Fillette martyre de l’A10 : un espoir d’éclaircir le mystère ?

 

Mis en ligne le 25 septembre 2012 à 07h00, mis à jour le 25 septembre 2012 à 07h57

TF1/LCI : Poids lourds sur une autoroute

 
Poids lourds sur une autoroute / Crédits : TF1/LCI

 Plus de 25 ans après la découverte du corps d’une fillette non identifiée au bord de l’autoroute près de Blois, la justice et la gendarmerie ont lancé lundi un nouvel appel à témoin.

Depuis 1987, nul n’a pu donner une identité à la fillette retrouvée morte en bordure de l’autoroute A10. Cette année-là, le 11 août, des employés de Cofiroute avaient découvert près de Suèvres, à 15 km au nord-est de Blois, le petit cadavre enveloppé dans une couverture. L’autopsie devait révéler que la fillette était morte de maltraitances : son corps présentait des traces de coups, fractures anciennes, brûlures et même morsures. Sa disparition n’a jamais été signalée, personne ne l’a réclamée. Tout ce que l’on sait d’elle se résume à peu de choses : on évalue son âge entre 3 à 5 ans ; elle était de type méditerranéen.

Pour tenter de découvrir le nom et l’histoire de la fillette martyre de l’A10, la justice et la gendarmerie ont lancé lundi un nouvel appel à témoin. « Vingt-cinq ans après, on compte toujours sur un remords d’un membre de la famille, mais aussi sur un témoin qui à l’époque des faits n’aurait pas fait le lien avec la disparition », a déclaré lundi lors d’une conférence de presse le procureur de la République de Blois, Dominique Puechmaille. « Un dossier n’est jamais clos. Nous aimerions connaître la satisfaction d’identifier cette enfant et de trouver ses meurtriers », a ajouté la magistrate, entourée des officiers de la section de recherche d’Orléans, responsable de l’enquête. Toutes les personnes susceptibles d’apporter une information ou un témoignage sur cette affaire peuvent appeler gratuitement le 06.46.17.05.59 ou envoyer un message à enfant-adn-tgi-blois@justice.fr.

La fillette a bien vécu dans la région

Depuis des années, diverses tentatives ont déjà été faites pour relancer le dossier. Après la découverte du corps, faute de pouvoir l’identifier, l’instruction s’était conclue par un non-lieu ; mais en 1993 le corps de la fillette avait été exhumé afin d’effectuer des prélèvements. Ceux-ci avaient permis d’isoler un ADN partiel. La même année, le cas avai été évoqué dans la célèbre émission de Jacques Pradel « Témoin numéro 1 », mais la médiatisation n’avait pas permis de faire avancer l’enquête de façon cruciale.

En janvier 2007, le parquet de Blois a ouvert une nouvelle information judiciaire afin de repousser la limite de la prescription. De nouvelles analyses scientifiques des scellés conservés depuis 1987 ont permis d’isoler deux empreintes ADN, celles du père et de la mère de l’enfant. Une découverte qui a aussi confirmer l’origine maghrébine de la petite victime. Ces empreintes ont été transmises au fichier national des empreintes génétiques mais n’ont pas permis de retrouver les parents.

En revisitant tous les témoignages de l’époque, les enquêteurs ont pu écarter des fausses pistes. Notamment celle de meurtriers de passage sur l’A10 qui auraient abandonné le corps en bordure de l’autoroute. Selon le procureur, « la fillette résidait dans la région, dans un secteur compris entre Oucques, Marchenoir, Ouzouer-le-Marché, Meung-sur-Loire et Blois ». Pour Dominique Puechmaille, « une chose est sûre, l’enfant vivait dans des conditions précaires. Elle et sa famille sont restées inconnues des services éducatifs, médicaux, sociaux. L’enquête doit continuer, le moindre détail peut avoir une vraie importance ».

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