Mercredi matin, un Bordelais sans emploi de 42 ans, déjà connu de la justice selon une source proche du dossier pour des faits de vol, outrages à agent et violences, a été arrêté à son domicile.

L’homme interpellé, «alcoolisé» au moment des faits, a été confondu car «il a appelé avec son propre téléphone», selon cette même source. Selon le parquet, il «est passé aux aveux».

Selon le quotidien Sud-Ouest qui a révélé l’affaire, le suspect a appelé une dizaine de fois le numéro de police-secours lundi après-midi. Au téléphone, il profère des insultes, des menaces de mort à l’encontre du candidat UMP. Avant d’indiquer avoir perçu une forte somme pour attenter aux jours du président sortant lors de son meeting de samedi à Bordeaux consacré à «la République, la citoyenneté et l’immigration».

Quelques semaines plus tôt, le 4 janvier, François Hollande avait vécu une mésaventure similaire. En visite à Mérignac, dans la banlieue de Bordeaux, il avait également été l’objet de menaces de mort. L’enquête, rapidement bouclée par la DIPJ, avait abouti à l’interpellation d’un suspect: un Bordelais de 56 ans, qui a reconnu les faits. Pour son acte, motivé par un pari à 50 euros avec une connaissance, il encourt 6 mois de prison et 7.500 euros d’amende.

 

LeParisien.fr

Pour Guéant, le FN est à la fois «nationaliste» et «socialiste»

Claude Guéant, ministre de l'Intérieur, le 27 septembre 2011 à Paris.

Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, le 27 septembre 2011 à Paris. (Photo Thomas Samson. AFP)

 

Claude Guéant a qualifié dimanche de « tout à fait fantaisiste » la proposition de Marine Le Pen de réduire à 10.000 le nombre d’immigrés entrant chaque année légalement en France, et jugé que le FN était un parti à la fois « nationaliste » et « socialiste ».

Réduire de 180.000 à 10.000 le nombre d’immigrés légaux, « c’est tout à fait fantaisiste », a dit le ministre de l’Intérieur, interrogé par Radio J sur cet objectif réaffirmé mercredi dernier par la candidate du Front national à l’Elysée.

« En la suivant on ne pourrait plus accepter aucun regroupement familial (…) aucun malade en détresse vitale », ni d’étudiants étrangers, a-t-il ajouté, faisant aussi remarquer que le chiffre de 10.000 correspond au nombre de réfugiés politiques accueillis chaque année en France.

Pour l’immigration légale, a encore dit le ministre, « je pense qu’il serait bien de revenir à un chiffre qui était celui que nous connaissions avant que le gouvernement Jospin ouvre les vannes », c’est-à-dire « de l’ordre de 150.000 ».

L’immigration est une chance pour la France ou pas ? « Ca a été une chance, ça c’est sûr », a répondu M. Guéant. « Aujourd’hui, force est de dire que nous avons 2,8 millions de demandeurs d’emploi, que la population immigrée légale connaît un taux de chômage très important puisqu’il est de 24%, et que par conséquent il faut que nous réduisions l’immigration de travail ».

«Le naturel revient»

Interrogé par ailleurs sur l’écrivain collaborationniste Robert Brasillach, cité il y a huit jours par Jean-Marie Le Pen dans une convention FN, Claude Guéant y a vu une preuve « que le naturel revient » dans ce parti, malgré la dédiabolisation menée depuis un an par sa présidente Marine Le Pen.

« Le masque tombe », selon le ministre, qui a fait valoir que Mme Le Pen ne « dément jamais » les dérapages de son père.

Comment qualifier le Front national ? « Je dirais que ce n’est pas un parti républicain, c’est un parti qui est nationaliste et socialiste », a rétorqué le ministre. National-socialiste ? « Non, nationaliste et socialiste », a-t-il insisté. « Il y a quelques mois, elle voulait tout nationaliser ».

Enfin à propos de la polémique récente sur la viande halal – dont Mme Le Pen a affirmé qu’elle était omniprésente dans la distribution en Ile-de-France -, le ministre a lâché : « Comme d’habitude elle cherche à susciter des frayeurs dans le pays ».

« C’est une composante de la liberté religieuse que de consommer, pour les musulmans, de la viande halal, comme, pour les juifs, c’est un élément de leur liberté religieuse qui est garantie par la Constitution de la République que de consommer de la viande casher », a-t-il poursuivi.

(AFP)

Quand Guaino perd son sang froid

Sur France 3 Ile-de-France, le conseiller spécial du président de la République Henri Guaino a accusé Jérôme Guedj, le président socialiste du Conseil général de l’Essonne, de lui faire « un procès d’intention » concernant ses propos sur l’immigration, qu’il avait qualifié de « problème » les jours précédent.

La « plume », l’ami et le conseiller de Nicolas Sarkozy aura essuyé une semaine pour le moins mouvementée. Sur le plateau de l’émission La Voix est libre samedi, Henri Guaino a été pris à parti par Jérôme Guedj, le président socialiste du Conseil général de l’Essonne. Ce dernier s’est dit « choqué » par les propos tenus récemment par le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy sur l’immigration, qualifiée de « problème » jeudi sur France 2. Avant de réitérer sa position sur RTL le lendemain.

Plus précisément, Jérôme Guedj n’a pas apprécié « cette phrase (où Henri Guaino précise que) le gouvernement lutte contre l’immigration »… « Clandestine », coupe le conseiller du président. Mais « vous n’avez pas dit ‘clandestine' », lui rétorque l’élu socialiste, pour qui son interlocuteur « va à rebond de l’histoire multiséculaire de notre pays, qui est une terre d’immigration ». Echaudé par « ce procès d’intention » comme par le fait « de ne pas pouvoir discuter », Henri Gaino s’emporte : « Mais taisez-vous! » Ou encore « vous êtes le bien, je suis le mal, vous faites de la politique comme un militant primaire ». Puisi, dans le brouhaha d’un débat devenu incontrôlable : « Si je vou straite de sale con, ça va vous plaire? », a-t-il demandé.

LA VIDEO :

Pierre Manière – leJDD.fr

samedi 25 février 2012

Henri Guaino Henri Guaino sur le plateau de La voix est libre. (Capture d’écran)

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