Mélenchon mis en examen pour « injures » envers Marine Le Pen

 

Créé le 21-06-2012 à 17h15 – Mis à jour à 17h29
 

Pour l’avocat du leader du Front de gauche, il s’agit d’un « plan de com' » imaginé par la présidente du FN pour dédiaboliser son parti.

 
 

Jean-Luc Mélenchon à la sortie de sa mise en examen le 21 juin 2012. (ANTONIOL ANTOINE/SIPA)

Jean-Luc Mélenchon à la sortie de sa mise en examen le 21 juin 2012. (ANTONIOL ANTOINE/SIPA)

Le leader du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon a été mis en examen jeudi 21 juin pour « injures » à la suite d’une plainte de la présidente du Front national, Marine Le Pen, qu’il a accusée d’instrumentaliser la justice. Interrogé en 2011 sur des sondages plaçant Marine Le Pen en tête du premier tour de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon avait lancé :

Pourquoi voulez-vous que le peuple français soit le seul peuple qui ait envie d’avoir un fasciste à sa tête, pourquoi ils seraient comme ça les Français ? »

La candidate du FN avait dans la foulée saisi le doyen des juges d’instruction de Paris d’une plainte pour « injures publiques », reprochant à Jean-Luc Mélenchon d’avoir utilisé le terme « fasciste » pour la qualifier.

« Fasciste n’est pas une injure, c’est une caractérisation politique (…) qui est une description d’un processus, d’une identité politique caractérisée par des faits extrêmement précis », a répliqué jeudi le leader du Front de gauche après sa mise en examen, citant notamment « la haine et le refus des mouvements ouvriers organisés ».

« C’est très typique de l’attitude du Front national qui ne cesse de dénoncer les syndicats comme corrompus, comme vendus au patronat », a-t-il poursuivi. « Deuxièmement, c’est une vision de l’organisation de la société par corporation. Voilà ce qu’est le fascisme historiquement ».

Un « plan com' »

« J’estime donc que personne n’a à se sentir injurié dès lors qu’il est l’objet d’une caractérisation », a ajouté Jean-Luc Mélenchon, en accusant son adversaire lors de la présidentielle et des législatives dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais (Hénin-Beaumont) d’instrumentaliser la justice.

Je pense que la madame a dû venir jusqu’ici dans un moment d’emportement mal maîtrisé et qu’elle va bientôt découvrir que les tribunaux ne sont pas à son service pour éliminer ses adversaires », a-t-il poursuivi.

La mise en examen d’une personne visée par une plainte pour injure ou diffamation est presque automatique, l’affaire se réglant ensuite devant le tribunal.

Mme Le Pen cherche à se notabiliser depuis plus d’un an. Elle avait un plan com’ qui consistait à ne plus se faire traiter ou caractériser d’extrême droite, de fasciste », a estimé Me Raquel

Garrido, l’avocate de Jean-Luc Mélenchon. « Elle veut que son plan com’ soit mis en oeuvre, mis en force par la justice. C’est ça l’enjeu ».

 

Sarkozy veut « capter les votes » FN (Aliot)

AFP Publié le 07/03/2012 à 09:29
Nicolas Sarkozy, en avançant ses propositions hier sur France 2, était « dans une opération de captation de votes », en direction notamment de l’électorat du Front national, endossant « pratiquement » le concept de préférence nationale, a estimé aujourd’hui Louis Aliot (FN).

« On est dans la promesse électorale. Il est dans une opération de captation de votes », a déclaré sur France Inter le vice-président du parti d’extrême droite, considérant qu’il était « évident » que le président candidat faisait des appels en direction de l’électorat du FN.

« Il n’est plus par la population »

Mais « Nicolas Sarkozy n’est plus cru par la population », a-t-il ajouté, en déclarant qu’il n’accordait par exemple aucun crédit à la proposition du président sortant de diviser par deux, autour de 100.000, le nombre d’immigrés accueillis en France chaque année. « Je ne vois pas pourquoi il ferait demain ce qu’il n’a pas fait hier », a relevé Louis Aliot.

