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Bonjour tout le monde, Amitiés
J’ai crée une page qui relate ce que j’ai vécu au travers de mon blog, ainsi que la diffusion d’actualités journalières.
J’aimerai vous voir nombreux , vous apprendrez à mieux me connaitre et certains qui me jugent mal pourront comprendre et ils se feront leur avis après et moi le mien
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Amitiés

Pourquoi j’ai quitté la France et que je me retrouve coincé et plus de moyens d ‘y retourner

 

Certaines personnes me disent de tourner la page, j’aurai et j’ai tout fait pour et en vain , les quelques années qui ont suivi, j’ai bossé un peu partout de simple employé à cadre et même tenté de me mettre à mon compte Pour moi c’est pas une époque c’est ma vie qui s’est arrêtée quand j’ai vu que n’étais plus en maladie, mais  »viré » enfin le terme exact à fait valoir ses droits à la retraite chose que je n’ai jamais faite , à mon âge, ne trouvant plus de travail et étant encore  »jeune » à l’époque je me suis retrouvé dans un pays pour rejoindre une femme qui y habitait et 5 ans après elle décède brutalement d’une rupture d’anévrisme aortique, ce qui veut dire je me lève et moins d une heure après je vais la réveiller pour aller bosser je la retrouve en travers du lit toute froide j’avais fait un commerce avec elle que j’ai aussi perdu et j’en passe, alors c’est facile de dire oublier cette mauvaise époque , à cette dite époque je m’apprêtais à me marier, prendre un appartement voire avoir des enfants et préparait mes concours d ip pour l époque ou lieutenant Depuis le décès de mon amie, j’ai tout perdu parce qu on en a profité pour me doubler avec mon commerce, je m’explique les vendeurs ont monté la même affaire avec mes fournisseurs à côté de moi et une autre à un km et la suite c’est pas de la fiction je trouve un boulot de veilleur de nuit dans un hôtel et un jour de fête le 31 décembre un mec bourré veut tout casser, on appelle les flics, qui l’emmènent à l’hôpital il en sort et le gars revient avec un couteau et me menace afin que le lui dise qui a appelé les flics heureusement je peux le contenir suis pas blessé et j’ai pu entre deux appeler les flics, pour ceux qui doutent encore j’ai le pv de plainte que j’ai déposé à son encontre et voilà et depuis tout ça suis en dépression, je résume si l igs n’avait pas fait cette bavure je n’aurai jamais connu tout ça et au moins j’aurai fait un métier que j’aimais et de l’argent pour vivre , de plus je ne peux ps quitter l Andorre car j’ai pas les moyens surtout pour déménager et retrouver un logement car ici je ne connais personne de plus il me restait une jolie voiture que j’ai vendu à un  »vieux  » mr qui travaillait au tribunal et en toute confiance s’est occupé de tout des papiers etc sauf de me payer , je passe sur d’autres points encore un et je n’y peux rien c’est comme ça ici, j’avais des chats et quand le propriétaire l’a su il a voulu m’expulser, j’ai mis 3 ans de procédure pour enfin gagner …
Alors quand on me dit de tourner la page, j’ai tout fait pour et si on n’y arrive pas , si quelqu’un a la solution , merci de me la donner

Mon dossier re… trouvé après maintes recherches car un peu caché….

POUR INFOS TOUT CEUX QUI DOUTENT DE MON AFFAIRE POLICE
JE SAIS DEPUIS PEU QUE MON DOSSIER A ETE BIDONNE
JE NE PEUX EN DIRE PLUS A CE JOUR EN ACCORD AVEC LA PERSONNE QUI M A DONNE L INFORMATION
JE DOIS ATTENDRE MAIS BIENTOT MEME LES MEDIAS VONT ETRE INFORMES
VOUS SAUREZ QUI EST HAROLD DANFAIR
QUI NE S EST PAS ENFUI DE FRANCE ET NE SE CACHE PAS

QUI DEMANDE QU A Y RETOURNER AVEC SA MERE MALADE

ULTIMES REVELATIONS Je sais on s’en moque

Je tiens avant tout à préciser pour toutes les personnes qui pensent ainsi ce message n’est pas une forme de chantage, si certains le pense n’allez pas plus loin dans la lecture, c’est juste de la détresse , un appel au secours.

Il y a un an j’ai tenté suite à une grande dépression qui reprenait de plus belle, pour multiples raisons, pour ma part c’est l’injustice, si j’avais du prendre le mal à la racine je crois que je serai de l’autre côté cette fois, mais je me demande toujours si c’était pas le mieux, je suis libre certes mais c’est si relatif..

J’ai donc écrit ce qui me tenait à coeur depuis plus de 20ans à savoir ma vie détruite un soir vers les 18heures par mes patrons à savoir la Police  où je travaillais noté correctement ni très bien, ni très mal, on va dire dans la bonne moyenne qui permettait aux promotions soit par concours ou au choix, arrivant déjà en Ecole de Police avec un passé de secouriste , de Pompier de Paris  puis d’une félicitation du Préfet, puis d’une autre pour une arrestation de deux voleurs alors que je rentrais chez moi, on ne peut pas dire que j’étais mal vu par la haute hiérarchie, si j’ajoute les cours de droits , que je prenais en plus , j’étais pas mal classé.

Malheureusement je suis tombé dans le service le plus mal vu , pour cause son responsable était lui très mal vu par son impertinence, son air trrès suffisant face à ses effectifs, c’est simple si je n’avais pas été quelquefois son chauffeur, en plusieurs années  j’ai du lui dire une phrase entière dans la voiture et encore  si je ma provoquais, le reste s’est résumé  à « mes respects Patron »  ce qui dépeint bien le personnage, .
Encore lui devant son indifférence totale face à ses hommes de la sécurité publique, car lui en dehors de la police judiciaire, il s’occupait de rien, seuls ses officiers décidaient.

Puis un jour par chance et malchance un jeune Officier  d’origine allemande a pris place de l’ancien qui venait d’être muté, pour donner un exemple sans le nommer il m’a fait penser en dehors du physique mais par son attitude à un ancien ministre  avec qui on avait envie de parler, toujours souriant, plaisantant, tutoyant souvent mais par derrière alors là.
Le côté plus triste de la chose est que par hasard un nouvel officier avec un grade supérieur a été muté mais responsable pj, qui à l’époque était hutement plus valorisant qu’un simple Officier de police de la tenue dit officier de paix (les choses ont évolué, l’un serai Lieutenant, l’autre commandant et tous les deux OPJ)

Si j’en viens à détailler tout cela 1an après, c’est pour signifier  que ce commandant était mon voisin d’habitation de plus juif, je l’appréciais beaucoup, nous sortions quelquefois ensemble en dehors du service, ce qui parvenait parfois aux oreilles de mon petit Officier d’origine allemande qui me le faisait ressentir, mais la hiérarchie aidant  il ne pouvait que se taire mais me faire subir certaines choses  à savoir me refuser toutes mes mutations, lorsque l’on est puni, on a le droit de lire son dossier et j’ai pu remarquer ses annotations, qui évidement me sabraient à chaque fois, je m’en souviendrai toute ma vie  la réponse du chef de service du département  : ces propos à quelques mots étaient ceux là, jeune fonctionnaire à qui on ne peut rien reprocher, à l’exception de sa jeunesse, je ne comprends pas cette appréciation », mais sûrement que mon jeune officier a du tout faire  en prétextant d’autres raisons pour m’empêcher ma mutation. Pour preuve, par malheur un jeune collègue des mineurs et des stups du service  décède au cours d’un voyage organisé, une demande  de remplacement est annoncée, évidemment je postule avec l’appuie de mon ami le divisionnaire, celui qui a été pris c’est le voisin de l’officier avec qui il jouait au tennis  étant eux aussi voisins .

La suite je l’ai écrite dans un autre chapitre, mon arrestation à la place d’un autre pour avoir mis un poste radio dans une voiture civile.

Mais chose que je n’ai pas encore dite et qui fut le déclencheur de tout, je ne ménage plus le suspense, car je ne sais pas où je serai demain…..

Je connais pendant ma mise à pieds une jeune femme avec un enfant, je m’ennuyais , j’accepte de l’héberger à mon domicile avec son enfant, je lui trouve du travail, ma mère y habitait aussi, puis je reprends mon service de nuit, par choix pour ne plus voir ce fameux petit officier. A la fin de la période d’essai la fille veut arrêter de travailler d’un commun accord je lui demande de retourner chez sa mère avec son fils, elle accepte, puis quelques mois après elle me dénonce comme proxénète à l’igs qui eux sans rien comprendre , monte un guetapens, en gros provoque avec l’aide de la fille un rdv téléphonique, où je ne suis jamais allé, puis quelques heures après  ayant suivi ma mère à la sortie de son travail déboulent chez moi me braquent me plaquent ainsi que ma mère sans toujours rien me dire puis perquisitionnent l’appartement sans commission rogatoire et m’embarquent dans leurs vetustes locaux pour y être entendu pendant 24h, un appel de la personne qui m’a dénoncée pour se rétracter,   puis ils me disent  c’est fini l’ affaire est classée rentrez chez vous, sans excuse sans rien.

J’ai tellement eu peur et honte de retrouver mes collègues je suis donc allé voir le médecin chef qui après quelques mois m’a mis contre mon grès et ma connaissance en retraite selon ses dires sous forme de réforme sans me le dire.

Voilà je crois que tout est dit , il restera au moins un écrit, comment détruire la vie d’un homme qui n’a rien fait, .
la synthèse de ma vie se résume en ce qui suit

Pas de femme
Pas d’enfant
Quelques activités alimentaires précaires pour survivre
Des ennuis de santé, trop long à énumérer
Un appartement précaire que je dois libérer sous peu
Une expatriation à l’étranger pour tenter d’oublier et surtout de voir les véhicules de la police française, je sais , c’est idiot pour certains.
Une femme connue 5ans qui est décédée.
Pas un ami physiquement dans ce pays

Ma mère bien âgée, malade , dépendante,  comme seule et unique famille.

Que me conseillez vous, je sais je dérange, mais j’ai essayé de faire croire que je n’étais pas si malheureux

Les donneurs de leçon du style lève toi et marche, je connais

Je ne vois pas d’avenir

Pour ceux qui ont eu le courage de tout lire je vous en remercie, un blog n’est pas toujours que la joie la peine , la tristesse sont partout, parfois un appel au secours peut tout faire basculer d’un côté ou d’un autre, pour moi le net n’est pas virtuel, pour cause , si tel était le cas, il n’y aurait pas de procès  comme j’ai pu en lire .

DERNIERES INFOS DE JUILLET 2011

A ce jour après être tombé dans une dépression 6 mois, consécutif à une bavure de l’ IGS, j’ai eu droit à la GAV , puis la personne qui avait porté plainte s’est rétractée, qualifiée de dénonciation calomnieuse, j’ai eu un non lieu.

J’ai touché mon salaire intégral, puis plus, rien première réponse qui sans en avoir été informé, je l’ai appris par surprise en téléphonant à la Préfecture.


J’écris au Président de la République, qui en quelques lignes, me dit  »’ vous avez fait valoir vos droits à la retraite » chose que je conteste, mais aucune réponse.


Je fais de même avec le nouveau Président, qui me répond pratiquement la même chose, je me sens perdu.

Je suis encore jeune, donc je travaille à faire n’importe quoi pour manger, mais la Police me manque.


J’écris au Président actuel en janvier 2011, qui me répond juste que j’ai été radié et que je ne peux réintégrer la Police, du fait que j’ai dépassé 55 ans sans autre motif, ne connaissant pas mon dossier et me propose la réserve civile qui me dit , non puisque vous êtes à la retraite depuis trop longtemps.

Je remercie la personne et je téléphone au service des retraites, qui me dit je n’ai pas votre dossier juste une information  » réformé » elle me dit vous devez toucher une pension depuis tout ce temps, je réponds que non, on m’a toujours dit que j’étais mis à la retraite, et c’est elle qui me dit je ne comprends pas, au service retraite je n’ai rien, je demande votre dossier qu’elle récupère quelques temps après, et qui me confirme toujours  »réformé » sans précision et que j’aurai été convoqué au conseil de réformes, chose que je démens fortement, en s’apercevant dans le dossier sans trop me dire, il manque des documents qui seraient ailleurs.

Vue la période des vacances, elle me dit le faire rapatrier, et de là aura plus d’informations, car elle -même est perdue, ces documents pourront nous éclairer, et confirment le fait que j’aurai bien été réformé et j’aurai du toucher une pension depuis le début, elle me dit on peut demander 4 ans de pension, pas plus pour résumer j’ai perdu 25ans, je conteste le fait d’avoir été réformé sans pouvoir me défendre n’ayant eu aucune convocation , donc à moi de faire ce qu’il se doit et contester, elle me passe le service médical qui lui ne me répond pas.

Elle me dit m’envoyer un formulaire , que je reçois fin Juillet 2011 qui cette fois précise bien ma mise à la retraite, en résumé je n’ai jamais  été mis à la retraite à ce jour fin Août 2011 je vais renvoyer les documents en question avec la lettre de demande des 4 années de pension.

MON AFFAIRE LA BAVURE de l’ IGS qui a détruit ma vie à cause de leur incompétence et par plaisir de faire tomber un policier sans rien vérifier

  Je vais commencer par le début pas comme un roman, mais comme un rapport que je devrais relater au patron, je vais tenter de ne rien oublier, c’est loin mais pour moi c’est encore hier……..

Les faits! Au cours d’une soirée entre amis je rencontre une fille que je raccompagne chez sa mère nous avions environ une vingtaine d’années, j’étais policier depuis quelques temps ayant passé le concours à 19a après mon service militaire aux pompiers de paris.

Je revois cette fille quelques fois sans plus puis un jour elle m’invite à venir chez elle voir sa mère , j’accepte, je fais de même je l’invite chez moi enfin chez ma mère aussi puis au bout de quelques semaines elle me dit vouloir quitter sa mère , je ne savais rien sur elle tout comme elle sur moi, je n ‘avais jamais fait usage de mes prérogatives professionnelles à des fins personnelles, elle semblait correct, la mère se disait travailler dans un milieu médical et la fille au chômage rien d’anormal à ça.

J’accepte de l’héberger chez moi, sachant que dans tous les cas il lui fallait avant tout un travail, pour ma part je faisais les nuits .

Au pire elle travaillait le jour et moi la nuit c’était plus de la colocation , je demandais pas un sous , je lui trouve un travail par hasard dans un supermarché comme vendeuse donc tout va bien j’offrais la nourriture et le logement car en plus elle m’annonce avoir un fils de quelques années et qui lui manquait , ayant de la place dans mon appartement et toujours quelqu’un de présent j’accepte encore, ma mère aussi et tout se passe bien quelques jours mais le fils créée des problèmes.

D’un commun accord nous décidons de mettre fin à cette cohabitation ainsi qu’à notre relation amicale car elle décide d’arrêter de travailler chose que je n’ai pas accepté de principe, je voulais bien aider mais pas que l’on en profite, de plus il n’y avait aucun sentiment.

Nous revoilà ma mère et moi comme avant, elle avec sont travail moi le mien, tout va bien et quelques mois après alors que j’étais chez moi le téléphone sonne, c’est la dite fille en question avec une façon de parler un peu étrange à ce que je connaissais, je mets cela sur le fait qu’elle voulait me demander un service et n’osait pas, mais non la raison est toute autre je l’ai su après ainsi qu’au fil de la conversation sentant une vengeance car peut être elle ne trouvait pas de logement et m’en voulais  je l’écoute quand même, elle me propose tout autre chose, « viens près de ta banque , je sais que tu voulais changer de voiture , je peux t’aider, pour plusieurs raisons je refuse cette visite et lui ajoute j’ai pas besoin de voiture j’en ai acheté une autre, elle insiste à me faire venir avec un autre ton, je sens même qu’il y a du monde autour d ‘elle, mais je suis catégorique et je lui dit pour avoir la paix je suis en arrêt maladie pour grippe et je ne peux sortir ce qui met fin à la discussion et quelques heures passent, je continue mes affaires à la maison, je prépare le repas du soir.

Puis la sonnerie d’entrée se met à sonner sans arrêt, je ne panique je me dit ma mère a oublié ses clefs ou elle est trop chargée pour avoir fait des courses et souhaite de l’aide, je me précipite donc à la porte et je n’ai même pas le temps d’ouvrir la porte en bois que je suis plaqué contre le mur, ils planquaient aussi ma mère à la sortie du travail et ils l’ont suivi et plusieurs de l igs sont montés par l’escalier et d’autres dans l’ascenseur par plusieurs hommes dont un tout petit qui exhibe sa carte de réquisition en hurlant igs, et ajoute vous savez pourquoi on est là, je réponds que non puis revient dans ma tête cet appel téléphonique de la fille qui voulait me faire venir, mais loin de penser ce qu’elle avait pu leur dire .

Comme j’ai dit c’est pas un roman que j’écris mais des faits réels vécus pas de suspense, on m’annonce de suite vous êtes en gav pour proxénétisme puis la perquisition débute sans commission rogatoire , ma mère se trouve mal de voir tout ça le petit commissaire lui dit c’est pas grave on l’enverra à l’hôpital Cusco j’étais là, mon chien était aussi présent mais gentil comme un agneau sauf à un moment quand ils me bousculent un peu trop fort en m’emmenant dans les pièces pour la perquisition , ils me disent faites le taire ou je lui mets une balle dans la tête à mon chien.

Ils restent un bon moment à fouiller en vain et pour cause, ils trouvent dans un tiroir mes menottes persos que j’avais acheté et me les mettent, du reste ils me les ont jamais rendu …. Ils poussent même la plaisanterie à me mettre les menottes devant et vont perquisitionner ma voiture et la cave et au même moment un officier et voisin leur demande la raison pour laquelle ils me font ça , comme chacun sait même un divisionnaire n’a pas trop de pouvoirs devant les boeufs , il leur dit juste de me mettre les pinces dans le dos et un imper par dessus, ils acceptent suite à sa demande, puis ils téléphonent de chez moi et j’étais présent en disant qu’ils avaient rien trouvé je suppose qu on leur a quand même dit de me conduire bd du palais au siège à l’époque.

On part avec deux voitures en gros il y avait huit flics bien serré dans la simca 1100 rose ou violette de l’epoque sans gyro ni deux tons on a mis au moins une heure je peux dire ça fait très mal avec les pinces de plus les miennes ….

On arrive dans la cour du service, je suis conduit comme un gros truand dans le bureau du patron de l igs qui me fait me mettre à poil puis en cage avec toute la nuit deux collègues en permanence qui pour eux le motif de la gav était proxénète, je peux dire de savoir ça c’est horrible les plantons ont été gentils mais quand même moralement ça atteint, moi qui n’avait jamais volé un bonbon comme beaucoup.

Le lendemain après avoir passé la nuit sur un banc et sans nourriture et n’ayant pas mangé depuis la veille midi un inspecteur m’entend dans un bureau pendant des heures , devant mes réponses sans hésitation je n’ai pas été trop malmené par celui ci, un jeune qui avait pas du choisir l igs je pense …….

J’apprends aussi qu’ils ont convoqué ma mère qui n’était pas en état physiquement mais qui est venue bien sur pour moi son fils .

En fait en fin de journée un autre inspecteur vient signaler que la mère de la fille est au téléphone et souhaite parler , j’entends les réponses vue la configuration des lieux et je comprends que la fille s’est rétractée et avoue avoir menti que c’était les policiers qui l’avait poussé car elle avait été prise à faire le tapin et en fouillant on a trouvé mon nom sur son carnet d’adresse, en ajoutant c’est un flic de là je sais la suite mais pas qui a débuté l’affaire, pour les boeufs c’était du pain béni « faire tomber un flic comme proxo »

Suite à cet appel on fait venir ma mère qui était dans un autre bureau et sans s’excuser pour tout l igs me dit , la fille vient de retirer sa plainte pour nous vous êtes libre sans excuse .

Pour tout ceux qui ont eu la gentillesse , je sais c’est long mais on se rend pas compte quand on écrit, ma mémoire 30ans après est encore bien claire, et si cela n’est pas une bavure faudra m’en donner la définition car ils m’ont pas tué avec un calibre mais ça fait 30 ans que je suis mort ……

Quelques jours après , je suis convoqué à mon service et je signe un document qui est soit disant un  non lieu , que je pouvais reprendre mon service aussitôt,  sauf que j’étais allé voir le médecin chef qui m’a mis en arrêt de mois en mois et à chaque fois que je voyais un flic ou une voiture banalisée ou plusieurs personnes derrière moi j’avais peur.

Pour la suite si ça intéresse je pourrai vous dire qu on m’a laissé seul dans mon coin sans visite des collègues ni du syndicat et puis un jour sans passer devant un conseil j’ai été mis à la retraite , moi je voulais juste du temps qu on me soigne , j’ai même demandé au médecin de reprendre à ménager il a refusé.

LA BAVURE DE L’ I G S

J’ai ouvert ce  blog il y a quelques années, je n’ai pas voulu donner tous les détails de ce que j’ai vécu, car mon but était d’informer de ce que cette institution était incapable mais tellement soutenu et zélé car pour eux faire une affaire, c’est faire tomber un flic sans même rien vérifier, je me souviens ça m’a marqué un voisin d’un collègue pour défaut de voisinage s’est plaint aux boeufs et ils sont venus perquisitionner le congélateur du collègue, motif du plaignant il m’a volé ma bétonnière et j’en passe j’ai juste voulu relater cette affaire qui a touché un collègue très proche, pour la suite je vais vous raconter ce que moi j’ai vécu, pour ceux qui en doutent c’est leur problème moi ça me hante jours et nuits depuis 30 ans, je n’ai pas pu créer de famille ……

Pour une fois….

Après une bonne nuit de sommeil, ne sachant pas vraiment à quelle sauce j’allais être mangé, je me rends au service assez décontracté, je me dis que le pire est derrière, je vais devoir faire , enfin je le suppose pendant la semaine le temps que les papiers arrivent le peintre, le balayeur, ou autre je l’ai bien fait à l’armée c’était la règle ça se nomme corvées, il est dit que c’est pour apprendre la vie et surtout pour accepter les ordres de plus de choses que l’on ne souhaite pas faire, mais dans la Police qui est un corps civil d’Etat, il n’y a pas de corvées comme dans l’armée, il y a des spécialistes pour tout même pour le ménage, ce sont souvent des anciens inaptes pour différentes raisons et selon leurs compétences affectés à des tâches internes, c’est parfois mieux que de mettre en retraite un jeune fonctionnaire que l’on a rendu malade suite à une faute à son égard, je sais de quoi je parle…j’en ai vu et connu.
Je me gare comme d’habitude sur le parking et je vais m’habiller en peintre, puis reprend mon travail où je l’avais laissé, étant un homme consciencieux pour tout ce que je fais, mais il ne faut pas non plus exagérer je sais encore faire la part des choses , j’en profite pour aller dans la cuisine rejoindre des collègues et prendre un café, étant pourtant en civil avant d’avoir revêtu cette combinaison, j’aurai pu aller avec les autres de la pj au café du coin, mais je me sentais trop mal dans ma tête, j’avais plutôt envie de rester caché de faire mon « travail » du moment.
J’étais pourtant en aucun cas concerné par ce qui m’avait tété reproché seulement je ne pouvais nier l’évidence, j’avais bien été propriétaire d’un récepteur radio que j’avais vendu certes, acheté légalement revendu de la même façon, mais comme l’IGS après m’avoir interpellé à tort, mais encore ça je peux le pardonner au vrais Policiers dès le départ, mais pas à l’IGS qui dès lors qu’ils m’amenaient dans leur locaux, l’affaire était classée, l’auteur arrêté, il avait reconnu de plus toutes les preuves l’accablaient.
Au lieu de me dire au siège de l’IGS, comme il aurait été de bonne guerre et juste, l’affaire pour laquelle on vous a mis en garde à vue est terminée, vous êtes libre dès ce moment et un non lieu vous sera notifié, eh bien non ça ne c’est pas passé ainsi, ils ont cherché et trouvé autre chose, on va dire que la radio m’appartenait, elle a pourtant trouvée , installée , fixée par des vis à demeure dans le véhicule de la personne qui m’a dénoncé si on peut dire, car on ne peut dénoncer qu’un délinquant , dans le cas présent j’étais juste occupant passager mais pas présent au moment des faits, je ne comprendrai jamais pourquoi il a fait ça, puisque au lieu d’arranger l’affaire, il a tout envenimé, il a même jamais démenti pendant l’audition à l’IGS que le poste lui appartenait , que je lui avais effectivement vendu quelques mois avant, il a tout fait mettre sur mon dos et bien-sûr, même si le grand public ne le sait pas, un policier est toujours plus accusé qu’un civil, un simple exemple je me serai fait prendre avec un gyro sur ma voiture personnelle, c’est pas le cas, je ne suis pas bête non plus, la radio c’était autre chose pour moi, c’était une passion de gamin dès que je suis rentré à la croix rouge à l’âge de 16ans, pour en venir au gyro, si un fonctionnaire de police collègue pour faire du zèle m’aurait interpellé , j’aurai été puni pour ce délit routier puis par mon administration, pourtant je peux dire que j’ai connu des collègues qui avaient même un deux ton sur leur voiture, jamais il me serait venu à l’idée de leur dire quelque chose dès lors qu’ils ne devenaient pas des ripous comme me l’a précisé un collègue de la criminelle, c’est un bon moyen en faisant un holdup de repartir sans se faire voir ou plutôt en étant très visible mais pas vulnérable, mais ça devient du film policier car j’aimerai savoir sur une décennie combien de braqueurs ont utilisé une fausse voiture banalisée équipée giro deux tons, ce ci étant la remarque du policier de la crim était tout de même pertinente.
Pour en revenir à ma situation et le pourquoi je suis dans cette situation comme puni,devenu le « peintre du commissariat c’est tout simplement parce qu’une personne se disant ami pour ne pas écoper de son erreur m’a tout mis sur le dos.
Je fais bonne figure, mais au fond de moi je rage, je commence à me demander si ma carrière n’est pas terminée, pour moi il était pas question en commençant au bas de l’échelle, ne pas avoir de promotions je travaillais dessus déjà depuis le début.
Un collègue du secrétariat m’appelle discrètement pour m’informer d’une nouvelle chose qu’il venait d’apprendre, que mon gentil officier aller me dire dans l’heure qui suivie, le couperet venait de tomber, je ne m’y attendais vraiment pas, mais bon je devais me rendre à l’évidence et prendre toutes mes dispositions, je peux dire que j’ai vite ôté ma tenue de peintre,salué les personnes présentes sauté dans ma voiture et regagné mon domicile et j’ai annoncé celà à ma mère.

