Corse : un homme tué par balles dans le sud de l’île

Publié le 17.04.2012, 22h24 | Mise à jour : 23h21

ARCHIVES - La victime, qui était fonctionnaire de l'Education nationale à Ajaccio, a été tué par une balle de 7,65 mm tirée par une arme de poing.

ARCHIVES – La victime, qui était fonctionnaire de l’Education nationale à Ajaccio, a été tué par une balle de 7,65 mm tirée par une arme de poing. | LP

Un homme âgé d’une cinquantaine d’années a été tué par balles mardi dans le village de Sainte-Marie-Sicché (Corse-du-Sud) et son meurtrierprésumé a été interpellé peu après par les gendarmes. Toussaint Antona a été tué vers 18 heures dans une rue de ce village de moyenne montagne, situé à 40 km au sud d’Ajaccio, vraisemblablement par un voisin avec lequel il avait un différend ancien, a précisé  le procureur de la République d’Ajaccio, Thomas Pison.

La victime, qui était fonctionnaire de l’Education nationale à Ajaccio, a été tué par une balle de 7,65 mm tirée par une arme de poing. Son meurtrier présumé, également âgé d’une cinquantaine d’années, a été interpellé à son domicile par les gendarmes, peu après les faits. Il a été placé en garde à vue à Sartène. L’enquête à été confiée à la section de recherches de la gendarmerie.

«Il semble s’agir d’un différend d’ordre privé entre les deux hommes et cette affaire devrait être en voie d’être rapidement résolue», a déclaré le procureur, en écartant l’hypothèse d’un règlement de comptes entre membres du milieu du banditisme.

Il s’agit du septième homme tué par balles en Corse depuis le début de l’année.

 

LeParisien.fr

Bordeaux: plus de 100.000 euros détournés à l’Opéra, une salariée en garde à vue

Publié le 17.04.2012, 17h18

La régisseuse de l’Opéra national de Bordeaux, soupçonnée d’avoir détourné plus de 100.000 euros en trois mois, a été placée en garde à vue, a-t-on appris mardi de sources concordantes.
La responsable, âgée cinquantaine d’années et employée à l’Opéra depuis une dizaine d’années, « a reconnu les faits et a déclaré avoir agi seule et sans complicité », a indiqué dans un communiqué la direction de l’Opéra qui a déposé plainte pour « abus de confiance, faux et usage de faux ».

 

L’employée a été placée en garde vue lundi en fin d’après-midi, a indiqué une source proche de l’enquête. Sa garde à vue devrait être prolongée de 24 heures par le parquet, selon la même source qui indique que « la somme précise (détournée) reste à encore évaluer ».
« On est probablement à plus de 100.000 euros. Nous n’avons enquêté que sur trois mois depuis le début de l’année. L’enquête permettra de déterminer s’il y a des faits plus anciens », a ajouté cette source.
« Des procédures internes de contrôle ont permis de mettre à jour récemment (…) des détournements de fonds et les investigations ont fait porter rapidement les soupçons sur la régisseuse », a indiqué de son côté la direction de l’Opéra, annonçant la suspension « dès à présent de ses fonctions » de l’employée.
L’établissement ajouté qu’un contrôle général de la régie comptable était en cours et a assuré aux salariés « de l’extrême rigueur avec laquelle l’Opéra traitera cette affaire ».
L’enquête a été confiée à la direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Bordeaux.

Le journal intime de Xavier Dupont de Ligonnès

Par , publié le 16/04/2012 à 11:58

Le journal intime de Xavier Dupont de LigonnèsDes centaines de textes, e-mails et photographies avaient été stockés sur un serveur informatique par Xavier Dupont de Ligonnès.

AFP.com

Avant le quintuple meurtre de sa famille, Xavier Dupont de Ligonnès s’était livré dans des centaines de textes stockés en ligne. Son enfance, son ambition professionnelle, sa mère, sa femme, la religion… Tout est passé en revue. Citations choisies.

C’était il y a un an. Dans la nuit du 3 au 4 avril 2011, Agnès, la femme de Xavier Dupont de Ligonnès, et les quatre enfants du couple, âgés de 13 à 20 ans, sont tués par balles dans la maison familiale. Le 21 avril 2011, les cinq cadavres sont retrouvés sous la terrasse. Une cinquantaine de personnes ont d’ailleurs participé samedi, à Nantes, à une marche en mémoire de la famille décimée.