« Le phénomène de l’immigration est un phénomène global qui ne se réduit pas au nombre d’immigrés présents légalement, a-t-il ajouté (…) Il y a aussi tout le problème des clandestins, de l’insécurité qui est la conséquence de cela, etc.. »

« Une manoeuvre de dernière minute »

Selon lui, Nicolas Sarkozy « est aux abois » et tente « une manoveuvre de dernière minute » juste avant les élections. « Il tente le tout pour le tout ». Certaines des propositions du président sortant reviennent « pratiquement » à endosser le concept de « préférence nationale » défendue par le Front national, a-t-il estimé.

« Quand vous mettez des conditions pour des prestations sociales, des conditions de durée, c’est donc que la préférence nationale est légale… Il vient piocher dans notre programme », a-t-il conclu.

Sarkozy a « tourné sa veste » sur le halal

AFP Publié le 06/03/2012 à 20:21 Réactions (16)

La candidate FN à la présidentielle Marine Le Pen a fustigé aujourd’hui sur RFI un « changement brutal d’attitude » de Nicolas Sarkozy sur la question du halal, estimant qu’il avait « tourné sa veste », qu’il n’avait « pas de colonne vertébrale » et « aucune conviction ».

« Je ne crois pas du tout que le halal soit un sujet accessoire. C’est un sujet qui touche quand même quatre grands thèmes pour les Français: le problème de la laïcité, de la sécurité sanitaire, de la nécessaire transparence à l’égard des consommateurs et de la souffrance animale », a déclaré Mme Le Pen.

Comme on lui demandait si elle pensait que Nicolas Sarkozy « court » après ses idées, la présidente du parti d’extrême droite a répondu: « Si je ne pensais pas ça, c’est que je serais soit folle -et là pas seulement semi- soit aveugle, soit sourde ». Elle a pris l’exemple du débat sur la traçabilité de la viande halal, dénonçant un président « capable, le lendemain de ma déclaration sur le halal, de courir comme un dératé pour aller à Rungis (…) expliquer aux bouchers que Marine Le Pen raconte n’importe quoi. Et qui, quelques jours plus tard, manifestement au vu d’un sondage, change radicalement son fusil d’épaule, tourne sa veste et vient expliquer que pour finir c’est un sujet essentiel ».

« Je ne suis pas satisfaite, je suis inquiète », a poursuivi Marine Le Pen, à qui l’on demandait si cela la réjouissait. « Ce changement brutal d’attitude veut dire d’abord que cet homme n’a pas de colonne vertébrale et qu’il n’a aucune conviction. La seule conviction qu’il a, c’est la courbe des sondages », a-t-elle raillé.

Mme Le Pen s’est par ailleurs dite persuadée que la candidature du chef de l’Etat était vouée à l’échec. « Ce que je ressens sur le terrain, c’est que Nicolas Sarkozy, quelles que soient les circonstances, que je sois présente que je sois absente, ne peut pas gagner », a-t-elle avancé.

Sur sa chasse aux parrainages, la candidate du FN a affirmé craindre de devoir « porter l’effort jusqu’au dernier jour et peut-être même jusqu’à la dernière heure du dernier jour ». « On avance doucement », a-t-elle glissé.

Manifestation à Marseille contre la présence de Marine Le Pen

Le Point.fr – Publié le 04/03/2012 à 15:41

La présidente du Front national doit tenir un meeting dans la Cité phocéenne.

Quelques centaines de personnes ont manifesté dimanche après-midi à Marseille contre la politique et la venue de la présidente du Front national Marine Le Pen, attendue au même moment pour un meeting de campagne.

Quelque 200 à 300 manifestants (respectivement selon la police et les organisateurs) ont défilé, à l’appel d’organisations de gauche et de collectifs, notamment de solidarité avec le Maghreb, jusqu’à environ 1 km du centre de conventions où la candidate FN à la présidentielle devait prendre la parole en milieu d’après-midi. « Marseille est un carrefour des peuples, et la venue de Marine Le Pen ici est un symbole qu’il faut combattre », expliquait Stéphane Vinclair, secrétaire Paca du syndicat Sud-Pôle Emploi, tandis que le cortège reprenait le slogan « Nous sommes tous des enfants d’immigrés ».