Quelle « belle » surprise !!!

Comme convenu avec ma hiérarchie, j’ arrive à 9h00 ce lundi matin et demande ce que je dois faire car sans arme il ne m’ est pas possible de travailler en extérieur, c’ est la règle chaque policier en service en tenue ou en civil doit avoir son arme administrative ainsi que sa carte de réquisition la fameuse « carte de police » même un fonctionnaire en tenue doit la posséder sur lui et la présenter sur demande d’ une personne interpellée, eh oui, il faut croire qu’ il y a tellement de faux flics qui grouillent dans la rue, en revanche le port des gants blancs est une idée reçue, seul le salut et la présentation est obligatoire, du style : Bonjour Monsieur ou Madame, Police, nationale ou Judiciaire voire même préciser le service .

Ma mission est simple ce jour, mon Officier présent fermement et ironiquement me dit : « Allez voir votre collègue de la maintenance, il va vous donner quelque chose: » Je m’ exécute sans poser de question, je me fais tout petit, pourtant il faut le rappeler ma faute gravissime c’ est d’ avoir vendu un poste de radio à un ami non policier qui l’ a installé dans sa voiture personnelle, je précise que les ondes de police pouvaient être captées par un bon poste auto-radio ou sur les télévision sur le canal UHF.

Pour toutes ces raisons les infos importantes étaient émises d’une façon que seuls les personnes concernées pouvaient comprendre.

Je me retrouve en tenue, pas de policier mais de notre regretté Coluche, oui avec une combinaison  de travail, je dois lessiver les murs de la salle de repos,  et les repeindre .

Je me dirige avec mes pots de peinture et les pinceaux, d’ autres collègues sans méchanceté rient de la situation, car il faut le reconnaître tout le monde est au courant de l’ affaire et trouve un peu disproportionné l’ attitude à mon égard par rapport à ce que j’ ai fait en plus de la ma garde à vue, des auditions de la perquisition tout ça pour une bricole.

Des anciens  s’ empressent de me dire pour me rassurer qu’ eux ils sont allés des dizaines de fois chez les boeufs, à force on en prend l’ habitude, chaque policer interpellé, l’ IGS a un petit bâton ça aide dans l’ avancement chez eux, surtout que leur affectation est limitée, mais comme ce sont tous des officiers ils sont mutés après dans d’ autres services de vraie police avec un grade de commandement, ceci dit ils sont toujours mal vu par leurs nouveaux collègues et par tous les policiers.

A l’ inverse quand un fonctionnaire est muté à l’ IGS contre son grès, il devient très méchant pour s’ adapter au contexte ou alors c’ est une façon d’ être en voie de garage, pour les grands patrons  qui ne résistent pas, ils prennent leur retraite eux volontairement, je peux citer en exemple il y a quelques années, un grand patron de la police judiciaire qui a refusé d’ assister un juge d’ instruction  lors d’une perquisition a été promu  à l’ IGS et quelques temps après il quittait l’ administration.

Moi qui ne suis pas bricoleur, qui n’ aime pas ça , je suis totalement dans mon élément à déménager les meubles, nettoyer les murs, je prends ça avec le sourire.

Pour ceux qui qualifient les fonctionnaires de bons à rien et de fainéants le mot était bien choisi, perché sur mon échelle même pour ancien pompier de Paris , je fais attention à ne pas tomber car je ne suis pas dans ma période de chance.

Je vais donc très doucement et je fais semblant d’ avoir le vertige, quoique si je chutais, il y aurai encore une enquête de l’ IGS pour une fois à  ma décharge, car la fonction que j’ avais était incompatible avec mes fonctions, au pire on aurai  du me mettre aux archives ou à la radio, mais pas ouvrier d’ entretien.

Malheureusement je n’ ai pas pensé à mal, en y réfléchissant, je n’ ai pas l’ esprit tordu, j’ aurai du tomber et là les syndicats auraient jouer leur rôle et cette fois mon officier aurait été entendu par les boeufs, un point de plus pour eux.

Je continue donc ma « mission » en parlant à tous les collègues qui viennent prendre leur pause tout au long de la journée puis au moment de partir , je me rhabille puis rentre chez moi.

J’ arrive à la maison maman est déjà rentrée c’ est le soir, je lui explique ma journée, elle aussi aussi est surprise mais ne connaissant rien au service n’ en dit pas plus, moi je suis inquiet car je me demande comment je vais être mangé les prochains jours, surtout que je n’ ai pas passé un concours d’ ouvrier administratif mais de policier, soit, l’ avenir le dira.

Une lueur éclaire ma pensée, surtout que personne ne m’ a rien dit, je pense que c’ est normal qu’ on ne me redonne pas mon arme et que je vais reprendre mon travail actif dans la semaine, il faut comme toujours un certains délai pour que l’ ordre de me réhabiliter arrive, c’ est ça l’ administration dans l’ administration.

Je me souviens lorsque j’ ai passé mes permis de conduire les véhicules administratifs, j’ ai du attendre plusieurs semaines pour que l’ arrêté officiel arrive dans mon service, le gag il est préférable de le prendre avec de l’ humour, parfois des véhicules étaient indisponible par manque de chauffeur, pourtant nous étions plusieurs collègues habilités, mais il manquait ce petit papier de la Préfecture.

C’ est l’ heure de dîner puis un peu de télé en famille, la douche et au lit , on verra bien demain de quoi sera -t-il fait.

Enfin le retour et libre…

 Le temps est bien frais à l’ extérieur dans la cour de la Préfecture de Police, mais je suis bouillant de fatigue, d ‘énervement et de tristesse à l ‘intérieur, de plus je suis inquièt car je n ‘ai pas vu ma mère depuis plus de 24heures.

Je salue le collègue planton à la porte , comme ça fait du bien de se retrouver libre dans la rue parmi tout le monde qui grouille de partout, la plupart rentre du travail et s ’empresse de retrouver sa famille, tout comme moi ma maman mon chien et mon chat que j’ adore.

Je m ‘engouffre dans la station de métro la plus proche afin de récupérer ma voiture en espérant qu’ elle n’ a pas été mise en fourrière, je fais vite mais pas mieux que le métro.

Heureusement je retrouve bien mon véhicule au lieu où je l ‘avais laissé.

Tout se passe bien, je me sens chez moi rassuré, quoique avec une certaine  peur   d’ un contrôle de police, j’ ai encore du mal à rentrer dans ma tête que je suis toujours un des leurs et non leur ennemi, mais je sais que cela va passer d’ ici quelques jours, car si j’ en veux énormément à l’ IGS, j’ aime toujours la Police je suis juste mal à l’ aise surtout j’ imagine les quolibets que je vais entendre à mon service en reprenant mon travail, surtout j’ ai tout pour moi, encore célibataire , j’ habite chez ma maman seul etc, je ne bois pas.

Arrivé enfin à la maison, le chien m’ a fait la fête, ma mère en cuisine me demande ce que j’ ai fait  et si ça va bien, biensûr par simple curiosité, mon chat comme à son habitude me frôle les jambes  elle aussi contente de me revoir.

Comme toujours je ne mens pas et j’ informe ma mère de cette journée passée avec les détails, je ne préfère écrire ses réponses, mais comme elle me dit , le plus important c’ est que tout est règlé en remettant le doigt sur la mauvaise attitude et l’ incompétence de l’ IGS.

Heureusement je me souviens, nous sommes vendredi soir , maman a terminé son travail, elle exerce depuis des années comme chimiste dans un laboratoire d’ un grand groupe très connu, je peux  la féliciter, une fois je suis allé la voir dans son labo, j’ ai vu des cahiers , je n’ en croyais pas mes yeux de la complexité de ce qu’ elle faisait car il ne faut pas oublier elle n’ a pas eu ma chance de faire des études, à cause de la guerre et des moyens difficiles de mes grands parents à cette époque, pour se donner une idée, la nouvelle personne qui va la remplacer dans quelques années est ingénieur et c’ est ma mère qui la forme pour la succéder à sa retraite.

Samedi matin, je me réveille après avoir passé une très bonne nuit dans mon lit, puis aussitôt les mauvais souvenirs me reviennent en tête, l’ angoisse s’ en suit, puis quelques paroles avec ma mère et les caresses au chien et au chat je me ressens un peu mieux mais il en faut peu pour retomber, j’ ai même peur de sortir comme si tous les voisins savaient ce que j’ avais subi, je pense que c’ est ce que l’ on nomme le contrecoup.

Je me remémore toute mon enfance, ma jeunesse puis je ne peux me sortir de la tête ma nuit dans une cage en garde à vue, je crois qu’en dehors du côté physique , une nuit sur une planche en bois en guise de lit, c’ est le côté moral qui m’ a fait le plus mal, car j’ étais vraiment le seul et le mieux placé pour savoir ce que j’ avais fait ou pas fait, je ne méritais donc pas ça.

La matinée passe je reste sur le divan à regarder la télévision, la chatte sur mes genoux, mon chien à mes pieds, puis vient l’ heure du déjeuner, je n’ ai vraiment pas faim, je me force, je pense qu’ à une chose en permanence, je n’ arrive pas à me l’ ôter de la tête de plus je dois contacter mon service, j’ imagine qu’ ils m’ ont mis des jours de repos.

Loin d’ y penser, mais bonne surprise, dans l’ après-midi un collègue sonne à la porte, je lui ouvre et aussitôt il me rassure en me disant que tout le monde au service était au courant mais que personne ne me fera de remarques désobligeantes, il ajoute ce qui me redonne le moral, que personne n’ a cru un instant à ce que l’ on voulait me faire supporter à l’ IGS, quant à la radio c’ était tellement bête de m’ avoir attaqué sur cela, de plus que de nombreux collègues savaient que j’ avais cette passion la radio.

J’accompagne mon collègue au service car telle était sa démarche venir me chercher sur la demande de mon Chef de service  pour lui faire un rapport comme toujours dans ces situations ce que l’ on nomme  « rapport ».

Comme il m’ avait bien été dit personne ne me fait de remarques désobligeantes, ni questions, seul le responsable de mon syndicat souhaite avoir le maximum d’ informations afin de prendre le dossier car rien n’ est terminé, la procédure pour la détention d’ une radio est toujours en cours, mais je n’ ai pas vu de juge car cela n’ est pas pénal, mais à chaque procédure de l’ IGS si minime soit l’ infraction, une procédure administrative suit.

Je m’ enferme dans un bureau face à une machine à écrire et je me mets à rédiger mon rapport de plusieurs pages pendant plusieurs heures que j’ adresse à Monsieur le Commissaire Principale de Police de mon service. J’ en donne copie à mon responsable syndical, ce qui lui servira pour défendre ma cause, puis on me raccompagne à mon domicile .

Je dois revenir lundi à 9h00 et sans arme, la galère va continuer.

Un petit rappel de ma garde à vue

Je viens de sortir enfin des 24 heures de garde à vue, c’est à dire depuis le matin je n’ai rien mangé, ni bu ni eu un temps de repos, mais ce sont les méthodes de l’IGS comme je l’ai déjà dit.
Elles datent d’un autre monde ou plutôt d’une manière plus cohérente d’une autre époque passée, je ne vais pas m’étendre sur les précisions.
Il est vrai je n’ai pas reçu un coup, ils n’avaient rien à me faire avouer mais il faut dire avant mon audition, les enquêteurs savaient que je n’étais pas la personne, l’assassin du flic qu’ils recherchaient puisqu’il avait été interpellé heureusement avant, je n’ose penser si cela n’avait pas été le cas, car si j’ai passé cette horrible journée dans ces piteux locaux, c’est uniquement pour le fait d’avoir possédé un poste récepteur Radio multibandes que j’avais vendu à un « ami » balance qui le possédait dans sa propre voiture et s’est fait interpeller seul à son bord en écoutant les ondes de la Police caché dans une petite rue sombre proche du lieu d’un crime.
En ce qui concerne la radio , j’ai eu cette passion à mon adolescence dès que je suis devenu secouriste de la croix rouge.
Comme j’étais avec lui quelques temps avant puisque nous avions diné ensemble, il me raccompagnait à mon véhicule afin que je puisse rejoindre mon domicile, je lui avait demandé de me laisser sur le Boulevard où c’était passé le meurtre afin comme tout curieux dit badaud mais sans rien dire je voulais savoir ce qu’il y avait juste en écoutant une moto radio où toutes les informations importantes provenant  de l’Etat Major étaient diffusées.
Dès son interpellation mon ami la balance s’est empressé de signaler que j’étais en sa présence, sans désemparer il a été mis dans la voiture de police menotté puis ils sont venus me chercher et à mon tour je fus menotté et transféré au central oùu les enquêteurs de la Brigade Criminelle de Paris nous attendaient.
Ce petit rappel afin de bien faire comprendre pour quelle raison j’ai passé 24 heures  en gav, horrible surtout la nuit , pour toutes personnes  innocentes encore beaucoup plus pour un Policier innocent en activité considéré  comme un meurtrier d’un policier, il ne faut jamais oublier les erreurs judiciaires qui existent  encore dans notre pays.

La suite chez les boeufs carottes

Je reprends le récit de cette fameuse audition où j’ai été mis en garde à vue, à la base soupçonné de meurtre d’un collègue qui a été ramenée à « possession d’un appareil radio électrique non homologué », je précise que j’avais effectivement acheté avec facture ce récepteur multibandes, qui n’était pas un scanner, comme utilise le grand banditisme et les journalistes, mais je l’avais revendu à « un ami » qui n’a rien fait de mieux que de dire qu’il m’appartenait toujours, il a pourtant été trouvé, fixé bien caché dans la voiture de cette personne, et au moment des faits je n’étais pas présent avec lui.

Mais écoutant son grand courage et sachant que j’étais policier m’a accusé de tout, je précise que cette personne, ancien sous officier de l’armée de l’air, informaticien de profession, voulait rejoindre la police , ce qui m’a fait comprendre à posteriori le plaisir d’être souvent en ma présence.

Il a souvent été invité à ma table et me questionnait sur différentes affaires  auxquelles j’éludais souvent les réponses, c’est la règle pour un bon policier.

Je suis donc interrogé par un jeune inspecteur en long et en large sur la provenance de ce récepteur radio, j’ai eu beau lui expliquer que c’était une passion pour moi la radio, je fus même amateur radio, lorsque j’ai découvert cela à la croix rouge où j’ai été secouriste, puis après sapeur pompier, il a enregistré mes dires sur procès verbal, ne sachant plus vraiment quoi faire, puisque l’achat est totalement légal, seul l’usage en est interdit par le code des télécommunications qui punit cette infraction d’une peine correctionnelle.

Je répète je n’ai pas été pris en faisant usage, c’est à dire en écoutant les ondes, le délit n’était donc pas avéré, mais dans les bureaux de l’IGS il était préférable de dire ou de faire dire à mon ami que j’étais présent ce qui est totalement faux, mais que faire à l’encontre de ça, ils avaient décidé ainsi et ce n’était pas autrement, surtout vexé de m’avoir interpellé à tort, il fallait bien me mettre quelque chose sur le dos, comme ça l’IGS au lieu d’avoir les grosses félicitations du Préfet et du Ministre ont quand même eu celles de leur patron, pourtant tout cela était faux, mais ayant aussi compris après que mon « ami » était aussi courageux qu’un âne qui recule, il a été très facile de mettre sur le PV ce que l’IGS voulait entendre pour avoir le bon point, pour preuve, la personne a été libérée rapidement et n’a plus entendu parler de cette affaire.

L’audition continue, encore des erreurs et je suis gentil, il doit y avoir des pauses et j’ai le droit de me restaurer, mais rien de tout ça, ils se sont relayés et l’après midi avance, tout en me posant différentes questions qui n’ont rien à voir avec l’affaire, mais comme à leur habitude ils ne savent pas travailler et la plupart des policiers sont dans ce service rarement de leur plein grès, il fallait attendre la fin de la journée.

Soudain, une idée leur vient comme on dit pour mieux étayer le dossier qui était totalement vide, de ce jour un avocat qui a le droit de se présenter à la première heure de garde à vue aurait tout démonté en peu de temps et j’aurai rapidement été libre, voire demander des dommages intérêts pour fausses déclarations enregistrées sur procès verbal, malheureusement c’était pas le cas dans les années 1980, date des faits.

Deux inspecteurs d’un abord sympathique, près de la retraite, qui avaient aussi du temps à perdre et envie de  se balader me disent , on va aller faire une perquisition chez vous, mais j’imagine pour eux fallait faire vite surtout ne pas faire d’heures supplémentaires.

J’ai le droit à une belle simca 1100 rose bonbon, non équipée radio, sans gyro ni deux tons, de ce fait il faut faire vite, surtout que je leur précise que je ne tiens pas à ce que ma mère qui rentre du travail sous peu voit cela, de peur de la rendre malade, même qu’elle m’aurait cru, c’est pas agréable de voir des policiers en perquisition, de plus qui ne savent pas ce qu’ils cherchent, ils comprennent bien ce que je leur dit, de plus il faut faire vite pour ne pas rentrer en retard au bureau de l’IGS.

Arrivés à mon domicile, sans menottes, il est vrai que l’attitude de ces policiers qui manifestement, eux non plus n’avaient pas choisi ce service, mais sûrement mutés contre leur volonté, ils ressemblaient à des vrais policiers humains qui attendaient la retraite.

Ils me demandent pour aller vite , pour les multiples raisons évoquées avant, de leur donner ce qu’ils veulent, je ne savais pas quoi, je leur montre une liste de fréquences radio, que j’avais obtenu par le service radio de la préfecture de police (ils devaient tous oublier que j’étais policier) contents avec  cette liste la perquisition a duré 5 minutes, il fallait faire vite car l’heure de leur fin de service arrivait  à grands pas,puis traverser paris à 18h00 heures sans deux tons, c’était pas gagné, leur travail a été très mal fait, mais comme deux exécutants , pour eux leur travail était fait.

Nous sommes pratiquement arrivés à l’heure, l’apéritif du soir devait être prêt enfin je suppose, tout le monde peut se tromper sauf que ce que je dis moi, ne porte pas à conséquences.

Je signe ma fin de garde à vue et le grand méchant est libéré, mais la suite va être intéressante.

Au vif du sujet du blog, au siège de l’IGS.

 Je reprends pour informer pour quoi j’ai crée  ce blog, il y a quelques mois, ma santé ne me permet pas une grande assiduité malgré moi, je n’ai pas relu volontairement ce que j’ai écrit précédemment mais comme tout est que la stricte vérité, il m’est facile de reprendre le fil.

Nous sommes fin des années 70 début 1980, lorsque je suis donné par un ami qui vient de faire une légère bêtise tout seul, pendant que je l’attendais, proche d’une scène de crime (meurtre d’un Policier).

Après avoir été interpellé tous les deux et conduits à l’hôtel de Police le plus proche, je suis auditionné par les Policiers de la Brigade Criminelle du 36 Quai des Orfèvres (je connaissais les fonctionnaires), puis mis en garde à vue, puisque étant Policier je devais absolument être entendu par l’inspection Générale des Services (I.G.S) plus connu sous le sobriquet à l’intérieur de la maison, et même maintenant par le grand public civil, les « boeufs carottes ».

Je passe cette nuit seul, surveillé à l’extérieur de la cage par des policiers en permanence, qui ne connaissant pas l’affaire pensaient que j’étais le fameux tueur de policier, je ne peux dire ce que j’ai ressenti à ce moment, il fallait déjà que j’accepte que j’étais dans une cage en garde à vue, je savais dès cette minute que ma vie avait basculé, je priais le bon dieu pour qu’ils retrouvent l’auteur du crime, il ne faut pas dire qu’il n’y a pas d’erreurs judiciaires, il y en a et il y en aura encore.

Je suis conduit le matin au siège de la Brigade territoriale (DPJ) pour y être entendu sur procès verbal, puis les Inspecteurs de l’igs m ‘ont pris en charge, mis les pinces et conduit dans leurs locaux qui ressemblent à leur méthode, la police de la délation. On me met sur un banc dans un couloir, menottes enlevés, puis pour ne pas faillir à leur réputation, je mijote quelques heures à attendre que quelqu’un daigne m’entendre.

De ma place à quelques mètre de l’accueil, enfin restons cohérent, disons d’une femme proche de la retraite qui répondait au téléphone et guidait les invités , je vois plusieurs personnes défiler, même mon copain journaliste que l’autre « ami » connaissait aussi, avait du balancer. Il passe près de moi ne m’adresse pas a parole, juste un regard furtif, j’imagine il devait se dire  : « pourquoi il a parlé de moi, mais chose qu’il ne savait pas l’info ne venait pas de moi », d’autres personnes dites bien placées j’en connaissais, je ne les ai pas citées, pourtant il est possible qu’elles auraient pu témoigner en ma faveur, mais à l’inverse je voulais assumer seul, puis on verra après.

L’affaire en plus du meurtre tournait autour d’un poste de radio récepteur, multibandes, dont celles de la police que j’avais vendu à ce fameux « ami » et qu’il avait installé et bien fixé dans sa voiture, ce qui était visible difficilement amovible, il n’était donc plus ma propriété, mais l’IGS avait décidé de dire que ce poste m’appartenait, puisque  comme policier ils avaient beaucoup plus de pouvoirs, voire tous, que sur un civil, comme j’étais là il fallait tout me mettre sur le dos.

J’ai vu arriver un directeur de la DST qui s’est annoncé en disant à l’accueil qu’il avait été convoqué pour une histoire de radio, je me dis à ce moment , eh bien, je suis vraiment l’affaire du siècle, bientôt le SDEC va venir aussi, mais comme ce sont des militaires j’en doute, mais il faut s’attendre à tout.

Voilà un long moment que j’attends sur mon banc, je possède ma montre encore une erreur de l’IGS, non menotté et avec ma montre c’est la base que l’on demande à un policier avant de mettre un individu en GAV, mais il faut le rappeler l’IGS a tous les droits, à qui je vais me plaindre, pour défaut de procédure, à cette époque nous ne pouvions voir un avocat , il fallait être inculpé, la définition du moment pour avoir l’assistance de l’avocat, heureusement les choses ont changé. Sûrement quelques méthodes de l’IGS aussi pour éviter un vis de procédure, parfois l’évolution est bénéfique heureusement, mais pas toujours, dans ces cas, en effet les choses auraient été différentes.

Je vois plusieurs hommes en civile parler entre eux, je n’ai rien à faire alors je tente de comprendre leur discussion quand ils commencent à parler de la crim,  de l’affaire de la nuit, etc …. j’ai beaucoup de mal à faire la synthèse de tout ça mais je crois comprendre que le tueur du policier a été interpellé, par la crim ou un autre service, une chose certaine, je pense dès ce moment que je vais être brièvement entendu puis libéré, pour la radio, je vais me battre en apportant quelques preuves que celle-ci ne m’appartient pas.

Fais ce que je dis, ne fais pas …..

