Un chef d’entreprise victime d’un homicide dans la Loire

FAITS DIVERS

Créé le 06/03/2012 à 08h05

Carte de localisation de Doizieux (Loire)Carte de localisation de Doizieux (Loire) / Idé

 Le corps sans vie d’un chef d’entreprise de la Loire, victime d’un homicide, a été retrouvé dimanche, dissimulé sous un pont, à Doizieux. Des recherches avaient été entreprises depuis plusieurs jours par la gendarmerie pour tenter de retrouver Philippe Gletty, âgé de 47 ans, dont la disparition avait été signalée par son entourage. C’est un promeneur qui, dimanche, a découvert dans le massif du Pilat, au bord de la rivière Le Dorlay, le corps du PDG de l’entreprise Princeps Alu, spécialisée dans la fabrication et la pose de menuiseries extérieures en aluminium et en PVC, employant près d’une cinquantaine de personnes à Saint-Paul-en-Jarez.

D’après les premiers éléments de l’enquête, le corps portait des traces de coups. Son autopsie a été effectuée lundi.

Le parquet de Saint-Etienne a confirmé l’origine criminelle de la mort, sur laquelle enquête la gendarmerie.
Carte de localisation de Doizieux (Loire)

L’enquête sur la mort de Laëtitia touche à sa fin

Le Point.fr – Publié le 06/03/2012 à 08:58

Une reconstitution de la mort de la jeune fille se tiendra mardi en Loire-Atlantique.

Une reconstitution de la mort de la jeune Laëtitia Perrais se tiendra mardi en Loire-Atlantique, à La Bernerie-en-Retz près de Pornic, dernière étape d’une enquête qui doit conduire son meurtrier présumé, Tony Meilhon, devant une cour d’assises. Les deux juges d’instruction vont notamment tenter de déterminer les circonstances de l’accident de scooter dont l’adolescente de 18 ans a été victime dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, aux abords du domicile de sa famille d’accueil, dont le père Gilles Patron a été incarcéré depuis pour des « viols » et « agressions sexuelles » sur sa soeur jumelle Jessica.

La tête, les bras et les jambes de l’apprentie-serveuse – vue pour la dernière fois dans un bar avec Tony Meilhon, avec qui elle avait sympathisé quelques jours avant – avaient été retrouvés le 1er février enserrés de grillage et lestés d’un parpaing dans un étang. Son buste mutilé avait été découvert le 9 avril dans un second plan d’eau, à une heure de route de là. Le rapport d’autopsie a établi que Laëtitia Perrais avait été l’objet de « très nombreuses blessures par arme blanche sur tout le corps » et d’une strangulation qui avait été « très vraisemblablement à l’origine directe du décès ».

« Récidive légale »

Les experts ont démontré que la jeune fille a « chuté de son scooter après avoir été percutée par un véhicule, mais que ses blessures ont été sans conséquences mortelles », contredisant la thèse de l’accident mortel de la circulation évoquée par Tony Meilhon. Des traces de stupéfiants « consommés dans les heures qui ont précédé le décès » ont été retrouvées dans le sang de la victime. Or, l’absence de traces semblables dans ses cheveux démontre qu’elle « n’était pas une consommatrice habituelle de stupéfiants ». Tony Meilhon, qui avait « consommé de la cocaïne à haute dose, du shit et de l’alcool » selon son avocat, dit n’avoir aucun souvenir de la nuit des faits.

Mis en examen le 22 janvier 2011 pour « enlèvement suivi de mort », ce délinquant de 32 ans logeait alors dans la caravane d’un cousin, sur la commune voisine d’Arthon-en-Retz. Déjà condamné pour le viol en 1997 d’un codétenu par une cour d’assises pour mineurs, Tony Meilhon n’est toutefois pas poursuivi pour ce type de crime sur Laëtitia Perrais. La « récidive légale » a été retenue contre lui lors de sa mise en examen, car elle peut être visée en cas d’une précédente condamnation pour un crime passible d’au moins dix ans de prison. Elle lui fait encourir aujourd’hui la réclusion criminelle à perpétuité.

Affaire d’État

Son casier judiciaire porte trace de douze autres condamnations, parmi lesquels des vols, des violences ou des conduites sans permis. La dernière condamnation en date remonte au 30 juin 2009, six mois de prison ferme avec mise à l’épreuve pour « outrage à magistrat ». Son suivi socio-judiciaire n’avait toutefois pu être assuré par les agents du service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) de Loire-Atlantique, faute d’effectifs. Avec l’accord écrit de leur hiérarchie, ces derniers avaient abandonné en 2010 le suivi socio-judiciaire de plus de 800 détenus condamnés pour des délits mineurs, parmi lesquels le dernier « outrage à magistrat » de Tony Meilhon.

Le fait divers avait pris la tournure d’une affaire d’État, après que le président Nicolas Sarkozy eut promis des « sanctions » contre ces « dysfonctionnements ». Magistrats, greffiers et avocats nantais avaient effectué pendant deux semaines une « grève des audiences » inédite en France, suivie par de nombreuses autres juridictions. L’enquête administrative qui avait été conduite avait finalement blanchi les conseillers d’insertion et de probation du SPIP de Loire-Atlantique, mais avait entraîné le limogeage du directeur interrégional de l’administration pénitentiaire.

Quatre morts dans un accident: prolongation de la garde à vue du conducteur

– Publié le 04/03/2012 à 18:14

Au moins trois membres d'une même famille ont trouvé la mort samedi soir, peu avant 21H00, dans un accident de la route suite à une collision à Romorantin-LanthenayAu moins trois membres d’une même famille ont trouvé la mort samedi soir, peu avant 21H00, dans un accident de la route suite à une collision à Romorantin-Lanthenay

La garde à vue d’un jeune homme de 25 ans, seul survivant d’une collision qui a fait 4 morts d’une même famille samedi à Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher), va été prolongée, a-t-on appris dimanche en fin d’après-midi de source policière.

