Soupçonné de l’assassinat de son ex-compagne, un policier en fuite

Publié le 14.04.2012, 10h26 | Mise à jour : 13h53

 
Illustration. Un fonctionnaire de police de Grenoble soupçonné du meurtre de son ex-compagne est recherché par la gendarmerie

Illustration. Un fonctionnaire de police de Grenoble soupçonné du meurtre de son ex-compagne est recherché par la gendarmerie | Google map

Un policier, soupçonné d’avoir tué, mercredi, de plusieurs balles son ex-compagne, à la Motte-Servolex (Savoie), est recherché par la gendarmerie de Chambéry. Une enquête est ouverte pour «assassinat» contre ce policier en poste à Grenoble.

La femme, atteinte de plusieurs balles à la poitrine, a été découverte dans sa maison par sa fille jeudi, a précisé le procureur de la République de Chambéry, Jean-Pierre Valensi, confirmant une information du Dauphiné Libéré.

 

Agée de 44 ans et mère de plusieurs enfants, elle a été touchée à plusieurs reprises au niveau du cœur par des projectiles dont le calibre n’a pas encore été déterminé. Sa mort remonterait à la soirée de mercredi, rapporte le quotidien local.

Depuis la découverte du cadavre, les enquêteurs ont vainement tenté de rentrer en contact avec l’ancien compagnon de la victime, un brigadier chef de 46 ans affecté à l’Hôtel de police de Grenoble. Selon le Dauphiné, le couple se serait disputé il y a environ deux semaines.

 

LeParisien.fr

Il trouve près de 10 000 euros dans la rue et les rend à la police

 Publié le 26.05.2012, 13h36 | Mise à jour : 13h40

Archives LP

Un Autrichien de 22 ans, originaire de la région du Tyrol (ouest de l’Autriche), a rendu 9900 euros, argent liquide qu’il avait trouvé dans une rue d’Innsbruck, capitale du Tyrol.

Le jeune Autrichien a trouvé l’argent vendredi et l’a immédiatement déposé au commissariat de police le plus proche. La police d’Innsbruck n’a pas donné de précisions sur le propriétaire de l’argent trouvé.

 

LeParisien.fr

EN IMAGES. Voici la nouvelle Alpine

Publié le 26.05.2012, 13h25


  • AFP / DIMITAR DILKOFF

 

Même si ce n’est encore qu’un concept car réalisé pour le 50e anniversaire de la mythique Alpine A 110, Carlos Tavares, le numéro 2 de Renault, en combinaison et casque bleus, a bouclé, vendredi, trois tours du circuit dans les rues de la principauté de Monaco. A propos de la renaissance de la marque, le directeur général avoue que ses équipes travaillent « d’arrache-pied » mais que la décision n’était pas prise.

« Je trouve ça magique, parce que c’est un beau projet et on sent que ça concerne beaucoup de monde », s’est félicité Alain Prost, le nouvel ambassadeur de la marque. 

 

Le Parisien

Libération attendue pour l’ex-commissairee Neyret

Par Christophe CornevinMis à jour le 18/05/2012 à 11:10 | publié le 17/05/2012 à 19:46
Le commissaire Michel Neyret (ici en mai 2011 à Lyon) aurait notamment piraté des fichiers de police au profit de ses connaissances douteuses.
Le commissaire Michel Neyret (ici en mai 2011 à Lyon) aurait notamment piraté des fichiers de police au profit de ses connaissances douteuses. Crédits photo : VILLEMAIN/20 MINUTES/SIPA/SIPA

La cour d’appel examine mardi la validité des écoutes, élément clé de l’accusation.

La fin du crépuscule carcéral du commissaire Michel Neyret semble programmée. Dès mardi prochain, en effet, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris rendra sa décision sur les requêtes en nullité déposées dans cette affaire qui a ébranlé la police. Elles visent en particulier la validité procédurale dans laquelle ont été effectuées les écoutes téléphoniques qui accablent l’ancien numéro deux de la PJ de Lyon. Pour lui, le rendez-vous judiciaire est capital.

Selon nos informations, il a été entendu à deux reprises, pendant plus de six heures à chaque fois, le 2 mai et mercredi dernier par les juges instructeurs Gachon et Robert sur le fond du dossier. Pendant ces interrogatoires-marathons, «notre client s’est expliqué de façon précise et circonstanciée, détaillant chaque fait au scalpel», précise Me Gabriel Versini, l’un des deux avocats de la défense. Sans attendre, une troisième demande de remise en liberté a été déposée et sera examinée dans la foulée.

Cet acte pourrait marquer une étape essentielle pour le présumé «flic ripou»,mis en examen le 3 octobre dernier pour «corruption» et incarcéré dans la foulée à la maison d’arrêt de la Santé. Là, dans sa cellule du quartier VIP, le très médiatique détenu a pris l’habitude de côtoyer des pensionnaires affichant tous, eux aussi, une singulière postérité médiatico-judiciaire.

Discussions avec Samy Naceri

Selon un de ses amis avec qui il entretient une correspondance épistolaire, Michel Neyret a notamment «beaucoup discuté» avec l’acteur Samy Naceri, avant que ce dernier ne soit relâché en mars dernier. Il a aussi été d’un commerce courtois avec le vicomte Amaury d’Harcourt, issu d’une des plus illustres familles françaises et condamné pour complicité d’assassinat de Bernadette Bissonnet en 2008. Causant parfois volontiers avec l’ancien dictateur panaméen Manuel Noriega, l’ex-«divisionnaire» s’est refusé à croiser le terroriste international Ilich Ramirez Sanchez, alias Carlos. Par principe, on ne parle pas à un tueur de flics.

Pour tuer le temps, celui que l’on a volontiers décrit comme le «flic à l’ancienne» qui n’a pas hésité à se mouiller pour «faire des belles affaires» lit les dizaines de lettres qu’il reçoit chaque semaine. «Il a reçu plus de 800 courriers depuis qu’il est derrière les barreaux, essentiellement des messages émanant souvent de collègues qui lui permettent de tenir», assure-t-on dans son entourage. Sur Internet, un «comité de soutien» a déjà recueilli 1 436 messages.

En préambule, une affiche réactualisée tous les jours qui mentionnait hier «227e jour de détention» à côté d’une photo de l’ex-commissaire et d’un croquis du tigre de Clemenceau versant une larme. Ensuite quelques lignes sonnant comme une épitaphe: «Empêcher la pègre, les voyous qui nuisent à la tranquillité et à la sécurité des citoyens, telle a toujours été la volonté de Michel Neyret. Il considérait la police comme un sacerdoce et lui a constamment donné le meilleur de lui-même. Cet homme exceptionnel, attaché tout entier à son métier, vient de tomber victime de sa lutte contre le grand banditisme.»

Icône «calcinée»

Depuis le début de l’affaire, Michel Neyret ne change pas d’un iota sa ligne de conduite. «Il rappelle qu’il a tout donné à la police, jour et nuit, pour interpeller des dizaines de voyous et permettre la saisie de centaines de kilos de drogue, martèle un de ses amis. Il concède des imprudences en côtoyant de trop près certains malfaiteurs, mais réfute toute idée d’enrichissement personnel.»

Englué dans des soupçons de pots-de-vin et trafics d’influence, l’ex-«superflic» est cependant «accroché de manière accablante lors d’interceptions téléphoniques». En fait, son nom a commencé à fleurir lors d’écoutes ayant permis à la PJ parisienne de découvrir 111 kg de cocaïne fin novembre 2010 dans un appartement de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) appartenant à un membre de la famille royale saoudienne.

Depuis qu’il est dans la nasse, Neyret s’est vu reprocher d’avoir côtoyé le milieu d’un peu trop près, acceptant une montre Cartier de 28.000 euros, le prêt d’une villa sur la Côte d’Azur, une semaine à Marrakech ou des costumes façon milord d’une valeur globale de 40.000 euros. «Ces goûts du luxe ne collent pas avec le train de vie de Neyret, confie au Figaroun de ses ex-collègues lyonnais. Il n’était jamais aigri ni envieux. Parfois, il donnait juste l’impression d’une certaine lassitude, interpellant les rejetons des voyous qu’il avait mis en prison. Il a peut-être voulu rompre avec la routine.»

Pour sa hiérarchie, l’icône est aujourd’hui «calcinée». Un rapport del’Inspection générale des services (IGS, «police des polices») dévoilé parParis Match laisse apparaître que Neyret aurait piraté plus de cent fois le fichier Stic de la police et à sept reprises celui d’Interpol pour renseigner ceux qu’il appelait volontiers ses «amigos». Des gens à la réputation sulfureuse, dont Gilles Benichou et Stéphane Alzraa, escrocs présumés mis en examen et également placés derrière les barreaux. «Neyret vivait de manière monacale, soutient mordicus Me Gabriel Versini. Nous avons toujours contesté qu’un quelconque service puisse avoir été monnayé contre des espèces sonnantes et trébuchantes. Le commissaire a bénéficié de faveurs (…), mais jamais du moindre centime.»

L’ex-star de la PJ lyonnaise, qui a passé les fêtes de Noël derrière les barreaux, espère bien recouvrer sa liberté avant l’été. Restera à définir les contours de son contrôle judiciaire, qui pourraient s’annoncer assez resserrés. D’ores et déjà, biographes et journalistes sont sur les rangs pour écrire la bio d’un flic déchu, autrefois flamboyant et qui a mordu la ligne jaune.

Un syndicat pour abonnés Facebook?

AFP Mis à jour le 18/05/2012 à 15:48 | publié le 18/05/2012 à 15:38

 L’association Internet sans frontières a appelé vendredi à la constitution d’un e-syndicat pour la défense des droits des contributeurs en ligne face à Facebook, dont la valeur en Bourse « est indexée sur son abus de notre droit au contrôle de nos données personnelles ».

Le réseau social américain Facebook va faire des débuts très attendus vendredi sur la plateforme boursière électronique Nasdaq, au prix de 38 dollars pièce, ce qui lui donne une valorisation maximale de 104 milliards de dollars.

« Cette valorisation est-elle liée au logiciel et à l’infrastructure de l’entreprise, ou aux informations que Facebook récolte et exploite avec ou sans le consentement de ses 900 millions d’usagers et contributeurs à travers le monde ? », s’est interrogé le président de l’association, Archippe Yepmou, lors d’une conférence de presse à Paris.

Qui a tué le gendarme Myriam Sakhri ? (Jacques Bessy, Président de l’Adefdromil) (Actualisé)

Article publié le 3 octobre 2011

Myriam Sakhri, originaire de la région lyonnaise, tout juste trente deux ans, célibataire, a été retrouvée morte dans son logement de fonction de la caserne Delfosse à Lyon, samedi 24 septembre 2011. Elle présentait une blessure par balle au niveau du cœur et son arme de service était à ses pieds.

Elle avait contacté l’Adefdromil en juillet, exposant sans détours la souffrance morale qui résultait de son travail au sein du CORG de Lyon. Elle avait raconté les allusions et injures à caractère raciste, les humiliations, dont elle avait fait l’objet.

On lui avait conseillé de recueillir les témoignages de camarades en vue d’établir les faits.

Après un silence de plus de deux mois, elle venait de recontacter l’association, le 19 septembre. Bien sûr, ses camarades s’étaient défilés. L’un d’eux lui avait même envoyé un SMS en lui expliquant qu’il ne pouvait rien pour elle, tout en reconnaissant une certaine lâcheté. Elle avait été déçue de cette pusillanimité.

Détachée depuis quelques temps dans une brigade de l’agglomération lyonnaise où tout se passait mieux qu’au CORG, à ce qu’elle avait rapporté, elle voulait néanmoins faire reconnaître les injustices, dont elle se sentait victime. Elle pensait qu’on voulait la faire démissionner, car elle avait du caractère.

Dans ses contacts avec l’Adefdromil, le gendarme Sakhri n’est jamais apparu comme suicidaire ou déprimé. Au contraire, son discours était déterminé et volontariste. Elle semblait sûre de son bon droit et voulait que les personnes qui l’avaient fait souffrir, aient des comptes à rendre.

Bien sûr, il ne nous appartient pas de conjecturer les causes réelles de son décès. Une enquête a été confiée à cet effet, à l’Inspection générale de la gendarmerie par le Procureur de la République.

Il reste que l’Adefdromil ne peut que s’en tenir aux faits, dont elle a eu connaissance.

Sa famille tient la thèse du suicide comme improbable. Elle a décidé d’agir en justice pour connaître les causes réelles de sa mort.

Nous nous inclinons devant sa douleur et nous soutenons sa démarche.

23 avril 2012  |   Classé dans: GENDARMERIE,LA UNE  |   Publié par: 

Capture d’écran vidéo Canal+ – Gendarme Myriam Sakhri – (par MM armee-media)

Le lundi 30 avril 2012 à 22 heures 45, Canal+ diffusera dans son émission « Spécial Investigations » un reportage sur l’ « affaire Myriam Sakhri » .

Le 24 septembre 2011, Myriam Sakhri, une gendarme de 32 ans, est retrouvée morte dans son appartement de la caserne Delfosse, à Lyon. Selon sa hiérarchie, la jeune fonctionnaire d’origine algérienne se serait tiré une balle dans le ventre, avec son arme de service. A ses pieds, elle a laissé une note manuscrite, mettant en cause son chef : « Merci au colonel G. ce connard ! ».
Pourquoi une jeune gendarme investie dans un métier qu’elle aimait, s’est-elle ainsi donné la mort ? Grâce à de nombreux témoignages inédits, SPECIAL INVESTIGATION révèle que la gendarme Myriam Sakhri voulait dénoncer les comportements racistes de certains de ses collègues. Elle avait alerté son colonel et s’apprêtait à porter l’affaire devant la justice. Elle a été retrouvée morte, avant d’avoir eu le temps de déposer sa plainte.

Le Point.fr ouvre son espace Débattre à Sihem Souid, auteur de Omerta dans la police (*).

Faits divers
Écrit par Gérald Bouchon
Lundi, 26 Septembre 2011 20:59
INFO Lyon 1ère: Myriam avait 32 ans, elle était entrée dans la gendarmerie il y a 6 ans, son corps a été retrouvé dans sa chambre samedi matin, au deuxième étage de la caserne Delfosse à Perrache.La jeune femme s’est suicidée dans la nuit de vendredi à samedi, peu après minuit, après avoir…appelé plusieurs de ses amis qui n’ont pas répondu, leur téléphone étant sans doute arrêté…La victime avait une balle dans le thorax, tirée semble-t-il avec son arme de service. Elle aurait laissé un courrier pour expliquer son geste…C’est la consternation chez ses collègues qui avaient entendu parler depuis pas mal de temps que Myriam affirmait vivre un cauchemar dans l’exercice de ses fonctions. La gendarmette d’origine algérienne se disait victime de menaces et autres insultes à caractère raciste, selon une de ses amies. »Elle avait décidé de se défendre et avait recueilli des témoignages dans son entourage, mais au dernier tous se sont désistés, laissant la jeune femme dans son désarroi ». Selon ses proches, Myriam avait demandé un changement d’affectation qui lui aurait été refusé par sa hiérarchie…Myriam aurait raconté ensuite à des proches qu’elle faisait l’objet d’une enquête interne visant « à la mettre en situation de faute »: on lui reprochait notamment d’avoir utilisé les fichiers de la gendarmerie pour effectuer une recherche dans l’intérêt d’une famille, à titre personnel. « Une pratique assez courante pour rendre service… » selon un de ses amis qui officie, lui, dans la police.

Une enquête interne de la gendarmerie aurait été ouverte. Le corps de la jeune gendarme a été transporté lundi soir au funérarium de Givors, ville dont elle était originaire…avant un rapatriement vers l’Algérie. Myriam était célibataire, sans enfant. Surnommée « Mère Thérèsa pour sa générosité permanente », Myriam avait deux comptes FaceBook sur lesquels ses amis ont posté de nombreux messages de soutien pour sa famille et dénonçant pour certains « l’omerta dans la gendarmerie ». Gendarmerie qui n’avait toujours pas communiqué ce lundi soir sur ce suicide.

Une affaire qui rappelle bien sur, le suicide ces derniers jours de 3 policiers,suicides pour lesquels des enquêtes ont été là aussi ouvertes.

 

Il s’agit d’une femme gendarme de 30 ans qui a mis fin à ses jours avec son arme de service, dans la nuit de vendredi à samedi.
Elle se trouvait dans son logement de fonction de la caserne du 2e arrondissement. D’après l’un de ses proches, dont les propos ont été recueillis par 20 minutes, cette femme se disait depuis plusieurs mois victime de « harcèlement de la part de certains de ses collègues », en raison « de sa condition de femme maghrébine ».

Rédigé par L. L. dans Faits Divers le 27/09/2011 à 08h08

LYON – Suicide dans une caserne de Lyon

Mis à jour le 27.09.11 à 06h33

Ses amis sont sous le choc. Dans la nuit de vendredi à samedi, une femme gendarme de 30 ans s’est suicidée avec son arme de service dans son logement de fonction de la caserne du 2e arrondissement. D’après l’un de ses proches, cette femme se disait depuis plusieurs mois victime de « harcèlement de la part de certains de ses collègues ». Des faits dus, selon lui, à « sa condition de femme maghrébine ». La gendarmerie a confirmé hier ce suicide, mais n’a pas souhaité s’exprimer sur ces accusations.P. P

28-09-2011 à 18:01

Controverse autour de la mort d’une gendarme à Lyon

Le décès de Myriam Sakhri, retrouvée morte à la caserne Delfosse (Lyon 2e) samedi dernier, présente quelques zones d’ombre. L’association de défense des droits des militaires (Adefdromil), par son président Jacques Bessy, a publié mardi un billet intitulé  Qui a tué le gendarme Myriam Sakhri ? sur le site Armée Média.

Myriam Sakrhi avait contacté l’association en juillet, exposant « sans détours la souffrance morale qui résultait de son travail au sein du centre d’opérations et de renseignement de la gendarmerie (CORG) de Lyon », explique Jacques Bessy. « Elle avait raconté les allusions et injures à caractère raciste, les humiliations, dont elle avait fait l’objet », précise-t-il.

« Dans ses contacts avec l’Adefdromil, le gendarme Sakhri n’est jamais apparu comme suicidaire ou déprimé, souligne-t-il.Au contraire, son discours était déterminé et volontariste. Elle semblait sûre de son bon droit et voulait que les personnes qui l’avaient fait souffrir, aient des comptes à rendre (…) Sa famille tient la thèse du suicide comme improbable. Elle a décidé d’agir en justice pour connaître les causes réelles de sa mort. »L’Inspection générale de la gendarmerie a été saisie de l’enquête.

Les hautes autorités de la gendarmerie incitent « à la prudence »concernant cette affaire.

Jean-Luc Delarue se marie

Publié le 12.05.2012, 08h32 | Mise à jour : 09h01

ARCHIVES. Ce samedi, à Sauzon où il possède une maison face à la mer, Jean-Luc Delarue va épouser Anissa Khel, sa compagne depuis un an et demi, rencontrée lors du lancement de sa ligne de bijoux

ARCHIVES. Ce samedi, à Sauzon où il possède une maison face à la mer, Jean-Luc Delarue va épouser Anissa Khel, sa compagne depuis un an et demi, rencontrée lors du lancement de sa ligne de bijoux | AFP/THOMAS SAMSON

Jean-Luc Delarue va épouser Anissa Khel, sa compagne depuis un an et demi, rencontrée lors du lancement de sa ligne de bijoux. La cérémonie devrait avoir lieu samedi, à Sauzon (Belle-Île-en-Mer) en Bretagne, sa région d’origine où il possède une maison face à la mer. Le mariage sera organisé dans la plus stricte intimité.

L’ex-animateur de France 2, en effet est atteint d’un cancer de l’estomac et du péritoine. Il est actuellement soigné à l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine. Âgé de 47 ans, Jean-Luc Delarue avait annoncé sa maladie lors d’une conférence de presse à France Télévisions, en décembre 2011. Au magazine Gala il avait ainsi déclaré : « Je n’ai jamais été aussi malade et paradoxalement aussi heureux. »

Outre son combat contre la maladie,  l’animateur devra également livrer une bataille judiciaire. En effet à partir du 2 juillet, l’animateur sera jugé pour acquisition et détention de cocaïne. Il avait été arrêté à son domicile le 14 septembre 2010 et avait fait l’objet d’une garde à vue au cours de laquelle il avait reconnu les faits, avouant être un gros consommateur de cocaïne, jusqu’à 20 grammes par semaine. Jean-Luc Delarue sera jugé parmi une douzaine de clients de ce trafic.

 

LeParisien.fr

Ils sont Français mais boxeront pour le pays de leurs parents

Créé le 11-05-2012 à 16h39 – Mis à jour le 12-05-2012 à 08h14

Par Aya Cissoko, xx-championne du monde de boxe.

À eux trois, ils ont remporté cinq titres de champion du monde de savate, gagnés sous les couleurs de la France. Et pourtant, ils envisagent de boxer pour le pays d’origine de leurs parents lors des prochains Mondiaux, en Bulgarie, du 29 août au 1er septembre 2012.

Il y a un an, l’affaire des quotas dans le foot tricolore avait fait polémique. Il était question de limiter le nombre de binationaux dans les équipes de France de jeunes, car beaucoup faisaient ensuite le choix d’évoluer pour un autre pays par manque de perspectives. Ces boxeurs, eux, le font par conviction.

« Je m’engage pour des raisons de coeur »

Anthony Mezaache (33 ans) est champion du monde de boxe française et champion d’Europe de boxe anglaise. Il justifie sa décision de boxer pour l’Algérie par le besoin de renouer avec ses racines :

C’est pour des raisons de cœur que je m’engage pour ce pays. J’y suis attaché, mon père y est né. Cette démarche ne s’est pas construite contre la France. Je n’ai rien contre son équipe. Je suis Français et je me sens comme tel. »

Il reconnaît tout de même qu’il ne voulait pas « se prendre la tête avec les tours préliminaires et accéder directement aux rencontres de niveau mondial ».

Certains diront que nous voulons échapper à la concurrence mais je n’ai plus rien à prouver. J’ai largement fait mes preuves. »

Anthony est devenu vice-président de la Fédération de savate algérienne avec l’objectif de construire un groupe performant pour les prochains Mondiaux. Il a attiré quatre anciens champions français.

« On n’est pas vraiment Algérien, pas vraiment Français »

Amri Madani (30 ans), double champion du monde de savate, fait partie de ceux-là. Lui change de maillot pour vivre « une belle aventure » :

C’est aussi l’occasion de se retrouver autour d’un projet qui a du sens : le développement de la savate en Algérie. Il y a un véritable échange qui s’est instauré avec ce pays. »

Comme Anthony, Amri insiste sur le fait qu’il ne trahit pas la France en boxant pour le pays d’origine de ses parents :

On a le cul entre deux chaises. En Algérie, on n’est pas considéré comme Algérien. Ici, on n’est pas vraiment Français. Mais je suis fier de mes origines. Je suis attaché à ma double culture et parfaitement intégré à la société. Je ne suis pas anti-Français.
Et puis, ce n ’est pas en tirant un trait sur son héritage qu’on devient forcément un bon Français. J’ai été heureux de boxer pour la France et je le serai tout autant en représentant l’Algérie. Je me fous de ce que les gens peuvent penser. Je n’ai pas d’argent à gagner dans cette aventure. »

« En France, je ne suis qu’un nom sur une liste »

Il souligne quand même le manque de reconnaissance de la part des instances fédérales ainsi que l’absence de prise en charge de la reconversion du sportif :

J’ai donné ma vie à mon sport mais je ne suis qu’un nom sur une liste [celle des sportifs de haut niveau, ndlr]. On s’est servi de mon image pour promouvoir la discipline et par conséquent, j’estime que je ne dois rien à personne. »

Djibrine Fall-Télémaque (39 ans) est champion du monde et entraîneur de l’équipe de France de full-contact. Il a envisagé de boxer pour le Sénégal il y a deux ans, même si un contentieux financier entre les deux fédérations l’en a empêché. Avec deux objectifs, renouer avec ses racines et faire connaître son sport :

Je ne connais pas mon pays. Je ne parle même pas la langue. J’ai besoin de rétablir le lien. La boxe, c’est ce que je sais faire de mieux. C’est donc un excellent moyen pour y parvenir. Je veux apporter au pays de mon père mon expertise dans un domaine que je maîtrise.
On a donné nos plus belles années à l’équipe de France. Remporter un titre pour un pays comme le Sénégal participe au rayonnement de la discipline à l’étranger. »

« Ma démarche n’est pas politique »

Pour lui, la savate « souffre de la domination française » et a tout à gagner de cette fuite des talents :

Les tireurs français vont devoir dorénavant se battre à l’international pour gagner. Le niveau d’exigence ne sera que meilleur et la savate gagnera en crédibilité. »

Et Djibrine glisse, l’air de rien, que personne ne s’offusque qu’un conseiller technique ou entraîneur français exporte son savoir contre rémunération.