En effet pour terminer le titre chacun le sait, mais surtout ne fais pas ce que je fais. On peut en sourire ou même en rire quand c’est dit sur le ton de la plaisanterie, en revanche c’est grave quand ce sont nos super surveillants de la Police Nationale, j’ai nommé Inspection générale de la Police, mieux connu par nous policiers sous le sobriquet des boeufs carottes qui agissent de la sorte.

Comme depuis le début je vais parler de mon cas, donc pas des paroles rapportées mais des actes vécus malheureusement, il faut revenir quelques pages en arrière au moment où je suis accompagné menotté par deux inspecteurs de l’ IGS, je rentre par une vieille porte qui donne sur un vieux escalier aboutissant sur un couloir des années 1950, facile je l’ai déjà indiqué, il suffit pour les gens de ma génération se remémorer les Cinq Dernières Minutes du Commissaire Bourel merveilleusement interprété par le regretté Raymond Souplex, ou alors pour les plus jeunes les lieux reconstitués en studio du célèbre commissaire Maigret et vous avez les locaux de l’IGS, sûrement que ça donne un cachet à ce beau service.

On m’assied sur un banc en bois, sans menotte, je précise que je suis en garde à vue, c’est à dire je dois en dehors des heures d’audition être en cellule, sans lacet, montre, ceinture, mais à l’IGS à une autre façon d’appréhender le code de procédure pénale, je porte ma montre, mes lacets, ma ceinture et suis totalement livré à moi-même, j’ai pour unique surveillance une femme près de la retraite derriere un petit bureau au milieu du grand couloir et derrière moi une porte ouverte, heureusement que je n’avais rien à me reprocher.

Dans le cas contraire, comme un bon ripoux chose que l’on pensait que j’étais, j’aurai pris la poudre d’escampette et tant que la femme réagisse j’étais déjà au métro ou alors, j’aurai tenté de me suicider en me jettant par la fenêtre.

Si je précise cela c’est qu’il y a quelques années, à la fameuse Brigade Criminelle du 36 Quai des orfèvres un homme s’est jeté par la fenêtre en se tuant, il était assis face à des inspecteurs dans un bureau en audition considéré comme suspect voire plus.

Bien évidemment nos chers amis de l’IGS ont été saisi de l’enquête et ont conclu à une faute grave des policiers, pour manque de surveillance de l’individu en question, qui de toute évidence n’aura jamais de procès.

Les inspecteurs du groupe ont été puni.

Pour en revenir à mon cas, pour encore prouver l’incompétence de l’IGS et le manque de professionnalisme au dessus des lois, ont fait une terrible erreur de me laisser sur un banc libre de mes gestes, imaginons le cas, que je m’enfuie, ou que je saute par la fenêtre, l’IGS aurai dit, il était attaché avec des menottes à un crochet fixe, il ne pouvait pas s’enfuir, il a du se détacher tout seul, c’est connu à part dans les films ou à la télévision, il faudra m’expliquer comment on ouvre des menottes administratives avec autre chose que sa clé.

De plus une enquête aurait été diligentée par l’IGS, étonnant non, on connait de suite les conclusions, puisque ils ne vont pas se marcher sur les pieds à l’intérieur même du service, on en revient au titre de l’article, « Fais ce que je dis, ne fais pas ce que je fais » Un grand bravo pour l’exemple…

Au moment où j’écris cet article je remarque que des policiers ont été condamnés pour avoir abusé de leur qualité professionnelle  afin de profiter des faveurs de prostitués, mais où était l’IGS.

Trois CRS condamnés pour viols de prostitués

La cour d’assises de Paris a condamné à sept ans de prison trois anciens CRS reconnus coupables de viols aggravés de prostituées.   Source  AFP

C’est vrai à part prendre des délations, ils ne faut pas compter sur eux pour enquêter, sinon il y aurait moins de vrais ripoux interpellés après plusieurs mois  et moins de fonctionnaires auditionnés pour rien à la prmière dénonciation.

l’IGS et leurs erreurs

Pour en revenir à mon interpellation arbitraire suite à la dénonciation par la personne que j’accompagnais qui s’est faite prendre dans une rue sombre en pleine nuit proche d’une scène de crime (Cf ma garde à vue ).

Je me retrouve en compagnie des boeufs carottes, qui pensent avoir un gros poisson, j’imagine les appels téléphoniques donnés en haut lieu pour manifester l’humilité de l’IGS qui leur va à merveille.

Menotté comme un grand délinquant , il manquait la capuche sur la tête et la télévision, proche dans leur studio prête à bondir sur le scoop, arrestation d’un tueur de policier, puisque c’est comme ça que les boeufs me considéraient à ce moment, pour le dit « ami  » qui la veille au soir m’avait presque forcé de sortir avec lui, fait une petite bêtise, mais ne voulant pas tomber tout seul, certes il est radin mais pour ça il a bien partagé, enfin je ne le vois plus, il est sûrement dirigé dans un autre bureau.

Parlons en des bureaux, je ne sais pas si c’est la direction du matériel de la Police qui le fait exprès, mais franchement je me retrouvais  30 ans en arrière, quoique ça correspondait bien avec leurs méthodes, puisque ce service  IGS ne travaille le mot est fort , que sur délation où si un fonctionnaire est auteur d’un crime ou d’un délit pendant l’exercice de sa profession.

Je tiens à rassurer les personnes qui n’aiment pas les policiers, mais au premier problème font le 17 Police secours que sur l’hexagone , les plus surveillés ce sont les policiers, quant à leur vie privée ou professionnelle, un exemple un dépôt de dossier de sur endettement le service  est informé et j’en passe, une saisie la même chose, il faut vraiment aimer ce métier pour vouloir y faire carrière , de plus on est jamais à l’abri d’un voisin mauvais coucheur  qui informe l’IGS pour quelque motif que ce soit, autant le procureur de la république ne poursuit pas tous les délits, que lIGS n’ayant pas grand chose à faire font feu de tout bois et par principe donne toujours raison au plaignant en accusant sans même rien savoir le Policier.

Dans le privé un chef d’entreprise, minimise même quand il y a faute l’erreur de son employé pour l’IGS c’est le contraire, je sais de quoi je parle.

Pour peu que notre chef de service le commissaire n’arrange rien ou l’ignore, rien n’est gagné.

Pour voir tout le contraire de la vraie Police et d’un vrai et bon chef de service , il faut regarder la série  PJ St Martin, seuls les extérieurs sont réels et l’alcoolisme, pour aller dans le même sens on ne verra pas non plus un fonctionnaire  défendre son patron devant l’IGS, leurs méthodes sont tellement innommables que l’on se ferai prendre  très vite, je vous dis pire qu’une audition à la crim.

Un exemple vécu, un de mes collègues a été dénoncé par un voisin comme quoi, le policier avait volé sa bétonneuse, l’IGS, non seulement a pris la plainte et est venue faire une perquisition au domicile du fonctionnaire , même dans le congélateur, pour dire l’incompétence et la méchanceté, l’histoire ne dit pas s’il y avait des aliments avariés s’ils ont saisi les services  vétérinaires.

Voila assez parlé de ce grand service qui est totalement détesté de tous les policiers, qui est souvent la voie de garage pour les plus hauts patrons des services spécialisés qui n’ont pas voulu jouer le jeu.

Je n’ai pas terminé cet article…/…

Mon audition à la Police Judiciaire

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Nous arrivons devant l’hôtel de Police où sont situés les bureaux de la Brigade territoriale qui a été chargé de reprendre l’affaire, une barrière se lève et pénétrons sur le parking afin de garer la voiture de mon copain, sur demande du parquet de mieux vérifier ce qu’il y avait à bord, entre autres deux tons etc,,,

Nous entrons dans un grand immeuble somptueux tout neuf, prenons l’ascenseur , toujours sans menotte en compagnie du même inspecteur, il nous offre un café et un croissant puis l’audition proprement dite commence, je me retrouve seul, ce qui est normal chacun dans un bureau, de plus si comme il avait été indiqué au tout début, nous étions les gros délinquants meurtriers d’un Policier on aurai du être dans deux véhicules séparés et dans l’impossibilité de communiquer entre nous.

Heureusement l’audition devant les inspecteurs de la Brigade Criminelle dans la nuit a fait changer totalement la première version de l’affaire, j’imagine les pauvres policiers qui m’ont interpellé moi, la déception qu’ils ont du avoir sans parler de tous ceux qui sont venus de tous les commissariats parisiens voir le fauve dans sa cage, mais bon je ne leur en veux pas à eux, comment aurai-je réagi dans de telles circonstances, de plus leur missions était d’interpeller tout ce qui bouge, pour ma part qui était dans la foule parmi les badauds, qui ne disait mot, si mon gentil ami ne m’avait pas signalé et n’avait pas fait la bêtise de cacher la voiture, radio allumée et avoir mis une lampe torche dans son dos, je l’ai su après, il faisait nuit noire, c’est pour cela qu’il avait cette lampe électrique et non pour faire semblant de porter une arme.

Face à sa machine je vois écrire l’inspecteur toujours le même et seul, commence la procédure, comme il se doit en me demandant mon grand état civil comme on dit dans la police, j’en profite pour déguster mon café tout en lui répondant.

Tous ces renseignements qu’il possédait déjà dans le dossier et qui ont servi à me passer à tous les fichiers connus de l’époque via l’Etat Major PJ dont le service en dépend.

Tout était bien sur négatif, ce qui ne m’a pas surpris, ça faisait peut-être dix minutes, le téléphone sonne, mauvaise nouvelle nos amis de l’ IGS reprennent l’affaire puisque je suis Policier.

Pour avoir déjà entendu leur façon d’agir par les collègues, surtout face à un jeune , je me doute que l’audition avec eux va être musclée, l’inspecteur de la BT me rassure en me disant de toute manière c’est la procédure, de ne pas m’inquiéter, que lui devait juste faire une procédure pour l’interpellation, au pire je sortais en fin de matinée, il ajoute avec l’IGS que personne n’aime ils vont chercher la petite bête, mais comme je n’ai rien fait de mal de pas m’affoler ils sont ainsi, leur rôle c’est de faire tomber du flic, mais avec le dossier que la crim a déjà fait tout devrait bien se passer, mais ils vont te charger toi car tu es policier, ton copain est un civil ça les intéresse moins pour leurs statistiques, puis au même moment la porte s’ouvre, il faut savoir l’ IGS est chez elle partout.

Comme dans les films de 1960, pour ceux qui ont connu le commissaire Bourel dans un film policier nommé « Les cinq dernières minutes » deux hommes la cinquantaine au moins en apparence , costume imperméable, me prennent me mettent eux les menottes et nous descendons au parking à leur voiture une simca 1100 couleur, rose bonbon, c’est facile pendant cette période toutes les voitures de cette couleur c’était des véhicules de police, possible qu’ils ont acheté un lot au rabais, pour des voitures dites banalisées, quel paradoxe, il y en avait aussi des violettes, enfin les vrais services de police judiciaire n’en n’avaient pas, pour l’IGS c’est bien bon, même le service technique qui affecte les voiture a du penser comme moi , de plus ils ne sont aimés de personne du gardien au grand commissaire, ils ne font aucune différence, la seule c’est que seul un fonctionnaire doit être à grade égal ou supérieur pour interroger.

Je parlerai de l’institution IGS prochainement, juste que cette institution date des années 1870 et sous couvert direct du ministère de l’Intérieur, à sa tête des hauts fonctionnaires de Police, souvent pour ces derniers c’est une forme de mutation placard, le personnel des inspecteurs qui n’ont pas eu de place ailleurs soit trop mauvais dans leur esprit ou qui ont obtenu leur stage de justesse, mais malheureusement ils agissent souvent au dessus des lois , ils sont toujours couverts, c’est si facile d’interpréter des propos ou des faits pour avoir l’aval du parquet.

Les statistiques l’ont démontré sur 100% d’affaires ouvertes par l’ IGS seules 30% aboutissent réellement, ils travaillent pratiquement toujours sur dénonciation voire délation, j’en sais quelque chose , ou alors sur des affaires internes pendant l’exercice de la profession du fonctionnaire.

Un exemple, vous avez des soucis avec une personne, vous savez que c’est un policier, une plainte à l’IGS vraie ou fausse, ils interviennent de suite et à la base font toujours confiance au plaignant jusqu’au moment ou ce dernier a pu prouver que c’était faux, ou que le plaignant s’est rétracté, mais pendant ce temps, c’est le calvaire, reste après au fonctionnaire de porter plainte au pénal, mais ce sont encore des frais judiciaires, de nouvelles auditions etc,,,  voilà en quelques mots ce qu’est l’ IGS.

Tous les services de police judiciaire, à la réception d’une plainte commencent par l’étudier, vérifier les informations, au besoin entendent comme simple témoin la personne mise en cause, sans juger c’est pas le rôle de la police, leur métier est de rendre compte de suite au parquet et de dire toutes les vérités sans parti pris, l’IGS agit totalement différemment dès qu’un policier est mis en cause par un plaignant il est coupable, ils vérifient après.

Ma première nuit en garde à vue

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Je m’y attendais, bien évidemment je n’étais pas à l’hôtel, j’ai donc pour la première fois de ma vie passé cette nuit très courte et longue à la fois, de plus que j’étais surveillé en permanence physiquement par deux gardiens de la paix, car même si la brigade criminelle avait était désaisie, lIGS sans se déplacer, enfin sans m’entendre m’a fait mettre en cage, il faut dire qu’il a que le nom de police judiciaire, sans les compétences professionnelles, on nomme cela les prérogatives du code de procédure pénale, puisque qu’ils sont aussi Officiers de police judiciaire.

Ce qui m’a fait très mal c’est que toute la nuit de nombreux policiers sont venus me voir en disant , « c’est lui l’assassin », je ne me suis jamais senti aussi humilié, le mot est faible, car j’étais aussi triste de la mort de ce collègue, personne ne m’a proposé un café au petit matin , je suis resté comme un singe derrière la cage qui avait tué un flic.

Je n’en veux en aucun cas aux collègues, car sur ordre même que la criminelle ne croyait en rien à ma culpabilité, de plus que c’est leur spécialité les meurtres et s’ils avaient vraiment eu des doutes ils ont aussi de belles cages au 36 quai des Orfèvres.

Je reste assis sur le banc sans dire un mot sans tenter d’expliquer aux collègues, la vérité afin qu’ils arrêtent de dire à tout le monde que l’assassin du collègue était en garde à vue dans leurs murs,

Vers les neufs heures , un jeune homme seul d’une trentaine d’années est venu nous chercher, enfin délivrés de ce central, mon copain , et moi prenons la voiture auteur du dit délit, le policier prend place au volant et se présente en indiquant qu’ils reprennent l’affaire, c’est la brigade territoriale, il est très surpris en voyant la voiture, c’est une renaultl 16 TS de couleur verte foncée, dont la plaque d’immatriculation est bien un 75, une simple antenne de radio sur l’aile, à l’intérieur, il est important de préciser que le récepteur n’était pas un scanner, ( appareil à balayage de fréquences automatiques), celui ci fonctionnait uniquement à l’aide des fréquences VHF et UHF, j’ai déjà précisé, la radio était ma grande passion depuis que j’étais rentré comme secouriste à la croix rouge vers 14ans.

Je peux aussi préciser que sur ma propre voiture qui ne ressemblait en rien à un véhicule administratif, j’avais un autoradio de grande marque qui recevait aussi les ondes de police, c’est bien pour cela que la police judiciaire parle toujours de manière codée, car toutes les ondes sont captées par n’importe quel quidam , pour la préfecture de Police il suffit d’un tuner UHF comme toutes les télévisions sont équipées.

J’ai tenu à apporter cette précision pour pas penser que cette voiture était maquillée, ainsi que de préciser mon copain est un peureux, un lâche, un radin, mais juste un officier de réserve, information comme analyste dans une grande banque et une licence en droit qui se préparait pour rentrer dans la police comme inspecteur ou gardien selon les résultats du concours, à cette époque avec sa licence , il pouvait aussi présenter le concours de commissaire de police, c’est le profil de mon ami dont j’ai pu lire dans des commentaires .

Inconscience ou lâcheté ou ???

 

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Pour ma part vrai Policier agent de police judiciaire, titulaire d’une carte professionnelle, d’une arme de service dont je suis porteur en toute légalité, de l’autre côté un simple citoyen, avec une voiture qui ressemble, une copie conforme d’un véhicule administratif, plus connu sous le nom de voiture banalisée de la police judiciaire et selon le modèle le service est en rapport, ce qui laisse à penser que c’est souvent une voiture de patron ou d’un gros service spécialisé du 36, la brigade criminelle en l’occurrence.

Je me souviens même de mes yeux avoir vu un jeune qualifié de chanteur circuler avec une voiture de marque citroën toute noire avec la vraie antenne de police sur le toit

Je ne sais pas ce qu’il y avait comme matériel spécial à bord, radio, deux tons, gyrophare, puisque qu’il faut savoir que tous ces produits sont libres à la vente , seul son usage est interdit et puni d’une simple amende, pour usage de deux tons ou de gyrophare, quant à la radio scanner il faut savoir que tous les journalistes en possèdent.

Sinon comment sauraient ils en même temps que la Police, qu’une affaire vient de se produire.

Je peux affirmer ce que je dis puisque j’ai aussi connu un journaliste connu et encore en activité dont je n’en dirai pas plus, c’était un homme très sympathique,

 

Revenu un peu à moi qui attend toujours près des voitures de police, plus précisément à côté d’une moto de la police où je tente d’écouter et de comprendre ce qui c’est passé.

Je suis au milieu de certains badauds quand j’entends un crissement de pneus et une simca 1100 pie qui s’arrête à ma hauteur, sur le moment je ne fais pas attention me disant qu’ils ne faisaient que leur travail, mais quelle ne fût pas ma surprise lorsque je vis mon ami derrière, mon sang n’a fait qu’un tour, de plus il me désigne du doigt au brigadier de la voiture qui sort spontanément de la voiture et met son doigt sur moi en disant : c’est lui!!, de suite les questions commencent, mais chez nous de principe le tutoiement est de règle, je demande donc que se passe t-il ?

La porte arrière s’ouvre totalement j’aperçois mon ami avec des menottes, ma vie a défilé en un éclair, moi qui de ma vie n’avait jamais eu affaire à la police du mauvais côté, me voilà embarqué dans la voiture à l’arrière et direction le central de police le plus proche et bien sur interdiction de communiquer entre nous.

 

Aussitôt dans la voiture qui repart au deux tons, le chef annonce à l’état major, qu’il venait d’interpeller deux individus et qu’il se dirigeait au commissariat, j’étais en sueur, mon coeur tapait à 200, mais que c’était-il passé de plus pourquoi moi, j’étais seul dans mon coin et je savais quand même ce que j’avais fait c’est à dire rien, je ne me suis même pas adressé aux collègues présents , sachant que c’est toujours pénible d’être dérangé quand on travaille de la sorte par un autre policier qui n’a rien à faire, je ne faisais qu’attendre mon copain à qui j’avais dit de déplacer la voiture de deux mètres, sachant bien même sur le trottoir en pleine nuit personne aurait été mettre une contravention il y a bien d’autres choses à faire la nuit.

 

Après même pas dix minutes, on arrive au central que je connaissais, l’ami est dirigé dans un sens et moi dans un bureau où se trouvent plusieurs personnes en civil dont encore un que je connaissais pour avoir travaillé sur une affaire avec lui dans mon secteur, un meurtre dans un domicile , je savais donc que c’était un simple inspecteur de la Brigade Criminelle.

Dans un premier temps on peut dire qu’il me pose des questions concernant l’ami avec sa voiture (banalisée) mais sans méchanceté ni arrogance, si la crim avait été saisie, c’est à ce moment précis que je l’apprends, loin de me douter de cela, il y a eu une course poursuite d’une voiture qui avait refusée de s’arrêter pour un contrôle et qui au fil des kilomètres de chasse, l’auteur du délit s’est retrouvé dans une impasse, et lorsque les policiers ont tenté de l’interpeller, il a fait feu tuant le fonctionnaire sur place.

Comme je viens de le dire je m’attendais à tout comme affaire sauf à ça, j’ai aussitôt été peiné par la mort du collègue et le comble comme toujours dans ces cas là, un fonctionnaire en tenue arrive dans le bureau avec dans les bras un petit carton précisant, ce sont les affaires de notre collègue.

 

Enfin informé de la raison pour laquelle il y a avait un tel déploiement de police, je compris mieux vu le meurtre du policier pourquoi la brigade criminelle était sur place, mais je me demandais ce que moi je venais faire la dedans, de plus mon arme était facile à vérifier elle n’avait pas servie.

 

L’inspecteur de la criminelle, ayant bien compris que je n’avais rien à voir et de plus nous nous connaissions commence à m’expliquer les raisons de ma présence dans ces locaux ainsi que de l’interpellation de mon ami, il me dit: je ne comprends pas pourquoi, ton ami était caché dans une petite rue toute noire à deux pas du crime et de plus qui attendait dans sa voiture, quand un véhicule simca 1100 pie est arrivée tous feux éteints ton copain est descendu de sa voiture, aussitôt vue les circonstances , les policiers ont voulu se jeter dessus pour le contrôler quand un message radio émanant de l’état major PJ annonçait l’arrivée d’une voiture sur place, les policiers, les vrais en tenue dans l’instant se sont dits , c’est la maison ce gars, mais lorsqu’ils lui ont demandé à quel service il appartenait, il s’est mis à balbutier des propos incohérents ce qui a étonné les fonctionnaires, ils se sont dits , on prend le risque de lui demander sa carte de police et à ce moment il ne savait plus répondre donc aussitôt il a été plaqué contre sa voiture pour une palpation d’usage et un policier touche quelque chose de gros dans son dos, il ne faut pas oublier un collègue vient de se faire tuer, les nerfs sont à vif, un simple policier en vertu du code de procédure pénale n’a aucun droit de fouiller une personne, mais dans de telles circonstances, ils soulèvent le blouson et s’attendent à trouver une arme de poing, mais au lieu de ça ils découvre une grosse torche électrique, aussitôt ils lui mettent les pinces légèrement rassurés, mais tout de même inquiets, pourquoi cette voiture avec une radio recevant des ondes de la police, cachée dans une rue toute noire, et le conducteur porte une torche dans son dos.

 

L’inspecteur continue et me dit : tu vois pourquoi on a arrêté ton copain, parce qu’avec ce genre de voiture manquait un gyrophare et tu vas faire un casse et la fuite est facile, maintenant , si toi tu es ici, c’est qu’il a dit qu’il était avec toi et que tu étais policier donc il ne risquait rien en ta présence en cas d’interpellation et que la radio c’était la tienne.

En gros c’était toi qui lui avait dit de faire tout ça.

 

Je réfute totalement tous les dires , mais considérant cette grave affaire de l’assassinat du policier le parquet a demandé que tu soies présenté à l ‘IGS si tu étais vraiment policier, sinon l’affaire nous revenait et on aurai pu la classer, car on sait bien que tu n’y es pour rien, mais comme ton pote t’a chargé on doit te mettre en garde à vue pour être présenté à L’IGS demain matin, mais ne t’inquiètes pas pour nous c’est classé, mais l’ IGS va vous entendre tous les deux.

 

Je salue tout le monde, en me laissant encore pour la première fois de ma vie enfermé dans une cage seul en garde à vue, je ne reverrai pas le (copain).

 

Une chose très importante que j’ai apprise plus tard et que je vais dévoiler bientôt, cette affaire à fait la une des journaux.

La cigarette était très amère….

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Cet après midi, étant de repos ce jour là, je m’étais plongé comme souvent dans mes livres de droit, puisque je voulais absolument présenter au plus vite mon concours d’Officier de Police, il est vrai c’est assez difficile, mais je me dis à ce jour j’ai toujours réussi par moi-même ce que je souhaitais, sauf lorsque quelqu’un me mettait des bâtons dans les roues.

Je n’ai aucune prétention et sans fausse modestie, je me débrouillais pas trop mal, pour une raison simple parce que cela me plaisait et je voyais l’avenir, à moins de 30ans être Officier le rêve.

Tout à coup le téléphone sonne, je vais répondre sans peur, n’ayant rien à me reprocher, il s’agit de l’ami à qui j’ai vendu la radio quelques mois avant qui m’invite à un dîner dans Paris après sont travail, donc en fin de soirée, lui a repris son travail d’informaticien dans une grande banque française et travaille en trois huit, j’avais refusé la précédente fois, cette fois j’accepte, je m’attendais à aller dans un fastfood, mais bon peu importe , de plus il m’annonce j’ai une surprise à te montrer, le rendez-vous est pris, il est encore tôt , je continue à travailler et me prépare pour sortir vers les vingt et une heures dans un quartier de paris.

A l’heure dite, je ne vois pas sa voiture, je me dis tiens, je suis en avance ou il est en retard, il est vrai qu’il venait de beaucoup plus loin que moi comme son centre informatique était situé en grande banlieue parisienne.