Depuis un an, l’affaire Xavier Dupont de Ligonnès, principal suspect dans la tuerie de Nantes, reste dans l’actualité, de fausses pistes en nouvelles hypothèses. Cette fois, ce sont les états d’âme de Xavier Dupont de Ligonnès qui alimentent les colonnes du Parisien.

Des centaines de textes, e-mails et photographies ont été stockés, entre 2006 et 2008, sur un serveur informatique par le « tueur de Nantes ». Des documents qu’il avait presque tous supprimé après les meurtres de sa famille mais qui, avec l’aide de Free, ont été récupérés par les enquêteurs. Et dontLe Parisien publie certains extraits.

Son enfance, son ambition professionnelle, sa mère, sa femme, la religion… Tout est passé en revue. Citations choisies.

Une enfance sous le sceau de la religion

Juqu’à 10 ans, Xavier Dupont de Ligonnès confie vivre une « belle enfance sans soucis ». Entre 11 et 20 ans, il vit une « période marquée par la foi et la religion » sous « l’influence de [sa] grand-mère et de [sa] mère ». Pas d’adolescence rebelle pour le « fervent croyant ». Ni drogue, ni fille, ses « ‘petites amies’ (trois en dix ans!) étant choisies pour devenir [sa] femme, avec l’intention de ‘ne pas coucher avant le mariage' ».

Une personnalité contradictoire

« Je suis le contraire d’un solitaire. […] Je déprime dès que je n’ai pas de contacts humains », explique-t-il, dans un texte de 2006 destiné à sa femme. L’homme décrit sa propre personnalité, timide, mais avec « un complexe de supériorité » qu’il justifie, sans modestie aucune, par le fait de faire « partie des gens intelligents, volontaires, équilibrés, en bonne santé morale et physique, et qui réalisent des choses (construire une famille, monter une boîte, faire face aux difficultés de la vie, etc ».

La perte de foi

La religion est très présente dans ses écrits. Et, plus encore, la déception qu’il a éprouvé en réalisant que sa mère avait « créé un monde inexistant, un monde virtuel, son monde à elle, imaginaire » dans lequel il confie avoir vécu jusqu’à 35 ans, avant de « perdre la foi ». Alors, « [son] monde » s’écroule: « ce sont des personnages qui disparaissent, des ‘amis’ qui n’existent plus (et pas n’importe lesquels: des membres de la famille disparus, des saints, des anges, Jésus, Marie, et Dieu lui-même!) ». Plus loin, il évoque alors le changement de paradigme qui s’opère en lui. Aux mots « amour », « joie », « partage » et « charité » que choisissent les « cathos qui ne sont au courant de rien » pour évoquer leur religion, il leur oppose « les vrais mots clés ». A savoir: « malédiction », « pénitence », « sacrifice », « jugement », « purgatoire » ou encore « punition ». Tout un programme.

Sa femme: dernière déception

Mais Xavier Dupont de Ligonnès affirme ne jamais s’être senti « trompé » par sa mère, qui « croit tellement à son monde imaginaire qu’elle ne m’a jamais menti ». Une trahison qu’il ressent, en revanche, auprès de sa femme, Agnès.

« La deuxième désillusion est venue à 45 ans. C’est d’avoir réalisé que ma femme était une femme normale, comme toutes les femmes, et que je n’étais pas tout pour elle. » Et de poursuivre en arguant qu’Agnès avait « des envies physiques de plusieurs autres hommes, qu’elle les réalisait plus ou moins concrètement, qu’elle tombait amoureuse d’autres hommes ». Une situation qu’il qualifie de « plus grande désillusion personnelle imaginable ». Ce qui pourrait ajouter un mobile aux autres éléments à charge qui font de lui le suspect N°1 dans les meurtres de sa famille.

Fadettes : le patron de la police des polices contredit Courroye

Le Point.fr – Publié le 20/02/2012 à 16:40

Claude Bard affirme que le procureur de Nanterre lui a explicitement demandé le contenu des SMS d’un journaliste du « Monde ».