Soirée électorale : le CSA met en demeure TF1 et France 3

Pour avoir évoqué avant 20 heures les résultats de l’élection présidentielle, TF1 et France 3 viennent d’être mises en demeure par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).

S.M. avec AFP | Publié le 11.05.2012, 12h15 | Mise à jour : 13h06

Pour avoir évoqué les résultats du second tour de l'élection présidentielle avant 20 heures, TF1 et France 3 viennent d'être mise en demeure par le CSA.

Pour avoir évoqué les résultats du second tour de l’élection présidentielle avant 20 heures, TF1 et France 3 viennent d’être mise en demeure par le CSA. | DR

Le CSA leur reproche d’avoir ouvertement évoqué la victoire de François Hollande, contrevenant ainsi à la loi qui impose le silence avant 20 heures. Ainsi, dimanche, vers 19 heures, une journaliste de TF1, Isabelle Torre, avait lu un sms évoquant la victoire de François Hollande envoyé par un proche du candidat. «Ca y est, il semble qu’il n’y ait plus de doute», avait-elle notamment dit à l’antenne.

«Le conseil pense que c’est vraiment donner l’information avant 20 heures et les chaînes ne doivent pas donner l’information avant 20 heures», a dit Christine Kelly, conseillère au CSA, lors d’une interview au Buzz Médias Orange – Le Figaro. A France 3, «une journaliste météo est sortie des règles pour donner à sa façon les résultats», a-t-elle ajouté.

La mise en demeure est le deuxième niveau d’avertissement du CSA. En cas de récidive, le gendarme audiovisuel peut décider, dans de très rares cas, de sanctions, comme la suppression d’une tranche de publicité, la lecture d’un communiqué d’excuses lors d’un journal télévisé ou une amende qui peut aller jusqu’à 3% du chiffre d’affaires.

«Il y a eu quelques couacs, mais finalement pas grand-chose»

Le CSA a néanmoins félicité les médias pour leur comportement pendant la campagne. «II y a eu un travail minutieux, remarquable et respectueux de la part des médias qui ont parfaitement joué le jeu. D’ailleurs, il y a eu nettement moins de mises en demeure qu’en 2007», a encore indiqué la conseillère. «Le CSA félicite les médias sur les temps de parole qui ont été respectés pendant la campagne. Après, il faut distinguer les deux temps: le temps de parole, qui a été respecté, et la soirée électorale, période de réserve durant laquelle c’est le code électoral qui s’applique, poursuit elle. Là, il y a eu quelques couacs, mais finalement pas grand-chose»

Lors du premier tour, le CSA avait mis en demeure France 2 et RMC pour avoir fait parler des candidats lors de la période de réserve, ainsi que Canal+ qui a diffusé le 22 avril avant 20 heures des analyses de journalistes laissant deviner les résultats. En outre, TF1 et BFMTV ont été mises en garde pour ne pas avoir respecté la période de réserve, lors du premier tour.

 

LeParisien.fr 

Affaire des sapeurs-pompiers : douze mises en examen

Créé le 12-05-2012 à 09h09 – Mis à jour à 11h07

Douze sapeur-pompiers de Paris ont été mis en examen vendredi  soir dans l’enquête sur un viol et des violences sur des engagés et l’un d’entre eux a été placé en détention provisoire, a-t-on appris samedi 12 mai de source judiciaire.

Quatre pompiers ont en particulier été mis en examen pour viol en réunion dans cette enquête sur des faits survenus dimanche 6 mai dans l’autocar qui ramenait de Colmar, après une compétition, l’équipe spéciale de 33 gymnastes de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), a-t-on précisé.

Neuf des onze pompiers sont mis en examen pour violences volontaires aggravées tandis que l’entraineur et le capitaine de l’équipe sont mis en examen pour non empêchement de crime ou délit.

Les onze pompiers laissés libres ont été remis aux autorités militaires, qui a ouvert de son côté une enquête interne conduite par la hiérarchie de la BSPP. Il n’existe pas de contrôle judiciaire pour les militaires.

Un jeune engagé a déposé plainte pour viol, accusant un de ses collègues de l’avoir violé avec une bouteille devant d’autres pompiers, dont un officier, après une séance de bizutage qui aurait mal tourné. Cette scène a été filmée par un téléphone portable.

Un autre pompier a porté plainte pour des coups qu’il aurait subis dans le même autocar.

L’avocat de deux engagés ayant porté plainte a appelé vendredi d’éventuelles autres victimes à « briser la loi du silence ».

Meutres de l’Essonne : l’avocat du premier suspect avance un nouvel alibi

Publié le 11.05.2012, 14h50 | Mise à jour : 15h03

Archive. La défense du premier suspect interpellé dans l'affaire des meurtres de l'Essonne avance un nouvelalibi qui discuperait son client.

Archive. La défense du premier suspect interpellé dans l’affaire des meurtres de l’Essonne avance un nouvelalibi qui discuperait son client.

L’avocat de Michel Courtois, détenu depuis décembre 2011 pour le premier des quatre meurtres commis dans l’Essonne avec la même arme en quatre mois, a fait état vendredi auprès de l’AFP d’un témoignage qui, selon lui, disculpe son client.

Selon Me Yassine Bouzrou, ce témoignage date du début du mois de décembre, mais n’a été joint à la procédure qu’au début du mois de mai. Il constitue, selon lui, «un alibi plus que solide» en faveur de son client, qui était entendu vendredi après-midi par le juge d’instruction à Evry.
Il s’agit d’un homme qui était avec Courtois à 15H15, dans un bar près de son domicile (à Bois-Colombes, ndlr). «Il joue au tiercé, à la même course qui a lieu tous les dimanches, à 15H08», selon l’avocat.
«Or, le tireur présumé, cet homme casqué sur une moto, a été vu dans le parking (dans lequel la victime a été tuée, à Juvisy-sur-Orge, à une quarantaine de kilomètres de là, ndlr) dès 15H00», a ajouté l’avocat.
«Cela constitue un alibi plus que solide», selon Me Bouzrou, qui a fait état d’une «atteinte grave aux droits de la défense», ce témoignage n’ayant pas été versé au dossier dès le début.
L’avocat doit soulever cet argument devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris, qui doit se prononcer sur une demande de remise en liberté de Michel Courtois. L’audience, dont la date n’a pas été fixée, devrait avoir lieu dans le courant de la semaine prochaine, selon Me Bouzrou.
Par ailleurs, a ajouté l’avocat, une caméra de vidéo-surveillance se trouvait devant le bar, mais les policiers n’ont pas visionné les images, qui ont été conservées pendant quinze jours et sont, depuis, effacées.
Michel Courtois, 46 ans, est détenu depuis décembre pour le meurtre, le 27 novembre 2011 à Juvisy-sur-Orge, de Nathalie Davids, 35 ans. Il entretenait une liaison avec la victime, et avait avoué les faits en garde à vue, avant de se rétracter.
Yoni Palmier, interpellé le 14 avril pour trois autres meurtres commis avec le même pistolet semi-automatique de calibre 7,65 mm, a également été mis en examen pour ce premier crime. Entendu le 2 mai par le juge, il avait nié les faits, et aucun lien n’a pu être établi entre les deux hommes.
Jean-Yves Bonnerue, 52 ans, avait été tué le 22 février dans le même parking, à Juvisy-sur-Orge, Marcel Brunetto, 81 ans, le 17 mars à Ris-Orangis, et Nadjia Boudjemia-Lahcene, 48 ans, le 5 avril à Grigny.
Lors des perquisitions suivant l’interpellation de M. Palmier, les enquêteurs ont retrouvé l’arme du crime dans un box qu’il occupait dans les environs, ainsi qu’une moto correspondant aux témoignages recueillis par les forces de l’ordre.

LeParisien.fr

Le terroriste était un agent infiltré

Créé le 09-05-2012 à 06h18 – Mis à jour à 06h49 2 réactions

L’homme qui avait introduit un engin explosif dans un avion pour les Etats-Unis était un agent double, en mission dans la branche yéménite d’Al-Qaïda.

Le projet déjoué d’attentat contre un avion à destination des Etats-Unis a révélé mardi 8 mai un scénario digne d’Hollywood, dans lequel un agent infiltré au sein d’Al-Qaïda s’était porté volontaire pour la mission-suicide, avant de s’enfuir avec la bombe et de la remettre aux Américains.

Cette tentative de réédition de l’attentat au slip piégé de 2009 par Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), afin de marquer le premier anniversaire de la mort d’Oussama Ben Laden, a été dévoilée lundi par une administration américaine avare de détails.

Les services antiterroristes, la Maison Blanche et le FBI s’étaient contentés d’affirmer que le projet portait la marque de la branche yéménite d’Al-Qaïda, que l’engin explosif était en possession du FBI et qu’aucun « avion de ligne » ni « aucun Américain ou allié » n’avaient été mis en danger.

Infiltré depuis des semaines

ABC, le New York Times et le Los Angeles Times ont levé un coin du voile sur cette affaire digne d’un film d’espionnage: le projet a été déjoué par un agent infiltré depuis des semaines au sein de la branche yéménite d’Al-Qaïda.

Cet homme s’était porté volontaire pour conduire l’attentat-suicide avant de s’enfuir avec la bombe qu’il a par la suite remise à ses officiers traitants en Arabie Saoudite.

Sollicités par l’AFP, ni la CIA ni la Maison Blanche n’ont fait de commentaire.

La nationalité de l’agent n’a pas été rendue publique. Il s’agit en fait d’un informateur des services de renseignement d’Arabie saoudite, qui travaillent en étroite collaboration avec laCIA, croit savoir le Los Angeles Times.

Sur Aqpa, c’est souvent les Saoudiens qui nous fournissent des informations cruciales », a expliqué à l’AFP l’expert antiterroriste Bruce Riedel.

Cet ancien de la CIA a conseillé le ministère américain de la Justice pour le procès contre le Nigérian Umar Farouk Abdulmuttalab, qui avait tenté de faire sauter le vol Amsterdam-Detroit à Noël 2009 en cachant des explosifs dans son slip. Il a été condamné le 16 février à la prison à perpétuité.

Les renseignements fournis par les services secrets saoudiens avaient déjà permis d’intercepter en octobre 2010 au Royaume-Uni et à Dubaï des bombes dissimulées dans des imprimantes. Aqpa les avait envoyées aux Etats-Unis par avion cargo.

Selon le New York Times, l’agent infiltré a en outre livré des renseignements « cruciaux » qui ont permis aux services américains d’éliminer dimanche un des principaux responsables d’Aqpa, le Yéménite Fahd al-Quso.

Al-Quso, recherché pour l’attentat contre un navire américain, l’USS Cole, au large du Yémen en 2000, a été tué dans un raid aérien dimanche soir dans l’est du Yémen.

« Fuites » dans la presse

Plus tôt mardi, le président de la commission de la Sécurité intérieure à la Chambre de représentants, Peter King, avait concédé sur CNN que le raid aérien de dimanche et le projet d’attentat étaient liés. « La Maison Blanche m’a dit qu’ils font partie de la même opération », a-t-il confié.

La présidente de la commission du Renseignement au Sénat, Diane Feinstein, s’est de son côté insurgée contre des « fuites » dans la presse alors que l’opération était en cours et indiqué qu’une enquête serait diligentée à ce sujet.

L’engin explosif, non-métallique afin de pouvoir passer les contrôles de sécurité des aéroports, est désormais dans les mains des techniciens du FBI.

Il a les caractéristiques des précédentes bombes qu’Aqpa a utilisées pour l’attentat raté de Noël 2009 et la tentative d’assassinat du prince Nayef », a confié à l’AFP un responsable antiterroriste.

Mohammed Ben Nayef, membre de la famille royale saoudienne et responsable de la lutte antiterroriste, avait été la cible d’un attentat en août 2009 quand un homme avait réussi à l’approcher et à faire exploser les explosifs dissimulés dans ses sous-vêtements.

Le dernier projet de la branche yéménite d’Al-Qaïda est « remarquablement similaire », estime Bruce Riedel, selon qui « il s’agit du même artificier », Ibrahim Hassan al-Asiri, un Saoudien de 31 ans installé au Yémen.

 

Le procès en appel d’Antonio Ferrara s’ouvre à Paris

Créé le 09-05-2012 à 10h05 – Mis à jour à 11h04 Réagir

« Le roi de la belle » comparait avec son complice présumé Issa Traoré pour un braquage commis entre deux évasions.

Le procès en appel d'Antonio Ferrara s'ouvre à Paris (Police Judiciare/AFP)

Le procès en appel d’Antonio Ferrara s’ouvre à Paris (Police Judiciare/AFP)

Antonio Ferrara, surnommé « le roi de la belle » pour s’être évadé deux fois, et un complice présumé, Issa Traoré, comparaîtront du 9 au 16 mai devant la cour d’assises d’appel de Paris pour le braquage du bureau de poste de Joinville-le-Pont (Val-de-Marne) commis en juillet 1999.

Ce braquage avait été commis alors qu’Antonio Ferrara était en cavale après une première évasion: en 1998, il s’était fait la belle à la faveur d’une consultation à l’hôpital de Corbeil-Essonnes. Arrêté en juillet 2002, il s’est fait connaître avec une seconde évasion spectaculaire de la prison de Fresnes le 12 mars 2003, menée par un commando de malfaiteurs lourdement armés.

En février 2006, « Nino » Ferrara a été condamné à quinze ans de réclusion criminelle dans ce dossier par la cour d’assises du Val-de-Marne. Issa Traoré était alors en fuite au Mali.

Depuis, ce dernier a été interpellé et la justice a organisé un nouveau procès, en novembre 2011, à l’issue duquel Issa Traoré a écopé de dix ans de prison.

Braquage à l’explosif

Jugés à cinq ans d’intervalle, les deux hommes ont été reconnus coupables d’avoir braqué le bureau de la Poste de Joinville-le-Pont (Val-de-Marne).

Le 28 juillet 1999 au petit matin, deux hommes armés avaient fait irruption dans un bureau de poste à Joinville-le-Pont, obligeant la vingtaine d’employés présents à s’allonger à terre. Ils s’étaient emparés du contenu d’un premier coffre-fort, soit 40.000 francs (environ 6.000 euros) mais, malgré l’utilisation d’explosif, n’étaient pas parvenus à ouvrir un deuxième coffre.

Alertés par un facteur, les policiers arrivaient sur les lieux quand les deux malfaiteurs étaient sortis de l’agence, emmenant avec eux, pour protéger leur fuite, deux employés qu’ils avaient abandonnés rapidement.

Course poursuite

L’un des deux hommes avait alors pris en otage un automobiliste, déclenchant une course-poursuite, ponctuée d’échanges de coups de feu, avec les policiers sur l’autoroute A4 en direction de Paris. Bloqué par la circulation porte de Bercy, le malfaiteur avait quitté la voiture, traversé la chaussée et pris en otage un deuxième automobiliste pour s’enfuir en sens inverse. Il avait abandonné ce dernier avec sa voiture à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne).

De son côté, le second braqueur avait agressé une automobiliste pour lui dérober sa voiture mais avait finalement pris la fuite à pied après s’être retrouvé coincé dans la circulation.

Issa Traoré avait été arrêté le jour même sur un quai de la station RER Joinville-le-Pont, à la suite d’un signalement établi par plusieurs témoins.

Il avait été libéré sous contrôle judiciaire en février 2001, pour des raisons de procédure.

Ferrara nie les faits

Antonio Ferrara, arrêté en juillet 2002 à l’issue d’une première « belle » de quatre ans, a été mis en cause en raison de son empreinte génétique sur un casque retrouvé dans une des voitures ayant servi pour la fuite. Il a également été reconnu par deux policiers impliqués dans la fusillade.

En dépit de ses dénégations, Issa Traoré a été reconnu coupable de vol avec arme et de séquestration. Antonio Ferrara, qui nie également les faits, a été condamné pour vol avec arme, séquestrations, prises d’otages, et trois des quatre tentatives d’homicides volontaires sur policiers dont il était accusé.

Le procès en appel se déroulera sous haute surveillance policière, comme tous ceux impliquant Antonio Ferrara.

Verdict attendu le 16 mai.

 

Pompiers de Paris : premières auditions après les accusations de viol

 

Publié le 09.05.2012, 11h03 | Mise à jour : 11h07

ILLUSTRATION. Une enquête est ouverte sur des accusations de viol au sein de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris.

ILLUSTRATION. Une enquête est ouverte sur des accusations de viol au sein de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris. | LP/Aurélie Foulon

Des auditions étaient en cours lundi dans le cadre de l’enquête sur des faits allégués de viol dont affirme avoir été victime un jeune sapeur-pompier dans un car qui ramenait de province une équipe sportive des pompiers de Paris.
Ces auditions, selon une source proche du dossier, concernent une quinzaine de militaires de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), qui ont été convoqués.

Elles sont réalisées par des gendarmes de la section de recherches de Paris saisie par le parquet de Paris.
Interrogé par l’AFP le lieutenant-colonel Pascal Le Testu, porte-parole de la BSPP, n’a voulu faire aucun commentaire, se contentant de rappeler que deux enquêtes étaient en cours : l’une diligentée par l’autorité judiciaire et l’autre interne, menée par la hiérarchie de la BSSP.
Le jeune homme a déposé plainte dimanche à Paris pour viol, accusant un de ses collègues de l’avoir violé après une séance de bizutage qui aurait mal tourné, au vu et au su d’autres pompiers qui se trouvaient dans le bus.

LeParisien.fr

QUI A TUÉ LE GENDARME MYRIAM SAKHRI ? (JACQUES BESSY, PRÉSIDENT DE L’ADEFDROMIL) (ACTUALISÉ)

Article publié le 3 octobre 2011

Myriam Sakhri, originaire de la région lyonnaise, tout juste trente deux ans, célibataire, a été retrouvée morte dans son logement de fonction de la caserne Delfosse à Lyon, samedi 24 septembre 2011. Elle présentait une blessure par balle au niveau du cœur et son arme de service était à ses pieds.

Elle avait contacté l’Adefdromil en juillet, exposant sans détours la souffrance morale qui résultait de son travail au sein du CORG de Lyon. Elle avait raconté les allusions et injures à caractère raciste, les humiliations, dont elle avait fait l’objet.

On lui avait conseillé de recueillir les témoignages de camarades en vue d’établir les faits.

Après un silence de plus de deux mois, elle venait de recontacter l’association, le 19 septembre. Bien sûr, ses camarades s’étaient défilés. L’un d’eux lui avait même envoyé un SMS en lui expliquant qu’il ne pouvait rien pour elle, tout en reconnaissant une certaine lâcheté. Elle avait été déçue de cette pusillanimité.

Détachée depuis quelques temps dans une brigade de l’agglomération lyonnaise où tout se passait mieux qu’au CORG, à ce qu’elle avait rapporté, elle voulait néanmoins faire reconnaître les injustices, dont elle se sentait victime. Elle pensait qu’on voulait la faire démissionner, car elle avait du caractère.

Dans ses contacts avec l’Adefdromil, le gendarme Sakhri n’est jamais apparu comme suicidaire ou déprimé. Au contraire, son discours était déterminé et volontariste. Elle semblait sûre de son bon droit et voulait que les personnes qui l’avaient fait souffrir, aient des comptes à rendre.

Bien sûr, il ne nous appartient pas de conjecturer les causes réelles de son décès. Une enquête a été confiée à cet effet, à l’Inspection générale de la gendarmerie par le Procureur de la République.

Il reste que l’Adefdromil ne peut que s’en tenir aux faits, dont elle a eu connaissance.

Sa famille tient la thèse du suicide comme improbable. Elle a décidé d’agir en justice pour connaître les causes réelles de sa mort.

Nous nous inclinons devant sa douleur et nous soutenons sa démarche.

23 avril 2012  |   Classé dans: GENDARMERIE,LA UNE  |   Publié par: 

Capture d’écran vidéo Canal+ – Gendarme Myriam Sakhri – (par MM armee-media)

Le lundi 30 avril 2012 à 22 heures 45, Canal+ diffusera dans son émission « Spécial Investigations » un reportage sur l’ « affaire Myriam Sakhri » .

Le 24 septembre 2011, Myriam Sakhri, une gendarme de 32 ans, est retrouvée morte dans son appartement de la caserne Delfosse, à Lyon. Selon sa hiérarchie, la jeune fonctionnaire d’origine algérienne se serait tiré une balle dans le ventre, avec son arme de service. A ses pieds, elle a laissé une note manuscrite, mettant en cause son chef : « Merci au colonel G. ce connard ! ».
Pourquoi une jeune gendarme investie dans un métier qu’elle aimait, s’est-elle ainsi donné la mort ? Grâce à de nombreux témoignages inédits, SPECIAL INVESTIGATION révèle que la gendarme Myriam Sakhri voulait dénoncer les comportements racistes de certains de ses collègues. Elle avait alerté son colonel et s’apprêtait à porter l’affaire devant la justice. Elle a été retrouvée morte, avant d’avoir eu le temps de déposer sa plainte.

Le Point.fr ouvre son espace Débattre à Sihem Souid, auteur de Omerta dans la police (*).

Faits divers
Écrit par Gérald Bouchon
Lundi, 26 Septembre 2011 20:59
INFO Lyon 1ère: Myriam avait 32 ans, elle était entrée dans la gendarmerie il y a 6 ans, son corps a été retrouvé dans sa chambre samedi matin, au deuxième étage de la caserne Delfosse à Perrache.La jeune femme s’est suicidée dans la nuit de vendredi à samedi, peu après minuit, après avoir…appelé plusieurs de ses amis qui n’ont pas répondu, leur téléphone étant sans doute arrêté…La victime avait une balle dans le thorax, tirée semble-t-il avec son arme de service. Elle aurait laissé un courrier pour expliquer son geste…C’est la consternation chez ses collègues qui avaient entendu parler depuis pas mal de temps que Myriam affirmait vivre un cauchemar dans l’exercice de ses fonctions. La gendarmette d’origine algérienne se disait victime de menaces et autres insultes à caractère raciste, selon une de ses amies.

« Elle avait décidé de se défendre et avait recueilli des témoignages dans son entourage, mais au dernier tous se sont désistés, laissant la jeune femme dans son désarroi ». Selon ses proches, Myriam avait demandé un changement d’affectation qui lui aurait été refusé par sa hiérarchie…

Myriam aurait raconté ensuite à des proches qu’elle faisait l’objet d’une enquête interne visant « à la mettre en situation de faute »: on lui reprochait notamment d’avoir utilisé les fichiers de la gendarmerie pour effectuer une recherche dans l’intérêt d’une famille, à titre personnel. « Une pratique assez courante pour rendre service… » selon un de ses amis qui officie, lui, dans la police.

Une enquête interne de la gendarmerie aurait été ouverte. Le corps de la jeune gendarme a été transporté lundi soir au funérarium de Givors, ville dont elle était originaire…avant un rapatriement vers l’Algérie. Myriam était célibataire, sans enfant. Surnommée « Mère Thérèsa pour sa générosité permanente », Myriam avait deux comptes FaceBook sur lesquels ses amis ont posté de nombreux messages de soutien pour sa famille et dénonçant pour certains « l’omerta dans la gendarmerie ». Gendarmerie qui n’avait toujours pas communiqué ce lundi soir sur ce suicide.

Une affaire qui rappelle bien sur, le suicide ces derniers jours de 3 policiers,suicides pour lesquels des enquêtes ont été là aussi ouvertes.

 

Il s’agit d’une femme gendarme de 30 ans qui a mis fin à ses jours avec son arme de service, dans la nuit de vendredi à samedi.
Elle se trouvait dans son logement de fonction de la caserne du 2e arrondissement. D’après l’un de ses proches, dont les propos ont été recueillis par 20 minutes, cette femme se disait depuis plusieurs mois victime de « harcèlement de la part de certains de ses collègues », en raison « de sa condition de femme maghrébine ».