Je cherche une place pour me stationner , pas si simple à cette heure en plein Paris, je m’approche d’une voiture Renault 16, dont la plaque d’immatriculation me fait penser de suite à une voiture banalisée de la Police judiciaire, sûrement un gros service vu le type de véhicule, il faut savoir qu’à cette époque seuls les grands patrons possédaient ce genre de voiture, quelle ne fût pas ma surprise, quand je vis le conducteur une cigarette à la main, c’était mon ami.

Je le klaxonne légèrement, mais lui avait déjà reconnu ma voiture elle n’avait pas changée.

Il me fait signe d’attendre afin que je puisse prendre sa place, pour permuter de voiture trop fière de me montrer son jouet, moi le vrai policier j’avais une voiture banale, et lui non policier une voiture banalisée ressemblant comme deux gouttes d’eau à un véhicule du 36 Quai des Orfèvres.

Je prends place à ses côtés, une belle Renault 16 quasiment neuve de couleur foncée et le comble une antenne radio dissimulée et la radio dans un emplacement non visible du public à l’extérieur, cela me fait tout drôle si on peut dire , moi qui suis habitué à de simples Renault 4L ou au mieux Simca 1100, mais des vraies celles ci.

Soit, j’ai faim pour une fois c’est moi je lui demande où va t on dîner, il m’indique un restaurant de viande, de plus je le connais très bien je suis de suite content et nous nous dirigeons sur place.

Lui fumant cigarettes sur cigarettes j’ai bien hâte d’arriver moi qui ne supporte pas la fumée, comme je ne suis pas dans ma voiture je ne peux que râler, sans réaction de sa part.

Enfin le restaurant j’ai l’eau à la bouche rien que d’y penser, moi qui suis un grand carnivore, au pire si je dois mettre au bout j’ai quand même de l’argent sur moi, mais j’avais bien décidé de me régaler surtout qu’il y avait bien longtemps que je n’y étais pas allé.

Pas de problème pour avoir de la place, ni lui ni moi buvons, de ce fait une demie bouteille de rouge, un bon teebone, épais saignant, un délice, accommodé d’une sauce de leur préparation dont la recette est secrète avec un bon plat de frites, un bon repas, cafés puis nous retournons prendre sa belle auto.

Le temps a été long mais passé très vite, au bout de quelques minutes, il m’annonce qu’il n’a plus de cigarettes et à l’exception des boîtes de nuit, un seul lieu ouvert 24/24h dans paris où on peut en trouver , c’est situé sur le Boulevard Saint Germain, je râle encore à cause des cigarettes il faut retraverser tout Paris, mais je trouve la voiture sympa , j’accepte, ayant fumé quelques années avant je comprends et lui dit d’accord allons y, mais après je reprends ma voiture pour rentrer, je commence le lendemain matin à 6h30.

Nous voilà partis en direction du tabac, place de la Concorde et Boulevard Saint Germain, il trouve son fameux tabac et rentre seul acheter son poison, il y a beaucoup de monde, je patiente au moins quinze minutes dans la voiture, j’écoute de la musique, regarde autour de moi, un vrai moulin, normal le seul ouvert au public dans tout paris, à croire que des banlieusards se sont levés en pleine nuit en manque de tabac, il y a beaucoup d’immatriculations hors 75.

Je m’assoupis à moitié dans ce bon fauteuil bien confortable, puis je suis réveillé brutalement par des deux tons police, à croire qu’il y en avait beaucoup, en effet je vois passer devant moi des dizaines de simca 1100 noires et blanches à une vitesse folle.

Je n’y pensais même pas sur le moment, je me souviens que mon copain a branché la radio que je lui avait vendue, je le met en fonction et j’entends un brouhaha émanant de la salle de l’Etat major, sans rien comprendre juste que des véhicules convergeaient sur les lieux sans précision.

Enfin voilà mon intoxiqué du tabac, il me demande il se passe quoi, n’en sachant pas plus, puis d’autres véhicules passent encore, on se dit suivons les on va bien voir, la radio ne dit rien.

Nous partons mais bien sûr difficile de les rattraper nous n’avons ni gyrophare, ni deux tons, il ne faut pas oublier ce n’est pas un véhicule administratif et je ne suis pas encore Officier et l’ami qu’un informaticien en rêve de devenir flic au moins comme moi.

De nombreux gyrophares illuminent tout le Boulevard, nous sommes arrivés voyons rien, je m’attendais à un gros incendie, une explosion, mais rien de rien en vue, seule une petite rue adjacente est bloquée, je dis au copain de me déposer là, je vais aller aux nouvelles discrètement, ma méthode je ne m’immisce jamais sur des affaires dont je ne suis pas concerné, je lui dit gare la voiture sur le trottoir à deux pas et rejoins moi, mais comme à son habitude il n’en fait qu’à sa tête, je savais pourtant que c’était la meilleure méthode , la discrétion, lui tout le contraire puis part seul avec sa voiture, sa radio je ne sais où, en tout cas dans un lieu totalement interdit, même si juste la voiture ressemblait à une voiture du 36.

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Ma radio est déjà vendue

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Il a fallut que je revienne des années en arrière entre 14 et 18ans pour bien expliquer ce qui est devenu ma passion, la radio sous toutes ses formes,

Je me retrouve vers 25ans , comme policier et toujours amateur radio , de plus j’ai la chance de pouvoir l’écouter toute la journée et même de répondre au cours de mon travail, soit dans les véhicules, les postes portables et aussi les systèmes piétons c’est à dire un boitier relié à un micro caché et une oreillette, pour éviter de se faire voir dans certaines circonstances un casque de walman faisait bien l’affaire,

Je possède plusieurs postes récepteurs et un poste radio cb installé dans ma voiture, Le gros récepteur permet de capter toutes les fréquences VHF et UHF, il faut savoir que la télévision fonctionne en UHF et la Police aussi, un simple tuner suffit donc à cette époque pour rechercher les canaux, il fallait le faire manuellement en tournant une molette,ce qui veut dire que n’importe qui chez lui pouvait recevoir les ondes de la Police,

Un soir l’ami dont j’ai déjà parlé, celui que j’avais connu à la foire du trône qui voulait rentrer dans la Police, me téléphone à la maison puis on se retrouve pour dîner, un bon tartare, si lui invite à l’économie, moi je ne regarde pas à la quantité, une livre de viande il l’avalait sans problème,

Après le repas, je lui montre ma dernière acquisition, un poste récepteur à baladeur de fréquences, je l’avais acheté à une personne qui voulait le vendre pour acheter mieux.

Quand je lui montre cette radio, il est surpris agréablement, pour ma part je m’en servais très peu car pour un problème d’alimentation il fonctionnait qu’en 12 volts donc le mieux c’était sur une batterie de voiture, de plus écouter les ondes de police, j’aimais bien mais sans plus, comme ma voiture était garée la nuit à l’extérieur il fallait que je le démonte à chaque fois ce qui n’est pas très pratique,

Mon ami me propose de me l’acheter, je discute un peu puisque je l’avais acheté récemment et devant son insistance j’accepte de lui vendre le même prix que je l’avais acheté.

Il en a été très content, puis me dit je vais aller l’installer de suite et me demande de l’accompagner sur mon parking où est sa voiture, il est très bon bricoleur , de plus il y a un emplacement pour le poser en dix minutes il est installé.

Il me propose de sortir faire un tour voir comment ça marche dans sa voiture, devant l’heure avancée de la nuit, je refuse car je travaille très tôt le lendemain, lui disant on remettra ça à un autre jour,

Je dois aller me coucher, il reprend sa voiture, le ventre bien plein avec sa radio, puis je monte à mon appartement.

Mon dernier Poste de Secours

 

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C’était la veille de mon intégration aux Pompiers de Paris, comme chaque semaine, je participais à un poste de secours comme radio, ma spécialité, donc ma place à droite du chauffeur dans l’ambulance Peugeot J7.

Notre mission est de se retrouver tous les secouristes très tôt au local  afin de préparer tout le matériel, les véhicules, pour ce poste qui doit durer près de 72heures.

Il s’agit de la fête de l’aviation du Bourget, nous partons avec les véhicules nous implanter à quelques kilomètres de l’entrée du salon afin d’intervenir sur n’importe quel accident extérieur au salon, d’autres équipes étaient déjà affectées à l’intérieur.

Arrivés sur place, le moment le plus pénible, installation de tout le matériel, la tente etc, mais bien évidemment c’est très important et toujours à prendre de bonne humeur.

Tout est mis en place, il ne reste plus qu’à aller faire des achats de nourriture, pour les trois jours sur place sans bouger sauf pour intervention.

Comme à l’habitude chacun trouve son intérêt afin de passer au mieux son temps, on regarde aussi les avions évoluer dans le ciel, mais le plus important sera le dimanche puisque c’est la grande fête avec les exhibitions des avions à réaction et des patrouilles des différents pays, les vols des gros avions dont le concorde et le le tupolev 144 son cousin russe.

Toujours à ma place dans l’ambulance comme radio sous ordre d’une autorité basée sur le salon, j’écoute toutes les informations assidument, puisque nous sommes au milieu des années 1970.

J’écoute  la radio, de nombreux véhicules interviennent sur des accidents de voie publique ou sur des malaises mais rien de bien grave, il en sera comme ça les deux premiers jours, quelques déplacements pour des accidents légers de la circulation du fait du grand nombre de visiteurs se dirigeant sur ce salon international de l’aviation du bourget.

Dimanche, dernier jour de la fête et de notre mission, toujours fidèles au poste, chacun à sa place, nous sommes environ une quinzaine de secouristes.

Le matin se passe très calmement comme les deux jours passés.

Le midi on mange tous ensemble dans la tente, puis après le repas je vais sur le trottoir parler avec un policier qui est présent ce dimanche après midi, nous regardons ensemble évoluer des avions dans le ciel tout en conversant de choses et d’autres, d’où nous sommes , en fin des pistes on voit facilement les avions décoller, c’est un très beau spectacle.

Puis voila le décollage du cousin du concorde, le tupolev144 russe, avion de tourisme qui n’a pas encore fait de voyages officiels .
Il commence à monter dans le ciel faire des ronds, ce qui est totalement normal, puisque son but est démontrer qu’il est aussi bien que le concorde voire mieux. à son bord des journalistes et des techniciens, c’est plutôt un vol d’inauguration devant tout ce monde.

Tout à coup, je vois l’avion comme s’il allait atterrir , je suis quand même étonné puisqu’il est dans un sens qui me surprend étant dans le sens de la piste de décollage, il disparait aussitôt derrière des arbres, puis dans les secondes qui suivent un gros champignon résultant d’une explosion, pour moi il s’est crashé, je fonce à ma radio et écoute les infos, de plus nous devons être les premiers à partir si c’est bien ce qui c’est passé.

En effet aussitôt je suis contacté par radio, de faire mouvement et de se diriger sur les lieux du sinistre situé à quelques kilomètres du lieu où nous sommes.

Loin de penser à une telle catastrophe pour mon premier salon, nos deux ambulances équipées des secouristes se dirigent toute sirène hurlante, nous sommes orientés par notre direction qui a pu localiser où l’avion est tombé, ce qui est grave il se serait sur une petite ville sur une école heureusement vide ce dimanche.

Nous sommes sur les lieux, la ville semble avoir été bombardée, les gendarmes et policiers bloquent les accès au public nous tentons d’aller secourir les victimes  des maisons, les pompiers de la région sont déjà présents, on emmène certains blessés graves ce que nous ferons pendant des heures, il est bien entendu vu le choc de l’avion, pour son premier voyage officiel, tout a brûlé, les occupants ont tous péri.

En ce qui nous concerne nous sommes une des dizaines d’ambulances sur place. ce qui suffira pour évacuer les blessés du village.

Au milieu de la nuit, tous nos véhicules et matériel sont rangés au local, après un dernier verre chacun reprend le chemin de son domicile.

Pour ma part je dois rentrer le lendemain aux Pompiers de Paris comme prévu, afin d’y accomplir mon service militaire et y terminer mes études de droit, puisque mon choix depuis quelques temps est bien de devenir Policier après avoir terminé aux Pompiers de Paris.

Pendant que je suis Pompier, une autre catastrophe aérienne a lieu dans une forêt proche de chez nous, il s’agit d’un avion de transport avec plus de 300`personnes et membres d’équipage, aucun survivant.

Ce jour là c’est un dimanche je suis de repos, aussitôt après avoir entendu l’information à la télévision, je mets mon uniforme de la croix rouge et me dirige au local, ou d’autres secouristes sont déjà présents.

Après quelques heures du crash, nous arrivons sur les lieux, impossible d’accéder en voiture, l’avion est tombé en pleine forêt, l’odeur est insoutenable, les arbres sont broyés il y a un énorme cratère de plus de trente mètres de profondeur, les pièces de l’avion sont éparpillées sur des kilomètres de distance.

Je ne vais pas décrire ce que j’ai vu, en revanche je me souviens avoir hurlé après un homme  avec son enfant dans les bras, qui m’a dit je viens voir, des mois de Pompiers de Paris ça forge le caractère.

C’était ma dernière mission au sein de la croix rouge faute de temps, mes repos ne correspondaient plus, puis je devais continuer mes études.
La seule chose que j’ai conservé et j’ai même évolué dans ce sens c’est la radio, aux pompiers aussi j’aimais la radio, mais n’oublions pas nous sommes militaires donc les choses très règlementées, on ne s’improvise pas radio, de plus le language est bien précis.

Si j’ai raconté tout celà c’est dans le but de bien préciser comment m’est venue cette passion la radio, qui me coûtera très cher  quelques années plus tard.

Une nouvelle passion s’ouvre à moi.

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Comme je l’ai expliqué précédemment, il faut revenir à l’époque de mes 14ans où je découvre grâce à Benoit la croix rouge, où j’ai participé à des postes de secours, j’étais pas très utile, ma place est à la droite du chauffeur de l’ambulance, ils étaient tous sympas avec moi de plus j’écoutais la radio, j’aimais beaucoup, moi qui jouait avec des talkies walkies chez moi, c’était plutôt des jouets pour se parler avec une autre personne distante de maximum cent mètres, je me retrouvais dans un véhicule de secours et en plus avec la radio, je croyais rêver, eh non c’était que la réalité.

Pour différentes raisons indépendantes de ma volonté , je quitte quelques temps Paris, je ne reviendrai pas sur cette étape de ma vie, mais où je me retrouve en province je tente de passer l’examen de secouriste, malheureusement je le loupe de peu.

Je suis de retour à Paris pour terminer mes études, je m’empresse de revenir à la croix rouge, je suis plus âgé, j’ai pris des cours, je suis de plus en plus motivé, je représente mon brevet de secouriste que j’obtiens cette fois, me voila un vrai secouriste diplômé avec l’uniforme, la possibilité légale de participer à tout.

Ce que j’aimais le plus c’est d’aller en assistance en commissariats de police.

Je me retrouvais dans un cadre agréable , presque toujours responsable radio, beaucoup d’avantages pour moi, je pouvais surveiller le trafic de tous les véhicules de la croix rouge, pour d’autres c’était souvent une contrainte, les postes portables existaient mais fonctionnaient mal, puisque la fréquence était la même que les cibistes soit du 27 Mhz.

Je passais des heures à l’écoute dans l’ambulance mais j’adorais ça.

De plus nous avions acheté un Peugot J7 ambulance, cette fois c’était de loin différent de l’estafette, beaucoup plus grand, plus moderne et surtout beaucoup mieux équipé avec brancards  sur trépieds, entre temps ils avaient aussi changé l’estafette pour un modèle plus récent, puisque la première que j’avais connue arrivait à la fin de sa vie, de plus beaucoup de travail, une deuxième ambulance n’était pas de trop.

Je pris comme spécialité pour débuter  « radio », je me rapproche donc du directeur radio , un radio amateur depuis de nombreuses années, il possède tout un matériel, je tombe en extase devant, mais il me dit pour parler avec ces appareils, il est indispensable de passer un examen. Il m’explique en quoi cela consiste et me donne un tas de livres à étudier, cette fois cela n’a rien à voir avec la croix rouge, c’est de la radio amateur décamétrique, il faut connaître la technique, le language morse puis la transmission très spécifique, je me sens très mal parti, ceci étant rien ne m’empêche d’avoir ces postes comme récepteurs, mais il ne me sera pas possible d’émettre si je n’ai pas en main la licence radio amateur.

Je passe des heures avec le responsable radio mais pour la partie électronique, j’ ai énormément de mal.

Je laisse pour le moment la licence sachant que je pouvais quand même écouter, j’achète du matériel et je passe des heures chez moi à écouter les autres.

Un jour on me propose d’acheter un poste émetteur récepteur en 27 Mgz pour lequel la licence n’est pas nécessaire, cependant c’est tout à fait différent, je m’en contente et en suis ravi, je passe des heures  à la maison à parler  dans le monde entier et autour de chez moi, avec certains qui ont cet appareil aussi dans leur voiture .

Une nouvelle passion est née, ce que je devrai quitter provisoirement, puisque quelques temps après j’intégrerai la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris, pour 5ans.

Une passion débutée très jeune

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Il faut remonter vers l’âge de 14 ans, lorsque comme il m’arrivait parfois, je vais rendre visite à ma mère sur son lieu de travail, j’étais assez débrouillard pour me permettre de voyager autour de mon domicile  sans crainte.

Ce jour là je fais la connaissance d’un collègue à ma mère, âgé d’environ vingt cinq ans, ma mère me le présente, car elle savait que je m’intéressais  comme beaucoup de petits garçons aux pompiers, police etc.
Cette homme pour moi qui était un « grand » me met très facilement à l’aise, et me dit qu’il est secouriste de la croix rouge française, il en est même un directeur, puis au fil de la conversation, biensûr avec l’accord de ma mère , me propose de m’inviter au local où les secouristes diplômés et actifs se retrouvent afin de me faire visiter et de me montrer l’ambulance.
J’étais ravi de cette nouvelle et avais hâte d’y aller, nous prenons un rendez-vous et me dit qu’il viendrait me chercher dès que possible .

Le jour dit appelons le Benoit, il vient me chercher comme promis, c’était un samedi, le temps était agréable , c’était le printemps, il avait eu la gentillesse pour me faire plaisir de venir me chercher avec l’ambulance, enfin dans les années 1970, c’était comme beaucoup  de véhicules de la croix rouge française des camionnettes aménagées, rien de bien extraordinaire, une simple estafette Renault de couleur bleue, avec un gyrophare Orange (le bleu viendra quelques temps après pour les véhicules de secours.

Derrière ouverture sur deux portes battantes quelques placards, pour le nécessaire de secours et sur le côté gauche un brancard .

Sans oublier biensur le 3tons ambulance ainsi que la radio afin de communiquer avec les autres postes fixes et mobiles du département .

Quelques temps apès nous arrivons dans ce local, une petite maison de plein pied, avec un garage adossé dans un terrain , en entrant je vois une grande salle de réunion, puis d’autres pièces où je vois un bureau, une salle radio et d’autres pièces avec du matériel, il est vrai le tour est fait rapidement, mais le plaisir aussi j’ai eu de la chance de faire la connaissance d’autres secouristes hommes et femmes évidemment jeunes, ils n’avaient pas 30ans et encore au grand maximum 28, mais du haut de mes 14ans , de plus timide, mais je me cachais si on peut dire avec mon copain le Directeur, mais il régnait une très bonne ambiance, que l’on soit gradé ou pas.

Je connaissais pour les avoir vu de loin sur la route ces secouristes avec leur tenue bleue, que la hiérarchie se distinguait sur l’uniforme comme partout les fameuses barètes, facile un simple secouriste n’avait pas de galon sur son insigne , tandis qu’un Directeur, le grade le plus élevé en avait 3 ou 4 selon ses  autres spécialités, auto-route, réanimation, moniteur.

J’ai passé une journée dans ce centre, où il se préparait  ce que l’on appelle un Poste de secours pour le lendemain Dimanche, ça peut aller du simple poste hebdomadaire sur un terrain de foot, d’un poste sur l’auto route, d’une manifestation sportive, genre tour de france ou autre, du salon de l’aviation  ou tout simplement sur la route ou dans des commissariats de police en assistance au transport de blessés, le samu n’existait pas encore en banlieue parisienne ( je l’ai découvert pour y avoir participé dans les années 74).

La journée terminée Benoit me raccompagne chez moi, j’étais super content de ma journée et de toutes ces découvertes, il me promet qu’il reviendra me chercher et selon le Poste de Secours m’y fera participer. Je le remercie et lui dit super  à bientôt  avec joie, oui j’aimerai bien .

Je rentre à la maison heureux et un peu fatigué nerveusement de ma journée, j’explique ma journée à maman et j’en rêvais  encore en me couchant en attendant impatiemment la prochaine.

Le temps passe…

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Voila quelques années que je suis dans ce commissariat dont le travail est très limité, heureusement je suis chauffeur ce qui me permet de bouger beaucoup  sur des affaires extérieures faute de mieux.

De plus je ne loupe jamais d’ètre volontaire pour un service extérieur ce qui me permet d’assister à l’arrivée du Tour de France, au salon de l’aviation du Bourget enfin pratiquement à toutes les manifestations culturelles et sportives.

Une note de service interne annonce le concours d’enquêteur de police, je fais un rapport ce qui est la règle pour demander de m’y présenter en précisant mon intérêt pour cette fonction, il est bien rare  que l’on nous refuse de se présenter à un concours, mais notre service peut toujours influancer, puisque à l’exception des OPJ que seul le procureur de la république note pour tous les autres fonctionnaires c’est le chef de service qui donne son appréciation avec la note annuelle comme pour tout le monde.
Le jour  arrive, le concours a lieu dans un centre d’examens dans une banlieue de Paris, comme à mon habitude, j’arrive un`peu en avance un peu décontracté en me disant de toute manière j’ai fait ce qu’il fallait faire pour présenter ce concours, au pire je devrai le repasser au mieux je serai affecté en Police Judiciaire comme je l’ai toujours souhaité.
Je me gare puis rentre dans la cour de l’école, je vois plusieurs groupes ne sachant trop oú aller je fais un peu le tour  quand tout `coup je reconnais un collègue avec qui j’avais fait mon stage, on se dit bonjour, puis on parle de nos différentes affectations, lui est tombé dans un service beaucoup plus intéressant , mais tout était lié à la base par rapport au domicile, maintenant c’est beaucoup mieux on peut choisir son affectation en fonction de ses notes, voila pourquoi de nos jours certains gardiens de la paix sont directement  affectés en PJ, voire même dans les brigades spécialisées du quai des orfèvres, heureusement qu’il y a eu beaucoup de changements.
L’heure arrive enfin et tout le groupe se dirige vers la salle réservée au concours .
Comme dans tous les examens, il y a un peu de stress, mais il ne s’agit pas de craquer cette fois, une journée à passer et peut-être un nouveau destin professionnel, puisqu’avec ce grade, fini les ballades en cars, plus de Police secours, du vrai travail de police comme je l’aime, les enquêtes, les auditions, les perquisitions, les arrestations, les filatures, enfin de la Police Judiciaire.

Les épreuves écrites sont terminées enfin cette fin de journée, je n’ai pas trouvé cela difficile, mais comme je l’ai indiqué il reste l’oral, ce qui est souvent décisif, à suivre pour les résultats.

Manque de savoir vivre ou simple radinerie

Depuis que j’ai rencontré, cette personne à la foire du trône à Paris, des mois se sont passés, des liens amicaux se sont forgés, du fait aussi de la faible distance de mon domicile et du désir de cette personne que je considère comme ami, qui a repris son travail d’informaticien dans une banque, étant plus jeune que moi, il souhaite surtout de plus en plus à mon contact intégrer une école de police comme officier ou gardien de la paix, ils va présenter les deux concours externes, je lui donne toutes les informations nécessaires afin qu’il puisse le mieux appréhender le sujet.

Nous nous voyons de plus en plus souvent, nous sommes mêmes invités une fois , ma mère et moi à dîner chez lui en compagnie de son amie.

C’est juste un exemple du caractère de cette ami, pour la première fois de ma vie, une personne qui invitait a précisé la quantité que nous devions manger, ma mère et moi furent choqués mais assez tolérants, bien obligés d’accepter cette attitude qui nous a coupé ponctuellement la faim, surtout qu’il a mangé chez nous des dizaines de fois sans quantifier sa nourriture, n’a même pas fait le geste d’offrir des fleurs une fois à ma mère.

 Mais les gens sont ainsi, il y a et il y aura toujours des profiteurs, mais rien de grave quand cela ne dérange pas.

Juste obligé de trouver un restaurant et d’écourter un peu le repas, devant cette attitude quand même choquante, parfois il est préférable de ne rien dire surtout à chaud et de bien réfléchir.