Philippe Courroye est soupçonné d'avoir cherché à identifier les sources de journalistes du "Monde" travaillant sur l'affaire Bettencourt. Philippe Courroye est soupçonné d’avoir cherché à identifier les sources de journalistes du « Monde » travaillant sur l’affaire Bettencourt. © Charles Platiau / Reuter

Le patron de la police des polices (IGS), Claude Bard, a contredit Philippe Courroye devant les juges en affirmant que le procureur de Nanterre avait explicitement demandé à l’IGS le contenu des SMS d’un journaliste du Monde, selon le P-V d’audition publié lundi par Le Monde. Claude Bard a été entendu le 17 février comme témoin assisté dans l’enquête sur les factures téléphoniques détaillées (« fadettes ») de journalistes du Monde.

Le procureur de Nanterre Philippe Courroye a été mis en examen dans cette affaire, soupçonné d’avoir cherché à identifier les sources de journalistes du Monde travaillant sur l’affaire Bettencourt en demandant à l’IGS d’analyser leurs factures téléphoniques détaillées.

Claude Bard a indiqué avoir reçu un coup de fil de Philippe Courroye le 28 septembre. « Lors de cet entretien, il m’a demandé s’il était possible d’obtenir techniquement le contenu des SMS », a indiqué Claude Bard aux juges d’instruction, selon le P-V d’audition publié par Le Monde. « J’ai répondu non si ce n’est pas dans un cadre judiciaire approprié, à savoir dans le cadre d’une commission rogatoire« , a-t-il ajouté, précisant avoir demandé à Philippe Courroye de prendre contact avec le numéro deux de l’IGS, Daniel Jacquème.

Démenti

En janvier, Daniel Jacquème a lui aussi accusé, devant les juges, Philippe Courroye d’avoir explicitement demandé à l’IGS le contenu des SMS qu’un journaliste du Monde, Jacques Follorou, avait échangés avec la juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez, chargée à l’époque d’une partie de l’affaire Bettencourt. Une réquisition a été établie auprès de l’opérateur Orange, selon Claude Bard, qui précise avoir pensé que c’était « un non-sens puisque l’opérateur était dans l’impossibilité d’y répondre ».

Philippe Courroye tout comme la procureur adjointe de Nanterre Marie-Christine Daubigney réfutent ces affirmations, assurant n’avoir jamais demandé « le contenu des correspondances, c’est-à-dire des SMS échangés ». Philippe Courroye dément également avoir téléphoné à l’IGS. La Cour de cassation a confirmé en décembre que le procureur Courroye avait enfreint la loi sur le secret des sources en réclamant les relevés téléphoniques de journalistes afin de trouver qui les informait dans l’affaire Bettencourt.

Le procès pour proxénétisme de « Dodo la Saumure » entre dans le vif du sujet

Le procès pour proxénétisme du Français Dominique Alderweireld, dit "Dodo la Saumure", et de ses sept coïnculpés est entré dans le vif du sujet jeudi devant le tribunal correctionnel de Tournai (ouest de la Belgique), où a débuté l'audition des prévenus.Le procès pour proxénétisme du Français Dominique Alderweireld, dit « Dodo la Saumure », et de ses sept coïnculpés est entré dans le vif du sujet jeudi devant le tribunal correctionnel de Tournai (ouest de la Belgique), où a débuté l’audition des prévenus.

Le procès pour proxénétisme du Français Dominique Alderweireld, dit « Dodo la Saumure », et de ses sept coïnculpés est entré dans le vif du sujet jeudi devant le tribunal correctionnel de Tournai (ouest de la Belgique), où a débuté l’audition des prévenus.

Après une courte audience préliminaire le 1er décembre, les débats abordent cette fois le fond de l’affaire.

M. Alderweireld, qui comparaît libre après sa remise en liberté en janvier, espère ressortir blanchi de ce procès. Son nom est également cité dans l’affaire de l’hôtel Carlton de Lille, dans laquelle l’ancien patron du FMI Dominique Strauss-Kahn devrait être convoqué le 28 mars pour être inculpé, notamment pour complicité de proxénétisme.

Dominique Alderweireld, surnommé « Dodo la Saumure » en référence au bain salé dans lequel sont plongés les maquereaux, tient depuis des années des « bars montants » et autres « salons de massage » dans plusieurs localités belges situées le long de la frontière française.