« La garde à vue va être prolongée et un appel à témoins va être lancé », a déclaré à l’AFP le commissaire (BIEN: commissaire) de police Alexandre Lohr.

« Il n’y a pas d’obstacle médico-légal » aux inhumations, a-t-il dit, signifiant que, dans le cas présent, les causes de la mort étaient suffisamment claires pour ne pas nécessiter d’autopsie.

Cette famille recomposée –un couple d’adultes et deux adolescents de 13 et 16 ans– habitait Romorantin. Le belle-mère des deux jeunes gens était de son côté mère d’une jeune fille, absente au moment de l’accident.

Présentant une alcoolémie positive, le jeune homme, conducteur du fourgon entré en collision avec la berline BMW dans laquelle circulait la famille, avait « fêté un baptême » les heures précédant le drame, a précisé le commissaire Lohr.

Les policiers ont malheureusement peu d’espoir d’obtenir des éléments nouveaux grâce à l’appel à témoins, car il faisait nuit au moment du drame et le secteur où il s’est produit est peu habité, a-t-on ajouté de même source. Le conducteur en garde à vue n’a pas de souvenir des faits.

L’accident s’est produit peu avant 21H00 samedi à un carrefour en sortie de ville, sur la départementale 13, alors que la chaussée était mouillée.

Frédéric Ploquin

Rédigé par Frédéric Ploquin le Jeudi 23 Février 2012 à 16:12 |
Frédéric Ploquin
Journaliste à Marianne, j’écris sur la Place Beauvau depuis 1982. J’ai suivi le dossier « police » au Matin de Paris, puis à l’Evénement du jeudi, avant de poursuivre à Marianne.
Braquages spectaculaires ou foireux, traques vaines et coups de filets retentissants, coups de feu ciblés ou hasardeux, évasions en douce ou explosives, armes en stock et cocaïne en soute, il n’est pas un jour sans que flics et voyous ne fassent parler d’eux.

 

« Secret Police » tiendra une chronique libre de la vie (et de la mort) des parrains et des caïds qui comptent dans ce pays, comme du travail des policiers, de filatures en balises. Parce que la Place Beauvau ne serait pas ce qu’elle est si les journalistes n’y instillaient pas un peu de transparence.

Un étudiant trouve la mort au retour du 4L Trophy

accident

Guillaume Alcaïna et Vincent Gaudion avant leur départ./Photo DDM X. de F.

Guillaume Alcaïna et Vincent Gaudion avant leur départ./Photo DDM X. de F.
Guillaume Alcaïna et Vincent Gaudion avant leur départ./Photo DDM X. de F.

Il venait de réaliser un rêve, de vivre « une aventure superbe » mais sa route a croisé celle d’un chauffard. Guillaume Alcaïna, 22 ans, étudiant en hôtellerie au Cetia de Toulouse, originaire de Plaisance-du-Touch, a trouvé la mort, mardi, dans un accident de la circulation en Espagne. Il revenait du 4L Trophy, un raid humanitaire et sportif au Maroc réservé aux étudiants. À ses côtés dans la voiture son coéquipier, Vincent Gaudion, 23 ans, a été très gravement blessé et placé sous coma artificiel à l’hôpital de Barcelone.

« Nous avons eu notre fils au téléphone pendant le 4L Trophy, relate, accablé par la douleur le père de Guillaume. Il nous disait qu’il passait des moments supers. » Les deux étudiants s’étaient reposés puis avaient repris la route vers la France. « Cet accident aurait pu se passer en allant à la fac ou au travail. Ils ont été percutés par l’arrière par une camionnette. Leur réservoir a explosé. »

Depuis l’annonce de la mort de Guillaume, sa famille a reçu des centaines de messages de sympathie, notamment via Facebook. « Il y a une solidarité incroyable. Guillaume était un garçon très gentil, très fédérateur. Il était très actif. Il était DJ et présidait une association de promotion de la musique électronique. Il avait toujours quelque chose à faire, se souvient son papa. Aujourd’hui, nous sommes entourés par des centaines d’amis à lui, comme des frères pour notre fils unique. Notre tristesse est immense. »

Une jeune femme et un homme retrouvés morts dans un immeuble à Paris

Une jeune femme et un homme ont été retrouvés morts jeudi matin dans un immeuble du centre de Paris, a-t-on appris de source proche de l'enquête.Une jeune femme et un homme ont été retrouvés morts jeudi matin dans un immeuble du centre de Paris, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

Une jeune femme et un homme ont été retrouvés morts jeudi matin dans un immeuble du centre de Paris, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

La femme de 25 ans, qui ne répondait plus au téléphone depuis plusieurs jours, a été retrouvée dans le lit de son appartement, la tête ensanglantée. L’homme a lui été retrouvé « dans une gaine », en contrebas de l’appartement, selon la même source.

Les policiers ont été prévenus jeudi matin par un responsable de l’immeuble qui est entré dans l’appartement situé dans le IIe arrondissement de Paris, qui a découvert le corps de la jeune femme.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’appartement était en désordre, et un couteau avait été placé sous la porte d’entrée, peut-être pour tenter de la coincer et de gêner l’accès.

Un revolver a également été retrouvé sur le rebord de la fenêtre de la salle de bains de l’appartement. Le corps de l’homme a d’ailleurs été repéré en contrebas de cette fenêtre, à l’extérieur, « dans une gaine ».

Les causes de la mort de l’homme et de la femme ne sont pas encore établies, a précisé cette source.