Rédigé par L. L. dans Faits Divers le 27/09/2011 à 08h08

LYON – Suicide dans une caserne de Lyon

Mis à jour le 27.09.11 à 06h33

Ses amis sont sous le choc. Dans la nuit de vendredi à samedi, une femme gendarme de 30 ans s’est suicidée avec son arme de service dans son logement de fonction de la caserne du 2e arrondissement. D’après l’un de ses proches, cette femme se disait depuis plusieurs mois victime de « harcèlement de la part de certains de ses collègues ». Des faits dus, selon lui, à « sa condition de femme maghrébine ». La gendarmerie a confirmé hier ce suicide, mais n’a pas souhaité s’exprimer sur ces accusations.P. P

 

28-09-2011 à 18:01

Controverse autour de la mort d’une gendarme à Lyon

Le décès de Myriam Sakhri, retrouvée morte à la caserne Delfosse (Lyon 2e) samedi dernier, présente quelques zones d’ombre. L’association de défense des droits des militaires (Adefdromil), par son président Jacques Bessy, a publié mardi un billet intitulé  Qui a tué le gendarme Myriam Sakhri ? sur le site Armée Média.

 

Myriam Sakrhi avait contacté l’association en juillet, exposant « sans détours la souffrance morale qui résultait de son travail au sein du centre d’opérations et de renseignement de la gendarmerie (CORG) de Lyon », explique Jacques Bessy. « Elle avait raconté les allusions et injures à caractère raciste, les humiliations, dont elle avait fait l’objet », précise-t-il.

« Dans ses contacts avec l’Adefdromil, le gendarme Sakhri n’est jamais apparu comme suicidaire ou déprimé, souligne-t-il.Au contraire, son discours était déterminé et volontariste. Elle semblait sûre de son bon droit et voulait que les personnes qui l’avaient fait souffrir, aient des comptes à rendre (…) Sa famille tient la thèse du suicide comme improbable. Elle a décidé d’agir en justice pour connaître les causes réelles de sa mort. »L’Inspection générale de la gendarmerie a été saisie de l’enquête.

Les hautes autorités de la gendarmerie incitent « à la prudence »concernant cette affaire.

PRÉSOMPTION DE LÉGITIME DÉFENSE : « STUPIDE À UN NIVEAU RAREMENT VU »

Créé le 26-04-2012 à 18h25 – Mis à jour le 27-04-2012 à 10h36

Pour Matthieu Bonduelle, responsable du Syndicat de la magistrature, la proposition de Nicolas Sarkozy sur les policiers reviendrait à instaurer un « permis de tuer ». Interview.

"Il y a une atmosphère de récupération politicienne de bas étage", relève Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature. (FRANCOIS LAFITE/WOSTOK PRESS/MAXPPP)

« Il y a une atmosphère de récupération politicienne de bas étage », relève Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature. (FRANCOIS LAFITE/WOSTOK PRESS/MAXPPP)

Matthieu Bonduelle est juge d’instruction à Bobigny et secrétaire général du Syndicat de la magistrature (SM), classé à gauche.

Comment jugez-vous la proposition de Sarkozy de mettre en place une présomption de légitime défense pour les policiers ?

– C’est stupide à un niveau rarement vu jusque-là. Si on se demande ce que ça va changer de mettre en place cette réforme, je peux vous répondre : strictement rien. La présomption d’innocence existe déjà, faire une présomption de légitime défense ne changerait rien. Ce policier est innocent jusqu’à preuve du contraire. A moins que le parquet ne prouve qu’il n’était pas en état de légitime défense, le policier en question est présumé innocent aux yeux de la loi. Une loi de présomption de légitime défense ne changerait rien, c’est une arnaque pure et simple. Manifestement Nicolas Sarkozy ne connait pas la présomption d’innocence, c’est d’ailleurs lui qui avait inventé la présomption de culpabilité par le passé.

Quel est alors le but d’une telle loi?

Il y a une atmosphère de récupération politicienne de bas étage. Il y a d’abord eu un communiqué de Bruno Beschizza, (député UMP, ancien du syndicat de police Synergie, ndlr), puis Claude Guéant et enfin Sarkozy se sont emparés de l’affaire. C’est de la diversion pure et simple. Ils nous obligent maintenant à regarder de près le problème.

Soit c’est de la poudre aux yeux, soit il y a quelque chose de plus grave derrière. Si Nicolas Sarkozy souhaite mettre en œuvre une présomption de légitime défense absolue alors là c’est vraiment nouveau et ça n’existe dans aucune démocratie. Cela signifierait que le policier peut se servir de son arme comme il veut, sans que jamais la justice ne puisse enquêter pour savoir s’il était en situation de légitime défense ou pas. C’est la mise en place d’un permis de tuer.

Une telle loi serait complètement inconstitutionnelle, puisqu’elle reviendrait à mettre en cause l’égalité devant la loi des citoyens. Les policiers ne sont pas en dehors de l’Etat de droit. Ils peuvent comme tous les citoyens commettre des actes répréhensibles et être alors jugés.

Nicolas Sarkozy se justifie en expliquant que « dans un Etat de droit, on ne peut pas mettre sur le même plan le policier dans l’exercice de ses fonctions et les délinquants ». Qu’en pensez vous?

Ca ne veut strictement rien dire. On n’est pas en train de comparer les vies humaines. Sur le plan moral tout le monde s’accorde à dire qu’être délinquant est moins bien que de ne pas l’être. Mais si l’individu qui a été tué, l’a été en dehors des règles de l’Etat de droit, le fait qu’il soit délinquant ne justifie rien. Encore une fois c’est de la diversion de la part de Sarkozy. Pendant qu’on parle de ça on ne parle pas d’autre chose.

L’intervention de Sarkozy s’inscrit dans un contexte tendu, avec une manifestation de policiers hier soir…

Que les policiers réagissent sous le coup de l’émotion, je peux le comprendre. Mais il suffit qu’il y ait une dizaine de policiers sur les champs Elysées pour que tout de suite on parle de l’affrontement entre police et justice. Il y a aussi plein de policiers qui ne sont pas confortables avec ce qui se passe. Il faut savoir qu’à l’origine c’est la procureure de Bobigny, réputée pour être aux ordres du pouvoir, qui fait placer le policier en garde à vue. Elle a ouvert une enquête pour « coup mortel ». C’est donc qu’elle jugeait qu’il y avait des faits sérieux. Le juge a mis en examen le policier en retenant une infraction plus grave : l' »homicide volontaire ».

La proposition de Nicolas Sarkozy figure dans le programme de Marine Le Pen qui invoque « le modèle de la gendarmerie nationale ». De quoi s’agit-il?

Ca n’a rien à voir. Les gendarmes n’ont pas une législation différente sur la présomption d’innocence. Ils ont une réglementation différente sur l’usage de leurs armes à feu. C’est donc une histoire de règlement d’usage des armes à feu, la justice n’a rien à voir là dedans. Les policiers ont des conditions assez strictes pour se servir de leur arme.

Un policier n’est pas automatiquement en position de légitime défense. Il faut qu’il y ait proportionnalité entre l’attaque et la riposte. Si quelqu’un essaye de vous voler vos CD vous ne pouvez pas l’abattre. S’il y a agression physique il faut étudier si la personne était armée, y avait-il danger de mort etc.

Il faut également qu’il y ait immédiateté de la riposte. On ne peut pas aller tirer sur quelqu’un alors que du temps s’est déroulé entre l’agression et la riposte. Sinon ça s’appelle de la vengeance. Quand on abat quelqu’un de quatre balles dans le dos, on peut légitimement se demander s’il y a proportionnalité et immédiateté dans la riposte.

Beaucoup de policiers se choquent du fait que le salaire du mis en examen ait été suspendu…

D’après ce que je sais, ce n’est pas vrai, le préfet est intervenu pour que son traitement soit maintenu. La justice en plus n’a rien à voir là-dedans, elle ne suspend pas le salaire des gens mis en examen, c’est l’employeur qui décide de le faire ou non. En l’occurence il s’agit du ministère de l’Intérieur.

La justice en revanche ne l’autorise pas à exercer ses fonctions. Cela semble assez normal pour quelqu’un qui est mis en examen pour homicide volontaire, et qui dans l’exercice de ses fonctions est appelé à manier une arme. En revanche il a été placé sous contrôle judiciaire ce qui signifie qu’il est en liberté. La plupart des gens qui sont accusés d’homicide volontaire vont en détention provisoire. Je ne suis pas personnellement un fanatique de la détention provisoire donc je ne vais pas la défendre, mais quand on me dit que la justice est dure avec les policiers, je trouve ça gonflé.

Y a-t-il une derrière cette histoire une guerre larvée entre police et justice notamment dans le 93?

J’ai été magistrat à Bobigny et j’ai toujours eu de très bonnes relations avec les enquêteurs. Les policiers font leur travail de leur mieux et souvent dans des conditions très difficiles. Notamment en Seine-Saint-Denis où ce sont les plus jeunes et les moins expérimentés qui sont envoyés dans ces zones. Les syndicats de police feraient mieux de se pencher sur ces problèmes. Dans les manifestations qu’on peut voir, les forces de l’ordre sont très mal représentées par les syndicats comme Alliance ou Synergie qui sont clairement à droite et font la campagne de Sarkozy. Leur activité principale est de casser du juge.

Interview de Matthieu Bonduelle, juge d’instruction à Bobigny et secrétaire général du Syndicat de la magistrature – Réalisée le 26/04/2012 par Nicolas Chapuis

Lettre de soutien et de mobilisation à notre ex président de l’association  »police / victimes « 

Laurent Cuenca, ex président , nous informe et nous signale ce qui suit :

Pour le soutenir dans la dure épreuve qui est la sienne comme ex président je vous informe des faits suivants, afin que chaque collègue Policier se mobilise .

LETTRE DE DEMANDE DE SOUTIEN EMISE PAR LAURENT CUENCA EX PRESIDENT DE L ASSOCIATION  CONVOQUE DEVANT LE CONSEIL DE DISCIPLINE DE LA POLICE NATIONALE COMME POLICIER

UN RAPPEL DES FAITS

  je suis convoqué devant le conseil de discipline pour le 30 Mai 2012 à 09H00 et je risque la sanction la plus lourde. Motif: manquement au devoir de réserve et d’avoir été déloyal envers notre institution. J’avais réagi au travers de l’association loi 1901 sur le mal-être dans la Police, les suicides et le manque d’effectif ect..J’ai avisé plusieurs radios et je vous demande de me soutenir et d’être éventuellement présent ce jour là. La presse sera présente. Faites tourner ce message à un maximum de contact.
Voici mon mail perso: laurentcuenca47@orange.fr
Merci d’avance à tous…

POUR CEUX QUI N ONT PAS SUIVI L AFFAIRE

Pour ceux qui n’avaient pas suivi l’historique de l’affaire ex-association »Police/victimes »: Le 16 Mai= Création de l’association et parution aux J.O en Juin. Le 24 Mai, lettre adressée au Président de la République, Ministère de l’intérieur, DGPN pour présenter l’association et son but: Assurer la défense des intérèts professionnels et moraux des forces de l’ordre (actifs/retraités), mais aussi de former un CE avec des partenariats dans les loisirs, voyages, sports, finance ect…
Nous avons également dans cette lettre, dénoncé certains dysfonctionnements entrainant des risques psychosociaux et des suicides.
Egalement le manque d’effectifs et de moyens.
Une réponse favorable de l’Elysée nous parvient avec une transmission au Ministère de l’intérieur qui fait suivre directement à la DGPN, ou il nous aient précisé de prendre attache avec le secrétariat particulier du DGPN afin de convenir d’un RDV pour une audience.
Aucune audience ne nous sera accordé par la suite  ??
Nous avons pu néammoins avoir des rencontres avec des parlementaires sur l’assemblée Nationale, ainsi qu’avec Mr BEBIN Xavier, secrétaire Général de l’institut pour la justice, avec qui nous avions échangé nos idées dans un très bon climat.
Je suis intervenu personnellement 3 fois sur l’antenne radio RMC avec J.J.BOURDIN, afin de réagir sur l’actualitée policières (suicides/meutres/manque d’effectif/mal être/discrimination) tout en restant loyal et mesuré envers notre institution .
Depuis, un harcèlement permanent de nos supérieurs locaux comme nationaux (mise à l’écart de l’avancement/Art 10 sur de futiles motifs/disparition de périodes de congés/notation en baisse) et cerise sur le gateaux: Je souhaite participer à l’anniversaire des CRS le 4 Décembre 2011 sur ma Cie d’attache et je reçois un courrier du Directeur Zonal du Sud-ouest qui me notifie une interdiction de me présenter ce jour là (sauf en service)
Le lendemain: le 05/12, ma hiérarchie locale me notifie une demande de traduction en conseil de discipline.
Le 06/12: Dissolution et démission de l’association.
Notre avocat du barreau de Bordeaux demande par 3 fois mon dossier individuel et n’obtient aucune réponse..!!
Mais l’administration n’arrête pas là son accharnement. Je suis convoqué sur une expertise médicale par un médecin bien formaté sur le sujet, puisque le RDV aura duré 5Mn et à peine avoir poussé sa porte, ce dernier me signifie « Mr, vous avez monté une association !, vous vous doutez bien que vous vous êtes fait des ennemis ».
Le médecin préconise une position administrative d’inaptitude de voie publique…
Il s’agit clairement d’une psychiatrisation du dossier (comme l’ex Cdt PICHON)
Vous connaissez donc les grandes lignes de notre histoire.
Le 30 Mai à 09H00, rue Nélaton à Paris 15: Le CD composé de l’administration et de syndicalistes vont nous condamner dans le couloir de la mort administrative.
C’est pourquoi, je vous demande au nom de la liberté d’expression loi 1901, pour la défense de notre beau métier et pour le respect des citoyens que nous sommes aussi, une fois avoir enlevé notre Uniforme, de vous réunir massivement ce jour là.
Merci à tous de votre soutien.
L.CUENCA 

28 avril 1912. Mais que fait le Raid ? Jules Bonnot tient tête à 20 000 flics et assaillants.

Le Point.fr – Publié le 28/04/2012 à 00:00 – Modifié le 28/04/2012 à 13:12

VIDÉO. Après un siège de plusieurs heures, le gangster se réclamant de l’anarchie finit par être abattu à Choisy-le-Roi.

Jules Bonnot tué par la police. © DR


C’est également arrivé un 28 avril

 

2008 – L’Autrichien Josef  Fritzl avoue avoir séquestré sa fille pendant 24 ans.

2001 – Le milliardaire Dennis Tito devient le premier touriste de l’espace à bord de Soyouz TM-32.

1985 – Sacha Distel et Chantal Nobel ont un accident de voiture.

1969 – Charles de Gaulle démissionne, comme promis, après le «non» au référendum.

1967 – L’appelé Cassius Clay refuse de prêter serment sur le drapeau américain.

1956 – Les dernières troupes françaises quittent le Vietnam.

1945 – Le dictateur italien Benito Mussolini est exécuté par les résistants alors qu’il tentait de fuir l’Italie.

1816 – Création de la Caisse des dépôts et consignations placée sous le contrôle du Parlement.

1789 – Une mutinerie éclate à bord du navire britannique laBounty. Révolte contre les mauvais traitements du capitaine William Bligh.

À l’aube du 28 avril 1912, Jules Bonnot se réveille chez son pote Joseph Dubois, qui possède un garage à Choisy-le-Roi. Il a passé une sale nuit, ses flingues à portée de main. L’anarchiste est aux abois. Mais faut-il vraiment le qualifier d’anarchiste ? Depuis cinq ans, le bonhomme a carrément basculé dans le grand banditisme, multipliant les attaques à main armée. Quoi qu’il en soit, il n’a dormi que d’un oeil, car il sait que toutes les polices de France sont sur ses traces depuis qu’il a abattu le numéro deux de la Sûreté nationale, trois jours plus tôt, à Ivry. Mais Bon Dieu, cet imbécile de Louis Jouin, au lieu de vouloir le ceinturer, n’avait qu’à tirer le premier. À 35 ans, Jules Bonnot s’en est donné à coeur joie dans le gangstérisme, surtout au cours des derniers mois. Le 21 décembre 1911, avec ses complices Garnier et Callemin, il effectuait une grande première : le braquage d’une banque en voiture automobile, et c’était lui qui était au volant ! Il n’avait donc pas choisi n’importe quelle bagnole, mais une Delaunay-Belleville verte et noire de 12 CV. Un engin de luxe. La suite n’a été qu’une folle randonnée parsemée de braquages et de morts.

Voilà comment Bonnot se trouve, ce dimanche matin, blessé à la main, planqué chez son dernier ami resté fidèle Joseph Dubois. S’il sympathise avec l’anarchisme, il n’a jamais voulu, pour autant, participer aux attaques de la bande. Il bricole dans son garage qu’il a construit lui-même sur un terrain donné par un certain Fromentin, surnommé le milliardaire anarchiste. C’est une bâtisse de plâtre et de mâchefer flanquée d’un petit escalier de bois menant à deux chambres sous les toits. Ce qu’il ne sait pas, Bonnot, c’est que le pharmacien de Choisy à qui il a acheté des pansements pour soigner sa main blessée à Ivry l’a reconnu et dénoncé à la police. Celle-ci a donc passé discrètement le quartier au peigne fin et a fini par apprendre qu’on avait vu un inconnu s’introduire chez Dubois sans que le chien aboie. À 7 h 30, le chef de la Sûreté Guichard, accompagné de son adjoint et de deux secrétaires, se présente devant le garage.

« À l’assassin ! »

Derrière eux, quatorze inspecteurs de la Sûreté, venus en voiture, se planquent. Le patron des flics appelle Sarko pour être sûr de bénéficier de la présomption de légitime défense, empoigne son pistolet et pousse doucement la porte du garage. Il aperçoit alors Dubois qui s’apprête à enfourcher une moto. Un des agents qui l’accompagnent tire sans attendre sur l’anarchiste, mais son arme s’enraye. Dubois gueule : « À l’assassin ! » Il saisit un pistolet. Sa balle atteint l’agent au bras. Une fusillade s’engage, le chef de la Sûreté la fait cesser pour donner l’ordre au garagiste de sortir les mains en l’air. Blessé à l’épaule et au poignet, celui-ci recule sans répondre. Un agent, se sentant forcément en légitime défense, lui tire une balle dans la carotide. Dubois tombe, mort, les bras en croix. Craignant la venue de ses complices, les flics dégagent du garage. C’est alors qu’ils aperçoivent un homme se tenant sur le palier de l’escalier extérieur. C’est Bonnot. Celui-ci ouvre immédiatement le feu, touchant au ventre l’inspecteur Augêne, qui s’écroule. Des collègues parviennent à le traîner jusqu’à un débit de vin voisin. Pendant ce temps, la foule ne cesse de grandir autour du garage, attirée par la fusillade. Depuis sa position dominante, l’anarchiste arrose tous azimuts, ne s’interrompant que pour recharger son arme. C’est du grand Merah avant l’heure.

Guichard comprend que la partie ne va pas être facile, mais, au moins, il n’aura pas le Raid ou le GIGN dans les pattes pour lui saboter son siège. Il charge un de ses hommes d’aller au café voisin pour téléphoner à la préfecture afin de demander du renfort. En attendant, un pompier qui passait par là prête main-forte aux flics. Entre fonctionnaires… Il dégote huit fusils et des cartouches qu’il distribue à des soldats en permission attirés par le remue-ménage. On ne refuse pas une proposition de s’entraîner. Les voilà donc qui s’allongent sur le sol pour commencer à tirer, transformant la baraque en gruyère. Les renforts débarquent enfin. D’abord une compagnie de la garde républicaine en voiture, puis des agents de réserve, des inspecteurs, des gendarmes. Plus on est de fous, plus on s’amuse.

Testament politique

Entre les forces de l’ordre et les voisins venus aider, il y aurait quelque 500 hommes armés arrosant le garage d’un déluge de balles. C’est Fort Alamo. Bonnot seul contre tous. Mais l’anarchiste ne désarme pas. De temps à autre, on aperçoit son bras sortir par la porte ou une fenêtre pour tirer quelques balles. Vers 10 heures, le gangster tient toujours tête. Un « cinématophiste » présent sur place filme l’arrivée de nouveaux renforts, et même d’une mitrailleuse lourde. Voici encore le chef de cabinet du ministre de l’Intérieur et d’autres notables. La foule, elle aussi, gonfle. Il y aurait désormais 20 000 curieux pour assister à la curée contre le monstre. Vers 10 h 45, l’assiégé ne répond plus aux tirs. Certains pensent qu’il s’est suicidé. Mais non, Bonnot est en train d’écrire son testament politique.

Pour déloger Bonnot, le préfet Lépine, jamais à court d’inventions, ordonne de dynamiter la maison. Un gendarme avance avec une voiturette bourrée d’explosifs, se protégeant derrière un matelas. La protection improvisée, que même Charlie Chaplin n’aurait pas osé imaginer, tombe, obligeant le gendarme à rebrousser chemin. Deux camionneurs, Puche et Meunier, proposent alors de faire reculer vers leur garage leur charrette remplie de foin, attelée à un cheval. Le lieutenant Fontan de la garde républicaine se planque derrière avec des bâtons de dynamite. Quand la carriole atteint le mur du garage, le chien de Dubois se jette sur le lieutenant pour le mordre. Il faut l’abattre d’une balle. Fontan dépose une cartouche reliée à un cordon Bickford, il allume la mèche avant de se retirer derrière la charrette. Mais pas d’explosion. Il faut recommencer. Cette fois, le coup part, mais l’explosion est trop faible pour ouvrir une brèche dans le mur. Le cheval blanc attelé à la carriole se tord de rire. La troisième tentative est la bonne : la moitié du mur s’effondre tandis qu’un incendie embrase la maison.

« À mort, Bonnot ! »

D’enthousiasme, la foule, forte maintenant de 30 000 curieux, se précipite en hurlant : « À mort ! À mort ! On tient Bonnot ! À mort, Bonnot ! » Les forces de l’ordre ont beaucoup de mal à la retenir. Durant vingt minutes, les pompiers arrosent la maison pour éteindre l’incendie. Mais de Bonnot, aucun signe de vie. Est-il mort ? Prépare-t-il un piège ? Guichard, Lépine et une douzaine d’agents se rapprochent de la maison protégée par la charrette tirée par le cheval, qui commence à trouver la plaisanterie saumâtre. Les assaillants se jettent à plat ventre pour pénétrer par le trou béant dans le mur. Ils butent sur le cadavre de Dubois. Pendant ce temps, le lieutenant Fontan, suivi de policiers, escalade avec précaution l’escalier extérieur. Ils s’engouffrent dans la première chambre. Vide. Il y en a une deuxième. Fontan saisit un matelas pour se protéger, il pousse la porte et tire quatre balles au jugé. Dans la pièce, Bonnot, gravement blessé par l’explosion, s’est caché entre deux matelas. Dunlopillo aurait-il sponsorisé l’assaut ? L’anarchiste tire une première balle sur le lieutenant, qu’il rate, puis une deuxième dans sa tête pour se tuer. En même temps, les inspecteurs qui se précipitent lui logent onze balles dans le corps. L’anarchiste mourant jette « Tas de V… »

Agonisant, Bonnot est transporté au bas de l’escalier, où la foule ayant échappé à tout contrôle se jette sur lui pour l’écharper. Les forces de l’ordre parviennent à déposer le moribond dans une voiture qui prend aussitôt la direction de l’hôpital de l’Hôtel-Dieu de Paris. Durant le trajet, Bonnot, ensanglanté, jette encore quelques injures, avant de rendre l’âme lorsque l’automobile franchit le pont Notre-Dame. Dans les décombres du garage, on découvre le testament de Bonnot, constitué d’une quinzaine de feuillets couverts d’une écriture serrée tracée au crayon. Le bandit anarchiste y crache sa haine de la société avec « les exploiteurs qui font travailler les pauvres diables ». Il y fait également quelques confidences. Larmoyantes : « Depuis la mort de ma mère, je n’ai plus rencontré une seule affection… » Arrogantes : « Je suis un homme célèbre, la renommée claironne mon nom aux quatre coins du globe et la publicité faite autour de mon humble personne doit rendre jaloux tous ceux qui se donnent tant de peine à faire parler d’eux et qui n’y parviennent. » Revendicatrices : « Il me faut vivre ma vie. J’ai le droit de vivre, et puisque votre société imbécile et criminelle prétend me l’interdire, eh bien, tant pis pour elle, tant pis pour vous tous. » La foule, se fichant des dernières pensées du criminel, envahit le garage pour récupérer un souvenir. Des dames, dit-on, auraient trempé leur mouchoir dans le sang de Bonnot. Qui est le sauvage dans cette histoire ?

Les deux derniers membres de la bande, Garnier et Valet, seront à leur tour assiégés le 14 mai dans un pavillon de Nogent-sur-Marne. Eux également mèneront une défense acharnée.