« C’est très bien qu’il y ait un procès, on va pouvoir s’expliquer », a déclaré jeudi, avant d’entrer dans le palais de justice, « Dodo », qui doit répondre de la tenue de « maisons de débauche ou de prostitution », de « prostitution » et de « proxénétisme » entre 2000 et 2009. « C’est un procès en morale, pas un procès en justice », a-t-il martelé devant les nombreuses caméras présentes.

Les autres prévenus, accusés des mêmes faits, sont notamment sa compagne Béatrice Legrain –qui a reconnu avoir rencontré Dominique Strauss-Kahn lors d’un déjeuner libertin à Paris–, son ex-épouse Cécile Lerat et une ancienne compagne, Lucette Therasse, ainsi que des personnages aux surnoms hauts en couleurs : Jean-Jacques Martin, dit « l’assassin » ou Christian Mercier, dit « le commissaire priseur ».

Paris : un père tente de brûler vive sa fille «trop émancipée»

La jeune femme a été aspergée d’essence samedi soir à Paris (XIe) par son père avant qu’il ne tente d’allumer un briquet. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’homme trouvait sa fille trop émancipée. Sa garde à vue a été prolongée de 24 heures lundi.

| AFP/ILLUSTRATION

Une jeune femme de 23 ans a échappé, de justesse, à une agression d’une rare violence samedi soir à Paris. La victime a été aspergée de gaz lacrymogène puis d’essence par son père, qui a ensuite tenté d’allumer un briquet pour la brûler vive. Il a été mis en fuite par des témoins. L’homme, prénommé Ali et âgé de 49 ans, a finalement été interpellé à son domicile du XIe arrondissement à Parishier matin, vers 11h30, avant d’être placé en garde à vue dans les locaux du 2e district de police judiciaire (DPJ).

Selon les premières investigations qui restent à confirmer, l’agresseur, présenté comme « un musulman fondamentaliste », aurait agi parce que sa fille se serait montrée « trop émancipée » à son goût.

Samedi, vers 23h30, rue du Chemin-Vert (Paris XIe), Kadidja* est prise à partie dans le hall de l’hôtel où elle occupe une chambre. Son père tente de la retenir alors qu’elle a prévu de se rendre à une soirée avec des amis. La jeune femme reçoit du gaz aveuglant au visage mais parvient à s’enfuir à l’extérieur de l’établissement. Son père la rattrape et lui déverse alors le contenu d’une bouteille d’1,5 l d’essence sur la tête et le visage. Terrorisée, la jeune femme se débat avant de voir son agresseur sortir un briquet. « Elle a réussi à lui arracher des mains tandis que plusieurs passants se sont pressés sur les lieux, attirés par les cris de la jeune femme, confie une source proche de l’affaire. L’homme a aussitôt pris la fuite. »

Il avait tenté de la marier de force

Rapidement secourue par la police et les pompiers, Kadidja dépose plainte. « Au commissariat, elle a expliqué que son père la harcelait depuis plusieurs semaines, poursuit la même source. Elle a aussi expliqué qu’il refusait qu’elle ait un ami de confession juive. » Un peu plus tard dans la soirée, le père a téléphoné à sa fille pour lui demander de ne rien dire à la police et pour lui présenter ses excuses.

Selon les premières investigations, Ali aurait abandonné son enfant alors qu’elle n’était encore qu’un bébé. Il avait renoué récemment contact avec elle. « Depuis leurs retrouvailles, cet homme, de nationalité tunisienne, a emmené sa fille dans son pays pour tenter de la marier sous la contrainte, indique un proche de l’affaire. Elle était parvenue à se sortir de cette situation en lui promettant de se comporter comme il le voudrait. » Le père, déjà connu des services de police notamment pour des faits de violences sur mineurs, était toujours entendu hier soir par les enquêteurs. Des vêtements qu’il portait le soir de l’agression auraient été saisis afin d’être analysés. « Les faits présumés, très graves, relèvent d’une tentative d’homicide à l’aide d’une substance incendiaire, précise une source judiciaire. Le mobile précis de cet homme reste à déterminer. »
*Le prénom a été changé

Duel à distance entre Sarkozy et Hollande

Nicolas Sarkozy a attaqué François Hollande, Ségolène Royal et Laurent Fabius à Lille. Au Mans, le candidat socialiste, sans jamais nommer son rival a fustigé «le candidat du peuple».