Nous quittons donc l’ami et sa compagne prétextant un léger problème de santé puis allons finir ma mère et moi bien décontractés dans un  restaurant, pour oublier ce mauvais moment puis rentrons à la maison heureux en ayant bien oublié la première partie de soirée et que ça sera la dernière invitation que nous accepterons de lui.

C’était pas encore mon jour

Un beau dimanche en ronde sur le secteur comme à l’habitude, un appel urgent de la sic, nous annonce , un hold up encours individus armés dans un pmu, demande de renforts de bacs civiles , il y aurait prise d’otage, 2 tons à proscrire prendre toutes les précautions et informer la salle dès l’arrivée sur place , ne pas intervenir avant l’arrivée de la bac.
De coutume un ordre de la salle doit être respecté à la lettre, nous nous dirigeons sur les lieux, puis on se cache  afin de ne pas être vu des malfaiteurs, pour préserver la vie des otages, dans notre petit coin à quelques mètres des lieux, on voit arriver un véhicule pleins phares face à nous, manifestement nous reconnaissons la voiture de la bac, ne portant jamais de gilet pare-balles, nous descendons du véhicule en protection des collègues civiles.
L’établissement est fermé, il se confirme bien qu’il se passe quelque chose à l’intérieur, mais après avoir informé la salle de la configuration et de la situation des lieux, ordre est donné d’intervenir si cela est possible sinon demande en renfort le gipn dont c’est leur spécialité, prenons acte de la sic et tentons l’intervention en apercevant un individu armé qui tien en joue la patronne du pmu, que je connais très bien , la grille de la porte d’entrée est à demie baissée et en s’approchant plus la femme me voit , me reconnaît, chose à ne pas faire, et ce qui devait arriver  arriva
l’individu se retourne et nous voie et aussitôt tire dans notre direction, la première personne visé le collègue de la bac et moi qui suis à ses côtés, heureusement , un mauvais tir , puis un second le pistolet s’enraye, nous en profitons pour rentrer, puisque nous connaissons bien les lieux et avons pu remarquer qu’il y avait qu’une personne  que je connais aussi de vue, vue l’heure et sachant que le pmu ferme l’après midi, on comprend vite que seul l’individu et la patronne sont sur place, on  défonce la porte d’entrée et rentrons tous , l’auteur ne pouvant plus rien faire se rend, on l’interpelle et on le conduit dans le véhicule de police bien menotté encadré de deux fonctionnaires.
Informons la salle que l’affaire est terminée en précisant les faits, la femme prend place dans une de nos voitures puis nous nous rendons tous au service , arrivés on transfère l’individu dans le bureau d’un opj qui l’entend et le met de suite en garde à vue.

Nous rédigeons notre rapport d’intervention, la propriétaire du pmu dépose sa plainte puis lorsque l’on rédige notre rapport dans les moindres détails c’est à ce moment que je m’aperçois que je ne suis pas passé loin du coup de feu, heureusement il a mal visé le 1er mais on aurait pu prendre le collègue et moi, quant aux suivants si le pistolet ne s’était pas enrayé on y passait enfin c’est les risques, mais sur place on n’y pense pas, cette affaire se finit très bien et comme par principe nous recevons toute l’équipe d’intervention des félicitations sans plus.

Je reprends la ronde  en attendant la fin du service  qui se termine bientôt, pendant que l’équipe pj du département reprend l’affaire et emmène l’individu avec eux dans leur service puisque l’affaire dépasse notre compétence d’après les dires du procureur qui a saisi la grosse pj pour fouiller et trouver des complices.

Un patron nous ignore, l’Officier n’en peut plus …

Comme adjoint du patron, et comme grand flic venant de la grande PJ, tombé, je ne sais pourquoi dans ce mouroir à policiers responsable de la SU du commissariat, je vous ai admiré comme homme aussi puisque nous vivions dans le même immeuble.

Comme adjoint du Commissaire, chaque matin vous veniez saluer les brigades, chose que le Patron n’a jamais fait, les seuls fonctionnaires de la SP qui ont pu comme moi échanger quelques mots avec lui ce sont les chauffeurs et encore je ne peux parler que pour moi, il montait bien à la droite du conducteur, il n’était pas encore Ministre, mais pour lui faire desserrer les dents, c’était tout autre chose, c’est vrai de face il embêtait personne.

Il était aussi mal vu par son personnel que par la Direction, lui aussi attendait impatiemment sa mutation, à l’exception d’accompagner l’huissier puisque rappelons le, un commissaire touche aussi son enveloppe, il ne sortait jamais, juste parfois un oeil furtif de sa fenêtre faisant mine de l’ouvrir.

Quant aux décisions internes pour la PJ tout reposait sur son adjoint et pour la sécurité publique tout sur le jeune officier, qui lui n’en pouvait plus et prenait son rôle très au sérieux du haut de son 1.90m et de ses 100 kg de plus d’origine allemande, ayant vécu quelques temps dans le sud de la france, cela lui donnait un air sympathique, mais faux.

Ayant tous les pouvoirs sauf si un de nos chefs syndicalistes intervenait les choses se passaient beaucoup mieux.

Il ne se privait pas de frapper à la porte du patron, qui lui comme à son habitude, répondait de faire pour le mieux, du style, je vous paie pour diriger .

Le commissaire, venait de l’éducation nationale ne connaissait pas du tout le travail de police, en sécurité publique, ce qui regroupe toutes les fonctions d’urgence,  en ce qui concerne la police judiciaire, je ne m’avancerai pas n’ayant jamais travaillé avec lui.

Pour être bien avec lui, il ne fallait surtout pas aimer la PJ puisque lui n’en n’avait pas les prérogatives, jouer au tennis avec lui sous entendu être son voisin, et ne pas être juif.

Il était facile de mes oreilles d’entendre certains propos jugés actuellement antisémites, et de faire passer son protégé au lieu de moi en PJ, lorsqu’un de nos pauvres collègues est décédé jeune, victime d’une crise cardiaque, ce collègue ne manifestait jamais son envie d’aller en PJ contrairement à moi qui de plus étudiait le concours d’officier de police judiciaire, il était facile, mon ami le divisionnaire ne pouvait me prendre sauf si le patron l’avait accepté,  c’est si facile de démonter une personne, de plus ce collègue sortait de la même promotion que moi .

Pour une mutation interne , changement de service, il faut en premier lieu faire sa demande, qui est approuvé ou non par le patron, qui s’informe au près du supérieur hiérarchique de l’intéressé, heureusement tout ça a changé, à ce jour dans le même cadre le divisionnaire comme commandant aurait été mon supérieur hiérarchique, seul le commissaire pouvait refuser, et en cas de mutations externes c’est le service demandeur qui donne son approbation, au vu du dossier d’un entretien et de tests ou de qualifications spécifiques.

Avant si vous étiez mal vu, pour une raison ou une autre vous pouviez finir sans aucune promotion.

En résumé à l’inverse d’aujourd’hui, dès la sortie de l’école, si vous êtes bien classé vous avez déjà le choix du service, tout est fait pour vous être agréable, de mon temps c’était la tête du client, déjà ne pas boire presque tous les jours correspondait à une façon de pas vouloir se mélanger aux autres collègues.

Etudier était aussi la façon de démontrer que nous n’aimions pas notre travail actuel, loin de penser que cela s’appelle tout simplement évoluer, mais comme 70% étaient là comme ancien boucher, électricien, mineurs, etc pour eux ce travail était le rêve, puis moins on en fait moins on veut en faire, les jeunes comme moi qui n’avions rien connu du travail voulions continuer des études internes, les autres c’était plutôt travailler au noir dans leur ancien travail les jours de repos.

Il n’avaient pas choisi de devenir des policiers, mais de faire un travail tranquille avec beaucoup de temps libre et sans se fatiguer, comme disait notre regretté Coluche et surtout de faire attention que le travail nous rattrape pas, en bullant à un carrefour.

En revanche si vous faîtes semblant que vous êtes très bien, que vous buvez un petit verre de temps en temps, que vous riez aux plaisanteries graveleuses de certains collègues ou à leur flatulence, souvent odorantes et bruyantes dans des lieux clos, vous êtes très bien vus, vous êtes noyés dans la masse, moralité l’hypocrisie paie et paiera toujours, pour preuve je fais état d’un jeune collègue d’une promotion postérieure à la mienne plus jeune que moi, acceptait tout, puis un jour à fait sa demande à la BAC brigade anticriminalité départementale, il a de suite été accepté car à lui on ne reprochait rien, c’était pourtant un collègue et un très bon copain.

Il me l’avait dit, ça ne me plaît pas d’aller boire avec eux, leur plaisanteries lourdes, mais je faisais semblant d’en rire et de ne jamais dire que je me sentais pas à ma place, sachant qu’un jour je demanderai une mutation et étant même superficiellement apprécié de tous je pouvais que l’obtenir, et même plus jeune que moi, il avait appris cela durant toute sa jeunesse par toute sa famille, c’est pour lui une façon d’anticiper leur hypocrisie, s’adapter à chacun.

Merci à vous Monsieur le Divisionnaire pour votre gentillesse, dommage que vous étiez malade ce que j’appris peu de temps après et près de la retraite, et que cet officier d’origine allemande se croyait encore vivre il y a des années passées, sûrement que sa place aurait été bien mieux appréciée dans un service comme l’IGS.

 J’espère que vous lirez ce blog, ou l’un de vos enfants que j’ai connu aussi, juste un peu plus jeune que moi le lira, je vous fais que des compliments bien mérités.

Grâce à vous à vos compétences, si j’avais travaillé avec vous sans cet Officier et ce Patron inopérant je serait bien commandant à ce jour comme vous qui avez du finir comme commissaire.

De service pj sur le département

Comme convenu à l’heure dite la sonnette de chez moi retenti, il est l’heure de prendre le service, c’est à dire la permanence départementale sous ordres direct de la salle, avec TJ 9x indicatif unique pour le département et de la TV 9x dont je suis le chauffeur, un peu plus confortable , plus puissante pour l’époque une simca 1100 couleur bleu nuit, assisté d’un inspecteur nous voilà partis en ronde sur tout le département à l’écoute radio de la salle, qui sous son commandement nous nous rendons dans chaque commissariat pour une affaire nécessitant un OPJ afin de mettre en gav ou de faire les constats d’usage, mais notre mission vue l’ampleur du département se résume à se rendre mettre officiellement en GAV des individus interpellés, pour les autres affaires de PJ il y a un opj de garde à domicile sur chaque département en cas d’affaire nécessitant sa venue sur les lieux .

Voila pourquoi nous circulons sur tout le département au moins 1 million d’habitants uniquement pour mettre en GAV et en informer le procureur de la république, quant à l’affaire , elle sera traitée par l’équipe de jour le lendemain.

A notre grand regret surtout la nuit, nous voyons énormément de choses suspectes sur la route , mais nous ne pouvons nous arrêter à chaque fois, sauf un simple contrôle, si nous tombons sur quelque chose d’important nous devenons indisponible, ce qui perturbe la totalité de notre mission, de ce fait , nous informons la salle afin qu’ils puissent envoyer d’autres collègues sur place pour rester toujours disponible.

Je ne sais plus le nombre de circonscriptions sous notre autorité mais beaucoup, donc la radio n’arrêtait pas de nous rendre à un endroit , puis à un autre aussitôt terminé ailleurs, enfin une nuit de ballade où je n’avais jamais vu autant de commissariats en si peu de temps et chaque fois signer le livre de GAV pour différents motifs, pour les affaires très importantes la mission revenait à l’OPJ de garde de la circonscription.

Mais c’est la loi que défini le code de procédure pénale, pour détenir un individu au delà de quelques heures et auteur d’un délit si minime soit il, un OPJ doit signer une gav.

Les affaires se calment un peu et nous nous rendons à la direction où se trouve la salle afin de faire un compte rendu papier de nos interventions, pendant ce temps là accompagné du collègue nous allons chercher les croissants dans une boulangerie très proche qui vient d’ouvrir et que nous connaissons puis rentrons aussi à la direction prendre un petit déjeuner tous les trois, notre mission prenant fin nous rejoignons notre véhicule administratif puis retour au domicile personnel de chacun afin de se reposer un peu de cette nuit bien méritée, mais quelle joie se fut pour moi , la chose se reproduisit quelques fois mais si peu, tout ça grâce à mon principal qui refusait de me laisser affecter au service PJ, on ne peut pas plaire à tout le monde et tant que c’est que ça, le meilleur reste à venir.

On peut toujours rêver la suite verra  les choses diffemment.

De la vraie Police enfin..

Je ne vous cacherai pasque mon divisionnaire que l’on nomme commandant à ce jour, était au dessus du Principal que l’on nomme Capitaine.

Ce jour là le commandant étant chef de circonscription en l’absence momentanée du Patron, tout pouvoir lui étaient alloués légalement, pour me faire plaisir, ainsi que pour d’autres raisons qui lui appartiennent, il me dit , :  » Venez avec moi j’ai personne sous la main de disponible  », ce que bien-sur personne pouvait m’interdire même le fameux principal, qui me le fera payer après, jeune lui aussi car je commençais à vieillir et ses prérogatives judiciaires n’étaient pas plus élevées que les miennes à cette époque .

Je prends place dans la voiture PJ une vieille renault 4L avec à son bord le divisionnaire avec l’indicatif TJ j comme judiciaire Officier de Police Judiciaire, puis nous partons en ronde sur le département, il avait envie de se dégourdir les jambes et n’aimant pas conduire, je me retrouve comme chauffeur, tout allait très bien, il me dit d’aller où je veux afin d’éventuellement trouver un malfrat ou mieux.

Le secteur de prédilection , comme je l’ai déjà indiqué sont souvent les postes, car parfois cachés pour être agréable au public de grands ensembles, on se dirige par là et apercevons à notre vue une voiture qui s’enfuie très rapidement, difficile de la rattraper vue notre petite voiture, tout juste bonne de poursuivre une mobylette dans une descente ou au mieux prendre un virage et de se retrouver sur le toit, nous n’avions ni gyrophare, ni 2 tons, une simple plaque lumineuse Police visible à 2mètres, la seule solution, j’avais pris peut -être par chance ou par hasard le numéro d’immatriculation de la voiture, correspondant au département ainsi que le modèle et apparemment un homme à bord, aussitôt la logique était là le véhicule poursuivi n’était plus à notre vue même lointaine, mais pendant tout ce temps TJ en transmission direct avec la sic salle de commandement avait donné toutes les informations et quelques minutes après une voiture annonçait , véhicule intercepté, TJ demande le transfert de l’auteur à la PJ départementale où nous nous rendons afin de voir et pourquoi cet individu , manifestement en règles, sans arme avait pris la fuite en nous voyant.

Arrivés au siège de la Brigade territoriale aujourd’hui appelé SDPJ, l’audition était commencée puisque nous sommes dans un service rompu quotidiennement au plus grand banditisme dépendant directement de la DCPJ direction centrale de la police judiciaire, sise 36 Quai des Orfèvres à Paris, ainsi qu’à Nanterre depuis quelques années du fait du grand nombre d’effectifs .

Manifestement nous faisons choux blanc, le conducteur, un brave homme d’une quarantaine d’années nous informe seulement qu’à sa décharge , il a cru que nous voulions l’agresser et c’est pourquoi qu’il a pris la fuite, ce qui est confirmé par les fonctionnaires de police qui l’ont interpellé suite au message général, vérifications d’usages, domicile, travail et fichier , l’homme inconnu de nos services n’a jamais été mis en garde à vue numéro2, seulement en vérifications et nous lui avons présenté nos excuses contrairement à l’IGS qui elle beaucoup plus agressive ne s’excuse jamais et aurait mis la personne en GAV sans motif comme à leur habitude.

Nous saluons nos collègues de la BT et reprenons notre ronde sur le secteur mais nous excepté quelques petites vérifications nous ne trouverons rien de mieux, je  fus ravi de ce moment passé, à l’inverse avec un homme de 50ans un vrai policier , comme on dit il en voulait encore et pas le dernier à interpeller un individu suspect, à l’inverse des collègues de ma brigade qui eux ne pensaient qu’à leur appéro ou de tourner à droite pour éviter d’entamer une procédure.

Pour ma part le service terminé, comme nous demeurons dans le même immeuble, on rentre à la maison pour lui prendre son déjeuner et pour moi ma journée était terminée, il me dit étant de garde sur le département qu’il voulait bien me prendre encore avec lui, je rentre chez moi, en attendant avec impatience le soir et la nuit où là de toute évidence notre mission sera différente mais toujours en police judiciaire et seul sur le département, puis un changement de voiture un peu plus puissante.

Seul à mon domicile j’en profitais pour me reposer un peu pour affronter la longue nuit, mais que du bonheur à venir, enfin je le souhaitais.

Un appel téléphonique à mon domicile

 

La fameuse personne, rencontrée avec la voiture ressemblant à un véhicule banalisé se manifeste, comme elle est militaire à deux pas de mon domicile me propose de se rencontrer, je l’invite avec plaisir à mon domicile, il s’y rendit très rapidement, je lui présente ma mère avec qui je vis puisqu’elle est seule, puis nous parlons lui et moi, je ne sais plus trop mais je ne devais pas travailler le lendemain il faut se souvenir que je parle de choses qui se sont produites il y a plus de 30ans, et bientôt je vais aborder tous les problèmes dont j’ai été victime en dehors de mon travail, ce qui est l’objet principal de ce roman, puisque je l’écrit en cette année 2007, je n’ai pas oublié le mal que j’ai vécu où en aucun cas j’étais fautif de quoi que ce soit, je dirai juste un peu naïf et on a profité de ma jeunesse et d’une certaine confiance.

Je décide ce soir là qu’on aille prendre un verre en ville à Paris situé à quelques kilomètres de mon domicile, et à cette heure il n’y a personne dans la rue puis j’avais envie de conduire ma voiture et de décompresser un peu. On arpente un peu les rue de paris très jolies, surtout les beaux quartiers que j’aime beaucoup, quant à coup sur un boulevard passager , un ralentissement important se fait sentir, on se demande ce qu’il se passe, mais moins de croire ce que je vais voir, je me dis décidément, même en dehors du travail, je tombe encore sur quelque chose d’important, j’aperçois de a fumée , je me dis c’est une voiture qui a pris feu, comme ancien pompier et policier, je tente de passer mais la route est bloquée, mon idée se concrétise très vite j’entends les deux tons des pompiers et de la police, puis la circulation reprend et j’arrive presque sur place , je vais voir avec le copain qui m’accompagne, me gare à deux mètres de là, je me présente au chauffeur de la voiture de police et lui demande que c’est il passé, en tant que collègue il me répond avec sincérité et précisions, que l’appartement très chic donnant sur la rue a été victime d’une explosion et que le propriétaire est une personne très connue de la télévision, malheureusement aujourd’hui disparu, je compris très vite ce qu’il s’était passé, puis je vois arrivé en robe de chambre le propriétaire que j’ai reconnu uniquement à sa voix très caractéristique.

Il monte dans le car police secours, qui le transporte pour des légères blessures à l’hôpital du secteur le plus proche.

En ce qui nous concerne, nous allons prendre un verre dans une jolie brasserie proche du lieu, puis reprenons notre petite ballade en continuant de discuter de l’explosion .

Il commence à se faire tard, on convient de rentrer à la maison, il reprend sa voiture et on se dit à la prochaine en se souhaitant une bonne soirée.

Suicide par défenestration

Fin de matinée, un appel radio nous demande de nous rendre dans un grand ensemble, on ne peut pas dire qu’à cette époque c’était comme on le dit maintenant des quartiers, mais cela commençait surtout quand il y avait des grandes tours, dont les ascenseurs ne fonctionnaient pas, ou sentaient l’urine, pas spécialement de chien .

Cette fois nous nous rendons à l’adresse indiqué avec précision, de grands cris, des pleurs se font entendre dès notre sortie de l’ascenseur, ce qui confirmait bien le but de notre interventions, les pompiers et le SMUR nous suivaient, la mère de la victime nous dirige vers une chambre dont la fenêtre est grande ouverte, je regarde et je vois que celle ci donne sur d’autres immeubles de 4 étages qui entourent ces tours et sur la terrasse de l’un d’eux je vois une personne allongée face contre le sol.

Notre but ainsi que ceux des secours c’est d’aller au plus vite même si on se doute du résultat il n’est pas question de laisser cette personne ici, nous attendons l’échelle des pompiers qui a été demandée et nous accédons sur le toit du petit immeuble de 4étages, sans surprise le décès était bien réel, comme à chaque fois, demandons un officier de police judiciaire sur place, car rien nous affirme que la personne a sauté ou qu ‘elle a été defenestrée, la pj donc saisie se charge de l’enquête apres les constatations d’usage ainsi que l’enquête préliminaire.

Comme à notre habitude les pompiers descendent le corps sans vie de ce jeune homme de moins de 18ans, nous ne saurons pas pour quel motif il est en ait arrivé là, malheureusement notre rôle de policier est de le transporter au funérarium, ce que je fis.

Un cortège officiel

A chaque départ ou arrivées d’un cortège officiel, en plus d’un certain nombre de véhicules équipés de collègues du SPHP service de protection des hautes personnalités, notre mission se résumait environ 1hoo avant le passage du cortège de surveiller tous les ponts qui franchissaient l’autoroute et d’interpeller ou de faire évacuer chaque personne ou véhicules s’y trouvant.

Assez fastidieux comme circuit, avec toujours le risque d’un attentat, surtout si cela se passait sur notre secteur, mais heureusement il n’y a jamais rien eu durant mon affectation, certaines personnalités toujours plus vulnérables que d’autres, le parcours était l’autoroute paris – roissy – roissy – paris.

Les rondes pour ce genre de service se faisaient au moins une fois par jour, il est vrai qu’à cette époque vers les années 1980 il y a eu moins d’attentats de ce type, mais de nombreux autres en plein Paris sous d’autres formes.

Un appel général de la salle un peu spécial.

Je me souviens bien c’était presque en fin de matinée, à bord de ma relique de j7, j’entends à la radio comme rarement de cette façon : » Appel urgent de la salle à tous les effectifs fixes et mobiles de la part de la salle de paris z1, des individus très dangereux viennent de s’évader d’une prison de Paris, coups de feux échangés, un évadé blessé voire dcd, dès à présent PDF Plan de dissuasion Fixe à tous les véhicules ainsi que tous les véhicules de tous les services disponibles doivent sortir, et s’équiper de matériel lourd, avec contrôle systématique de tous les véhicules avec les plus grandes précautions, de TN 9x il est xx heure message terminé » La radio qui s’était tue pour la 1ère fois pour des circonstances pareilles, se remet à émettre de partout, tous les véhicules annoncent leur mission et prennent place suite à l’ordre de la salle, tous les fonctionnaires à terre et le contrôle commence, il est vrai qu’après notre surprise, tous les conducteurs et passagers contrôlés de manière approfondie, se demandait bien pour quelle raison il y avait tout ça, pour tout dire c’était l’évasion de l’ennemi public numéro 1, évadé avec ses lieutenants de la prison de la santé, les médias ont relayé l’information par la radio et la télévision et les conducteurs commençaient à comprendre le déploiement énorme de policiers avec mitraillette face aux voitures non au conducteur à chaque interpellation.

Ceci a duré plusieurs jours 24/24h, de plus pendant la même période un homme d’affaire avait été enlevé ce qui pouvait laisser penser que cela était lié à l’affaire , car nous savions que des évadés ont besoin avant tout d’argent afin de se cacher au plus vite.

Après la diffusion du portrait du principal évadé qui portait différents déguisements, de nombreux appels de personnes le voyaient partout, et systématiquement aussitôt un gros service de Police judiciaire c’est à dire la BRI et la BRB étaient saisis de l’affaire et se rendaient sur place vérifier les infos.

Quant à nous après plusieurs jours le PDF a été transformé en PDM Plan de dissuasion mobile, ce qui ne plaisait pas à de nombreux collègues, pour ma part comme chauffeur je rondais partout, sachant bien que cela servait à rien , il y avait bien longtemps qu’ils avaient trouvé leur planque, il faut savoir qu’une évasion se prépare avec des complices extérieurs.

Nous tournions plutôt près des banques car c’était le seul lieu où on pouvait tomber dessus, l’idée se révêla concrète car nous apprenions un braquage dans une banque proche de nous, avec un vol d’un gros butin mais pas de victime.

Les gros services de Police judiciaire avec toutes les informations qu’ils possédaient et très vite ont pu loger le fameux Jacques, mais restait le moyen de l’interpeller, c’était pas sa première évasion, mais il avait vieilli et avait sûrement plus la même attitude, il vivait dans un appartement non caché de Paris et menaçait de révéler certaines informations .

N’étant pas dans les secrets d’état et même si j’en savais plus, je respecte le droit de réserve et ne peux divulguer des informations dont j’ai pû avoir connaissance comme beaucoup de policiers.