Affaire du Sofitel: DSK ne pensait pas que ses rivaux politiques « iraient si loin »

Par LEXPRESS.fr, publié le 27/04/2012 à 20:54, mis à jour à 20:55

Affaire du Sofitel: DSK ne pensait pas que ses rivaux politiques "iraient si loin"Dans The Guardian, Dominique Strauss-Kahn s’interroge: « Peut-être ai-je été naïf sur le plan politique, mais je n’ai tout simplement pas cru qu’ils iraient si loin »

afp.com/Etienne Laurent

Le socialiste, ex-favori de la présidentielle, accuse le camp Sarkozy de l’avoir empêché, par l’affaire Diallo à New York, de se déclarer comme il l’avait prévu, « le 15 juin » 2011. Il s’en explique dans un long entretien au journal britannique The Guardian.

Dans la presse britannique, DSK n’y va pas pas quatre chemins: l’affaire du scandale sexuel qui le vise, avec la femme de chambre Nafissatou Diallo dans l’hôtel new-yorkais, est monté par le camp Sarkozy.

Le socialiste et ex-favori de la présidentielle Dominique Strauss-Kahn comptait, d’après son entretien accordé au Guardian, annoncer sa candidature officielle « le 15 juin » 2011. Mais il ne pensait pas que ses opposants « iraient si loin » pour le stopper dans sa course à l’Elysée, peut-on lire dans le journal britannique.

« Peut-être ai-je été naïf sur le plan politique, mais je n’ai tout simplement pas cru qu’ils iraient si loin », affirme-t-il au journaliste américain, Edward Epstein, qui a réalisé l’interview.

Avec

Meurtre de Léa : la garde à vue du suspect contestée

Par Stéphane Durand-Souffland Mis à jour le 26/04/2012 à 16:27 | publié le 25/04/2012 à 19:20
Karine Bonhoure, la mère de la lycéenne tuée en janvier 2011, demande que le suspect soit jugé sur la base de l'entier dossier.
Karine Bonhoure, la mère de la lycéenne tuée en janvier 2011, demande que le suspect soit jugé sur la base de l’entier dossier. Crédits photo : Nanda Gonzague

La Cour de cassation a jugé que le suspect aurait dû être assisté par un avocat et prévoit d’annuler la phase des aveux explicites.

Après la violence du crime, la violence d’une procédure. Face à la brutalité du droit, l’émotion et la révolte d’une mère qui ne comprend pas le système de défense adopté par celui qui est accusé d’avoir tué sa fille.

Léa avait 17 ans. Elle était en terminale, section «audiovisuel». Plutôt littéraire, elle aimait écrire scénarios et contes de fées, dessiner. Karine Bonhoure, sa mère, est une femme à la voix et aux traits doux, institutrice. «Léa n’était pas une furieuse du travail, sourit-elle. Mais elle n’avait jamais redoublé. Elle avait eu des moments de rupture avec le lycée, mais ça allait beaucoup mieux depuis la terminale. Son projet: passer, après le bac, un an au pair, en Scandinavie. Elle jouait du piano dans un groupe de métal symphonique, elle aimait se déguiser, s’amuser.»

La vie de Léa s’arrête entre le 31 décembre 2010 et le 1er janvier 2011. La jeune fille passe le réveillon avec d’autres jeunes gens, dans une maison d’un quartier bourgeois de Montpellier. On boit beaucoup. Les amphétamines circulent. Un certain Gérald Seureau, 24 ans, flirte avec Léa tout en se chargeant méthodiquement à la bière et au «speed». À un moment, ils quittent tous les deux la fête. Nul ne reverra plus Léa vivante.

Inquiets de ne pas retrouver leur fille, les parents signalent sa disparition dès le 1er janvier. Le soir même, son père, Paul Urbani, se présente au commissariat accompagné de Gérald Seureau: celui-ci prétend qu’il s’est rendu en ville avec Léa et que celle-ci s’est volatilisée place de la Comédie. Pour signer son procès-verbal, il doit ôter ses gants: sa main droite est gonflée et zébrée de griffures. Placé en garde à vue, il reconnaît très rapidement avoir agressé la jeune fille. Toute affaire cessante, les policiers l’enjoignent de les conduire sur les lieux ; parallèlement, ils font appel à un hélicoptère du Samu, au cas où Léa respirerait encore.

Sauvagerie des coups

Mais c’est un cadavre, dénudé et défiguré, qu’ils découvrent. À côté du corps, la gourmette du suspect. Transféré au SRPJ, toujours sous le régime de la garde à vue, Gérald Seureau passe spontanément des aveux circonstanciés, les 2 et 3 janvier. Il raconte la sauvagerie des coups, du viol, reste évasif sur le mobile. Apparemment, l’affaire est résolue.

Sauf que la défense du mis en cause soulève devant la chambre de l’instruction la nullité de la garde à vue, découverte du corps comprise, au motif qu’elle s’est déroulée sans l’assistance d’un avocat. Or, la loi imposant cette présence ne sera votée qu’en avril 2011. Mais, dès la fin 2010, le Conseil constitutionnel, mis en demeure par Strasbourg, avait déclaré la garde à vue «à la française» non conforme aux droits de l’homme tels que définis par la Cour européenne, accordant à l’exécutif un délai de quelques mois pour se mettre en conformité.

Acte I: la chambre de l’instruction de Montpellier valide la procédure, faisant valoir que la garde à vue de M. Seureau s’était déroulée conformément à la loi en vigueur en janvier 2011, et qu’aucun texte ne saurait être d’application rétroactive. La défense se pourvoit en cassation.

Acte II: la juridiction judiciaire suprême casse l’arrêt de Montpellier. Selon la chambre criminelle, il aurait fallu appliquer dès janvier 2011 les principes européens. Cependant, les hauts magistrats «sauvent» le tout début de la procédure: la séquence durant laquelle Seureau conduit les enquêteurs jusqu’à Léa ne saurait être considérée comme nulle et non avenue, l’urgence absolue qui prévalait autorisant la police à agir comme elle l’avait fait. La Cour de cassation renvoie le dossier devant la chambre de l’instruction de Toulouse, qui examine les faits ce jeudi. Son arrêt constitue, en quelque sorte, un mode d’emploi: certes, il convient d’annuler la phase des aveux explicites, mais pas celle qui la précède. Et celle-ci, avec la découverte du corps et de la gourmette, permet d’asseoir une accusation solide, bien que l’intéressé, à présent, affirme ne plus se souvenir du déroulement de la soirée tragique.

Tout cela, Karine Bonhoure ne le comprend pas. Assistée par Me Marc Gallix – le père de Léa a, lui, confié ses intérêts à Me Gilbert Collard -, elle demande que le suspect soit jugé sur la base de l’entier dossier. Rien de plus. L’institutrice à la voix douce et aux yeux las refuse toute récupération politique, elle a éconduit les divers solliciteurs, habituels exploiteurs du chagrin des autres. Avec son compagnon, elle anime l’association des «Amis de Léa». «J’ai gardé la page Facebook de ma fille, dit-elle. Ses copains continuent d’y déposer des messages…» Le 21 avril, une marche blanche a eu lieu, pour que le dossier ne soit pas amputé.

Pour leur part, les conseils de Gérald Seureau, Mes Amara Belloulou et Laurent Epailly, maintiennent leur cap. «On a beaucoup réfléchi, on ne s’est pas lancé bille en tête», justifie le second qui, sur son blog curieusement placé sous le patronage de la gent canine, se prévaut de ne défendre «que les victimes» sauf quand il est commis d’office. À la question de savoir si, au cas où la chambre de l’instruction rendrait un arrêt conforme aux préconisations de la Cour de cassation, ce qui est hautement probable, un nouveau pourvoi serait formé, il répond: «Oui. On tire les ficelles qui se présentent et on voit à l’arrivée.»

Pourtant, on imagine difficilement la juridiction suprême casser un arrêt conforme à sa propre analyse. La ficelle pourrait alors ligoter la défense, le baroud procédural risquant d’apparaître comme une fuite en avant, une volonté d’éviter coûte que coûte le procès ou, plus sournois encore, de le retarder le plus possible, au détriment de la famille de la victime. Et cela, des jurés ont généralement du mal à l’admettre. Karine Bonhoure répète, comme pour conjurer le sort: «Je ne supporte pas l’idée que des pièces disparaissent.»

Une école juive visée par une fausse alerte à la bombe à Paris

 

– Publié le 19/04/2012 à 10:29

 
Une école juive située dans le XIXe arrondissement parisien, fermée en raison des vacances scolaires, a été visée jeudi matin par une alerte à la bombe qui s'est révélée fausse, a-t-on appris auprès de la préfecture de police de Paris (PP).

Une école juive située dans le XIXe arrondissement parisien, fermée en raison des vacances scolaires, a été visée jeudi matin par une alerte à la bombe qui s’est révélée fausse, a-t-on appris auprès de la préfecture de police de Paris (PP).

Une école juive située dans le XIXe arrondissement parisien, fermée en raison des vacances scolaires, a été visée jeudi matin par une alerte à la bombe qui s’est révélée fausse, a-t-on appris auprès de la préfecture de police de Paris (PP).

L’établissement a reçu au moins un appel téléphonique anonyme, vers 8h00 jeudi matin, indiquant qu’un engin explosif se trouvait dans ses locaux, a précisé la PP, confirmant une information du Parisien.

« Les services de déminage se sont rendus sur les lieux, une visite de sécurité a été effectuée et rien n’a été trouvé. L’alerte a été levée », a indiqué la PP.

Cette fausse alerte visant une école juive intervient un mois jour pour jour après la fusillade de Mohamed Merah dans une école juive, le 19 mars à Toulouse, au cours de laquelle un enseignant et trois enfants juifs avaient été tués.

Fabien Engelmann: « Marine Le Pen fera plus de 20%»

Créé le 18/04/2012 à 15h56 — Mis à jour le 18/04/2012 à 17h05
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PRESIDENTIELLE 2012 – Marine Le Pen tenait son dernier grand meeting au Zénith. Nous l’avons suivi à travers les yeux de Fabien Engelmann, ancien syndicaliste de la CGT qui a rejoint le FN récemment…

«On est des pauvres nous. On n’a pas les moyens d’affréter des TGV!» A défaut de train, Fabien Engelmann et ses troupes sont venus en car. Partis le matin de Metz, ils ont fait près de 300 kilomètres pour applaudir Marine Le Pen au Zénith de Paris. «Nous sommes environ une centaine. Certains ont pris une journée de congé pour se libérer. C’est un acte militant fort» se réjouit le jeune leader frontiste qui défendra les couleurs de son parti dans la circonscription de Thionville-ouest (Moselle) lors des législatives de juin prochain. Ancien syndicaliste de la CGT, Fabien Engelmann, 32 ans, a milité à Lutte ouvrière et au NPA avant de rejoindre le Front National pour soutenir Marine Le Pen lors du congrès de Tours en 2011.

A son arrivée,  Fabien Engelmann refuse le pin’s clignotant que les militants lui tendent à l’entrée, « je n’aime pas ça. C’est kitsch». Jean noir, chemise grise et cravate assortie, le jeune homme tient à rester «smart». La grande salle du Zénith se remplit progressivement. Gilbert Collard se charge de chauffer la foule pour le plus grand bonheur de Fabien Engelmann. «C’est mon avocat. Il m’a défendu gracieusement lorsque j’ai été viré de la CGT. Je l’aime bien. Il emmerde le système. Il n’est pas politiquement correct!»

Mélenchon, un social traître

La lumière s’éteint. Marine Le Pen fait son entrer en scène dans une ambiance de stade de foot. La candidate du FN commence par renvoyer dos à dos ses adversaires. Nicolas Sarkozy et François Hollande sont sifflés, mais c’est Jean-Luc Mélenchon qui est le plus copieusement hué. L’ancien syndicaliste considère le candidat du Front de Gauche comme « un social traître. Ce personnage est odieux. Il passe son temps à nous rabaisser! »

Mélenchon et Le Pen ont pourtant un adversaire en commun: l’Europe libérale de Bruxelles. La candidate du FN fustige la proposition lancée par la Commission européenne de « SMIC différentiel par branche: une bombe à fragmentation anti-sociale, l’anéantissement du droit du travail». Fabien Engelmann qui a voté «non» au référendum sur le traité constitutionnel européen regrette que Nicolas Sarkozy n’ait pas respecté la volonté des Français. L’ancien syndicaliste, dont la région a été durement touchée par la quasi-disparition de la sidérurgie, voit le Front National comme un rempart contre la mondialisation. Pour lui, Marine Le Pen est la candidate de la re-industrialisation.

Les étrangers nous cassent le boulot

Dernière cible traditionnelle de Marine Le Pen: l’immigration. «Les étrangers qui viennent travailler pour 500 euros, justifie Fabien Engelmann, ils nous cassent le boulot. Les patrons se servent de l’immigration qui est une main d’oeuvre plus malléable ». Enfin, la présidente du FN agite le spectre de Mohamed Merah. Le meeting vire à l’exhutoire. La salle scande, «On est chez nous, on est chez nous!» L’ancien syndicaliste ne s’en formalise pas. «C’est un show. Il faut exciter les foules.»

Le discours de Marine Le Pen est ponctué par une «Marseillaise».C’est la fin. Fabien Engelmann a faim, mais le car l’attend. «Demain matin, tractage. On prendra un sandwich sur l’autoroute. Pas un sandwich halal de préférence…»  Le jeune homme prend tout de même le temps de griller une cigarette avec des militants pour échanger ses impressions. Ils ne résistent pas à la tentation de faire des paris pour dimanche. Presque tous voient Marine Le Pen figurer au second tour: certains contre Nicolas Sarkozy, d’autres contre François Hollande. « Elle va dépasser les 20%. Je crois qu’on va bien rigoler dimanche…» Un sondage CSA pour 20Minutes vient conforter leurs espoirs. Nicolas Sarkozy chute à 24% tandis que Marine Le Pen remonte à 17.

 

Alexandre Devecchio

Collision mortelle à Villiers-le-Bel en 2007 : un policier mis en examen

 
 

Le Point.fr – Publié le 19/04/2012 à 20:03

Le 25 novembre 2007, deux adolescents avaient perdu la vie dans la collision accidentelle entre leur moto et une voiture de police.

 

Un des quatre policiers impliqués dans un accident de la circulation fatal à deux adolescents en 2007 à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) a été mis en examen pour « faux témoignage » jeudi à Pontoise, a annoncé à l’AFP son avocat, Me Frédéric Champagne.

Le 25 novembre 2007, deux adolescents ont perdu la vie dans la collision accidentelle entre leur moto et une voiture de police, déclenchant deux soirées d’émeutes au cours desquelles des forces de l’ordre avaient été visées par des tirs d’armes à feu.

L’espérance de vie en bonne santé baisse légèrement en France

  – Publié le 19/04/2012 à 00:14

 
Bien qu'elle soit championne de l'espérance de vie des femmes, la France connaît un léger recul de l'espérance de vie en bonne santé depuis quelques années, indique jeudi l'Institut national des études démographiques (Ined).

Bien qu’elle soit championne de l’espérance de vie des femmes, la France connaît un léger recul de l’espérance de vie en bonne santé depuis quelques années, indique jeudi l’Institut national des études démographiques (Ined).

Bien qu’elle soit championne de l’espérance de vie des femmes, la France connaît un léger recul de l’espérance de vie en bonne santé depuis quelques années, indique jeudi l’Institut national des études démographiques (Ined).

En 2010, les Françaises avaient une espérance de vie de 85,3 ans (contre 84,8 en 2008) et leurs compatriotes masculins de 78,2 ans (contre 77,8 ans).

Mais outre l’espérance de vie, les démographes étudient aussi combien de temps les populations peuvent espérer vivre en bonne santé: c’est « l’espérance de vie sans incapacité » (EVSI).

Et l’EVSI, elle, baisse légèrement. Celle des hommes est passée de 62,7 ans à 61,9 ans entre 2008 et 2010; et de 64,6 ans à 63,5 ans pour les femmes, relève l’Ined.

Ainsi, en 2010 les hommes pouvaient espérer vivre en bonne santé 79,1% de leur espérance de vie totale contre 80,6% en 2008 et les femmes 74,4% contre 76,1%.

Selon les chiffres de l’Insee, l’espérance de vie en bonne santé avait entamé sa légère baisse en 2006.

La tendance française rejoint celle d’autres pays européens qui ont comme elle des espérances de vie élevées, note l’Ined, qui a compilé et étudié les données de l’Union des 27.

« Dans les pays où l’espérance de vie est déjà élevée, les gains d’années de vie se font aux âges les plus élevés, donc lorsqu’on est en moins bonne santé », a commenté pour l’AFP l’auteur de l’étude, Jean-Marie Robine, pour expliquer cette dichotomie.

Ainsi, la Suède a l’EVSI la plus longue d’Europe: 71,7 ans pour les hommes tandis que la République slovaque a la plus courte (52,3 ans).

Chez les femmes, ce sont les Maltaises qui ont les meilleures perspectives de vie en bonne santé: 71,6 ans tandis que, comme pour les hommes, c’est la République slovaque qui a l’EVSI la plus courte: 52,1 ans.

Mais pour les deux sexes, si l’on prend en compte la période récente (2008-2010), les écarts se réduisent entre les pays.

Ainsi, pour les hommes, la Lituanie voit son EVSI augmenter le plus, de près de trois ans (à 57,7 ans), alors que les Pays-Bas affichent la plus forte baisse (-1,3 an, à 61,1 ans).

Et chez les femmes, c’est toujours la Lituanie qui voit son espérance de vie sans incapacité (EVSI) augmenter le plus (2,4 ans, à 62,3 ans), alors que c’est la Finlande qui cette fois affiche la plus forte baisse (-1,7 année, à 57,8 ans).

« Il y a donc des tendances à la convergence des espérances de santé en Europe » pour les hommes comme pour les femmes, en conclut l’Ined.

En passant

– Publié le 18/04/2012 à 22:14

L'association "La justice dans la Cité" a annoncé mercredi dans un communiqué qu'elle contestait devant la justice administrative le contrat de partenariat public-privé signé entre l'Etat et le groupe Bouygues pour construire le futur palais de justice de Paris.
L’association « La justice dans la Cité » a annoncé mercredi dans un communiqué qu’elle contestait devant la justice administrative le contrat de partenariat public-privé signé entre l’Etat et le groupe Bouygues pour construire le futur palais de justice de Paris.

L’association « La justice dans la Cité » a annoncé mercredi dans un communiqué qu’elle contestait devant la justice administrative le contrat de partenariat public-privé signé entre l’Etat et le groupe Bouygues pour construire le futur palais de justice de Paris.

Cette association, constituée en 2005 « afin d’assurer la défense du maintien du Tribunal de grande instance de Paris dans l’île de la Cité » est essentiellement composée d’avocats du Barreau de Paris. Elle est présidée par Me Cyril Bourayne et représentée en justice par Me Gabriel Benesty.

« Nous dénonçons le coût injustifiable du projet, son inutilité, son illégalité, au regard des critère prévus par la loi pour les partenariats public-privé », a déclaré à l’AFP Me Benesty.

L’association « a régularisé le 13 avril 2012 un recours devant le tribunal administratif de Paris à l’encontre de la décision de signature du contrat de partenariat », selon son communiqué.

L’AFP a pu consulter une copie de la « requête sommaire » qui vise à faire « annuler la décision de signer le contrat de partenariat ayant pour objet la conception, la construction, le financement, l’entretien, la maintenance du futur palais de justice sur le périmètre de la ZAC Clichy-Batignolles » (Paris XVIIe).

Interrogé par l’AFP, un porte-parole de Bouygues a déclaré qu’il n’avait « aucun commentaire » à faire sur cette « requête sommaire ».

L’association conteste notamment la décision de l’Etablissement public du palais de justice de Paris (EPPJP) de « retenir le contrat du partenariat comme support juridique de l’opération », le projet ne présentant « pas de caractère d’urgence » ni de « complexité particulière ».

Le groupement d’entreprises mené par Bouygues avait remporté le contrat face à celui mené par le groupe Vinci. Le futur palais, conçu par l’architecte Renzo Piano, devrait être achevé d’ici fin 2016 pour une mise en service courant 2017.

Le ministre de la Justice, Michel Mercier, avait assuré en février dernier que le coût de la construction était de 575 millions d’euros. Bouygues « financera la construction du bâtiment et en assurera l’entretien et la maintenance pendant 27 ans », avait-il dit. En contrepartie, « l’Etat lui versera un loyer pendant la durée du contrat » et, « passé cette échéance, il deviendra propriétaire de l’édifice ».

L’association affirme de son côté que « le contrat de partenariat représentera une charge déclarée à ce jour de 1,6 milliard ».

Futur palais de justice de Paris: le contrat avec Bouygues attaqué en justice

Bordeaux: le corps d’une femme retrouvé dans un parc longeant la Garonne

 

Le corps d’une femme d’une quarantaine d’années a été découvert par un promeneur jeudi matin dans un parc longeant la Garonne à Bordeaux et une autopsie est en cours pour connaître les causes exactes de la mort, a-t-on appris auprès des pompiers et de la police.

Retraité tué à Montigny-lès-Metz : Un cambriolage qui tourne mal ?

 

Un octogénaire a été retrouvé mort à son domicile par son fils, pieds et poings liés, un hématome sur le crâne. Son appartement portait les signes d’une fouille minutieuse.

C'est dans cet immeuble que le retraité vivait et a été tué

C’est dans cet immeuble que le retraité vivait et a été tué Google Maps

C’est dans la douleur et l’horreur que Roger Tarral, 89 ans, aura terminé sa vie. Mercredi matin, son fils l’a retrouvé mort, pieds et poings liés par un solide ruban adhésif, un bâillon sur la bouche, sur le lit dans la chambre à coucher de son appartement, à Montigny-lès-Metz.

Un coffre-fort bien verrouillé

Le vieil homme, retraité de la SNCF, vivait seul, depuis plus de trente ans, au dernier étage d’un petit immeuble. Comme chaque matin, l’infirmier qui s’occupait de lui s’est présenté mercredi devant sa porte, à 8h. Trouvant porte close, il décide de prévenir le fils du retraité, qui fera la macabre découverte cinquante minutes plus tard. Nul doute que la terrible scène restera gravée dans sa mémoire. Son père est allongé, sur le flanc, le corps entravé, un hématome à la tête. Et à ce moment-là, il est déjà trop tard pour le sauver.

Dans l’appartement règne un désordre inhabituel. Tout a été fouillé. Pourtant, il semblerait que l’homme ait ouvert lui-même la porte à son ou ses agresseur(s). « La porte d’entrée ne présente pas de traces d’effraction. Ca ressemble à un saucissonnage, bien que l’on ne puisse encore l’affirmer en toute certitude », confiait mercredi le procureur de la République de Metz, Pierre-Yves Couilleau. Un coffre-fort, dans lequel pourrait se trouver une somme très importante, a été déplacé, selon le magistrat. « Pour l’heure, le coffre est toujours fermé car la victime était seule à en connaître la combinaison. »

Cambriolage qui tourne mal ? Vengeance ? Seule l’enquête confiée à la police judiciaire régionale pour « vol ou tentative de vol, précédé, accompagné, ou suivi de violences ayant entraîné la mort » permettra d’en savoir plus. L’autopsie aura lieu ce vendredi.

 
Par A. G.

Une quarantaine de femmes victimes d’un agresseur sexuel

16/04/2012 05:47

Niort. Son portrait-robot l’a trahi. Auteur présumé de plusieurs dizaines d’attouchements en neuf mois, un jeune Niortais a été interpellé en flagrant délit.

Le commissariat a entendu ce week-end près d'une dizaine de victimes. Le commissariat a entendu ce week-end près d’une dizaine de victimes.

Il suivait ses cibles, des femmes jeunes et généralement jolies qu’il surprenait par derrière. Leur appliquant parfois une main sur les yeux, il se servait de son autre main pour leur toucher les fesses ou les seins. Et il prenait la fuite, après quelques secondes de palpation. Depuis l’été 2011, où deux jeunes filles ont été agressées sur le parking de Leclerc Mendès-France à Niort, quinze autres victimes se sont manifestées au commissariat. Parmi elles, trois lycéennes mineures et une quadra ne faisant pas son âge.