Nicolas Sarkozy a attaqué François Hollande, Ségolène Royal et Laurent Fabius à Lille. Au Mans, le candidat socialiste, sans jamais nommer son rival a fustigé «le candidat du peuple». | (LP/PHILIPPE DE POULPIQUET ET AFP.)

Nicolas Sarkozy et François Hollandeont tenu jeudi soir des meetings, respectivement à Lille et au Mans. Compte rendu du match.> NICOLAS SARKOZY à LilleGrande première depuis cinq ans, le « candidat de la Francequi travaille dur », comme il s’est présenté jeudi, a pris le train, en première classe, alors qu’il refusait de l’emprunter comme président pour des raisons de sécurité.

La SNCF a annoncé vingt minutes de retard à cause d’un colis piégé. Ou plutôt de la bousculade sur le quai ?

L’AMBIANCE

La mise en scène est patriotique au Lille Grand Palais, où se massent 10000 personnes environ. Près de la scène, les Jeunes pop agitent les drapeaux tricolores fournis par le staff de campagne en entonnant « la Marseillaise ». A l’arrière, assis, on compte plus de cheveux blancs et gris. Aucun logo UMP, ni banderole, confisqués à l’entrée. Cent trente journalistes ont été accrédités.GUEST STARS
Rachida Dati, en talons rouges, obtient un succès mitigé lorsqu’elle lance à la tribune : « J’aime cette région, j’aime ses habitants, je vous ressemble. » Les parents de Florence Cassez, originaire de Béthune, sont présents.

DURÉE DU DISCOURS
Le discours dure quarante-huit minutes.

LES TOPS
Dans cette région frappée par la désindustrialisation et le chômage, Sarkozy se taille un franc succès en citant les sauvetages d’Alstom, Photowatt et Lejaby. « Jamais je ne resterai les bras croisés, clame-t-il. Je n’ai pas été élu pour dire : Il n’y a rien à faire! » Le couplet sur « l’assistanat » est salué. Toutefois, la tirade la plus applaudie reste la chute : « Peuple de France, aidez-moi à construire une France plus forte! Aidez-moi, la France a besoin de vous, j’ai besoin de vous! »

LES FLOPS
Quand il se lance dans ses propositions, le public décroche un peu. Les formules ne claquent pas comme le « travailler plus comme gagner plus ». Lorsqu’il promet d’interdire retraites chapeaux et parachutes dorés, comme en 2007, sans suite, la salle se fait plus silencieuse. De même lorsqu’il évoque « la différence entre le salaire brut et net » et promet une baisse des charges salariales pour augmenter la feuille de paie de « près de 1000 € ». Trop technique?

LES FLÈCHES
La salle explose lorsqu’il attaque Hollande, « qui, semble-t-il, a du mal à supporter la critique ». « Ouh! » hurlent les militants. « Quand je dis qu’il ment, c’est un fait, on crie à l’outrage! Mais, quand je suis traité de sale type, je dois sans doute considérer que c’est un propos très aimable », étrille-t-il. Le show continue avec Royal et Fabius, appelés à la rescousse. « Jamais je n’aurais osé affirmer à propos du candidat socialiste : Est-ce que les Français peuvent citer une seule chose que François Hollande aurait réalisé en trente ans de vie politique? C’est pas de moi, c’est de Ségolène Royal! » moque-t-il, citant enfin son rival par son nom. Et de poursuivre : « Ce n’est pas moi non plus qui aurais déclaré, je n’aurais pas osé : Vous imaginez François Hollande président ? On rêve ! C’est Laurent Fabius. » Fermez le ban… « Martine Aubry, je la garde pour plus tard, c’était trop convenu ici », confie-t-il dans le train qui le ramène à Paris, visiblement satisfait de sa prestation : « C’était cruel, les images entre Le Mans et Lille », ajoute-t-il.

> FRANÇOIS HOLLANDE à Laval

Arrivé en train vers 13 heures à Laval (Sarthe), François Hollande a rentabilisé son déplacement. Après un mini-meeting, le socialiste s’engage, lors de la visite d’une laiterie, à « rééquilibrer » les aides entre les différents types d’exploitations agricoles, ainsi que le rapport de force entre producteurs et distributeurs. Dernière étape avant le meeting du soir : une libraire du Mans pour la première séance de dédicace de son livre. La bousculade est au rendez-vous. « C’est historique », s’enflamme une grand-mère en faisant poser ses petits-enfants au côté de Hollande.