« Quand Marine Le Pen parle de République, ce n’est pas de la même que celle dont nous parlons, celle où tous les citoyens ont leur place », disait Marie Batoux, porte-parole du Front de gauche dans les Bouches-du-Rhône, qui dénonce « une fumisterie » dans la « pseudo-fibre sociale » affichée par Marine Le Pen. « Elle n’a pas un mot sur la précarité, elle attaque ceux qui font grève au moment de la réforme des retraites, elle n’est absolument pas aux côtés des ouvriers », énumère-t-elle, citant aussi « la question des femmes, à qui elle propose un retour à la maison avec un salaire maternel sous le seuil de pauvreté ». « C’est la République des uns contre les autres », ajoute-t-elle.

Suivez le discours de Marine Le Pen à Marseille

Le 3 mars 2012 à 11h29, par Astrid de Villaines

 

La candidate tient un meeting au Parc Chanot dimanche 4 mars à 15h30. LCP retransmet en direct cet événement.

Alors qu’elle stagne dans les intentions de vote, Marine Le Pen organise un grand meeting à Marseille dimanche 4 mars. Comme à Lille, le 19 février dernier, le prix d’entrée est de 5 euros. Une participation que le FN justifie par son manque de moyens pour faire campagne. La candidate n’a toujours pas rassemblé ses 500 signatures mais semble confiante sur sa participation au premier tour : dans l’émission Des Paroles et Des actes jeudi 24 février elle a assuré que « cela viendra ».

Le meeting de Marine Le Pen au Parc Chanot de Marseille est à suivre en direct sur LCP à partir de 15h30

Et si Marine Le Pen n’avait pas ses parrainages ?

Présidentielle 2012

Publié le 2 mars 2012 à 15h48

La candidate du FN Marine Le Pen, engagée dans une course contre la montre pour rassembler les derniers parrainages, pourrait bien ne pas être en mesure de prendre part au premier tour de l’élection présidentielle. Avec un séisme politique à la clé.

La candidate du Front National a moins de deux semaines pour trouver les 48 signatures manquantes

La candidate du Front National a moins de deux semaines pour trouver les 48 signatures manquantes AFP/MARTIN BUREAU

Ce n’est plus un marathon, c’est un sprint qu’a entamé Marine Le Pen. La candidate du Front National, qui a annoncé jeudi soir sur France 2 qu’il lui manquait encore 48 signatures pour pouvoir se présenter, n’a plus que quelques jours pour rassembler les soutiens manquant. La date limite fixée par le Conseil constitutionnel pour déposer les dossiers est le 16 mars, « moins de 10 jours ouvrés » précise la candidate, faute de quoi le Front National n’aura pas de représentant à l’élection présidentielle. Marine le Pen a déjà mobilisé tous ses effectifs pour faire la chasse aux signatures. Elle en appelle désormais aux maires eux-mêmes. « Il faut qu’une cinquantaine de maires courageux, républicains, prennent leur plume et disent qu’on ne peut pas accepter cette situation », a-t-elle lancé sur le plateau du journal télévisé.

La situation embarrasse fortement les autres candidats. L’absence de Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle passerait aux yeux de beaucoup d’électeurs pour un déni de démocratie, dans la mesure où les sondages lui donnent 15 % des voix. Personne ne veut endosser la responsabilité de cette absence, au risque de le payer dans les urnes.

Aucun candidat à son secours

Pour autant, aucun candidat ne semble prêt à céder une partie de « ses » signatures pour venir en aide à l’extrême droite. Le candidat du MoDem François Bayrou avait bien proposé le 12 février de réunir « les responsables des grands courants démocratiques » pour trouver une solution, mais son invitation n’a pas du tout suscité l’enthousiasme, que ce soit à l’UMP ou au PS.

François Hollande et Nicolas Sarkozy sont pourtant ceux qui ont le plus à perdre dans l’affaire. En cas d’absence de Marine Le Pen, le président de la République serait vraisemblablement en première ligne. Les candidats ne se priveraient pas de lui reprocher l’absence du Front National, ce qui pourrait nuire à son image et lui coûter de nombreuses voix. François Hollande n’est pas non plus gagnant dans l’affaire. Selon un sondage du JDD du 4 février, l’absence de Marine Le Pen entraînerait un report des voix sur le candidat de l’UMP, qui pourrait gagner jusqu’à 8,5 % de suffrages en plus. Un obstacle dont François Hollande se passerait volontiers.