Défilé de plaignantes

Grâce à un portrait-robot, établi vendredi à l’aide d’une nouvelle victime qui avait aperçu son visage, l’auteur présumé a été interpellé samedi à 1 h du matin sur la colline Saint-André. Quelques minutes plus tôt, après l’avoir contrôlé rue Saint-Gelais, la brigade anticriminalité l’avait suivi et arrêté alors qu’il venait de taper le séant d’une passante.
Samedi et dimanche, quatre enquêteurs ont reçu près d’une dizaine de plaignantes, alertées grâce aux mentions portées depuis plusieurs mois sur la main courante ou qui avaient déjà déposé une plainte au commissariat.
Pendant sa garde à vue, l’homme, un Niortais de 20 ans, vivant en concubinage, père d’un enfant, sans emploi régulier, inconnu jusqu’à présent des services de police et de justice, a reconnu spontanément une quarantaine d’agressions. Il a été déféré hier après-midi devant le substitut de permanence, Pierre Martello. Celui-ci a ordonné l’ouverture d’une information judiciaire, qu’il a confiée à Natacha Aubeneau. La juge d’instruction de permanence a mis le jeune homme en examen, pour agressions sexuelles avec violence, menace, contrainte ou surprise. Parmi les victimes figure une mineure de moins de 15 ans. L’auteur présumé encourt une peine de sept ans d’emprisonnement. Le juge des libertés et de la détention, Bruno Bourdeau, a prononcé le placement en détention. Il a suivi la réquisition du ministère public, qui a mis en avant « les risques de réitération de faits avérés de plus en plus violents » – plusieurs victimes plaquées au sol et sommées de se taire –, « les risques de pression sur les victimes » – certaines ont été agressées à côté de chez elles – et « les risques de représailles sur lui-même ». De son côté, Me Martinez, le conseil du mis en cause, a vainement plaidé « une personnalité mature qui avait besoin d’être arrêtée mais qui craint de perdre sa femme, son enfant et son travail ».

Appel à victimes

L’accélération des faits depuis le printemps, avec notamment quatre victimes en avril, incite police et parquet à lancer un appel à victimes*. L’homme mesure 1,63 m, est trapu et porte des cheveux bruns et courts. Les faits se sont produits de nuit ou de jour sur des parkings de centres commerciaux (Leclerc, Carrefour) et de centre-ville (Moulin du Milieu, Bessac), sur la Brèche et la colline Saint-André.

* Commissariat de Niort, tél. 05.49.28.72.00.

Daniel Dartigues

Essonne : un pistolet saisi a servi aux 4 crimes

le 17 avril 2012 à 19h18 , mis à jour le 17 avril 2012 à 23h38

Quel est le lien entre les quatre meurtres ? Quels sont les éléments à charge qui pèsent sur le suspect ? Qui est-il vraiment ? Et qu’advient-il du premier homme qui avait avoué le premier meurtre ? Selon la procureure, malgré les avancées de l’enquête, « cette affaire est loin d’être terminée ».

Le principal suspect dans l'enquête sur les meurtres de l'Essonne a été mis en examen et écroué lundi soirLe principal suspect dans l’enquête sur les meurtres de l’Essonne a été mis en examen et écroué lundi soir © TF1

 L’arme des crimes. L’une des armes saisies lors de perquistions menées ce week-end et lundi dans l’Essonne, notament chez le suspect mis en examen, est celle qui a servi aux quatre meurtresperpétrés dans ce département entre novembre et avril, soit un pistolet semi-automatique de calibre 7,65 mm, a indiqué mardi soir une source proche de l’enquête, confirmant une information de la radio RTL.

Yoni Palmier, 33 ans, est le principal suspect dans l’affaire des quatre meurtres de l’Essonne. Ecroué depuis lundi soir, il a été mis en examen pour « assassinat« . L’homme mis en cause, que le ministère de l’Intérieur avait qualifié dès samedi de « suspect très sérieux« , avait été interpellé entre le domicile de sa mère à Ris-Orangis et l’immeuble qu’il habite dans la commune mitoyenne de Draveil. « Il y avait une certaine proximité géographique entre ce suspect et les trois victimes« , a souligné la procureure d’Evry.

Le suspect aurait vécu dans le même immeuble que la 3e victime, tuée à Ris-Orangis. Cette dernière information en date vient étayer cette supposition de « proximité » avec les victimes. Selon une source proche de l’enquête, Yoni Palmier habitait jusqu’en 2005 avec ses parents dans la même barre, mais accessible par une entrée différente, de cet immeuble de sept étages à l’entrée de la commune où a été tué le 17 mars Marcel Brunetto, 81 ans.

Au cours des perquisitions menées « notamment sur les indications du suspect« , outre cette « proximité« , la douille et les deux armes de calibre 7,65 mm et des munitions découvertes chez lui, ont aussi « été retrouvés une moto et un casque correspondant au signalement de ceux donnés par de nombreux témoins« .

« Cette affaire est loin d’être terminée« ,
a fait savoir la procureure d’Evry. Tout d’abord, concernant les éléments matériels aux mains des enquêteurs, il n’est pas possible pour l’heure d’affirmer que l’une des armes retrouvées a servi aux meurtres. Des expertises balistiques, dont les résultats sont attendus « dans les prochains jours« , sont actuellement menées. Pour cela, les spécialistes vont tirer des balles de même calibre avec l’arme saisie et comparer les micro traces laissées sur ces munitions ou sur les douilles avec celles mises au jour sur la scène de crime. Seuls ces examens permettront d’avoir une certitude. Concernant la moto et l’équipement de motard, le gardien de l’immeuble du suspect, à Draveil, a indiqué l’avoir souvent vu au volant d’une voiturette sans permis… mais « jamais en moto« . Enfin, si Yoni Palmier habitait bien dans le petit périmètre où ont été perpétrés les quatre meurtres en novembre, février, mars et avril, les premiers éléments de l’enquête ne démontrent pas de lien entre le suspect et les victimes.

Deux informations judiciaires distinctes ont été ouvertes
. C’est l’une des difficultés à établir ce lien entre les quatre meurtres. Le suspect a été mis en examen dans le cadre de l’information judiciaire ouverte pour les trois homicides les plus récents, ceux de Jean-Yves Bonnerue, 52 ans (le 22 février), Marcel Brunetto, 81 ans (le 17 mars), et Nadjia Boudjemia-Lahcene, 48 ans (le 5 avril). Et il doit être prochainement entendu dans le cadre d’une deuxième information judiciaire ouverte pour le premier meurtre, celui de Nathalie Davids, 35 ans, commis le 27 novembre 2011.

Pour ce premier homicide
, Michel Courtois, 46 ans, ex-compagnon de la victime, était déjà passé aux aveux, avant de se rétracter. Cet homme, décrit comme un « mythomane » peu éduqué par ses amis, est en détention depuis décembre et se trouvait donc sous les verrous lorsque les autres crimes ont été perpétrés. Jean-Yves Bonnerue et Nathalie Davids ont été tués dans le même parking de leur immeuble de Juvisy-sur-Orge. Mais les modes opératoires sont différents. Nathalie Davids a été tuée de sept balles dans le corps, tandis que les trois autres ont reçu une balle dans la tête.

Quant au suspect, il nie toujours les faits
. Son avocat, Me Laurent Servillat, a évoqué « une personnalité extrêmement complexe et fragile » et qui « a eu une histoire très chaotique« . Il a été condamné à six reprises, notamment à une peine de huit mois de prison ferme en 2004 pour violences aggravées et port d’arme prohibé, a fait savoir la procureure d’Evry.

le 17 avril 2012 à 19:18

Fadela Amara, ex-secrétaire d’Etat de Sarkozy, va voter Hollande

Publié le 17.04.2012, 20h07

Fadela Amara, ex-secrétaire d'Etat à la Politique de la ville de Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2010, une des figures de l'ouverture à gauche, a annoncé qu'elle allait voter pour François Hollande, dans une interview à Libération mise en ligne mardi sur son site.

Fadela Amara, ex-secrétaire d’Etat à la Politique de la ville de Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2010, une des figures de l’ouverture à gauche, a annoncé qu’elle allait voter pour François Hollande, dans une interview à Libération mise en ligne mardi sur son site. | Fred Dufour

Fadela Amara, ex-secrétaire d’Etat à la Politique de la ville de Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2010, une des figures de l’ouverture à gauche, a annoncé qu’elle allait voter pour François Hollande, dans une interview à Libération mise en ligne mardi sur son site.
« Je vais voter pour François Hollande », déclare la fondatrice de l’association Ni Putes ni Soumises dans une vidéo sur Liberation.

fr, estimant que le candidat socialiste à l’Elysée, qu’elle considère comme « un ami », est « le plus intelligent à gauche ».
Mme Amara, dont le ralliement à Nicolas Sarkozy avait surpris en 2007 alors qu’elle avait été « 23 ans au Parti socialiste », ne tarit pas d’éloges pour François Hollande qui « a beaucoup d’humour » et qui est « un humaniste » ce qui la « touche profondément ».
« Dans ses meetings ou réunions, dans sa manière de toucher les gens, on retrouve quelque chose qui est de l’ordre d’une humanité portée, affichée et assumée », estime-t-elle.
« Compte tenu de la crise et des difficultés que nous traversons, on a besoin justement à la tête de notre pays d’un homme capable de cette humanité, non seulement de l’incarner mais aussi de la transmettre et de transmettre cette dynamique au service de notre pays », a-t-elle conclu.
Fadela Amara vient allonger la liste de ralliés au candidat socialiste: après le soutien à M. Hollande affiché lundi par l’ancien Haut-commissaire du gouvernement Fillon, Martin Hirsch, Corinne Lepage, ancienne ministre d’Alain Juppé en 1995, a à son tour franchi le pas mardi. L’ancien ministre de Dominique de Villepin, Azouz Begag, pourrait faire de même.

 

Meurtres de l’Essonne: une des armes saisies a servi aux 4 crimes

Publié le 17.04.2012, 19h39 | Mise à jour : 19h53

L'arme en question est un pistolet semi-automatique de calibre 7,65 mm.
 

L’arme en question est un pistolet semi-automatique de calibre 7,65 mm.   | (lp/arnaud journois.)

L’une des armes saisies lors de perquistions menées ce week-end et lundi dans l’Essonne, notament chez le mis en examen Yoni Palmier accusé d’assassinats, est celle qui a servi aux quatre meurtres perpétrés dans ce département entre novembre et avril, a-t-on indiqué de source proche de l’enquête : il s’agit d’un pistolet semi-automatique de calibre 7,65 mm, a-t-on précisé, confirmant une information de la radio RTL.

Au cours des perquisitions faites ces derniers jours par les enquêteurs de la DRPJ, deux 7.65, une arme de plus gros calibre, ainsi qu’une douille ont été retrouvées.

Une moto et un casque, correspondant au signalement donné par les témoins ont également été récupérés. Le principal suspect dans cette série de meurtres, Yoni Palmier, a été mis en examen et écroué, lundi soir, même s’il n’avait à la mi-journée «pas reconnu sa participation» selon la procureur d’Evry, Marie-Suzanne Le Quéau.

Nathalie Davids, 35 ans, a été retrouvée criblée de sept balles dans le parking de sa résidence de Juvisy-sur-Orge, le 27 novembre 2011. Michel Courtois, qui entretenait avec elle une «relation affective, amoureuse» selon le parquet d’Evry, est passé aux aveux, mais s’est ensuite rétracté. Après son incarcération, Jean-Yves Bonnerue, 52 ans, voisin de Nathalie Davids, a été abattu le 22 février, d’une seule balle, dans le même parking de Juvisy. Marcel Brunetto, 81 ans, a lui été tué le 17 mars à Ris-Orangis. La dernière victime, Nadjia Boudjemia-Lahcene, 48 ans, a été tuée le 5 avril dans le hall de son immeuble de la cité de la Grande-Borne à Grigny, par un tireur qui avait pris la fuite à moto. Ces trois derniers meurtres ont donné lieu à l’ouverture d’une information judiciaire distincte de celui de Nathalie Davids.

 

LeParisien.fr

Un frère d’Abdelkader Merah l’accuse d’être antisémite devant les enquêteurs (proche dossier)

Publié le 17.04.2012, 17h58

 Un des frères d’Abdelkader Merah, mis en examen pour complicité d’assassinats dans l’enquête sur les tueries de Toulouse et Montauban, a affirmé devant les enquêteurs que ce dernier était antisémite et l’avait toujours été, a-t-on appris mardi de source proche du dossier.
Abdelghani Merah, l’un des frères du « tueur au scooter » Mohamed Merah, a également accusé Abdelkader d’avoir poignardé sa belle soeur (ndlr: l’épouse d’Abdelghani) parce qu’elle était d’origine juive, lors de cette audition, selon la même source.

Ces accusations ont été rejetées mardi par Me Anne-Sophie Laguens, l’avocate d’Abdelkader Merah, qui est à l’isolement depuis le 25 mars à la maison d’arrêt de Fresnes.
« Abdelkader n’est pas antisémite et n’a poignardé personne », a déclaré à l’AFP Me Laguens. « Les deux frères ont des rapports compliqués », a-t-elle cependant concédé.
Abdelkader Merah n’a jamais été condamné pour une infraction aggravée par la circonstance de la race ou de la religion, a-t-on par ailleurs indiqué mardi de source judiciaire.
Abdelkader et Abdelghani sont deux des frères de Mohamed Merah, « le tueur au scooter » âgé de 23 ans qui a froidement assassiné en mars sept personnes, dont trois enfants et un enseignant juifs et trois parachutistes, avant d’être abattu lors d’une intervention du Raid contre l’appartement où il s’était retranché.
Abdelkader Merah, 29 ans, avait été mis en examen le 25 mars, notamment pour complicité d’assassinats et association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme.
S’il était connu des services de police pour son engagement de longue date en faveur d’un islam radical, il a réfuté tous les chefs d’inculpation, selon son avocate, qui avait indiqué le jour de sa mise en examen que son client ne voulait pas devenir le « bouc émissaire » des actes de son frère cadet.

 

Des boîtiers sonores pour aider aveugles et malvoyants à traverser la route

 

Publié le 17.04.2012, 16h42

Paris et Bordeaux vont pouvoir installer des boîtiers sonores indiquant aux piétons malvoyants ou aveugles s’ils peuvent traverser ou non la chaussée, après la publication mardi d’un arrêté au Journal officiel.
Ces boîtiers, dont plusieurs prototypes ont été expérimentés depuis 2006, notamment à Paris, émettent un message verbal disant « stop piéton » ou « rouge piéton », qui peut éventuellement être suivi du mot « bus » ou « tram » pour informer les malvoyants et non voyants lorsqu’ils traversent aux feux.

« Deux villes -Paris et Bordeaux- ont demandé à installer le dispositif », a-t-on précisé à la Sécurité routière. Il pourra ensuite être adopté par d’autres villes françaises, maintenant que le cadre juridique a été établi dans l’arrêté publié mardi.

 

Trois mois avec sursis pour un Nordiste pour outrage envers Nadine Morano

Publié le 17.04.2012, 13h55

Un habitant du Nord a été condamné lundi par le tribunal correctionnel de Valenciennes à trois mois de prison avec sursis pour outrage sur son blog envers la ministre de l’Apprentissage Nadine Morano, a-t-on appris mardi de source judiciaire.
Le prévenu, un homme de 27 ans qui réside dans la commune de Denain (Nord), a également proféré des menaces à l’encontre de son directeur de cabinet.

Il a représenté la ministre en soldat nazi sur son blog, selon l’Observateur du Valenciennois, qui a révélé l’affaire.
Il était poursuivi pour « outrage à une personne chargée de service public », en raison de faits commis du 1er juin 2011 au 31 décembre 2011, a indiqué le parquet de Valenciennes. Pendant cette période, des échanges se sont déroulés par l’intermédiaire de la page Facebook de la ministre.
En plus de sa peine de prison avec sursis, ce Denaisien s’est vu notifier une interdiction totale de rentrer en contact avec la ministre et son directeur de cabinet, selon l’hebdomadaire.

 

Du porno en pleine journée : Canal +, victime d’un bug, s’excuse

Société

Alors que le CSA a demandé des explications, le groupe Canal+ a présenté ce mardi ses excuses pour cette «défaillance technique». ( JOEL SAGET / AFP )

17.04.2012, 17h03 | Mise à jour : 20h08

C’est un joli raté que s’est offert la chaîne cryptée Canal + décalée dimanche. En plein après-midi, quelques scènes pornographiques sont venues s’intercaler dans la diffusion d’un filmpour enfants. Alors que le CSA a demandé des explications, le groupe Canal+ a présenté ce mardi ses excuses pour cette «défaillance technique».

Selon la chaîne, ces images n’ont été diffusées que quelques secondes et n’ont été vues que par les abonnés regardant le programme sur ordinateur (Web-TV). Les abonnés regardant Canal+ sur leur téléviseur n’ont pas été concernés par cet incident. A noter que ces images «n’ont à aucun moment été visibles en clair et qu’aucun programme de cette catégorie n’a pu être visionné dans son intégralité», souligne la chaîne, qui précise qu’une enquête interne a permis de conclure à «une défaillance technique d’un serveur». «Canal+ a pris les mesures nécessaires afin que ce type de problème ne se reproduise pas», conclut le communiqué.

Le radar pédagogique insultait les chauffards

 

Publié le 17.04.2012, 17h31 | Mise à jour : 18h39

PHOTO D'ILLUSTRATION. Les conducteurs en excès de vitesse sur une route traversant Eaucourt-sur-Somme, au sud d'Abbeville (Somme), ont eu la surprise de recevoir un message insultant de la part d'un radar pédagogique.

PHOTO D’ILLUSTRATION. Les conducteurs en excès de vitesse sur une route traversant Eaucourt-sur-Somme, au sud d’Abbeville (Somme), ont eu la surprise de recevoir un message insultant de la part d’un radar pédagogique. | ILLUSTRATION LP / OLIVIER ARANDEL

Au lieu du mot «Prudence» ou de la mention «Vous roulez trop vite», le radar indiquait peu poliment… «Fuck you».

Les conducteurs en excès de vitesse sur une route traversant Eaucourt-sur-Somme, au sud d’Abbeville (Somme), ont eu la surprise de recevoir un message insultant de la part d’un radar pédagogique. Deux mots pour «Fuck you», si vous roulez à plus de 50 km/h dans cette zone de campagne, au sein du petit village dont le maire est le journaliste sportif Henri Sannier.

La farce a duré quelques jours.

«J’ai un collaborateur farceur», s’est excusé Jean-Claude Bouton, patron de JCB, l’entreprise qui a fourni le radar à la commune et qui confirme cette information du Courrier Picard.

«Mon prestataire voulait me prouver que la matrice du texte du radar était trop petite», a expliqué M. Bouton, bien embêté. Pour cela, il change le texte habituel pendant un test, sans que l’entrepreneur ne le voit. Puis ne s’assure pas avoir bien fait le changement vers le texte convenu.

Un radar spécialement construit pour le village

«Pour la personne qui passe en véhicule, c’est un peu surprenant de se faire enguirlander de la sorte pour avoir transgressé les règles en vigueur sur la voie en question», a reconnu M. Bouton.

«Je m’excuse platement, mais c’est tout ce que je peux faire car le mal est fait», a-t-il ajouté, espérant que la mairie ne lui en voudrait pas trop. Il avait construit le radar, orné d’un moulin, spécialement pour le petit village.

La piraterie a duré environ une semaine juste après l’inauguration, avant d’être réparée lundi.

 

LeParisien.fr

Bordeaux: plus de 100.000 euros détournés à l’Opéra, une salariée en garde à vue

Publié le 17.04.2012, 17h18

La régisseuse de l’Opéra national de Bordeaux, soupçonnée d’avoir détourné plus de 100.000 euros en trois mois, a été placée en garde à vue, a-t-on appris mardi de sources concordantes.
La responsable, âgée cinquantaine d’années et employée à l’Opéra depuis une dizaine d’années, « a reconnu les faits et a déclaré avoir agi seule et sans complicité », a indiqué dans un communiqué la direction de l’Opéra qui a déposé plainte pour « abus de confiance, faux et usage de faux ».

 

L’employée a été placée en garde vue lundi en fin d’après-midi, a indiqué une source proche de l’enquête. Sa garde à vue devrait être prolongée de 24 heures par le parquet, selon la même source qui indique que « la somme précise (détournée) reste à encore évaluer ».
« On est probablement à plus de 100.000 euros. Nous n’avons enquêté que sur trois mois depuis le début de l’année. L’enquête permettra de déterminer s’il y a des faits plus anciens », a ajouté cette source.
« Des procédures internes de contrôle ont permis de mettre à jour récemment (…) des détournements de fonds et les investigations ont fait porter rapidement les soupçons sur la régisseuse », a indiqué de son côté la direction de l’Opéra, annonçant la suspension « dès à présent de ses fonctions » de l’employée.
L’établissement ajouté qu’un contrôle général de la régie comptable était en cours et a assuré aux salariés « de l’extrême rigueur avec laquelle l’Opéra traitera cette affaire ».
L’enquête a été confiée à la direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Bordeaux.

Essonne : Tron confronté le 10 mai aux deux femmes qui l’accusent de viols

Publié le 17.04.2012, 15h46 | Mise à jour : 17h01

Le député-maire (UMP) de Draveil Georges Tron sera confronté pour la première fois à deux femmes qui l'accusent de viols.

Le député-maire (UMP) de Draveil Georges Tron sera confronté pour la première fois à deux femmes qui l’accusent de viols. | AFP ARCHIVES/Pierre Verdy

 

Le député-maire de Draveil (Essonne) Georges Tron doit être pour la première fois confronté le 10 mai aux deux ex-employées municipales qui l’accusent de viols, selon RTL.

L’élu, âgé de 54 ans, qui pratiquait la réflexologie plantaire,  a été mis en examen le 22 juin 2011 pour viols et agressions sexuelles en réunion et par personne ayant autorité.Son adjointe à la culture a également été mise en examen dans ce dossier mené par un juge d’instruction à Evry, pour viols et agressions sexuelles en réunion.

Tous deux ont été laissés en liberté sous contrôle judiciaire.

La défense de l’ex-secrétaire d’Etat avait estimé en janvier que l’affaire avait «basculé» en sa faveur après la fuite dans la presse d’extraits d’audition des plaignantes, des expertises psychologiques menées sur elles et d’un enregistrement pirate remis à la justice. Ces documents montraient notamment des incohérences dans la chronologie des événements et étayeraient, selon la défense, la thèse d’un complot fomenté par le Front National contre l’élu. Ce qu’avaient vivement démenti les frères Olivier, qui avaient été conseillers régionaux FN.

L’élu avait démissionné de son poste de secrétaire d’Etat à la Fonction publique dès le 29 mai 2011, après que ces accusations avaient été rendues publiques. Lors du dernier conseil municipal de Draveil, le 2 avril, il a promis de s’expliquer «publiquement dans les prochains jours ou prochaines semaines» sur cette affaire.

 

LeParisien.fr

Essonne : le pistolet retrouvé chez le suspect est bien l’arme des 4 crimes

Créé le 17/04/2012 à 17h01

L'immeuble où a été arrêté le deuxième suspect, dimanche à Draveil (Essonne) 

 

L’immeuble où a été arrêté le deuxième suspect, dimanche à Draveil (Essonne) / AFP

RTL vous révélait l’information dès 17h30 : le pistolet retrouvé chez le suspect mis en examen dans la série de meurtres de l’Essonne est bien l’arme des quatre crimes. Une conclusion obtenue grâce aux expertises balistiques. Par ailleurs, RTL vous révélait un peu plus tôt que Yoni Palmier avait agressé ses parents en 2004. Il avait été condamné en novembre 2004 par le tribunal d’Evry pour « violences aggravées » et de « port d’arme prohibé ». Il avait donné des coups de couteau à sa mère puis à son père, leur infligeant à chacun plus de 7 jours d’ITT. Il avait alors été condamné à 18 mois de prison dont 8 mois ferme.

Le principal suspect des meurtres de l’Essonne mis en examen et écroué

– Publié le 16/04/2012 à 23:53

L'homme mis en cause, que le ministère de l'Intérieur avait qualifié dès samedi de "suspect très sérieux", avait été interpellé entre le domicile de sa mère à Ris-Orangis (Essonne) et l'immeuble qu'il habite dans la commune mitoyenne de Draveil.L’homme mis en cause, que le ministère de l’Intérieur avait qualifié dès samedi de « suspect très sérieux », avait été interpellé entre le domicile de sa mère à Ris-Orangis (Essonne) et l’immeuble qu’il habite dans la commune mitoyenne de Draveil.

Le principal suspect dans l’enquête sur les meurtres de l’Essonne a été mis en examen et écroué lundi soir, selon le parquet, mais il n’a pas « reconnu » les faits malgré des « éléments à charge importants », a annoncé la procureur de la République à Evry.

Après sa garde à vue durant 48 heures dans les locaux de la police judiciaire de Versailles, cet homme de 33 ans a été mis en examen pour « assassinat » et placé sous mandat de dépôt, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour les trois meurtres les plus récents, a-t-on appris lundi soir auprès du parquet. Une autre information judiciaire est ouverte pour le premier meurtre commis en novembre 2011.