Après plusieurs mois, il fallait se rendre à l’évidence du côté police et truands, une issue allait définitivement se mettre en place avec toutes les protections possibles devant cet homme extrêmement dangereux, qui était même disposé à se suicider au lieu de retourner en prison.

Un jour comme j’ai déjà dit ce que tout le monde sait, un énorme dispositif de Police a encerclé tout un secteur de paris, il n’y avait pas un particulier mais que la Police jusqu’aux passants, taxis etc…et un dispo qui ne pouvait qu’empêcher notre ami de s’enfuir.

Je ne raconterai pas l’interpellation, qui pose polémique à ce jour encore, j’avoue ne pas en savoir plus , les ordres venaient de trop haut. L’individu évadé a été bloqué par des véhicules n’a pu réagir, des coups de feux ont été tiré, et l’individu n’a pas eu le temps de riposter, l’affaire dit qu’il risquait de faire sauter sa voiture avec lui comme il l’avait promis.

L’individu a été retiré de sa voiture décédé et transporté à l’IML Institut médico légal, et sa voiture au siège de la Police Judiciaire de paris .

Cette cavale s’est déroulée ainsi, et a pris son issue finale ce jour là, je ne porte aucun jugement ni avis , je relate uniquement les faits que j’ai pu avoir comme de nombreuses personnes à ma connaissance, seuls les services spécialisés étaient présents sur place, pour ma part j’ai suivi cela grâce à notre radio, mais je n’ai rien vu en direct de mes yeux.

Si j’ai raconté cette histoire, ça a fait parti d’une mission quand même très importante pour nos services.

Quelques temps après j’ai aussi été informé du rapt d’un grand homme d’affaire qui a été libéré dans des circonstances désagréables quelques temps après, cette fois aussi un PDM et un PDF ont été mis en place, il y en a eu d’autres les mois qui ont suivi.

Une rencontre interessée

Il faisait beau ce jour de printemps , quand sur un service extérieur je gare ma voiture personnelle pourvue d’un écusson qui permet de se reconnaître entre policiers, moins face aux contractuelles, qui par jalousie ou par zèle voire incompétence n’en tiennent pas compte, j’opterai bien pour les trois, puisque j’ai déjà vu des voitures  banalisées tenter de se faire mettre en fourrière Il y avait pourtant le panneau lumineux Police accroché au pare-brise, une radio bien visible avec son micro, et le comble l’antenne de 20 cm bien chromée avec son embase formée d’une fixation sous forme de boule blanche, c’était une voiture de police urbaine pas de police judiciaire ou sur ces dernières la tolérance pourrait se faire comprendre du fait que tous les points cités existent mais cachés, jusqu’à la vraie fausse plaque d’immatriculation afin que la voiture se confonde avec le département où elle opère.
Je descends donc de ma voiture afin de prendre mon service en civil, quand tout à coup je vois sur le parking réservé aux véhicules des fonctionnaires à l’occasion de cette grande fête, où il y avait même un poste de Police, 24h/24. Je remarque un break peugeot qui fait comprendre de suite que c’était  une voiture officielle de service vue la plaque d’immatriculation, ainsi que l’antenne courte sur une aile.
J’aperçois un homme , encore plus jeune que moi d’apparence se diriger vers cette voiture que je regarde avec insistance, n’ayant jamais vu encore ce modèle, pourtant lors de mes visites obligatoires  de contrôle des véhicules administratifs, j’en avais déjà vu beaucoup, dont celles de la BRI une renautl R 16 où j’ai remarqué son patron très médiatisé au volant des mois après.
Je dis bonjour au jeune homme, et lui demande de quel service est il par simple curiosité, il me répond : « la spéciale », ce qui ne voulait ren dire pour moi, mais ne sachant à qui j’avais à faire et que manifestement le conducteur ne voulait en dire plus, je me tais puis me dirige vers le poste pour me présenter et me restaurer, il y avait toujours de super sandwichs, à des prix défiants toute concurrence, vu le mouvement de personnel, différents et permanents.
Quelques temps après j’entreprends ma mission avec d’autres collègues et je revois cette fameuse Peugeot dont le chauffeur était toujours au volant, je demande à mes collègues de mon groupe s’ils savaient qui c’était, ils me réponde que non, sans y attacher la même importance que moi, mais vus les propos de la personne je devenais suspicieux sans rien montrer, mais j’avais quand même relevé le numéro d’immatriculation.
Je retrouve ce jeune pendant ma ronde, qui manifestement tente de m’aborder, ce que je ne refuse pas, puis nous nous mîmes à parler de tout et de rien, puis je réitère ma question, de quel service il était, il me sent assez sympa et prêt à tout comprendre, il m’avoue ne pas être de la Police, mais que sa voiture avait un équipement tout comme, de plus le numéro d’immatriculation était réeel, mais avais été choisi par lui volontairement, il m’ a expliqué la façon que je ne connaissais pas, elle est parfaitement légale mais faut juste un peu de chance, parfois une connaissance, demeurer ou avoir une adresse à Paris en 75 mais sans m’en dire plus, j’avais compris, mais cela ne m’intéressait pas, puis nous rejoignons sa voiture, et m’explique les détails laissant penser à un vehicule administratif, notamment la petite antenne puisqu’il avait un récepteur radio multi bandes avec lequel il recevait toutes les fréquences radios de la police et autres.
Étant passionné de radio depuis des années je m’intéresse de près et il m’explique que ce matériel se vend  sans problème en toute légalité, puis nous lions un peu plus amitié de plus qu’étant domicilié à Paris il faisait son service national comme sous officier à deux pas de chez moi.
On s’échange nos téléphones puis on se reverra ultérieurement, ma mission terminée nous rejoignons chacun nos véhicules  respectifs et partons.

Un suicide mémorable

Cet après midi je suis à côté de mon collègue radio attendant la possibilité de sortir de plus que je suis chauffeur Police Secours, mon rôle est de conduire  après avoir vérifié tout le matériel nécessaire  et de faire les réapprovisionnements dans le car, par exemple les fameux alcootests.
Je me plais à écouter le traffic radio sur tout le département, quand à un moment  retentit  dans le haut parleur: De TN 9x pour ma circonscription, tentative de suicide par hydrocarbure, le SAMU et les pompiers se rendent sur place, adresse communiquée, je cours appeler les collègues en criant urgence , départ Police Secours, je saute au volant gyro , pleins phares , 2 tons et le vieux j7 poussif  tente de s’élancer au mieux  afin de se rendre sur les lieux au plus vite, comme je l’ai toujours dit, je travaille dans la ville où j’ai vécu longtemps, je connais beaucoup de monde , surtout que cette affaire se situait dans le fameux café, où jeune j’allais jouer au flipper, le même où j’étais quand j’ai bondit une après midi avant de rentrer dans la police  pour aider les collègues pour interpeller des voleurs qui s’enfuyaient, qui m’a valu  les félicitations du Préfet.
Ce café tenu par une femme toujours dépressive et un homme ancien légionnaire, avec qui j’échangeais quelques mots tout en m’amusant à jouer. On arrive sur place, faut reconnaitre que beaucoup ont été surpris de ma conduite, mais aucun mérite, j’avais que 3ans de permis , et avais conduit des ambulances, des véhicules de secours , j’aimais ça, surtout l’adrénaline est très forte, il ne faut pas oublier le but c’est d’aller secourir quelqu’un pas d’attraper un accident, c’est à dire de bien anticiper la conduite des autres usagers, tout en leur montrant qu’ils doivent nous laisser passer, mais véhicule prioritaire certains paniquent, le mieux quand un véhicule sirène hurlante  est derrière vous, une chose à faire pas essayer d’aller plus vite que lui, s’arrêter et se ranger  de même à un feu se ranger pas franchir le feu, on trouvera toujours le moyen de passer sans risque si les choses se produisent comme ça.
Arrivés sur les lieux je me doutais bien que c’était la femme qui avait tenté ce suicide, comme toujours surtout à un carrefour assez emprunté quelques badauds, connaissant très bien ces propriétaires du café, je veux m’en assuré, le SAMU était déjà là, et une chose horrible , je vois la femme dépressive que je connaissais depuis si longtemps , allongé sur le sol le corps sans vie. Je m’approche du droguiste, qui était aussi sur place que j’ai connu à l’âge de 6ans, c’est souvent de chez lui que venaient mes petites voitures en métal DinkyToys, je lui demande comment cela c’est passé, il me répond que le matin même elle était venue lui acheter 2 litres d’acide chlorydrique prétextant un motif  sans plus, il me dit avoir été surpris de cet achat important, puis la dame a traversé la rue pour retourner dans son café, je n’en sais pas plus ajoute t il.
Je réfléchis rapidement, mais l’ayant toujours connu suicidaire, je me doutais bien que cela  arriverait un jour, mais jamais dans ces conditions, elle a bu l’acide pur, je ne sais plus la quantité, a du crier le martyre, et il évident que tous les organes ont été détruits, je ne vais pas vous faire un descriptif plus approfondi, des suicides j’en avais vu mais heureusement beaucoup se sont des prises de cachets, qui manifestent beaucoup plus un appel au secours de la part de l’entourage de la victime, s’il n’y a pas une prise d’alcool associé, le docteur fait faire un bon lavage d’estomac qui est extrémement douloureux afin que la personne n’ai plus l’envie de recommencer.
Il faut savoir que tenter de se suicider, est un délit, réprimé par le code Pénal car nul ne peut tenter un homicide sur une personne, c’est une loi nulle certes, mais que nous relevons jamais heureusement.
Comme dans tous les cas d’une personne décédée à domicile dans des circonstances  étranges, nous demandons l’intervention d’un Officier de Police Judiciaire sur place afin de constater le décès.
Nous attendons un petit moment, sa présence sur les lieux, le SAMU et les Pompiers se retirent puis nous transportons cette pauvre femme au funérarium de l’hôpital.
Jamais on ne s’habitue à voir un corps sans vie, surtout lorsque l’on a connu cette personne pendant des années, c’est moi qui l’ai transportée, un peu plus calmement , le 2 tons n’était pas utile, nous n’en n’avions pas fini, puisqu’après fallait retourner au service pour la rédaction du rapport.
Quelle triste journée, je m’en souviendrai aussi toute ma vie.
Cette pauvre madame Jean comme tout le monde l’appelait, qu’elle repose en paix, je ne saurai jamais pour quelle raison elle a fait ça, il lui en a fallut du courage.

On m’annonce une bonne nouvelle

Au cours d’une tournée, un officier me propose de passer le stage de chauffeur, je fus assez surpris, mais j’acceptais , ça m’a toujours plu , j’ai conduit dès l’âge de 18ans, tous les types de voitures légères , j’aime même été quelques jours chauffeur livreur avec un estafette, et un j7 sans compter les ambulances quand je circulais en me faufilant c’était donc un énorme plaisir pour moi, mais cette fois le permis n’était pas le même c’est le  transport en commun, sur des petits cars de 25 places donc me voilà inscrit pour la prochaine session qui doit se dérouler sous 15 jours. Je me retrouve au service technique de la Préfecture de Police à Paris, à 20 mn de chez moi et cela pour une période de 15 jours.
Pour pouvoir accéder à ce stage il fallait passer des tests psychotechniques dispensés par la RATP, que les chauffeurs de bus passent avant d’être un machiniste. Je me rends , dans leur école avec ma convocation, espérant que cela ne sera pas trop compliqué, car ce genre de tests, je n’ai jamais compris comment ils peuvent évaluer l’aptitude ou non, j’avais passé les mêmes pour incorporer les Pompiers, c’est souvent plus, une question de logique que de degré de difficulté, mais comme il y a une sanction à la fin , l’angoisse de se tromper fait partie aussi de ce système de test, je me dis comme à chaque fois sauf problème de santé, je  réussis à ce jour presque tout ce que j’ai entrepris, il ne doit pas y avoir de problème. Quant tout est fini on nous informe que nous serons informés des résultats par nos services sous peu.
Quelques temps plus tard, le secrétaire , dune façon non officielle, mais pour m’être agréable m’informe que je suis apte et que je vais rentrer en stage de conduite la semaine d’après, ce qui me sera notifié sous peu par un de mes supérieurs .Comme prévu je me présente au stage, je vois  un groupe qui attend , je m’y mêle, comme à l’habitude je suis toujours le plus jeune. On partage le groupe en deux équipes, une chance un vieux car et un neuf, j’hérite du tout neuf, de couleur grise avec à l’avant et à l’arrière la mention sur fond jaune  AUTO ECOLE, mais nulle part était indiqué Police, heureusement  car nous sommes tous en tenue , mais difficile de voir que c’est une  Auto Ecole de la Police, cependant j’étais gêné en aucun cas, puisque content, mais en plus de la conduite il a fallu apprendre le code de la route, qui diffère beaucoup de celui des autos, mais tout c’est bien passé.
La première fois que j’ai pris le siège conducteur, j’ai été impressionné devant ce monstre, qui ne se conduit pas comme une voiture surtout que les directions assistées n’existaient pas encore sur ce modèle, mais je ne me suis pas plaint , on avait le tout neuf. Nous nous promenons le matin et l’après midi dans toute la région Parisienne, chacun avait son temps de conduite , le reste on regardait par la fenêtre et on allait rendre visite à tous les commissariats, l’important était de réussir à apprendre à bien conduire ce véhicule comme si c’était un bus de la RATP, sans jamais provoquer des gestes ou des arrêts brusques et parfois passer dans des endroits difficiles, je ne regrette rien, tout allait très bien, il  suffit de prendre le gabarit du véhicule dans l’oeil, de bien régler ses rétros latéraux et surtout faire attention au porte à faux, chose que nous rencontrons jamais avec une voiture ou même avec une camionnette, puis apprendre sur le bout des doigts certaines pages spécialisées pour ce véhicule dans le code de la route qui aura lieu oralement.
Je me souviendrai toute ma vie, nous étions à Neuilly proche de l’hôpital américain quand nous avons vu un cortège funèbre imposant, c’était les obsèques de Jean Gabin .
Tous les jours pendant ces deux semaines ce fut la même chose et comme il faut toujours une fin, le jour tant attendu arriva, chaque personne une par une passe dans un bureau avec un examinateur, puis arrive mon tour, et les questions commencent, je réponds tout bon. Je venais d’avoir le code, même mon moniteur a été surpris, en dehors d’être moniteur c’est un Policier comme moi, je me prive pas de lui dire : « Oui je sais suis jeune » Puis nous prenons le véhicule, qui pour tout le monde  après deux semaines n’était qu’une formalité, et de retour au garage  chacun avait son permis .
J’étais très content, pensant que j’allais pouvoir conduire nos véhicules de service  en rentrant, mais c’est l’administration, que ce soit pour les particuliers ou même en interne c’est toujours très long, j’ai du attendre encore plusieurs semaines.
Mais un mal pour un bien, je suis tombé dans une autre brigade encore plus mauvaise que la précédente, je devais surtout rien voir, pas de feux rouges franchis, surtout pas de chasses, je compris très vite mais j’en n’étais en aucun cas surpris, de ce fait pour avoir la paix, je ne voyais rien non plus, j’attendais toujours avec impatience un appel de la SIC salle d’information et de commandement, à qui on ne peut rien refuser.
Avec un autre collègue avec qui j’avais passé le permis, on s’arrangeait toujours à venir environ 30mn avant la prise du service quand nous étions chauffeur, surtout pour l’après midi, car s’il y avait un appel urgent à 11h45, je prenais le volant et inversement, car parfois on pouvait partir pour 30mn ou 2h voire plus, même si les heures supplémentaires étaient bien récupérées, c’était notre système mais que nous deux lui n’était pas si jeune la trentaine mariée des enfants et était sorti de la promotion précédent la mienne, encore un qui est parti ailleurs, quand je suis tombé malade, ne savait donc rien de ma situation.
En résumé me voila chauffeur auxiliaire apte à conduire tous les véhicules, c’était devenu plus intéressant mes missions, mais c’est aussi parce que les vieux ne voulaient pas , car il y a un risque si on touche, ce qui m’est arrivé une fois .
Je prends mon service un soir, et on me dit de prendre un véhicule que l’on avait récupéré spécialement à l’occasion d’une grande fête internationale, d’aller relever des collègues qui étaient sur place. Je roulais normalement  avec un j7 banalisé, qund tout à coup je vois un véhicule venir sur moi, un mur sur ma droite je n’ai rien pû faire que freiner, prévenir tout le monde du choc, il s’agissait d’un automobiliste ivre, qui ne pensait peut être pas que nous étions un véhicule de police pourtant il y avait un gyro, mais de loin il n’a rien vu. Je venais d’être nommé, quelle peur j’ai eu pour les problèmes administratifs, il a fallut appeler un autre véhicule pour faire le constat, l’individu a été transporté à l’hôpital pour la prise de sang puis mon équipage et moi même avons été entendu par nos services, l’ IGS n’a pas été saisie cette fois, nous nous sommes juste présenter au tribunal pour témoigner et je n’ai rien eu…
Quelle chance. Le conducteur a été bien puni mais je ne me souviens plus de la peine.

Une réanimation d’urgence

Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, connaissant ce commissariat, puisque déjà situé dans la ville où je demeure, de plus j’en ai entendu tellement c’était le seul proche de chez moi où je ne voulais pas aller, sans parler des locaux, la hiérarchie et les collègues assez âgés pensant plus à la retraite ou aller draguer leur copine pendant le service .

Il va de soit comme Police Nationale, nous avons un  seul véhicule le car Police Secours, qui bien-sûr  servait à tout, heureusement que nous étions en liaison direct avec  le 17 qui nous donnait du travail ‘urgent, soit accident de voie publique, ivresses manifeste et publique, tentative de suicide, assistance à chaque intervention pompiers, ce qui rendait nos missions plus adaptées à des fonctions de Police telle que je le souhaitais, le reste du temps c’était la ballade à pieds souvent seul , sauf si des situations nationales étaient engagées pour notre sécurité nous étions toujours deux, le reste du temps la permanence, comme écrit précédemment des heures à attendre, le temps  pendant lequel j’étudiais mes cours.
Un jour sur appel du 17 police Secours, en ronde on nous annonce femme inanimée à domicile, dans ce cas la plupart des chauffeurs reprend la conduite de ses 20 ans, 2 tons hurlant, les voitures se faufilent et nous laissent passer l’urgence à notre arrivée est réellement motivée, c’était un ensemble genre barre d’immeubles de banlieue ou péniblement nous avons pu prendre un ascenseur en espérant qu’il nous même au plus vite à l’étage.
Sur place le fils nous attend , sa mère sous signale t il une dame assez bien portante qui ne respire plus, dans ces cas les secondes comptent, mon chef me fait signe de tenter de la ranimer sachant que j’avais été Pompier de Paris, sans réfléchir, sans appréhension, je me mets à pratiquer cette respiration artificielle pendant qu’un autre collègue se met à prodiguer le massage cardiaque externe, il suffit de placer bien ses deux mains pendant que l’autre personne fait des insufflations  dites bouche à bouche, comme par hasard c’est toujours comme ça le SMUR a mis un temps fou à se présenter et mon rôle quand nous avons commencé cette réanimation nous devons l’arrêter uniquement sur accord du médecin, n’étant pas habilité à déclarer la personne en état de mort clinique ou biologique, enfin le SAMU avec toute son équipe arrive sur place  et au moment où le médecin  s’approche fait les gestes  il me fait signe, que c’est fini, je peux dire que c’était pas ma première intervention de ce genre mais ça fait toujours de la peine surtout quand on a la famille pas loin, mais en ce qui nous concerne, pour diverses raisons, la première l’ambulance SMUR  ne doit pas transporter de personnes décédées pour être constamment disponible, entre temps les pompiers arrivés eux aussi sur place  déposent le brancard souple dans notre car PS en vue d’un transport au funérarium ce que nous fîmes comme à chaque fois.
Puis le véhicule devient indisponible pour nettoyage complet, ce qui explique sur une ville de 40.000 habitants un seul car PS pour une seule affaire , il va être indisponible sur la commune pendant plus de deux heures, auquel cas si une autre affaire urgente se produit, il faudra faire intervenir un véhicule d’une autre commune et inversement une autre fois d’ou le manque de matériel de secours.

Une ronde à pieds accompagné d’un ancien

 Cette fois j’arrive pour 12.00h donc 11h45 toujours au moins 15mn avant, venir travailler me plaît en plus je l’ai choisis et depuis des années, au risque de me répéter sauf le seul commissariat où je ne voulais pas aller, de plus pas de moyens , d’autres ont des voitures en plus voire plusieurs police secours et un car de ronde.
Donc il est vrai que ça me mine et j’ai bien hâte de devenir titulaire dans quelques mois et demander une mutation interne où les gens aiment bosser.

Mon affectation du jour pour ne pas dire si j’en avais eu envie je peux aller me cacher dormir dans un coin, c’est d’aller pour une première en compagnie d’un collègue, un ancien, mais y a que ça, contrôler des voitures et dresser quelques PV stationnement, sans radio, donc pas de surveillance c’est vrai mais pas non plus moyen d’appeler nos secours pour quoi que ce soit.

Nous voilà partis calmement après avoir pris le café que chacun doit payer ce qui permettait de faire un repas avec les bénéfices tout ensemble une fois par an. Je vois juste devant nous une voiture griller un feux rouge, le collègue me dit laisse tu n’as rien vu sinon il va encore retourner au service faire un rapport circonstancié sinon ça sert à rien, on va aller voir un pote à moi qui a une boucherie, vue ma jeunesse mon ancienneté, je ne peux qu’obéïr, me disant mince si c’est ça le travail cet après midi c’est pas la joie, au loin j’entends le deux tons, je préfère ne pas y penser , ça sera mieux demain toute la tournée on l’a passé à aller dire bonjour à des commerçants de ses connaissances mettre quelques pv, puis 30 mn avant la fin du service rentrer prendre le jaune, pas pour moi et attendre l’heure de fin de service, il est vrai on ne peut pas dire que ce fut éprouvant, mais je ne suis pas rentrer dans la police pour ça.

Je rentre à la maison , pour reprendre demain à 6h30 12hoo et la journée sera finie. Je raconte à maman un peu ce que j’ai fait sans trop développer ce que je trouvais sans intérêt , puis comme d’habitude elle a préparé un bon repas, on mange ensemble puis un peu de télévision et au dodo demain lever à 5h30.

Il est 19h00 seconde reprise du service

D’autres nouvelles personnes que je n’ai jamais vues sont là et l’équipe d’après midi part, celle que j’avais croisé à midi, puis comme le matin, toujours face au comptoir ce que l’on appelle chez nous le bas flanc l’appel commence et les affectations du service, cette fois on me dit permanence2 j’avais entendu ce mot mais je ne savais pas ce que cela voulait dire, en fait c’est ce que l’on nomme le planton, nous sommes donc 3 ou 2 voire 1 pour cette vacation tout dépend l’effectif, malades, repos, ou récupérations d’heures.