L’AMBIANCE
La salle du palais des congrès du Mans, d’une capacité de 1 200 personnes, est trop petite. « Certains n’ont pas pu rentrer, raconte Hollande, j’ai été obligé les consoler. » Cent cinq journalistes, dont une télévision allemande et une autre néerlandaise, suivent le discours. Dans le public, les cheveux grisonnants sont les plus nombreux. Mais l’inévitable carré des militants du Mouvement des jeunes socialistes chauffe l’ambiance à coup de « Hollande président » et en agitant les drapeaux.

GUEST STARS
Pas de surprise au Mans. Avant Hollande, seules deux personnalités prennent la parole : Jean-Claude Boulard, le maire, et Stéphane Le Foll, fidèle lieutenant de Hollande et candidat aux législatives dans la Sarthe.

DURÉE DU DISCOURS
Sarkozy a déjà fini son discours quand le socialiste commence le sien, à 19 h 45. La voix éraillée par la fatigue, il se lance pour cin- quante-cinq minutes.

LES TOPS
La salle exulte quand Hollande réaffirme sa volonté de faire de l’éducation sa priorité. « Nous créerons 12 000 postes dès la première année », lâche-t-il sous les hourras. Il fait aussi un tabac à l’évocation de la TVA : « Elle devrait être augmentée en octobre, mais elle n’augmentera pas, car nous y mettrons bon ordre. » « Je ne suis pas candidat pour être un président qui déciderait de tout, partout, pour tous », lance-t-il aussi avant de dénoncer ceux qui opposent les Français entre eux et stigmatisent les chômeurs. Il conclut en remerciant les militants de « permettre la victoire de la gauche, la victoire de la France ».

LES FLOPS
Evidemment, les militants sont plus froids lorsque Hollande rappelle qu’« il y aura des efforts à faire ». Même silence lorsqu’il dit qu’il « accepte l’idée de discipline à l’échelle de l’Europe ». Son discours terminé, Hollande, les bras le long du corps, écoute « la Marseillaise » plus qu’il ne la chante. Dans la salle, le public n’entonne pas non plus l’hymne en chœur.

LES FLÈCHES
Hollande raille les remords de son adversaire sur son dîner au Fouquet’s au soir de son élection en 2007. « Je veux bien lui accorder le mérite de la repentance, mais il est un peu tard », lance-t-il avant de dénoncer les « cadeaux » faits aux amis du CAC 40. « Le président des promesses non tenues ne peut pas être maintenant le candidat de nouveaux engagements », mar- tèle-t-il sans jamais nommer son rival. Il fustige enfin le « candidat du peuple » autoproclamé : « Le peuple n’appartient à personne, c’est lui qui choisit ! » tonne-t-il.

Les époux Lavier condamnés avec sursis pour violences sur mineurs

 

Sandrine et Franck Lavier, acquittés dans l'affaire d'Outreau, ont été condamné à 10 et 8 mois de prison avec sursis pour violences habituelles pour mineurs.

Sandrine et Franck Lavier, acquittés dans l’affaire d’Outreau, ont été condamné à 10 et 8 mois de prison avec sursis pour violences habituelles pour mineurs.

Franck et Sandrine Lavier, acquittés dans l’affaire d’Outreau (Pas-de-Calais), ont été condamné jeudi à 10 et 8 mois de prison avec sursis pour violences habituelles pour mineurs. Ils ont en revanche été relaxés du chef de corruption de mineurs pour lequel ils étaient poursuivis.

En début d’année dernière, deux des cinq enfants Lavier, un garçon et une fille de 10 et 11 ans, avaient dénoncé des maltraitances sans caractère sexuel, après avoir fugué et avoir été placés chez une assistante maternelle.

Une vidéo datant de mars 2009, prise lors d’une fête arrosée et mettant en scène des adultes plus ou moins dénudés simulant des actes sexuels en présence d’enfants, avait ensuite été saisie au domicile des Lavier, lors d’une perquisition consécutive à la découverte de ces faits. Par la suite, d’autres photos et vidéos d’une demi-douzaine de soirées similaires, avaient été découvertes.

Le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer a estimé que si ces derniers faits étaient moralement répréhensibles, l’infraction pénale n’était pas constituée. La volonté de corrompre les mineurs n’est en effet pas prouvée.

 

LeParisien.fr