Le suspect « encourt une peine de réclusion criminelle à perpétuité, assortie le cas échéant d’une mesure de sûreté de trente ans », a dit plus tôt dans la journée Marie-Suzanne Le Quéau. « Il n’a pas, à ce stade, reconnu les faits », a ajouté Mme Le Quéau, précisant toutefois à la presse que des « éléments à charge importants » ont été accumulés par les enquêteurs.

Deux armes de calibre 7,65 mm et des munitions ont été retrouvées lors des perquisitions, ainsi qu' »une douille de 7,65 mm dont l’examen a d’ores et déjà démontré qu’elle provenait de l’arme utilisée pour commettre les assassinats », a déclaré la procureur.

En revanche, il n’est « pas possible d’affirmer » que l’une des armes saisies soit l’arme du crime. « Seule l’expertise balistique permettra de le vérifier », a dit Mme Le Quéau.

L’homme mis en cause, que le ministère de l’Intérieur avait qualifié dès samedi de « suspect très sérieux », avait été interpellé entre le domicile de sa mère à Ris-Orangis (Essonne) et l’immeuble qu’il habite dans la commune mitoyenne de Draveil. « Il y avait une certaine proximité géographique entre ce suspect et les trois victimes », a souligné Mme Le Quéau.

Au cours des perquisitions menées « notamment sur les indications du suspect » ont aussi « été retrouvés une moto et un casque correspondant au signalement de ceux donnés par de nombreux témoins », a précisé la procureur.

Le suspect a été condamné six fois pour diverses infractions et a écopé notamment d’une peine de « dix-huit mois d’emprisonnement dont dix mois avec sursis » en 2004 pour violences aggravées et port d’arme prohibé.

Il « est calme et coopère », a affirmé son avocat, Me Laurent Servillat, évoquant « une personnalité extrêmement complexe et fragile » et qui « a eu une histoire très chaotique ».

Le suspect doit être prochainement entendu dans le cadre d’une deuxième information judiciaire ouverte pour le premier des quatre meurtres de l’Essonne, celui de Nathalie Davids, 35 ans, commis le 27 novembre 2011 à Juvisy-sur-Orge.

Pour cet homicide, Michel C., 46 ans, qui entretenait une « relation affective, amoureuse » avec la victime, est en détention depuis décembre. Il était passé aux aveux, mais s’était rétracté.

Alors que Michel C. était déjà en prison, Jean-Yves Bonnerue, 52 ans, voisin de Nathalie Davids, était abattu le 22 février, d’une seule balle, dans le même parking de Juvisy. Marcel Brunetto, 81 ans, était tué le 17 mars à Ris-Orangis.

La dernière victime, Nadjia Boudjemia-Lahcene, 48 ans, avait été tuée le 5 avril dans le hall de son immeuble de la cité de la Grande-Borne, à Grigny, par un tireur qui avait pris la fuite à moto.

Un second suspect avait été arrêté samedi, avant d’être relâché dimanche soir. « Il a pu être établi que son identité avait été usurpée pour faire immatriculer la moto retrouvée au cours des perquisitions », a dit Mme Le Quéau.

Selon elle, « cette affaire est loin d’être terminée », n’ayant pas « à ce stade les réponses à toutes les questions qui nous sont posées. »

Meurtres de l’Essonne : une troisième arme découverte dans un box

 

Info le ParisienStéphane Sellami | Publié le 16.04.2012, 21h08 | Mise à jour : 22h44

 
Archives - Deux pistolets automatiques de calibre 7.65, correspondant aux armes utilisées pour exécuter les quatre victimes, mais aussi une arme de plus gros calibre, ont été retrouvés.
 

  Archives – Deux pistolets automatiques de calibre 7.65, correspondant aux armes utilisées pour exécuter les quatre victimes, mais aussi une arme de plus gros calibre, ont été retrouvés.   | (lp/arnaud journois.)

Lors de leur perquisition menée ce matin dans un box à Draveil loué par le tueur en série présumé de l’Essonne, les enquêteurs ont trouvé au total trois armes à feu. Deux pistolets automatiques de calibre 7.65, correspondant aux armes utilisées pour exécuter les quatre victimes, mais aussi une arme de plus gros calibre.

 Le principal suspect dans cette série de meurtres commis dans l’Essonne en l’espace de cinq mois avec la même arme, a été mis en examen et écroué, lundi soir. L’homme était présenté à un juge d’instruction. S’il «n’a pas reconnu sa participation», avait précisé dans l’après-midi, la procureur d’Evry, Marie-Suzanne Le Quéau, la DRPJ a recueilli des «éléments à charge importants».

Sur ses indications, les enquêteurs ont également mis la main sur une moto et un casque correspondant au signalement des témoins.

 

LeParisien.fr

Un internaute autorisé à poursuivre Facebook à Bayonne

Publié le 16.04.2012, 18h44 | Mise à jour : 22h13

Siège de Facebook à Menlo Park (Californie) - La Cour d'appel de Pau a jugé illisible la clause limitant aux seuls tribunaux de Californie le pouvoir de trancher les litiges concernant le réseau social.

Siège de Facebook à Menlo Park (Californie) – La Cour d’appel de Pau a jugé illisible la clause limitant aux seuls tribunaux de Californie le pouvoir de trancher les litiges concernant le réseau social. | KIMIHIRO HOSHINO / AFP

Les règles générales d’utilisation de Facebooksont formelles : seuls sont compétents les tribunaux de Californie en cas de litige avec un abonné. Mais voilà, cette clause est écrite en tout petit, noyée dans une interminable série de dispositions, en anglais qui plus est, si bien que la Cour d’appel de Pau a autorisé un internaute mécontent à poursuivre le réseau social devant le tribunal de son domicile, à Bayonne.

Une clause «illisible» et donc «non valable»

Sebastien R., l’utilisateur en question, reproche à Facebook d’avoir fermé de manière répétitive ses comptes sur le réseau social. Mais en 2011, le juge de proximité de Bayonne, après avoir pris connaissance des conditions générales d’utilisation du site, s’était déclaré incompétent pour dire si Facebook avait agit de manière abusive. Mais la Cour d’appel de Pau vient d’en décider autrement. Dans un arrêt du 23 mars, elle juge illisible la clause limitant aux seuls tribunaux de Californie le pouvoir de trancher les litiges concernant le réseau social. Or, en vertu de l’article 48 du code de procédure civile, toute dérogation aux règles ordinaires de compétence territoriale doit être «spécifiée de façon très apparente».

La clause mentionnant la Californie est selon les juges de la Cour d’appel «noyée dans de très nombreuses dispositions dont aucune n’est numérotée», écrite «en petits caractères», et ne se «distinguant pas des autres stipulations». La clause arrive en outre «au terme d’une lecture complexe de douze pages format A4 pour la version papier remise à la Cour» Et ce serait «encore plus difficile sur un écran d’ordinateur ou de téléphone portable, pour un internaute français de compétence moyenne», écrit la Cour. Enfin, le tout était en anglais quand l’utilisateur a ouvert son premier compte, et «Facebook ne démontre pas que celui-ci maîtrisait cette langue», ajoutent les juges.

«Dès lors, il ne peut être considéré qu’il s’est engagé en pleine connaissance de cause» et la clause sur la compétence unique des tribunaux californiens «doit être réputée non écrite», c’est à dire non valable, conclut la cour qui renvoie donc l’affaire devant le juge de proximité de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). C’est lui qui devra dire si Facebook a abusivement ou non fermé les fameux comptes. A supposer toutefois que Facebook ne gagne pas un éventuel pourvoi en cassation qu’il a jusqu’à fin juillet pour former.

 

LeParisien.fr

L’expulsion d’un Algérien après l’affaire Merah n’a pas été annulée

Publié le 16.04.2012, 18h29 | Mise à jour : 22h16

ILLUSTRATION. Un Algérien qui résidait en France depuis 20 ans et avait un titre de séjour valable jusqu'en 2019, a été expulsé le 2 avril, au moment où le gouvernement multipliait les coups de filet dans les milieux islamistes présumés.

ILLUSTRATION. Un Algérien qui résidait en France depuis 20 ans et avait un titre de séjour valable jusqu’en 2019, a été expulsé le 2 avril, au moment où le gouvernement multipliait les coups de filet dans les milieux islamistes présumés. | LP ARCHIVES

L’Algérien de 44 ans, renvoyé début avril dans son pays par le ministre de l’Intérieur qui le présentait comme un islamiste radical, n’a pas obtenu gain de cause ce lundi au tribunal administratif de Paris. Une juge des référés a refusé d’annuler son expulsion. Son avocatMe Eric Plouvier, a d’emblée annoncé son intention de faire appel devant le Conseil d’Etat.

Il voit dans cette affaire «une opération de communication politique», décidée dans la foulée des meurtres commis à Toulouse et Montauban par Mohamed Merah.

Ali Belhadad, 44 ans, résidait en France depuis 20 ans et avait un titre de séjour valable jusqu’en 2019 quand il a été expulsé le 2 avril, au moment où le gouvernement multipliait les coups de filet dans les milieux islamistes présumés, et moins de deux semaines après la mort du tueur au scooter.

Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur avait justifié sa décision par le fait que Ali Belhadad avait été condamné pour son rôle dans les attentats de Marrakech en 1994, ce que conteste farouchement l’intéressé. Face au juge des référés du tribunal administratif de Paris, saisi par l’expulsé, une représentante du ministère de l’Intérieur a reconnu que ce communiqué était erroné.

L’avocat s’érige contre la «posture électorale» de Claude Guéant

A l’audience, le conseil de l’Algérien, Me Eric Plouvier, a raillé «la politique de communication de M. Guéant qui, dans un contexte dramatique, n’a pas hésité à donner de fausses informations aux journalistes». L’avocat, qui envisage une action en diffamation contre le ministre, s’est élevé contre la «posture électorale» de Claude Guéant qui a, selon lui, décidé l’expulsion «pour faire de l’agitation».

La représentante du ministère a reconnu que l’affaire Merah avait agi comme un «électrochoc», alors que la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a été violemment critiquée pour ne pas avoir repéré le danger que représentait Mohamed Merah. «Fallait-il attendre qu’on prenne Ali Belhadad la main dans le sac comme on l’a fait pour Merah?», a-t-elle demandé. «On ne peut pas reprocher à la DCRI de n’avoir rien fait à Toulouse et la critiquer également «quand elle fait son travail en signalant un risque potentiel», a-t-elle insisté.

Elle a déclaré qu’il était notamment reproché à Ali Belhadad ses relations avec des djihadistes «vétérans d’Afghanistan», un emploi dans une librairie parisienne située dans une rue «réputée pour sa proximité avec la mouvance islamiste radicale» ou encore une réunion dans un restaurant de banlieue avec un ancien de Guantanamo.

«Fréquenter une sandwicherie halal serait donc constitutif d’une atteinte manifeste à l’ordre public», a ironisé Me Plouvier, en rappelant que M. Belhadad laissait derrière lui, en France, deux filles mineures et de nationalité française.

Lors de l’audience, la juge a estimé que le référé-liberté engagé par Me Plouvier pouvait ne pas être recevable car la requête avait été déposée après l’expulsion. Elle l’a finalement rejetée en notant que plus de dix jours séparaient l’expulsion de la requête. «Je ne vois pas comment il aurait pu faire sa requête avant d’être expulsé puisqu’il l’a été le jour de son arrestation», a dit Me Plouvier, estimant en outre «raisonnable» le délai de dix jours qui s’est écoulé avant son référé.

 

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Meurtres de l’Essonne : le principal suspect mis en examen et écroué

T.d.L avec AFP | Publié le 16.04.2012, 18h13 | Mise à jour : 22h49

Draveil (Essonne), hier. Yoni P. (au centre, le visage dissimulé), l’un des deux suspects interpellés dans l’affaire des quatre meurtres commis dans l’Essonne, était présenté lundi au juge d'instruction.

Draveil (Essonne), hier. Yoni P. (au centre, le visage dissimulé), l’un des deux suspects interpellés dans l’affaire des quatre meurtres commis dans l’Essonne, était présenté lundi au juge d’instruction. | (lp/arnaud journois.)

Le principal suspect dans l’affaire de meurtresen série dans l’Essonne, commis en l’espace de cinq mois avec la même arme, a été mis en examen pour «assassinat» et écroué, a annoncé lundi soir le parquet d’Evry. L’homme était présenté ce lundi à un juge d’instruction. En milieu d’après-midi, la procureur d’Evry, Marie-Suzanne Le Quéau, a indiqué que l’homme «n’avait pas reconnu sa participation», mais expliqué que la DRPJ avait recueilli des «éléments à charge importants».

Des armes et une douille ont notamment été retrouvées lors de perquisitions.

Une moto, une douille et des armes retrouvées

Cet homme, que son avocat Laurent Servillat présente comme une« personnalité extrêmement complexe et fragile», est âgé de 30 ans, célibataire, vit seul, et touche des allocations, a expliqué Marie-Suzanne le Quéau. Il a déjà six condamnations à son actif, dont une en 2004 «pour violence aggravée et port d’armes prohibé». «Seule l’expertise psychiatrique» permettra de savoir si le suspect est «responsable ou non» a-t-elle précisé.

Entendu «à trois reprises» dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour les «assassinats» de Jean-Yves Bonnerue, Marcel Brunetto, et Nadjia Boudjemia-Lahcene, le suspect «n’a pas reconnu sa participation». Cependant, selon la procureur d’Evry, les «éléments recueillis en dix jours par la DRPJ constituent à son égard des éléments à charge importants». Des perquisitions réalisées sur indication du suspect ont en effet permis aux enquêteurs de mettre la main sur une moto et un casque correspondant au signalement des témoins, ainsi qu’une douille provenant de l’arme utilisée.

Selon nos informations, lors de leur perquisition menée lundi matin dans un box à Draveil loué par le tueur en série présumé de l’Essonne, les enquêteurs ont également trouvé trois armes à feu. Deux pistolets automatiques de calibre 7.65, correspondant aux armes utilisées pour exécuter les quatre victimes, mais aussi une arme de plus gros calibre. L’expertise balistique permettra de savoir avec certitude si ces deux armes ont été utilisées contre les trois victimes.

Un deuxième suspect, libéré, victime d’une usurpation d’identité

Un deuxième suspect a été libéré dimanche soir, quand les enquêteurs ont acquis la certitude que son identité avait été usurpée pour immatriculer la moto. Le suspect principal devrait également être entendu sur sa participation au meurtre de Nathalie Davids (le premier dans l’ordre chronologique) pour lequel une première information judiciaire -séparée des trois assassinats suivants – avait été ouverte. Dans cette première affaire, un autre suspect, Michel Courtois, est mis en examen et écroué depuis décembre.

Dans cette enquête hors normes mobilisant des centaines de policiers, la PJ de Versailles, travaillant sur commission rogatoire de deux juges d’instruction d’Evry, tentait d’identifier le ou les auteurs de quatre homicides, sans lien apparent mais commis avec le même pistolet semi-automatique de calibre 7,65 mm, dans un rayon de dix kilomètres dans l’Essonne, en novembre 2011, février, mars et avril 2012.

Nathalie Davids, 35 ans, a été retrouvée criblée de sept balles dans le parking de sa résidence de Juvisy-sur-Orge, le 27 novembre 2011. Michel Courtois, qui entretenait avec elle une «relation affective, amoureuse» selon le parquet d’Evry, est  passé aux aveux, mais s’est ensuite rétracté. Après son incarcération, Jean-Yves Bonnerue, 52 ans, voisin de Nathalie Davids, a été abattu le 22 février, d’une seule balle, dans le même parking de Juvisy. Marcel Brunetto, 81 ans, a lui été tué le 17 mars à Ris-Orangis. La dernière victime, Nadjia Boudjemia-Lahcene, 48 ans, a été tuée le 5 avril dans le hall de son immeuble de la cité de la Grande-Borne à Grigny, par un tireur qui avait pris la fuite à moto.

 

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Paris : l’homme qui a menacé des voyageurs dans le métro incarcéré

 

Publié le 16.04.2012, 18h34 | Mise à jour : 18h45

Il était déjà connu des services de police, notamment pour des vols avec violence, des affaires de stupéfiants et des outrages.

Il était déjà connu des services de police, notamment pour des vols avec violence, des affaires de stupéfiants et des outrages. | (LP/ILLUSTRATION/GUILLAUME ROUJAS)

L’homme armé d’un pistolet automatique qui avait menacé vendredi des voyageurs sur la ligne 13 du métroparisien a été placé en détention provisoire, a annoncé lundi le parquet de Bobigny. Il était déjà connu des services de police, notamment pour des vols avec violence, des affaires de stupéfiants et des outrages.

«Il a été vu par plusieurs experts-psychiatres qui ont établi que sa responsabilité était pleine et entière» précise le parquet.

Les forces de l’ordre avaient été alertées vendredi matin par un appel au 17, signalant un individu armé dans une rame sur la ligne 13 du métro, entre les stations Saint-Denis Basilique et Saint-Denis Université, en direction de Paris. L’homme, âgé d’une trentaine d’années, «aurait manipulé son arme et menacé directement les passagers de la rame», avait précisé une source préfectorale. Interpellé peu après les faits dans un tunnel où il s’était enfui, il a été placé en détention provisoire lundi.

Une information judiciaire a été ouverte pour «violence volontaire avec arme sans incapacité de travail», «détention» et «trafic d’arme» ainsi que pour «apologie de crime», car il aurait tenu des propos favorables à Mohamed Merah. Il a été mis en examen.

 

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Règlements de comptes à Marseille: le parquet lance un appel à témoins sous X

Publié le 16.04.2012, 17h55

Le procureur de la République à Marseille, Jacques Dallest a appelé lundi dans un communiqué toute personne ayant des informations utiles sur les trois derniers meurtres survenus dans la Cité phocéenne, à se signaler au parquet où ils pourront témoigner sous X.
Le magistrat recherche des informations sur le meurtre de IlyesRedmania, un jeune homme de 25 ans tué par balles par deux personnes à moto qui ont pris la fuite dans la nuit du 4 au 5 avril dans la cité Font-Vert (14e arrondissement), située dans les quartiers nord de Marseille.

Le parquet cherche également des éléments sur l’exécution de Farid Tir, commerçant de 39 ans, connu des services de police et neveu de Saïd Tir, caïd marseillais du trafic de drogue abattu en avril 2011. Il a été tué mercredi dernier de plusieurs balles de fusil d’assaut alors qu’il circulait dans sa voiture dans le quartier de St-Mauront, dans le 3e arrondissement de Marseille.
Enfin, le magistrat cherche à élucider le meurtre de Karim Anani, 26 ans, tué jeudi de plusieurs balles de kalachnikov et de calibre 12, alors qu’il se trouvait dans sa voiture sur un parking du bord de mer dans le quartier résidentiel de la Madrague de Montredon dans le 8e arrondissement de Marseille.
« La répétition d’assassinats ces derniers jours à Marseille m’incite à rappeler que la loi permet, dans les affaires d’une certaine importance, de recueillir des témoignages sans que l’identité de leurs auteurs n’apparaisse dans le dossier », écrit M. Dallest dans un communiqué, estimant que ces témoignages peuvent être « déterminants ».
« Le juge des libertés et de la détention (JLD) peut autoriser l’audition sous X sur demande motivée », a-t-il rappelé.
En 2011, 20 règlements de comptes ont été recensés dans les Bouches-du-Rhône (29 victimes dont 16 morts), dont 15 à Marseille (23 victimes dont 13 morts), selon la préfecture.
Depuis le début d’année, neuf personnes ont été tuées lors de règlements de compte à Marseille ou dans sa région.

 

 

La route menant de l’Ariège à l’Andorre a été rouverte

Publié le 16.04.2012, 17h29

Les routes de montagne du sud de l’Ariège donnant accès à l’Andorre (RN22) et au col de Puymorens (RN320), fermées à la suite de chutes de neige, ont été rouvertes lundi à 16H00, a indiqué le centre d’informations routières.
Selon les gendarmes du département, l’ensemble du réseau routier est désormais accessible à tous les véhicules, sans équipements spéciaux.
Le département, qui était placé en alerte orange par Météo Franceen raison d’averses intenses depuis dimanche, est repassé en vigilance jaune, sans avoir subi d’inondation significative, après l’arrêt des pluies lundi matin.

 

Policier tué à Vitrolles fin 2011: des traces ADN confondent certains suspects

Publié le 16.04.2012, 17h07

Plusieurs traces ADN relevées sur la scène du crime, le soir de la fusillade ayant coûté la vie à un policier de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) fin 2011, confondent certaines des sept personnes placées en garde à vue dimanche, a-t-on appris lundi de source proche de l’enquête.
Sept personnes, appartenant à la communauté des gens du voyage selon la préfecture, ont été interpellées dimanche à Gignac et Rognac, près de Marseille, dans le cadre de l’enquête sur le meurtre du lieutenant Eric Lalès, 37 ans, de la brigade anticriminalité (BAC) du commissariat d’Aix-en-Provence.

Parmi ces suspects, figure « très certainement » le ou les auteurs des coups de feu fatals au policier, a précisé à l’AFP Yves Robert, délégué du Syndicat national des officiers de police (Snop).
« C’est grâce à un énorme travail de la police scientifique et technique que les enquêteurs (de la police judiciaire, NDLR) ont pu remonter jusqu’aux auteurs des coups de feu », a-t-il souligné.
Selon lui, deux des membres du commando de quatre individus ayant participé à la fusillade de Vitrolles font partie des personnes interpellées, en garde à vue pour 96 heures.
Le troisième, dont la famille vit dans un camp de gens du voyage sédentarisés dans les quartiers Nord de Marseille, avait été involontairement tué par un complice le soir du drame. Celui qui pourrait être le quatrième, déjà recherché pour une autre affaire, avait été arrêté fin décembre. Il a été placé en garde à vue à la brigade criminelle à des fins d’examens, a-t-on précisé de source proche de l’enquête.
M. Robert a ajouté que quatre autres personnes, faisant partie d’un « second cercle » mais n’ayant pas participé à la fusillade, ont été interpellées lundi matin.
Ces arrestations, qui ont mobilisé dimanche une centaine de policiers, « pourraient clore définitivement cette enquête », a précisé une source policière.
La procureure de la République d’Aix-en-Provence (Bouches-des-Rhône), Dominique Moyal, a confirmé que 11 personnes étaient actuellement en garde à vue et précisé qu’elle communiquerait jeudi à l’issue de ces gardes à vue.
Dans la nuit du 27 au 28 novembre, le lieutenant Lalès avait été touché à la tête et à l’épaule par un tir de kalachnikov après une course-poursuite avec les auteurs d’une série de vols dans des magasins, dont un de surgelés, dans plusieurs villes du département. Très grièvement blessé, le policier, père de deux enfants, était décédé le 8 décembre à l’hôpital Nord de Marseille, peu après la visite à son chevet du président Nicolas Sarkozy.

 

Accident de Chambéry : le semi-remorque avait des freins défaillants

 

Créé le 15/04/2012 à 14h45 – Mis à jour le 16/04/2012 à 06h12

L'état des véhicules témoigne de la violence du chocL’état des véhicules témoigne de la violence du choc / AFP

Le semi-remorque à l’origine de l’accident qui a fait quatre morts vendredi à Chambéry, avait des « freins défaillants », a reconnu son conducteur devant les enquêteurs, de sorte qu’il n’a pu freiner alors qu’il était gêné par une voiture. Peu après, le chauffeur du semi-remorque a été mis en examen « pour homicides involontaires » et écroué. Ecouter Arnaud Grange | 16/04/2012 – 06h35 écouter Le conducteur encourt sept ans de prison. Les enquêteurs se penchent également sur l’entreprise italienne qui l’employait Arnaud Grange | 15/04/2012 – 13h05 écouter Le chauffeur sénégalais du poids lourd a reconnu qu’il était au courant de la défaillance plus d’une heure avant l’accident Du nouveau dans l’enquête sur l’accident de poids lourd qui a fait 4 morts à Chambéry

Le chauffeur sénégalais, âgé d’une cinquantaine d’années, est poursuivi pour « homicides involontaires », aggravés de la « violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité », a indiqué à l’AFP le procureur de la République de Chambéry, Jean-Pierre Valensi, qui avait révélé dimanche matin que les freins du semi-remorque, immatriculé en Italie, étaient « défaillants ».

Le conducteur a également reconnu qu’il ne s’était pas arrêté bien qu’il s’était rendu compte du problème technique « au moins plus d’une heure avant ».

« Il encourt sept ans d’emprisonnement », a indiqué le parquet qui a requis son placement en détention provisoire, les garanties de présentation devant la justice n’étant pas remplies, a-t-il justifié.