En dehors de la mission de planton les autres font un peu ce qu’ils veulent selon l’heure, le chef etc…à la condition que si une personne se présente en dehors des heures de bureaux, il y a quelqu’un pour prendre la déposition sous forme de main courante, ce qui signifie que Monsieur x est venue tel jour à telle heure nous signaler un fait, et souvent on lui propose de revenir aux heures de bureaux s’il veut aller plus loin, car nous ne sommes pas habilités à en faire, plus c’est la loi, en revanche si il y a urgence on appelle la SIC salle d’information et de commandement qui nous dirige un OPJ sur place, compétent sur tout le département, nous relevons l’identité et mission terminée.
Je traîne dans les couloirs enfin c’est un grand mot il yen a qu’un, puis je vais m’asseoir et faire connaissance avec le responsable radio, j’adore ça. Pour situer un peu le département de la région parisienne qui dépend de paris c’est à dire le 92/93/94 et le 75 le découpement est fait ainsi: il y a une direction départementale
des polices urbaines DDPU qui dirige tout le département , puis 3 districts qui dirigent eux des circonscriptions, mais la priorité reste à la DDPU ou se trouve la SIC que l’on nomme TN 9x et les districts TN1 TN2 et TN3 et les commissariats TN et le nom de leur ville pour la police secours PS et le nom de la ville et l’indicatif général du commissariat plusieurs chiffres c’est un peu technique mais c’est simple toutes les voitures légères sont des TV et selon le chef de bord le T reste au profit d’une lettre par exemple un opj sera tj un patron ti et lieutenant tl un commandant tk toujours suivi du code de son service.
Voila à l’école on n’a eu un cours avec les spécialistes de la radio de paris qui est tn Z1 , ais cette fois en écoutant bien et avec les explications de mon collègue radio, lui faisait que ça, j(aime la radio, mais je voulais pas postuler pour ce poste toujours enfermé,et puis dans tous les véhicules je pouvais écouter même si je ne pouvais pas parler encore.
A mon tour de retourner faire le planton, je me mets dans la guérite il fait nuit, j’attends car si j(aime tout ce que j ai fait jusque là, je me demande ce que je fais la dedans mais peu importe c’est comme ça, il y a un chauffage et il marche en plus c’est sympa ça mais tout est ouvert , pas grave j’attends c’est ma mission, sûrement pour montrer que nous sommes ouvert .
Tout à coup j’entends plein de bruit et des collègues sortir en courant monter dans le car le vieux chef arrive comme il peut à sa place à l’avant droit le gyro en marche il illumine cette nuit noire et c’est parti sur les chapeaux de roues le vieux j7 poussif est parti, j’entends le 2 ton peu de temps après, je vois un collègue qui prend le frais , je lui demande , ils sont partis où, d’une façon désabusée il me dit : » sur avp accident de voie publique, à tel endroit, « , je dis mince c’est pas trop grave, il me dit  » je pense qu’il y a un mort ou deux on sait pas le SAMU et les pompiers sont partis aussi » je suis quand même surpris, devant cette désinvolture, mais comme je l’avais dit il y a quelques chapitres ce commissariat était rempli de vieux au bord de la retraite ou alors des planqués mais peu aimaient travailler. Une chance avec les nouvelles promotions depuis quelques années on ne fait pas Policier parce que l’on veut que la sécurité de l’emploi ou souvent en faire le moins possible, il est vrai que notre patron nous encourageait en rien, nous étions transparents, donc beaucoup de collègues arrivaient près à attendre la fin du service mais surtout pas pour travailler.
J’étais le plus jeune de plus je voulais grimper les étapes vite en travaillant en me faisant bien remarquer, pas en revenant bêtement avec des carnets de PV vide , mais malheureusement c’est ce qui plaisait le plus à la hiérarchie surtout le cycliste livré à lui même ou le piéton prouvait qu’il était pas aller se reposer.
Cette première journée est terminée, la PS n’est pas rentrée avant de partir je vais voir le radio, pour avoir des nouvelles de l’accident il me dit y a deux morts deux voitures de face, je me dis , un peu refroidie, ça devait pas être beau, pourtant des accidents mortels j’en ai vu mais jamais comme policier, puis je pars rejoins ma maison et vais me coucher, demain, je vais reprendre à 12h00 pour une nouvelle mission. Il est 23h30 maman se lève tôt je fais le minimum de bruit et à la douche puis au lit content de ma première journée.

Il est 6h30 première prise du service

Un bonjour à chacun et quelques mots en échange, on m’indique mon placard, puis tout le monde à l’appel et affectations des missions de chacun. A mon nom j’entends PS3 j’imagine que cela signifie Police Secours, donc monter dans le vieux j7 noir et blanc mais pourquoi 3, cela veut dire que nous sommes 3 dans cette camionnette deux banquettes latérales de chaque côté du véhicule, relevables pour pour pouvoir y poser un brancard ou tout autre objet et une perpendiculaire juste derrière la cabine puis une cloison métallique avec deux vitres en plastique coulissantes. Je suis donc PS3, je me renseigne du matériel que je dois prendre, j’avais ma mallette avec différents papier , j’en ajoute et je sais que le numéro signifie que la 3ème affaire sera pour moi, sur le rapport sera indiqué mon nom, que ce soit une affaire banale ou grave, sauf en cas décès la mission incombe au brigadier chef de car.

Voilà le chauffeur prend sa place comme s’il avait fait ça toute sa vie, le brigadier à côté, puis nous démarrons suis le seul jeune, il faut dire que la moyenne est plus proche de 40/45ans . La fameuse radio commence à émettre je m’approche le plus possible pour écouter, c’est aussi ma passion depuis longtemps , et voilà que le brigadier envoie un message au commissariat comme quoi nous sommes en ronde sur le secteur. Heureusement ce jour là le brigadier pas trop âgé est un homme qui aime bosser le chauffeur lui, va ou le vent le pousse, il est juste là pour attendre 12h00, à cette époque c’est la majorité, entre les anciens qui font ce qu’ils veulent, certains chefs qui viennent juste se montrer et repartent voir leur maîtresse, qu’on retrouve parfois dans leur voiture personnelle toute vitres pleine de buée dans une rue discrète d’une zone industrielle.

Mais ce matin là peu de temps après la ronde des voitures mal garées le chef nous dit d’aller verbaliser, ce que je fis avec maladresse pour la première fois, puis nous voilà repartis deux jeunes sur une mobylette, et c’est parti , le j7 commence à cracher son moteur , plus personne s’entend le 2tons se met à hurler les gamins bloqués sur le côté du trottoir, le chauffeur s’était réveillé, tout le monde descend et commence la vérification du véhicules et des individus, comme souvent dans ce quartier il fallait s’y attendre, personne a ses papiers, on propose gentiment aux personnes de monter la mobylette dans le car et de nous accompagner, voilà la première mission PS 1, mais de principe nous sommes une équipe et tout le monde travaille, sauf souvent le chauffeur, mais attention c’est pas une place de planquée, puis il peut donner aussi un coup de main aux autres collègues.
La vérif commence par une visite au domicile pour vérifier l’adresse, donc vu le matériel et l’effectif on rappelle par radio le collègue à mobylette de se rendre sur le lieu indiqué, puis il rend compte par radio, et nous dit que l’adresse est bonne, mais ce qui est moins bon c’est que pendant ce temps là un autre collègue s’est renseigné au fichier VV véhicules volés, et cette fameuse mobylette est sortie volée avec le nom du propriétaire et tout le reste.

Dès ce moment comme nous sommes qu’agent de police judiciaire nous n’avons pas le pouvoir d’entendre l’individu, et doit donc le conduire au service PJ qui eux vont l’entendre sur procès verbal le mettre en gav2 garde à vue que l’opj qui lui est à l’article 16 du cpp peut faire, pour nous à cette époque malheureusement l’affaire est classée, nous verrons que quelques 10ans après tout changera. Cette fois notre intervention est terminée à jamais, on verra quelques jours après sur un livre interne nommé l’OP ou on note toutes les infos , que suite à cette interpellation toute l’équipe est félicitée mais c’est tout, c’est juste pour dire qu’on a travaillé.

Comme notre mission est de faire des rondes quand on n’intervient pas, nous repartons, nous nous mettons à un lieu stratégique tout le monde dehors et contrôle des personnes au feeling, avec les précautions d’usage, ce qui signifie toujours un collègue en protection de celui qui interpelle, le jours encore on fait moins attention sauf si il est signalé certains cas particuliers à rechercher sur notre fameux livre l’OP ou appel général par radio, les choses changent.

Voilà comme tout le monde le sait, la fin de la matinée arrive et que faisait un policier après cette dure labeur, le jaune même un brigadier avait le surnom de jaunet, il n’était pourtant pas asiatique.

Pour ma part je me dirige vers mon placard, le ferme, et on me dit de revenir le soir à 19h00 jusqu’à 23h30, je dis oui biensur, suis surpris et demande à un collègue comment marche les horaires, il me répond c’est facile : » tu as une grande tournée comme aujourd’hui tous les 4 jours un matin seul tous les 4 jours et 1 après midi sur deux puis un jour de repos toujours le même en fonction des places, sauf que j’étais stagiaire je devais faire encore quelques mois à la direction départementale avec tous les stagiaires mutés dans le département 1 journée par semaine de cours théoriques et d’informations spécialisées.

Me voila totalement rassuré je salue tout le monde, et comme je ne bois pas je me sauve pour reprendre le service du soir à 19h00.

Présentation au commissariat,où je ne voulais pas aller

 Je connais très bien les lieux, mais de principe j’aime arriver à tous les rendez vous en avance, me voila parti 15mn  sachant qu’en 5mn suis arrivé, je me gare sur le parking sans difficulté face au commissariat, mon képi sur la tête, j’ajuste bien ma cravate, un dernier coup sur mes chaussures, suis en état de me montrer, nous étions plusieurs affectés dans ce service, mais aucun que je connaissais, il faut le rappeler nous sommes sortis de l’école à 1000 environ, si je remarque un collègue de vue, nous en reparlerons après de lui tiens…

Pour décrire un peu le cadre , puisqu’il avait déménagé quelques années d’un hôtel particulier en attendant une construction neuve, là ce sont des préfabriqués en longueur et une entrée un hall de 2mx2m et à l’extérieur la fameuse guérite du planton où en théorie il devait y avoir quelqu’un 24/24, hiver comme été, mais souvent le collègue se promenait pour faire passer le temps plus vite, devant un véhicule j7 Peugeot noir et blanc et une simca 1100 noire, j’appris que c’était la voiture du commissaire , et quelques vélos pour les anciens les privilégiés ça leur permettait de se planquer où chez eux ou chez une maitresse, puisque biensur pas de radio et 2 mobylettes que chacun pouvait prendre, pour se rendre seul à un point donné ou pour une opération spéciale appelé PDM {plan de dissuasion mobile] .

Après cette visite extérieure, je rentre donc on m’indique que c’est à droite je vois un genre de comptoir de bistro qu’on appelle le  »bas flanc »  et derrière un brigadier qui va et vient , nous étions effectivement attendus, mais je ne vois aucun des collègues que j’avais déjà vu, je reste calme dans mon coin au milieu des autres, on me dit : vous en me nommant par mon nom, brigade j2/j4 et d’autres j1/j3, répartis chaque stagiaire dans les brigades respectives on nous donne nos horaires et selon on revient l’après midi ou le lendemain.

Pour ma Part ce fut le lendemain vacation de 6h30 à 12h00, puis je m’en retourne à mon véhicule et repos jusqu’à demain.

Sortie de l’Ecole face aux officiels

Ce matin là une nuée de policiers en tenue toute neuve bien repassée, jamais portée, par petits groupes nous rentrons dans l’école, il y a une estrade notre simple cour de détente s’est transformée en cour d’honneur, beaucoup de voitures officielles, des motos, sont garées, je regarde ça content, inquiet , très heureux mais un peu angoissé, on m’avait prévenu suite à ma félicitation , je serai placé à côté du major de la promotion, je me dis, mais que va-t-il falloir faire dire ? je tremble , mon coeur bat très fort, tout le monde se met en place comme il se doit et commence la revue par tous les hauts fonctionnaires, c’est loin, je ne bronchais pas , je me suis laissé me parler puis la cérémonie s’est terminée , les officiels ont rejoint leur voiture un dernier mot du directeur et un au revoir à cette école.

Chacun discute une dernière fois entre eux, d’autres partent seul vers la sortie en saluant le planton, puis rejoignent leur voiture tout en étant très fière de porter cette belle tenue, depuis longtemps attendu pour certains dont moi.
Il fait très beau ce samedi matin d’aoüt 1976, je prends le périphérique après avoir traversé le bois , et me dirige à mon domicile, les voisins un peu étonné de voir un flic et de me reconnaître dans l’escalier, car c’était un immeuble tout neuf de 4 locataires, je sonne, personne, bon j’ouvre plus rien pas un meuble aussitôt je comprends, ma mère adorée qui est comme moi a toujours aimé faire des surprises avait déménagé.

Evidemment je le savais mais c’était prévu pour le mois suivant, je ressaute dans la voiture et me dirige à 5mn de là en voiture, toujours en tenue , n’ayant que cela sur moi.

J’arrive je vois un camion de déménagement je rentre tout le monde présent par la visite d’un flic en tenue, et j’embrasse ma mère pour ce beau cadeau, enfin notre premier vrai appartement depuis 20ans eh oui il est jeune le poulet pas encore 21ans, et un métier en main, une vie qui va se construire vite, puisque ma mère n’a que 25ans de plus il me reste du temps aussi pour trouver la femme de ma vie.

A l’époque je ne sais plus , mais déjà on gagnait bien notre vie pour un fonctionnaire sans compter d’autres avantages. Je visite cet appartement, pas très moderne dans un quartier de banlieue un petit 4étages ma voiture garée devant sans soucis de place, tout est une joie ce jour là.

Ma mère prévoyante m’avait réservé une tenue civile, je cache mon arme comme un bon élève et c’est parti pour le grand rangement, mais le service était déjà presque fini, restait juste les petites affaires, puis les déménageurs partent, il ne me reste plus qu’à attendre lundi avec impatience pour me présenter à mon service, je connaissais déjà un peu les lieux, même les coulisses, puisque c’est dans ce commissariat que j’ai fait ma première affaire en aidant des collègues qui m’a valut les félicitations du Préfet.

Pour fêter tout ça et cette journée on prend ma mère et moi la voiture pour aller déjeuner dans un restaurant plutôt que de s’ennuyer à chercher pour faire manger à la maison.

Le téléphone ne s’obtenait pas comme ça à cette époque donc pas d’allo pizza non plus.

A table je raconte à ma mère comment s’est déroulée la cérémonie avec les détails, l’angoisse, les félicitations , enfin un peu tout , puis nous retournons à l’appartement, lieu très pratique entouré de différents commerces ce qui nous permis de faire des achats pour le week end et être en forme pour lundi.

Seul, l’arrestation d’un voleur pendant mon stage à l’ Ecole

Je ne suis pas différent d’un autre, mais il faut savoir qu’à l’époque ou j’étais élève, sur le millier que nous étions pendant les cours même vue la  »grande qualité du travail de l’IGS’‘ plusieurs ont été exclus voire d’autres déférer devant les tribunaux pour des affaires commises avant l’entrée à  l’école.
La pénurie du travail commençait vraiment à se faire sentir , beaucoup étaient mariés et avaient déjà des enfants mais comme il y a avait une forte demande, beaucoup moins sélective que maintenant, chacun sait que le bac de grand père était plus difficile que l’actuel, il y avait de nombreux départs en retraites et renouvelés, pourtant il manquait du personnel déjà sans compter le matériel, dans tous les domaines, j’avais évoqué les armes, les véhicules de secours de vulgaires camionnettes , les sièges en bois sont devenus en skaï, mais pour circuler , même les mobylettes arrivaient à nous semer, ayant été chauffeur je sais de quoi je parle.

Les vieux breaks simca renault 12 visibles a 1km vue la couleur certaines oranges, jaunes, d’autres même en pj violette rose jaune orange etc, facile pour filer quelqu’un surtout que pratiquement toutes ces voitures qui circulaient de cette couleur étaient de la police, ils ont du acheter un lot, avant elles étaient toutes noires.
Heureusement depuis quelques années le matériel petit et lourd a bien changé, ainsi que tout l’équipement personnel, qui de mon temps n’etait pas gratuit, on recevait juste une certaine somme qui ne couvrait pas les dépenses.

La fin des cours arrivent, puis une fois encore un soir, étant seul, une voiture quasis neuve, je me baladais beaucoup, et toujours flic dans ma tête de plus je savais que j’allais réussir mon examen , puisque ce n’est plus un concours il faut une certaine moyenne et on passe.

Je circule ni vite ni doucement et manifestement j’aperçois, 3 « individus » qui tenaient à la main une mobylette je me cache un peu surveille de loin, puis réfléchis espérant voir une voiture de police , rien ne passe , je me lance bien sûr sans arme , sans carte officiel de police, j’ai senti que quelque chose dans leur attitude n’était pas net, je gare ma voiture traverse calmement la route, totalement déserte, puis me dirige vers eux ma carte de piscine à la main sur laquelle il était écrit Police avec mon nom , en criant « Police vos papiers « , je ne le ferai plus maintenant le monde a beaucoup changé , les personnes ayant vu ma voiture, mon attitude , ont obtempéré sans résister, et encore une chance pour moi je vois arriver un car police secours que je fais stopper aussitôt en signalant les faits, bingo mobylette volée, individu sous les drapeaux, tout le monde dans le cars, cette fois je me dirige comme éléve Policier à la Direction des Polices Urbaines service dont dépendait le véhicule de police et lieu de compétence de l’interpellation, je fais le rapport à mon nom en premier, assistés des autres policiers , dont copie à mon Directeur d’école.

Sur le panneau d’affichage interne , il y avait la félicitation pour mon acte , tout devenait de mieux en mieux pour moi, sauf que certains collègues rentrés dans la Police que pour manger m’ont dit moi quand je sors du boulot je suis plus flic, chose à laquelle je réponds, c’est totalement faux, de plus tout citoyen témoin de tout acte délictuel est tenu de prévenir la Police voire même appréhender l’auteur et le conduire devant l’OPJ.

Ces remarques ne me touchent pas , la majorité me félicite je les remercie.

Un des derniers examens à passer afin d’obtenir des points pour ceux qui en manquent c’est le brevet de secourisme, par chance , je l’avais totalement validé avec la mention en plus réanimateur, je l’avais obtenu aux pompiers. Mon rôle a été simple j’ai obtenu le maximum de points et je suis resté comme moniteur membre du jury.

La fin des 5 mois arrive, contrairement à maintenant, le classement n’avait aucune influence sur les choix d’affectation, tout était en fonction du domicile , c’est à dire tous les collègues de province systématiquement même ayant eu de très bons résultats sont nommés comme on dit plante verte, c’est un policier en statique devant un ministère , ou tout lieu vulnérable voire ambassade, et encore d’autres semaines de cours , que j’ai eu aussi tout en étant stagiaire.

Je suis donc nommé dans ma ville , celle où j’avais fait le rapport avec les autres collègues qui couraient après un voleur, je n’étais pas content parce que j’avais pris des informations sur ce service qui était très mal vu par la direction du fait du Patron qui n’aimait pas son personnel, une totale indifférence. Mais bon je suis trop content d’être admis , et personne ne rechigne je me tais,  ce fut ma première erreur.

Après quelques mois à l’ Ecole de Police

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Le second jour, nous rejoignons notre salle de cours après un bref passage à la cafétéria prendre un petit café. On nous conduit au secteur habillement, qui fut très sommaire, juste un calot et une tenue bleu complète comme les ouvriers en usine, heureusement que tout a changé aussi de ce côté là. Il est vrai à cette époque nous sortions peu ou alors en civil ça posait donc pas trop de probléme.
Aussitôt on nous a fait faire notre biographie, mais le but était plutôt de nous tester pour l’orthographe, mais j’ai dit la vérité, la seule bêtise que j’avais faite, c’est un gros excès de vitesse en ville avec l’ambulance , mais j’en ai jamais entendu parler , de principe et ce que je dis aussi maintenant toujours reconnaître ses torts, surtout à l’époque un pv n’était pas mis systématiquement même avec un radar.
Chaque jour nous avions des cours théoriques et souvent différents services spéciaux de Police venaient nous expliquer leur travail, sans oublier bien-sûr le syndicat chose très importante dont le représentant était le responsable du sport je reconnais , il faut choisir le bon, l’avenir le dira et j’en sais quelque chose, mais ça ne fait pas partie des cours dispensés en école.
J’aimais bien le tir aussi, mais notre relique de Pistolet modèle nommé « UNIQUE ou FN Herstal 7.65 n’était pas des mieux pour l’utilisation mais facile à monter et à démonter, heureusement cette arme a été changée par des révolvers 9mmn beaucoup plus esthétiques , d’apparence plus agressive et plus précis.

Un autre sport spécial Police la self défense , pour les néophytes un mélange de karaté et de judo, destiné à désarmer une personne car il faut le rappeler , nous pouvons faire usage de notre arme de service uniquement en cas de légitime défense de soit même ou d’autrui, ce qui veut dire face à un couteau on ne peut tirer sur la personne, puisque le révolver est supérieur à un couteau, mais chaque cas se défend, j’ai moi même était agressé par une personne avec un couteau je n’ai pas fait usage de mon arme , j’étais en civil et la personne en état d’ivresse.

Le grand jour est arrivé, l’incorporation

Rejoignant à l’heure dite, le lieu où j’avais passé mon concours, je présente ma convocation au planton, je passe et quelle surprise plus de 1000 élèves au moins grouillent dans la cour, j’ai beau chercher , je ne vois personne que j’ai déjà vu, à cette époque , de mémoire il y avait je crois 2/3 écoles pour la France entière, on nous rassemble par ordre alphabétique, plein de policiers en tenue, toute fraîche pas un pli, avec tous pratiquement un galon sur l’épaule, les classes sont formées deux brigadiers par classe, l’un dont je taierai son nom qu’il portait bien, l’autre plutôt d’attitude coluche, mais bon ça faisait la balance et tous les deux bons instructeurs.

Comme au lycée présentation de chacun, et encore une fois je suis l’un des plus jeune, à ce moment précis je me dis j’ai de la chance, je commence ma vie professionnelle, un bon travail qui me plait je connais un peu, je vais vite pouvoir créer une famille , mais on en parlera après , plus de 70% sont en reconversion professionnelle je crois la limite d’âge c’était 28ans, et tant d’années en plus en fonction des enfants ou des ex gendarmes, mais mon voisin de droite et de gauche et même les autres proches étaient tous plus âgés mais on s’entendait bien , je me souviens encore de leur nom.

Une explication des gradés pour nous apprendre un peu les lieux les emploi du temps, sachant que théorie le matin et sport l’après midi et l’autre semaine l’inverse. Quelques visites extérieures , don du sang obligatoire, puis d’autres choses rien de pénible.

Tout cela bien expliqué, la journée théorie est terminée, passons au réfectoire, rien d’extra c’etait beaucoup mieux aux pompiers mais bon pour le prix dérisoire. Les élèves de province n’ayant aucun moyen de se loger ont une chambre, je n’en sais pas plus, puisque j’habitais à 30mn maxi de là ou 15 mn si le périphérique roulait.
L’après midi que des instructeurs en civil, la partie sport, self défense , sport collectif, tir , gym etc…. puis la journée touche à sa fin, retour dans ses foyers.

Rien à voir avec le côté militaire des Pompiers , même si on marche au pas parfois pour les représentations.

Enfin , la surprise, puis l’angoisse de la lettre

Je commence à attendre le facteur tous les jours, toujours rien, j’avais appris que l’incorporation devait se faire en mars , nous avions passé Noël toujours rien, puis un jour le facteur me dit : »tiens tu as une lettre de la préfecture », je réponds , super, j’espère que c’est tout bon, je l’ouvre vite, mais elle est blanche et ‘est écrit dessus Mr le Préfet comme expéditeur, mes doigts sont mouillés la peur me gagne en quelques dixièmes de secondes tout me passe dans la tête pensant à un refus , loin de penser au contenu de cette missive émanant du préfet je lis, enfin, C’est une lettre de félicitations du Préfet pour l’aide à l’arrestation d’un voleur en prêtant main forte à des Policiers.
Quelle joie, je fonce montrer la lettre à ma mère qui elle n’en revient pas non plus, ça m’encourage, et je me dis je ne peux pas être recalé avec tout ça.
J’avais vu juste quelques temps après, une lettre de la préfecture de police service du personnel m’informait de a date et du lieu pour incorporer l’Ecole de Police comme élève. Mon plus beau jour de ma vie, j’ai enfin réussi il me reste plus que quelques mois pour être un vrai Policier, comme souvent un malheur n’arrive jamais seul, cette fois c’était encore du bonheur mon garagiste m’informe que ma voiture est prête. Je suis donc jeune, je vais toucher un bon salaire et de plus faire un travail dont je rêve depuis très jeune, et faire un pied de nez à l’ami de ma mère , qui me voyait finir mal, car je n’acceptais pas les écoles où on voulait me mettre pour se débarrasser de moi depuis mes 5ans soit environ 15ans, que ma mère a du subir aussi parce qu’elle était trop bonne de plus elle lui donnait la totalité de son salaire, elle était quand même aide chimiste à cette époque.
Cette fois sachant que tout allait changer, je dis à ma mère , on part tous les deux d’ici, tu as un bon salaire, moi sous peu je pense même pas deux mois, j’aurai aussi un salaire honorable bien plus que le smic et beaucoup plus après l’école.
Je vais voir un patron d’une agence immobilière que je connais par la croix rouge, lui explique tout et il nous trouve sans problème un petit appartement moderne mais à nous les 20années sans être en présence de ma mère débutaient enfin encore un autre bonheur, Je loue très vite une camionnette un copain et voilà en une matinée le principal est déménagé.
Nous étions heureux enfin ensemble, elle proche de son travail en plus n’ayant pas le permis et moi bientôt Elève Policier.