« Le chauffeur conduisait un 38 tonnes dont le tracteur avait des freins défaillants », a expliqué le procureur à l’AFP. « Il s’en était rendu compte au moins plus d’une heure avant l’accident, notamment lors d’une descente, mais ne s’est pas arrêté, comme le confirment les disques chronotachygraphes », a poursuivi le procureur.

Il a en outre expliqué que roulant sur la voie rapide de Chambéry, « il avait été gêné par une voiture lors d’un rabattement et qu’il n’avait pas pu freiner », a ajouté M. Valensi.

Le semi-remorque, immatriculé en Italie, avait traversé le terre-plein central de la voie rapide de Chambéry vendredi vers 8h30 avant de percuter des véhicules circulant en sens inverse. Il s’est renversé sur deux d’entre eux, l’accident faisant, outre les quatre morts, quatre blessés légers.
Carte de localisation de Chambéry (Savoie)

Policier tué à Vitrolles : sept personnes interpellées

FAITS DIVERSCréé le 15/04/2012 à 17h46 – Mis à jour le 16/04/2012 à 16h11

Les impacts de balles de Kalachnikov dans la voiture banalisée de la BAC (12 au total à l'avant, sur le coté et à l'arriere)Les impacts de balles de Kalachnikov dans la voiture banalisée de la BAC (12 au total à l’avant, sur le coté et à l’arriere) / Etienne Baudu/RTL

 Sept personnes ont été interpellées dimanche près de Marseille dans le cadre de l’enquête sur la fusillade dans laquelle un policier avait été mortellement blessé fin novembre à Vitrolles (Bouches-du-Rhône). Les arrestations ont eu lieu principalement au sein de la communauté des gens du voyage du pourtour de l’Etang de Berre, lors d’une opération qui a mobilisé une centaine de policiers. Ecouter Etienne Baudu | 16/04/2012 – 08h21 écouter Ces arrestations, après quatre mois et demi d’enquête, sont salués par les collègues de la victime Un décès qui avait suscité une vive émotion

Selon la police, la plupart des objectifs ont été atteints mais des perquisitions et d’autres opérations pourraient intervenir dans les prochaines heures.

Les investigations de la police judiciaire de Marseille ayant abouti à ce coup de filet s’appuieraient notamment sur le fait que deux véhicules de malfaiteurs, et non un seul comme indiqué jusqu’alors, auraient été impliqués dans des cambriolages ayant précédé une course-poursuite avec des policiers et la fusillade fatale au fonctionnaire.

Dans la nuit du 27 au 28 novembre, le lieutenant Eric Lalès, 37 ans, de la brigade anti-criminalité du commissariat d’Aix-en-Provence, avait été touché à la tête et à l’épaule par un tir de kalachnikov après une course-poursuite avec des malfaiteurs, auteurs d’une série de cambriolages.

Très grièvement blessé, le fonctionnaire était décédé le 8 décembre à l’hôpital Nord de Marseille, peu après que le président Nicolas Sarkozy se fut rendu à son chevet. Des centaines de collègues avaient assisté à ses obsèques.

Un des agresseurs, dont la famille vit à Ruisseau Mirabeau, avait été involontairement tué par un complice, les autres avaient réussi à prendre la fuite. Un premier suspect avait été arrêté fin décembre dans cette affaire.

Ce coup de filet intervient alors qu’un fonctionnaire de la BAC à Chambéry a été tué cette semaine lors d’une intervention sur un cambriolage
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Carte de localisation de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) 

Meurtres de l’Essonne : une arme retrouvée chez le suspect n°1

 

Créé le 16/04/2012 à 16h18

Des policiers ont mené dimanche soir de nouvelles perquisitions dans l'Essonne au domicile du principal suspect à DraveilDes policiers ont mené dimanche soir de nouvelles perquisitions dans l’Essonne au domicile du principal suspect à Draveil / AFP / Bertrand Langois

L’enquête s’accélère dans l’enquête sur la série de quatre meurtres commis dans l’Essonne depuis novembre dernier avec la même arme. INFORMATION RTL : un pistolet automatique de calibre 7.65 a été découvert lors d’une perquisition au domicile du principal suspect. Des expertises balistiques ont été ordonnées de toute urgence pour déterminer s’il s’agit bel et bien de l’arme du crime. Autre élément qui ne devrait pas jouer en faveur de Yoni, 33 ans : une douille de balle de ce même calibre a été récupérée au fond d’une des poubelles de l’accusé. Ce dernier devrait être déféré dans l’après-midi devant les magistrats du tribunal d’Evry. Il va « probablement » être mis en examen, a annoncé son avocat.

Meurtres de l’Essonne : vers une « probable » mise en examen du suspect

FRANCE

Créé le 16/04/2012 à 18h21

Une voiture de police stationne devant l'immeuble où a été interpellé le suspectUne voiture de police stationne devant l’immeuble où a été interpellé le suspect / AFP

Après la série de meurtres dans l’Essonne, les enquêteurs sont de plus en plus certains qu’un meurtrier en série se cache derrière les quatre victimes. L’une des deux personnes, qui était en garde à vue depuis samedi, a été relâchée dimanche soir mais le principal suspect, lui, devrait être présenté au juge d’ici ce soir. Sa garde à vue est terminée. Les enquêteurs ont retrouvé chez lui une moto Suzuki qui correspond au descriptif fait par les témoins et surtout, des douilles et un calibre 7.65 – ce type de pistolet a été utilisé pour les quatre meurtres. Ce suspect était qualifié par le ministère de l’Intérieur de « très sérieux ». Il l’est de plus en plus.

Bourges : appel à témoin pour retrouver un officier de l’armée en fuite

Créé le 16/04/2012 à 22h21

Carte de localisation de BourgesCarte de localisation de Bourges / Idé

La police de Bourges a lancé lundi un appel à témoin pour retrouver un officier de l’armée de l’air, soupçonné d’avoir pris la fuite en sautant du deuxième étage après avoir violemment frappé une jeune femme russe à coups de poing et de couteau.

Le lieutenant, âgé de 29 ans, est introuvable depuis samedi dernier.

L’officier, qui arrivait de la base aérienne 701 de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône) et suivait une formation en informatique à Bourges depuis novembre, est soupçonné d’avoir violemment frappé sa compagne à coups de poing et de couteau de cuisine à la suite d’une dispute, samedi après-midi dans son studio.

La jeune femme, âgée de vingt-trois ans et de nationalité russe, a été sérieusement blessée au visage et aux membres supérieurs.

Dans la nuit de samedi à dimanche, le militaire avait échappé à des policiers venus l’arrêter, en sautant par la fenêtre de son studio, au deuxième étage.

Athlétique, mesurant 1,80 m, de type métis, il est recherché par une dizaine de policiers du commissariat de Bourges.

Selon la substitut du procureur, Florence Caserio, la victime, choquée et souffrant de plusieurs entailles, a subi « de multiples coups qui font suite à une dispute ».

L’enquête a été ouverte pour violences volontaires avec arme mais pourrait être requalifiée en tentative d’homicide volontaire, selon une source proche du dossier.

Les rescapés du Paris Opéra veulent un procès

 

Cécile Beaulieu | Publié le 16.04.2012, 16h35


76, rue de Provence (IXe), samedi. Familles et amis des victimes se sont recueillis sous les fenêtres murées de l’hôtel meublé Paris Opéra.

76, rue de Provence (IXe), samedi. Familles et amis des victimes se sont recueillis sous les fenêtres murées de l’hôtel meublé Paris Opéra. | (LP/C.B.)

Sept ans ont passé, mais les murs du 76, rue de Provence (IXe) sont toujours meurtris par le drame. Sous les fenêtres murées, les pierres noircies, une centaine de personnes sont venues se souvenir samedi de ce qui fut la plus grande catastrophe de l’histoire parisienne récente : 25 personnes, parmi lesquelles 12 enfants, ont perdu la vie dans le terrible incendie de l’hôtel meublé Paris-Opéra.

C’était le 15 avril 2005… Et ils attendent toujours un procès.

Fleurs à la main, visage grave, rescapés, familles et amis des victimes ont rendu hommage à « leurs » morts devant la façade désormais « maudite » de l’hôtel. Exprimé leur colère aussi devant « les lenteurs judiciaires ». « Pourquoi ces retards? A qui profitent-ils? » s’interroge l’Association des victimes de l’incendie de l’hôtel Paris Opéra (Avipo). « Cherche-t-on, comme dans le dossier de l’incendie de boulevard Vincent-Auriol, à trouver des justifications pour effacer la responsabilité de l’Etat et des organismes sociaux? Nous, les familles victimes de cet incendie, avons droit à un procès qui mettrait fin à notre souffrance toujours présente et exigeons que la justice se donne enfin les moyens de tenir rapidement ce procès. »

Rue de Provence, le visage levé vers les fenêtres, une rose blanche à la main, un petit garçon s’interroge : « Maman est toujours là, dans la maison ? ». « Mais non, lui répond son père, elle est morte. Elle était tout en haut de l’immeuble quand il y a eu le feu. »

« Moi, j’ai perdu ma fille ce jour-là », soupire une femme. Voici sept ans, le feu s’était emparé, en quelques minutes, au cœur de la nuit, du Paris Opéra, cet hôtel modeste occupé par des familles placées là par le Samu social, à deux pas des Galeries Lafayette. L’enquête a pour l’heure permis la mise en examen de l’amie du veilleur de nuit de l’établissement qui aurait mis le feu en renversant une bougie. Mais les rescapés et leurs soutiens ne veulent pas que leur procès soit celui des « lampistes » : « Il faut que chacun prenne ses responsabilités, soutiennent-ils. Que l’on juge enfin les marchands de sommeil qui logent dans des conditions innommables les familles. Nous voulons un jugement exemplaire, emblématique. »

 

Le Parisien

Appels abusifs : les pompiers en campagne


 

Par Europe1.fr avec AFP

Publié le 16 avril 2012 à 14h13 Mis à jour le 16 avril 2012 à 14h13

Lassés d’être appelés pour des bobos ou par des gens qui ont perdu leurs clés mais rechignent à appeler le serrurier, les pompiers de Paris (BSPP) ont lancé lundi une grande campagne contre les appels injustifiés au 18 et au 112, qui mobilisent des moyens utiles ailleurs.

« Abuser des numéros d’urgence nuit gravement à ceux qui en ont besoin, 18-112 urgence pompiers, ce n’est que pour l’urgence » proclament 880 affiches installées pendant 15 jours à Paris et dans les trois départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) où la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) exerce sa compétence.

Ce territoire représente 7 millions d’habitants et 24 millions de touristes. Le financement de cette campagne, d’un coût d’environ 400.000 euros, est assuré par la Préfecture de police de Paris et la mairie de Paris.

« Encore hier, on nous appelé pour une femme qui avait eu une réaction allergique, probablement à cause des poils d’un chat, ou pour un joueur de squash qui saignait du crane, ces bobos ne nécessitaient pas l’envoi d’un véhicule de pompiers avec 3 hommes » explique le commandant Samuel Bernes.

« L’homme qui nous a appelé pour l’allergie de son épouse nous a déclaré qu’il avait recours aux pompiers parce qu’ils intervenaient très vite, qu’ils savaient tout faire, et que lorsqu’on était conduit par les pompiers à l’hôpital, on était traité plus rapidement par les médecins, mais ce point n’est pas vrai, ce sont les médecins qui choisissent dans quel ordre ils traiteront les malades » ajoute Samuel Bernes.

Le vote par procuration

Mis à jour le : 05/04/2012 11:27

 

Si vous ne pouvez pas vous déplacer ou être présent dans votre commune d’inscription électorale, vous avez la possibilité de confier un mandat à un autre électeur inscrit dans la même commune que vous.

L’élection présidentielle se déroulera le 22 avril 2012 pour le premier tour et le 6 mai 2012 pour le second tour.

Les élections legislatives se dérouleront le 10 juin 2012 pour le premier tour et le 17 juin 2012 pour le second tour.

Les électeurs de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane, de Saint-Pierre-et-Miquelon, de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin et de Polynésie française voteront le samedi, afin de tenir compte du décalage horaire.

Généralités :

 La procuration en quelques points :

Vote par procurationC’est pour un électeur absent ou empêché, la possibilité de choisir un autre électeur pour accomplir à sa place les opérations de vote.

– l’électeur qui choisit est le mandant.
– l’électeur qui vote à sa place est le mandataire.

La procuration est établie sans frais.

Mandant et mandataire doivent être inscrits dans la même commune mais pas nécessairement dans le même bureau.

Durée de validité :

La procuration est établie pour un scrutin déterminé (pour l’un des deux tours ou pour les deux tours). Toutefois, une procuration peut être établie pour une durée de son choix dans la limite d’un an à compter de sa date d’établissement si l’intéressé établit être de façon durable dans l’incapacité de se rendre au bureau de vote.

Où faire établir sa procuration ?

L’autorité localement habilitée à établir une procuration pourra varier selon les endroits et sera :

– Soit le juge du tribunal d’instance ou le juge qui en exerce les fonctions compétent pour la résidence ou le lieu de travail de l’électeur ;
– Soit le greffier en chef de ce tribunal ;
– Soit un officier ou un agent de police judiciaire (autre que les maires et les adjoints) ou un réserviste de la police ou de la gendarmerie nationales ayant eu des fonctions d’agent ou d’officier de police judiciaire pendant sa carrière active, que le magistrat visé au 1° aura lui-même désigné ;
– Soit des magistrats ou des greffiers en chef (en activité ou à la retraite) désignés par le premier président de la cour d’appel, à la demande du juge du tribunal d’instance.

Les résidents à l’étranger s’adresseront au consulat ou à l’ambassade de France.

Quand doit-on faire établir une procuration ?

Une procuration peut être établie tout au long de l’année.

Aucune disposition législative ou réglementaire ne fixe de date limite pour l’établissement d’une procuration de vote.

Les électeurs ont intérêt à se présenter dans les services compétents suffisamment tôt avant un scrutin déterminé pour que la procuration puisse être acheminée en mairie.

Le mandant :

Le mandant est la personne qui ne pourra pas aller voter.

Qui peut voter par procuration ?

3 grandes catégories de personnes sont concernées par le vote par procuration (art L.71 du Code électoral) :

a – Les électeurs attestant sur l’honneur qu’en raison d’obligations professionnelles, en raison d’un handicap, pour raison de santé ou en raison de l’assistance apportée à une personne malade ou infirme, il leur est impossible d’être présent dans leur commune d’inscription le jour du scrutin ou de participer à celui-ci en dépit de leur présence dans la commune.

b – Les électeurs attestant sur l’honneur qu’en raison d’obligations de formation, parce qu’ils sont en vacances ou parce qu’ils résident dans une commune différente de celle où ils sont inscrits sur une liste électorale, ils ne sont pas présents dans leur commune d’inscription le jour du scrutin.

c – Les personnes placées en détention provisoire et les détenus purgeant une peine n’entraînant pas une incapacité électorale.

Les démarches à accomplir :

Le mandant doit se présenter personnellement et être muni :

– d’une pièce d’identité ;
– d’une déclaration sur l’honneur précisant qu’il se trouve dans l’une des catégories énumérées ci-dessus.  Cette déclaration est intégrée au formulaire (Cerfa n° 12668*01 disponible sur place).

Les officiers de police judiciaire compétents se déplacent à la demande écrite des personnes dont l’état de santé ou physique ne leur permet pas de se déplacer.

Résiliation de la procuration :
Il peut se produire que le mandant puisse se rendre à son bureau de vote et désire voter personnellement. Si le mandataire n’a pas déjà voté, le mandant pourra voter après avoir justifié de son identité.
Dans le cas contraire l’exercice du droit de vote lui est refusé.
A contrario, le mandataire ne pourra plus faire usage de sa procuration s’il est constaté que le mandant s’est déjà présenté au bureau de vote.

De plus, les mandants ont la faculté de résilier leur procuration à tout moment. La résiliation est effectuée devant les mêmes autorités et dans les mêmes formes que la procuration. L’imprimé est le même que pour l’établissement d’une procuration. Le mandant peut donner concomitamment une nouvelle procuration sur le même formulaire.

Le mandataire :

Le mandataire est l’électeur qui vote à la place du mandant.

Les conditions pour être mandataire :

– Jouir de ses droits électoraux ;
– Etre inscrit dans la même commune que le mandant.

Le choix du mandataire est libre, sous réserve des deux conditions précitées, et sa présence n’est pas nécessaire lors de l’établissement de la procuration.

Modalités de vote :

Le mandataire ne reçoit plus de volet de procuration. C’est au mandant de prévenir le mandataire de l’établissement de la procuration.
Le mandataire ne peut disposer de plus de deux procurations dont une seule établie en France (art L.73).

Pour toute information, s’adresser :

– au tribunal d’instance
– au commissariat de police
– à la brigade de gendarmerie

Cerfa 12668*01
Vidéo

Présidentielle – PPDA ne croit pas aux sondages au sujet de Marine Le Pen

Publiée le 15 avril 2012 par

à une semaine du premier tour de l’élection présidentielle, Patrick Poivre d’Avor invité du journal télévisé présentée par Laurent Delahousse sur France 2. Il a donné son avis au sujet des 10 candidats en piste pour l’Elysée. Il a souligné le fait que pour lui les instituts de sondage de relève la réalité dans la position de Marine Le Pen dans les intentions de vote.

 

 

 

Essonne : « probable » mise en examen

Par Europe1.fr avec AFP

Publié le 16 avril 2012 à 14h47 Mis à jour le 16 avril 2012 à 15h04

   Le principal suspect dans l’affaire des meurtres en série dans l’Essonne va « probablement » être mis en examen lundi après-midi par un juge d’instruction d’Evry, a annoncé son avocat.

Interrogé par des journalistes, Me Laurent Servillat a répondu « réserver la primeur de ses déclarations à la juge d’instruction à qui (son client) doit être présenté à 15H00 en vue de sa probable mise en examen ». L’homme était en garde à vue depuis samedi après-midi à la PJ de Versailles, après avoir été interpellé dans l’Essonne dans le cadre d’une enquête sur quatre meurtres commis en l’espace de cinq mois dans ce département.

L’homme âgé d’une trentaine d’années « est calme et coopère », a assuré son avocat, parlant d’une « personnalité extrêmement complexe et fragile », qui « a eu une histoire très chaotique ».

Immigration : Nicolas Sarkozy veut renégocier l’accord avec l’Algérie

 

LE MONDE | 14.04.2012 à 10h36 • Mis à jour le 14.04.2012 à 10h39

Par Elise Vincent

Nicolas Sarkozy, le 12 avril.

Le chef de l’Etat a déclaré, vendredi 13 avril, vouloir, s’il est élu, renégocier un certain nombre d’accords sur l’immigration passés avec des « pays amis » ou « voisins », notamment l’Algérie, alors qu’il était interviewé sur la chaîne i-Télé. « Cinquante ans après la décolonisation, il est temps de mettre les choses à plat », a-t-il indiqué. Une renégociation qui participerait, selon lui, à atteindre son objectif de « diviser par deux » les flux migratoires.

Nicolas Sarkozy n’a pas ciblé l’accord franco-algérien au hasard. Les Algériens – avec les Tunisiens – sont soumis à un régime juridique d’entrée et de séjour en France particulier qui date de 1968 et est plus avantageux, sur certains points, que celui de droit commun appliqué aux autres ressortissants étrangers. Héritage de la période coloniale, c’est lui qui permet, en grande partie, que l’immigration algérienne demeure l’un des flux les plus importants d’entrées en France, aujourd’hui.

En matière de titre de séjour, selon les derniers chiffres officiels, avec 24000 titres délivrés – dont plus de 16000 pour motifs familiaux -, les Algériens ont été le plus gros contingent d’étrangers à accéder au territoire hexagonal, en 2010. D’après l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), ils représentaient aussi, en 2008, avec plus de 700000 personnes recensées, la part la plus grande des 5,3 millions d’immigrés vivant dans l’Hexagone.

UN ACCORD RELATIVEMENT SOUPLE

Si la politique des visas s’est beaucoup durcie, ces dernières années, entre la France et l’Algérie, l’accord franco-algérien est relativement souple sur les motifs de régularisation. Après dix ans de présence en France – dès lors qu’il peut le prouver -, un sans-papier algérien a, par exemple, accès de plein droit à un titre de séjour. Chose impossible pour un sans-papier d’une autre nationalité, sauf s’il a entre-temps, éventuellement, fondé une famille.

De la même façon, après cinq ans de présence régulière en France pour raisons familiales – dix ans s’il est célibataire -, un Algérien a accès automatiquement à une carte de séjour de dix ans. Pour les autres nationalités, l’accès à ce titre est bien plus difficile, et beaucoup doivent se contenter de renouveler des titres de séjour d’une validité d’un an. Des titres qui compliquent fortement l’accès aux bons logements ou au crédit.

L’accord franco-algérien est enfin plus avantageux que le régime de droit commun pour les mariages. Si un ressortissant algérien souhaite se marier avec une Française, il n’est pas obligé d’être en situation régulière lors de sa demande. Il lui suffit d’être en mesure de prouver qu’il est « rentré » en France de façon régulière, avec un visa de tourisme ou étudiant, par exemple. Que celui-ci soit arrivé à échéance n’est pas un motif de refus.

PARIS TENTE DEPUIS UN AN DE SIGNER UN ÉNIÈME AVENANT

Les chances de M. Sarkozy de renégocier rapidement cet accord sont toutefois maigres. Le sujet est très sensible en Algérie. Trois avenants ont déjà été signés depuis 1968, et c’est avec peine que Paris tente, depuis un an, d’en faire parapher un quatrième à Alger.
En 2008, suite à la signature d’un accord bilatéral avec Tunis, Paris avait certes réussi à supprimer la régularisation automatique des Tunisiens sans papiers après dix ans de présence. Mais cet accord prévoyait des quotas d’entrées de travailleurs en France en échange de l’aide de Tunis dans le renvoi des sans-papiers. Or, ces quotas n’ont jamais été atteints.

Elise Vincent

 

Le journal intime de Xavier Dupont de Ligonnès

Par , publié le 16/04/2012 à 11:58

Le journal intime de Xavier Dupont de LigonnèsDes centaines de textes, e-mails et photographies avaient été stockés sur un serveur informatique par Xavier Dupont de Ligonnès.

AFP.com

Avant le quintuple meurtre de sa famille, Xavier Dupont de Ligonnès s’était livré dans des centaines de textes stockés en ligne. Son enfance, son ambition professionnelle, sa mère, sa femme, la religion… Tout est passé en revue. Citations choisies.

C’était il y a un an. Dans la nuit du 3 au 4 avril 2011, Agnès, la femme de Xavier Dupont de Ligonnès, et les quatre enfants du couple, âgés de 13 à 20 ans, sont tués par balles dans la maison familiale. Le 21 avril 2011, les cinq cadavres sont retrouvés sous la terrasse. Une cinquantaine de personnes ont d’ailleurs participé samedi, à Nantes, à une marche en mémoire de la famille décimée.

Depuis un an, l’affaire Xavier Dupont de Ligonnès, principal suspect dans la tuerie de Nantes, reste dans l’actualité, de fausses pistes en nouvelles hypothèses. Cette fois, ce sont les états d’âme de Xavier Dupont de Ligonnès qui alimentent les colonnes du Parisien.

Des centaines de textes, e-mails et photographies ont été stockés, entre 2006 et 2008, sur un serveur informatique par le « tueur de Nantes ». Des documents qu’il avait presque tous supprimé après les meurtres de sa famille mais qui, avec l’aide de Free, ont été récupérés par les enquêteurs. Et dontLe Parisien publie certains extraits.

Son enfance, son ambition professionnelle, sa mère, sa femme, la religion… Tout est passé en revue. Citations choisies.

Une enfance sous le sceau de la religion

Juqu’à 10 ans, Xavier Dupont de Ligonnès confie vivre une « belle enfance sans soucis ». Entre 11 et 20 ans, il vit une « période marquée par la foi et la religion » sous « l’influence de [sa] grand-mère et de [sa] mère ». Pas d’adolescence rebelle pour le « fervent croyant ». Ni drogue, ni fille, ses « ‘petites amies’ (trois en dix ans!) étant choisies pour devenir [sa] femme, avec l’intention de ‘ne pas coucher avant le mariage' ».

Une personnalité contradictoire

« Je suis le contraire d’un solitaire. […] Je déprime dès que je n’ai pas de contacts humains », explique-t-il, dans un texte de 2006 destiné à sa femme. L’homme décrit sa propre personnalité, timide, mais avec « un complexe de supériorité » qu’il justifie, sans modestie aucune, par le fait de faire « partie des gens intelligents, volontaires, équilibrés, en bonne santé morale et physique, et qui réalisent des choses (construire une famille, monter une boîte, faire face aux difficultés de la vie, etc ».

La perte de foi

La religion est très présente dans ses écrits. Et, plus encore, la déception qu’il a éprouvé en réalisant que sa mère avait « créé un monde inexistant, un monde virtuel, son monde à elle, imaginaire » dans lequel il confie avoir vécu jusqu’à 35 ans, avant de « perdre la foi ». Alors, « [son] monde » s’écroule: « ce sont des personnages qui disparaissent, des ‘amis’ qui n’existent plus (et pas n’importe lesquels: des membres de la famille disparus, des saints, des anges, Jésus, Marie, et Dieu lui-même!) ». Plus loin, il évoque alors le changement de paradigme qui s’opère en lui. Aux mots « amour », « joie », « partage » et « charité » que choisissent les « cathos qui ne sont au courant de rien » pour évoquer leur religion, il leur oppose « les vrais mots clés ». A savoir: « malédiction », « pénitence », « sacrifice », « jugement », « purgatoire » ou encore « punition ». Tout un programme.

Sa femme: dernière déception

Mais Xavier Dupont de Ligonnès affirme ne jamais s’être senti « trompé » par sa mère, qui « croit tellement à son monde imaginaire qu’elle ne m’a jamais menti ». Une trahison qu’il ressent, en revanche, auprès de sa femme, Agnès.

« La deuxième désillusion est venue à 45 ans. C’est d’avoir réalisé que ma femme était une femme normale, comme toutes les femmes, et que je n’étais pas tout pour elle. » Et de poursuivre en arguant qu’Agnès avait « des envies physiques de plusieurs autres hommes, qu’elle les réalisait plus ou moins concrètement, qu’elle tombait amoureuse d’autres hommes ». Une situation qu’il qualifie de « plus grande désillusion personnelle imaginable ». Ce qui pourrait ajouter un mobile aux autres éléments à charge qui font de lui le suspect N°1 dans les meurtres de sa famille.

Meurtres de l’Essonne: une des deux gardes à vue levée dimanche soir

– Publié le 16/04/2012 à 13:00

Dans cette enquête hors normes mobilisant des centaines de policiers, le SRPJ de Versailles, travaillant sur commission rogatoire de deux juges d'instruction d'Evry, tente d'identifier le ou les auteurs de quatre homicides, sans lien apparent mais commis avec le même pistolet semi-automatique de calibre 7,65 mm, dans un rayon de dix kilomètres dans l'Essonne, en novembre 2011, février, mars et avril 2012.Dans cette enquête hors normes mobilisant des centaines de policiers, le SRPJ de Versailles, travaillant sur commission rogatoire de deux juges d’instruction d’Evry, tente d’identifier le ou les auteurs de quatre homicides, sans lien apparent mais commis avec le même pistolet semi-automatique de calibre 7,65 mm, dans un rayon de dix kilomètres dans l’Essonne, en novembre 2011, février, mars et avril 2012.

L’un des deux hommes qui était en garde à vue depuis samedi à Versailles dans l’affaire de meurtres en série dans l’Essonne a été remis en liberté dimanche soir, le principal suspect dans cette enquête étant toujours en garde à vue, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

La garde à vue de l’homme interpellé samedi après-midi à Paris a été levée dimanche en début de soirée, tandis que celle de l’homme arrêté dans l’Essonne et qualifié par le ministère de l’Intérieur de « suspect très sérieux » était toujours en cours, a-t-on précisé.

L’homme relâché aurait été victime d’une usurpation d’identité, selon Le Parisien.

La garde à vue du principal suspect, un trentenaire, qui a débuté samedi après-midi, ne peut excéder 48 heures pour ce type d’infractions et s’achèvera soit par un défèrement devant la justice, soit par une remise en liberté.

Dans cette enquête hors normes mobilisant des centaines de policiers, le SRPJ de Versailles, travaillant sur commission rogatoire de deux juges d’instruction d’Evry, tente d’identifier le ou les auteurs de quatre homicides, sans lien apparent mais commis avec le même pistolet semi-automatique de calibre 7,65 mm, dans un rayon de dix kilomètres dans l’Essonne, en novembre 2011, février, mars et avril 2012.

Outre les interpellations de samedi, la police a mené tout le week-end des perquisitions à Draveil et à Ris-Orangis (Essonne), au cours desquelles une moto Suzuki a notamment été retrouvée, mais pas l’arme utilisée pour les quatre crimes.

Le principal suspect avait été interpellé « grâce au signalement de la moto » Suzuki qui aurait servi lors de certains homicides. Cet homme a été interpellé entre le domicile de sa mère à Ris-Orangis et le petit immeuble qu’il habite dans la commune mitoyenne de Draveil.

Un autre suspect est mis en examen depuis décembre pour le premier homicide commis en novembre 2011.

A Marseille, « le sentiment d’insécurité mine le moral des habitants »

Par Anouk Rijpma, publié le 13/04/2012 à 20:41, mis à jour à 20:46

A Marseille, "le sentiment d'insécurité mine le moral des habitants"Un homme de 26 ans a été tué jeudi vers 21h50 par plusieurs balles de kalachnikov alors qu’il se trouvait dans sa voiture sur un parking du 8e arrondissement de Marseille, 24 heures après l’assassinat, selon un scénario similaire, du neveu d’un caïd décédé du trafic de drogue.

afp.com/Anne-Christine Poujoulat

Avec neuf victimes de règlements de compte en quatre mois, Marseille s’enfonce dans la guerre des gangs… Les habitants de la cité phocéenne ont « l’impression que le dérapage peut survenir à tout moment ».

Dans la cité phocéenne, la sécurité fait décidément grise mine. D’un côté, il y a la délinquance dite quotidienne. De l’autre, le grand banditisme. Ce dernier échappant au contrôle des autorités, les règlements de compte entre gangs rivaux ont vu leur nombre croître de neuf victimes au cours des quatre derniers mois. Toutes criblées de balles à l’arme lourde. Le tout, sur fond de trafics de stupéfiants. La dernière en date: un homme de 26 ans a été tué jeudi dans sa voiture à l’arme lourde, dans un parking du VIIIème arrondissement. Un énième drame qui vient miner encore plus le moral des habitants.

Le recours aux armes de guerre change la donne

« Le monde d’avant était plus paisible », s’irrite Eric, un ancien de la PJ de Marseille. « Les règlements de compte, il y en a toujours eu à Marseille. Mais nous les regardions de loin ». Au-delà de la radicalisation de la violence, « le recours aux armes de guerre change la donne », souligne Jeannot Felden, secrétaire régional de l’Unsa Paca. « Les armes lourdes font la loi. Mitrailleuses ou kalachnikovs peuvent faire des ravages des mains d’amateurs. D’autant que ceux qui s’en servent, sont souvent de jeunes inexpérimentés qui n’ont aucun mal à s’en procurer ». Marseille étant une ville portuaire qui facilite les trafics d’armes, notamment en provenance des pays de l’Est.

Avec l’arrivée de ces nouvelles armes, « on est moins rassuré qu’avant parce qu’on a l’impression que le dérapage peut survenir à tout moment », confie Eric. Une peur nouvelle d’un autre type, s’est installée. Celle de devenir un jour, à tout moment, la victime collatérale de règlements de compte entre bandes organisées. Qu’importe que les règlements de compte ne concernent pas le quidam, la peur de tomber au mauvais moment et de se faire tirer dessus, est bien réelle.

J’ai l’impression qu’on est devenu le nouveau Chicago des années 30

La guerre des gangs renvoie à un lointain passé pour certains. « J’ai l’impression qu’on est devenu le nouveau Chicago des années 30 », renchérit Géraldine, vendeuse dans une boutique de prêt-à-porter. « D’ailleurs, ils devraient y avoir davantage d’agents de police. Il en manque terriblement. Depuis 5 ans, leurs effectifs ne cessent de diminuer ». Et de déplorer le manque d’organisation. « Les flics, dans certains quartiers, on les voit quelques jours, et après plus rien pendant des semaines. Pas étonnant que ca dégénère ».

Alors qu’on l’attribuait initialement aux personnes âgées, aux femmes et habitants des quartiers difficiles, le sentiment de vulnérabilité a gagné l’ensemble de la population. Sans compter qu’auparavant, « on voyait des uniformes, ca rassurait les gens », déplore un autre ancien de la PJ de Marseille. « Aujourd’hui, dans un souci d’efficacité, l’uniforme a été remplacés par la tenue en civil. Alors, certes on arrête davantage de voyous, mais ca n’a plus d’efficacité visible. Les gens reprennent des libertés ». Et parfois au péril de certains.

Meurtres dans l’Essonne : la police mène de nouvelles perquisitions

19h08

Des policiers menaient dimanche soir de nouvelles perquisitions dans l’Essonne au domicile et chez les parents du principal suspect dans l’enquête sur les quatre meurtres commis dans ce département en l’espace de cinq mois, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

Comme celles conduites samedi, ces nouvelles perquisitions se déroulent à Draveil, au domicile de l’homme en garde à vue depuis samedi, et chez ses parents dans la commune mitoyenne de Ris-Orangis, ainsi que dans un box où a été retrouvée samedi une moto, a-t-on indiqué.

Essonne : critique du SM

Société |  15/04/2012 – 16:19

Le Syndicat de la magistrature (SM) a accusé dimanche le ministère de l’Intérieur d’avoir diffusé des informations « factuelles » sur l’affaire des quatre meurtres de l’Essonne « en violation du secret de l’instruction et au risque de mettre l’enquête en péril ». « Une partie de la presse a été avertie de (la première) interpellation avant même les deux juges d’instruction » d’Evry chargés du dossier, a affirmé le président du SM, Matthieu Bonduelle. De même, des journalistes ont été informés « par la place Beauvau du nom des personnes interpellées et de certains actes d’investigation en cours et à venir », a-t-il assuré.

« J’accuse la place Beauvau qui, parce qu’elle veut tirer prématurément les bénéfices, à quelques jours d’une élection, d’une enquête qui porte sur des faits très graves et angoissants pour la population, un, de violer le secret de l’instruction, deux, de mettre en péril les investigations », a poursuivi le magistrat. Et d’ajouter : « c’est extrêmement grave ».

Deux hommes ont été interpellés samedi dans le cadre de cette enquête, l’un d’eux étant considéré par le ministère de l’Intérieur comme « un suspect très sérieux ». Leur garde à vue a été prolongée dimanche.

Une « marche des banlieues » à Saint-Denis

Société |  15/04/2012 – 16:52

Quelques dizaines d' »indignés » ont entamé dimanche à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) une « marche des Banlieues » de quatre semaines afin de dénoncer les « injustices » et la « précarité », notamment dans les quartiers populaires.

Le périple, long de quelque 200 km, fera passer les marcheurs par une vingtaine de communes d’Ile-de-France, dont Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) et Nanterre (Hauts-de-Seine). Il prendra fin à Paris le 12 mai, soit « un an après le début du mouvement des indignés », apparu en Espagne en mai 2011, a précisé l’un des membres du mouvement, Christophe Berteloot.

Accident de Chambéry : le chauffeur du camion écroué

Publié le 15.04.2012, 12h11 | Mise à jour : 14h27

| AFP/JEAN PIERRE CLATOT.

Le semi-remorque à l’origine de l’accident qui a fait quatre morts vendredi à Chambéry avait des «freins défaillants», a reconnu son conducteur devant les enquêteurs, de sorte qu’il n’a pu freiner alors qu’il était gêné par une voiture. Mis en examen pour «homicides involontaires», aggravés de la «violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité», ce chauffeur sénégalais a été écroué en fin de matinée.

Il encourt 7 ans de détention.

Il a en effet reconnu qu’il ne s’était pas arrêté bien qu’il s’était rendu compte du problème technique au moins plus d’une heure avant.

Vers 8h30 vendredi, le semi-remorque qui circulait sur la voie rapide autour de la préfecture savoyarde en direction d’Aix-les-Bains a soudainement traversé le terre-plein centrale avant de percuter une voiture qui circulait dans l’autre sens. Le camion s’est ensuite couché sur deux autres automobiles avant de s’immobiliser sur le bas côté en surplomb d’une rivière.

Les quatre victimes sont les occupants des trois voitures : un homme dans le premier véhicule percuté, une femme dans une des deux autos coincées sous le camion et un couple dans la seconde.

Le chauffeur du poids lourd immatriculé en Italie est sorti indemne de l’accident. Les premières analyses toxicologiques et d’alcoolémie se sont révélées négatives.  Deux grues ont été acheminées pour procéder aux opérations de levage du semi-remorque. Des opérations rendues délicates du fait du chargement du camion, des barres de métal.

LeParisien.fr

Meurtres de l’Essonne: les gardes à vue des deux suspects prolongées

 

Publié le 15.04.2012, 14h27 | Mise à jour : 14h54


Ris-orangis (essonne), hier soir. Il est 21 h 43 lorsque Yoni P., le suspect, sort de l’immeuble dans lequel habitent
ses parents. Il est recouvert d’un drap et entouré de deux policiers.

Ris-orangis (essonne), hier soir. Il est 21 h 43 lorsque Yoni P., le suspect, sort de l’immeuble dans lequel habitent ses parents. Il est recouvert d’un drap et entouré de deux policiers. | (lp/arnaud journois.)

La garde à vue des deux hommes suspectés de quatre meurtres dans l’Essonne a été prolongée de 24 heures dimanche dans les locaux de la police judiciaire de Versailles. Arrêté samedi à Ris Orangis, l’un d’eux est considéré comme «un suspect très sérieux», selon le ministère de l’Intérieur précisant qu’il a été retrouvé «grâce au signalement de la moto».

Et d’ajouter que le second a été interpellé, samedi aussi, à Paris, «à des fins de vérifications».

Lors des perquisitions de leurs domiciles, les policiers ont également saisi la moto qui correspond aux signalements et qui pourrait avoir servi lors des homicides dans l’Essonne. En revanche, aucune arme n’a été retrouvée chez le principal suspect. Selon ces sources, il s’agit d’un «Antillais connu pour des violences» et «psychologiquement très fragile».

Un homme, se présentant comme le meilleur ami du suspect depuis 13 ans, a déclaré sur Europe 1, qu’il «le voyait très, très, très souvent et même plus qu’avant» et qu’il avait «le même comportement». Selon ce témoin, «avant le 5 avril, date du dernier meurtre, on s’est vus tous les jours et il était vraiment « clean de chez clean » et bien dans sa tête, je l’ai dit aux fonctionnaires de police. C’est super étonnant».

«Il cherchait du boulot, j’essayais de l’aiguiller. Et on parlait de ses blessures, de sa maladie. Il a une maladie depuis quelques années. Il tousse énormément. Il crachait beaucoup du sang. D’après les médecins, il ne pouvait plus rien faire pour sa maladie. Je ne sais pas si c’était une double vie qu’il menait. S’il inventait des choses. En tout cas je sais qu’il était malade depuis maintenant deux ans», a t-il ajouté.

Quatre homicides, sans lien apparent et commis avec une seule arme dans un périmètre de dix kilomètres dans l’Essonne, ont été commis en novembre 2011, février, mars et le 5 avril. Pour le premier homicide, un homme de 46 ans, Michel Courtois, qui entretenait avec la victime une «relation affective, amoureuse» selon le parquet d’Evry, avait été mis en examen et écroué en décembre. Michel Courtois était passé aux aveux, avant de se rétracter.

 

LeParisien.fr

Tueur de l’Essonne : l’avocate de Michel C., le suspect incarcéré, veut voir le juge

F.L. ET ST.S. | Publié le 15.04.2012, 07h11

ÉVRY (ESSONNE), MERCREDI. Me Nadine Meydiot, l’avocate de l’homme incarcéré pour le meurtre de Nathalie Davids, veut s’entretenir avec le juge.

ÉVRY (ESSONNE), MERCREDI. Me Nadine Meydiot, l’avocate de l’homme incarcéré pour le meurtre de Nathalie Davids, veut s’entretenir avec le juge. | (LP/F. LOISY.)

«Lundi à la première heure, je suis au palais de justice et je demande à voir le juge d’instruction. » Me Nadine Meydiot, avocate de Michel C. — l’homme mis en cause et placé en détention provisoire dans le cadre de l’assassinat de Nathalie Davids —, suit de très près les rebondissements de l’enquête sur la série de meurtresdans l’Essonne.

En garde à vue, son client, ex-compagnon de la première victime abattue à coups de pistolet automatique 7,65 mm, avait reconnu les faits. Mais depuis, Michel C. nie en bloc s’être un jour servi d’une arme à feu. « Il me répète : Je n’ai jamais tué personne, je ne sais pas monter sur une moto », indiquait l’avocate, mercredi dernier après une nouvelle audition de son client devant le juge d’instruction à Evry (Essonne). Lors de ses entrevues avec le magistrat, Michel C. a depuis toujours déclaré avoir avoué le meurtre sous la pression des enquêteurs.

Des zones d’ombre dans la procédure

« Maintenant, j’attends d’en savoir davantage sur les deux personnes interpellées, pour voir ce que je ferai devant le juge », confie Me Meydiot, évasive. Mais si aucun lien ne peut être établi entre son client et les deux suspects arrêtés hier, l’avocate de Michel C. devrait demander sa remise en liberté. Jusque-là, cet homme décrit par ses proches comme vantard et mythomane était considéré par les enquêteurs comme le meurtrier de Nathalie Davids. Et l’hypothèse qu’il soit le commanditaire des autres crimes? « C’est un sentiment personnel, mais, à mes yeux, mon client n’a pas les capacités intellectuelles pour échafauder et orchestrer les trois derniers meurtres, c’est quelqu’un de simple, un peu bourru », estimait déjà en milieu de semaine Me Meydiot.

De plus, l’avocate de Michel C. pourrait profiter de certaines zones d’ombre dans la procédure pour obtenir la libération de son client. En garde à vue, les enquêteurs n’auraient pas demandé au meurtrier présumé de Nathalie s’il y avait une raison pour que l’on retrouve de la poudre sur ses vêtements. Ces traces provenant, pour les enquêteurs, de l’arme ayant servi à abattre Nathalie Davids pourraient avoir une autre origine. Car ces résidus de baryum constituent l’une des principales preuves à charge contre Michel C. Or cette molécule est aussi présente dans la peinture ou la soudure. Et le suspect travaille notamment dans le bâtiment. « Je ne ferai aucun commentaire sur le fond du dossier, je réserve mes observations pour le juge d’instruction », répond Me Nadine Meydiot, coupant court à toute autre question sur l’affaire.

 

Le Parisien

Brésil : plus de 400 prisonniers détiennent 131 otages dans une prison du nord-est

Le Monde.fr | 16.04.2012 à 07h10 • Mis à jour le 16.04.2012 à 07h31

Plus de 400 détenus d’une prison du nord-est du Brésil se sont mutinés, dimanche 15 avril, et ont pris en otage 128 de leur proches – dont des femmes et des enfants – venus leur rendre visite, ainsi que trois gardiens de prison, a indiqué la police citée par le site G1 de Globo.

Les détenus de la prison Advogado Jacinto Filho d’Aracaju, la capitale de l’Etat du Sergipe sont armés de trois carabines volées dans la salle d’armes et de couteaux.

MAUVAIS TRAITEMENTS

Ils ont déclaré au négociateur que le motif de la mutinerie était les mauvais traitements constants que leur infligeraient, selon eux, les gardiens. Ils réclament aussi une meilleure nourriture et ont déclaré qu’ils remettraient la liste de leurs agresseurs au procureur de justice, Luiz Claudio Almeida dos Santos.

La mutinerie a commencé dans la matinée à l’heure des visites, et dans l’après-midi, les détenus ont brûlé des matelas. Vers 19 h 30, heure locale (0 h 30, à Paris), ils sont montés sur le toit et ont fait signe à leurs familles massées devant la prison, selon le site G1. Une heure plus tard, la lumière a été coupée et les négociations continuent pour mettre fin à la prise d’otages, a indiqué la police.

Au Brésil, comme dans toute l’Amérique latine, le système carcéral est en crise entre surpopulation, emprise des bandes criminelles et manque d’investissements. Les gangs prospèrent d’autant mieux qu’ils imposent leurs lois dans les prisons souvent délabrées et insalubres et dont les administrations sont largement gangrenées par la corruption.

Nathalie, Jean-Yves, Marcel et Nadjia : tous tués par balles

Tous les quatre ont été abattus par la même arme dans l’Essonne. Quatre victimes qui n’avaient apparemment aucun lien entre elles, à l’exception des deux premières, qui vivaient dans le même immeuble. Portraits.

FLORENCE MÉRÉO ET SÉBASTIEN MORELLI | Publié le 15.04.2012, 07h10

RIS-ORANGIS (ESSONNE), LE 19 MARS. Marcel Brunetto, 81 ans, a été abattu deux jours auparavant dans le hall de son immeuble.

RIS-ORANGIS (ESSONNE), LE 19 MARS. Marcel Brunetto, 81 ans, a été abattu deux jours auparavant dans le hall de son immeuble. | (LP/FLORIAN LOISY.)

Son trois-pièces, Nathalie Davids l’avait acheté il y a quelques années dans cette résidence toute neuve de Juvisy-sur-Orge. Au4, rue Pasteur, cette célibataire blonde de 35 ans, décrite comme discrète par ses voisins, s’était vite impliquée dans la vie de l’immeuble en étant élue au conseil syndical. Dans ce cadre, elle croisait Jean-Yves Bonnerue, son voisin, élu depuis fin 2010, abattu comme elle dans le parking de la résidence.

L’après-midi du 27 novembre 2011, Nathalie a reçu sept balles. Née à Aix-en-Provence, elle travaillait dans un laboratoire de l’hôpital la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Elle avait entretenu une brève liaison avec Michel Courtois, son meurtrier présumé, qui a d’abord reconnu l’avoir assassinée, puis s’est rétracté.

Jean-Yves Bonnerue, 52 ans, était cadre à l’Apave, société basée à Lisses (Essonne). « Il intervenait chez les clients, souvent en déplacement », explique un collègue. Marié et père d’une fille de 22 ans partie étudier au Canada, il travaillait au service contrôle machine. « Jean-Yves effectuait les contrôles obligatoires sur les machines industrielles, une façon de prévenir les accidents du travail, témoigne un salarié d’Apave. Il parlait très peu, mais était très consciencieux. » Le 22 février 2012, Jean-Yves revenait de faire des courses avec son épouse quand il a été tué d’une balle dans la tête sur le parking de Juvisy.

Le 17 mars dernier, Marcel Brunetto, 81 ans, était froidement abattu de dos, d’une balle dans la tête, dans le hall de son immeuble, au 48, rue Pierre-Brossolette à Ris-Orangis.

Né en Algérie, ce retraité discret a d’abord travaillé à la Banque industrielle d’Afrique du Nord où il a rencontré sa femme, employée de bureau à l’Institut Pasteur d’Alger. Rentré en France en 1962, Marcel est recruté par la banque d’affaires Worms, où il fera toute sa carrière. « Il était à l’économat et s’occupait des achats de fournitures, précise son fils. Une fois à la retraite, il sortait peu. Son travail, c’était sa vie, et il était très famille. » Les Brunetto vivaient depuis longtemps à Ris-Orangis, menant une vie sans histoires.

« Marcel n’avait que peu d’amis mais aucun ennemi, il était assez renfermé », affirment ses proches. Il souffrait d’une maladie du cerveau et d’une surdité partielle, se déplaçait difficilement avec une canne. Son médecin lui avait conseillé des promenades. Ce qu’il s’apprêtait à faire ce samedi 17 mars.

Nadjia Lahcene, 48 ans, aimait s’évader le week-end. Des pique-niques sur les plages normandes aux falaises d’Etretat, qu’elle longeait avec sa sœur aînée. C’était avant ce jeudi 5 avril, où, à 15h30, alors qu’elle rentrait de son travail d’hôtesse à Orly pour retrouver son fils unique, un homme lui a tiré dans le dos, dans le hall du 1, rue des Ravins, à Grigny. « Parler d’elle, c’est difficile car c’était une femme qui menait une vie tout à fait normale », témoignait il y a quelques jours une de ses jeunes sœurs. Une collègue évoque, elle, une femme gaie : « Quand il y avait de petites fêtes au boulot, souvent, elle dansait. »

Née en Algérie, Nadjia est arrivée en France en 1982. Deuxième d’une fratrie de neuf, dont six filles, elle s’installe avec sa famille à la Grande-Borne. Elle se marie et donne naissance à Amine. Peu après, son jeune mari meurt d’un cancer généralisé. Nadjia, qui a brièvement refait sa vie avec un autre homme, élèvera seule son fils, actuellement lycéen.

 

Le Parisien