Quelques temps après mon concours à l’ Ecole de Police

Continuant mes petits boulots, toujours sans voiture , c’est vraiment très dur surtout quand on a eu la chance d’avoir sa 1ère voiture neuve, mais je me console en disant elle a servi de bouclier, j’ai au moins sauvé une vie et une famille et puis j’en ai vraiment souffert quelques mois car en hiver attendre le bus sous le froid, la seule personne à qui j’en ai voulu c’est l’auteur de l’accident, qui lui aurait du voir ma voiture très éclairée, je me souviens même être allé à la compagnie autoroutière des crs qui s’est occupée de l’accident, j’ai voulu pendre des nouvelles du blessé auteur de l’accident , mais en final il n’avait pratiquement rien eu.
J’étais content de dire à mes futurs collègues que ce jour là j’avais passé mon concours , on en a ri ça changeait de la convocation avec le flic de l IGS, je leur en ai même fait la remarque, je me souviens de la réponses du gradé, mais que je ne vais pas l’écrire ici, on peut dire en gros ça les rendrai encore trop intelligent selon la formule consacrée.
Un dimanche après midi, une preuve que c’était vraiment ma vocation la Police, je me rends à 5mn de chez moi dans un café billard , et je me dis tiens, je vais faire un flip, seul pour me détendre, j’étais seul avec le patron du bar un bon gros ex légionnaire que je connais depuis très longtemps et je devais boire une boisson non alcoolisée quand tout a coup les parties gratuites s’enchainent , quelle chance clac…clac..clac…et soudain un autre son que je connaissais très bien aussi qui venait de l’extérieur, un 2 tons Police, puis plus un son , je fonce à l’extérieur et je vois des gardiens de la paix courir , je me précipite avec eux, derrière biensûr et je réussis à rattraper la personne poursuivie, mon coeur battait fort je croyais rêvé, ma presque opération de Police en vrai, j’ai le temps de dire j’ai passé le concours de policier , j’attends la réponse,le chef de car me propose de venir avec eux dans un car de Police comme témoin et pour participer au rapport d’intervention, je me sens déjà bien avec les policiers et ils m’apprécient,on arrive avec le car de Police dans le commissariat de ma ville, puis je reste figé au milieu pendant que le chef explique au brigadier chef de poste qui j’étais, lui aussi m’encourage. Je rejoins l’équipe que j’avais aidé et on sort les feuilles de carbone, et on commence à écrire, même certains de mes avis sont pris en compte, je n’ose pas y croire, j’ai juste fait ce que mon instinct m’avait dit de faire, « le client » est mis en dans la cage, puis est pris en main par l’OPJ de permanence qui a été appelé par radio, puisque c’est un dimanche, et il y avait pas d’OPJ en place [petit commissariat, juste le service d’urgence et certaines plaintes étaient assurées] me voila présenté à l’OPJ qui lui m’a pris pour le 2ème délinquant puisque j’étais en civil et jeune, mais très vite , l’OPJ change d’attitude et me félicite, j’en profite pour faire un tour dans le commissariat et on m’explique différentes choses dont la radio, ma passion depuis mes 14ans quand j’ai débuté à la croix rouge, je ne participe pas à l’audition du »client » mais je me souviens que les paroles n’étaient pas murmurées du côté du Policier.

La radio, je ne me lasse pas d’écouter le traffic, tout ce que j’aime, en gros pour expliquer un peu le fonctionnement radio, chaque personne qui appelle le 17 est dirigé vers la SIC {salle information et de commandement] sauf en cas d’affaires graves il y a des gardiens de la paix qui répondent au téléphone, et selon dirige par radio, sur le district concerné, qui lui regroupe plusieurs communes, et qui renvoie selon ses véhicules disponibles, très peu à cet époque, voila pourquoi les gens ne comprennent pas que parfois certains délais d’intervention sont assez long, la raison est simple parfois c’est un véhicule d’une autre commune éloignée disponible qui intervient , de plus il ne connaît pas toujours bien le secteur, une petite info que je venais de comprendre aussi.

Je lis le rapport je vois mon nom apparaître dans le contenu, tels que les fais se sont passés, on me raccompagne à la maison, ma mère me voyant descendre du car de Police en riant et en saluant tous les policiers se demande bien ce qu’il c’est passé elle de suite rassurée surtout quand un policier lui crie : » C’est votre fils Madame, eh bien bravo il nous a aidé à courser un voleur » j’étais tout rouge, mais comme je ne mentais jamais, elle m’aurai crû mais dit de cette façon c’est mieux quand même et pour moi l’affaire était classée de plus ça n’aurait pu rien influencer pour mon concours puisque de nombreux mois s’étaient écoulés, il me restait je pense sauf avis contraire la convocation officielle pour intégrer l’école.

Le jour du concours, le soir un sauvetage réel

 

 Un jour je vois une enveloppe couleur bulle avec mention PREFECTURE DE POLICE à mon nom, je m’empresse de l’ouvrir et ce que j’attendais arriva , on me donnait le lieu , l’heure pour me présenter au concours. Je pense les étapes avancent positivement, cette fois je dois gagner, nous sommes en septembre 75, je me retrouve dans un genre de casernement mais moins froid, on nous conduit dans une salle qui ressemblait vraiment au lycée et on nous donne les sujets et un temps pour résoudre tout ça, d’apparence je ne trouve pas ça compliqué, mais suis méfiant j’ai peur du piège, mais j’y vais comme je le sens, je me remémore tous les copains policiers que je connaissais leurs paroles qui me disaient de ne pas m’inquiéter, de plus ils ont besoin de beaucoup de monde, alors je fais ce que je crois qui est bon, sans penser au piège.
Pour la partie sport n’étant pas un grand sportif ni un gros lourd, je réussis tout ce que l’on me demande, c’était beaucoup plus facile que le concours sport des pompiers, alors je suis tranquille.
Les épreuves du concours sont terminées et je m’étais renseigné, seuls les recalés sont prévenus, les autres recevront une convocation pour se présenter à l2cole de Police pour démarrer les cours, donc moralité plus long sera la réponse ça voudra dire que le concours est réussi. Alors cette fois à l’inverse de la 1ère fois je n’espérai pas voir cette fameuse lettre bulle.
Ce même soir je rentrais à mon domicile après avoir fait un tour dans ma voiture neuve que maman venait de m’acheter, je roule sur l’autoroute quand tout à coup sur la voie la plus à droite , il n’ y avait même pas de bande d’arrêt d’urgence, je remarque une voiture et du monde autour dont un enfant à l’arrière, je m’arrête pour voir et porter secours si nécessaire, rien de grave juste une panne mais la voiture invisible et ne possède pas de feux de détresse. Ma voiture à contrario avait d’énormes feux de détresse, il faut absolument signaliser cette voiture, je me place donc derrière afin que l’enfant soit protégé car impossible de faire autrement , la chance je vois une voiture CRS sur l’autre voie de l’autoroute je leur fait signe, ils me hurlent :  » Attention à toi c’est dangereux on arrive au plus vite » je me sens pas inquiet, mais quelle erreur une voiture n’a pas vu la mienne et le choc fut violent, mais je repense à chaque fois à cette histoire pourtant j’ai énormément perdu, suis resté des mois sans voiture, de plus elle était neuve ils on tenté de la refaire mais mal, mais ce que je suis fière en toute modestie, j’ai sauvé la vie de plusieurs personnes car c’est ma voiture qui est devenue une épave, mais qui a bien protégé l’enfant dans la voiture en panne, nous de notre côté en voyant le choc arrivé on n’a pu que se cacher sinon tout le monde y passait, et coincidence c’était le jour même où je passais mon concours de policier

Apte aux Pompiers de Paris

 

Me voila apte pour la Brigade des Pompiers de Paris l’élite, mais je ne suis rien, disons je suis libre, j’ai un logement, un métier et une belle perspective d’avenir professionnelle. Il me reste quelques mois avant d’incorporer la Brigade, entre temps je me consacre à faire quelques petits boulots, je débute mes cours d’auto école et le reste du temps je le passe à la croix rouge à effectuer différentes missions. Ma dernière mission mémorable avant d’incorporer les pompiers, ce fut le crash d’un avion , où j’ai participé, c’était le premier d’autres vont suivre malheureusement.
Le grand jour arrive, tous réunis dans la cour d’honneur à Champerret, l’Etat major, plusieurs autocars biens rangés attendent les nouvelles recrues, tout le monde monte dedans avec son baguage, direction le Fort de Villeneuve St Gorges , cette fois c’est bien l’armée, les grandes chambrées de 40 personnes avec lits superposées, et c’est parti pour 3 mois d’instruction dont 1 mois militaire avec tir etc….Comme toujours je suis un des plus jeunes, je suis entouré de collègues sursitaires qui certains ont plus de 25ans. La première semaine , je ne sais si c’est pareil dans tous les corps d’armée, mais c’est la piqûre qui parfois peut provoquer de la fièvre , donc consigné en caserne, puis les choses sérieuses commencent, la partie militaire, le paquetage, et puis l’enseignement militaire, le tir , théorie, le sport.
Le deuxième mois la partie pompier à fond mais toujours sous forme militaire, je savais à quoi m’y attendre, mais je reconnais pour un mauvais sportif c’est pas évident, la chose sportive la plus importante chez les pompiers militaires volontaires et professionnelles c’est la fameuse planche, pour résumer mais je pense que tout le monde a vu cela à la télévision.
Catastrophe encore pour moi, je chute , je passe sur la douleur mais au fil des jours ça empire obligé d’en faire part à l’infirmerie qui me fait conduire à l’hôpital militaire, où je n’en reviendrai pas le jour même, tout simplement ce qui c’est passé en tombant et à la radio on a décelé un morceau d’os cassé, re direction le billard l’opération se passe très bien mais la plaie provoque un oedème et ne veut pas se refermer, selon les dires du Médecin, : » j(ai un nouveau médicament on va le tester , sinon on va devoir réouvrir « , n’oublions pas, nous sommes chez les militaires, compétents mais pas toujours diplomates, heureusement, le produit fonctionne la plaie se referme mais je ne suis plus en mesure de continuer mon engagement au sein de la brigade, voilà encore une fois ma route qui dévie mais rien de catastrophique de plus j’ai obtenu mon brevet secouriste réanimateur de la Protection Civile, pour avoir quand même accompli mon service national je termine dans les bureaux aux services techniques c’est très agréable, je vois arriver tous les nouveaux véhicules avant la mise en service dans les casernes respectives, je suis dans une chambre , nous sommes quatre dont le cuisinier, je n’avais vraiment jamais faim, la seule contrainte1 fois par mois une nuit au poste de garde, mais y avait jamais personne. Je ne regrette vraiment pas cette période.
Puisque en vérité j’étais trop jeune pour rentrer dans la police puisque il fallait avoir 19ans, et je voulais avoir fait mon service national, donc tout allait bien.
J’ai aussi la chance pendant que je suis Pompier de passer mon permis de conduire et j(ai eu la conduite du premier coup, l’inspecteur était un ancien Policier, moi Pompier rentrant dans la Police, je reconnais avoir conduit correctement, mais j’ai eu la chance d’avoir, le meilleur inspecteur pour moi. L’année aux Pompiers se termine, je suis donc libre et prêt à faire ma demande pour la Police. Connaissant beaucoup de Policiers depuis des années autour de moi, je n’ai pas eu de difficultés à connaître les démarches pour m’inscrire, ce que je fais au plus vite.
N’aimant jamais resté sans rien faire, de ma vie je n’ai jamais touché ni les assedics ni le rmi à ce jour. Je découvre en me promenant et cherchant une place d’ambulancier, un service samu, je my interesse de plus près et me fais embaucher comme accompagnateur.

Dernier retour pour Paris avec un objectif

 Me voilà à Paris et cette fois je propose à l’ami de ma mère mon idée, au lieu de poursuivre mes études et de le déranger, qu’il me donne juste quelques temps afin que je puisse m’organiser et partir vite de la maison. Il accepte j’en suis ravi je suis encore un peu jeune pour passer le permis, une idée me vient distribuer des télégrammes pour la poste comme auxiliaire, dès le lendemain je frappe à la porte du receveur de la poste et lui propose mes services, quelle chance, il accepte, seulement qu’au début je fais ça en vélo, le temps de passer le permis administratif pour conduire un cyclomoteur. Le permis en poche je commence mes tournées en roulement , tout allait bien et comme toujours, quand je peux rendre service je le fais, un collègue qui habite la province me demande de le remplacer et ce jour là, un coup de malchance, je porte un pli quand subitement déboule à ma gauche une voiture, je suis projeté, à quelques dizaines de mètres en passant par dessus la voiture, j’avais un casque heureusement ou malheureusement , vue ce que le récit va contenir après. Je tente de me lever impossible aussitôt plein de monde autour de moi puis j’entends au loin une musique que j’aimais déjà beaucoup, le 2 tons Police, mais cette fois ils venaient pour moi, très gentils comme toujours dans leur mission de secours, le samu n’existait pas encore, je peux vous dire comment on n’a osé transporter des blessés dans de telles conditions, je faisais aussi partie de la croix rouge notre matériel était largement supérieur. Me voila au bloc , je me réveille quelques temps après dans un lit avec ma mère à mes côtés ainsi qu’un responsable de la poste venu m’encourager n’étais en rien fautif de cet accident. J’ai gardé ce plâtre plusieurs mois et en rééducation à l’hôpital donc je gênais pas l’ami de ma mère chez lui. A ma sortie de l’hôpital, je vais beaucoup, mieux et je demande à un copain de la poste qui a une voiture de m’accompagner à l’Etat Major des Pompiers de Paris, je me dirige au bureau du recrutement et commence un dossier, de plus en discutant avec l’officier recruteur, je lui explique mon projet et mon plaisir d’avoir été à la croix rouge, de pouvoir sauver les gens, mais ce qui m’embêtait je voulais passer une licence de droit. Son conseil fut très positif, il me propose un engagement de 5ans à la brigade, et de poursuivre en même temps mes cours de droit, je suis encore mineur puisaue la majorité est passée à 18ans en 1974 sous la Présidence de Valérie giscard d’estaing, mais comme les pompiers dépendent du ministère des armées « génie » je faisais un devancement d’appel, puis voilà la demande de service national est faite, transmission le service de sélection de Vincennes et les 3 jours, je passe favorablement toutes les épreuves militaires, apte à la candidature de Pompier. J’angoisse un peu pour la visite médicale et la partie sport aux pompiers qui de déroule en deux deux fois.
Côté médical, le travail sur ma jambe a bien était fait, tout se passe bien,me voila apte médicalement, reste l’épreuve sportive, pas trop mon fort ça, mais on verra.

L’idée de l’ami de maman

 

  Ils se retrouvent et abordent mon sujet, qui comme toujours est la cause de tout, juste le malheur d’exister. Ils prennent la décision et m’en informe après avoir tout fait de me mettre en pension dans une école catholique, prétextant que j’étais bon élève et que je serai bien, c’est une école de bonne réputation avec de bons résultats aux examens.

M’apportant le sujet sous cette forme et pour que ma mère se retrouve bien, j’accepte, pour ceux qui ont vu à la télévision le « pensionnat Dechavanne » voilà à quoi ressemblait cette institution, de plus uniquement des garçons, et le surveillant général un Curé, les pions sûrement des futurs Policiers de l’igs [je ris…jaune] Nous avions des classements tous les mois et comme jamais cela m’était arrivé, comme je ne supportais pas, et de plus j’étais très mal dans cet atmosphère, j’étais le plus mauvais de la classe sans aucune prétention, j’étais avant un élève moyen y a que les maths qui n’ont jamais été mon fort, enfin tout ce qui était technique, j’aimais que les langues.
Il y avait chaque samedi matin un autocar du lycée qui nous accompagnait à une Porte de Paris, tous les internes nous avions un uniforme avec béret pantalon blazer marine, ce jour là je ne savais plus, ni envie de chercher comment rentrer chez moi, parce que l’on n’est pas venu me chercher, j’étais jeune pour vous donner une idée déjà la Police était dans ma tête, je vois une 4cv pie, gyrophare orange pour ceux qui ont connu cette époque, je m’approche du policier qui est dans la voiture,et lui dit suis perdu, je dois aller chez moi, je me souviens , ils demande à leur état major puis acceptent de me raccompagner à mon domicile, quand j’ai expliqué tout ça à maman elle a souri en me disant que je me débrouillais bien.

Devant mon attitude, ma mère a fait appel de nouveau à son frère où je ne lui avais pas laissé de mauvais souvenirs . Dans les mêmes conditions, il accepta mais en cours d’année pas facile de reprendre un programme, de plus j’avais rien appris, mais pas de problème sauf un important le seul lycée disponible encore très loin du nouveau domicile de mon oncle , une belle maison , mais ils m’accompagnaient en voiture dans la mesure du possible, puisque j’étais interdit de mobylette, un peu vieux jeu le tonton, mais faut lui rendre cette justice ils voyaient tellement de grands blessés voire plus pendant sont travail en service de radiologie de l’hôpital.

j’ai terminé mes études secondaires, mais j’ai passé aucune adolescence, puisque tout m’était interdit, ne jamais recevoir de copain, interdit de tomber amoureux, voire flirter, je me souviens j’étais tombé amoureux de la voisine d’en face, j’en ai entendu de toutes les sortes, pas de télévision le soir , dans ma chambre à 21h pour étudier et 22h00 au lit, comme on dirait maintenant ils n’avaient pas évolués voyaient que les études, j’ai voulu faire médecine , je me doute cela leur aurait plu surtout qu’en face il y avait un étudiant en médecine, toutes les conversations tournaient toujours autour de l’hôpital, mais j’étais nul en matières scientifiques, mais pas trop mauvais en langue, alors cette fois l’idée prof d’Anglais, l’allemand me plaisait moins sauf la prof très sympa et jeune et comme j’étais dans la moyenne jamais trop de problème au lycée. De toute manière j’avais intérêt à bien travailler et une vérité que tous les parents disent : « Tu travailles pour toi » ce qui n’est pas faux, alors j’ai donc terminé mes études dans ce lycée de province, puis sans rien dire à personne, j’avais ma petite idée derrière la tête, pour mon avenir , mais retourner à Paris.

Je ne pourrais pas terminer ce chapitre sans reparler d’un de mes meilleurs copains, qui travaillait très bien, et comme cadeau ses parents lui ont offert un cyclomoteur, de marque Honda avec vitesses au guidon, si je précise celà, c’est qu’un certain matin mon ami alain dont j’ai toujours sa photo dans mon portefeuille a glissé sur une plaque de verglas en venant comme tous les jours au lycée, n’ayant le temps de se relever, la route était en pente et descendait à vive allure un autocar qui a heurté mon ami violemment, je vous passe les détails. pour des raisons évidentes, mon oncle a été informé de l’accident et m’a vu dans un état horrible, désolé d’avoir indiqué tout cela mais c’est pour sa mémoire.

Mon retour à Paris près de Maman

 L’année scolaire est terminée, comme prévu ma marraine doit être hospitalisée en sanatorium en montagne, ce qui implique mon retour à Paris, pourtant j’avais bien travaillé, mais la vie est ainsi.
Pour les raisons invoquées lors d’un précédent chapitre, ma mère heureuse avec l’homme qui ne veut pas d’enfant, ma mère apprend qu’un couple proche de la maison sans enfant et qui en désirait un serait susceptible de me garder en permanence.
Je suis donc présenté, et je pense leur avoir fait bon effet puisque j’y suis resté environ une dizaine d’années 365/365j , j’y étais pas malheureux,  on surveillait mes cours scolaires, je pouvais recevoir des copains, il y avait un beau berger Allemand : Diane et un jour le tonton tels les noms que je les nommais , et Tata , trouva une boule de poil toute noir: Chiffon les deux animaux domestiques de ma vie et je les aime toujours depuis .
C’est aussi grâce au tonton que je passais toutes les grandes vacances sur la côte d’azur oùu son père avait acheté une maison avec des vignes, et des visites en hollande où la soeur de ma tante y avait deux soeurs.

Je n’ai pas été du tout malheureux même heureux, juste éloignée physiquement de ma maman, qui venait me voir toutes les semaines.
Parlons un peu école, formidable, située à pieds à 5mn de la maison, je me souviens c’était une école primaire publique, plus rien à voir côté architecture avec le lycée privé que je venais de quitter mais c’était très bien, moins strict, je termina ma scolarité primaire, et de là il a fallut changer pour aller dans un collège , loin de la maison, quelle galère, je devais avoir 11ans, 30mn de marche 4 fois par jours, mais bon je ne sais plus combien de temps, je demande de m’acheter un vélo avec mon argent de poche que me donnait déjà ma mère ou lorsque je faisais une bricole .

Il y va de soit, que jamais je n’ai pu payer ce vélo, mais quand on est gamin on ne se rend pas compte du prix des choses.Un dimanche matin jour de repos de mon tonton on va pour acheter un vélo, mais manque de chance, et ça m’apprendra, il n’y avait pas le modèle un demi course ou un routier, j’ai oublié pardonnez moi , puis je ne veux pas attendre, je repars avec un simple vélo bleu sans dérailleur rien , mais content de ne plus aller à l’école à pieds, je suis heureux, mais quand j’y ai réfléchi après ne pas pouvoir attendre quelques jours, peut être que mon inconscient me disait prends le t’es pas certain qu’on va revenir. comme on dit, il vaux mieux tenir que courir.

Le lundi, fière de monter sur mon vélo, je savais en faire mais si peu, me voilà parti au collège , heureux , suivi par mon oncle en mobylette, je n’étais pas à l’aise de plus le sentant derrière moi à épier mes moindres gestes , je suis arrivé sans problème à l’école, mais là les détails me manquent , en tout cas , je fus interdit de vélo, prétextant que je ne savais pas en faire, je ne l’ai jamais demandé à ma mère mais je me doute que c’est elle qui a du le payer .

Je n’étais pas content du tout, mais que faire, bouder, pleurer ce qui n’aurait rien changé, comme toujours bon petit garçon qui ne se rebiffait jamais, tout comme à l’école je continuais à aller à pieds, puis un jour, j’eus l’autorisation de prendre mon vélo, enfin .

Les années passants, ma mère a voulu me reprendre avec elle, donc sur un coup de tête est partie de chez l’homme avec qui elle était depuis des années et pris un petit appartement, pour m’avoir avec elle sans donner son lieu de destination à l’homme en question mais travaillant dans le même service il l’a vite retrouvée.

Du bébé, je deviens un petit enfant

 

La santé de mes grands parents ne s’arrangeait pas, mon oncle l’aîné de la famille lui aussi parti aujourd’hui, proposa de vendre la maison, et de prendre ses parents avec lui, il possède un restaurant et sera présent 24h/24, mais que faire encore de moi, ma mère a connu un homme avec qui elle vit mais cette personne a déjà une fille plus âgée que moi et n’accepte aucun enfant avec et chez lui, sa fille est chez soeurs , nous sommes dans les annés 55/60.
Je suis toujours là au milieu de tout ça pourtant je n’avais pas demandé à venir à créer des problèmes, puis une idée vient à ma mère , car la pauvre elle n’est pas fautive non plus , je l’adore.
Un autre oncle travaillant dans le milieu médical dans une belle ville de Province a toujours voulu un enfant, il est même mon Parrain {perdu de vue à ce jour} et sa femme ma marraine, très spéciale, elle pourtant responsable dans un service hospitalier mais avait des crises de folie parfois.
Biensûr mon oncle accepte de me prendre , pas gratuitement, mais bon je ne saurai jamais qui a demandé à être payé sûrement pas lui .
Je me retrouve avec eux dans un bel appartement en pleine ville proche de l’hôpital et d’un lycée privé où sans problème, je suis aussitôt inscrit en cp, je savais lire et à la maison ça ne plaisantait pas avec les études, mais j’en suis ravie, peut être que la pension versée par ma mère servait à payer cette école où j’étais externe, de plus un petit parisien en province à l’époque, c’était un extra terrestre, mais j’étais très gentil avec tout le monde , puis personne ne m’embêtait, j’étais comme tous les autres élèves plaisantins rieurs mais toujours sérieux sinon panpan culcul , le déshonneur de la famille, 1968 était bien loin, mais là non plus je n’ai pas à me plaindre.
Un jour ma marraine tombe malade, mais elle continue quand même de me garder et je peux finir mon année scolaire , eux aussi ils étaient un peu dur , mais m’aimais bien.
Je recevais parfois des lettres de ma maman, j’en étais toujours très heureux et ne me plaignait pas de mon sort au contraire , j’étais même encouragé à bien travailler. Puis les mois avançaient, et la fin de la période scolaire allait se terminer.

Ma naissance dans les années 1950 par hasard

 

Dans les années 1950, je naquis, un peu par accident, mes grands parents hébergeaient de temps en temps mon géniteur, ma mère dernière fille de la famille n’avait qu’une vingtaine d’années , travaillait, et était seule restée dans la maison familiale, puis un jour mon géniteur tournant un peu trop autour de ma mère , qui elle très jeune, travaillant très loin de son domicile sortait peu, puis un jour l’accident arriva.
Que faire à cette époque, pas grand chose, alors mes grands parents acceptaient la situation, ils étaient merveilleux, le géniteur lui assistée par des propos incohérents de sa mère refusa de dire qu’il en était l’auteur, il aura été vraiment un lâche, mon grand père n’acceptant pas cette attitude se fâcha fortement contre lui et jamais je ne l’ai vu de ma vie, mon géniteur est à ce jour décédé mais j’en reparlerai dans un prochain chapitre.